L’armement des frégates de surveillance va-t-il être bientôt renforcé par des munitions téléopérées ?

Fin 2023, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Nicolas Vaujour, s’était interrogé sur le rapport entre « l’usure et la décision », après avoir évoqué les retours d’expérience [RETEX] de la guerre en Ukraine.
« L’exemple, c’est le drone qui ne coûte presque rien, mais qui vient saturer, ‘user’ la défense aérienne de l’adversaire. Si la question nous était posée, il nous faudrait réfléchir à notre capacité à durer et à user un adversaire. Or, aujourd’hui, nous avons essentiellement misé sur des armes de décision », avait-il dit, lors d’une audition au Sénat.
Ainsi, avait ensuite développé le CEMM, l’idée est de « disposer d’armes d’usure capables d’épuiser un adversaire, de le fatiguer, de façon à déployer nos armes de décision au moment opportun pour remporter la victoire ». C’est d’ailleurs exactement ce que font les forces russes en Ukraine, en lançant des attaques massives de munitions téléopérées [MTO] à bas coût, comme les Shahed/Geran, suivies par des tirs de missiles de croisière.
Plus généralement, l’objectif de la Marine nationale est de réduire le « coût par tir ». D’où les travaux sur un canon électromagnétique, les armes laser et… les MTO, qu’elles soient aériennes ou navales. S’agissant de ces dernières, l’enjeu est de pouvoir augmenter le nombre de munitions tirées… et donc de saturer l’adversaire avant de lui porter un coup décisif.
D’où l’expérimentation d’une MTO de surface, réalisée en avril dernier. Pour rappel, cette dernière avait consisté à lancer une motomarine portant une charge explosive contre un chaland de transport de matériel [CTM] déclassé. Et cela dans le cadre de la « démarche de préparation au combat de haute intensité des équipages [POLARIS], engagée depuis 2021 ».
Le 17 juin, la frégate de surveillance Floréal, basée à La Réunion, a été sollicitée pour une expérimentation du même ordre, à la différence que la MTO utilisée était un drone « kamikaze » développé par la PME française FLY-R, et qu’aucun cible n’a été détruite.
Dans le détail, a expliqué le ministère des Armées, la MTO a été catapultée depuis la frégate Floréal, avant d’être télépilotée par son équipage. L’objectif était d’effectuer une « série de manÅ“uvres autour d’une cible évolutive fictive ».
Pour rappel, l’armement d’une frégate de surveillance de type Floréal est limité, celui-ci se résumant à un canon de 100 mm, deux canons de 20 mm F2, quatre mitrailleuses de 12,7 mm et, en étant taquin, à son pavillon, pour reprendre les mots d’un ancien CEMM…
Le type de MTO utilisée pour cette expérimentation n’a pas été précisé par le ministère des Armées, Cependant, FLY-R propose le R2-120 Raijin, un engin doté d’une aile rhomboïde et pouvant être très facilement mis en Å“uvre depuis un navire puisqu’il peut être lancé directement depuis son conteneur de transport.
Pouvant emporter une « charge pyrotechnique adaptée à différents types de cibles, le R2-120 Raijin est équipée d’une caméra Jour/Nuit pour détecter, identifier et engager une cible. Propulsé par un moteur électrique, il a une autonomie de 45 minutes, pour une portée opérationnelle de 50 km. En outre, il peut voler en essaim.
« Le guidage final du drone sur sa cible est réalisé par des algorithmes assurant une grande précision même sur cible mobile. Un taux de réussite cible élevé est notamment obtenu du fait de la stabilité de vol et de la grande manœuvrabilité à haute vitesse permises par l’aile rhomboïde ainsi qu’une trajectoire à très forte pente, une vitesse élevée, une discrétion visuelle, sonore et thermique lors de la phase d’attaque du drone », souligne FLY-R.
Ce n’est pas la première fois que la Marine nationale teste une munition téléopérée aérienne. En mai, elle a mis à l’épreuve son concept de « MTO défensive » depuis un porte-hélicoptères amphibie. Pour l’occasion, des drones FPV avaient été utilisés contre une embarcation hostile.





Gen z = zéro. Culte hédoniste du plaisir verrouillé par les réseaux sociaux made in fsb.
apokálupsis
Et qu’en pense la Vierge Marie ? Elle est revenue vous parler, dernièrement ?
C’est dingue que la France fonce à fond sur les « drones téléopérés » avec 20 ans de retard alors qu’ils sont maintenant dépassés…Je rappelle le bilan, 1100 drones téléopérés lancés sur Israël, 0 hit, oui zéro. Bon maintenant s’il s’agit de frapper les armées de troisième ordre, genre la plaisanterie irlandaise, la rigolade slovène ou les matamores espagnols… C’est sur qu’il y a de fortes chances de faire mal…
fabrice qui attaque violemment la bitd israelienne et l armée isarelienne, on aura tout vu.
Mais bon le bonhomme est tellement perdu qu il ne s en est pas rendu compte je pense.
