Le français Daher assure être capable de faire voler un drone MALE d’ici six mois

Le 17 juin, à l’occasion du salon international de l’aéronautique et de l’espace, la Direction générale de l’armement [DGA] a signé des conventions de subventions avec cinq industriels en vue de développer des drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] pour les opérations dites du « bas du spectre ».

« Les récents conflits de haute intensité ont mis en exergue la nécessité de disposer de drones avec les spécificités suivantes : longue endurance à moyenne altitude, bas coût, modularité, multi-missions, résistance au brouillage, capacités de déploiement rapide », a justifié la DGA, via un communiqué.

Aussi, a-t-elle poursuivi, la « signature de ces conventions auprès de cinq acteurs, émergents et confirmés, marque une étape décisive dans l’accélération de la stratégie du ministère des Armées en matière de drones MALE », laquelle suit une approche « agile et collaborative ».

L’objectif est ainsi de favoriser « l’émulation » entre les industriels retenus, ce qui permettra de trouver la « meilleure solution opérationnelle en respectant les contraintes de temps et de coût » tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour l’exportation. Les démonstrateurs de drones devront être prêts à voler dès 2026.

Outre Turgis & Gaillard avec l’Aarok, la DGA a signé des conventions de subventions avec Fly’R pour le R2-600 MALE, avec sa voilure rhomboïde, AURA-AERO pour l’Enbata, dont l’endurance devrait être de 55 heures, SE Aviation pour le DRIADE et Daher… qui ne propose pas de drone dans son catalogue. Du moins pas encore.

Vingt-quatre heures après avoir signé cette convention de subvention, l’industriel a fait connaître la solution qu’il entend développer, tout en assurant qu’il était « capable de produire des drones en volumes significatifs avant la fin de la décennie ».

Ainsi, Daher s’est associé avec Thales pour proposer une « solution ‘plug & fly’ crédible et immédiatement opérationnelle basée sur une plateforme CS 23 certifiée »

Pour rappel, la certification CS 23 concerne les avions légers ayant une masse maximale au décollage de 5 670 kg et une capacité, elle aussi maximale, de 9 passagers, comme le TBM 910/960 [voir photo ci-dessus].

« Compatible avec les systèmes électroniques de défense français et ‘ITAR Free’ [c’est-à-dire non soumise à la réglementation américaine, ndlr], cette plateforme éprouvée offre une base robuste, fiable et adaptable, avec une grande polyvalence : pouvant être pilotée ou dronisée, elle garantit une évolution progressive, sécurisée et certifiée dans tous types d’espaces aériens, y compris au-dessus de zones habitées ou de théâtres d’opérations hostiles », fait valoir Daher, sans toutefois préciser le type d’avion [TBM ou Kodiak] qu’il entend « droniser ».

Quant à Thales, son rôle consiste à fournir les stations de contrôle, la liaison de données et les commandes de vol. En outre, Daher n’a pas précisé si sa solution permettra de disposer d’un drone armé.

Si la DGA demande aux cinq industriels de mettre au point un démonstrateur capable de voler d’ici la fin 2026, Daher assure être en mesure de réaliser une « démonstration de vol téléopéré en seulement six mois », soit « bien en-deçà des dix-huit mois prévus dans l’appel à projet ».

Selon Pascal Laguerre, le responsable de la technologie chez Daher, avec cette solution « Plug & Fly », il est possible de transformer « rapidement » un avion existant « en une plateforme autonome ou téléopérée, sans repenser toute l’architecture ».

« Cette approche permet une intégration simplifiée et une mise en service accélérée, répondant concrètement aux attentes du ministère des Armées en matière de réactivité, de modularité et de souveraineté technologique », fait-il valoir.

Reste à voir si Daher prendra les autres concurrents de vitesse, à commencer par Turgis & Gaillard, l’Aarok étant désormais prêt à prendre son envol, après une campagne d’essais au sol de plusieurs mois.

Photo : Daher

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79 contributions

  1. dolgan dit :

    C est une solution qui aurait des atouts.

    2 grands industriels pour sécuriser la chose, chacun apportant son savoir faire.

    une vraie capacité de production et duale civil/militaire donc sécurité de la capacité a entretenir le matériel a cout maitrisé.

  2. KOUDLANSKI Romain dit :

    C’est bon ça .

