Civils de la Défense : La Cour des comptes s’oppose au ministère des Armées sur le recrutement d’ouvriers de l’État

Étant donné que tous les postes ne peuvent pas être occupés par des militaires, le ministère des Armées emploie environ 62 000 personnels civils. S’il est stable depuis plusieurs années, ce nombre ne rend pas compte des évolutions catégorielles et statutaires qu’ont connues les civils de la Défense au cours de la période 2019-23.

Ainsi, relève la Cour des comptes dans une note publiée le 30 juin, les agents des catégories A et B sont toujours de plus en plus nombreux par rapport à ceux de la catégorie C. En outre, elle a également noté une hausse substantielle du nombre de contractuels, l’accent étant désormais mis sur une « logique de flux » et non plus sur une « logique de stock ». En outre, durant cette période, les dépenses liées au personnel civil ont augmenté de 13,87 %, notamment au sein de la Direction générale de l’armement [DGA], qui a eu davantage recours aux ICT-TCT [ingénieurs et cadres technico-commerciaux – techniciens].

Cela étant, une catégorie d’agents civils du ministère des Armées a connu une baisse drastique de ses effectifs : celle des ouvriers de l’État, leur nombre ayant diminué de 34 % entre 2019 et 2023. Ce qui n’est pas pour déplaire à la Cour des comptes, qui a ce statut dans son collimateur depuis plus de quinze ans.

Pour rappel, héritier d’un statut voulu par Colbert au XVIIe siècle, le corps des ouvriers de l’État a été créé en 1887, afin de fidéliser la main d’Å“uvre civile des arsenaux de la Marine. N’ayant pas le statut de fonctionnaire, ses membres bénéficient d’un régime de rémunération qui leur est propre.

Aussi, en 2008, la Cour des comptes avait recommandé de cesser de recruter des ouvriers de l’État, ce qui s’était traduit par un « moratoire » décidé par le gouvernement de l’époque, lequel venait de lancer la Révision générale des politiques publiques [RGPP], avec l’objectif de supprimer 50 000 postes au sein du ministère des Armées.

Cependant, en 2012, estimant que le statut d’ouvrier de l’État était « trop avantageux » et toujours « utilisé de manière excessive », les magistrats de la rue Cambon allèrent plus loin en proposant de le supprimer.

« Les besoins en compétences étant satisfaits jusqu’à présent, aucun enjeu de politique de défense ne nécessitait de recourir à nouveau au recrutement d’ouvriers de l’État et ce d’autant plus que les travaux en cours au ministère de la fonction publique, visant à conforter l’expérimentation du recrutement de contractuels en leur offrant un déroulement de carrière, pourraient prévenir l’éventuelle volatilité de ces personnels », fit alors valoir la Cour des comptes.

Seulement, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, ne l’entendit pas de cette oreille. Et de soutenir que certains domaines « critiques » pour les armées justifiaient le maintien du statut d’ouvrier de l’État, notamment pour contrer la concurrence du secteur privé, en particulier pour les métiers techniques, comme ceux relatifs au maintien en condition opérationnelle [MCO].

Toutefois, conscient que ce statut avait pu donner lieu à des abus par le passé, M. Le Drian décida, en 2016, de le restreindre à seulement sept catégories de métiers : aéronautique, pyrotechnie, mécanique, électrotechnique, optronique, logistique et sécurité.

Pour autant, la Cour des comptes revint à la charge, dans un référé publié en 2021. « Ce statut reste coûteux et le taux d’absentéisme des ouvriers demeure élevé. Bien que le volume des recrutements ait été limité à un peu plus de 400 ouvriers en 2017 et 2018, cette relance du flux entrant reconstitue un vivier d’agents dont la seconde partie de carrière risque d’être une difficulté, en raison par exemple de grilles médicales qui les empêchent de continuer à exercer des fonctions de MCO », fit-elle valoir, avant de regretter l’abandon prématuré des « recrutements spécifiques sur contrat ».

