L’armée de Terre évalue une technologie d’impression 3D pour la construction d’ouvrages en béton

Jusqu’à présent, le ministère des Armées s’est surtout intéressé à l’impression 3D pour les possibilités qu’offre cette technologie dans le domaine du maintien en condition opérationnelle [MCO]. En effet, celle-ci permet d’améliorer la disponibilité technique d’un matériel en remplaçant rapidement un composant défectueux, de réduire l’empreinte logistique, de pallier une rupture des stocks ou encore de fabriquer des pièces qui ne sont plus produites par les industriels.

Par ailleurs, l’impression 3D est aussi utilisée pour produire massivement des drones au plus près du terrain, comme l’illustre le projet de « Fabrique autonome mobile » [ou FMA 3D], porté par le 17e Groupe d’Artillerie [GA].

Mais cette technologie est envisagée pour une autre application, cette fois intéressant les unités du Génie. En effet, le groupement mobilité et agencement de l’espace terrestre de la Section technique de l’armée de Terre [STAT] a noué un partenariat avec l’entreprise Constructions-3D pour réaliser une évaluation tactique [EVTA] de l’impression 3D à béton ainsi que des démonstrations lors de la Dantzig, c’est-à-dire la fête du Génie, organisée à Angers, le 22 juin.

Pour cela, Constructions-3D a mis en Å“uvre une imprimante 3D de type « MaxiPrinter ». D’une masse de 2,7 tonnes, cette machine se déploie en moins de 15 minutes. « Grâce à son châssis mobile repliable, elle peut se déplacer aisément sur votre site de construction et être opérationnelle en un éclair », explique l’entreprise. Quant au matériau qu’elle utilise, il s’agit du béton Termix 3D.

Lors de la fête du Génie, Constructions-3D a ainsi construit un abri de la Seconde Guerre Mondiale grâce à son imprimante MaxiPrinter. « Cette collaboration inédite a permis d’initier une montée en compétence rapide des équipes militaires et structurelles sur le terrain et d’ouvrir des perspectives concrètes d’application pour les forces armées », a commenté la société.

Plus généralement, lors de l’EVTA, Constructions-3D a « imprimé », en conditions réelles et sur un terrain non nivelé, des « prototypes concrets comme des voûtes et tunnels, afin d’évaluer la capacité de l’impression 3D à répondre aux exigences spécifiques des opérations du génie militaire ».

De son côté, évoquant un système « rustique et mobile », la STAT a souligné tout l’intérêt de cette technologie dans un « contexte opérationnel. Ainsi, durant cette EVTA, réalisée avec le concours du 19e Régiment du Génie à Mourmelon, « quinze ouvrages ont été imprimés ». Pour autant, il reste encore à vérifier la solidité de ces derniers. Aussi, des « essais balistiques pour tester leur résistance face aux petits calibres » seront effectués au cours de cet été.

Photo : Constructions-3D

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46 contributions

  1. Dodo dit :

    Il y a un intérêt évident de pouvoir disposer d’un tel système. On peut imaginer plusieurs de ces machines. On va en placer une à un endroit, on va la laisser travailler la nuit avec un type qui supervise et le lendemain matin on a un petit ouvrage sur lequel le reste de l’équipe finira le job.
    La fabrication 3d permet de créer des formes particulières qui ne sont pas facile (ou long) à reproduire sans rien.

    • SimLabeng dit :

      1 c’est bien, mais 2-3 serait mieux.

    • HMX dit :

      L’intérêt est en effet évident. Pouvoir créer en quelques jours et de toutes pièces des infrastructures, avec une supervision humaine minimale (voire à terme, sans supervision humaine) ouvre des perspectives inédite pour le Génie et la conduite des opérations futures.

      Le principal facteur limitant à l’heure actuelle est le béton, qui nécessite de l’eau et l’apport de matériaux extérieurs. L’enjeu consiste à essayer de remplacer ce béton par d’autres matériaux trouvés et préparés sur place (béton de terre), ou par des résines spécifiques, ou encore par des matériaux semblables à de la mousse expansive, légers et facilement transportables. Les techniques et matériaux de construction en impression 3D varieront donc probablement en fonction du contexte, de la nature du sol et des ressources locales.