    • FouPouDav dit :

      Je crois qu’il n’y a plus de drones MALE à voilure fixe dans les cieux ukrainiens.
      La densité des défenses sol-air oblige.

      • dolgan dit :

        C est faux.

        Ils font essentielement du renseignement en retrait de la ligne de front, ce qui est la mission pour laquelle ils sont fait justement. Ils ne sont donc plus médiatisés.

        Les TB2 sont régulierement spottés , les Orions russes aussi ont été spottés en 2025.

  3. Bastan dit :

    Le TBM900 est déjà équipé d’un système permettant à un passager d’actionner par un simple bouton le retour autonome de l’avion en cas d’indisponibilité du pilote sur le premier aérodrome en capacité de le recevoir, même par mauvaises conditions météo.

    • Raphaël dit :

      en version drone, c’est quoi l’intérêt ?

      • dolgan dit :

        De ne pas perdre ton drone parce que la liaison a merdé. La perte de liaison est encore l une des principale cause de perte de drone.

        Plus ton appareil est autonome, mieux c est.

      • EchoDelta dit :

        Il a déjà des fonctions d’autonomie !

      • Sempre en Davant dit :

        MdR !!! C’est magnifique que vous n’ayez pas été compris…

        La solution est certainement entre le doigt de Dieux et une glissade de la 7éme Cnie! A moins, qu’Archange, la tache vous revienne.
        Faudra pas oublier les clés de la porte du cockpit.

  4. Alain d dit :

    Les ukrainiens ont déjà, et encore récemment, transformé un petit avion de tourisme en drone, le dernier ayant raté sa cible de très peu.
    Alors pourquoi pas…..
    Avec un surplus de la matière grise.
    https://www.daher.com/lisae-supaero-et-daher-creent-une-chaire-de-recherche-sur-la-conception-et-la-certification-davions-innovants-de-categorie-cs-23/
    Suppression du pilote, des passagers et des structures et systèmes associés = gros gains de masse à rediriger vers diverses charges utiles, blindages et une autonomie augmentée. Déjà en l’état, beaucoup de matériaux composites, détection plus difficile.
    Si propulsion hybride, empreinte thermique diminuée.
    Affaire à suivre.
    Pièces duales, SAV et couts moins chers.
    Façon l’hélico Guimbal Cabri pour la Marine.
    Avec l’énorme dette des rases gratis, il est utile de ne pas toujours partir d’une feuille blanche.

  5. farragut dit :

    Et la DGA pense que cette démarche va passer le « mur » de la doctrine du « Buy American Act » au Sénat ?
    Il va bien y avoir un lobbyiste ex-ministre du gouvernement français pour trouver que droniser des aéronefs fabriqués en France, c’est quand même beaucoup plus cher et moins facile que d’acheter « sur étagère » à un fournisseur (corrupteur) américain (si ce n’est chinois), non ?
    D’accord, le Voltigeur était francisé sur la base d’un drone Héron TP d’IAI (israélien, donc), mais cela n’a pas empêché le Sénat de bloquer le financement de son développement.
    Avant de changer de doctrine pour favoriser la mise en oeuvre de drones en France, il faudrait commencer par changer les doctrinaires du Sénat ! 😉

    • dolgan dit :

      Vous etes ivre?

    • Pb75 dit :

      L’AA (pas encore AAé) a eu le Reaper plutôt que le Héron, car elle voulait le Reaper. La question du calendrier pour la mise en service était primordiale pour le CEMAA. La communauté d’utilisateurs européens du Reaper a été un facteur supplémentaire. Dassault/IAI a réussi, un temps, à retourner la tendance auprès du Mindef du moment. Outre l’influence certaine de Dassault, il y avait aussi une logique industrielle qui était nettement plus intéressante. Mais avec une date de mise en service opérationnelle repoussée et un coût sensiblement plus élevé. La balance a basculé vers le Reaper, mais cela n’a été l’effet d’aucune influence corruptrice. Il ne faut pas laisser se propager ce genre de discours.

