Dassault Aviation est « très réticent » à poursuivre le projet SCAF si la question de la gouvernance n’est pas tranchée

En 1978, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne lancèrent des études en vue de développer, en commun, un nouvel avion de combat. Seulement, faute de se mettre d’accord sur les spécifications de ce futur appareil, cette initiative fut abandonnée deux ans plus tard… avant d’être reprise par les Britanniques, sous l’appellation « ACA » [Agile Combat Aircraft], avec la participation des Allemands [via MBB] et des Italiens [avec Aeritalia]. De leurs côtés, les Français décidèrent de faire cavalier seul avec le projet ACX.

Pour autant, toute idée de coopération européenne n’était pas abandonnée… et il fut question de fusionner l’ACX et l’ACA en un seul projet, appelé EAP [Experimental Aircraft Program], et d’y associer l’Espagne. Seulement, malgré les gages de bonne volonté donnés par les uns et les autres, les divergences ne furent jamais aplanies, notamment entre la France et le Royaume-Uni.

Ce modèle de coopération fut interrogé par la France, qui craignait de voir les « partenaires européens » tenter de lui imposer un avion qui ne pouvait pas lui convenir tout en profitant de son savoir-faire aéronautique. « Les Britanniques nous ont invités à discuter autour d’une table comme ils invitent une dinde à Noël », résumait-on chez Dassault Aviation [*].

Finalement, tout pro-européen qu’il fût, le président Mitterrand décida de mettre les pouces. Et, le 2 août 1985, la France décida de se retirer de ce projet pour se concentrer sur le développement du Rafale. Quant aux trois autres pays, ils poursuivirent leur coopération, laquelle engendra l’Eurofighter.

Ce scénario peut-il de nouveau se répéter pour le Système de combat aérien du futur [SCAF], lancé en 2017 par la France et l’Allemagne, avant d’être rejoint par l’Espagne ? La question se pose car les mêmes ingrédients – ou presque – sont réunis pour qu’une telle issue soit probable.

Après des mois de polémiques et de désaccords, les trois pays ont fini par lancer la phase 1B du SCAF en avril 2023, l’objectif étant de jeter les bases d’un démonstrateur. L’assemblage et les essais en vol de ce dernier sont prévus pour la phase 2, laquelle fait l’objet de discussions… mais aussi de doutes sur la gouvernance du projet.

Deux visions s’opposent. Désigné maître d’Å“uvre pour le pilier 1 du SCAF, c’est-à-dire pour la conception de l’avion de combat du futur [NGF, New Generation Fighter], Dassault Aviation fait valoir qu’il n’a pas les coudées franches pour tenir son rôle face aux filiales allemande et espagnole d’Airbus Defence & Space. « On n’est pas capable de répartir le travail en fonction de ce que nous pensons. Il faut composer, négocier en permanence », avait ainsi résumé Éric Trappier, son PDG, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en avril dernier.

Pour l’industriel français, l’idéal serait d’établir une coopération sur le modèle de celle qui avait permis de développer le démonstrateur de drone de combat nEUROn. Pour rappel, les industriels de six pays européens y avaient pris part, sous la direction de Dassault Aviation. Résultat : un appareil très performant a pu voir le jour dans des délais relativement rapides et, surtout, à des coûts maîtrisés [moins de 500 millions d’euros].

Ce modèle s’oppose à celui défendu par Airbus Defence & Space, qui souhaite reproduire la même coopération qui a abouti à l’Eurofighter. « Si les gens veulent que le SCAF existe, nous savons tous comment le faire. Il suffit de revenir à ce qui a été convenu et de s’y tenir. Mais si les gens pensent que nous devons revenir à la case départ et recommencer toute la discussion, ce n’est pas acceptable », s’est agacé Michael Schoellhorn, le PDG d’Airbus Defence & Space, dont les propos, tenus à l’occasion du salon du Bourget, ont été rapportés par le journal Le Monde.

Au passage, lors de ce salon, le NGF s’est fait voler la vedette par le Rafale F5 et le drone de combat censé l’accompagner…

Cela étant, au cours d’une audition au Sénat, le 25 juin, M. Trappier a tiré à boulets rouges sur le modèle de coopération mis en place pour l’Eurofighter. Et même plus encore.

Il y a « la gouvernance du nEUROn, qui a marché » et il y a celle de type Eurofighter, défendue par Airbus Allemagne et Airbus Espagne. Et pour cause : ils sont dans le programme Eurofighter », a d’abord souligné M. Trappier, avant de citer un article publié par le Monde [24/06] sur cette question.

Ainsi, a poursuivi le PDG de Dassault Aviation, il y est dit que les « gens d’Airbus ne peuvent pas accepter la gouvernance que l’on propose parce que ça voudrait dire qu’ils se sont trompés dans la gouvernance de l’Eurofighter ».

Pour M. Trappier, le modèle de coopération mis en place pour le nEUROn avec six pays est « le bon puisqu’il a donné de la performance ».

Et d’ajouter : « On n’est pas en train de faire des savonnettes et du marketing, on est en train de faire des équipements de très haute valeur, qui coûtent beaucoup d’argent, pour nos forces armées. Et on doit être capable de les exporter pour avoir une équation économique pas idiote. Donc, il faut faire les meilleurs. On a toujours travaillé comme ça ».

Aussi, ce problème de gouvernance est « au cÅ“ur du sujet », a insisté le PDG de Dassault Aviation, avant d’enfoncer le clou.

« La gouvernance d’Eurofighter consiste à faire un JV [joint venture ou coentreprise], tout le monde met sa propriété intellectuelle au milieu, on donne tout à tout le monde et puis on fait un avion qui, finalement, répond aux besoins de chaque industriel », a décrit M. Trappier.

Est-ce que ce modèle a permis de faire en sorte que l’Eurofighter [EF2000/Typhoon] soit « le meilleur au monde ? Demandez à nos pilotes […] Est-ce qu’il va sur un porte-avions ? Non. Est-ce qu’il a cette capacité à s’exporter parce qu’il est moins cher ? Non. Est-ce que les États ont dépensé moins parce qu’ils étaient quatre ? Non et c’est factuel : c’est ce qu’ont dit les cours des comptes de ces pays », a-t-il enchaîné.

« Ça a coûté plus cher à chaque pays de faire l’Eurofighter à quatre qu’à la France de faire le Rafale. Et regardez les résultats du Rafale », a insisté M. Trappier. En outre, a-t-il fait observer, « quand le Rafale se vend à l’export, il rapporte de l’argent aux caisses françaises car Dassault et ses partenaires paient leurs impôts et leurs charges sociales en France ».

Quoi qu’il en soit, et même si le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a indiqué qu’il aborderait le sujet de la gouvernance avec ses homologues allemand et espagnol, M. Trappier a laissé entendre que Dassault Aviation pourrait se retirer du SCAF

« Je serai toujours très réticent à entrer dans une logique qui fait qu’on va dépenser plus, qu’on sera moins performant et qu’on n’exportera pas. Sans compter les fils à la patte en termes de composants ITAR, que certains laissent passer pour des raisons ABCD », a déclaré M. Trappier.

Toutefois, a-t-il continué, « je pense que la bataille est devant nous. On n’est que dans un démonstrateur, donc c’est moins grave. Mais quand même, si on doit s’engager dans un vrai programme, il faut se poser les bonnes questions sur cette gouvernance ».

[*] Rafale, le défi français – Jean-Paul Philippe, Tallandier

Voir aussi...

 

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145 contributions

  1. Bastan dit :

    De toute façon les pays associés achèteront américains.

  2. Bagration dit :

    Ce que je pense, et depuis un moment, c’est que cette collaboration forcée entre Airbus et Dassault autour du projet SCAF est surtout le fruit d’Emmanuel Macron et de son rêve d’une autonomie stratégique européenne. Celle-ci s’est fracassée sur la réalité à de multiples reprises depuis 2017 (on en a encore eu l’exemple au dernier sommet de l’OTAN), mais le Monsieur refuse d’admettre qu’il a eu tord, donc il refuse d’abandonner le SCAF malgré le souhait de Dassault. Je pense qu’Eric Trappier n’attend qu’une chose, la fin du mandat d’E.Macron en 2017, pour que le dernier vrai soutien du projet s’en aille et que Dassault puisse avancer sur son propre chemin.

    La question sera cependant celle du financement, comme pour les autres grands programmes stratégiques du pays, alors que les finances publiques françaises sont littéralement au fond du trou…

    • hdo dit :

      Dassault Chiffre d’Affaire 6Md€ (Airbus 72Md€, Renault 56Mds, etc ) / LM 72Md$
      et c’est Dassault qui commande?? pffff
      c’est QUOI le plan de Dassault pour devenir une grande société internationale? avec des usines partout dans le monde à commencer par l’Allemagne?

      • Ced dit :

        le question c’est qui sait faire le mieux un avion de combat seul.?Certainement pas Airbus

      • fabouze dit :

        airbus ne vend pas pour 72 milliard de matériel militaire…. avec votre logique ridicule, c’est amazon (chiffre d’affaire 386 milliard de dollars) qui doit produire les futurs avions militaires des USA….
        Vous voulez faire produire le SCAF par renault? C’est quoi l’idée, vous voulez qu’il ait un moteur hybride et un porte gobelet?
        celui qui doit commander c’est celui qui a les compétences pour produire un avion -> dassault.

