Le ministère des Armées confirme son intention de se doter de 2 avions suédois d’alerte avancée GlobalEye

La Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 ne prévoit pas le renouvellement des quatre avions E-3F SDCA [Système de Détection et de Commandement Aéroporté, communément appelés AWACS] actuellement mis en Å“uvre par l’armée de l’Air & de l’Espace, ces appareils, constamment modernisés, devant rester en service jusqu’en 2035.

Pour autant, la question de leur remplacement a régulièrement été évoquée depuis quelques mois. Comme encore en novembre dernier.

Ainsi, dans son avis sur les crédits alloués au programme 146 « Équipement des forces – Dissuasion », le député François Cormier-Bouligeon a estimé que le renouvellement de cette capacité ne pouvait attendre dix ans de plus car cela ne serait « pas opportun non seulement d’un point de vue opérationnel mais également financier », le coût du maintien en condition opérationnel des quatre E-3F SDCA étant appelé à augmenter significativement en raison de leur « grand » âge [45 ans de service en 2035, ndlr].

Deux solutions sont possibles : l’E-7 Wedgetail de Boeing [choisie par la Royal Air Force et l’Otan… mais remise en cause par le Pentagone] et le Saab GlobalEye. Pour M. Cormier-Bouligeon, la seconde serait préférable… Il n’est d’ailleurs pas le seul à le penser, certains ayant même imaginé que le système suédois pourrait être installé à bord d’un Falcon 10X de Dassault Aviation.

Mais ce n’est pas cette solution que la Direction générale de l’armement [DGA] a retenue… puisque, ce 18 juin, cette dernière a signé une déclaration d’intention avec Saab en vue d’acquérir deux avions Bombardier Global 6000/6500 dotés du système GlobalEye. Le texte évoque également une option pour deux exemplaires de plus.

« Une procédure de notification définitive pour achever la passation de marché va suivre. La DGA a déclaré qu’un contrat devrait être finalisé dans les prochains mois », a précisé Saab, via un communiqué.

« Nous saluons l’annonce faite aujourd’hui par la France de son intention d’acquérir [le système] GlobalEye, ce qui permettra d’améliorer la connaissance de la situation et la détection des menaces des forces armées françaises dans les domaines aérien, terrestre et maritime. Notre solution permettra à la France de conserver un contrôle souverain de ses capacités aériennes d’alerte avancée et de contrôle », s’est félicité Micael Johansson, le PDG du groupe suédois.

Dans un second communiqué, Saab a annoncé avoir conclu un accord cadre avec Sabena Technics pour « réaliser des modifications sur l’avion de surveillance et de contrôle aérien GlobalEye ».
« Cela renforce l’engagement de Saab à collaborer avec l’industrie française tout en soutenant l’expansion de notre capacité de modification pour répondre à la demande croissante du système GlobalEye. Sabena Technics possède l’expertise et l’expérience nécessaires pour assurer ce soutien », a fait valoir l’industriel.

Or, le type d’appareil concerné n’est autre que le Global 6000/6500 de Bombardier. « La transformation de la cellule en plateforme GlobalEye implique un travail techniquement complexe qui nécessite un personnel hautement qualifié et dévoué », a souligné Saab.

En avril, le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, avait déploré le choix éventuel du Global 6000/6500 aux dépens du Falcon 10X.

« Ça m’embêterait quand même que mon concurrent canadien, même si j’ai beaucoup de respect pour mes concurrents, rentre dans le domaine de la défense. Et ça m’embêterait que Saab, qui n’est pas une société particulièrement française mais que j’apprécie, vienne faire du travail sur un Bombardier. Je pense qu’il serait beaucoup plus intelligent de faire travailler les gens qui travaillent déjà sur les Falcon en région Aquitaine et ailleurs plutôt que de travailler sur un avion canadien », avait-il dit, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Pour rappel, la solution GlobalEye comprend une suite de capteurs résilients au brouillage électronique, un radar à longue portée Erieye ER, un radar à antenne active SeaSpray [fourni par Leonardo] et une boule optronique. Il permet de collecter des données dans un rayon de 400 km, puis de les fusionner au sein d’un système de commandement et de contrôle [C2] multi-domaines.

