Pour l’US Army, l’hélicoptère d’attaque AH-64E Apache est sur le point de « devenir inefficace » au combat

L’ampleur des pertes subies par les hélicoptères d’attaque russes Kamov Ka-52 « Alligator » [soixante-quatre appareils détruits ou endommagés depuis le 24 février 2022], la densité des capacités sol-air et l’omniprésence des drones aériens sur le champ de bataille suscitent un débat sur l’avenir de l’aéromobilité.
Avec quelques nuances, deux « écoles » s’affrontent. La première estime que l’hélicoptère d’attaque et de reconnaissance a encore un avenir et qu’il faut se garder de tirer des conclusions hâtives des retours d’expérience [RETEX] de la guerre en Ukraine. En outre, elle avance qu’il suffit d’adapter l’emploi de ces appareils aux nouvelles réalités du terrain. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait les forces russes, ce qui leur a permis de réduire assez significativement les pertes de Ka-52.
« Il est certain que dans un conflit de haute intensité marqué par des espaces de densité de défense sol-air, les hélicoptères sont plus vulnérables. […] Mais ce sujet est plus complexe qu’une simplification qui s’arrête aux images de STRATCOM [communication stratégique, ndlr] qui montraient des destructions d’hélicoptères russes au début de la guerre », avait ainsi souligné le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], dans les pages de « Combats futurs », en 2024.
Et d’ajouter : « Il serait donc dangereux de mettre au rebut un type d’armement au regard d’une expérience contingente […] d’autant plus que l’efficacité des armées continuera à reposer sur la combinaison des capacités – de toutes les capacités », avait ajouté le CEMAT.
Depuis, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] défend le concept de « dronisation de l’aérocombat« , estimant qu’un drone tactique peut être complémentaire de l’hélicoptère d’attaque.
Récemment, la Bundeswehr a défendu une ligne presque identique. « L’avantage tactique pour une grande unité de bénéficier du soutien d’hélicoptères d’attaque au combat reste considérable », a-t-elle fait valoir, dans un commentaire sur l’exercice « Griffin Lightning 2025 », organisé en Lituanie.
Lors de ces manœuvres, les « hélicoptères d’attaque ont également démontré leur capacité à être déployés sur de longues distances en quelques jours. Cela […] contribue à dissuader l’ennemi », a-t-elle poursuivi, avant d’estimer que « les hélicoptères de combat ne pourront pas être remplacés par des drones aériens » mais que les deux systèmes se complèteront. À noter, cependant, que l’Allemagne a l’intention de retirer du service ses Tigre pour les remplacer par des H145M plus légers… alors que la France n’a pas fait ce choix.
Quant à la seconde « école », elle pense que l’hélicoptère de reconnaissance et d’attaque est désormais dépassé et que, partant, ses jours sont comptés. Ainsi, en février 2024, l’US Army a décidé de mettre un terme au programme FARA [Future Attack Reconnaissance Aircraft] qui, lancé six ans plus tôt, devait lui permettre de remplacer une partie de ses AH-64 Apache ainsi que ses OH-58D Kiowa, par ailleurs déjà retirés du service. Et cela alors qu’elle en faisait encore l’une de ses priorités quelques mois plus tôt.
« En examinant le programme FARA à la lumière des nouveaux développements technologiques, de l’évolution du champ de bataille et des projections budgétaires actuelles, il a été estimé que les capacités accrues qu’il offrait pourraient être obtenues de manière plus abordable et plus efficace en s’appuyant sur une combinaison » de différents moyens, comme les drones et les moyens spatiaux, avait justifié l’US Army.
Visiblement, elle entend aller encore plus loin. Ainsi, dans le cadre de l’initiative « Army Transformation Initiative » [ATI], dévoilée le 1er mai, l’US Army a fait part de son intention d’accélérer le retrait de ses hélicoptères d’attaque AH-64D « Apache », même s’ils ont été constamment modernisés depuis leur mise en service, en 1997. Et cela impliquera la dissolution des onze escadrons répartis au sein du 6th Cavalry Regiment et du 17th Cavalry Regiment.
L’usure de ses appareils et le coût élevé de leur entretien [10 228 dollars pour une heure de vol] sont deux des raisons avancées pour justifier cette décision. Selon l’ATI, il est demandé à l’US Army de renoncer à ses 152 AH-64D au profit de drones aériens « abordables » et « capables de submerger l’ennemi ».