        • Portefeuille contre porte-flingue dit :

          Ben, vu qu’il compare avec Renault, je suppose aussi qu’il veut avoir des concessionnaires de SCAF dans toutes les villes moyennes, et pouvoir en équiper toutes les familles d’Europe…

        • Happy boy in town dit :

          Le porte-gobelet, j’ai toujours dit que ça manquait.

    • Carin dit :

      @Bagration……
      Vous croyez vraiment ce que vous écrivez?
      Le sieur Macron impose tellement sa vision, qu’il a lui-même nommé Éric Trappier (représentant élu de la BITD française), pour négocier avec Airbus…
      Et vous remarquerez qu’il n’intervient jamais dans ce dossier.
      L’ensemble du projet SCAF va se casser la binètte et celui du MGCS aussi, et Macron n’en a rien à faire. Il a essayé de sortir l’Allemagne des griffes américaines en vain, il a même pris sous l’aile française KMW qui était menacée de rachat par Rheinmetall avec la bénédiction des allemands.
      KMW est le concepteur du char Leopard… le vrai.
      Aujourd’hui KMW fait partie de KNDS, et c’est ce consortium qui va produire le remplaçant du Leclerc. En cela Macron a réussit son coup, le futur char lourd, sera européen… pas allemand… et encore moins américain.
      L’actuel chancelier allemand semble vouloir se rapprocher de cette vision européenne de Macron, d’autres également, (d’après leurs différentes déclarations), c’est bien la preuve que Macron est allé dans le bon sens non?
      Vous êtes nombreux à souhaiter le départ de Macron, mais avez-vous une idée de la personne qui fera mieux que lui?
      Avez-vous même une idée de la personne qui incarnera la France, à l’étranger?
      Si vous pensez au RN, et sa patronne, ça m’étonnerais beaucoup que les gens aussi idiots soit-ils, élisent au second tour une inculte…
      Si vous pensez à LFI et son patron, lui a de la culture, mais c’est un haineux, bouffis d’orgueil et de condescendance.
      De plus les 2 sont à la solde du même pays étranger, qui ne nous veut pas du bien.
      A l’image du premier ministre de Sarkozy, qui n’a traité aucun dossier sensible, qui n’a eu accès à aucune avancé technologique que nos services ont constamment surveillé, et qui dès la fin de ses fonctions, s’est empressé de migrer vers la Russie de Poutine.

      • Czar dit :

         » ça m’étonnerais (sic) une inculte… »

        le meilleur chez carlin, ça reste son humour involontaire.

        « L’actuel chancelier allemand semble vouloir se rapprocher de cette vision européenne de Macron »

        ça s’est particulièrement vu lorsqu’il a réfuté mot pour mot les positions de macron sur l’escalade israélienne et bien évidemment le choix stratégique de l’allemagne de devenir le relais industriel des intérêts uhesse sur le continent, comme en témoigne cette marginalisation totale de macron de voir le fonds européenne réservé aux entreprises du continent dans lequel merz n’a évidemment joué aucun rôle.

        peut-être qu’avec une seconde bouteille d’elixir anisé du savoir, tes analyses précieuses atteindront le stade de l’extra-lucidité.

      • Bobby La Trousse dit :

        Oublie c’est des bas du front ils captent rien a rien.

        • Czar dit :

          il est manifestement pas le seul, flapi la frousse  » tout ce que macron touche se transforme en merde » donald trump, président des etats-unis et qui est son « ami »

          hé les groupies « c’est notre prozeeeet » cotisez vous pour envoyer Mimi Marchand faire des publireportages à new york, ça marche bien avec vous le sweat CPA10 en courant dans central park avant d’aller taper dans le sac de frappe vous aurez le z*** tout dur devant un tel arrête-ton-charisme.

          • Crache ton venin dit :

            Est-ce que ça vous a fait du bien ?

          • Czar dit :

            autant qu’à toi, pourquoi cette question ?

            Besoin de faire du muscle sans risque en enfonçant des portes ouvertes ?

    • Hackram Erougel dit :

      Une fin de mandat en 2017, c’est « Retour vers le futur »…

    • Hoi dit :

      Il faut arrêter les fixettes sur Macron.
      1 Le SCAF a démarré avant Macron
      2 Si on veut lutter contre les Américains on est obligés de travailler entre européens. Les Américains vendent aux Européens parce qu’en échange ils donnent leur couverture nucléaire, installent des bases militaires et exportent aux USA (industrie et voitures allemandes par exemple). Croire qu’ils vont juste se mettre à acheter Français parce que la France est en Europe est d’une grande naïveté.
      3 Cela ne m’empêche pas d’être d’accord avec Dassault. Le SCAF semble malheureusement être un sacré bordel. Mais on n’a pas d’autres choix que d’essayer qui à abandonner.
      Et laissez Macron en dehors de cette histoire. C’est ridicule.

    • fab le vrai dit :

      Moi ça me semble assez logique que nos gouvernants poussent fort pour la coopération. les prémices du SCAF, ça doit remonter aux accords de Lancaster House, donc bien avant Macron.
      Maintenant, avec les problèmes posés par Airbus Def., Dassault doit résister et montrer que c’est bien à Mérignac qu’on fabrique les meilleurs zincs, qu’on les exporte le mieux et le Rafale F5 avec ses évolutions sont la meilleure arme pour convaincre nos « partenaires »
      Le problème reste le financement : il faut plus de 100 milliards € pour le développement, sur 15 ans… Pourquoi ne pas re-discuter de la création d’un livret « défense »… quand on voit le montant de la collecte mensuelle de l’épargne règlementée ( Livret A, Livret DD, Assurance-vie, ..), ça laisse rêveur..

    • NRJ dit :

      @Bagration
      « le Monsieur refuse d’admettre qu’il a eu tord, donc il refuse d’abandonner le SCAF malgré le souhait de Dassault » il ne vous vient pas l’idée que Macron a peut être les intérêts de l’Etat en tête ?
      Trappier ne se bat que pour Dassault. Il n’en a rien à faire des intérêts de l’armée francaise tant que ca lui rapporte. Donc si l’armée francaise est obligée de sacrifier ses programmes de sous-marins, de drones, de frégates et autres pour se payer un successeur dispendieux au Rafale, ca n’empêchera pas Trappier de dormir.
      Sachez que je ne le critique pas, il est chef d’entreprise, donc son boulot est que Dassault se porte bien, et on ne peut pas lui en vouloir pour cela. Par contre, on ne peut évidemment pas lui porter une confiance aveugle, car son intérêt diverge partiellement de celui de l’intérêt de l’Etat francais, et plus spécifiquement de l’armée francaise.

      Quand on regarde la situation, on comprend que le SCAF, même franco-francais, va coûter une blinde. Si vous ne me croyez pas, regardez simplement l’évolution des coûts des programmes aéronautiques de combat depuis 70 ans dans toutes les parties du monde.
      Donc il faut oublier le SCAF franco francais en solo. Et si vous voulez cette option, alors il vous faut assumer le sacrifice des programmes majeurs de l’armée francaise (hélicoptères, frégates, sous-marins, ou autres). A vous de voir.
      Je pense que l’option d’une coopération est plus intéressante, car Dassault n’est pas le seul industriel de l’Etat. Maintenant, ca veut dire que Dassault devra renoncer à certaines parties, et cela ne plait évidemment pas à son patron (et c’est aussi son boulot de négocier durement en jouant sur le fait de faire en solo le SCAF).

      Une chose intéressante, c’est que Trappier n’a pas mentionné qu’on avait sacrifié le drone Talarion pour se payer des Rafales supplémentaires en 2009, alors même qu’on n’avait aucune utilité pour les Rafales et qu’on avait un manque criant pour le Talarion dans nos conflits en Afghanistan et après au Mali. Et rebelote en 2014 quand on voulait lancer ces absurdes sociétés de projet. C’est beau d’avoir un programme légèrement moins cher, mais si le programme nécessite des dépenses trop lourdes au mauvais moment, ca n’arrange pas non plus.

      • Desty dit :

        Oui mais il y a une donnée non-négligeable à prendre en compte: poussé par l’OTAN les états ont pris la décision de sortir leurs dépenses militaires de l’absurde calcul imposant un déficit publique à moins de 3% du PIB voulu par l’homologue allemand du sinistre VGE et de passer progressivement les dépenses militaires annuelles de 2 à 5% du PIB, et coup de chance l’agenda est programmé exactement dans la même temporalité que ce fameux programme SCAF… Pour la France, ça laisse supposé un passage du budget de la défense d’un quelque 50 milliards d’euros à 125 milliards d’euros ! Je crois que cette donnée permettra de dégager des marges de manÅ“uvre…

        D’autre part, comme c’est encore une fois bien reprécisé dans le corps de l’article, parce qu’on aura beau le retourner dans tous les sens ça restera une donné factuelle et indéniable, les états qui ont participé au programme Eurofighter Typhoon ont, au jour d’aujourd’hui, chacun dépensé plus de pognon pour mener à bien ce programme que l’état français n’en a dépensé seul pour mener seul le programme Rafale.
        Le résultat étant que le Typhoon ne répond toujours pas aux besoins de l’armée fr (parce qu’ils n’ont pas été pris en compte dès le départ) et qu’on a fait des économies.
        La poursuite de l’Eurodrone est d’ailleurs très inquiétante car comme le Typhoon, cet appareil ne correspond pas à un quelconque besoin exprimé par nos armées. Et pourtant la France paie pour développer ça. Néanmoins, on s’inquiète pas tant que ça de l’évolution de ce programme quand on a pu observer un peu la présentation des nombreux appareils dronisés correspondant plus aux besoins des armées lors du salon du Bourget.