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95 contributions

  1. Hermes dit :

    Si on ne multiplie pas par 3 ou 4 cette commande, on va perdre en capacités vis à vis des E3F.
    .
    Avion pour avion, ils sont moins performant.
    Cela ne serait pas si dramatique si on pouvait au moins compter sur le nombre d’appareils.
    .
    Ce ne sont pas vraiment des systèmes sur lesquelles on doit faire des économies, ce sont des atouts stratégique, et les capacités mêmes de ces avions sont leur meilleurs moyen de défense.

    • Prise de perf dit :

      Ils sont moins performants.

      • Fabien Tremm dit :

        Non ils ne sont pas moins performants. Radar AESA, GaN. Bonne chance pour faire pareil avec l’E-3 face à des chasseurs modernes. Le seul défaut est la portée.

    • VinceToto dit :

      Cela correspond plus a des avions utiles pour de nombreuses missions que utiles pour un conflit contre adversaires bien équipés. Dans ce cadre, deux semble un choix raisonnable en attendant de voir. Il reste la flotte OTAN d’AEW&C/AWACS + alliés etc. . Et en complément, il y a les satellites, les drones, réseaux d’information, etc. .

      • Hermes dit :

        C’est assez faux.
        .
        Sans ses AWACS le Pakistan n’aurait absolument pas eu le résultat qu’il a eu lors de son dernier conflit avec l’Inde qui a coûté au moins 1 Rafale.
        .
        Ce sont des stations radar qui sont incomparable en termes de capacités avec ce que l’on peut mettre au sol.
        Ce sont également des outils de renseignements extrêmement important, l’Ukraine parvient à protéger son ciel en partie grâce aux AWACS des pays de l’OTAN qui assurent une rotation continue et permettent de couvrir une bonne partie de ce que l’Ukraine ne peut couvrir.
        .
        Un satellite ne traquera jamais un avion, encore moins des dizaines, ce n’est pas comparable.
        .
        Pour les drones, même s’il s’agit bien évidemment d’une plateforme tout à fait dronisable, nous n’en avons pas, en partie car ce sont de grands avions très coûteux, encore un peu frileux à confier cela en 100% automatique/remote.

        • anthonyl dit :

          Le Pakistan utilise le SAAB 2000 erieye pas les AWACS

        • VinceToto dit :

          « Sans ses AWACS le Pakistan n’aurait absolument pas eu le résultat qu’il a eu lors de son dernier conflit avec l’Inde qui a coûté au moins 1 Rafale. »
          Peut-être, mais l’Inde semble avoir clairement résolu le problème Saab Erieye lors de ses secondes frappes. Peut être n’avaient t’ils pas l’autorisation de les neutraliser lors des premières frappes. Si le Pakistan était content de ses « AWACS » actuels il n’en chercherait pas des nouveaux chinois. Si les USA, etc., cherchent d’autres solutions, hasard juste après ce conflit, c’est peut être que la Chine a pris l’ascendant dans ce domaine ainsi que d’autres et que les US/etc. cherchent des solutions.

        • Des outils importants.

        • VinceToto dit :

          Théorie. L’armée de l’air Indienne, même le club Rafale, n’étant pas débile je parie qu’ils avaient pris en compte pour leurs missions la présence et les capacités des Saab Erieye. Dans cet environnement montagneux, c’est probablement un petit radar au sol, ou autre moyen de détection/id qui a détecté, identifié les Rafales, pas les Saab Erieye. Ce qui semble avoir manqué comme info aux Indiens dans leurs système d’équations ce sont des systèmes de détection, communication, information, coordination modernes chinois quasi temps réel.

    • Thomas dit :

      Oui mais…
      Se pose la question de ce remplacement dans un contexte technologique au tempo très accru, qui a par exemple fait dire à nos alliés américain qu’ils ne remplaceraient pas cette capacité par le même porteur, et ont donc annulé par conséquence leurs futures commandes de wedgetail.

      Dans ces conditions ou la visibilité techno ne porte que sur quelques années, je trouve ainsi ce choix judicieux et en accord avec nos finances, 2 Awac-avions sûr pour demain, le temps de décanter ce que l’on commandera après demain.

      • Fralipolipi dit :

        @Thomas
        Je suis d’accord avec vous.
        En cette période de flou et de transition, … on paye pour voir.
        Et ensuite on avise … sachant qu’il y aura toujours de la place et des missions au sein de l’AAE pour ces 2 GlobalEye.