      On peut imaginer des scénarios où des engins de terrassement autonomes seraient parachutés sur une zone d’intérêt, pour préparer le terrain, avant d’être rejoints par des imprimantes 3D qui « imprimeront » les structures. Le tout sous la surveillance de drones chargés de la protection de ce chantier autonome… Nous n’en sommes pas encore là, mais ce n’est plus tout à fait de la science fiction.

      D’autres applications sont envisageables, y compris dans des environnements fortement défendus : des tunnels pourraient par exemple être creusés et simultanément « imprimés », grâce à des tunneliers-imprimante, qui réutiliseraient une partie des matériaux excavés pour fabriquer du « béton de terre » additionné de résine à séchage rapide. De quoi construire un réseau défensif de fortifications souterraines en un temps record, et aussi créer quelques surprises tactiques en surgissant là où nous n’étions pas attendus (Ex : environnement urbain ou montagneux)…

      Autres applications futuristes : pouvoir construire des infrastructures sous l’eau, au fond de l’océan. Ou dans l’espace (Ex : « imprimer » la carcasse d’un vaisseau ou une station spatiale directement en orbite, les moteurs et équipements électroniques non imprimables étant ensuite envoyés pour assemblage). Ou encore à la surface de la lune ou d’une autre planète. Ce qui ouvre là aussi des perspectives inédites sur le plan militaire.

  2. lxm dit :

    Passionnant, on sent que le Génie est en train de passer « à un autre niveau ».
    Et la technologie ne sert pas seulement pour répliquer, en plus productif, des ouvrages du passé, mais aussi pour innover.

  3. FouPouDav dit :

    Il y a du potentiel sur le fond et la forme.
    Défi d’un béton spécial à la Panoramix. Là les sorciers du BTP français sont leader.
    Structure innovante type nid d’abeille permettant d’encaisser une pénétration, de dissiper le choc explosif, etc…
    De la simulation à la construction, le processus est raccourci.
    Attention au virus de la Ligne Maginot… lol

    La cabane au fond du jardin (Cabrel) est à la mode dans les campagnes russes.
    https://youtu.be/7P56N2DinKY

    • Why not dit :

      FouPouDav@ » Défi d’un béton spécial à la Panoramix. Là les sorciers du BTP français sont leaders. » Alors, pourquoi les bâtiments récents laissent-ils presque tous apparaître des fissures et la rouille du ferraillage au bout de quelques années? Nos villes ressemblent de plus en plus au tiers-monde…

      • MC² dit :

        Parce que nous recherchons la rentabilité, pas la durabilité, quoi qu’on affirme. Et non seulement les entreprises de construction mais aussi leurs clients. On veut du vite fait bien fait. Enfin surtout du vite fait, vite vendu. Au final on a du pas si vite fait, mal fait et cher quand même. On a commencé dans les années 50 pour la reconstruction et nous avons gardé le pli.
        J’ajoute que les propriétés chimiques des bétons et de leurs aciers n’en font pas un matériaux éternel, sauf à revenir au béton à pouzzolane romain. Pour éviter les épaufrures (les fissures et la rouille), il faut savoir positionner le ferraillage et les banches et avoir un béton correct. Puis un maintien en condition du bâtiment…
        Ceci dit on sait aussi faire de la qualité, que ce soit pour l’habitat ou les ouvrages d’art, sans parler du monument historique. Ça nécessite de payer (pas d’pognon, pas d’béton), de mettre du personnel compétent pour le suivi et de ne pas confondre vitesse et précipitation.

      • Tilleul dit :

        « Nos villes ressemblent de plus en plus au tiers-monde »

        Une bonne tisane.

  4. Czar dit :

    Donc on ne sait encore rien de son efficacité en termes balistique, mais l’adaptabilité du dispositif permet d’envisager une souplesse jamais vue dans les ouvrages de défense de bases projetées, collant au plus près des besoins du moment et du terrain, avec une empreinte logistique diminuée au plus juste

    • point P dit :

      Surtout que si on regarde bien, le bati est creux ce qui laisse la possibilité de le remplir de ce que l on veut. Du sable, des graviers, ou gravats ou même beton fibré si on veut un bunker costaud. Ça marche déjà dans le btp. Belle idée d inspiration. Juste la logistique d approvisionnement en béton qui peut être complexe sans eau (zone aride, ou grand froid) ou s il fait trop chaud.

