La Marine nationale a testé le drone aérien Flexrotor depuis l’un de ses patrouilleurs

Actuellement, les patrouilleurs de haute mer [enfin, les derniers qui restent] et les frégate de surveillance de la Marine nationale disposent de drones aériens Aliaca, acquis auprès de Survey Copter, une filiale d’Airbus, dans le cadre du programme SMDM [Système de mini-drones aériens embarqués pour la Marine].
D’une autonomie de 3 heures pour un rayon d’action de 27 nautiques, dotés d’une propulsion électrique, ces appareils ont parfaitement tenu leur rôle de capteur déporté, que ce soit pour des missions de lutte contre les trafics, de police de pêches et d’identification de navires. Seulement, leur principal défaut est que leur mise en Å“uvre s’avère compliquée.
« Le processus actuel de lancement et de récupération, bien qu’il soit autonome, présente des restrictions [d’emploi] et n’est pas facile à utiliser », a en effet récemment expliqué le capitaine de vaisseau Johann Eidesheim, membre de l’équipe Plans et programmes de l’état-major de la Marine nationale, dans les pages de Naval News.
D’où le développement d’une version VTOL [à décollage et à atterrissage verticaux], dévoilée en avril dernier par Survey Copter. Une variante, appelée VTOL ER, présente des performances améliorées, avec une autonomie de 6 heures, une portée de 45 nautiques et une capacité d’emport de 3 kg.
Ce mini drone saura-t-il séduire la Marine nationale ? En attendant de le savoir, cette dernière a évalué le Flexrotor, un drone aérien de conception américaine tombé dans l’escarcelle d’Airbus Helicopters depuis le rachat, en 2024, d’Aerovel.
En effet, via les réseaux sociaux LinkedIn et X, Airbus Helicopters s’est félicité des essais réussis du Flexrotor depuis un patrouilleur de haute mer de la Marine nationale [l’EV Jacoubet, ndlr], dans le cadre de l’initiative Perseus, laquelle vise à stimuler l’innovation.
Successful maritime trials! The Airbus #Flexrotor UAS recently demonstrated its shipborne capabilities with the French Navy (@MarineNationale). Operating from a patrol vessel, it showcased its #VTOL and long-endurance ISR skills, supporting naval innovation. pic.twitter.com/FfJfFR17Vj
— Airbus Helicopters (@AirbusHeli) June 11, 2025
« En trois jours, Flexrotor a cumulé plus de 12 heures de vol lors de missions de surveillance effectuées de jour comme de nuit. Le drone d’Airbus a démontré avec succès sa capacité à décoller et atterrir sur une petite plateforme mobile et à effectuer des missions de longue durée », explique l’industriel. Et d’ajouter : « L’équipage du navire a utilisé les capteurs avancés du Flexrotor pour recueillir des renseignements et améliorer sa connaissance de la situation. »
Facile à déployer, ce drone décolle et atterrit comme un hélicoptère mais vole comme un avion [à l’image du MV-22 Osprey], à la vitesse maximale de 140 km/h. D’une masse de seulement 25 kg, dont un tiers de charge utile, il a une autonomie comprise entre 12 et 14 heures. Et cela, avec un réservoir de 5,5 litres.





Les drones (surtout les plus légers) évoluent vite.
Normal qu’il faille rapidement changer de génération.
Cela et simplement l usure qui provoque de l attrition.
Pour les petits drones, l armée raisonne désormais en flux et non en stocks.
Une vidéo sur L’USINENOUVELLE, article du 10/06/25:
https://www.usinenouvelle.com/article/qu-est-ce-que-le-flexrotor-cet-etrange-drone-americain-achete-par-airbus.N2214090
Autonomie de 12h et 8kg de charge utile avec un réservoir de 5.5 litres… cela semble tres performant pour un patrouilleur.
Dans une catégorie « superieure » le VSR 700 ou le Schiebel avec des charges utiles bien supérieures semblent etre mieux adaptés au plus fort tonnage?…mais avec une moindre autonomie.
question: la masse du drone augmentant ,la performance en autonomie diminuerait elle?