La Royal Air Force recevra douze F-35A pour former ses pilotes et participer à la dissuasion nucléaire de l’Otan

Dans son édition du 1er juin, le Sunday Times avait révélé que le Royaume-Uni allait acquérir des F-35A, c’est-à-dire la version « classique » du chasseur-bombardier de Lockheed Martin, afin de doter à nouveau sa dissuasion nucléaire d’une composante aéroportée, à laquelle il avait renoncé dans les années 1990, avec le retrait de la bombe nucléaire tactique WE.177, alors mise en Å“uvre par les Tornado GR1/1A de la Royal Air Force [RAF].

« Le Royaume-Uni cherche à acheter un avion de combat capable de lancer des armes nucléaires tactiques, dans le cadre d’une expansion significative de ses capacités de dissuasion, le tout dans le but de faire face à la menace croissante de la Russie », avait avancé le journal britannique. Et d’ajouter que Londres avait entamé des discussions avec Washington au sujet de la bombe nucléaire tactique B61, sur laquelle reposent les plans nucléaires de l’Otan.

Cela étant, l’hypothèse d’un achat de F-35A était évoquée depuis plusieurs semaines, alors que le ministère britannique de la Défense [MoD] prévoyait seulement d’acquérir un total de 138 F-35B, soit la version dite STOVL [short take off / vertical landing] de cet appareil.

Publiée le 2 juin, la Revue stratégique de défense commandée près d’un an plus tôt par Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a recommandé l’achat de F-35A pour la RAF… sans toutefois confirmer explicitement que ces appareils pourraient effectuer des missions nucléaires.

« Davantage de F-35 seront nécessaires au cours de la prochaine décennie. Il pourrait s’agir d’un mélange de F-35A et de F-35B, selon les besoins militaires, afin d’offrir un meilleur rapport qualité-prix », peut-on lire dans ce document.

En outre, ce dernier estime que le « Royaume-Uni doit collaborer avec les Alliés pour garantir que la posture de dissuasion de l’Otan soit adaptée à l’ensemble des conflits et qu’elle s’appuie sur un investissement collectif pour l’ensemble des capacités nécessaires pour dissuader l’utilisation du nucléaire, quelle que soit son échelle ».

Quoi qu’il en soit, le gouvernement britannique n’aura pas tardé à mettre en application la recommandation d’acquérir des F-35A. En effet, alors que se tient le sommet de l’Alliance atlantique, à La Haye, il a annoncé la commande d’au moins une douzaine d’appareils de ce type afin de permettre au Royaume-Uni de réaliser « la mission nucléaire à double capacité de l’Otan ». Cela « constitue un renforcement majeur de la sécurité nationale », a-t-il justifié.

« Le gouvernement prévoit d’acquérir un total de 138 F-35 sur la durée du programme. L’achat de douze F-35A plutôt que douze F-35B dans le cadre du prochain programme d’acquisition permettra au contribuable de réaliser jusqu’à 25 % d’économies par appareil », a encore fait valoir le gouvernement britannique.

« Cet achat représente le plus important renforcement de la posture nucléaire du Royaume-Uni depuis une génération. Il réintroduit également un rôle nucléaire pour la Royal Air Force, pour la première fois depuis que le Royaume-Uni a retiré ses armes nucléaires souveraines lancées depuis les airs après la fin de la Guerre froide », a-t-il ajouté.

Cependant, le communiqué du 10 Downing Street ne dit rien au sujet du déploiement éventuel de bombes B61 sur le territoire britannique… Pas plus qu’il ne précise les modalités de la participation de la RAF aux plans nucléaires de l’Otan.

Pour rappel, la base de Lakenheath a abrité des B61 jusqu’ en 2008. Mais celles-ci ne pouvaient être mises en Å“uvre que par l’US Air Force. Il est d’ailleurs possible que cela soit de nouveau le cas prochainement, des travaux étant en cours sur ce site afin de préparer le retour éventuel de bombes nucléaires tactiques américaines sur le sol britannique.