      • HMX dit :

        @Thomas
        Vous avez raison de souligner le contexte technologique, qui fait que les AWACS sous leur forme actuelle n’ont aucun avenir, du moins pour ce qui concerne les conflits de haute intensité. La diffusion rapide de missiles air-air à très longue portée (>500km) condamne ce type d’appareils. C’est la raison pour laquelle les USA revoient considérablement leurs plans d’acquisition d Boeing E7 Wedgetail.

        On peut donc s’interroger sur la stratégie mise en oeuvre par la France. Cette « petite » commande, de seulement 2 appareils, doit-elle s’analyser comme un moyen de dégager les budgets et le temps nécessaires pour travailler sur de nouveaux moyens de détection et d’alerte avancée (drones, constellation de satellites) ?

        • Thomas dit :

          J’en ai aussi le sentiment
          Temporiser pour voir
          Et deux pierres d’un coup, car cet achat a peut-être ouvert la voie à la vente de FDI à la suède, dans un deal du genre « je te prends 2 awacs, tu me prends des frégates », n’en déplaise à M. Trappier et son fanclub !

          • Aphorismes dit :

            Et deux pierres d’un coup ?
            Jusqu’à présent, ce que j’avais en magasin, c’était plutôt : Et d’une pierre deux coups.

    • UnKnown dit :

      L’antenne AESA est pourtant probablement supérieure à l’antenne mécanique de l’E-3… Et la plateforme Bombardier 6000/6500 a une très bonne endurance, demande un équipage plus réduit, et peut-être déployé depuis des pistes plus courtes que les E-3.

  2. Kamelot dit :

    Effectivement 4 exemplaires ne suffiront pas, d’autant qu’il ne sont pas ravitaillable en vol et pas assez grands pour bénéficier d’un équipage renforcé.
    Toutefois cette solution semble logique politiquement et inéluctable avec l’avènement d’autres platefomes et moyens de détection à venir. Dommage de ne pas avoir investi dans ce domaine pour proposer une solution souveraine système/porteur. Le rapprochement avec Saab peut en appeler d’autres…

    • ji_louis dit :

      … Et avec Bombardier !
      Les suédois et les canadiens font partie des otaniens² à qui Trump fait des misères et qui pourraient utilement s’éloigner de l’oncle Sam et se rapprocher de la France dans un futur projet alternatif d’avion/drone de prochaine génération.

      ²Je ne confond pas Suède et Danemark, lui aussi taquiné par Trump.

  3. Kamelot dit :

    Effectivement 4 exemplaires ne suffiront pas, d’autant qu’il ne sont pas ravitaillable en vol et pas assez grands pour bénéficier d’un équipage renforcé.
    Toutefois cette solution semble logique politiquement et inéluctable avec l’avènement d’autres platefomes et moyens de détection à venir. Dommage de ne pas avoir investi dans ce domaine pour proposer une solution souveraine système/porteur. L’utilisation d’un Falcon demanderait études et essais d’intégration complexes et coûteux. Le rapprochement avec Saab et Bombardier peut en appeler d’autres et dans de multiples domaines…

    • toufik dit :

      +1 ; .. et il est particulièrement bien dimensionné en termes de renoncements nationaux et concessions à des solutions étrangères, dans le contexte actuel de recherche de rapprochements avec la Suède (moults sujets dont peut-être le SCAF) et le Canada (qui doit se libérer de l’emprise US).

  4. Franz35 dit :

    Je comprends la logique d’avoir des avions moins « précieux », mais ne sait-on pas en faire en France au moins aussi bien que cet avion Suédois ? Et ne faut il pas prévoir d’en acquérir une demi-douzaine au moins ? que dit la LPM à ce sujet

    • JC dit :

      À l’encre invisible la LPM mentionne qu’il n’y a pas assez d’euros pour la Défense.

  5. Bastan dit :

    Est il ravitaillable en vol?

  6. Titeuf dit :

    Déjà à l’époque le nombre d’E3F ,quatre, était juger bas….
    Alors deux…..
    Même si une option pour deux autres est prise cela n’arrange en rien nos capacités.
    Rustine sur rustine….
    Rien ‘e change….

  7. Jeanot dit :

    on pourrait faire des contrats de location, je crois que cela se fait, en attendant une solution souveraine.non?
    trappier à raison

  8. Fabien Claudot dit :

    Là c’est vraiment n’importe quoi…

  9. Anyface dit :

    Que connaissez vous de ces 2 systèmes?

  10. PHILIPPE dit :

    voir loin est essentiel et en plus c’est européen.

    • MC² dit :

      Bombardier est canadien.

