L’armée de l’Air & de l’Espace a inauguré sa première base à vocation spatiale à Toulouse

Lors de la réforme de la carte militaire, menée dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques [RGPP] lancée en 2008, l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] a dû fermer une dizaine de bases aériennes, dont celle de Toulouse-Francazal [BA 101]. L’avenir de ce site, qui n’a pas totalement perdu sa vocation militaire puisqu’il abrite le Pôle national des opérations aéroportées [PNOAP] de la 11e Brigade Parachutiste [BP], a longtemps été incertain. Désormais, il est question d’y implanter un centre de recherche dédié à l’hydrogène « vert ».
La décision de fermer une base qui, dédiée au transport aérien, était située au plus près des régiments de parachutistes de l’armée de Terre pouvait sembler inopportun à l’époque. Cependant, l’installation du PNOAP, en 2017, a corrigé cette anomalie. Mais elle trahissait aussi un certain manque de clairvoyance, l’importance qu’allait prendre le domaine du spatial militaire n’ayant pas été anticipé, alors que Toulouse était [et l’est toujours] la capitale française, voire européenne, de l’aéronautique et de l’aérospatiale.
Or, dix ans après la dissolution de la BA 101 de Toulouse-Francazal, il fut décidé, dans le cadre de la stratégie spatiale de défense, d’installer le futur « Commandement de l’Espace » [CdE] au plus près du Centre national d’études spatiales [CNES], c’est-à -dire à … Toulouse.
En 2022, un « bail à construction », d’une durée de quarante ans, fut signé en vue de construire, sur une parcelle de 11 000 m² appartenant au CNES, des bâtiments destinés à accueillir les activités du CdE ainsi que le futur Centre d’excellence Otan [COE] dédié à l’espace.
Finalement, au regard de l’importance que devait alors prendre ce site, il a été décidé, en 2024, de faire renaître la BA 101 « Général Lionel de Marmier » sous la forme d’une « Base Aérienne à Vocation Spatiale ». Celle-ci a été officiellement inaugurée par l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE], ce 2 juillet.
« Alors que les enjeux de sécurité s’étendent jusqu’à l’espace, l’armée de l’Air et de l’Espace franchit une étape décisive en inaugurant la Base aérienne 101, première Base Aérienne à Vocation Spatiale [BAVS] située à Toulouse, au cœur de l’écosystème européen de l’aéronautique et du spatial. Cette création concrétise la montée en puissance et l’ancrage territorial stratégique du Commandement de l’Espace », a en effet indiqué le ministère des Armées.
Au total, la BAVS 101 réunira pas moins de neuf unités relevant du CdE, à savoir le Centre de commandement et de contrôle des opérations spatiales [C3OS], le Centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux [COSMOS], le Centre militaire d’observation par satellites [CMOS], l’Escadron de conduite des actions spatiales [ECAS], le Centre de renseignement d’intérêt spatial [CRIS], le Centre de formation aux opérations spatiales militaires [CFOSM], l’Escadron de soutien aux opérations spatiales [ESOS], le Laboratoire d’innovation spatiale des armées [LISA] et, enfin, l’Équipe de marque des programmes spatiaux [EMPS].
Dans les années à venir, le CdE aura à mettre en œuvre le programme ARES [Action et résilience spatiale], lequel prévoit le développement de capacités telles que YODA [Yeux en Orbite pour un Démonstrateur Agile], TOUTATIS [Test en Orbite d’Utilisation de Techniques d’Action contre les Tentatives d’Ingérences Spatiales] ou encore comme ASTREOS, qui reposera sur un supercalculateur pour le traitement massif des données de surveillance spatiale.
Mais il est question d’aller encore plus loin. « Par rapport à certains de nos alliés et à nos compétiteurs, nous faisons face à un risque de décrochage si on n’y prend pas garde, alors que nous étions pionniers dans le domaine spatial militaire. Pour tout un tas de raisons, qui tiennent d’ailleurs aussi au civil, les choses ne se passent pas comme nous le souhaitons », a dit Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, lors d’une audition au Sénat, le 1er juillet.