Actuellement, des B61 sont stockées dans des dépôts situés dans cinq pays membres de l’Otan [Italie, Allemagne, Belgique, Turquie, Pays-Bas], selon le principe dit de la double clé. En clair, si les chasseurs-bombardiers des pays hôtes [à l’exception de ceux de la Turquie] sont susceptibles d’emporter ces bombes, leur contrôle [et donc le code d’armement] est exclusivement américain.

Or, le gouvernement britannique ne précise pas, dans son communiqué, si le même mécanisme s’appliquera pour les futurs F-35A de la RAF. D’ailleurs, celle-ci a indiqué que ces appareils seront « quotidiennement utilisés pour l’entraînement au sein du 207 Squadron », une unité de « conversion opérationnelle » [UCO], basée à Marham. Toutefois, a-t-elle ajouté, les F-35A seront « disponibles pour assurer la mission nucléaire de l’Otan en cas de crise, renforçant ainsi la contribution du Royaume-Uni aux accords de partage nucléaire de l’Otan ».

« Pour les opérations quotidiennes, nous avons délibérément choisi de doter l’OCU de F-35A car cela permettra d’augmenter le temps de vol par sortie et de réduire les heures de maintenance. Par conséquent, cela réduira le temps de formation des nouveaux pilotes et améliorera la génération de forces du F-35 pour soutenir nos opérations partout dans le monde », a expliqué le général Beck, le responsable des capacités et des programmes de la RAF.

Photo : RAF

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58 contributions

  1. Pedro dit :

    Acheter des F35A pour remplacer les versions B pour les missions d’entraînement. Cela en dit long sur la complexité, les coûts et l’autonomie de la version B mais aussi sur la nécessité de voler « pour de vrai » pour les pilotes (alors que les suisses ont par ex mis en avant l’utilisation de simulateurs pour créer un avantage financier pour le F35 ..)

    • bonnechancemonpapa dit :

      F35A = F35 à décollage conventionnel
      F35B = F35 STOVL (décollage et attrrissage courts/verticaux) comme précisé dan le texte
      F35C = F35 catapultable sur porte-avions

      Il n’en existe pas de version biplace d’entraînement ou non

  2. EchoDelta dit :

    Utiliser un vecteur furtif, sois disant le nec le plus ultra, pour mettre en oeuvre une bombinette du siècle dernier dans son fonctionnement, ne me lassera jamais de m’étonner. Ca fait très 20e siècle, surtout en face d’un couple Rafale (n’importe quelle avion de combat en fait) + ASMPA.

    • Nick dit :

      Oui, c’est prendre une Roll-Royce pour livrer des pizzas. Un missile est bien plus adapter pour une frappe nucleaire.

      • Pascal, (l'autre) dit :

        Disons que le missile est moins risqué qu’un avion car ce dernier peut être abattu avec dans tous les cas une situation merdique au possible, dans un cas la perte d’un pilote ou fait prisonnier avec les moyens de pression qui seront employés par les adversaires (bien que dans le cas d’un assaut nuc la messe risque d’être dite « rapidement »!)
        L’inconvénient du missile c’est que une fois parti……………..et pour l’autodestruction imaginez que les Britanniques balancent un missile puis évolution tactique/politique la frappe nuc (vers l’est) n’a plus lieu d’être, vous devinez notre réaction si l’autodestruction est commandée au dessus de notre territoire ou à proximité et les réactions des…………….voisins!
        Un avion on peut le rappeler.