Vous avez réussi votre coup en Iran… ça vous donne la grosse tête…
faites attention à la surchauffe… et au risque de liquéfaction…
Autant les drones explosifs lancés par les russes sur l’Ukraine ont provoqué des dégâts, autant il semble qu’aucun de ceux lancés par Iran n’ont frappé Israel. Comment les Israels ont mis hors de combat ces engins ? Est ce à cause de la distance du terrain traversé qui a permis aux alliés d’Israel de les descendre, par des munitions balistiques ? Tant que ces analyses ne sont pas claires, les MTO semblent pertinents.
Les Israéliens.
Les MTO semblent pertinentes.
@Fabrice. Ton avis, on se le met au même endroit que celui des milliers de tiers mondistes qui se sont masturbés sur la propagande Sino-Pakistanaise après l’opération Sindoor. Au final ce qui nous importe c’est la vérité, et elle n’est pas vraiment du coté du matériel Chinois vu le bilan catastrophique qui commence à nous parvenir. 8 J 10 et 2 Awacs abattus en plus de la neutralisation des aérodromes, des hangars abritant le matos nucléaire et de la défense anti aérienne…
De la même façon les drones Iraniens n’ont effectivement pas frappés Israël mais ils ont saturés la défense aérienne pour permettre aux missiles balistiques de frappés. Plusieurs infrastructures militaires Israélienne ont été durement touchées, ça la fout mal pour le fameux  » Israël premier tech »…
Ils ont saturé.
Permettre aux missiles balistiques de frapper.
Il y a une censure en Israël sur les frappes effectuées par les iraniens. Vous le savez parfaitement et donc vous en profitez pour nous raconter n’importe quoi mais justement parmi les rares images disponibles il y en a qui contredisent vos bobards.
https://video.lefigaro.fr/figaro/video/un-immeuble-residentiel-dans-le-nord-disrael-touche-par-une-frappe-de-drone/
Sinon avant il y avait eu aussi ça:
https://www.bfmtv.com/international/moyen-orient/israel/frappe-de-drone-en-israel-benjamin-netanyahu-accuse-les-allies-de-l-iran-d-avoir-tente-de-l-assassiner_AD-202410190405.html
et ça :
https://www.rfi.fr/fr/monde/20240719-moyen-orient-que-cachent-les-images-impressionnantes-la-frappe-de-drone-sur-tel-aviv
trouvé en moins de 30 secondes…
Peut-être pour saturer la défense afin d’utiliser ensuite les sites de décisions… ce qui est expliqué dans l’article, non?
En Israël, le coût de la défense semble être 7 fois plus important que le coût de l’attaque…
https://legrandcontinent.eu/fr/2024/04/16/la-defense-disrael-a-coute-au-moins-7-fois-plus-cher-que-lattaque-iranienne-selon-nos-estimations/
@Fabrice…..
Les Shahed sont là que pour que quelques missiles passent… et ils sont passés…
Je ne doute pas du fait qu’Israël va très vite chercher et trouver une parade à ce type d’attaque, mais les faits sont là … Israël a subit des dégâts matériels et humains.
Alors roule bien serré tes « 0 hit » et fourre toi les ou je pense au noms des victimes, pauvre tache.
Non, non, non et non ! Même bien serrés, ce n’est pas là qu’il faut les ranger.
Israël a subi.
Avant, il y avait des missiles autoguidés. Maintenant, il faut les guider manuellement.
.
C’est quoi la différence entre un missile et une mto dont  » Le guidage final du drone sur sa cible est réalisé par des algorithmes assurant une grande précision même sur cible mobile. « ?
Peut-être le prix, divisé par 100 ou 1000?
Infinie gratitude des contribuables que nous sommes tous, riches ou pauvres, grâce à la déesse TVA.
Marauder.
Tu peux lancer avant d’avoir trouver ta cible ; arriver sur zone ; et choisir (donc changer au besoin) la cible à la plus haute valeur ajoutée ou qui représente la plus grande menace.
Et pour finir tu as un bilan vidéo des dommages infligés (fondamental pour juger de la réussite ou non de l’état final recherché) en bonus !
Avant d’avoir trouvé.
Probablement la nature des capteurs et la chaîne d’analyse et décision qui en découle.
@Nexterience….
1) les missiles sont toujours autoguidés, même si aujourd’hui l’homme peut lui faire changer de cible en cours de course.
2) la différence entre un missile et une MTO, réside dans la charge explosive, ( bien supérieure dans un missile mer/mer, et l’énorme différence de prix ( plusieurs dizaines de MTO), pour le prix d’un missile.
Notre CEMM pense à raison que la plupart des cibles ne justifient pas l’utilisation d’un missile mer/mer ou mer/air. Un drone Shahed est tout à fait atteignable par une MTO… une vedette rapide bourrée d’explosif aussi…
Et je vous laisse imaginer les dégâts que pourrait faire une MTO à charge fragmentée au cœur d’un essaim de drones.