        Je pense que l’Histoire est déjà écrite et actée: Trappier a raison sur toute la ligne, même si les intérêts de Dassault peuvent diverger quelque peu des ceux de la France et des Français, ils divergeront sans doute toujours moins que ceux d’un pays étranger pas si amical que cela comme l’Allemagne. Et il faudrait vraiment être stupide pour cautionner des dépenses supplémentaires et excessives, en plus que hypothèquer de façon plus que déraisonable nos avantages comparatifs et notre propriété intellectuelle pour mener à bien des programmes militaires qui ne correspondent pas vraiment à nos besoins mais à ceux des nos voisins.
        Les dirigeants français ne sont pas aussi stupides et/ou corrompus que beaucoup pense, c’est pourquoi ils mettront très certainement un terme à tout ce couteux programme si nos amis Allemands continuent à essayer de nous la faire à l’envers pour nous faire les poches. C’est la réalité.

    • Stoltenberg dit :

      Le choix en faveur du SCAF est purement idéologique européiste. Sinon, toutes les considérations rationnelles sont contre: militaires (divergence des exigences), techniques (compétences des « partenaires ») et financières (surcoûts et délais dus à la nécessité de se mettre d’accord sur tout). Et c’est clair depuis longtemps.
      Ce que dit le PDG de Dassault c’est bien, mais le seul problème c’est qu’on commet une nouvelle fois la même erreur à cause de cette frénésie idéologique, autoritaire (tout le monde est contre sauf le gouvernement). Je vous laisse imaginer les marchés en plus que l’on aurait pu gagner face aux F-16 et F-18 si l’on ne s’était pas engagé dans les coopérations insensées et sur le Rafale avait volé 7 ans plus tôt…

      • NRJ dit :

        @Stoltenberg
        « financières (surcoûts et délais dus à la nécessité de se mettre d’accord sur tout) » Du coup pour vous lq mutualisation des coûts de développement et de production , c’est une considération rationnellement contre ?
        Concernant la considération militaire, il y a une possibilité de se mettre d’accord (après tout, c’est ce qu’il semble avoir eu lieu), et niveau compétence, les allemands et les espagnols sont parmi les plus compétents au niveau mondial. Ce n’est pas comme si on parlait de l’Inde là.

        « tout le monde est contre sauf le gouvernement » Les députés ne sont pas contre non plus. Dites nous quels partis se sont affirmés opposés au SCAF franco allemand qu’on rigole un peu…
        Sinon, je vous rappelle que le Rafale avait 7 ans de retard car on n’avait pas l’argent pour financer le programme. Il semble que vous ayez oublié cela. Et puisque vous le mentionnez, quels marchés aurait t’on pu gagner face aux F-16 et F-18 ?
        Et que pensez vous de la possibilité de gagner face aux F-16, quand on voit le résultat marocain et brésilien (c’était des Gripen, mais les motivations restaient les mêmes).

        • Stoltenberg dit :

          Parce que le développement de l’Eurofighter 2000, l’avion de génération 4+ le plus cher au monde, a permis de faire une économie de dépense quelconque ? Je n’ai pas l’impression donc j’éviterais le sujet à votre place… 😉

          • NRJ dit :

            @Stoltenberg
            « Parce que le développement de l’Eurofighter 2000, l’avion de génération 4+ le plus cher au monde, a permis de faire une économie de dépense quelconque ? » Pour certains des pays qui faisaient partie de la coopération, oui ça a permis une économie. L’Espagne ou l’Italie auraient payé bien plus si elles avaient individuellement fait leur propre avion. Concernant l’Angleterre ou l’Allemagne, je vous laisse nous démontrer le contraire….

            Sinon, il a suffi de 3 programmes menés en coopération (Tigre, NH90, A400M) pour permettre à la France d’économiser une somme égale au futur porte-avion et à la totalité de notre flotte de SNA. Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est la cour des comptes. Vous voulez vraiment éviter le sujet de la réduction des coûts de R&D dans les coopérations ?

    • La tortue dit :

      Il ne peut pas admettre qu’il a eu « tord », mais peut-être pourrait-il admettre qu’il a eu tort.

  3. Rondeau dit :

    A l’époque un des meilleurs amis de François Mitterand Pierre de Bénouville était l’éminence grise de Marcel Dassault la petite histoire permet de mieux comprendre le cavalier seul de Dassault pour le Rafale…

    Quant au Scaf ça sent le roussi…

  4. Fabrice dit :

    Grosse grosse admiration pour M. Trappier , heureusement que la France a des gars de sa trempe et de son talent , espérons que nos gouvernants l’écoutent car oui on peut faire le scaf mieux plus vite et pour moins cher tout seuls on a tout ce qu’il faut pour cela et les retombées économiques resteront chez nous , manque plus que la volonté politique.

    • jean dit :

      Nous devons construire ce dont nous avons besoin. Qu’attendent nos gouvernants ?
      Que de temps perdu.

    • Hackram Erougel dit :

      Exact.

    • Simonot dit :

      ayant lu bcp de commentaires, je pense que n. n avons besoin de
      personne, et que je rejoins le commentaire de M Clavier( qui est un peu apres le votre) et que je n ai
      aucune confiance aux allemands…
      pour diff raisons que j ai accumule’ depuis des diz d annees’.
      sauf que la volonte’ politique qui nous
      manquerait, elle est entre les mains
      de  » Turlupin « 1 er . et quelle est tout
      sauf claire. trop europeenne…a mon avis… ce qui n est pas un gage
      d independance….nous n avons pas
      a partager nos avances technologiques
      qui le fait d ailleurs?? personne.
      et la nouvelle donne mondiale,
      change tout…trente ans qu on
      desarme….le reveil est douloureux
      v. pensez bien que les retraites, et
      tutti quanti, on nous dira qu il y a
      plus urgent….
      gouverner, c est prevoir,…. et depuis
      l avenement de  » TOnton , 44 ans,
      qui a prevu quoi!!??
      Poutine a raison de se moquer de
      notre porte avion…la moitie’ du temps
      en reparation….et j en passe.
      et les fregates non vendues a Poutine( par Flamby »(
      cedees moitie prix a l egypte)
      ca fait rire qui….tout le monde.
      comme c est devenu , la tendance
      de la France, et pour tout et n importe
      quoi!!. qui peut dire le contraire
      RS

  5. Clavier dit :

    Dassault par le passé s’était fourvoyé pas mal dans des prototypes voulus par des ingénieurs et développés sur fond propres qui n’ont rien donné ( verticalité, géométrie variable, ….)
    Avec Trappier, on est devenu beaucoup plus prudent et on a bien raison car les Allemands sont en ambuscade et ne nous veulent pas que du bien même si notre chef suprême ne voit rien venir ….

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Dassault par le passé s’était fourvoyé pas mal dans des prototypes voulus par des ingénieurs et développés sur fond propres qui n’ont rien donné » C’était à l’époque une manière de faire « feu de tout bois » en matière de recherche aéronautique, Concernant la « verticalité les Britanniques ont sorti le Harrier qui fut quand même une belle réussite, en matière de géométrie variable cette technologie a quand même donné des avions comme le F111, le F14, le B1, le SU17, le SU24, le Mig 23, le Tornado, le TU22, et le TU160.
      Le problème a été qu’entre les politiques qui détenaient les cordons de la bourse et les chefs de l’Armée de l’Air qui voulait un coup du chasseur léger, puis du chasseur lourd puis du pur intercepteur et après du chasseur bombardier, du monoréacteur puis du biréacteur puis euh…………..non du mono. Ce que vous prenez pour du fourvoiement fut surtout de la valse hésitation mais pas de Dassault!

      • Nez pointu dit :

        Je ne vois pas bien le rapport entre le Harrier et la liste d’avions à géométrie variable que vous donnez.

    • Jack dit :

      @Clavier : « Dassault par le passé s’était fourvoyé pas mal dans des prototypes voulus par des ingénieurs et développés sur fond propres qui n’ont rien donné ( verticalité, géométrie variable, ….) »
      .
      Tout faux ! Les prototypes d’avion à décollage vertical et à géométrie variable sont des études commandées par l’armée de l’air (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dassault_Mirage_G , https://fr.wikipedia.org/wiki/Dassault_Mirage_III_V ).
      .
      Sinon, le développement du Mirage 4000 a aidé celui du Rafale. De même, les drones Petit Duc et Grand Duc sont les précurseurs du Neuron.