        • Air. dit :

          Honnêtement que ce soit un missile ou un avion si ce dernier est engagé dans l’ultime phase – tir de missile ou infiltration à travers la DCA adverse pour largué sa bombe – je pense qu’annuler la mission sera très compliqués et peu probable. Personnellement je préfère un vecteur efficient ( missile ) a une bombe larguée qui pourrait plus qu’hypothétiquement être plus facile a stoppée. Quand le feu nucléaire est enclenché, je ne vois pas pourquoi il y aurait un contre-ordre ( si c’est uniquement pour dissuader l’ennemi avant l’ultime feu, il suffit de faire décoller les chasseurs-bombardiers armés ).

      • Adaptation au milieu dit :

        Un missile est bien plus adapté.

    • Quant-à-soi dit :

      Soi-disant.
      Sans « s » à « soi » (c’est le pronom personnel, pas le verbe « être ») et avec un trait d’union.
      Littéralement : disant de soi-même. S’attribuant soi-même des qualités.

      Utiliser un vecteur furtif, soi-disant le nec plus ultra.

      Mais « soi-disant » ne devrait théoriquement être employé que pour un sujet doué de la parole.
      Quand c’est autrui qui lui attribue certaines qualités, l’usage de « prétendu » ou « prétendument » est préférable.

      Utiliser un vecteur furtif, prétendument le nec plus ultra.

    • Abbé Cherèle dit :

      Le « nec plus ultra » est un nom invariable, expression latine dont le sens est « rien au-delà ».
      Il signifie, au sens premier, le « point qu’on ne peut dépasser », par extension, le « degré ultime », le « summum ».
      Les termes qui le composent ne doivent pas être dissociés (mieux encore, ils peuvent être liés par des traits d’union : « nec-plus-ultra »).
      Il n’est donc pas possible d’écrire « le nec ‘le’ plus ultra » comme on écrirait, avec un sens différent, « le mec le plus ultra ».
      https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9N0193
      C’est le nec-plus-ultra.
      Il serait, dit-on, le nec plus ultra.

    • La source dit :

      N’importe quel avion.

    • Cricetus dit :

      @EchoDelta
      Utiliser une bombe nucléaire gravitationnelle comme la B61 avec un avion furtif comme le F-35 peut effectivement sembler « archaïque » à première vue — mais c’est justement cette simplicité qui constitue une partie de sa pertinence tactique.

      Contrairement à un missile de croisière comme l’ASMPA, sophistiqué mais logistique-dépendant, la bombe B61 est simple à stocker, à armer, à monter et à transporter. Une fois le feu vert politique donné, elle peut être installée sur un F-35A sans préparation lourde, puis dispersée sur un terrain avancé ou secondaire, même rustique, pendant des jours ou des semaines. Pas besoin d’infrastructure dédiée, ni de chaîne de soutien technique continue. Cela permet une présence crédible et prolongée sur un théâtre comme l’Europe, même en contexte de dégradation accélérée.

      En termes de posture nucléaire, cela compte :
      – Le signal envoyé est plus souple qu’une alerte stratégique ;
      – Le seuil d’emploi perçu est plus bas, ce qui alimente le rôle de dissuasion ;
      – Et la survivabilité accrue du vecteur furtif, combinée à une arme durable et tolérante au stress opérationnel, rend l’ensemble adapté à un usage « champ de bataille ».

      L’ASMPA, de son côté, est une arme de haute technologie, optimisée pour la pénétration rapide, mais conçue pour être l’ultime échelon avant le stratégique. Elle nécessite des chaînes de soutien spécialisées (ravitaillement, maintenance missile, personnel dédié), difficilement décentralisables en profondeur. Sa fonction est plus celle d’un sursaut national (strike décisif d’avertissement) que d’un outil flexible de dissuasion embarquée.

  3. Alex dit :

    franchement moi je dit « bravo la France », on se demande même comment c’est possible d’avoir une dissuasion nucléaire complète et indépendante de toute autre pays….Quand on voit à quoi sont réduits d’autres grands d’autrefois …….Merci Monsieur De Gaulle

    • bonnechancemonpapa dit :

      Pour être tout à fait honnête et complet, il faut tout de même reconnaître que les américains, à l’époque, ont aidé la France à développer sa bombe à hydrogène

      • Mic dit :

        Vous voulez dire plutôt qu’ils nous on mis les bâtons dans les roues !
        Pourquoi croyez vous que De Gaulle les a foutus hors de France ? Et que la France est sortie de l’OTAN tout en restant dans l’alliance atlantique.

