Arquus a présenté à l’armée de Terre un robot terrestre doté de huit missiles Akeron LP

Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, cette semaine, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, a estimé que les drones aériens incarnaient une « évolution absolument fondamentale du combat tel que nous l’observons sur tous les champs de bataille aujourd’hui », au point de parler d’une « révolution militaire autour de l’emploi » de ces engins.

« Le drone aérien sera l’un des marqueurs des combats qui viennent et je suis persuadé que les robots terrestres le seront aussi », a insisté le CEMAT.

Seulement, compte tenu de la « rugosité du sol », ces robots terrestres [UGV] ne sont pas encore prêts à être engagés dans des combats comme le sont actuellement les drones aériens, ces derniers ayant « cinq ou dix ans » d’avance technologique, a expliqué le général Schill. Ce qui rejoint, d’ailleurs, l’évaluation récemment faite par Centre interarmées de concepts, de doctrines et d’expérimentations [CICDE], sur la base des retours d’expérience [RETEX] de la guerre en Ukraine.

Outre leur vulnérabilité face aux drones aériens, les UGV ont des « difficultés à se déplacer sur un champ de bataille qui a été largement ‘travaillé’ par des tirs d’artillerie et qui est donc très accidenté » et il n’est pas non plus « facile de les téléopérer parce qu’il y a souvent des masques sur le terrain, à cause du relief et des arbres », explique-t-il.

Pour autant, considérant que la robotisation est un « impératif », l’armée de Terre encourage les initiatives visant à développer des UGV censés lui apporter une plus-value opérationnelle. C’est ainsi la raison d’être du défi « CoHoMa » [Collaboration Homme-Machine], dont la dernière édition a permis de noter de nets progrès dans ce domaine. Et c’est aussi celle de l’événement TechTerre, organisé pour la première fois par le Commandement du Combat Futur [CCF] au Centre d’Entraînement aux Actions en Zone Urbaine [CENZUB] de Sissonne, les 9 et 10 juillet.

Selon le CCF, Techterre marque le « point de départ d’une dynamique d’innovation et d’adaptation capacitaire », l’enjeu de développer des solutions répondant le mieux possible aux besoins opérationnels de l’armée de Terre.

À cette occasion, Arquus a dévoilé quelques innovations, dont une évolution de son robot terrestre DRAILER, lequel avait été présenté lors d’EuroSatory 24, le salon de l’armement aéroterrestre.

Doté de quatre roues motrices et directrices, le DRAILER peut parcourir 100 km en roulant à 20 km/h grâce à une motorisation hybride électrique. L’an passé, Arquus avait indiqué que, avec sa capacité à transporter jusqu’à 700 kg de charge utile, il pourrait être utilisé pour des missions d’appui feu direct ou indirect, de guerre électronique, de lutte antidrone et d’ouverture d’itinéraire.

Le modèle présenté à TechTerre, appelé « DRAILER MARSEUS », a été développé pour effectuer des frappes au-delà de la vue directe grâce au missile AKERON LP [ex-MHT, pour « missile haut de trame »] de MBDA. D’où d’ailleurs son nom, qui fait référence au projet « Modular Architecture Solutions for EU States », financé par le Fonds européen de défense.

Selon les explications fournies par Arquus, le DRAILER MARSEUS « permet de neutraliser une menace sans exposer les fantassins aux tirs de représailles ». Et d’ajouter : « Véritable démultiplicateur de puissance pour les unités débarquées, il embarque huit missiles et offre ainsi une capacité de feu mobile et significative, tout en conservant sa compacité, sa modularité et sa robustesse ».

Dévoiler un nouveau système est une chose… S’assurer qu’il répond aux attentes ayant motivé son développement en est une autre. Sur ce point, Arquus devrait être rapidement fixé puisque son robot terrestre fera l’objet d’une « démonstration dynamique lors de la séquence finale du projet européen MARSEUS, prévue le 24 septembre 2025 ».