      • farragut dit :

        @Pb75
        Je suis d’accord avec votre argumentation sur le calendrier de mise en service, et sur la présence d’utilisateurs sur le matériel de la concurrence dans le cas des Reaper pour l’AA.
        Mais ce raisonnement s’applique à tous les produits déjà sur étagère et déjà achetés par d’autres !
        Dans ce cas, pourquoi chercher à concevoir des produits militaires « européens » ou même franco-français, sachant que chaque arme (AdT, AAE ou MN) aura des candidats US sur étagère et achetés par d’autres dans tous les cas ?
        Pour la référence (entre parenthèses) à la corruption, je faisais plutôt allusion à « l’ultrafast fashion » d’origine chinoise dont la loi pour la réguler, récemment votée à l’unanimité par le Parlement, est détricotée par les sénateurs, sous l’influence d’un ex-ministre de l’Intérieur devenu lobbyiste…
        Si vous préférez le terme « influenceur » sponsorisé par des marques, comme sur les réseaux sociaux (parfois chinois, eux-aussi), libre à vous, mais l’usage de termes politiquement corrects ne change pas vraiment la réalité objective et les constats de la conséquence de ces « discours »…
        L’achat d’armement ou la participation à leur développement (je pense au « projet » F-35 à son lancement) est un acte « politique », et c’est sans doute pourquoi il n’y a pas de matériels ou de logiciels russes sur notre porte-avions, nos SNA, ou sur nos aéronefs… Par contre, il peut y avoir des matériels et logiciels chinois dans les coeurs de réseaux de télécommunication, y compris gérés par des sociétés françaises.
        En résumé, nous verrons bien dans quelques mois ce que les sénateurs feront de cette nouvelle doctrine « politique » de dronification d’aéronefs fabriqués en France… 😉

    • Rhâlala dit :

      Il faudrait aussi commencer par arrêter d’accuser de corruption à tort et à travers.

  6. Guerik dit :

    Après les paroles, les actes!

  7. fausse_7tic dit :

    Daher a une expérience de développement d’aéronefs, ses TBM volent depuis plusieurs décennies. Si le vol automatique télécommandé est pensé depuis longtemps, c’est tout à fait possible que Daher soit prête avec un TBM apte au vol télécommandé. mais à endurance sans doute limitée Reste à savoir si l’intégration d’électroniques de transmission cryptés et résistant aux brouillage serait aussi aisé, idem pour l’embarquement des appendices additionnels : boules optroniques, missiles, lance roquettes bombes… T&G n’a qu’à bien se tenir.

    • dolgan dit :

      C est Thales qui devrait gérer la partie dronisation j ai l impression. Ils ont déja travaillé sur la question depuis 10 ans , ils partent pas de rien.

      Pour l endurance, il sera interessant de voir ce qu ils proposent. Une vitesse de croisiere de 600kmh est sans doute excessive (sauf si usage en surveillance maritime outre mer). Un changement de motorisation sera peut etre envisagé.

    • Anne Attaumy dit :

      Ils me plaisent bien, vos « appendices additionnels ».

    • D’électroniques de transmissions cryptées.
      D’électroniques de transmission cryptée.

      L’intégration serait aussi aisée.

  8. Howk dit :

    Je profite de cet article sur des conventions de subventions, dont une avec TG, pour répondre à l’expert Dolgan, qui a écrit un peu vite dernièrement.

    [dolgan 19 juin 2025 à 14:57
    « Howk, ce n est pas ma faute si vous spammez les commentaires de mensonges en mode fanboy.

    Si vous ne supportez pas qu on vous mettes face a vos mensonges,changez de comportement. »]

    1/ Mon comportement n’est pas fantastique, mais les faits ne s’opposent pas toujours aux arguments initiaux. C’est vous qui avez insinué que TG avait que dalle dans un article récent. Un peu d’introspection, merci. Où est mon mensonge ?

    2/ Pour le spam, je veux bien qu’on s’amuse à compter le nombre de commentaires pour nous comparer, mais je crains que le critiqueur permanent n’obtienne un chlem facile, depuis quelques années. J’écris cinq fois moins que vous sur ce site, depuis longtemps. Facile.

    3/ Pour changer de comportement (pourquoi pas), il faut d’abord que le contradicteur respire calmement quand il envoie un scud avec son azerty. Je peux complètement accepter l’idée (après argumentation) que TG et l’AArok c’est walou en 2025 (non, mais bon…), à condition d’écrire plus doucement pour appuyer l’expertise –> La dernière phrase ressemble plus à un pétard mouillé qu’à un Scud.