    • Goose dit :

      Fourvoyé ?
      Dassault a créé nombre de prototypes dont beaucoup très réussis.
      Abandonnés suite à l’indécision des politiques.
      Le Super Mirage 4000 en étant l’exemple le plus frappant.

  6. Bloodasp dit :

    Non mais, vont pas nous casser les rouleaux les Schleux d’Airbus, allez on se casse et on fait dans notre coin avion de 6° génération franco français, avec un budget militaire à 3,5% du PIB, aucun problème !

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Décidemment il faut reconnaître que le blanc de Moselle ça attaque!

    • Goose dit :

      Ja, ja, ja, sie haben recht !
      Sacré Gunther, quel pitre quand même !

    • Hackram Erougel dit :

      Tout un programme, Camarade!

    • Harrick31 dit :

      rarement vu un commentaire aussi haineux que celui d’un nazi en mal de son ancien régime qui lui manque tellement. l’Allemagne vous dîtes ? kaput depuis bien longtemps. Quand vous saurez faire un avion tout seul on en reparlera plur le moment retourne faire des voitures parceque même ça vous savez plus faire ! Les japonais se marrent quand ils essayent vos Benzzz. zou le chleu

    • Jeanot dit :

      Ça c’est pas vrai. on peut tout faire sans l’Allemagne.
      le programme nucléaire on avait l’argent pour le faire? non
      on l’a fait , c’est juste une question de volonté et de politique.
      on a pas une banque centrale européenne? on peut pas monétiser comme le font les eu et la chine?
      faut arrêter de résonner comme le bon protestant allemand près de ses sous. si nous voulons peser en Europe et l’Europe peser dans le monde va falloir bouger.
      autrement c’est l’histoire qui s’occupera de nous européens.

    • Barba D.Rossa dit :

      Ok « Jhardon », le warrior derrière son clavier.
      Sinon tu es allé au Bourget leur expliquer ?

    • Ze Frouze dit :

      Jawohl mein Herr; Gott mit uns et Deutschland über alles.

    • Math dit :

      Il ne faut pas tirer des conclusions trop vite. Ce n’est pas bon.

    • EchoDelta dit :

      L’Allemagne ne porte certainement pas la France a Bout de bras vu tout l’argent qu’on leur transfert via le marché énergie EU… Ils sont surtout là pour nous siphonner et l’Allemagne est en récession depuis plusieurs trimestres.
      En revanche que nous ne sachions pas gérer nos finances par ce que nous distribuions de l’argent à tout le monde, dont l’Allemagne, la Chine, le Maghreb, etc…c’est tout a fait.
      Le FMI pourrait nous aider à reprendre la maitrise de nos dépense en faisant les choix que les politiques refusent de faire pour s’éviter des troubles sociaux face à leurs mensonges réguliers.

    • Cyd dit :

      L’Allemagne supporte la France comme la corde un pendu

      Quand il n’y aura plus rien à razzier en France, l’Allemagne partira, dénonçant ce qu’elle à sciemment provoquer

    • Why not dit :

      khardon kagoulë@ Comme ils disent en Teutonie: Go fuck yourself dickhead! L’Allemagne n’avance ni ne rassemble, elle fait seulement la pute pour Israël et les USA; parce qu’elle aime ça et qu’elle a beaucoup de choses à se faire pardonner…

  7. Philippe dit :

    « Au passage, lors de ce salon, le NGF s’est fait voler la vedette par le Rafale F5 et le drone de combat censé l’accompagner… » Effectivemment tout a été organisé ( disposition du pavillon Dassault) pour que personne n’y prête attention….

    • Titeuf dit :

      Le NGF était bien seul dans son coin au Bourget !!!
      L’on aurait dit un gamin collé au coin avec un bonnet d’âne !!!

  8. Alain d dit :

    « Y’a t’il un pilote dans l’avion »
    Pour éviter l’usine à gaz et les coquilles : un seul pilote.
    Le plus capable, et probablement le seul capable, parce que déjà prouvé : Dassault.
    Aussi parce que les porte-avions et la dissuasion sont inconnus par l’Allemagne et l’Espagne.
    La France et le Royaume-Uni peuvent construire un chasseur.
    L’Eurofighter est le bébé de 4 nations : Royaume-Uni, Italie, Allemagne et l’Espagne qui ne recherchent pas l’ITAR Free.
    Et sans les américains (majorité d’actionnaires américains) BAE Systems et Rolls-Royce, c’est avion ne volerait pas.
    Avio et MTU, blablabla.
    L’Allemagne bloque fréquemment des possibilités d’exportations françaises.
    Et pour garantir l’ITAR Free, Dassault c’est aussi Thales, donc l’expertise dans l’avionique et la sécurité des données.
    Les raisons sont donc nombreuses pour abandonner ce programme si la France ne peut pas piloter correctement sa dissuasion et sa projection.
    Jamais trop tard pour faire un deal avec l’Inde, ou une autre nation, qui comprend l’intérêt dans chasseur pour des missions projetées, et non pas seulement pour pantoufler sur ses frontières et dans des missions ou exercices interalliés.
    Les OPEX de l’Allemagne, en pantoufles.

  9. Bingo dit :

    C’est tellement évident ce que dit M.Trappier

  10. Skyhawk dit :

    La question des partenaires qui introduisent des composants ITAR est réelle, et souvent avec des arguments douteux ou qui manquent d’objectivité. C’est pourquoi je me marre toujours d’entendre les allemands et italiens parler de « souveraineté européenne » … ils ne savent vraiment pas de quoi ils parlent, tandis qu’en plus d’en parler on le fait depuis 60ans en France donc…

    • Flo dit :

      Ça me rappelle le choix par Airbus d’une motorisation américaine pour l’Eurodrone…

  11. RP dit :

    Oui Mr Trappier! On avance sous les directives d’un leader, pas sous une cacophonie d’intérêts uniquement industrielles.
    Arrêtons le SCAF, cette danseuse et voyons sérieusement ce qui est possible de faire industriellement avec l’Inde.

    • NRJ dit :

      @RP
      L’inde ? On parle bien des mêmes qui sont incapables de mener à bien des appels d’offre à l’image du MMRCA ? Et vous comptez sur eux pour mener une coopération ? J’oublie la compétence de HAL qui fait un Gripen avec 40 ans de retard….
      Les russes ont bien essayé avec le SU-57. Bizarrement, ca n’a pas si bien fonctionné, malgré de grosses concessions. Quelle surprise.

      • Ouf ouf dit :

        Oui… avec les Indiens… encore plus complexe… pas la peine

      • Desty dit :

        LOL nos amis Russes ont fait des concessions aux Indiens sur le programme SU-57 ? Lesquelles exactement ? Pouvez vous nous détailler ça ? J’avais cru comprendre qu’ils les avaient pris pour des vaches à lait stupides exactement comme les Allemands le font avec nous ! Les mêmes causes engendreront TOUJOURS les mêmes effets !

        • NRJ dit :

          @Desty
          Les russes ont mis en place une version biplace qui serait construite en Inde et ont même accepté d’en commander un certain nombre d’exemplaires, alors même qu’ils n’avaient pas d’utilité pour une version biplace. Et les russes ont même filé aux indiens une partie des systèmes électroniques de l’avion (à une entreprise qui n’a jamais démontré sa compétence, rappelons le) du SU-57. Lisez la page Wikipedia si vous voulez plus de détails: https://en.wikipedia.org/wiki/Sukhoi/HAL_FGFA

    • Goose dit :

      @RP
      Oui, l’Inde. Surtout que Dassault investi beaucoup là bas. Et à ouvert des académies pour former des ingénieurs et ouvriers « à la française « .
      C’est presque devenu une société indienne !
      Et puis l’Inde est dynamique et ne manque pas de projets.
      D’ailleurs, industriels étrangers se bousculent au portillon pour y participer. Ça ne trompe pas.
      Rappelons aussi qu’il sont en train de sortir des fournitures russes, comme ils l’ont fait avec le Su-57 . Que Moscou essayait de leur fourguer en partenariat, sans leur communiquer les codes sources, et en refusant une version biplace comme le souhaitaient les Indiens. En fait, ces derniers ne devaient que payer…
      Bon, comme Delhi jugeait que le Félon avait une furtivité bidon, ça les a aidés à se retirer de cette coopération.

  12. Titeuf dit :

    J’espère juste que le temps perdu ne le soit pas pour nous.
    Dassault doit bien avoir dans ses cartons quelques joyeusetés pour notre pays.
    Que les Allemands se lance avec l’Espagne dans leurs projets de 6 gen et grands bien leurs fasses
    Avec le F5 nous pouvons patienter.
    Entre le T-Rex les nouvelles armes et autres nous ne partons pas bredouille pour les années à venir

  13. Alain d dit :

    Et après le coup de l’AUKUS, la France aurait bien le droit d’aller débaucher le Japon, qui aurait tout intérêt à penser à compléter puis remplacer ses dindes par un véritable chasseur.
    Ou de débaucher la Suède.
    Le pire : l’Allemagne
    Nous ne pourrions que progresser.
    Il est clair que, depuis quelques semestre, la motivation de l’Allemagne qui ne gaze plus est : « n’importe qui hors la France ».
    Son ambition, devenir le 1ère exportatrice européenne d’armes, quitte à assembler le maximum d’équipement américains ou israéliens sur son sol. Elle importe de la R&D étrangère pour ne pas dépendre de celle de la France, ni réaliser des deals avec des entreprises françaises, c’est limpide.
    Même KNDS est bancale.