Pour rappel, le premier tir d’essai de l’Akeron LP a été effectué par la Direction générale de l’armement [DGA] en février dernier. Affichant une masse inférieure à 100 kg, ce missile multirôle peut atteindre une cible située à 8 km de distance. Pour cela, il est équipé d’un autodirecteur tri-mode et d’une liaison de données sécurisée lui permettant d’agir en mode « tire et oublie », tout en conservant un homme « dans la boucle ». Il est doté d’une charge militaire à effets multiples lui donnant la capacité de de traiter, de jour comme de nuit, une « grande diversité de cibles allant du char de combat moderne aux infrastructures renforcées ».

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51 contributions

  1. Green dit :

    Est ce qu’il ne serait pas plus utile, et bien moins cher, d’embarquer plutôt les roquettes guidées de thales?

    Quand est ce qu’on a 8 cibles de valeur qui justifient l’emploi d’un Akeron? ca doit pas arriver souvent sur le front ukrainien.

    • dolgan dit :

      C est aussi ce que je pense. 8 missiles pourrait se justifier si le drone était suffisament autonome pour agir plusieurs jours sans intervention humaine. Mais ce n est pas le cas.

      Et c est tres peu discret comparé a un poste de tir type mmp ou mistral.

      Tout cela est tres prometeur, mais il faudra attendre encore quelques années pour que ce soit mature.

    • Grosminet dit :

      Si,effectivement,un Akeron semble être un peu « gros » pour taper une P4,il est parfaitement indiqué contre les VTT,VCI et chars….Soit,sur un VRAI champ de bataille,bien assez de cibles « de valeur » justifiant son utilisation

      • dolgan dit :

        Si tu as 8 cibles de haute valeur hors de portée des mmp mais a portée des MLP, tu as une colonne en approche qui justifie pleinement la mobilisation de moyens d un niveau supérieur. Aviation, hélicos, artillerie.

        Et tu vas laisser la colonne s approcher pour qu elle vienne a portée de tous tes éléments.

        Pour tirer 8 MLP d un coup, faut vraiment avoir un ennemi en face qui n a pas compris ou est le front et des moyens de soutien qui sont tous partis au barbeuk du général.

        • Alain d dit :

          @dolgan
          Je suis de votre avis, 8 MMP c’est bien trop. Un système à 4 MMP serait déjà généreux et sa perte moins importante. Les roquettes (éventuellement à induction) de 68-70 mm en panier de 4 ou 6 sur un robot, ou de 10 à 12 sur un petit 4×4, ou en tracté.
          2 ou 3 MMP semblent suffisants sur un robot, pour faire des coups . Furtivité, logistique légère embarquée, par exemple sur un break bricolé ou dans un petit hélico, voir par un drone qui pourrait rapidement déposer ce robot sur une position de tir surélevée. Déchargement, mouvement vers la cible, tir rapide puis récupération rapide du robot et sauve qui peut le matériel et les hommes. Soit l’acceptation du sacrifice du robot pour qui pourrait tuer 2 ou 3 chars ou blindés avant de s’autodétruire.
          Avec la multitudes de drones qui scrutent et chassent, voire de robots terrestres, mieux vaut être discret léger et rapide.
          Mais le robot à 8 MMP peut s’exposer dans les salons et dans un catalogue, et pourrait convenir à des armées. Qui peut le plus peut le moins.

          • Avekoucenzeh dit :

            Puisque vous avez écrit « la multitudes de drones qui scrutent et chassent, voire de robots terrestres », vous savez visiblement que pour dire « et même » c’est l’adverbe « voire » qu’il faut employer et non le verbe « voir ».
            Aussi est-ce pour la forme et pour le bénéfice des lecteurs que nous corrigeons « sur un break bricolé ou dans un petit hélico, voire par un drone ».

      • Green dit :

        D’accord, mais ou est il ce vrai champ de bataille? (les autres sont ils faux?).

        La ce que je remarque c’est que le véhicule plus ses munitions doit couter presque 3 millions (si l’Akeron a 300 000 euros), pour un véhicule sans protection qui peut se faire détruire par un fantassin ou un drone volant.

        Il y a peut etre un meilleur emploi possible de ces moyens la.

