M. Lecornu veut une « discussion franche » avec Berlin et Madrid sur la gouvernance du programme SCAF

Lors d’une audition parlementaire sur le projet de loi de finances 2025, en octobre, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait indiqué qu’il participerait à un sommet avec ses homologues allemand et espagnol afin de faire le point sur le projet de Système de combat aérien du futur [SCAF]. Il « permettra de présenter le démonstrateur et de documenter la deuxième phase », avait-il dit.

Pour rappel, le SCAF repose sur un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter] devant être conçu sous la maîtrise de Dassault Aviation, avec les filiales allemande et espagnole d’Airbus comme sous-traitants. Cet appareil sera connecté à des drones au sein d’un système d’armes du futur, appelé NGWS Next Generation Weapon System], via un « cloud de combat ». Après plusieurs mois de discussions pour trouver un accord sur le partage des tâches et régler les questions relatives à la propriété intellectuelle, la phase 1B de ce projet a officiellement été lancée en avril 2023

Le sommet annoncé par M. Lecornu a dû être reporté à une date ultérieure, en raison du contexte politique, alors marqué par la censure du gouvernement en France et la convocation d’élections fédérales anticipées en Allemagne. A priori, il devrait finalement avoir lieu à l’automne. En tout cas, c’est ce qu’a indiqué le ministre, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 11 juin.

« On a des discussions sérieuses à avoir », notamment sur « le design de l’avion – les choses avancent bien – sur son poids, sur ce qu’on attend de lui », a dit M. Lecornu aux députés, avant de rappeler que la France a des exigences particulières étant donné que cet appareil devra pouvoir emporter l’arme nucléaire et être navalisé. Mais il s’agira d’évoquer aussi des sujets qui fâchent, à commencer par celui de la gouvernance du SCAF.

Nous devons avoir une « discussion franche sur le fonctionnement et la gouvernance du programme. On voit bien, en fait, que c’est très compliqué de faire un avion de chasse à trois pays. Comment, au fond, on a quelque chose qui peut convenablement bien vieillir dans la collaboration et la structuration du programme ? Ça, on n’a pas encore commencé à en parler avec les partenaires », a déclaré M. Lecornu… Sans doute aurait-il fallu commencer par là…

En tout cas, le propos du ministre fait écho aux récentes déclarations d’Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation. En avril, soulignant l’expérience acquise avec le démonstrateur de drone de combat européen nEUROn, il avait critiqué les modalités de la coopération mise en place pour le SCAF, dont les piliers capacitaires.

« Je ne suis pas sûr que ce soit un modèle d’efficacité », avait-il dit. Et d’insister : « Je suis pour que le système de combat aérien soit piloté par un maître d’œuvre global, qui le penserait autour d’un avion […] plutôt que l’on fasse ce découpage permanent. Le problème est aux interfaces. La gestion des interfaces, si vous n’avez pas un leader au-dessus, ça ne marche pas ».

En outre, M. Trappier explique régulièrement que Dassault Aviation n’a pas toute la latitude nécessaire pour tenir son rôle de maître d’œuvre pour le SCAF, la voix d’Airbus comptant, in fine, pour deux. Dans les pages du dernier numéro de « Planète Aéro », il a encore rappelé les règles intangibles pour développer un avion de combat comme le NGF.

« Nous sommes mobilisés pour fabriquer et faire voler un démonstrateur. Ce démonstrateur suppose de nouvelles étapes contractuelles pour lesquelles le partage des tâches reste encore à négocier, en particulier sur les aspects de la fabrication. Pour que ce programme réussisse, il faut que les règles et principes que nous défendons depuis toujours soient respectés : associer les meilleurs talents sous la direction d’une unique maîtrise d’œuvre, avec un partage clair des tâches en fonction des compétences démontrées par chacun des partenaires et non pas en fonction du ‘juste retour’ territorial », a développé le PDG de Dassault Aviation.

Par ailleurs, censée avoir été réglée avec le traité franco-allemand d’Aix-la-Chapelle, signé en 2019, la question de l’exportation est tout aussi cruciale. En effet, l’article 3 de ce texte précise que Berlin ne peut pas s’opposer à la vente à des pays tiers de systèmes d’armes développés en coopération avec Paris dès lors que ceux-ci contiennent moins de 20 % de composants allemands ». Or, l’Allemagne est impliquée à hauteur de 33 % dans le SCAF…

Lors de son audition par les députés, M. Lecornu a rappelé qu’il est « impensable, que nous, Français, soyons bloqués par une décision du Bundestag [chambre basse du Parlement allemand, ndlr] » en matière d’exportation. « On exporte aujourd’hui le Rafale et, demain, si on a envie d’exporter le SCAF, il est impensable qu’il y ait un blocage d’un autre pays. C’est un sujet clé et évidemment politique », a-t-il insisté.

Par ailleurs, une discussion potentiellement « musclée » avec l’Allemagne, mais aussi avec l’Espagne et l’Italie, se profile. Comme M. Lecornu l’avait suggéré en octobre dernier, la participation française au programme de drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] européen est sur la sellette.