  14. Damien dit :

    Il faut envoyer balader les allemands qui ne pensent qu’à nous torpiller. Laissons les avec l’Espagne.

  15. Chill dit :

    Je pense que Trappier en marre de se faire tordre le bras par nos européistes pathologiques et marre des petites manipulations de ces soit disant partenaires dont la mauvaise fois est évidente, il suffit de lire le représentant Her Bus .
    Ces malandrins veulent piller Dassault quitte à faire un avion médiocre sur une base industrielle identique au Foufoune ; union Européenne, couple Franco machin, tout ça c est de la flûte ; nous avons assez perdu de temps.

    • UE dit :

      @Chill. Trappier..déteste l’Europe, mais rêve de la dominer en donnant des leçons et ordres aux autres… Qu’il continue de rêver, fasse tout seul avec vos impôts son avion. Les Européens se débrouilleront sans lui…

      • Titeuf dit :

        Vous avez bien raison !!!
        Les Européens se débrouilleront très bien avec les USA !!!

      • olgi dit :

        Donc vous n’êtes pas imposable ou pas Français….
        « Les Européens de débrouilleront sans lui »
        Je vous laisse à la lecture des nombreux ouvrages sur l’histoire industrielle de l’aéronautique européenne, et de vous attarder sur l’apport de l’industrie française dans les création des grands groupes européens.
        Et puis on parlera des câblages allemands de l’A380 qui ont retardé et tué le programme par exemple.
        Ah oui, Dassault n’a effectivement pas participé à la concentration européenne.

        • UE dit :

          UE. Et moi, je vous laisse étudier l’apport des ingénieurs allemands qui n’avaient plus de travail dans quantité de ces industries et groupes après la
          2eme guerre…. Airbus n’aurait jamais existé sans que ce programme soit européen. Quant au A-380, indépendamment du retard occasionné par le problème que vous mentionnez, c’est un échec commercial car pas adapté au transport aérien qui se développait. Ce n’est pas sans raison que Boeing ne s’est pas lancé à cette époque dans un même programme….

      • Observateur de passage dit :

        Je ne sais pas ce qu’est l’UE. L’UE, combien de divisions ? 0. Ah, si, une Brigade Franchement Allemande (BFA).
        Par contre, je connais la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, etc…

      • Goose dit :

        Pour l’instant, avec son Rafale, c’est plutôt Trappier qui se débrouille bien sans l’Europe !
        Avec quoi ? 55 % des ventes qui partent à l’export…
        Quand le consortium Eurofighter refourgue à peine 25% de son avion à l’export ? Avec de petits bénéfices à partager en 4 ?
        Et si Dassault part, effectivement, les Européens se débrouilleront sans lui… et achèteront américain !

      • E-Faystos dit :

        M. Trappier possède un produit, le Rafale, et des contraintes fortes:
        – les militaires veulent de la performance et de la fiabilité
        -led politiques et les investisseurs veulent un retour sur investissement
        – et Dassault veut vivre.
        pour vivre au mieux, il doit faire attention à ses investissements.
        – soit il fait durer son produit phare qui est le Rafale, y intégrant des concepts qui feront le joint avec la future monture de nos pilotes.
        -doit il se disperse et fait faillite à moyen terme parce que si il n’évolue pas,pas de vente export Rafale et si il ne met pas la méga somme sur le SCAF, pas… de SCAF.
        .
        et même Dassault prend le risque -hors de contrôle – de faire le prototype sur fonds propres, M. Trappier sait que son projet ne sera pas accepté en l’état.
        le mirage 4000 en est la preuve historique.

  16. Nike dit :

    La vraie question est : Est-ce que Dassault et l’état Français sont financièrement assez solides pour mener à bien un programme SCAF seuls ? Non
    Donc il faut trouver des partenaires qui:
    – ont les moyens
    – sont proches stratégiquement de la France.
    – N’ont pas une industrie aéronautique trop présomptueuse.

    Je verrai bien l’Inde voire la Suède à la place de l’Allemagne.

    Si en plus le partenaire est intéressé par une version navalisée…

    • Carin dit :

      @Nike……
      C’est quoi pour vous un programme SCAF?
      Je vous pose cette question parce que pour moi, c’est un avion piloté, qui emmène en balade 1 ou 2 drones, le tout dans une bulle de communication (cloud de combat).
      Le Rafale F5 réunira déjà tout ça, et sera en plus, prêt pour le cloud de combat de l’OTAN.
      Sans compter SCORPION qui n’est rien d’autre qu’un cloud de combat collaboratif interarmes.
      Le prochain chasseur dit de 6eme génération aura certes une nouvelle cellule, mais n’emportera rien de plus technologiquement parlant.
      Vous voyez, selon que vous adoptiez le verre moitié vide ou plein, le système prévu pour le SCAF est déjà présent.
      La grosse différence viendra du fait qu’en dehors du cloud de combat OTAN, ce système SCAF a la française, ne sera accessible qu’aux matériels de la communauté SCORPION…. Qui soit dit en passant commence à s’étendre!
      Voilà ce dont parle Eric Trappier… toutes les avancés que vise le SCAF sont déjà présentes ici en France.

    • ALAN dit :

      Avec la Suède, c’est un partenariat sérieux par nature qui inspire confiance. C’est là qu’il faut aller.

      • Ouf ouf dit :

        Oui et pas l’Inde…
        Qui d’après @ Nike… à les moyens…
        perso je les vois pas

    • PK dit :

      « La vraie question est : Est-ce que Dassault et l’état Français sont financièrement assez solides pour mener à bien un programme SCAF seuls ? Non »

      LOL. On file à l’Europe chaque année de quoi créer un GAN complet, mais on n’a pas les moyens du SCAF tout seul…

      Et ce n’est qu’UN exemple parmi dix.

      Non seulement, on a largement les moyens, mais ceux qui prétendent le contraire sont soit ignorants, soit travaillent ouvertement contre la France.

      N’est-ce pas, « Nike » ? Je suppose qu’avec un tel patronyme, c’est juste histoire d’angliciser le terme « nique la France » ?

  17. Lado dit :

    Une preuve de plus qu notre President est devenu desormais « transparent » se perdant dans des discours, tout et son contraire mais avec assurance .il ne maitrise plus rien en France et à l’International
    Imaginons Trappier faisant cette « sortie » (C’est un débutant , lui et son equipe parlent sans réfléchir!) devant Mitterand, Sarko, voire Hollabnde ou Macron 1!

  18. Phil de la Reco dit :

    La messe est dite !… Dassault va se retirer de ce qui ressemble à un guêpier. Comment faire confiance aux pays partenaires, qui parlent haut et fort d’Europe de la défense pour ensuite se précipiter dans les bras des fournisseurs US de matériels pour les armés… Mr Trappier a raison en voulant faire cavalier seul (c’est son idée première je pense) , le faire en associant d’autres pays n’est qu’une demande du politique pour faire genre l’Europe , comme disent les jeunes…

    • Carin dit :

      @phil de la reco……
      Éric Trappier était partant dès le départ pour le système SCAF…
      Tout en étant conscient de l’ensemble des problèmes que ce genre de partenaires pouvaient créer
      ( l’EF2000, est l’exemple type) de ces problèmes.
      Sauf qu’au départ de ce projet, il y avait que l’Allemagne comme partenaire… aujourd’hui cette même Allemagne a imposé l’Espagne, et pense très sérieusement à y faire entrer l’Italie, sans compter que la Belgique veut aussi sa part du gâteau… Trappier a juste fait le constat que l’ensemble des partenaires présents et à venir, sont tous des vassaux déclarés des USA… il pense donc ne plus rien avoir à faire dans ce nid de vipères.. et que ce soit les actuels président ou ministre, ils sont du même avis!
      Ils se proposent de réunir les partenaires (avec le nouveau gouvernement allemand), et de leurs expliquer que si ils ne veulent pas respecter le contrat de départ (les fameux piliers), Dassault quittera le projet… et la France aussi.
      Nos « amis » Américains n’auront rien retardé dans l’élaboration de ce projet, Dassault et l’ensemble de ses partenaires y travaillaient bien avant que l’Allemagne ne se porte candidate pour y participer à 50/50.
      Certes cela ne donne que le Rafale F5 et son drone de combat… mais il seront présents sur les étagères de Dassault dès 2030… comme prévu dans le calendrier des évolutions du Rafale établit depuis la création de ce chasseur, il y a de cela presque 20 ans.
      De plus, le successeur du Rafale tourne sur les écrans des ingénieurs de Dassault depuis 10 ans, mais aussi sur ceux des partenaires tels que Safran ( qui a déjà mis au point des matériaux résistants à 2000 degrés, un troisième étages, etc…), et notre électronicien national qui est juste en train de finaliser les technologies dites de ruptures qui monteront à bord de ce nouveau chasseur.
      Le Rafale a toujours donné des sueurs à l’ensemble des chasseurs… sa version F5, va faire encore grimper le thermomètre… même au NGAD américain… le successeur du Rafale, va créer une fournaise.