      • Green dit :

        Voyez sur le « vrai » champ de bataille ukrainien. Depuis quelques mois, les russes n’emploient plus de VCI ou de chars lors des assauts. Les hommes avancent désormais sur des motos et de moins en moins des voiturettes électriques.

        Les cibles sont de plus en plus petites (un seul homme) et de plus en plus rapides et dispersées pour moins subir le feu ukrainien, que ce soit l’artillerie ou les drones.

        les akeron ne servent a rien ici.

    • Roland DESPARTE dit :

      @Green, c’est une bonne question !
      Pour développer, une roquette étant généralement dépourvue de système de guidage actif et d’une portée limitée (3 à 15km) coûte théoriquement moins cher qu’un missile (plus évolué, plus puissant/plus destructeur).
      Cependant il faut nuancer. Une roquette tirée par le Hamas coûte environ 500 $, alors qu’une roquette du M142 HIMARS coûte 110 000 $ l’unité (sur un contrat de 2014). Et en ce qui concerne les missiles, un Milan c’est environ 6 000 €, un missile Javelin c’est environ 80 000 $, un missile Tomahawk c’est environ 1 million $, un Aster 30 c’est environ 2 millions €…
      Si la palette de prix est large, selon le type de munition et sa destination, la frontière entre certaines roquettes et certains missiles de courte portée est désormais réduite. Les roquettes peuvent être dotées de capteurs, d’une centrale inertielle et d’un calculateur qui va exécuter des algorithmes de guidage. Ainsi, la roquette activée par induction (RAI) guidée laser (RGL) de Thales qui équipe déjà divers vecteurs, de série ou en démo, comme le Tigre, le drone Patroller, le futur Guépard, le VBCI, le VBAE, un fardier (UNAC) ou un robot (PHOBOS), … Certaines roquettes sol-sol ayant de surcroît une capacité de tir au-delà de la vue directe (TAVD).
      Voir : RGL-RAI de 68 mm du 1er RHC (Régiment d’hélicoptères de combat) : https://youtu.be/QdW01BdD24k
      Mais effectivement, un missile MMP (Missile Moyenne Portée) ou MHT (Missile Haut de Trame] comme l’Akeron, c’est cher ! Selon un rapport du Sénat (2018), d’ailleurs rapporté par laurent Lagneau dans l’un de ses articles, un Akeron MP « coûtait à l’époque près de 198 000 € l’unité » [Le prix d’un missile NG d’une portée augmentée (20km) équipé d’un autodirecteur tri-mode avec des algorithmes de traitement d’image, d’une IA lui permettant d’agir en mode autonome (« tire et oublie »), d’une liaison de données très sécurisée, d’une vision diurne et IR avec une capacité TAVD, d’une possibilité de changement de trajectoire et de cible, d’une charge militaire en tandem efficace tant sur des infrastructures que sur le blindage de chars de dernière génération,…]. Et on peut se poser la question de l’opportunité de doter un drone terrestre de reconnaissance de huit missiles Akeron LP…
      Missile Akeron MP par MBDA : https://youtu.be/kMq50v3tZ3s
      Maintenant, en ce qui concerne les drones terrestres, selon les besoins, ils peuvent être équipés des moyens nécessaires à remplir une mission (Tourelleau, plateau, roquettes, missiles, relai radio, optronique, …). Et à mon sens, Arquus peut également développer un DRAILER équipé de roquettes.
      Drone terrestre Arquus équipé d’un tourelleau Arquus “Hornet“ et son plateau modulaire pour 700 kg de charge utile / “DRAILER“ : https://youtu.be/dNpQlVvHVz8
      VS
      Drone terrestre Rheinmetall équipé du tourelleau allemand « Fieldranger multi » équipé de deux lance-roquettes à sept tubes de 70 mm de Thales (roquettes RGL) / « MISSION MASTER SP » : https://youtu.be/10g3PtrhN1Y

      • Green dit :

        Les roquettes en question n’équipent tous les systèmes que vous citez, cela reste de l’ordre du projet pour beaucoup. Je crois qu’elle peuvent (ou pourront à l’avenir) atteindre des cibles volantes comme des hélicos ou des drones, des munitions rodeuses.

        d’ailleurs sur un Jaguar ce serait aussi intéressant, et complémentaire de la version Akeron.