Issu d’un projet proposé en 2013 par Airbus, Dassault Aviation et Leonardo, ce drone MALE, imposant avec ses 17 tonnes, doit entrer en service à l’horizon 2031, après avoir connu beaucoup d’atermoiements et donc, de retards. « L’EuroDrone/EuroMALE est un programme désormais ancien, intéressant, mené en coopération mais sur lequel j’ai demandé à l’armée de l’Air & de l’Espace de bien vouloir me faire remonter son analyse opérationnelle sur l’employabilité de ce drone lorsqu’il sera livré. Évidemment, c’est un objet de discussion avec les partenaires parce que le principe de le faire à plusieurs, c’est de converger sur le diagnostic », a soutenu le ministre.

L’analyse demandée par M. Lecornu a déjà été en partie faite… En octobre, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, avait expliqué que l’EuroDrone allait être « immédiatement navigable » tout en présentant les « spécifications que nous lui avions données il y a de nombreuses années ». Or, avait-il ajouté, « les temps ont changé ».

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

113 contributions

  1. Zaratoustra dit :

    Et ben, on en est encore là….
    Vaut mieux préparer le Rafale F7.

    • Deres dit :

      Un nouveau planeur furtif utilisant dans un premier temps tous les équipements et électronique du Rafale F5. Avec des provisions pour leur remplacement progressifs des anciens équipements par de nouvelles versions dans les standard suivants. De la meme façon, le premier standard pourrait employer un M88 plus en attendant un nouveau moteur plus moderne. C’etait la philosophie d’origine de Dassault de ne modifier qu’un des éléments de la triade planeur/moteur /système d’arme a la fois.

    • paul dit :

      bien dit si nous continuons a suivre Lecornu c’est des discussion franche qui vont voler pas des avions.

  2. Chill dit :

    Il serait temps ou alors il faudra trouver d autres partenaires comme la Suède !
    Soit Dassault est maître d’oeuvre, soit raus…

    • Fox3shooter dit :

      Il faut se rappeler que le FCAS originel, celui immaginé en coopération avec les britanniques dans le cadre de Lancaster House, devait déboucher sur un drone furtif puis sur avion de combat. Les raisons de l’annulation ne tiennaient pas debout (budget insuffisant et brexit) mais le temps perdu depuis à trouver un accord avec les allemands et les espagnols montre bien que c’était une erreur. Maintenant les compétences de Dassault sont en danger

      • Hunceulaime dit :

        Un seul M à imaginer.
        Un seul N à tenir (et un seul I aussi).

      • Goose dit :

        Les compétences de Dassault en danger ? Pourquoi ?
        Avant SCAF, Dassault travaillait déjà sur l’après Rafale, avec ses partenaires tels Thales ou Safran.
        Aujourd’hui, il y travaille dans le cadre du SCAF, mais si demain celui-ci échoue, Dassault reprend ses billes et se remet à travailler seul ou avec de nouveaux partenaires. Tout le travail fait en amont en R&D n’est pas perdu, loin de là ! Une partie aura même été financée par nos amis allemands et espagnols de chez Airbus !
        Pour eux en revanche, ce sera plus compliqué de s’embarquer dans un nouveau programme :
        A eux deux, impossible il leur manque des compétences.
        Avec les Brits ? Ces derniers en position de force leur feront payer cher le ticket d’entrée !
        Restera les USA, et on imagine sans mal l’Allemagne heureuse de faire paillasson devant Oncle Sam.

  3. Bastan dit :

    La France a perdu une grande partie de son influence chez Airbus, et arrive même à mettre Dassault en difficultés. La perte de compétences par Dassault sur la prochaine génération de chasseurs, et c’est la fin de l’indépendance française, donc le monopole américain en Europe. Les suédois sont tributaire des fournitures américaines.

    • Czar dit :

      « La France a perdu une grande partie de son influence chez Airbus, »

      vous vous appuyez sur quelles sources pour affirmer ça ?

      • Bastan dit :

        Les pourcentages du capital, la nationalité de ses principaux dirigeants, surtout au niveau militaire..

        • Goose dit :

          Au niveau militaire, il n,’y a jamais eu de forte présence française chez Airbus DS !
          Pour la simple raison que notre BITD était assez puissante seule et par souci d’indépendance militaire.
          Seulement quelques entités ont fusionné dans ce groupe.
          Et même. Certaines filiales d’Airbus DS, comme Airbus DS GEO, sont majoritairement françaises !
          Ce que vous racontez là, cher Bastan, n’est que généralité mal renseignée. Dans les faits, l’équilibre entre les différents pays dans Airbus est assez bien respecté. Les États partenaires y veillent !

        • Nexterience dit :

          Normal.
          La partie militaire de Airbus est en partie l’ancienne société allemande Dasa. Donc un français dirige la holding de DASA. Les Allemands doivent être fous.
          Les partie françaises, Aérospatiale, etc sont dans MBDA.
          Donc au contraire, on a gardé Dassault hors de tout cela et on dirige des boîtes allemandes via airbus;)

      • JC dit :

        Demandez à Google, qui est votre ami. Observez l’organigramme du groupe Airbus. Notez qui détient les postes clés. Recherchez des infos sur le Plan Power 8. Où se situent les plus importants sites de recherche et d’innovation du groupe ? Assemblez les pièces du puzzle et vous comprendrez mieux le commentaire de Bastan.