      • Bloodasp dit :

        @Carin: Si le successeur du Rafale tourne déja sur les écrans des ingénieurs, fournisseurs, Thales et cie, quels intérêts avons-nous alors à continuer sur le SCAF avec les Allemands et Espagnols, d’autant plus qu’avec un budget militaire à 3,5% du PIB, faire un chasseur de 6° génération ne devait pas poser de problème?

        • E-Faystos dit :

          intérêt politique : arracher les Teutons du F35
          intérêt économique : partager le surcoût estimé de 20,% de la coopération.
          problème : les Allemands volent UD et rêvent de devenir des sous-traitants US, en tuant Dassault dans une coopération ou TOUT est partagé.

      • olgi dit :

        Vous êtes un peu optimiste sur le Rafale par rapport au NGAD.

  19. Flo dit :

    On se retrouve dans 1 an, 5 ans, 10 ans pour le même article.

    • Hackram Erougel dit :

      Vous avez raison, nous lisions la même chose il y a trois ans.

  20. KOUDLANSKI Romain dit :

    Il faut avoir une discussion Franche , avec les Allemands et Espagnols, en cas de désaccord que l’on se retire du SCAF.

  21. Goose dit :

    Excellent M. Trappier ! Continuez à les poser sur la table !
    Et s’il le faut « bye-bye SCAF ! »
    Trappier avait prévenu qu’il ne se laisserait pas plumer et qu’il ne ferait plus aucune concession aux vampires de chez Airbus DS.
    Il fallait l’écouter.

  22. Robmac dit :

    Et le budget ?

    • E-Faystos dit :

      étalé sur des décennies, partagé avec le Rafale, et géré par la DGA.

  23. Sloth dit :

    C’est pas un peu fini cette comédie ? Vouloir absolument en faire un projet plus politique que militaire ne fera au final qu’un canard boiteux.

  24. valerianf dit :

    Alors que plusieurs pays européens ont des F35 et que le Pakistan va recevoir un équivalent chinois, il est urgent que la France se dote d’un avion furtif non ITAR.
    Hélas, pour cela, il faut attendre que Macron s’en aille.

    • Math dit :

      Oui, et réduire les allocations familiales, les retraites, les allocations chômage, les comités theodule, etc…

      • Slasher dit :

        On va commencer par la tienne…

        • Math dit :

          Ca, je suis bien au courant que la mienne sera minimale, vu que la génération d’avant nous aura laissé des dettes. Au fur et à mesure que j’évolue dans la vie active, le social me concernant est annulé, mais je dois quand même grassement payer les autres. Oh que oui, je connais la chanson de la solidarité. Je paie, les autres en bénéficient.

  25. P4 dit :

    Avec les commandes exports et le développement du standard 5 du Rafale couplé à celui de l’UCAV Dassault aviation a le temps, sans parler du futur Vortex aérospatial. C’est le moment d’imposer la formule de coopération du Neuron.

  26. Georges Frérot dit :

    J’ai quelque peine à comprendre deux points essentiels, me semble-t-il :
    – le NGF doit être capable de porter la dissuasion nucléaire française,
    – le NGF doit être qualifiable pour l’aéronavale,
    et ceci impliquent des coûts probablement supplémentaires.
    Pourquoi, Allemagne et Espagne, supporteraient-ils ce supplément de cout ?
    Nous avons abandonné tant et tant de projets communs de défense avec l’Allemagne qu’il ne reste plus aujourd’hui que le SCAF et le MGCS.
    Et encore le MGCS tourne à la farce, il nous faut maintenant préparer une solution transitoire entre Leclerc et MGCS.
    Le SCAF prend le même chemin.
    Comme pour le nucléaire l’allemagne fera tout pour affaiblir la FRANCE.
    Pour les doux rêveurs il suffit de considérer le projet allemand European Sky Shield qui fait entrer le Patriot Américain, l’Arrow Américano-Israélien.
    Alors il me semble utile et urgent de demander à Dassault si un NGF national dès aujourd’hui ne serait pas une solution plus économique qu’un Rafale F5 et un NGF en coopération.
    Le même raisonnement peut s’appliquer pour le successeur du Leclerc.

    • E-Faystos dit :

      Clairement non.
      si Dassault passe trop vite au NGF, il casse l’intérêt pour le Rafale.
      on se retrouve avec les mêmes cris d’orfraie que pour le mirage F1: pas de radar au niveau.
      puis pour le mirage 2000: pas d’équipements au niveau.
      puis pour le rafale : pas de radar a niveau, bimoteur trop cher, ouinouin, pourquoi on fabrique plus de mirage 2000idéal pour l’export.
      ça fait beaucoup là non?
      surtout que vous proposez de remplacer un produit qui se vend , malgré un exemplaire tombé en combat, par un projet probablement aussi fiable que le F35, qui n’a pas besoin d’ennemis pour être au tapis.

  27. Stakan Vada dit :

    Dassault sait faire des avions de combat et le fait bien. Personne d’autre en Europe ne lui arrive au quart de la moitié de la cheville. Donnons lui la gouvernance du SCAF et c’est marre. A oui mais non, j’ai oublié, pardon. Pour mettre à l’honneur l’excellence française, il aurait fallu avoir un président français qui pense d’abord et avant tout aux intérêts de son propre pays et non ceux d’une association de marchands appelée Europe. Donc c’est plié…

  28. baldin dit :

    Ne confondons pas le programme Scaf qui contient 7 piliers , avec le NGF qui est le composant avion du programme SCAF, vu les besoins et divergences qui existent (qui sont a peu près les même que lors du programme ACA), pourquoi pas séparer le pilier NGF en 2 , un pour la France et un autre pour l’Allemagne et l’Espagne, sachant que les 6 autres piliers pourraient continuer.

  29. Yves dit :

    Dassault ne doit en aucun cas s’associer avec un partenaire, sans avoir l’assurance d’être le maitre du jeu.
    Nous avons une avance technologique, un savoir faire, que les européens nous envie ! On a malheureusement
    peu de domaines où la France est performante, c’est pourquoi Mr Trappier doit rester vigilant quand à une coopération et je pense plus particulièrement à l’allemagne dont l’intérêt serait de s’approprié nos brevets…..

  30. Mat49 dit :

    On attend le retropedalage d un certain NRJ. Qui nous expliquait que le SCAF etait trop gros pour planter et que tout ca etait normal.

    • NRJ dit :

      @Mat49
      Ce que je dis reste vrai. Maintenant que des sommes de l’ordre du milliard d’euros ont été dépensé par les pays partenaires du projet, il devient bien moins probable de voir l’un de ces partenaires en partir. Rien n’est jamais impossible, mais chacun des pays voit ce qu’il a dépensé.
      Je ne vois pas le rapport entre ce que dit Trappier, des paroles qui ne concerneront que Dassault et les Etats. Trappier peut dire ce qu’il veut et promouvoir les modèles les plus irréalistes de coopération, mais ce n’est pas lui qui met la main au portefeuille au final.
      Bref, restez dans le sujet mon cher Mat49.

      • Chill dit :

        vous êtes encore à espérer ce partenariat biaisé par l Allemagne qui ne veut que piller Dassault et faire prospérer ses usines ; vos arguments sont de plus en plus faibles , c est étonnant ; Trappier a déclaré : tant qu on est dans la phase pré démonstrateur, aucune raison de paniquer.

      • Mat49 dit :

        La techno obtenue est reutilisable. Donc contrairement a vos bouffoneries grotesques tout le monde sait que Dassault et Airbus peuvent se separer. Airbus a notamment tres envie de retrouver les partenaires du Typhoon.

    • Goose dit :

      Oui, comme il expliquait aussi que les pays de l’OTAN n’iraient jamais à 3% de PIB…
      Et j’en passe et des meilleures !
      Un visionnaire ce type !

  31. JILI dit :

    Dassault a tout à fait raison! En effet, il est plus que temps que la Bureaucratie et la Technocratie disparaissent de nos affaires afin que cessent la destruction de notre économie, notre sécurité, et qu’on perde sans arrêt notre premier rang ou l’un des meilleurs rangs dans divers secteurs technologiques comme cela l’est actuellement dans le spatial, etc.. Bien sûr, tout ceci parce que certains visent des places administratives dans l’Europe, et donc nous obligent à nous associer dangereusement avec d’autres pays européens, qui eux par contre ne se gênent pas pour prendre notre savoir-faire, pour ensuite le partager en s’alliant avec nos principaux concurrents.

  32. who? dit :

    y en a plus qu’assez de l’allemagne et de l’union europeene
    ces deux là ont pour unique objectif de couler la France
    quittons tout et redevenons le pays que de Gaulle avait fait: autonome, souverain, puissant
    il doit se retourner dans sa tombe avec tous ces traitres pro-europeens se disant gaullistes !