Notre CEMM pense multicouche, et toutes distances.
Les MTO œuvrant plus haut et plus loin que les divers canons et mitrailleuses du bord, et beaucoup moins haut et loin qu’un missile.
Si vous rajouter le module offensif de contremesures électroniques, à cette panoplie, vous obtenez une bulle de défense extrêmement compacte, et donc un bateau qui peut durer, et surtout un équipage rassuré sur les possibilités de leur navire… d’autant que la connaissance de l’environnement hors de la portée visuelle jusqu’a lointain (un VSR peut aller jusqu’à 250km du pont d’envol), est aujourd’hui acquise, même hors comm satellitaire.
Si vous rajoutez.
Erreur fatale ? La distinction armes de décision/d’usure n’a guère de sens: toutes les armes employées dans les engagements actuels sont d’usure qu’il s’agisse des missiles les plus modernes, des drones lourds etc Aucun n’a eu d’effet de rupture décisive. Tout au plus peut on considérer que repousser la flotte russe au fond de la mer Noire pour la sauvegarder est « non défaite »: la maîtrise du milieu n’y appartient à personne.
Ce CEM devrait compris ce qui fait peur en France (à juste titre) et qui annihile cette distinction : les morts acceptés font partie de l’équation du coût de la guerre : coût humain + coût matériel + coût économique. Les ukrainiens ont choisi de combattre et mourir pour leur liberté; les russes eux n’ont pas vraiement choisi, mais acceptent de mourir pour le Kremlin.
Si aujourd’hui, les deux pays s’agressent avec des moyens « bon marché » (drones tous milieux, bombes planantes) pour les volumes, la la supériorité viendra très probablement à celui qui obtiendra la plus haute performance sur la globalité de l’efficience de cette équation. Le sang ukrainien est précieux, c’est bien pour cela que les ingénieurs cherchent l’innovation et la rupture vers le haut, notamment l’omniprésente IA (lire à ce sujet « Killing machines: how Russia and Ukraine’s race to perfect deadly pilotless drones could harm us all« – Guardian, 25.6.2025).
Cette limite à la réflexion en France est bien illustrée par la devise de l’Ecole de guerre, « Si vis pacem, par bellum », qui convient bien au caractère emollient du temps de paix. Il serait temps de proclamer que c’est la Victoire qu’il faut préparer avec ce que cela implique en efforts humains et économiques. C’est ce que l’on attend d’un vrai chef militaire.
@La Meuse….
Vous vous rendez compte que vous dites la même chose que le CEMM, ou ce que j’écris dans mon post?
Si votre bateau dure, il va créer beaucoup de dégâts au sein d’une marine adverse, en plus du gaspillage de drones aérien, sous marins ou sur l’eau.
Et c’est bien l’usure des moyens de l’adversaire, plus rapide que la vôtre, qui vous accorde la victoire.
Je vous invite à lire et comprendre avant de commenter.
@ Caron – Ce que je critique n’est pas la notion d’usure qui est une évidence, mais la distinction artificielle entre entre usure et décision, qui segmente les équipements. Dans les propos rapportés et en état-major, elle n’a d’utilité que pour sanctuariser alternativement les priorités des uns ou de autres. Et cela évite le débat global autour des meilleurs moyens confondus pour atteindre les objectifs. NB : si l’usure accordait la victoire, elle s’appellerait décision.
A l’origine, les navires de cette classe avaient 2 MM38 qui ont été virés vers 2015 je crois. Ça devrait laisser la place pour installer des MTO… Mais pour quel type d’adversaire au vu de leurs missions ? Il serait plus intelligent de renforcer l’anti-aerien, parce que là , le risque de se retrouver face à un gugus qui, lui, vous envoie des MTO juste pour faire plaisir à un commanditaire est plus élevé.
Au vu des missions des FS, dont la principale reste la surveillance, on pourrait les équiper avec une paire de drone R2-240, cela permettrait d’avoir une surveillance aérienne en quasi continu sur 24h si besoin, le challenge serait probablement de rendre ces drones plus résistants a l’environnement salin et d’avoir un système de récupération fiable pour des états de mer allant au moins jusqu’à 3 ou 4. Donc pour Noël prochain, 2 R2-240 et 12 R2-120 par frégate de surveillance siouplait…
« on pourrait les équiper avec une paire de »… J’ai eu peur.
C’est parce que vous pensez avec vos gonades.
Je dirais qu’avec un Raijin on pourra aller reconnaître une cible et revenir jusqu’à 20km, sur mer ce n’est pas énorme, après si on veut détoner la MTO de toute façon, on a plus de marge mais c’est quand même pas fou, on va dire 45km +/- 10% en fonction de la météo en excluant les cas extrêmes, bon en gros ça correspond a la longueur de la ligne visuelle d’un navire avec un appareil qui vole a ~200m d’altitude, sachant que la portée de guidage de la MTO est de toute façon liée a la ligne de vue, c’est cohérent.