        • Czar dit :

          donc tu n’as pas de sources pour le confirmer, j’en prends bonne note.

          • JC dit :

            Bosse un peu cossard ! Les sources elles sont sur le web, allez vas-y !

          • Czar dit :

            tu en aurais mis quelques-unes, ça t’aurait évité de perdre du temps à faire cette réponse.

    • Jeanot dit :

      tu racontes n’importe quoi
      Dans la défense dassault domine et de loin airbus
      il a perdu quoi en compétences dassault? celui d’être trop gentil oui sûrement
      techniquement j’attends de voir quelques exemples.
      c’est dassault qui fait le dessin de l’avion
      airbus sait faire un drone furtif
      j’attends de voir
      regarder l’eurodrone et argumenter sur le bien fondé des compétences d’airbus sur ce programme
      on attends tjrs ….

    • Goose dit :

      La France a perdu une grande partie de son influence chez Airbus ?
      Quel « Airbus » ? La division aviation commerciale ? Airbus Helicopters ? Airbus DS ? Un autre filiale peut-être ?
      Allez-y, développez, voir si vous maitrisez votre sujet…
      Promis, on ne se moque pas !
      Et en quoi Airbus met Dassault en difficulté ?
      Expliquez, vous avez du boulot !

  4. fred dit :

    L’eurodrone cette vaste escroquerie complétement obsolète avant d’être livré.Les coréens le turque ont construit un chasseur de 5 éme génération et nous nous n’en serions pas capable tout seul va falloir siffler la fin de la partie les espagnol n’en veulent pas ils veulent en bon vassaux du f35.

    • Deres dit :

      Si tous les partenaires du SCAF sont aussi des utilisateurs du F35, cela va poser de nombreux problèmes techniques. En particulier, le risque est très grand qu’ils demandent la compatibilité avec des armements américains qu’ils possèdent déjà. Et l’integration d’equipements américains aussi. Pire, ils voudront réutiliser les machines outils et technologies achetés auprès de LM en tant que sous-traitant du F35. Il risque donc d’y avoir eds couts de licences américains sur le SCAF par exemple ou eds utilisations de technologie ayant besoin d’un accord américain pour faire de l’export.

    • Jack dit :

      Vous pensez réellement que le PREMIER avion de combat jamais conçu par les Turcs et les Coréens, est au même niveau technologique que le SCAF ?
      .
      Je vous donne une indice : https://air-cosmos.com/article/spcial-100-ans-de-dassault-aviation-12082

    • Franck dit :

      C’est une double escroquerie. Les Allemands voulaient 2 moteurs pour des raisons de sécurité mais achètent 36 f-35 monomoteur. Deux moteurs avec des composants US et malgré les garanties italiennes tombent sous le coup de la loi ITAR américaine.

    • Trucmachinchose dit :

      L’homme turc, le Turc.
      La femme turque, la Turque.
      Le peuple turc, les Turcs.

    • Et nous n’en serions pas capables tout seuls.

  5. Lothringer dit :

    « Le sommet annoncé par M. Lecornu …. A priori, il devrait finalement avoir lieu à l’automne. »

    Nous sommes à la mi-juin, donc pas encore en été (à quelques jours près).
    Notre ministre nous annonce un sommet qui devrait avoir lieu à l’automne (l’automne se finissant le 20 décembre).
    Et tout ceci dans un contexte où le gouvernement français peut sauter (sur une motion de censure) à tout moment. Probablement à la rentrée parlementaire d’octobre compte-tenu des annonces de rigueur budgétaire, fiscale et sociale qui seront annoncées pendant…l’été… lorsque les français ET les parlementaires seront en vacances.

    Notre ministre s’est ainsi ouvertement moqué des parlementaires qui l’ont auditionné.

    Succès et longue vie à la concrétisation du nEUROn. C’est ce que nous avons de moins mauvais à faire.

    • Isoloir dit :

      « Notre ministre s’est ainsi ouvertement moqué des parlementaires qui l’ont auditionné. »

      Il ne s’est pas moqué d’eux, il les a mis devant leurs responsabilités.

  6. Matou dit :

    Les choses avancent dans le bon sens sur le constat côté français. Le résultat de ces négociations est à suivre de près.

  7. PHILIPPE dit :

    effectivement pour un tel projet la prudence est impérative.

  8. HMX dit :

    Une « discussion franche »… cela pourrait faire sourire si ce n’était pas si grave ! Ce n’est pas en 2025 qu’il fallait avoir une discussion franche, mais dès 2019, au début du projet ! Se retrouver aujourd’hui à réinterroger une énième fois la gouvernance du projet, et plus grave, les attentes réelles des autres partenaires, montre l’impasse dans laquelle se trouve le SCAF.