We are LIVE discussing the future of the U.S. Army with
Lieutenant General Joseph A. RyanWatch it live: https://t.co/McZd7dL0t2
— CNAS (@CNASdc) June 3, 2025
« L’AH-64D [« Delta »] n’est pas une capacité avec laquelle nous pouvons combattre et gagner aujourd’hui. […] Ce modèle est également devenu excessivement coûteux à exploiter », a résumé le général Joseph Ryan, le chef d’état-major adjoint de l’US Army pour les opérations, les plans et la formation, lors d’une conférence organisée par le Center for a New American Security [CNAS], le 3 juin.
Quant à l’AH-64E « Apache/Guardian », le général Ryan a exprimé des doutes à son sujet.
« Je dirais que l’Apache modèle E, dans ses versions actuelles, la [version] 4 et la [version] 6, est également sur le point de devenir une capacité dont nous ne pensons pas qu’elle contribuera autant au combat qu’elle ne l’a fait par le passé. Nous continuons de moderniser notre flotte d’Apache, mais seulement la plus récente, pour répondre aux exigences des guerres futures », a-t-il dit.
Cela étant, le général Ryan a interrogé l’efficacité des hélicoptères d’attaque « sur le champ de bataille aujourd’hui”. Et d’estimer qu’elle était « extrêmement limitée » [ce qu’il a répété deux fois].
L’US Army n’est pas la seule à réévaluer l’apport des hélicoptères d’attaque. L’armée sud-coréenne envisage d’abandonner l’achat de trente-six AH-64E supplémentaires, estimant que les « drones ont gagné en importance ».
Quoi qu’il en soit, pour le général Ryan, « combattre un adversaire qui déploie des capacités valant 1 000 dollars avec des capacités qui coûtent un million de dollars ne peut pas être une stratégie gagnante ». Aussi, a-t-il continué, « nous devons trouver un moyen de le faire d’une manière qui soit économiquement et programmatiquement durable ». Ce qui passe par quatre priorités : le cyber et l’intelligence artificielle, la guerre électronique, la robotisation et le raccourcissement de la boucle OODA [observer, s’orienter, décider, agir].
Note : L’intervention du général Ryan débute à 1:25:39





Touillons la sauce mes amis, touillons !
On ne comprend rien de ce que tu racontes là, hormis faire de l’esprit !
@TH….L’utilisation de la 2nd personne du pluriel vous est manifestement inconnue. Aussi, ne vous étonnez pas de ne rien comprendre à ma petite phrase…..Travaillez ces sujets manant ! C’est mon humble invitation.
Le 2nd Testament, la 2de personne.
En plus, le lien associé à son pseudo ne mène nulle part.
Vous allez cliquer dessus avec votre mulot quand c’est bleu, vous ?
A @Le petit lien. Des rires ici…….Encore un échec ! Mon Dieu, il va vous falloir renoncer aussi à la Grande Maison.
Derrière les premières lignes, un hélicoptère est indispensable pour la logistique et les EVASA, quelque soit l’état du terrain. .
Quel que soit l’état du terrain. Pas « quelque soit l’état du terrain ».
Il est toutefois possible d’employer « quelque » (en un seul mot) dans cette phrase en la modifiant : « En quelque état que soit le terrain. »
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21570/la-grammaire/les-homophones-grammaticaux/les-homophones-quelque-et-quel-que
l’article s’oriente sur les hélicoptères de combats plus que sur les hélicoptères de manœuvre.
Tout comme le « char », l’hélicoptère de combat ET de manœuvre doivent évoluer dans la technique et l’emploi. l’avènement du drone rebat les cartes sans pour autant se substituer à tout. Bien au contraire, il est un vecteur/effecteur supplémentaire, y compris pour les hélicoptères. De plus, il serait incomplet d’envisager l’avenir que sous le seul prisme du combat de haute intensité sur une ligne de contact établie.
@Kamelot
C’est bien cela le problème. Dans un monde idéal, on garderait des hélicos de combat pour les contextes permissifs (guerre de basse ou moyenne intensité, lorsque l’adversaire n’a pas ou peu de moyens antiaériens). Et on développerait à côté des drones pour le combat de haute intensité.