Quoi qu’il en soit, en raison de la fin du recrutement pour les métiers ne relevant pas des catégories retenues en 2016 et sans doute aussi à cause de la verticalisation des contrats du MCO aéronautique et de la concurrence du secteur privé, les ouvriers de l’État sont toujours de moins en moins nombreux au sein du ministère des Armées. Actuellement, en 2023, ils ne représentaient plus que 18 % des effectifs du personnel civil de la Défense, contre 27 % sept ans plus tôt. Et cela même si environ 400 postes sont ouverts au recrutement chaque année. Ce que la Cour des comptes a de nouveau déploré dans sa dernière note.

Le ministère des Armées justifie cette politique en faisant valoir que le recours à des contractuels serait trop onéreux en termes de rémunérations et qu’une telle solution ne lui permettrait pas de disposer des compétences techniques nécessaires aux armées.

D’ailleurs, le Service industriel de l’aéronautique, qui emploie 2 250 ouvriers de l’État, fait valoir qu’il « n’embauche pas des statuts, mais des compétences ».

Seulement, la Cour des comptes voit la situation autrement. Ainsi, elle pointe les « évolutions structurelles » de ce statut qui, si elles ont donné de la « souplesse » en termes de gestion, ont aussi engendré de « nouvelles mesures catégorielles au bénéfice des ouvriers de l’État, notamment via la revalorisation de leur prime de rendement passée de 16 à 17 % entre octobre 2021 et avril 2022, ce qui a généré un surcoût de 3,96 M€ pour la seule année 2022 ».

En outre, ses magistrats ont noté que le ministère des Armées connaît des problèmes de recrutement et de fidélisation, avec des « démissions d’ouvriers de l’État au profit du secteur concurrentiel, notamment dans le domaine du MCO aéronautique et terrestre, qui touchent essentiellement les plus jeunes ». Aussi sont-ils revenus à la charge.

« Lors de la contradiction, le ministère a fait état de la baisse tendancielle de l’effectif global des ouvriers » de l’État tout en insistant sur la « nécessité de préserver un volant de recrutements sur des métiers techniques du MCO des matériels militaires », explique la Cour des comptes.

Pour autant, cette dernière a néanmoins invité le ministère des Armées « à poursuivre la décrue des effectifs d’ouvriers de l’État », ce qui revient peu ou prou à mettre un terme à leur recrutement. Il s’agit de l’une des deux recommandations qu’elle a faites dans sa note, la première ayant trait à la préparation, « sans retard, de la mise en place du SIRH [Système d’information des ressources humaines] interministériel RenoiRH pour la gestion » de son personnel civil.

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

56 contributions

  1. Czar dit :

    « Le ministère des Armées justifie cette politique en faisant valoir que le recours à des contractuels serait trop onéreux en termes de rémunérations »

    en même temps les contractuels ne pourraient pas se livrer à l’absentésime dénoncé par la Cour des Comptes

    à la benne les sinécures d’ancien régime fiscal, les primes de charbon pour les conducteurs de TGVs ce dont ce pays a besoin c’est du même coup de balai qui a eu lieu avec la suppression de tous les particularismes juridiques et fiscaux et la fusion de toutes les lois dans le Code Civil

    • Czar2 dit :

      Des contractuels ne peuvent faire preuve d’absentéisme ?
      Encore une fois quel manque flagrant de connaissance du ministère !
      Une pensée pour tout les militaires avec le service de l’état chevillé au corps qui on eu leurs postes remplacés par des contractuels juste présent pour avoir une ligne dans le CV !

      • Czar dit :

        « Des contractuels ne peuvent faire preuve d’absentéisme ? »

        je vois que t’as pas bien compris le système (en même temps t’es même pas foutu de te trouver un pseudo à toi tout seul alors…)

        • et v'lan passe moi l'éponge dit :

          Heureusement que toi tu sais…
          il y a des mauvais chez les fonctionnaires (d’états/territoriaux), chez les militaires, chez les OSD chez les contractuels et autres vacataires…
          Mais il y a aussi des gens qui font le job et souvent bien plus que ton cerveau surchauffé ne peut l’imaginer.
          Tirer des conclusion sans vraiment connaître un sujet, uniquement après avoir lu deux trois trucs sur internet cela à toujours été ta signature, donc on ne t’en veut pas.
          Mais franchement tu gagnerais beaucoup à te taire.