        Cela en fait une munition très versatile qui peut s’opposer a beaucoup de menaces pourvu qu’elles soient.. dans l’axe. Le tout pour un cour raisonnable, ca va compter aussi en cas de conflit.

      • Green dit :

        un engin de type Drailer qui accompagne les fantassins, je pense que ça viendra. Surtout quand ils savent que c’est l’un d’eux qui commande le feu…

        Après, est ce que c’est au point? On en parle beaucoup en Ukraine, mais on les voit pas sur le terrain.

        • dolgan dit :

          Est ce au point? pas tout a fait, le retex est celui cité dans l article.

          Est ce utilisé? oui.

          Ils cherchent encore la bonne doctrine et le bon matos.

    • Sempre en Davant dit :

      Il me semble que votre objection prend sa valeur quand on y intègre « le DRAILER peut parcourir 100 km en roulant à 20 km/h ».

      Ce n’est assurément pas une vitesse permettant d’intégrer un convoi de manière autonome. Il pourrait être remorquable par un VBL ou un PVP et libéré au besoin.

      Pour accompagner de l’infanterie à pied sur sa propre vapeur ? Sur quel terrain serait elle à pied, loin de ses véhicules et pourtant au cas de préférer 8 missiles sur une seule cible plutôt que 4×2 missiles + de la roquette et ou de l’anti drone.

      Enfin, n’oublions pas que le tir au delà de la vue directe qui permettrai de mettre à disposition un missile à des chasseurs alpins faisant les marmottes FOMEC à deux cols de là avec un opinel, un pain, un saucisson, un conté, une pomme et du génépi…

    • FouPouDav dit :

      La cible doit être marquée au laser (drone, JTAC,…) ce qui n’est pas le cas d’un Akeron « tir et oubli ».
      Tiré en altitude la distance est démultipiée dixit la tech d’Israël du Spike NLOS d’une portée de 50 km !

      Pris sous le feu d’un FPV c’est le jackpot (financier) tant le missile est sophistiqué et cher et là il y en a 8. Donc il devra être loin de la 1ère ligne et de ses FPV ennemis. La tech est là pour l’acquisition mais le nerf de la guerre c’est la profondeur.
      L’artillerie et ses MLRU ont une révolution à créer. (MBDA, STURGIS & GAILLARD, THALES, SAFRAN, etc…).

      Un drone furtif avec soutes, long endurance, high altitude ou non tel le nEUROn pourrait emporter derrière les 1ère lignes cet armement, la profondeur du champ de bataille éclairé par des essaims beaucoup plus sacrifiables voire typés par l’IA comme des FPV.

  2. gab76 dit :

    Pour savoir si le système fonctionne bien et donne satisfaction, rien de mieux que de le donner aux Ukrainiens pour qu’ils le testent et fassent un retour !
    Ça sera aussi un bon test pour le Akeron LP. La version MP est piloté par fibre optique donc pas trop de risque du côté du brouillage EM. Pour la version LP qui n’est pas guidé par fibre optique, il faudra voir comment ça se passe …

    • Czar dit :

      vu comment ils ont bousillé des AMX 10 RC parce qu’ils refusaient de l’employer selon l’usage pour lesquels il avait été conçu et qu’ils restaient fidèles aux vieilles tactiques soviétiques, on va plutôt faire les essais à la maison.

      • tschok dit :

        Non, c’est pas ça du tout. Les Ukrainiens ne pouvaient employer l’AMX10RC à l’usage pour lequel il a été conçu. L’AMX10RC a été en conçu pour une guerre de mouvement. En Ukraine, il s’agit d’une guerre de position.

        L’AMX10RC a d’abord été employé en Ukraine comme un blindé d’assaut, avec de piètres résultats, puis comme blindé d’appui, avec de bien meilleurs résultats.