      • Cricetus dit :

        @bonnechancemonpapa

        Pour clarifier la question de l’aide américaine à la dissuasion française, il faut distinguer deux périodes très différentes :
        1-Avant 1969 : opposition active

        – Les États-Unis s’opposent à la prolifération et refusent toute coopération nucléaire, même avec la France.
        – L’Amendement MacMahon interdit tout transfert d’informations sur l’arme atomique.
        – De Gaulle développe donc la dissuasion française dans un isolement stratégique, ce qui contribue au retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN (1966).

        2-Après 1969 : coopération discrète sous Kissinger
        – Changement de doctrine : Washington accepte que la dissuasion française serve de pilier autonome utile face à l’URSS.
        – Un dîner informel entre scientifiques français et américains a lieu vers 1970 : les Français exposent leurs blocages (ex. : confinement du secondaire d’une bombe H), les Américains répondent par allusions (« c’est chaud », « ça a marché pour nous »), sans violer le TNP.
        – Dans la foulée, la France réussit à mettre au point sa bombe H.
        – Les États-Unis facilitent aussi l’achat de ravitailleurs KC-135, pour permettre aux Mirage IV de frapper Moscou depuis la métropole.

        Les Américains ont d’abord mis des bâtons dans les roues, puis ont discrètement aidé quand cela servait leurs intérêts. Il ne s’agit donc ni d’un soutien franc et massif, ni d’un sabotage permanent — mais d’un réalignement pragmatique pendant la Guerre froide, sous l’influence de Kissinger.

    • Van de Walle dit :

      Charles de Gaulle, le général de Gaulle.
      Merci Monsieur de Gaulle.

    • Marius3012 dit :

      +1000000000000…..
      à quant une Mr de ce gabarit qui ne vivait, n »oeuvrait que pour la FRANCE sans en profiter. J’espère encore connaître ça

      • Correcteur dit :

        M. signifie monsieur tandis que Mr. fait référence à mister.

        • Robert Larousse dit :

          Merci, cher confrère.

          Toutefois, « Mr. » (avec un point abréviatif) est la graphie américaine, tandis que « Mr » est la graphie britannique et celle généralement employée en français pour retranscrire « Mister » de façon abrégée.

          En effet, en français on n’emploie pas de point abréviatif quand la dernière lettre de l’abréviation est aussi celle du mot abrégé : Mme, Melle, 1er, 2de, 3e, Me (maître), Dr, in-8° (in-octavo) ; mais : M., etc., cf., ex., p., entre autres.

      • Cantatrice dit :

        S’il vous plaît. À quand. Avec un d. Pas un t.
        Il ne faut certes pas employer « quand à » (lorsque à) au lieu de « quant à » (en ce qui concerne), mais ce n’est pas pour cela qu’il faudrait utiliser « à quant » à la place de « à quand ».

        À quand un M. de ce gabarit.

      • Robert Larousse dit :

        Un M.
        Outre que monsieur est un nom masculin, son abréviation est M.
        « Mr » est l’abréviation de « Mister ».

    • Toue tous tout toux dit :

      Indépendante de tout autre pays.

  4. dolgan dit :

    Il n y a pas de conversion F35A vers F35B? les 2 avions sont différents tout de meme. Est ce que les US pratiquent déja l entrainement de pilotes F35B sur F35A?

    Espérons qu il prennent plus de F35A vu le gain opérationnel qu il permet.

    NB: et les US ont donné leur accord pour que des avions d entrainement portent une de leur bombes nuke? On est loin des standards qualité et sécurité de la dissuasion.