          • Czar dit :

            quand est-ce que tu montres l’exemple ? nan parce que là t’es en train de l’ouvrir la tienne tout grand pour affirmerque tu maîtrises mieux le dossier que la Cour des Comptes, dont je ne fais qu’appuyer le constat de ma trop modeste autorité morale.

            comme foutriquet aux chevilles enflées, tu te poses là.

      • Aymard de Ledonner dit :

        Ici on ne parle que des contractuels et des ouvriers d’Etat donc quand vous mentionnez les militaires, vous êtes hors sujet. Il y a déjà suffisamment de statuts différents en ne parlant que des contractuels, on ne va pas ajouter les militaire de carrière, sous contrat..etc
        Et le taux d’absentéisme trop élevé des ouvriers d’état est mentionné dans l’article.
        Oui la plupart des militaires et des civils du Minarm a le service de l’Etat chevillé au corps et c’est pour cette raison que la fidélisation n’est pas qu’une affaire de gros sous. Et un peu de fermeté pour éviter les abus ça permet d’économiser des budgets précieux.

      • Kleyamolas dit :

        Encore une fois quel manque flagrant de connaissance du ministère !

        Savez vous qu’environ 70 % des militaires sont contractuels et ceci depuis longtemps ?
        Donc le remplacement des militaires, blalblabla….

      • Toue tous tout toux dit :

        Une pensée pour tous les militaires.

      • Présentez armes dit :

        Des contractuels juste présents.

      • La capitale de l'État, l'état de la capitale. dit :

        Le service de l’État.
        L’état du service.

        https://dictionnaire.lerobert.com/guide/etat-majuscule-ou-minuscule

    • TOBR dit :

      Le type tellement à la ramasse qu’il croit encore à la légende d’une prime charbon qui a disparue…en même temps que le charbon ! Nos régions ont du talent… https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/le-vrai-du-faux-non-les-cheminots-ne-touchent-pas-de-prime-charbon_2609254.html

      • Czar dit :

        important d’avoir l’esprit de famille,même si c’est pour montrer qu’on est de jolis branques : https://www.lepoint.fr/debats/nouailhac-sncf-l-invraisemblable-maquis-des-primes-des-cheminots-19-03-2018-2203626_2.php

        • TOBR dit :

          Ok, donc sa source c’est un journal d’extrême-droite et dont l’article n’est même pas accessible si on est pas abonné au torchon en question, super mouvement mon cher ! Du coup ce qu’on peut en déduire du pauvre morceau accessible c’est que la rémunération dépend des primes, comme dans le public en fait et ça ne veut absolument rien dire sur le niveau de rémunération en tant que tel. Du coup à part délirer sur une prime charbon vous avez quelque chose de constructif à pondre depuis votre PMU de province ?

          • Czar dit :

            « le point » journal de straimdrouâtt… bon au moins t’es plus drôle que tu sais chanter, michèle TORR

             » et dont l’article n’est même pas accessible si on est pas abonné au torchon en question »

            foutu capitalissss-exploiteur des à-la-masse voulant être payé pour sa marchandise, salaud, va !

            à part ça, brêlasse si t’vais appris à lire dans ton collège Didier Morville, tu aurais vu que la liste en question est tirée du site de tes camarades en lutte prolétarienne, les très peu droitiers trotskards de Sud-Rail

            je suis sûr que vous avez le même fournisseur de merguez.

  2. Chargez dit :

    Hi hi !!!!! Et si la France appelait des immigrés pour bosser dans ce qu’il reste de nos Arsenaux ? A voui ! ! Pas d’erreur…. C’est la Marine et son « p’tit adjoint » qui ne seraient pas jouasses.