      • Guillaume dit :

        C est bien plus saab et leonardo que bombardier.

        Un globaleye se vend dans les 500 millions.
        Bombardier vend l avion green environ 30 millions…
        Cela laisse 470 millions a partager entre Saab et Leonardo.
        il me semble que l electronique represente 70% de la valeur totale.

        On peut donc dire que c est Britanico Italo Suedois avant d etre Canadien.

      • Guillaume dit :

        J oubliai aussi les moteurs anglais…

        Modification faite a witchita (usa)
        Ailes a red oak (usa)
        ect…

        Cela me donne toujours des boutons quand j entend quelqu un planter un drapeau sur un avion.

        je me dis que visiblement ils n ont jamais travaille dans le secteur…

  11. philippe renard dit :

    2avion,s en une seule fois ?
    Mais c’est Byzance !

  12. Qui ça ? dit :

    C’est quand même dingue qu’en France, on n’ait pas réussi à avoir une solution souveraine alors que le pays a tous les éléments pour le faire. Avec Dassault ou Airbus pour l’avion porteur, et Thalès pour le radar.

    • Carin dit :

      @Qui ça ?……
      SABENA a été choisi pour justement intégrer d’autres appareils sur ces 2 avions. On peut tout à fait imaginer que le radar EASA de Leonardo laisse place au RBE2 de Safran, que la boule optronique soit l’excellente 410 bien de chez nous etc…etc…
      C’est pour des tas de modifications que SABENA est dans la boucle, SAAB est ravie de cette collaboration, car ça va lui apporter des options supplémentaires à son catalogue.

      • Philippe dit :

        @Carin. Le RBE2 de Safran?!! pour remplacer un radar de surveillance maritime/terrestre????

    • Mic dit :

      Pour 4 a 6 GlobalEye cela ne vaut pas le coups en terme financier, car entre les coûts des études d’intégration du radar Thales et de tous les autres équipements sur un Falcon Dassault, qu’il faudra modifier en conséquence, pas sûr que cela soit moins onéreux qu’ acquérir les aéronefs à Saab, les seules modifications du GlobalEye seront l’intégration des équipements spécifiques à l’AAE.

      • FNSEA dit :

        Dans nos belles campagnes françaises, à la saison de la chasse, on entend souvent retentir les coups de fusil. Cela étant, le mot coup s’écrit sans s au singulier.
        Cela ne vaut pas le coup. Donner un coup de main. Recevoir un coup de fourche. Rester dans le coup. Être sur le coup.

      • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

        Cela ne vaut pas le coup en termes financiers.

    • Schwarzwald dit :

      Ça couterait trop cher au développement et on devrait payer 3 fois le prix unitaire d’un Saab … Et au moins, au cas où, le Saab est dispo de suite …

      • Vinz dit :

        C’est possible, mais tant qu’on a pas de devis on n’en sait rien en réalité.
        Combien ça couterait d’intégrer des briques existantes en France dans un Falcon (déduction des retombées fiscales et économiques pour le pays), c’est la question.
        Ensuite c’est « combien de temps ? »

    • jeje dit :

      je me disais la même chose

  13. Brun loutre dit :

    Il est bien gentil Éric Trappier, mais on ne monte pas un radar sur le dos d’un avion facilement, sans compter les autres capteurs. Pour avoir un Falcon AWACS, il faut partir de zéro ou presque. ça sera long et couteux, pour des débouchés commerciaux limités. Avec Saab on a un vecteur et des capteurs qui fonctionnent bien ensemble.

    • Ouf ouf dit :

      Surtout qu c’est pour 4 exemplaires au maximum…

    • Dolgan dit :

      d autant qu il a refusé qu on installe le radar Saab sur un falcon.

    • Thomas dit :

      Je vous suis sur ce raisonnement

      Les e3f n’étaient pas non plus français.
      Il y a doit d’autres priorités d’investissement que de développer de zéro un tel appareil, d’autant plus que le GlobalEyes est performant et bien plus européen que le Wedgetail.
      Sans compter que l’évolution accélérée des vecteurs aériens ne garantit en rien la pertinence de ces plate-formes dans un avenir pas si lointain

    • UnKnown dit :

      D’autant plus que ce serait pour le monter sur Falcon 10, avion qui n’existe que sur la planche à dessin et ne volera pas avant 2027… La solution Global Eye a le mérite d’être disponible sur étagère, avec un flux de sous traitants existants.