  33. Lothringer dit :

    Ce projet n’a pas avance depuis 2017. 8 ans pour ne rien faire.
    Je crois qu’on peut en tirer les conclusions qui s’imposent.
    Le NH90, où on a obligé des concurrents à travailler ensemble, fut un échec.
    Le EF2000 a explosé les budgets et semble avoir une marge d’évolution future très réduite, contrairement au Rafale.
    Qu’on en finisse, et vite. Il vaut mieux une fin horrible qu’une horreur sans fin.

    • NRJ dit :

      @Lothringer
      Au cas où vous l’ignoreriez, la phase 1B a été lancé. C’est la phase de R&T avec la conception globale des systèmes. On parle d’un contrat de 3 milliards. La phase 2 qui doit être lancée l’année prochaine (mais ça commence déjà à négocier, d’où les petites piques de Trappier) se portera à 5 milliards.

      « Le NH90, où on a obligé des concurrents à travailler ensemble, fut un échec » Des concurrents qui proposaient des produits maison (le AW101 concernant Leonardo). S’il y a un risque pour le SCAF, c’est que le Rafale continue à concurrencer après 2040. A voir cependant si on pourra faire durer sa ligne de production jusque là. C’est loin d’être gagné malgré nos récentes exportations. Bref le seul risque est que la France tente de torpiller le programme. A nous de savoir ce qu’on veut. Mais on n’est donc pas dans la situation du NH90, vous serez bien obligé de l’admettre.

      L’Eurofighter n’était pas conçu pour les mêmes missions que le Rafale d’où vraisemblablement ses difficultés d’évolution, car c’est difficile de faire évoluer vers du air-sol un avion taillé pour le air-air. Par contre, il n’a pas de difficulté d’évolution pour le air-air et continue à avoir ses différentes évolutions. On est en France, donc ça ne fait évidemment pas nos titres de journaux, pourtant c’est le cas. Et il a effectivement explosé ses budgets… comme le Rafale d’ailleurs.

  34. ONERESQUE dit :

    Nouvel épisode de la « manifestation d’inquiétude légitime » ou « lobbying techno-stratégique », la énième sortie de Trappier est, avant tout, assise sur un PARADOXE fondamental : comment développer un 6thGEN furtif ultra-connecté de 110% la taille du F22 avec MTO 30 tonnes profil de mission standard SANS PASSER par le partage budgétaire inter-étatique ? Les vérités énoncées par Dassault sur l’Eurofighter sont des leçons cruelles et véridiques de l’histoire industrielle qui résonnent encore 30 ans plus tard, mais il faut néanmoins recontextualiser en 2025 pour mettre en perspective actualisée CE QUI RESTE concrètement faisable pour un chasseur européen :

    1 > L’Eurofighter a vu s’établir une gouvernance similaire dans ses dynamiques de principe aux grands programmes européens : politique du juste retour de partage industriel au prorata des participations budgétaires, préservation des précieux savoir-faire des BE dans chacun des pays concernés, de Wharton à Manching, communication intégrale des contenus technologiques brevetables, ouverture aux composants américains.

    2 > Indéniablement, ce programme, né des réflexions de BAE sur son modèle 1110 et de MBB sur le TKF 90 a dérapé en délais et coûts ( le bilan des CAPEX effectifs d’acquisition des exemplaires européens varie de 205% du coût achat France Rafale pour le Royaume uni à 180% ailleurs ) de par la multiplication des sites d’assemblage, les difficultés à coordonner les supply-chains et le coût faramineux des transports de pièces, les volontés des états de développer leurs propres équipements électroniques comme actuellement plusieurs radars AESA, ECRS Mk1 de Leonardo, Hensoldt et Indra.

    3 > Le fait d’avoir trop centré la conception du Typhoon sur l’interception, ainsi que le choix de la configuration double soc d’entrées d’air ventral du TKF 90, ayant eu 2 effets pénalisants : une forte SER signature radar de face et des couplages de pumping des 2 réacteurs en high alpha dogfight, des caractéristiques moins polyvalentes qui l’ont rendu moins attractif à l’export avec des défauts notoires de polyvalence des détecteurs et certaines incapacités au tir air-sol.

    4 > MAINTENANT pour le NGF du SCAF : OUI, il faut à tout prix éviter ces erreurs de gouvernance EUROFIGHTER et le meilleur moyen d’y parvenir semble effectivement de donner un petit bonus de pouvoir décisionnaire à un maître d’œuvre. Il s’agit, comme dans chaque élément de la vie, de pouvoir TRANCHER en faveur d’une solution au détriment d’une autre sans que le débat ne s’éternise DANS LES B.E.. Débat d’autant plus vif en coopération européenne que l’on ne peut pas nier que les plaidoyers « pro-domo » acharnés de chacun des 3 pays pour la technologie domestique intra-étatique mieux maîtrisée ou pour les rapatriements des chaînes de plus-values industrielles, SONT et SERONT toujours légion dans ce genre de programme.

    5 > Il y a aussi naturellement la notion de perte de compétences technologiques souveraines françaises, qui ne touche pas les aéro-structures composites ou les réacteurs puisque Safran détient les clés du lead qu’il revendique sur le futur moteur triple-flux à haute TET de 15 tonnes.f PC du SCAF…..Cependant, THALES, elle, verra un moindre volume d’opportunités sur la chaîne de détection AESA bi-bande X-C 360° car c’est INDRA affilié à Hensoldt qui prend la tête de ce secteur. C’est plutôt dans ce secteur que la perte d’indépendance serait la plus marquée.

    6 > Tous les arguments de TRAPPIER ont été validés pleinement par les retours d’expérience vécus en Europe dans le secteur de l’Aéronautique militaire…..MAIS…BUTENT hélas sur une très CRUELLE réalité budgétaire totalement incontournable ! Des 137 à 152 milliards d’Euros de coût estimé total TOUT COMPRIS du programme Eurofighter ou des 44 à 55 milliards du RAFALE, beaucoup d’estimations variant suivant les périmètres d’inclusion et les méthodes de financement, le SCAF NGF ne devrait certainement pas descendre sous les 80 milliards et sans doute, au final, atteindre 100 milliards tout inclus dans 30 ans …..DONC, la messe est dite….JAMAIS un gouvernement français n’engagera une ligne budgétaire de cent milliards sur 15 ans sur un programme d’armement, ce d’autant plus que le NGF, on l’a déjà répété abondamment ici, ne sera que très très difficilement exportable, à des prix de vente qui devraient osciller entre 125 et 150 millions d’€ hors MCO et armements.

    • 96marsouin dit :

      « au final, atteindre 100 milliards tout inclus dans 30 ans …..DONC, la messe est dite….JAMAIS un gouvernement français n’engagera une ligne budgétaire de cent milliards sur 15 ans sur un programme d’armement, »
      petite incohérence : c’est sur 15 ou 30 années ?
      100 milliards sur 15 ans, c’est très difficile, mais sur 30 ans, c’est gérable.

      • NRJ dit :

        @96marsouin
        On dit 100 milliards aujourd’hui, mais ce sera plus à cause de la simple inflation.
        Le problème, c’est que ce n’est pas 100 millions répartis de façon homogène sur 30 ans. Il y a des pics d’investissement et c’est bien ça la difficulté à faire face. Par ailleurs, les priorités de l’armée évoluent, on l’a bien vu en 2009 quand on a été contraint d’arrêter le programme Talarion dont les soldats français avaient un besoin crucial en Afghanistan et plus tard au Mali pour acheter des Rafales supplémentaires complètement inutiles à l’époque. Et en plus de tout ça, il faut rajouter un budget de Défense qui évolue. Si on a une guerre en 2030 et qu’il faut des troupes terrestres pour tenir un front, on n’investira surement pas dans un SCAF. Le programme SCAF doit donc faire face à tous ces impondérables. C’est tout le défi budgétaire que de pouvoir garantir un budget important et régulier sur une période aussi longue. Ces 30 ans sont une plaie, pas une facilité. On a vu avec le Rafale qu’on n’arrivait pas à faire face à la situation (car oui, il a fallu de la chance pour maintenir le programme en vie et même avec de la chance, le Rafale a contraint l’armée à sacrifier d’autres programmes pourtant plus importants pour la vie de nos hommes).

        • Goose dit :

          Tiens, ça faisait longtemps que nous n’avions pas lu vos conneries sur l’abandon du Talarion, l’explosion du budget du programme Rafale, etc….
          Une rechute ?
          Vos névroses réapparaissent. Mais toujours loin de la vérité.
          Attention de ne pas évoquer les Mistral de la Russie… 😉

    • Bloodasp dit :

      @ONERESQUE: je ne suis pas d’accord sur cette histoire de budget à 100 milliards, l’etat français est prêt à balancer 300 milliards dans les energies renouvelable en pure perte, alors il ne devrait pas être difficile de demontrer à nos brillants haut fonctionnaire, qu’investir 100 milliards dans le NGF sera rentable et qu’il y aura un réel retour sur investissement, je pense que même un Enarque peut comprendre ça, quoi que j’ai des doutes, quand on voit l’etat de nos finances publiques, après 40 ans d’énarchie….