    Pendant que nous nous consacrons à ces querelles internes, la concurrence et le monde avance sans nous. Or, l’objectif d’une mise en service du SCAF en 2040 paraît de plus en plus décalée (pour rester poli) par rapport aux besoins opérationnels, sachant que le NGAD/F-47 volera avant 2030, que le GCAP volera en 2035, et que les prototypes chinois d’avions Gen6 ont déjà volé. Nous accumulons les retards, au moment où nous devrions au contraire nous entendre pour accélérer. Il faut donc trancher une fois pour toutes le nœud gordien de la gouvernance du programme pour pouvoir enfin avancer. A ce stade, 3 pistes apparaissent envisageables :

    1/ La France cède (à nouveau) au chantage et aux demandes de ses partenaires, notamment l’Allemagne, sur la gouvernance du projet, le partage industriel, les restrictions à l’export, etc… une fois actées politiquement, et digérées par Dassault, ces concessions permettraient la relance du programme sous sa forme actuelle.

    2/ La France prend acte des réticences de ses partenaires, et après les avoir mis au pied du mur, assume de stopper le projet pour se concentrer à court terme sur le Rafale F5, et potentiellement lancer un programme « Super Rafale » reprenant les travaux issus du NGF.

    3/ la France prend acte de l’impasse actuelle, et propose à ses partenaires un « reboot » complet du programme SCAF. Transformé en système de système, SCAF deviendrait un programme technologique fédérateur, partageant des briques technologiques communes (cloud de combat, effecteurs déportés, certains sous-systèmes…) mais avec une architecture ouverte : on pourrait ainsi concevoir une famille de plateformes utilisant ces technologies : chasseur lourd bimoteur (Allemagne/France ?), chasseur polyvalent navalisé (France), chasseur monomoteur léger (Suède, Espagne, Belgique, France ?…). Cette ouverture permettrait d’intégrer de nouveaux partenaires, et de dépasser les blocages actuels. Ultimement, et à condition de convaincre les britanniques du bien-fondé de la démarche, cette ouverture pourrait également ouvrir la voie à un rapprochement SCAF/GCAP, que nos partenaires européens appellent publiquement de leurs vœux. c’est évidemment le scénario le plus ambitieux, le plus pertinent, mais aussi le plus complexe.

    La crainte principale serait de voir l’Elysée se diriger vers le scénario 1/, pour des raisons strictement politiciennes et de communication politiques. On sait que l’actuel PR a beaucoup œuvré pour le lancement des grands programmes de coopération franco-allemand avec Mme Merkel, dont le SCAF constitue le fer de lance. Les autres programmes sont déjà tous enterrés, ou avec un pied dans la tombe (Tigre Mk3, MGCS, Eurodrone, MAWS…). Or, l’annonce de la fin du SCAF constituerait « le dernier clou dans le cercueil », de fait un revers politique majeur pour le PR, qui marquerait symboliquement l’échec absolu de sa politique pro-européenne (c’est comme cela que les médias le présenterait). On imagine que cela n’est même pas envisageable sur le plan politique, et que le PR cherchera désespérément une solution pour sauver le soldat SCAF. On imagine également que les allemands, très conscients de cette situation, ne se gêneront pas pour mettre la pression et maximiser leurs exigences. Dès lors, à moins de 2 ans de la fin de son mandat, et désormais privé de majorité à l’assemblée, il faut craindre que le PR ne préfère céder discrètement aux exigences allemandes, plutôt que de subir une nouvelle humiliation politique. A vrai dire, seul Dassault pourrait contrecarrer un tel scénario, en menaçant de rendre son tablier et de quitter le programme SCAF…

    • Non sequitur dit :

      Pourquoi proposer trois scénarios si c’est pour ne développer que le premier ?

    • tschok dit :

      Je ne pense pas que le Prèz ait autant d’importance dans l’équation que vous lui en prêtez. Si ce programme se casse la figure, je crois bien qu’il ne pourra rien y faire parce que les causes seront profondes, insurmontables et liées à des différends de nature industrielle sur lesquels il n’a pas de prise.

      Par ailleurs, l’équilibre des pouvoirs au sein du gouvernement fait qu’il n’est plus vraiment aux commandes et qu’il se garde bien lui-même de se mettre au premier plan: son impopularité est telle qu’il vaut mieux qu’il laisse le gouvernement gouverner.

      Et puis votre scénarios ne mène nulle part: vous imaginez un président en fin de mandat qui, pour sauver ce qui reste d’une politique de collaboration franco-allemande en réalité déjà été vidée de sa substance par l’Allemagne (donc il n’y a plus grand-chose à sauver) se cramponnerait à l’illusion qu’en cédant à toutes les exigences allemandes, il parviendrait à sauver au moins ce programme. Et puis après, quoi? Dassault quitte la pièce et le programme s’écroule dans la seconde qui suit. Donc, fin du match. Même pas la peine d’essayer.

      En fait, c’est simple: l’Etat n’a pas les moyens de tordre le bras de Dassault. C’est même pas la question de savoir si c’est Macron ou un autre: c’est l’Etat qui n’a pas les moyens d’imposer à son industriel national des conditions qu’il jugerait inacceptables. Le problème, c’est pas ça, c’est le plan B. Ok, le SCAF foire pour de multiples raisons, c’est quoi le plan B?

      La solution ne consiste pas à tordre le bras de Dassault, la solution consiste à préparer un plan B si jamais on ne parvient pas à surmonter les désaccords entre les parties. Un truc avec les Suédois, les Indiens ou je ne sais qui.

    • Avance, Hercule ! dit :

      La concurrence et le monde avancent.