    • Czar dit :

      que tes immigrés commencent déjà par construire leurs propres pays, ça servira de pavillon-témoin pour vour si ça nous intéresse.

      Ou pas.

      • Chargez dit :

        Hi hi…. Merci à ce boulet ! Donc @Czar a encore été pris au piège de ses penchants. Autre détail. Ma tendre épouse née hors de nos belles frontières VOUS soigne aussi ici et au quotidien. Donc déjà, souhaitez VOUS aussi et de sa part, pour VOUS un régime de défaveur ? Ecrivez le ! Toujours et pour la route, sur ce site et pour le calme, des échanges entre personnes ordinaires non présentées, l’usage de la deuxième personne du singulier est de mise. Remarquable que cela ne soit pas intégré chez un conservateur ici affirmé…… « Et tout cela sans gros mots et tout » -Raoul Volfoni- .

        • Czar dit :

          « Ma tendre épouse née hors de nos belles frontières VOUS soigne aussi ici et au quotidien.  »

          je ne vais pas chez le médecin, elle ne me soigne pas et c’est sans doute parce que tu es tenu par tes noyaux d’olive que tu as du mal à comprendre que si « ta femme » (et les millions d’allogènes qu’elle représente dans ta démonstration bancale » n’était pas là, il y aurait évidemment des Français pour accomplir sa tâche, ce qui était le cas avant qu’elle pose son baluchon ici.

          maintenant puisque ses intérêts collectifs, ceux de l’immigration perpétuelle, priment à tes yeux sur ceux du pays dont pourtant tu oses te revendiquer, tu es libre d’aller t’installer dans son pays à elle.

          je sui sûr qu’il est plein de merveilles et de soleil, chanceux va.

        • Conjugaisons dit :

          C’est plutôt la deuxième personne du pluriel.

  3. Themistocles dit :

    « taux d’absentéisme élevé « … On manie l’euphemisme à très haut niveau.

    • Abbé Cherèle dit :

      « Taux d’absentéisme élevé » est du langage technique, voire bureaucratique, mais ce n’est pas un euphémisme.

    • TOBR dit :

      En même temps si la profession ne recrute plus et n’arrive pas à garder les jeunes cela signifie un âge moyen plus élevé donc des absences pour maladie à l’avenant. C’est pourtant pas bien compliqué à comprendre…

      • Vno dit :

        ou qu’ils n’ont pas réduit le nombre de représentants syndicaux ?

        • TOBR dit :

          Du coup vous rendrez vos primes, congés et autres avantages obtenus par la grève et la manifestation vu que vous êtes en pleurs au moindre mouvement social mon cher ronchon de service.

  4. Aymard de Ledonner dit :

    Le nombre de statuts différents au Minarm est tout simplement inimaginable pour le non initié. En dehors de ICT, TCT et ouvriers de l’Etat il y avait aussi les fameux Berkani, les loi 84-16, les décrets 49… Il me semble que ces derniers ont été transformés en ICT ou TCT.
    Et le statut des ouvriers d’état aurait du être supprimé il y a un moment déjà. S’y opposer n’est pas ce que Le Drian ai fait de mieux même si je respecte le bonhomme.

    • Dan le Bruch' dit :

      Il a été maire de Lorient…

    • Dan le Bruch' dit :

      Sans oublier les TSEF, IDEF, TSO, TSFFIDEF …
      Les TSO ne voulaient pas passer cadres car leur statut était en or massif

    • toto dit :

      Des ouvriers d’état payé 4000€ net et qui ne font parfois réellement pas grand chose alors que les ingénieurs ICT sont payés 2800€ et triment pour mettre en avant leur boulot mais ne sont pas reconnus car pas de la « fonction publique » mis de coté : c’est la galères que j’ai connus pendant de longues années à la DGA ! Et mieux : le statut de « technicien à statut ouvrier » (TSO) montre bien que ce statut ouvrier est tellement intéressant que les techniciens le veulent aussi ! ce sont vraiment des gens favorisés qui ne s’en rendent même plus compte !