  35. Gaulois78 dit :

    Ne polémiquons pas d’avantage, on lit entre les lignes que Monsieur TRAPPIER acte officieusement la fin du SCAF, du caprice Élyséen, du partenariat perdant Dassault-gagnant Airbus DS..

    Dans quelques mois le futur ex président de l’Europe partira dans une banque d’affaires sous la surveillance de ces dirigeants, faudrait pas qu’il reproduise en plus petit le désastre financier financier dont il est le principal fautif..

    Reste plus à Monsieur Lecornu qu’à demander les pénalités de retard di programme Eurodrone..

    La phase 1B se terminant en 2026 qui annoncera la fin du SCAF, le retour du personnel d’Airbus DS chez eux ?

    Pour Dassault et ses partenaires (notre bidt) ça ne changera rien, ils ont du taf, des projets..

    Pour les autres sangsues ??

    Actuellement il ne manque que la cellule pour le GEN 6 français, le reste, moteur, capteurs, informatique, armement tout est là où presque..

    Je suppose que Catia fonctionne à plein temps et que l’ONERA travaille sur les maquettes….depuis de nombreuses années….

  36. phil135 dit :

    les allemands vont promettre de faire du ITAR free et de laisser exporter l’avion, puis un jour on s’apercevra qu’ils ont menti sur les deux points.
    d’abord parce qu’il va leur manquer des compétences , y compris sur des éléments qu’ils revendiquent, et ensuite parce que leur parlement a parfois des idées très étranges

  37. Olivier C dit :

    Au bout d’un moment, il va falloir poser les ******** sur la table et dire aux Allemands « on est les maîtres d’oeuvre, ça se passe comme ça et pas autrement ». On leur a laissé le lead sur le MGCS, ce n’est pas pour qu’ils nous ********* sur le SCAF

  38. Olivier C dit :

    Et pourquoi ne pas laisser tomber les casques à pointes pour se tourner ves NOS clients, ceux qui ont acheté le Rafale ?
    S’ils l’ont acheté, c’est qu’ils nous font confiance. L’Inde qui achèterait 200 NGF, ça ferait baisser le prix pour nos appareils. Les EAU et le Qatar ont l’argent et ne seraient certainement pas contre d’avoir accès à un tel programme (l’Arabie Saoudite veut bien entrer dans le programme GCAP).

  39. albert dit :

    Ce projet est mort né. Les allemand n’en veulent pas, ils ont le F-35 et ne supportent pas la dominance française (c’est dans leurs gênes).
    C’est un programme uniquement politique voulu par Macron. Et plus le temps passe plus on s’enfonce, plus on perd d’argent et de temps face au concurrent anglais Tempest qui se déroule très bien.
    Ce partenariat est inutile, Dassault, Thales, Safran, etc ont la capacité de faire seul un avion d’exception. Malheureusement l’idéologie du duo franco-allemande des années 80, chère à nos politiciens français, fait que ça tuera ce programme.
    Les temps ont changé. Le pacte politique franco-allemand n’existe plus depuis longtemps, Mme Merkel l’a tué mais en France nos politiciens refuse de le voir. Donc on perd du temps et de l’argent à cause d’une idéologie morte. Mais on aime bien ça en France gaspiller nos ressources sur des projets morts nés. Mais tant que Macron sera là ça restera comme ça, on continuera à foncer dans le mur, à coup de « en meme temps » …

  40. Genabum dit :

    Baldin: « Ne confondons pas le programme Scaf qui contient 7 piliers , avec le NGF qui est le composant avion du programme SCAF, vu les besoins et divergences qui existent (qui sont a peu près les même que lors du programme ACA), pourquoi pas séparer le pilier NGF en 2 , un pour la France et un autre pour l’Allemagne et l’Espagne, sachant que les 6 autres piliers pourraient continuer. »

    Excellente remarque. Aujourd’hui, vu le contexte international instable, les alliances étatiques ou industrielles à géométrie variable, les besoins opérationnels très différents entre partenaires et les contraintes budgétaires de notre pays, il serait nécessaire de faire preuve de pragmatisme et de realisme, à savoir développer et produire ensemble ce qui est nécessaire et possible (techniquement, industriellement, financièrement), et développer seul ce qui ne peut répondre à des besoins opérationnels trop éloignés.

    Pour l’exemple du ngf, l’alliance avec l’Allemagne et l’Espagne semble contre nature dans le sens où ces partenaires n’ont ni porte-avions, ni doctrine nucléaire. Mais airbus DS a l’avantage sur dassaut en terme de puissance industrielle et de débouchés pour les ventes domestiques et à l’export.
    En revanche, une alliance avec le royaume uni aurait du sens, qui plus est avec ses excellents industriels tels que British aerospace, Rolls-Royce, etc…, d’autant plus que ce pays Å“uvre depuis de longues années sur porte avions et remettra prochainement au goût du jour une composante aérienne à sa dissuasion nucleaire.

    Peut-être faudrait-il passer d’une logique de plate-forme (répondant chacune à une mission spécifique) à une logique de besoins opérationnels et de complémentarités. C’est un peut ce que fait d’ailleurs airbus avec son A400m avec les projets de lutte contre les incendies, de projection de munitions, d’avion de commandement, etc… Plusieurs missions à partir d’un seul avions en y adaptant un écosystème, lequel pourrait peut-être avec une certaine standardisation, être adapté sur d’autres plate-formes, quelles soient aériennes, terrestres ou navales. Cela permettrai beaucoup plus de souplesse dans le champs opérationnel et de développer les synergies entre partenaires étatiques et industriels. À la fois souple et structurant.

  41. mitridate dit :

    Il est temps de mettre un terme au SCAF dans la configuration des coopérations envisagées. La seule combinaison possible n’était elle pas une coopération avec les anglais qui ont une histoire pas si éloignée de la France du point de vue du positionnement de leurs pays respectifs dans le monde. Pour ce qui est de l’UE, les deux visions anglaises et françaises sont duales. Mais l’angleterre , c’est de l’avion à décollage vertical, c’est deux portes aéronefs..etc… La mayonnaise n’a pas pris…Dommage…Mais peut être que l’abandon du SCAF par la France donnera la force à l’Angleterre de faire de même de son coté? Pour une nouvelle alliance franco-britannique??? On peut toujours rêver

  42. Jym dit :

    C’est peut-être l’arrogance perçue qui pose problème. Même si Dassault a fait ses preuves. Aussi l’autre souci vient de l’organisation démocratique de l’Allemagne. Chez eux, chaque étape est toujours sujette à négociation et renégociation au niveau du parlement, il n’y a pas de projet décidé et établi qu’on applique. C’est une spécificité allemande de manière générale. La véritable erreur, si ça se confirme, aura été de forcer cette coopération.

    • Philippe dit :

      @Jym.  » C’est peut-être l’arrogance perçue qui pose problème ». Pourquoi peut-être ??…

  43. Thorgal dit :

    Si l’on veut bien considérer la question dans son ensemble, on s’aperçoit que la France ne pourra financer seule le SCAF, le projet VORTEX et tout le « reste » (PAN, SNLE, ASMP+ hypersonique, etc… à noter que les matériels au profit de l’AdT pèsent peu au regard des sommes colossales mobilisées pour les projets aéronautiques).
    Sans être un spécialiste de la question, il me semble, si l’on obéit à deux principes de bon sens (qui tient les hauts tient les bas + qui peut le plus peut le moins) qu’il vaut mieux partir sur du Rafale incrémenté F5-F6-F7 en attendant la dronisation, donc abandonner le SCAF et accorder la priorité absolue à l’avion spatial VORTEX, l’enjeu majeur du 21ème siècle. Quitte à y aller seul.

    • KOUDLANSKI Romain dit :

      Pour les SNLE 3G et le PANG ceux sont des programmes de longs termes, donc je pense qu’il y à moyen de faire , le SCAF au 3/4 en franco-français , voir invité les membres du club Rafale , pour le NGF.

  44. PHILIPPE dit :

    La première idée est toujours la bonne….surtout si elle est mauvaise !

  45. Rogger dit :

    bonjour. bon ils claire que mr Dassault souhaiterais développer un avion de 6 eme genration seul …
    Mais la france n’as pas assez de moyen economique… et noud ne souhaitons pas encore une concurrence acharnpée entre européenne…
    Donc nous avons choisit le choix de la coopération… deux programmes, et un lieder sur chaque développement.
    Mr Dassault est responsable et lieder sur le développement de l’avion de demain …
    Maintenant si cela ne lui convient pas. ils peux développer un appareils sur sont argent personnel…
    Apres tous l’europe a besoin d’un avion a décollages cours ou vertical..
    ( pour équipée les porte avion Italien. espagnole. Anglais. ect… )

  46. Chill dit :

    @ UE, le problème que vous oubliez est que Dassault et son écosystème sont les seuls au sein de l UE capable de concevoir un jet de A à Z moteur compris ; la haine ou l arrogance n ont rien à voir la dedans. Je termine en ajoutant qu ils ont des décennies d expertise…