    • Présent à l'appel dit :

      Les médias le présenteraient.

  9. Fralipolipi dit :

    Il était temps !

  10. Alpha (α) dit :

    Simple.
    Les Français ont la gouvernance du programme SCAF/NGF.
    Les Allemands ont celle de l’Eurodrone et du MGCS.
    Mais les Allemands et Airbus DS veulent tout contrôler, et au passage, récupérer la technologie qui leur manque auprès des acteurs aéronautiques français.
    Dassault, avec M. Trappier, est l’empêcheur de tourner en rond.
    Il se plaint auprès de son ministre de tutelle, qu’il envoie au charbon.
    On verra ce que ça donnera.
    Mais Dassault ne cèdera sur rien, car le temps est pour lui : Rafale est pérennisé jusqu’en 2035, d’autres commandes vont arriver (Salon du Bourget ?), le Rafale F5 est lancé, de même que le drone de combat, et l’avion spatial ne tardera pas à être annoncé (Salon du Bourget ?).
    De plus des partenariats sont en train de se dessiner et de se renforcer : l’Inde bien sûr, mais aussi les EAU.
    Et surtout : qui sait qu’une véritable Lune de miel est en train de naitre entre la France et la Suède, dont Dassault et … Saab ?
    Aussi, pas d’inquiétude, même s’il n’y a pas de SCAF/NGF, le Rafale aura bien son remplaçant.

    • RespectRobustesse dit :

      On vous aime alpha !

    • Bloodasp dit :

      @Alpha& HMX: Je pense aussi que Dassault est en position de force, ils ne cèderont rien aux Allemands et vont tranquillement attendre que Micron et ses projets farfelus s’en aillent, le PR est trop affaibli pour imposer quoi que se soit à qui se soit, pas de majorité, une popularité en deçà de Hollande, bref il est cramé et au rythme ou vont les choses pas sur qu’il finisse son mandat, Trappier a bien géré. Maintenant j’aimerai bien savoir ce que veut Dassault, se retirer du Scaf et faire cavalier seul ou assurer la maitrise d’œuvre pleine et entière du projet? Je pencherais pour la première solution, cette histoire de véto allemand sur les ventes, trop risqué pour Dassault, les allemands auraient littéralement un droit de vie ou de mort sur Dassault à la première alternance politique en Allemagne, perso je prendrai pas ce risque quelque soit les engagement pris par les allemands, vous connaissez l’adage:  » Les paroles n’engagent que ceux qui y croient ! »

      • MICHEL DUGOUJON dit :

        @ Bloodasp « pas sûr qu’il finisse son mandat »

        Ah bon, et vous voyez quoi ? une démission, une destitution, un coup d’État et pour mettre qui ? Mélenchon, bardella Le Pen un quarteron de généraux, dans vos rêves, Macron continuera à vous faire chier pendant deux ans, il augmentera la durée du temps de travail hebdomadaire et du départ à la retraite ,.

        • Czar dit :

          « , il augmentera la durée du départ à la retraite ,. »

          c’est curieux que vous les boumeurs n’ayez eu ce soudain accès de lucidité et de courage civique qu’après avoir pris la vôtre, de retraite grasse et longue.

        • JC dit :

          Tiens, une groupie !

      • Nous dirions même plus : perso, je ne prendrais pas ce Kir.

      • Qui qu'ils fussent dit :

        Quels que soient les engagements pris par les Allemands. Pas « quelque soit les engagement pris par les allemands ».

    • Deres dit :

      Vu la situation budgétaire en France, rien n’est vraiment assuré. En 2024 par exemple, il y a eu tellement de reports de charges que le budget militaire réel qui était cense augmenter de 3.3 milliards a en réalité diminué de presque un milliard … La plupart des annonces positives sont basés sur eds hypothèse de croissance de budget qui ne se produiront peut être pas. Si le budget militaire passe a 2% du PIB mais que nous sommes en recession avec un PIB décroissant, cela peut revenir a décroitre ce budget!

      • Noupat dit :

        Tout à fait.
        L’Allemagne a une contraction de son PIB, et non la France : -0.3% en 2023 (+1.4% en 2022)
        Le taux de croissance de la France ralenti mais reste positif : + 0.9% en 2023 (+2,6% en 2022)
        On n’est pas encore en récession économique, et je ne le souhaite en aucun cas.

        • Lothringer dit :

          Et compte-tenu de l’évolution démographique des 2 pays, si on effectuait la comparaison de cette évolution du PIB non pas en PIB global, mais en PIB par habitant ?
          Une stagnation économique (Allemagne) dans un pays en décroissance démographique correspond à un léger accroissement du PIB par habitant.
          Une minuscule croissance économique (France) dans un pays en croissance démographique (légère) correspond à une baisse du PIB par habitant.
          Je parle en euros constants et non en euros courants

        • Titi et Grosminet dit :

          Quand on ralentit, on est au ralenti.

      • Air dit :

        Le PIB n’est pas en décroissance.

    • Goose dit :

      Bon retour Alpha !
      J’ai lu je ne sais plus où, que Saab avait admis la possibilité de transférer ses équipements et radar GlobalEye dans une cellule de Falcon X…
      Avez-vous des informations ?