      • HMX dit :

        Le point limitant est en effet le béton, qui nécessite un apport conséquent de matériaux extérieurs, de l’eau, et des conditions climatiques compatibles. Plusieurs solutions alternatives sont à l’étude. L’une des plus prometteuse consiste à remplacer le ciment par de la terre prélevée sur place, additionnée d’eau et d’une résine spécifique pour obtenir un « béton de terre » à séchage rapide et aux caractéristiques proches du béton.

        Il est également envisageable, dans des environnements très inhospitaliers où l’eau est absente (désert), ou encore lorsque la nature du sol est incompatible avec la création d’un béton de terre, de recourir à une impression 3D avec des résines auto-expansive (polymérisation). Ce matériau a pour avantage d’être très léger, ce qui permet d’envisager de pré-fabriquer certaines structures ou éléments de structure dans un lieu sécurisé, puis de les transporter sur le lieu d’implantation où les vides de construction seront remplis de matériaux disponibles sur place (terre/gravats/béton de terre) pour assurer le niveau de résistance souhaité.

  5. La Tordue Volante dit :

    Bonjour,

    C’est sympa, innovant, et ca ouvre peut-être de nouvelles opportunités de construction.
    Mais comme dirait ma pote grue, ca casse pas des banches.
    Une centrale béton mobile un peu plus.
    Le BTP fait déjà de l’impression 3d de la manière la plus efficace puisqu’ils recherchent la rentabilité.
    Sans être du métier les éléments préfabriqués bétons se déplacent et se mettent en place assez facilement il me semble. Ensuite c’est la logistique béton qui conditionne l’efficacité.

  6. Roland DESPARTE dit :

    Il faut proposer cela à M. Darmanin, pour construire rapidement des cellules pour La pénitentiaire !

    • Alain d dit :

      Excellent !

    • HMX dit :

      Pourquoi pas… il semble hélas que la lenteur observée dans ce domaine ne relève pas d’un simple problème de BTP, mais bien de procédures administratives (permis de construire, marchés publics…) et d’obstacles politiques et budgétaires pour engager les travaux… et cela, l’impression 3D n’y changera pas grand chose !

  7. Czar dit :

    petit rappel aux boumeurs « trouée de Fulda/adof poutine » que la guerre informationnelle qui nous est menée l’est assez largement par nos « alliés »

    le Gammongraph arrive à reprendre les éléments de langage sino-pakis,mais de façon assez fourbe pour juste laisser entendre que c’est vrai, sans rien affirmer – un classique de la presse anglo-saleconne. Même la réponse de Bellanger ne semble pas prendre la défense du Rafale

    https://www.telegraph.co.uk/world-news/2025/07/06/france-rafale-fighter-jets-china-pakistan-india/

  8. Alain d dit :

    Bien, bien, mais ne pas oublier de mixer avec de simples empreintes réalisées en bois ou en plastique. Le plus compliqué, mais pas bien difficile, étant de bien positionner les ferraillages avant de couler le béton.
    Au final, des plaques en béton armé à la chaine qui sont très vite manipulables et associables, même avec des bétons non rapides.
    Pas mal pour réaliser des tranchées et abris béton au moindre coup. Et ca marche même sans électricité, ni carburants, juste des matériaux, des pelles et de l’huile de coude, et au plus près de la ligne de front.
    Je suis fan d’innovations, mais gaffe, les drones ennemis aussi….
    L’idéal étant tout de même de produire bien en arrière de la ligne de front, et donc d’avoir de moyens légistiques conséquents pour livrer et installer très rapidement. Et des containers métalliques pré équipés et renforcés, à enterrer sous une bonne couche de terre, de béton ou carrément sous des tôles acier ou alliages comme l’AU4G ? Ou un mixe couches protectrices?

  9. Alain d dit :

    Le + du 3D serait de pouvoir réaliser facilement des entrées d’abris qui vont pouvoir empêcher les trajectoires linéaires des munitions, grenades, drones suicides. Entrées avec des casses en formes de L, U, S, Z ? Et puis une ou deux marches à franchir, qui vont bloquer un grenade lancée au sol ?

  10. Vinnie dit :

    La Maxi Printer est livrée avec une formation, un kit de démarrage et un système de rampes de chargement, ce qui en fait une solution clé en main pour la construction additive en béton.