    CQFD: on a tous les deux passé l’age de jouer à qui pisse le plus loin (je crois). Je suggère de ne plus interagir ensemble sur cet excellent site. Fin de communication.

    Merci de respecter les trois derniers mots du dessus.

    • dolgan dit :

      HA le fanboy de retour. C est affligeant.

      Désolé si cela vous fait mal a votre petit coeur que je ne supporte pas votre équipe préférée. Si ils marquent un but je le dirais. Si ils ne marquent pas de but et que vous descendez dans la rue en criant qu ils ont gagné le championnat, je serais la pour vous demander de quoi vous parlez. Je sais, c est triste la réalité.

      Le mieux serait que vous vous contentiez d attendre du concret.

      bisous.

      • Howk dit :

        Au futur, le verbe dire à la troisième personne du singulier ne prend pas de s. Pour pratiquer le conditionnel, il faudrait l’utiliser aussi avant. Niveau école primaire, mon garçon.

        Je n’ai pas d’équipe préférée. J’apprécie autant les autres compétiteurs en lice. Il faudrait changer de caravane, la prochaine fois que tu devines l’opinion des gens.

        On est pas sur Maxifoot ici.

        Pour les bisous, j’ai l’impression, depuis 3 interventions sur mes commentaires, qu’on n’a pas le même age. Un signe de la main devrait suffire. Je te laisse deviner lequel 🙂

        Bonne journée, mon grand.

        • dolgan dit :

          j adore le :

          « on n’a pas le même age. Un signe de la main devrait suffire. Je te laisse deviner lequel  »

          Bisous.

        • Petit Gibus dit :

          C’est « à la première personne » que vous vouliez écrire.
          Je dirai. Je serai.

          Par ailleurs, une proposition subordonnée de condition introduite par « si » est toujours à l’indicatif.
          Pour que le verbe de la principale soit au conditionnel présent, il faut que celui de la subordonnée introduite par « si » soit à l’indicatif imparfait (et non au conditionnel présent).

          https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-103358.php

      • Petit Gibus dit :

        « Si ils marquent un but je le dirais. Si ils ne marquent pas de but et que vous descendez dans la rue en criant qu ils ont gagné le championnat, je serais la pour vous demander de quoi vous parlez. »

        Parmi les nombreuses constructions possibles avec « si », aucune ne peut avoir la structure employée ci-dessus.

        En l’occurrence, il conviendrait d’utiliser l’une des deux possibilités suivantes :

        â–º « Si » + verbe à l’indicatif présent + « virgule » + verbe au futur simple :
        S’ils marquent un but, je le dirai.
        S’ils ne marquent pas de but et que vous descendez dans la rue en criant qu’ils ont gagné, je serai là.

        â–º « Si » + verbe à l’indicatif imparfait + « virgule » + verbe au conditionnel présent :
        S’ils marquaient un but, je le dirais.
        S’ils ne marquaient pas de but et que vous descendiez dans la rue en criant qu’ils ont gagné, je serais là.

        Si vous souhaitiez avoir un aperçu détaillé des structures avec « si », vous pourriez consulter ce lien :
        https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-1517.php

      • Yeux de biche dit :

        S’ils marquent. S’ils ne marquent pas.

    • Maître mètre m'être mettre dit :

      Tant que vous y étiez, vous auriez pu préciser à Dolgan la conjugaison du verbe mettre au subjonctif : qu’on mette.

      • Howk dit :

        Son correcteur d’orthographe a dû coincer, puis s’absenter boire un café pendant qu’il m’expliquait la vie. Ce genre de détail fait perdre des points au brevet des collèges.

        Avec une feuille blanche et un stylo bille, ça serait sympa de le lire. Ça clarifierait aussi pas mal de choses.

        Bref, j’aurais plutôt tendance à lui suggérer une petite amie, pour positiver ses contributions.

    • Chabannes dit :

      Interagir ensemble : pléonasme.

      • Howk dit :

        Oups, merci pour la remarque. J’aurais dû employer un autre verbe, sinon interagir sans -><- risquait d'être interprété comme: je propose de ne plus intervenir (tout court). Suggérer à quelqu'un de ne plus interagir aurait été moins correct que "me renifler les six heures à chaque occase". La prochaine fois, ne plus interagir avec moi sera plus rapide 😉

        Retour au vrai sujet: des financements arrivent pour des drones MALE plus efficients, dans des délais moins grotesques que pour l'Eurodrone (dommage).