    • Clavier dit :

      Je fais totalement confiance à Trappier pour contrer l’entrisme toxique germanique dans ce projet….
      Le Ministre ne décide en réalité rien du tout… il est seulement le porte-parole du Président dont les vues sont peu claires et loin de s’intéresser au succès de l’entreprise Dassault et….. des armes de la France !

      • Écran dit :

        Entre lui et vous, pour le succès des armes de la France, j’ai plus confiance en lui.

    • ZörenZen dit :

      Cher ami c’est toujours un plaisir de vous lire. Votre optimisme bien peu français me réjouit et s’il révèle une certain état d’esprit dans la grande maison de Monsieur Marcel, nous avons toutes raisons d’être optimistes. Cela dit, pour parler des sujets qui attristent, quel est l’impact de cette affaire indienne sur le Rafale et ses prospects? Comment c’est perçu chez D? Merci

      • Lothringer dit :

        Un titre du journal La Tribune résume le résultat global :
        « New Delhi a gagné la bataille des airs, Islamabad celle de la désinformation »

        L’Inde va donc acheter des Rafale-M , l’Indonésie va probablement en reprendre 12.

        Par ailleurs nous attendons toujours la décision de l’Arabie Saoudite concernant l’achat de 100 EF2000.

  11. Fabiano dit :

    Le SCAF, un OVNI macroniste à enterrer d’urgence.

    • Soad dit :

      OVNi macroniste… ah bien sûr: « C la faute à Macron »….
      Quel niveau d’analyse, je suis subjugué…

      • PK dit :

        Si le SCAF a été officiellement lancé en 2010, sa version actuelle a été lancée par Macron en 2017. En « coopération » avec les Teutons.

        Ça fait donc 8 ans…

        Et que du vent.

        Du Macron quoi…

  12. Olivier 15 dit :

    On est plus dans les années 60-70…. On doit laisser l’Allemagne de côté. Elle n’a, au mieux été qu’un adversaire. Et si on regardait du côté Suédois ?

    • Czar dit :

      oui voilà, on va s’associer avec un pays de 10 millions d’habtitants, 24ème au rang planétaire des PIB, qui sait déjà faire des avions

      voilà un plan qu’il est génial.

      • Olivier 15 dit :

        Un com comme tes autres: Hors sol. Ce qui tombe bien pour le domaine de l’aéro. 😉

        • Czar dit :

          j’ai cité des faits, toi tes souhaits humides. l’impatience de voir ce qui va se vérifier me suffoque.

    • Abbé Cherèle dit :

      Défense et illustration du « ne plus » :

      À l’écrit, omettre d’utiliser « ne » dans une phrase négative, c’est risquer d’exprimer l’exact opposé de ce qu’on voulait dire.

      Ainsi, « On est plus dans les années 60-70… » signifie littéralement qu’on est davantage encore à cette période, alors que l’intention était de dire que cette époque est révolue, ce qui aurait dû s’écrire « On n’est plus dans les années 60-70… ».

      Ce petit « n’ » fait ici toute la différence.

  13. Si seulement c’était aussi simple…

  14. Damien dit :

    Une discussion franche ? Allez vous faire foutre, on se débrouillera mieux tout seul.

  15. Kamelot dit :

    ENFIN, il vaut mieux faire les choses seul que mal accompagné, au risque de revoir à la baisse certaines caractéristiques. Nous savons faire seul un « NGF », par contre le SCAF et le NGCS devront avoir certaines communautés pour être interopérables.
    Trop de temps à été perdu avec des pays qui auront, d’une manière ou d’une autre le F-35 à assumer… 🙁

  16. Michel dit :

    En politique la franchise est une qualité qui se fait rare par contre la naïveté est un défaut de plus en plus courant.
    Combien de temps encore faudra t’il attendre pour que cette situation soit enfin réglée et que nous puissions avancer.
    Bon d’accord nous sommes en temps de paix rien ne presse.
    Le drone male Européen peut attendre après tout, j’espère que ‘lAarok sera pour nous une bonne surprise et enfin Dassault avec le Rafale 5 et le dérivé du neuron pourrait nous permettre de patienter comme il est d’usage en Europe et pourquoi pas éviter d’investir dans un avion qui pourrait être dépassé avant même d’avoir effectué son premier vol étant donné les enseignements que l’on ne manquera de tirer du conflit en Ukraine.

  17. Titeuf dit :

    Une discussion franche…
    On l’espère de tout cœur tant ce programme est une mascarade sans nom.
    Je pense sincèrement que les allemands ( et aussi les Espagnols) travaillent en sous main pour les USA pour anéantir Dassault dans l’aviation de combat.
    La grande Allemagne ne peut tolérer que la France lui soit supérieur à se sujet.
    L’on verra ce que cette réunion va donner.
    Entre les déclarations allemande et espagnol destinées à noyer le poisson.
    Si le SCAF se poursuit dans cette situation c’est mort pour nous…
    Avec un président eurobaba et toutes sa clique de traître, sûr, l’on va dans le mur.

    • Loïc Le Gloan dit :

      Qui peut avoir confiance dans un cronuto ?