    Son prix est d’environ 495 000 €. COMBIEN ! .? (Surement sans les cartouches d’imprimante)

    Ces trois dernières années la mode, c’est les tranchés pas les bunkers, donc effectivement c’est de la technique 2025, pour faire des copies surement pas autant résistantes que les bunker de 1940. On progresse, on progresse.

    Coffrage, fer, toupie, voilà ce qu’est du rustique, ça tombe pas en panne.

    • dolgan dit :

      Les bunkers sont bien présent et l on toujours été.

      Simplement, ce que l on voit le plus, c est les tranchées de combat de premiere ligne creusées par l infanterie la ou le front s est arreté. Cette tranchée faite sur le tas et sous le feu de l ennemi est forcément dépourvue de bunker, au mieux on y trouve des poste de combat couvert.

      Mais plus en recul, on trouve des bunker que ce soit pour se reposer, pour abriter des PC ou des postes d observation.

      Et de plus en plus, sur les lignes préparées par les Ukrainiens (par le génie ou le civil), on voit des bunkers de combat. Souvent encore avec des défauts (typiquement la porte non protégée et absence a l intérieur de mur pour bloquer les éclats). Mais la qualité augmente car ils ont maintenant le temps d affiner les détails.

      Cela dit, on reste loin des lignes maginot , siegfried et autres .

    • Barba D.Rossa dit :

      Effectivement, depuis ces trois dernières années, c’est la mode des tranchées.
      Qu’en sera-t-il dans 10 ans ?
      Une armée doit innover pour avancer. Elle sait creuser, mais pas construire en dur.
      Nous avons toujours une guerre de retard, pourvu qu’à la prochaine, nous en ayons une d’avance, et l’effort de la STAT doit être salué.

    • Convertor dit :

      Un bel exemple de notre addiction à la technologie, et donc aussi de celle de nos armées … Le syndrome « haute orfèvrerie » plutôt que quincaillerie basique et pas chère …
      D’un autre côté, et c’est à mon humble avis ce qui guide cette démonstration d’innovation, ou cet essai d’appliquer les innovations civiles existantes au Génie : où trouver en France les bras et le savoir-faire pour aller bétonner des tranchées ou des bunkers à l’avant ou même en deuxième ligne ?

  11. Auguste dit :

    Je serais curieux de voir ça dans la vraie vie.Oui,l’engin se déploie en 15′,mais il lui faut une centrale béton pour le faire fonctionner,avec son stock de Termix.Et le Termis ne sert que de coffrage.Faut le remplir avec du vrai béton.Dubitatif sur l’efficacité de l »affaire.
    La terre ne ment pas:barrières Hesco.
    PS:Est qu’on a l’équivalent d’un BTM-3 ?.La tranchée revient à la mode.

    • dolgan dit :

      « PS:Est qu’on a l’équivalent d’un BTM-3 ?.La tranchée revient à la mode. »

      On appele cela des trancheuses de sol. C est courant dans le civil.

  12. Yannus dit :

    cela ressemble à un scorpion.
    le Biomimétisme a de l’avenir

  13. vno dit :

    Si je peux me permettre pour une application militaire, ajouter un peu d’intelligence pour ajouter des colorants pour faire du béton camouflé avec l’environnement ? Faut bien un petit plus pour justifier le tarif d’achat militaire !

    • HMX dit :

      C’est envisageable, mais de façon beaucoup plus concrète, il est déjà possible « d’imprimer » un camouflage sur mesure sur du textile, pour masquer la présence de véhicules ou d’installation.

      Un drone (ou un satellite) photographie en haute résolution l’emplacement de la position, et les données sont transmises à l’imprimante, placée par exemple dans la remorque d’un camion, qui va créer une bâche de la taille voulue en reproduisant fidèlement le moindre brin d’herbe. Une fois installée, la bâche crée un camouflage plus vrai que nature, difficile à détecter par des moyens d’observation basiques ou même par un observateur humain.

      Cet effet peut encore être accentué, avec la création de trompe l’Å“il et de « faux bâtiments » en 3D, ou en appliquant des bâche sur des parois verticales (Ex : l’entrée d’un bâtiment ou d’un hangar peut être « effacée » en la recouvrant d’une bâche représentant un mur. Un bâtiment intact peut apparaître comme ayant été détruit, etc…).