    • LOAF dit :

      Ben vu les déboires sur l’Archange (APU civil insuffisant pour faire tourner des modules militaires), je comprends le choix de la DGA. Ce Globaleye est un rolls. Avec 5 exemplaire les EAU ont tenu un DPSA 20 jours en l’air en continu.

    • MC² dit :

      Vous avez mal lu, on prend le capteur suédois et on va le coller sur un avion canadien. Quitte à bricoler un vecteur, pourquoi pas un français ?

      • dolgan dit :

        Parce que Dassaut a refusé.

        • Goose dit :

          Revoyez donc les déclarations de Trappier sur le sujet…
          Il n’a rien refusé du tout ! Au contraire ! Il a dit qu’il préférerait voir l’européen Saab travailler sur un avion Falcon, lui aussi européen, que sur un avion canadien.
          Vos sources : trouvez-les, lisez-les, comprenez-les et commentez par la suite !
          Bon courage.

          • dolgan dit :

            Oui oui, il y a ce qu il dit ET ce qu il ne dit pas.

            Quant la DGA est venu le voir pour intégrer le radar sur Falcon, il a exigé le leadership du projet. La DGA a dit non : pourquoi payer plus cher quelqu un de moins compétent sans espoir d export pour le justifier?

            Du coup, son numéro de gars surpris devant l assemblée est de tres mauvais gout.

          • Goose dit :

            Aaaah ! Et un mec aussi médiocre que vous @dolgan sait ce que Trappier dit quand il ne le dit pas !
            Trop fooooort camarade !

      • Louis XVI dit :

        @MC.. Il n’ y a aucun bricolage. Car c’est déjà fait sur l’appareil canadien…

  14. Tomcatters dit :

    Beaucoup de commentaires se questionnent sur le nombre de ces systèmes. Je pense qu’il ne s’agit que d’un début. Leur achat ne remet pas en cause le maintien des E3F. Maintenant il est clair que si on veut maintenir un crédibilité sur ce créneau et maintenir notre indépendance, il faudra se renforcer bien plus que seulement 4 système. De plus, dans le contexte actuel, ce n’est pas délirant de se fournir chez nos alliés. Cela peut créer un renforcement de nos liens et donc plus de chance de venir les voir se fournir chez nous (bizarrement, je pense fortement aux canadiens là).

  15. LaMeuse dit :

    Matériel défini pour le théâtre européen, ITAR free (?) et un clin d’œil aux Canadiens. Une prise de conscience , enfin ?

    Dassault s’en remettra et est plus probablement victime des « Tariffs » de D. Trump sur la gamme Falcon.

    • Fabien Tremm dit :

      Il n’y a pas LE MOINDRE jet privé qui soit ITAR Free.
      Les Falcon sont tous équipés de nombreux équipements américains. Par contre pour les éléments radar, tout va bien. Et les Global 6500 sont très vendus, donc les pièces détachées sont largement disponibles.

      • Goose dit :

        Vrai ! Tout comme les avions civils US disposent de nombre d’équipements européens, et donc français.
        La mondialisation.

  16. Violette Bertrand dit :

    Si l’armée de l’air pouvait en prendre six, et j’y verrais une forme de cohérence et de logique politique.
    C’est Bombardier et SAAB, et pas américain contrairement aux AWACS, le nombre devrait être juste ce qu’il faut à minima, cela crée du lien avec le Canada, les prix sont maitrisés.
    J’aime beaucoup Dassault, mais parfois, la balance penche nettement d’un côté.

  17. Clément Ader dit :

    Ca vole bas, le décollage de la LPM a du mal à se faire sentir.

  18. Fralipolipi dit :

    Et en écho de cette nouvelle … la FDI officiellement candidate au programme des futures frégates suédoises !
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-fdi-officiellement-candidate-au-programme-des-futures-fregates-suedoises

  19. Mike dit :

    c’etait dans la seringue
    Macron avait nommé comme ambassadeur à Stockholm un ex de la DGA
    Quant à Trappier qui pleure pour avoir des financement publiques il faut rappeler les donnees financières 2024 issues de sa comptabilité approuvée à la derniere AG2025:

    Diminution de l’effort R &D à 437M€ (483M€ en 2023)
    Resultat net consolidé 2024: 924M€ (693M en 2023)
    et surtout un dividende 2024 de3.7€ par action (2.66€ en 2023) : la famille Dassault a plus de la moitié fes actions…
    alors si vous voulez modifier un Falcon 10x pour monter un radar Thales( dont vous possedez plus d’un quart des actions) tappez dans vos réserves …
    je précise que je soutiens les solutions françaises mais en est marre de ces industriels toujours en train de pleurer des financements publics

    • Être et avoir dit :

      Absorbé par vos analyses financières, vous confondez les verbes « être » et « avoir ».