    • Bdhy dit :

      En fait, les pilotes formés sur F35A ont un énorme avantage c’est, une fois sur un porte-avion, de ne pas confondre un F/A-18 Hornet avec un F35B !

  5. bonnechancemonpapa dit :

    @Pedro & Dolgan :

    F35A = F35 à décollage conventionnel
    F35B = F35 STOVL (décollage et atterrissage courts/verticaux) comme précisé dans le texte
    F35C = F35 catapultable sur porte-avions.
    Il n’en existe pas de version biplace d’entraînement ou non

    • Ouf ouf dit :

      Pour Pedro… il y a peut-être méprise… quoique, mauvaise explications possible
      Mais pour dolgan… quand même… une telle erreur ne lui serait possible

      • dolgan dit :

        Quelle erreur?

        Vous avez compris ce que ce Mr cherchait a dire?

        • Ouf ouf dit :

          Que vous faites confusion entre une version A monoplace et B biplace… qui n’existe pas
          Ce qui perso m’étonnerait beaucoup

          • dolgan dit :

            Pas du tout et Pedro non plus . Aucun de nous ne parle d une version biplace et je ne vois rien qui puisse etre interprété ainsi dans nos messages.

        • Robert Larousse dit :

          Ce que ce M. cherchait.

    • Ouf ouf dit :

      Ok, alors c’est moi qui est mal compris…
      # Il n’en existe pas de version biplace d’entraînement ou non #
      Mais bon, c’est tangent comme texte…

  6. phipat dit :

    ouaf ouaf bon toutou

  7. Navion dit :

    Le cumul des fonctions entraînement et vecteur nucléaire semble pour le moins curieux.

    • Marine dit :

      Non, c’est précisément ce que fait l’Armée de l’Air (et de l’Espace) française avec ses Rafale B.

      • Navion dit :

        Ce sont physiquement les même avions (je ne parle pas du modèle mais bien des appareils eux-mêmes) qui servent aux deux dans l’AAE ?

        • Pascal, (l'autre) dit :

          « qui servent aux deux dans l’AAE ? » J’ai un doute sachant qu’il y a des équipement « spéciaux » dans les avions « nucs » (système de codage, de réception/validation de l’ordre de tir)! Les 2000 N chargés de délivrer l’A.S.M.P. n’étaient pas dédiés à l’entrainement, la « transfo », le 2000 B était conçu pour cela!

          • Marine dit :

            Les Mirage 2000 étaient spécialisés par mission, ce qui n’est pas le cas du Rafale. C’est le principe d’avoir un avion unique pour toutes les missions (« omnirôle », comme dit Dassault). Donc, ce sont bien les mêmes avions qui servent à la fois pour l’entraînement et les missions nuc.

        • Marine dit :

          Oui, c’est le principe d’avoir un avion unique pour toutes les missions (« omnirôle », comme dit Dassault).

  8. Aymard de Ledonner dit :

    La question des infrastructures est aussi un point important. On ne peut pas stocker des bombes nucléaires sans un minimum de précautions. La rénovation de la base de Luxeuil c’est 1.3 milliards d’euros. Pour stocker les bombes US, cela engendrera une facture « US » qui dépassera très probablement les 2 milliards.

    • Hôpital des Quinze-Vingts dit :

      Le français ne marque le pluriel qu’à partir de deux (inclus).

      1 milliard d’euros.
      1,3 milliard d’euros.
      1,999 milliard d’euros.
      2 milliards d’euros.
      2,001 milliards d’euros.

      La rénovation de la base de Luxeuil c’est 1,3 milliard d’euros.