      Cette technologie peut aussi être utilisée en sens inverse pour tromper l’ennemi, en représentant de façon réaliste des équipements ou véhicules, ou des structures (bunkers, tranchées, campement improvisé…) qui n’existent pas, dans le but de forcer l’ennemi à se découvrir et à user ses munitions sur ces fausses cibles. Intéressant dans un contexte où les petits drones FPV saturent l’espace aérien…

      La généralisation de cette technologie, son coût modéré, et sa diffusion au plus près de la zone de contact avec l’adversaire promet de belles surprises tactiques pour ceux qui sauront en tirer parti…

  14. Robmac dit :

    Avec tous ces matériels innovants chaque jour, c’est sûr : la prochaine, c’est nous qu’on va la gagner !!! Pour la première fois depuis 200 ans.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      T.O.C., T.O.C., TOCTOC!

    • Olivier Héral dit :

      Depuis 200 ans nous avons gagné des centaines de batailles et même quelques guerres. Dont la 1ere guerre mondiale, même si c’était en coalition.

    • Mèbiençurh dit :

      Dire que la France n’a gagné aucune guerre depuis 1825 est une absurdité.

  15. Alfred dit :

    La video de l’EVTA montre l’imprimante en train de réaliser un coffrage perdu posé sur une dalle en béton, dans lequel on dispose des armatures et coule un béton classique. La resistance a l’impact de tels ouvrages dependra donc du beton armé classique situé derriere le micro béton de l’imprimante. Par ailleur, s’agissant d’ouvrages defensifs, il faudra prévoir un ancrage minimal dans le sol pour eviter qu’ils se renversent, ce qui necessitera des moyens de terrassement. Et compte tenu du delai d’acquisition de la resistance du béton, même adjuvante, il ne pourra s’agir que d’ouvrages destinés à etre exposés une fois cette resistance acquise. Partant de là on ferait tout aussi bien et aussi rapidement avec des coffrages reutilisables ou des coffrages perdus préfabriqués en rationnalisant la construction des ouvrages par séries types. Etant donné le coût de l’imprimante et de son micro béton qu’il faudra acheminer de son centre de fabrication jusqu’au site de construction où il sera malaxé, on peut s’interroger sur l’intérêt de ce système en dehors du cadre de quelques realisations particulières.

    • Vinnie dit :

      Effectivement, cela n’imprime que le coffrage en définitive, d’ailleurs un élément crucial, le toit n’est pas présenté.

      Je pense que comme dit plus haut, des pièces préfabriqués pourraient être plus efficace, d’autant plus que nous pouvons les produire dès maintenant et en faire le stockage.

      • dolgan dit :

        Il n y a pas que des coffrages qui sont présentés.

        Cela semble adapté a la réalisation rapide de batiments.

        On vise sans doute des déploiement comme ce que l on a fait en Roumanie avec la construction rapide d une base militaire importante.

    • albatros dit :

      Ce système nous permet de ne pas utiliser de lourds coffrages avec un personnel très limité et dans un temps court, si nous disposons de plusieurs de ces « araignées » bien sûr.

    • Altitude dit :

      Votre commentaire est critique, mais il est étayé (ce qui est raccord avec le sujet).
      Merci.

    • VinceToto dit :

      Je ne suis pas du « bâtiment » mais j’ai pu assister à de nombreuses constructions béton de la reco/négociation avec producteurs locaux, prépa, construction, etc. suivi d’ouvrage SAV. Pour de bons chantiers rapides il faut: 1-une bonne préparation/planification 2-Du coffrage par de très bons ouvriers experts dans ce domaine 3-du béton, armatures qui correspondent aux besoins. Pour de beaucoup plus gros ouvrages, cela demande beaucoup moins de personnel que ce que je vois dans les vidéos AdT, mais ce sont des gens très compétents qui ne bossent pas avec des glands et qui sont mieux payés que les généraux français.

  16. albatros dit :

    Cette machine est « conçue et assemblée en France » et elle permet de créer un tas de choses très rapidement sans beaucoup d’ouvriers…
    Si elel n’est pas retenue par les militaires, elle sert de plus en plus dans le civil