        Il n’y a pas eu de refus obstiné des Ukrainiens de tirer les leçons de leurs échecs, ou de volonté psychorigide de rester fidèle à d’anciennes doctrines, il a simplement fallu trouver une utilisation pertinente de ce blindé dans un contexte qui ne correspondait en rien à ce pour quoi il a été conçu. Donc, test/erreur jusqu’à ce qu’on trouve ce qui marche. Coût: plusieurs AMX10RC détruits ou capturés.

    • La version est pilotée.
      La version qui n’est pas guidée.

  3. Charles dit :

    On ne finira jamais de rire de la médiocrité de jugement et du manque de clairvoyance de certains…
    « Au regard de ces éléments, le mini-drone ne constitue pas un « facteur déterminant » mais il peut faciliter la prise de décision. »
    Les drones utilisés aujourd’hui sont globalement les mêmes…
    https://www.opex360.com/2019/08/24/utilise-par-les-commandos-parachutistes-au-sahel-le-drone-chinois-dji-mavic-pro-a-laisse-une-impression-mitigee/

    • dolgan dit :

      La citation complete:
      « Au regard de ces éléments, le mini-drone (dji civil de 2019. autant dire une antiquité ) ne constitue pas un « facteur déterminant » mais il peut faciliter la prise de décision. Toutefois, la conclusion de ce RETEX suggère que, pour cela, la technologie de ces engins devra encore s’améliorer.

      Ce qui devrait être le cas avec le drone NX-70 du constructeur français Novadem. En juin, la Direction générale de l’armement [DGA] a passé une commande portant sur 27 systèmes de deux appareils pour répondre à une « urgence opération » [UE] de l’armée de Terre. »

      Les drones utilisés aujourd hui n ont que l architecture de commune. Les progres sont énormes et fulgurants.

  4. BlingBlingArmy dit :

    Genial

  5. Guilhom dit :

    mon père a bossé la dessus en 1993…

  6. Sempre en Davant dit :

    Avec les drones volants, les armées doivent apprendre l’obsession de l’incendie.
    Elles doivent aller voir chaque petite innovation chez les pompiers (et notamment pour les drones) et se remettre au NRBC : « D’où vient le vent » ?

    Le changement, avec les drones et les robots, n’est pas de même nature que celui qu’a apporté le reste de l’évolution des armes.
    Ce qui est changé c’est le soldat et la guerre. L’un disparaît l’autre aussi.
    Le soldat ne tue et ne détruit qu’autant que l’accomplissement de sa mission le nécessite. Il cesse avec l’accomplissement de celle ci ou sur ordre. Encore, pour le soldat français, on devrait lui accorder qu’il doit également se faire juriste et mouliner ses ordres à travers les grilles de l’illégalité manifeste.
    La guerre, conflit réglé, doit cesser avec l’obtention de la réduction de la violence qui la justifiait.

    Selon la liste des méthodes exposé par DAESH, avec l’évolution simplificatrice des moyens, qui offrent des aptitudes et même des facultés à ceux qui n’en avaient pas : tout est contesté… Un drones, des mortiers d’artifices, quelque autres substances et un coup d’IA…

    Bien sur, il est très intéressant de ne pas avoir tous les explosifs sous son demi-tapis de sol, ou sur les genoux, pour qui est assit dans le siège anti-blast, comme pour ceux qui l’entourent. Ce n’est pourtant pas très fondamental.

    Fondamentalement, il faudrait cesser de contester la dissuasion nucléaire, cesser de contester les états et leurs attributs, cesser avec le relativisme juridique qui laisse construire en zone Borloo comme il laisse passer les conteneurs, cesser de mettre le TN hors la défense, cesser avec les machines folles…

    N’oublions pas que la bataille d’alger a été déclenchée par ce que le projet de détruire la Casbah par les flammes avait été formé par des gens qui en avaient les moyens et qui ne supportaient plus le terrorisme.
    Y a t’il le moindre rapport entre cela et la chanson : https://pplemoqueur.blogspot.com/2011/05/la-petite-comptine-colonialiste-quon.html ? Aucune idée. Pourtant « Pourquoi la fatma a mis l’feu, mon-z-ami » reste une splendide démonstration de la ténuité du lien causal soumis à la ritournelle et à l’ivrognerie.
    https://www.poemes.co/il-ne-faut-pas.html

  7. lxm dit :

    Question bête, est ce qu’il sera « uniquement » commandé par fibre optique ?
    Parce que comme les drones aériens peuvent être piratés, les drones terrestres peuvent l’être aussi.
    Et si un robot terrestre piraté commence à faire du tir sur ami, on est mal.