    • RADADA dit :

      1,5 millard ! Mais en fait : « C’est un pognon de dingue ». Notre divin Macron, notre « Père la vision » sur un coin de table n’aurait il pas fait ce budget pour travaux, ou autrement dit : « Qu’il l’a peut être fait à la Parisienne ». Ah là là ……

      • Pascal, (l'autre) dit :

        @RADADA Euh……………la campagne pour les présidentielles n’est pas officiellement ouverte maintenant si vous êtes candidat je comprends votre « empressement »! (Ce serait vous notre « sauveur »?)

  9. Nexterience dit :

    C’est dommage pour les anglais de Rolls-Royce, partenaires du moteur du F-35B.

  10. Rubrique : « Is back ».
    Dans ses alpages avec cette décision, c’est Bazilou qui va être discrètement heureux. Par ailleurs et plus fort, relevons qu’il est anormalement muet ces derniers temps. Misère !!! Aurait-il été aspiré par l’une des manches de son Destrier favori ou peut être par cet Orient fascinant, mystérieux et profond ?
    Qui sait ?

  11. Vins dit :

    Je trouve que cette B 41 est le summum du sarcasme.
    Si les usa et la Russie, voir France ou GB veulent s’atomiser ils passent par icbm ou snle.
    Donc cette B41 ne servirait que pour stopper une avancée russe. Donc hors frontière.
    Donc ils payent les usa pour, peut être, un jour atomiser un pays européen.
    Le comble du sarcasme.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Donc cette B41 ne servirait que pour stopper une avancée russe. Donc hors frontière.
      Donc ils payent les usa pour, peut être, un jour atomiser un pays européen. » Comme nous l’aurions fait dans le cadre de frappes dites « préstratégiques » sur le champ de bataille qui se serait situé sur le territoire allemand en cas d’invasion des forces du Pacte de Varsovie à l’aide de missiles Pluton puis Hadès de l’Armée de Terre voire possiblement avec les A.N. 52 des Mir III E et Jaguar A de l’Armée de l’Air!
      « Le comble du sarcasme. » Mois je dirais plutôt « cynisme »!
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Missile_Had%C3%A8s
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Missile_Pluton
      https://fr.wikipedia.org/wiki/AN-52

    • Avekoucenzeh dit :

      Plutôt que le verbe « voir » (qui n’a pas ce sens), c’est l’adverbe « voire » qui convient pour dire « et même ».

      Si les USA et la Russie, voire France ou GB veulent s’atomiser.

  12. Edgar dit :

    Reste à savoir si le Royaume-Uni va chercher ou non à se rééquiper en bombes nucléaires de fabrication locale. Dans ce cas, plus de double clef.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Dans ce cas, plus de double clef. » Mais nécessairement intégration sur le F 35 et là les Américains pourraient faire monter la note s’ils…………….acceptent! D’autre part les Britanniques auront ils malgré une bombe « pure U.K » toute latitude pour l’utiliser sachant que de gros doutes subsistentquant au « bridage » à distance du F 35 qui ne semble pas être une « invention » des anti dindes!
      Enfin les Britanniques ont ils des « dragées » à monter sur ces F35! Je ne doute pas qu’ils sont capables mais combien leur faudra t il de temps pour reconfectionner une bombe nuc « classique »?

      • Edgar dit :

        @Pascal (l’autre) Vos objections sont très justifiées. Il reste de gros doutes sur l’opérabilité des F-35 sans l’autorisation des USA, au moins à moyen terme. Mais le Royaume-Uni souffre désormais d’un problème de crédibilité nucléaire. Il est devenu trop dépendant de Washington, donc de Trump. C’est dangereux. Il lui faut donc trouver une solution – au moins raisonnablement crédible – à court terme.

  13. laurent vareilles dit :

    Sur le fond la décision anglaise est discutable, sur la forme elle tombe juste pendant la venue du président américain au sommet de l’Otan. C’est donc un signe d’allégeance supplémentaire du Royaume Uni envers les États Unis d’Amérique.
    On ne peut donc que se féliciter que nos présidents successifs depuis le Général de Gaulle aient gardé l’indépendance notre outil militaro-industriel.