      • Dodo dit :

        La caricature de l’ouvrier d’état à 4000€ par mois…
        Un tel salaire est rare et il est sans doute le maximum qu’un ouvrier d’état (qui plus est chef d’équipe) puisse toucher.
        Mais comme on aime bien généraliser des cas particuliers on oublie vite de dire que derrière ces rares cas (souvent aussi au bord de la retraite) , un ouvrier d’état en moyenne en fin de carrière c’est plutôt 2500€ avant impôt.
        De nos jours bien difficile de devenir chef d’équipe comme par le passé et l’indexation du salaire sur la métallurgie parisienne qui faisait briller les yeux de certains une histoire déjà longuement enterré. Un jeune qui est ouvrier d’état, il s’engage pour 1700€, faut pas s’étonner que le ministère peine à recruter et maintenir une fidélisation. De nos jours, l’ouvrier d’état ne fait plus rêver, seul les anciens qui ont encore de vieilles références en tête continuent à y voir des privilégiés. Dès que les anciens seront à la retraite, vos gugus à 4000€ vous allez les compter sur les doigts de la main.

        Ce qui coûte cher chez l’ouvrier d’état, ce n’est pas son salaire c’est son régime de retraite. Quand le fonctionnaire et le militaire on lui met un paquet de primes, l’ouvrier d’état c’est différent et ça ressemble à une caisse de retraite complémentaire d’une entreprise. Mais faut pas rêver non plus, la retraite moyenne d’un ouvrier d’état doit tourner autour de 2000€ pour une carrière pleine.
        Les privilégiés d’un temps ne le sont plus et le seront de moins en moins

      • La galère que j’ai connue.
        Les galères que j’ai connues.

      • L'état de santé du chef de l'État est excellent dit :

        Des ouvriers de l’État.
        L’état des ouvriers.

        https://dictionnaire.lerobert.com/guide/etat-majuscule-ou-minuscule

      • Il faut arrêter avec les légendes urbaines.
        En tant qu’OSD (spoiler: ça ne veut pas dire On Screen Display) agent de maitrise posté en équipe, travaillant la nuit je n’ai jamais approché le 4000€ même après 17 ans d’ancienneté et insalubrité.
        Les ingénieurs commençaient certes avec un salaire qui te parait faible mais la progression est sans commune mesure sans parler des primes non imposables, sujet tabou que peu aborde ou alors en te montrant leur fiche de paie plié en 12…

    • Ou plutôt : Ce n’est pas ce que Le Drian a fait de mieux.

  5. Patrico dit :

    En résumé et on s en doutais depuis quelques années à travers ces belles pages! il faut restructurer et dégraisser la …DGA et vite ! il y aura du « pognon » à réorienter à bon escients comme ça. On va nous demander des efforts, là, sous peu donc tout le monde doit serrer la ceinture et ou tomber les cravates.
    Merci Thank you merci a vous et à Tous.

  6. Berezk dit :

    C’est bien connu .. alors que les autres services doivent réduire la voilure, le DGA eux c’est OpenBar c(est hallucinant de voir ca …

  7. MC² dit :

    Que les Ouvriers de l’État coûtent cher, c’est certain. Maintenant, remplacer ces gars ainsi que les catégories C par des régiments de catégories A coûte encore plus cher. Déjà parce que leurs salaires sont bien plus élevés, ensuite parce que leur taux d’absentéisme n’est tout simplement pas mesuré et enfin parce que l’on compense sur le terrain par l’externalisation systématique au profit du secteur privé, lequel se sucre outrageusement dès qu’il a affaire au secteur public.
    Ça aussi la Cour des Comptes l’a noté, mais ces recommandations-là ont moins d’écho.

  8. Lado dit :

    Le Drian a raison.Autant on ne recrute pas de specialistes en, chiffres, Pyrotechnie , Radars,Sureté N..etc..autant une carriere ulterieure dans le privé est difficile. Des métiers de spécialistes rares (expérience pointue, formation continue..)
    Par contre ..des secrétaires OE? j’en ai connu
    Un peu de pragmatisme et moins d »ideologie,de caricature, d' »assiette de l’autre »..même si nous sommes en France!