      Dans « je soutiens les solutions françaises mais en ‶est″ marre de ces industriels », le verbe « être » est fort inopportun.
      Dans « je soutiens les solutions françaises mais en ai marre de ces industriels », le verbe « avoir » est on ne peut plus approprié.

    • Agora dit :

      Les places sont publiques mais les financements sont comme les bancs, ils sont publics.

  20. Fabrice Bardiau dit :

    d’accord avec beaucoup de ces commentaires.
    En contrepartie on place nos FDI chez les suédois

    • Philippe dit :

      @Fabrice Bardiau. En contrepartie??? On n’est pas au marché…. Je t’achète 4 avions à 300 millions/unité et tu m’achètes 4 frégates à 800millions l’unité ???….

  21. Matou dit :

    Il serait préférable d’intégrer cette suite sur un Falcon 10X, afin de conserver une plateforme aérienne souveraine. Je comprends tout à fait Mr Trappier. Cela dit, il y a peut-être d’autres paramètres ayant pesé dans cette décision et non indiqués ici. Idéalement, cela aurait été encore mieux d’avoir un système de guet aérien avec une suite Thalès. Mais le développement prendrait certainement du temps et le coût serait probablement supérieur, en période de disette. En y regardant de plus près, cela devrait malgré tout faire l’objet d’une analyse, car une part de cet argent revient directement dans les caisses de l’état, au-delà du développement de la compétence. Donc est-ce un bon calcul au final ? Comment en juger sans avoir tous les paramètres en main … A moins que cela ne soit en échange d’autre chose avec nos amis suédois ? Mais quoi ? Bref.

    • Robert Larousse dit :

      M. Trappier.

      L’abréviation de monsieur est M. ; « Mr » est celle de « Mister ».
       
        
      À ce sujet, un petit aparté pour @Vinz :

      Plutôt que de vous référer à l’édition de 1878 du dictionnaire de l’Académie, vous feriez mieux de vous pencher sur l’édition de 2025 : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9M2724
      Ou sur celle du Larousse : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/monsieur/52460
      Ou encore sur le Robert : https://dictionnaire.lerobert.com/guide/comment-abreger-les-titres-de-civilite-les-titres-honorifiques-et-religieux

      • Vinz dit :

        1) Je vous ai donné tous les éléments pour vous démontrer que Mr n’est pas l’abréviation de Mister, mais une forme inusitée de « Monsieur », bien plus logique et cohérente avec Mgr, Mme ou Mlle – M. pouvant très bien être aussi l’initiale de Martin, Marc, Mérové, Menfoulq et j’en passe.
        2) J’ ai aussi montré que l’Académie elle-même est en train de revenir sur la forme stupide de M.
        3) Zered & Bob ne sont plus des références, sauf peut-être pour les anglicismes dont ces charlatans s’empressent d’enrichir chaque édition. Mais libre à vous de brandir ces porte-drapeaux de la décrépitude de la langue française.
        Enfin cette histoire d’abréviation est un point de détail complètement dérisoire et sans intérêt, qui n’excite plus que les talibans-bigots de la langue française.

    • Fabien Tremm dit :

      Mais arrêtez avec cette légende. Le Falcon n’a rien de souverain. La majorité des éléments de l’avion sont fournis par l’étranger (Italie, Allemagne, Espagne, Royaume Uni et USA).
      Il l’est plus dans l’assemblage. Mais dans les pièces détachées qu’il faudra acheter ensuite, les mêmes blocages d’export provoqueront les mêmes effets. Et tout cela, pour un coût qui sera totalement à perte. A moins que vous ne vouliez investir dans un système de ravitaillement sur l’avion en question, cette idée est totalement inutile.

  22. Olivier35 dit :

    Il est inutile de vouloir tout développer en interne. Il convient également de prendre en compte les aspects économiques. Si chaque pays européen entreprend de redévelopper individuellement chaque programme, les coûts d’études augmentent considérablement, tout comme les coûts de production, en raison de séries plus limitées. Or, les budgets ne sont pas illimités. Par ailleurs, cette approche pourrait ouvrir la voie à une vente de frégates de défense et d’intervention (FDI) à la Suède.

    https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-fdi-officielleme

  23. Nauatg dit :

    c est pas du Thalès. Au moins ça risque de fonctionner….