        Bon weekend !

  9. Kardaillac dit :

    Enfin un constructeur qui se sort les doigts et comprend la question.

    • Côlon dit :

      Plutôt que de les en sortir, il faudrait surtout commencer par ne pas les y mettre, si vous voulez mon avis.

  10. Fabien Tremm dit :

    Bien plus compétent que T&G, et accompagné de vrais industriels, et pas une espèce d’avion qui est sensé être un drone, qui n’en est pas, qui a une jolie maquette avec de beaux radars, mais ils ne savent même pas quoi en faire.

    • Jack dit :

      Si on suit votre logique tous les nouveaux constructeurs (ex. Aura aero…) doivent immédiatement cesser leurs développements. Bravo pour votre soutien à l’innovation !

    • S&C dit :

      Il est délicat de qualifier un avion de sensé ou d’insensé, car il n’est pas doué de raison.
      Mais pour indiquer ce qu’il est supposé être, on parlera d’un avion qui est censé être un drone.

      Censé : supposé.
      Sensé : cohérent.

  11. Carin dit :

    Aujourd’hui l’armée paye pour voir…
    4 constructeurs choisis, pour peut-être 2 retenus, le premier TG, est aujourd’hui prêt à faire voler son produit l’AAROK. Les 3 autres, entament la course en sachant qu’ils n’ont plus qu’une chance sur trois…
    Je pense que dans les mois qui viennent, nous allons être abreuvé de publicités de la part de ces 3 compétiteurs, façon TG.
    Il n’en demeure pas moins que la compétition a toujours du bon.

  12. Goose dit :

    Super tout ça ! La volonté d’accélérer dans le domaine des drones est clairement affichée désormais !
    Avec la multitude de projets français, cela conduira en plus à une saine émulation. A poursuivre !

  13. Thomas dit :

    Au dela des annonces liées au Bourget, j’espère sentir comme un vent du changement.

    La mise en place depuis quelques années de « BattleLab Terre » et autres « challenge CoHoMa », couplés aux retex d’Ukraine, laissent à penser que l’innovation en mode Start-up/PME agiles commence à bien infuser au sein des décideurs du monde militaro-industriel français.

    Cette proposition de Daher peut apparaitre à certain d’entre nous comme une évidence, pour les diverses raisons abordées au dessus, mais elle indique surtout du changement d »état d’esprit à l’oeuvre chez nos milis et industriels.

    Le tempo techno effréné ne laisse pas le choix, hormis les grands programmes liés à la dissuation (pour combien de temps ?), c’est toutes les boucles de conception-fabrication qui se retrouvent raccourcies, et obsolètes si trop longues (Eurodrone….).

    Dans ce Far-West naissant ou tout ce qui est numérisable peut devenir militaire, je me réjouis de voir des industriels nationaux à l’instar de Daher se saisir des opportunités et fenêtres crées par ces évolutions technologiques.

    La résilience d’une nation tenant pour partie à ces capacités, si je me réjouis de ces changements, je ne peux que m’interroger sur ce qui fait corps dans notre société, mais c’est la un autre débat.

  14. Green dit :

    Il y a une logique industrielle à ce que Daher se lance dans les drones. Il savent déjà faire des avions de cette taille avec turboprop, contrairement à T&G par exemple.

    Je pensais que T&G allait s’appuyer sur eux pour l’industrialisation du Aarok mais on en prends pas le chemin visiblement. ça se comprends, ils complémentaires mais aussi concurrents. C’est dommage pour l’efficacité industrielle du pays. En temps de guerre ce serait sans doute différent.

    Et du coté de Safran, je suis surpris de ne voir rien venir. Ils font presque tout: moteur, navigation, optronique, train, munitions, liaison de données… mais pas de drone MALE.

    Une coopération entre Safran et Daher autour d’une drone male a turboprop aurait pourtant une certaine évidence. De même avec Dassault autour d’un avion équipé d’un seul M88.

    spéculations et conjectures!