  9. Kamelot dit :

    Externaliser ou privatiser la fonction aurait aussi des aléas et sujétions… Il suffit pour cela d’observer ce qui se passe chez nos amis anglo-saxons…
    Les contractuels ou autres intérims ne sont pas gage de qualité dans le temps, ni motivation sur la durée ainsi que pour une Réserve de soutien technique.

    • Czar dit :

      « Externaliser ou privatiser la fonction aurait aussi des aléas et sujétions… »

      en fair t’en sais rien, mais ça colle à tes préjugés. dans ce genre d’activités, il y a sûrement des boites de la grosse BITD française qui opèrent sur ce créneau et donc fourniraient des prestations rationalisées au lieu d’un ouvrier du sévice public présent un jour sur trois (« détail « qui a dû t’échapper) en jouant sur son statut monopolistique

      je ne suis as pour l’externalisation par principe mais la France va devoir apprendre à ne conserver comme fromages que ceux à pâte molle, persillée, etc

  10. Comme la lune dit :

    ÉcÅ“uré par tous ces propos après avoir fait une carrière pleine et entière au statut d’OE. 18 mois et je pars alors que j’aurais pu transmettre tellement aux jeunes embauchés qui ont les yeux qui brillent en regardant mon CV et mon grade HCC. Le privé me propose déjà de donner des cours rémunérés à la retraite, moi c’est maintenant que je voudrai transmettre aux jeunes embauchés OE avant de partir mais régulièrement je torche le cul du service et de l’établissement par manque d’effectifs et de compétences… Il faut avoir la foi après 42 ans de desindustrisation et se rappeler qu’il fallait, à
    l’époque, maintenant bénéficier des dividendes de la paix sans oublier la stricte application de la RGPP… Hier en mission aux glorieuses, demain échange RTM sur A400M (boîte à crottes), grandeur et décadence par manque d’effectifs compétent et après-demain endoscopie et cartographie complète du module 41 combustion chamber des NGV du TP 400…polyvalence, polycompetence, optimisation de la gestion de la flotte oblige avec imposition par gestion par flux des rechanges au détriment d’une gestion des stocks (jugée moyenâgeusse) et pourtant, le RETEX du COVID aurai du servir de leçon…

    • Dupont & Dupond dit :

      Nous dirions même plus : c’est maintenant que je voudrais mettre aux jeunes trans embauchés.
      Et nous ajouterions : le RETEX du COVID aurait dû se lire de son rêve.

    • Czar dit :

       » et de l’établissement par manque d’effectifs et de compétences… »

      merci de confirmer que ce statut est un foutoir. D’ailleurs où est le souci puisque votre savoir dont je ne doute pas va être transmis contre rémunération dans des boites du privé. Vous arrondissez votre retraite, le savoir-faire se maintient et on en finit avec des machins statutaires dépassés. tout est pour le mieux.

    • LaMeuse dit :

      Merci pour votre témoignage.

      Les OE sont une ressource précieuse car ils accompagnent aussi le cycle de vie des équipements sur des décennies. Et concrètement, il n’est pas rare que même l’industriel n’est plus ces compétences, alors qu’un type d’engin reste indispensable, tout en ayant plus de marché hors armée française.

      Comme souvent, ce sont certains excès, locaux ou personnels, qui permettent de jeter l’opprobre sur toute une catégorie qui dérange.

      La Cour des comptes est dans l’erreur pour une catégorie RH au surcoût marginal. Peut être un rapporteur ex-militaire qui a une remontée d’huile ?

      • Être et avoir dit :

        Tout à votre panégyrique, vous perdez de vue la différence entre les verbes « être » et « avoir ».

        Dans « il n’est pas rare que même l’industriel n’‶est″ plus ces compétences », le verbe « être » est utilisé bien imprudemment.
        Dans « il n’est pas rare que même l’industriel n’ait plus ces compétences », le verbe « avoir » est judicieusement employé (au subjonctif).