  8. Le Suren dit :

    Un jour, il n’y aura plus que des robots sur le champ de bataille. La guerre sera alors un jeu vidéo grandeur nature. Si ça peut économiser la vie humaine, pourquoi pas. Mais ces ressources technologiques seraient mieux employées ailleurs, entre autre à résoudre des problèmes dont la solution nous profiterait à tous.

    • C'est logique dit :

      Entre autres.
      Avec « autres » au pluriel.
      Entre autres choses, entre autres lieux.
      Ce dont on parle ne peut être « entre » une seule autre chose.
      Il faut nécessairement qu’il y ait au moins deux autres choses pour que ce dont on parle puisse être entre elles.

  9. Rogger dit :

    bonjour, je suis certaine que le retour de l’appuie directe dans le combats aériens…
    le drone aérienne devrait faire changer les choses un certain temps…
    ( en attendant les retours en grande nombre des canon de DCA ).
    Pour se qui est des drones terrestre, si nous pouvons enfin développer un système autonome de navigation capable de suivre un itinéraire terrestre, ce serait un grand bon en avant…
    certe l’évaluation des blessé serait facilité, mais les flux logistiques pourrait être simplifier énormément… ( vers l’avant ou l’arrière).
    le but serait de développer une IA capable d’étudier une carte et de définir des itinéraires de contournement en cas d’obstacles…

    • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

      Bonjour,

      Pour Ce qui est des drones terrestres.

      https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses

    • L’évacuation serait facilitée.

    • Mao dit :

      Pour le grand bond en avant, je peux vous faire bénéficier de mon expérience.

      Pour le grand bon en avant, il est certain que je suis de haute stature et que ma bonté est sans limite, mais je préfère rester à l’arrière, si ça ne vous dérange pas trop.

    • Relisez-vous SVP dit :

      Je suis certaiN.*
      L’appuI direcT.
      Le combaT aérieN. / LeS combats aériens.
      Le drone aérieN.
      Des canonS.
      Pour Ce qui est.
      Si nous pouvIons […], ce serait.
      Un grand bonD en avant.
      CerteS.
      L’évaCuation des blesséS serait facilitéE.
      Les flux logistiques pourraiENt être simplifiÉS.

      * Si vous êtes une femme, je vous présente mes excuses.

    • Sempre en Davant dit :

      Les drones posent un problème nouveau à la DCA : ils esquivent par leur petite taille. Leur proximité avec les amis rend l’usage d’obus difficile.

      Pour le retour de l’appui aérien direct et piloté, il peut en effet toujours revenir. Ce n’est à mon sens qu’une question de coût et de temps. Le coût des pertes et le temps de reconstituer les moyens.

      Quant aux blessés, plus que jamais ils ont intérêt à ce que les amis avances et à ce que les ennemis soient repoussés hors de portée pour permettre l’intervention des secours… Pas simple.

      Enfin, si ma mémoire est bonne vous contribuez depuis un clavier QWERTY. Ne laissez pas nos intraitables orthographistes vous dégoutter. C’est bien plus le surcroît de validation que cela donne à notre hôte qui m’empêche d’acquiescer aux innombrables « bons points » (ancien système de récompenses scolaire pour élèves méritants : je n’en ai qu’une connaissance livresque 😉 ) que je mérite…

      • Avance, Hercule ! dit :

        Que les amis avancent.

      • « Ne laissez pas nos intraitables orthographistes vous dégoutter. »

        À moins que nos orthographistes ne réagissent par une sudation excessive aux températures estivales, ils risquent plus de dégoûter que de dégoutter.