    • EchoDelta dit :

      Ils avait le patroler qui n’est pas encore là…

    • Ion 5 dit :

      Il n’y a rien de compliqué à concevoir une cellule comme l’Aarok pour des ingénieurs aéronautiques moyens très moyens. Aucun scoop aéronautique là dedans.
      Par contre le TBM est une cellule naturellement stable en vol. L ‘Aarok, non. Ce sera plus facile à maîtriser en vol que le drone T&G, qui devra lui, être piloté par l’électronique jusqu’au bout…

    • Ce qui est pris n’est plus à prendre dit :

      On n’en prend pas le chemin.
      Ça se comprend.

  15. Mike dit :

    après avoir perdu une décennie sur les MALE et opérée dorénavant dans le cadre d’un budget très serré saupoudrer sur 5 entreprises qq millions d’euros pour un concours de rapidité sur 18 mois c’est original.
    pendant ce temps outre rhin les industriels dronistes réalisent des augmentations de capital de plusieurs centaines de millions..
    cherchons l’erreur

  16. Georges Frérot dit :

    Quid dans ce schéma du système Patroler et de l’Eurodrone.
    Un bilan technico-économique et de souveraineté de tous les projets de drône semble s’imposer.
    Une comparaison entre les programmes Dassault, petit DUC, grand DUC, Neurone et tous les autres :
    – taranis,
    – eurodrone,
    – talarion,
    – telemos,
    – voltigeur,
    – reaper,
    est nécessaire pour faire un bilan objectif de la conduite de ce sujet par le ministère des armées, la DGA, les armées et les industriels.

  17. Raphaël dit :

    donc maintenant c’est acté : finalement on prend tout ce qui vole et on en fait un drone… les aéroclubs sont plein de DR400, si ça intéresse quelqu’un…

  18. Perplexe dit :

    Daher fanfaronne comme il l »entend mais il n’est pas le constructeur des Socata tbm700…
    On peut douter de sa prétention à être considéré comme un avionneur de premier plan.

  19. Francois 01 dit :

    Parmis les cinq projets retenus de drone MAL, c’est celui qui peut progresser le plus rapidement puisqu’il partira d’une cellule déjà certifiée avec un pilote.
    En revanche, que ce soit un Kodiak ou un TBM. la cellule sera la moins adaptée à l’ endurance d’un drone mâle.
    Par exemple le temps de vol maximum d’un Kodiak 100 et d’un TBM 960 est aproximativement entre 5h15 et 5h30, alors que celle estimé de l’Aarok serait d’environ 30h.
    Piaggio a dronisé l’avanti sans grand succès commercial ( plus gros puisque bimoteur, 16h d’autonomie de vole)

    • dolgan dit :

      TG et le DRIADE partent aussi ce cellules civiles.

      Cela a ses avantages et ses incovénients.

      Notamment que les avions civils ont des cahiers des charges tres éloigné des drones MALE. Mais aussi que leur forme est contrainte par la présence prévue d humains dans l appareil.

      Ces inconvénients peuvent se corriger en partie.

      • François 01 dit :

        Non T&G ne partent pas d’une cellule civile. Ceux sont eux qui ont conçu la cellule en partant d’une feuille blanche.
        C’est bien pour cela qu’ils doivent la certifier et qu’ils partent d’une version pilotée, afin de simplifier la certification.
        Concernant SE avec DRIADE, il auront le même handicap que Daher. Mais ils se situent dans le bas du spectre du drone MALE, à la limite de cette catégorie. Avec un petit moteur à explosion Rotax de maximum 140 ch ils ne sont pas dans la même catégorie des quatre autres candidats qui sont tous des turboprops.

    • Navigation à l'estime dit :

      Celle estimée de l’Aarok.

  20. Supasupz dit :

    Il serait aussi temps de se pencher sur l’étude d’un drone MALE furtif (donc avec armement en soute), car tous ces drones se font descendre à la chaîne, on l’a vu au Yémen, et en Ukraine on ne voit plus aucun gros drone.

  21. Rogger dit :

    bonjour, sa vas 6 mois , 25 semaine , 125 jours de travail s’est pas Long…
    MDR , a une époque où une guerre est gagné ou perdu en 5 jours , s’est pas Trops long.. Dieu merci nous ne sommes pas en guerre ..
    j’espère que d’ici ce temps là , des simplification de fabrication et une politique de réduction de coûts financier sera conduite a tout les étages..Pour pouvoir exporter, ils faut avoir un prix abordable….