      • Mouais dit :

        Reflexion de haute volée…

        Comment pouvez-vous être certain que tous vos aïeux paternels sur 15 générations s’appelaient vraiment Le Gloan ? Si ça se trouve, vous descendez en réalité d’un Le Bihan, d’un Le Goff ou d’un le Corre…

        • Généalogie dit :

          Effectivement, ce facteur compromet souvent la validité de nos recherches généalogiques.
          Oserais-je dire, « le facteur » ?

      • Ouf ouf dit :

        C’est pas plutôt Cornuto…

    • tschok dit :

      Mais on sait Titeuf, que vous êtes sincère dans vos convictions, le problème n’est pas là. Le problème, c’est que vous ne raisonnez qu’à partir de vos convictions. Et vous restez prisonnier de ce cadre sans jamais rien comprendre aux enjeux.

      De quoi on cause? De Macron? Non, on cause d’autonomie stratégique européenne. Si on veut une Europe un peu souveraine et autonome, il faut donner aux différentes BITD nationales des Etats membres une dimension européenne, et pour ça il faut des grands programmes structurants.

      Si ces programmes foirent, ben on n’aura pas l’autonomie stratégique et chaque pays membre sera toujours trop petit pour affronter les Amerloques. Bref, on maintiendra les conditions de possibilité de « l’effet F 35 »: le truc qui rend ceux qui l’achètent dépendants des Etats-Unis. C’est le smartpower.

      Donc, il faudra retrouver un autre moyen pour reprendre de la souveraineté: si la France vit au milieu d’un groupe de pays qui restent dépendants des Etats-Unis, en réalité elle ne sera pas indépendante elle-même. Vous comprenez les enjeux stratégiques et historiques?

      • Titeuf dit :

        Donc le seul moyen d’après vous,Tschok, c’est chacun des états membres de l’Union Européenne ( rien que de l’écrire j’en tremble…) de faire table rase sur nos convictions, recherche nationale et acquis industriel, technologique pour chaque pays ,l’on mélange le tout et l’on développe ensemble char,avions navire.
        A 27 membres ???
        Dans la joie et la bonne humeur.
        Interressant.
        Y croyez vous vraiment ?
        Sur le papier c’est super mais derrière ça va s’avoiner sévère,l’on connaît les loustics, entre ceux qui vont adhérer ( souvent ceux qui n’apportent rien…) les autres qui seront sur leurs gardes les tracas administratifs, temporels et autres joyeusetés j’ai un énorme doute.
        les enjeux stratégiques, historiques sont , hélas, encore loin d’être aplani.

    • Iago dit :

      Et encore un qui voit des traîtres partout.
      C’est tellement commode…

    • Que la France lui soit supérieure.

  18. KOUDLANSKI Romain dit :

    Il serait temps de mettre les points sur les I , avec les Allemands .

  19. zaza24 dit :

    point sur les i et barre aux t !

  20. ZINC dit :

    Re……. Touillons la sauce mes amis. Touillons !

    • Le contrat de confiance dit :

      Mes amis sautent la souillon ?

      • Mèkeskidi dit :

        Ah, oui, ça pourrait être ça. Mais on cherche le rapport avec l’article.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Un bain de zinc en fusion doit être touillé et écumé pour éliminer les impuretés!

  21. benoit dit :

    mouaip je ne comprends pas la position française.

    on peut très bien faire cet avion seul et prendre des entreprises en Europe pour appuyer notre leadership.

    de toute façon airbus défense c’est ….

  22. bonnechancemonpapa dit :

    ça sent le sapin pour le SCAF. Snif (je rigole)

  23. Vins dit :

    J’étais comme beaucoup ici, ne comprenant pas la position allemande et avec un sentiment qu’on allait se faire avoir.
    Puis en voyant les comptes du ministère des armées, j’ai un peu mieux compris la position allemande. Sur le long terme, voir même plus court, on est pas fiable.
    On est pas à l’abris d’un défaut de paiement. Voir même tout prêt.
    Les grands projets militaires, c’était avant.
    Ils vont essayer de tenir deux ans, jusqu’aux prochaines élections puis diront que c’est pas leur faute….
    L’argent, le nerf de la guerre!!!

    • Prestataire dit :

      Tout près d’un défaut de paiement.
      Tout prêt à commettre un défaut de paiement.

      Près : proche.
      Prêt : disposé, préparé.

    • FNSEA dit :

      Dans nos belles campagnes françaises, nous ne sommes pas à l’abri des aléas climatiques, mais nous avons la certitude absolue que le mot abri s’écrit sans s au singulier.
      À l’abri, dans l’abri du cantonnier, l’abri d’un arbre, un sans-abri, un abri antiaérien, mon abri côtier.

    • Avekoucenzeh dit :

      Malgré leur homophonie trompeuse, le verbe « voir » et l’adverbe « voire » ne sont pas interchangeables. Pour dire « et même », c’est l’adverbe « voire » (avec son e final) qu’il convient d’utiliser.

      Sur le long terme, voire même plus court, on n’est pas fiable.
      On n’est pas à l’abri d’un défaut de paiement. Voire même tout près.

      De plus, la tournure « voire même » est souvent déconseillée car parfois considérée comme un pléonasme (« et même même »).