      • Franck O'Fony dit :

        J’ai supposé plusieurs que rogger était atteint d’un trouble de l’ordre de la dyslexie, mais pas qu’il puisse être anglophone.
        Ceci expliquerait cela, mais la façon dont il évoque la France comme étant sa patrie sème le doute. Légionnaire, peut-être ?
        Quoi qu’il en soit, l’abondance de corrections qui suit ses interventions ne semble aucunement le dégoûter de s’exprimer, ce qui me paraît très positif.

  10. GotoRaptor dit :

    Je vois pas trop l’utilité de ce truc quand tu peux utiliser des drones kamikazes avec largement plus de portée et de facilité à passer tous les terrains (l’article en parle). L’intérêt des systèmes terrestres est la stabilité, la discretion et la capacité d’emport. Une remorque avec un essaim de drones kamikazes que l’on peut attacher à un véhicule genre Serval ou Griffon et piloter depuis le vehicule serait largement plus efficace en terme de prix-capacité-effet.

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      Serait largement plus efficace en termes de prix-capacité-effet.

      Serait largement plus efficace en matière de prix-capacité-effet.

  11. Ourea dit :

    Roulant à 20 km/h
    Comment l’expoiter avec une aussi faible vitesse ?

  12. Carin dit :

    @Ourea….
    Ce drone n’est pas prévu pour accompagner une compagnie motorisée, mais un groupe à pieds…
    Quoi qu’il en soit, ce missile est bien trop cher pour être massé par 8 sur un engin qui n’a aucune protection contre les MTO…
    Certes les gars qu’il accompagne tenteront de le protéger, mais c’est un matériel… pas un frère d’armes, aucun homme ne risquera sa vie pour un matériel aussi coûteux soit-il.
    De mon avis ces missiles haut de trame, doivent d’une part augmenter leur portée, et d’autre part êtres montés sur le Tigre, et autres hélicos, en plus des 2 paniers de roquettes qui soit dit en passant portent plus loin, et peuvent délivrer 2kg+ d’équivalent TNT, certes pas de quoi détruire un char lourd, mais sûrement de quoi l’immobiliser en détruisant l’ensemble de ses capteurs, et autre antenne de liaison, voire une chenille.
    Donc, pour moi, AARKUS devrait se servir des méninges de ses ingénieurs, et prendre l’avis de diverses personnes au sein même des armées, avant de lancer un montage que je trouve inutile, mais apparemment je suis loin d’être le seul, y compris parmis les décideurs!

    • Sempre en Davant dit :

      De ma très petite formation combat rapproché anti char, j’ai retenu qu’après le CRAC il y avait boum et hue!

      Plus un engin explose fort plus il faut en être loin quand cela arrive.

      Dommage qu’il ne me souvienne pas de la litanie de tout ce qui contribue à la dangerosité du char lors de sa destruction. Les obus, les munitions, le carburant, l’huile… tout y était passé, avec portée prévisible et durée de la menace qui brûle.

      Il me semble que la séance avait commencé par « un char n’est qu’une grenade de 50 tonnes dont x obus comme ci de x kg de poudre et x d’explo, etc… Belle démonstration!

    • On marche avec ses deux pieds et on saute à pieds joints, mais un groupe à pied marche à pied.
      Comment vous voulez qu’on s’y retrouve, nous ?

  13. Tannenberg dit :

    Honnêtement je vois pas l’intérêt par rapport a des MTO du genre R2-120 Raijin, surtout que si le fardier prend un pelot c’est 8 Akeron qui sont grillés, et vu le prix… et puis 20km/h, s’il faut mettre les bouts, c’est pas la peine. Non je vois pas ce concept comme étant vraiment pertinent, a moins d’avoir des stocks énormes d’Akeron, ce qui ne sera sans doute jamais le cas.

    • Elwin dit :

      Ou des stocks très importants de fardiers, avec un ou deux missiles sur chacun, pour limiter la perte. Mais 8… je pense comme vous.

  14. Nexterience dit :

    Les minidrones ont-ils tué les missiles moyenne portée antichar?