Un sous-marin nucléaire d’attaque américain fait une escale historique en Islande

Si, lors de la Guerre Froide, des forces américaines furent déployées sur son sol, Reykjavik avait toujours refusé l’accès de ses eaux aux sous-marins nucléaires de l’US Navy, au nom de son opposition à l’énergie et aux armes nucléaires.
Cependant, suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et en raison de la montée des tensions dans son environnement, avec une activité sous-marine russe plus intense, l’Islande – membre de l’Otan – finit par autoriser le ravitaillement de sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] américains au large de ses côtes, les restrictions étant maintenues pour les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE].
« Cette décision du ministère des Affaires étrangères fait partie de la politique du gouvernement islandais de soutenir la surveillance et la capacité de réponse des Alliés dans l’Atlantique nord », avait expliqué le ministère islandais des Affaires étrangères, en avril 2023.
Depuis, six SNA de l’US Navy ont pu se ravitailler dans les eaux islandaises…. mais sans pour autant faire escale dans un port. D’où le caractère historique de l’arrivée du sous-marin USS Newport News [classe Los Angeles] à Reykjavik, le 9 juillet.
Cette « escale constitue un moment crucial, qui souligne notre engagement indéfectible en faveur de la défense collective et de la sécurité de l’Arctique », a commenté l’amiral Stuart B. Munsch, le commandant des forces navales américaines en Europe. « Nos forces sous-marines sont essentielles pour assurer la sécurité de nos nations et de notre Alliance : elles patrouillent dans les profondeurs et forment une force de dissuasion dans un monde de plus en plus complexe et disputé », a-t-il ajouté.
Cette présence de l’USS Newport News à Reykjavik est aussi un signal stratégique adressé à la Russie. En outre, l’accès des ports islandais aux SNA permettra à ces derniers d’augmenter la durée de leurs patrouilles dans la zone dite GIUK [Groenland – Islande – Royaume-Uni], qui, fréquentée par les sous-marins russes, est cruciale pour les liaisons maritimes entre l’Europe et l’Amérique du Nord.
« Une coordination étroite avec notre incroyable allié de l’Otan, l’Islande, pour réaliser cette visite historique démontre notre engagement en faveur de la liberté de navigation et de la sécurité de nos alliés dans la région », a fait valoir Erin Sawyer, la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis à Reykjavik .
Plus généralement, depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, l’Islande a retrouvé l’importance militaire qui était la sienne durant la Guerre Froide [les lecteurs de « Tempête rouge« , de Tom Clancy, le savent]. Comme l’avait expliqué le général et géopolitologue allemand Karl Haushofer en son temps, « celui qui contrôle l’Islande a dans les mains un revolver pointé sur l’Angleterre, les Etats-Unis et le Canada ».
Par ailleurs, toujours au chapitre des « signalements stratégiques », le SNLE américain USS Maryland est arrivé à Praia da Vitória, sur l’île de Terceira [Açores/Portugal], le 6 juillet. Cette courte escale a coïncidé avec le déploiement dans la région d’un avion de commandement aéroporté E-6 Mercury. Cet appareil est utilisé par l’US Navy pour assurer les communications avec ses sous-marins.
Photo : US Navy





la prochaine étape de la miniaturisation https://www.telegraph.co.uk/world-news/2025/07/10/cyborg-bees-to-be-chinese-military-scouts/
Heu… non. Czar fait du czar. C’est au passé qu’il faut parler car des drones de la taille d’un moustique existent tant en « occident » (et pas qu’aux USA) qu’en Chine. La question est plutôt l’usage, parce que trop petit, ça implique peu d’énergie pour la communication comme le stockage, et des difficultés dans des environnements perturbés (vent, poussière). Que ce soit un vrai insecte ou pas ne change pas grand-chose à l’affaire. C’est déjà utile et utilisable, mais limité à des missions d’espionnage à courte distance (ce qui peut être toujours être utile).
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ça existait déjà en version blatte en 2O22:
https://trustmyscience.com/blattes-cyborgs-controlables-distance-batterie-auto-rechargeable/
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Et en libellule depuis longtemps 2017 (USA):
https://www.consoglobe.com/insectes-cyborgs-ou-cyber-insectes-cg
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Ou en version cafard en 2015 :
https://www.huffingtonpost.fr/actualites/article/les-cafards-cyborgs-creent-un-debat-ethique_53054.html
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(En fait l’idée est testée depuis les années 80)
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Les chinois ne font que de la contre-communication à une équipe nippo-singapourienne :
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/01/17/des-insectes-cyborgs-controles-pour-des-missions-de-secours_6503107_1650684.html
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Mais quoi qu’il en soit, pas sur ce que soit utile un jour.
« notre incroyable allié de l’Otan, l’Islande, »
Mwaahaha ! Le style Trump se diffuse dans toute l’administration on dirait !
Il y a certainement eu d’autres escales sous la surface, sans oublier les sentinelles endormies à base d’hydrophones de la ceinture « GIUK » ( Groenland, Islande, UK). Les vieux classiques sont de retour.
L’ Islande malgré sa faible population n’a jamais prôné le désarmement, la non prolifération nucléaire..C’est tout à son honneur, cessons de faire peur à madame Michu et monsieur Gérard, imagine-t-on la Russie, la Chine, voire la France prendre le contrôle d’un porte avion fixe situé à 4544 kms de Washington DC ?
Tom Clancy, « Tempête Rouge », 1986
Les symboles des unités de mesure sont invariables.
Un kilomètre, 1 km.
Mille kilomètres, 1000 km.
Un porte-avion fixe situé à 4544 km de Washington DC.