      Sur le long terme, voire plus court, on n’est pas fiable.
      On n’est pas à l’abri d’un défaut de paiement. Voire tout près.

  24. michel dit :

    Pendant ce temps-là, le Parlement belge discute d’un rapport de la Cour des Comptes belge sur l’accord « CaMo » d’achat par la Belgique de Griffons, et autres blindés français. Un rapport négatif.

  25. Robmac dit :

    Voila la réalité de la ‘coopération européenne’ : ainsi que l’a dit le PDG de Dassault, le partage des tâches se fait non sur la compétence mais sur les parts d’investissement et sur un ‘retour territorial’ ; de plus l’Allemagne peut, dans l’état actuel,bloquer les exportations …

    L’UE repose sur la concurrence et non sur la coopération.

    • tschok dit :

      Meuh non, la coopération a toute sa place dans le fonctionnement de l’UE, qui n’est ici pas en cause, parce qu’elle n’intervient pas dans ce programme. Elle le fera peut-être à l’avenir, mais pour l’instant il y a des résistances assez fortes.

      Bref, le programme SCAF n’est pas sorti de la cuisse de l’UE, mais d’une autre institution: le conseil des ministres franco-allemand. C’est une instance bilatérale franco-allemande. Et plus tard, l’Espagne s’est greffée au truc.

      C’est de l’inter-gouvernemental si vous préférez. L’UE est out. On a déjà assez d’emmerdes comme ça.

  26. PHD dit :

    Le plus probable reste une alliance avec l’inde, ils ont annoncé vouloir faire un aviln de ce type. Et/ou la Suède, un grippe NG serait complémentaire : ils ont des versions de guerre électronique, des avions radar, que nous n’avons pas. La Suède gagne un partenaire de haut niveau à la place d’un concurent de haut niveau avec un réseau de sous traitant itar free, ce qui facilitera l’export.

    • Griffon dit :

      La grippe NG, je ne suis pas pressé de la voir (et encore moins de l’avoir). Avec ce que le Covid nous a coûté, on va essayer de se calmer sur les pandémies, si ça ne vous dérange pas trop.

  27. LaMeuse dit :

    « les temps ont changé » S. Lecornu dixit.

    Et pourtant, il ne se passe strictement rien du côté des forces terrestres et des effectifs. Les ingérences russes et la nostalgie de Montoire seraient-elles si efficaces ?

  28. schwarzwald dit :

    C’etait la chronique d’une mort annoncée … C’est clair que le SCAF ne peut pas déboucher sur quelque chose de commun car nous n’avons pas les mêmes doctrines … Il y a belle lurette qu’on l’aurait si on était seul et que l’on avait demandé à Dassault de faire seul …

  29. Heron dit :

    La France devrait acheter le Lockheed Martin F-35 comme avion de 5e génération intermédiaire en attendant le SCAF.
    Il y en a qui vont s’étouffer à force de trop bouffer de dinde.

  30. Jean Le Bon dit :

    Souhaitons, ardemment, la fin rapide de ce futur merdique programme… Vers le Rafale F6, puis F7…

    • tschok dit :

      Oui, enfin ça nous met quand même un avion des années 80 jusqu’en 2060 et au-delà.

      Dans un monde qui ne bouge pas, c’est concevable. Faut avoir foi en l’immobilisme, quoi. Maintenant, dites-nous si l’immobilisme correspond à ce qui se passe en ce moment: est-ce qu’on est dans un monde figé qui ne bouge pas?

      Ben euh… non. Ca bouge, et ça bouge vite. Donc, faire durer le Rafale encore 40 ans, c’est pas la bonne option. Durant la période qui vient de se clore, oui, il était possible de faire durer les avions un demi-siècle (le F 16, le F 15 par exemple) et c’est ce qu’on a fait. Mais c’est fini. Une nouvelle période s’ouvre et elle est plus mouvementée.

      Donc, on ne pourra pas continuer à faire comme on faisait avant.

  31. FouPouDav dit :

    On voit certains projets de 6ème Génération sans empennage (USA, Chine,…), avec des élevons sans rupture structurelle.

  32. Athos dit :

    Mais ciel, quant enfin…nous allons comprendre que depuis des années, les allemands nous mènent en bateau..mais si, comme ils font toujours, lorsqu’il s’agit d’un projet incluant la France, ces faux alliées, convoquent leur petit caniche, l’Espagne…pour avoir un poids supplémentaire pour mettre notre Pays en difficultés..mais puisque nos dirigeants d’une naïveté incroyable n’arrivent j pas à protéger le Peuple de France…il. Sera urgent qu’il se prenne en mains….

    • Pleinlec dit :

      Prenez autre chose dans votre main et secouez fort, ça vous fera du bien.

    • alexandre dit :

      Vous avez raison, si nous voulons pouvoir retrouver des marges de manœuvres, continuer à faire des programmes de recherche et de développement seul, il et temps de redevenir compétitif économiquement et de se retrousser les manches. Donc retraite à 67 ans, 42 heures de travail hebdomadaire, fin des niches fiscales, et réduction drastiques des allocations familiales.
      Ah non, vous vous parlez de changez la clique de bonhomme que vous n’aimez pas pour en mettre des vachement mieux….