  24. Turtleito dit :

    Bonjour,
    Peut être un élément de réponse :
    Global 6500: a partir de 56 millions de dollars.
    Falcon 10x: 75 millions de dollar.

    • KOUDLANSKI Romain dit :

      Sans oublié que le Global 6500 vole déjà, ce qui n’est pas le cas du Falcon 10x.

    • Fabien Tremm dit :

      Et le Falcon 10X a des centaines d’éléments étrangers également. Ce n’est absolument pas un avion 100% français. Si 30% des pièces détachées sont françaises (en valeur), ça serait déjà beaucoup.

  25. NRJ dit :

    On aurait du négocier avec les suédois pour qu’ils achètent des FDI en contrepartie. Après peut-être que c’est dans les tuyaux mais qu’ils n’auraient pas excepté avec à peine deux exemplaires.

  26. ambigatos dit :

    Cela va peut être mette les suédois dans de bonnes dispositions pour acheter des FDI.

  27. Un civil dit :

    Par rapport au E3autonomie pratiquement identique part contre portée le de détection inférieure 400 km contre 650 km
    lu ailleurs et à vérifier 2 en commande plus 2 en option ça me semble le minimum
    lu ailleurs

    • Turtleito dit :

      J’ai également été interpellé par la portée de détection qui est stratégique.
      Reduire la taille du vecteur, pourquoi pas, ne pas augmenter la portée de détection d’une génération a l’autre, c’est pour le moins innocent, d’autres le feront.

    • En revanche dit :

      Par contre.

  28. pldem806 dit :

    Ceci :
    « La France propose des frégates de défense et d’intervention à la Suède »
    Explique cela :
    « Le ministère des Armées confirme son intention de se doter de 2 avions suédois d’alerte avancée GlobalEye »
    Ce qui est de la logique commerciale.

    • Lungôs dit :

      Oui, à moins que cela ne se terminer à « la Suisse »: on va prendre les avions suédois et eux vont prendre des frégates…italiennes ou Allemandes.

  29. vrai_chasseur dit :

    Le E-7 de Boeing souffre de problèmes de mise au point et n’est pas sorti de la zone à risques industriels.
    Les militaires américains cherchent à couvrir le domaine ISR avec un ensemble espace + plateformes radars aéroportés. Mais le prix de ces derniers -Boeing demande 2,6 milliards pour élaborer 2 « prototypes représentatifs », avec une rallonge optionnelle de 500 millions à la clé pour un nouveau radar- a mis tout le monde en émoi, au point que le SecDef US a évoqué l’annulation pure et simple du projet E-7 au profit des seuls moyens spatiaux.
    C’est le rappel sans filtre que ces plateformes sont extrêmement complexes à mettre au point, on se doute bien qu’il ne s’agit pas simplement de boulonner un gros radar sur le dos d’un avion.
    Le choix de la France est en fait restreint, soit attendre que les américains finissent -sans garantie- la mise au point, soit développer autre chose de zéro en France, soit adapter une solution opérationnelle. Les 2 premières options sont risquées et très coûteuses. On va dire simplement que la nationalité de la solution opérationnelle tombe bien, d’un point de vue géopolitique.
    En bref, c’est le bon vieil adage paysan, à prononcer avec l’accent auvergnat : « un chien vaut mieux que 2 kilos de rats ».

    • Vinz dit :

      C’est surtout la preuve que le complexe militaro-industrielle se gave comme des porcinets.
      La France ne partirait pas de zéro puisqu’elle possède déjà toutes les briques.

  30. comtedeflandre dit :

    Tous ces commentateurs qui sont toujours à vanter et à pousser pour faire des « achats militaires européens » et quand c’est le cas on se rend compte qu’en fait « européen » veut dire « français »en fait!…Pathétiques!
    De plus on ne voit vraiment pas la plus-value de laisser ouvert ces sections commentaires vu le niveau d’incompétences patent de tous ces stratèges des claviers qui se déploient à chaque fois sur n’importe quel sujet. C’est juste exaspérant de bêtise

    • Mouais... dit :

      Quand on se prend pour le compte de Flandre, ça veut déjà tout dire…