D’où les investissements supplémentaires que le président Macron devrait préciser à l’occasion de la présentation de Revue stratégique de défense actualisée, le 13 juillet prochain. L’un d’eux a déjà été annoncé lors du salon du Bourget : il est en effet question de financer, à hauteur de 30 millions d’euros, le projet d’un avion spatial porté par Dassault Aviation.





Et tout ce petit monde se desserre où à la prochaine ?
Comment dit on se pignoler dans l’armée du vent et du vide ?
on dit Frede6
@Fred6…Chercher sur le dictionnaire ou sur Wiki…
Cherchez.
Ah et bien voilà quand on veut faire le malin sur du superficiel, parfois on se plante . En l’occurrence la phrase: « Chercher sur le dictionnaire ou sur Wiki… » est correcte puisque le sujet est laissé ouvert par les « … »
Le sage, la lune, l’imbécile, le doigt…
L’infinitif peut en effet être employé, toutefois, contextuellement, l’impératif est beaucoup plus probable.
« Comment dit on se pignoler dans l’armée du vent et du vide ? » Expression d’une pensée « profonde » d’un warrior du commando de la mort qui tue? Vous, c’est dans l’armée du néant que vous servez?
L’ administration étant ce qu’elle est en France et dans notre armée, je ne risque pas grand-chose à parier que pour chacun de ces « centres » il y aura plusieurs généraux, plusieurs sous-directeurs, 50 secrétaires (pour gérer les salaires, les congés, les carrières, la comptabilité, les questions syndicales et j’en oublie et des meilleures), et aussi mais c’est accessoire 2 ou 3 gars compétents pour travailler…
Je parle d’expérience. J’y suis.
Et du coup vous vous rangez vous même dans quelle catégorie ? Même si vu d’ici il faudrait vous créer celle du frustré qui chouine au lieu de se remuer pour monter en grade ou changer de domaine.
Dans quelle catégorie? En quelle qualité ? Sous-directeur adjoint au sous-directeur de la sous-direction du service Brassage d’Air, comme ici où on profite de votre expérience?
la chancellerie pour les médailles (inclus dans carrière!?) car les médailles, ces récompenses gratuites (maintenant prises sur points e-habillement, après des annéessssss à les avoir payer, et cher)
Les médailles comme les hémorroïdes, tous les trouduc finissent par en avoir
Ces récompenses gratuites, après des années à les avoir payées.
Tiens, un qui a une dent contre sa chancellerie…
Ne m’en parlez pas…
On dit bien de l’AT « pousse cailloux »
Chaussures cirées, crane rasé, trottoirs peints en blanc, flancs de pneus cirés, mission assurée
(J’ai bossé avec eux et c’était bien)
On dit bien de la Royale « chie dans l’eau »
« Ce besoin qu’on les marins de vouloir faire des phrases » (Francis Blanche – Les Tontons Flingueurs)
(J’ai bossé avec eux et c’était bien)
On dit bien de l’AAE « armée du vent, gonfleurs d’hélices »
(J’en suis)
Et si l’on arrêtait de se cracher tout simplement ce genre d’invectives à la face?
Ne sommes nous pas derrière le même drapeau tricolore Bleu Blanc Rouge?
Ne sommes nous pas là pour la défense de notre territoire, de notre souveraineté si besoin en est?
Les décisions d’ouverture/fermeture de site(s) sont politiques, pas vraiment de notre responsabilité.
Il est bien de revenir sur des décisions anachroniques.
De tirer enseignements de ses erreurs.
Il y aura toujours des décisions urticantes, incomprises, (débiles?) pour nous.
Espérons qu’ils en prennent moins (j’ai des doutes mais je l’espère tjrs)
« Pour tout un tas de raisons, qui tiennent d’ailleurs aussi au civil », vous voulez dire une gestion purement et simplement financière et capitaliste de notre industrie aérospatiale pourtant construite sur des ambitions politiques et financée par l’argent public ?
et oui certains ont tiré les marrons du feu et ne veulent pas partager quand l braise refroidit.