Or, il se trouve que nous n’avons pas les moyens de faire les deux, c’est à dire d’entretenir et de faire évoluer simultanément une flotte d’hélicos de combat, et une flotte de drones de combat. L’ALAT va devoir choisir. Et ce qui doit dimensionner nos capacités et notre besoin, c’est évidemment le combat de haute intensité. Qui peut le plus, peut le moins…
Il faut donc avoir le courage de regarder les choses en face, et de ne pas se laisser tenter par un réflexe conservateur (chercher à s’auto-persuader que « les drones, ce sont des jouets qui ne remplaceront jamais un vrai hélico », en concédant que ça peut à la rigueur constituer un complément utile, histoire de na pas passer pour un « has been »…). Il faut comprendre que les drones actuellement en service ne sont que de timides précurseurs, et que l’IA n’en est qu’à ses débuts. Dans un très proche avenir, les performances de ces engins vont égaler, puis rapidement dépasser celles des hélicos pilotés, et ce pour une fraction de leur coût. Pour l’ALAT, ce sera un changement de paradigme complet, puisqu’elle deviendra essentiellement un opérateur de drones (elle conservera toutefois encore longtemps ses hélicos de manœuvre). Mais cela lui permettra au final de renouer avec ses missions d’origine, qui sont sa raison d’être. Et de décupler au passage sa force de frappe.
Pour le dire autrement, il est très important pour l’ALAT de ne pas refaire l’erreur commise par l’AAE dans les années 1990/2000, lorsque nous avons totalement manqué le virage des drones MALE armés, par simple conservatisme doctrinal. Il est inquiétant de constater que peu de voix s’élèvent dans cette direction en France, où il semble interdit de ne serait-ce que de discuter la « ligne officielle ». Le CEMAT se fait le porte-voix du conservatisme doctrinal : on continue comme avant, en rajoutant quand même un peu de drones, pour faire moderne… Espérons que les débats en cours dans l’US Army sur le rôle et le devenir des hélicos de combat pilotés viendront réveiller les esprits de ce côté de l’Atlantique…
Comme tous les hélicoptères, d’ailleurs. À l’Est, les appareils russes se font abattre aussi bien par des drones FPV que par des drones navals armés de missiles:
https://baginett.blogspot.com/2024/08/28-2024.html
https://baginett.blogspot.com/2025/05/52-2025.html
https://baginett.blogspot.com/2024/11/24-2024.html
En attendant qu’on invente un système de guerre électronique digne de ce nom, je retirerais les hélicos à au moins 50 km du front. Juste par prudence.
Mais bon… l’état-major français, lui, en pense quoi ?
Tout va très bien, Madame la Marquise ? Tout va très bien, tout va très bien ?
@TheGreat,
Sans me substituer, l’État-major français il pense que sa doctrine d’emploi des hélicoptères n’est pas du tout celle des russes… Hors de question de parader ou de s’aventurer à l’aveugle sur une zone où des combats se déroulent ; le temps du Vietnam ou de l’Algérie c’est fini.
Les techniques d’aérocombat “à la française“ ont bien évoluées et privilégient les raids “fulgurants“, de préférence de nuit en vision thermique, l’appui d’opérations de commandos, les missions de recherche et sauvetage au combat (ResCo), fournir du renseignement ou des secours médicaux, l’héliportage de moyens divers au plus proche de la zone de front (mais pas sur la zone de front),…
Face aux évolutions technologiques, nous nous dirigeons vers la dronisation de l’aérocombat ; comme l’a rapporté Laurent Lagneau dans un article récent, l’ALAT travaille actuellement sur la notion d’Engins Lancés par Aéronefs [ELA].
Comme l’affirme le Ministère, le Tigre va disposer d’un nouveau système de guerre électronique (Détecteurs d’alerte radar, détecteurs d’alerte laser, détecteurs de départ missile, gestion automatisée des lances leurres et dispositif manuel de leurrage d’urgence, affichage des menaces,…) ainsi que de nouvelles capacités de combat en réseau (SCORPION) en pouvant communiquer directement avec des drones.
L’hélico est loin d’être “mort“ ; il suffit de savoir ce que l’on veut en faire, et ne pas faire n’importe quoi…
Les techniques ont bien évolué.
@TheGreat
Vous avez bien résumé la situation. L’hélico de combat, dans sa forme actuelle, est condamné à être retiré loin, de plus en plus loin, de la ligne de front. Son coût très élevé (acquisition et maintenance) et son équipage précieux et ultra-qualifié ne permettent pas d’aller l’exposer au risque face à un ennemi qui disposent de moyens antiaériens crédibles. Dans un très proche avenir, les drones/munitions rôdeuses qui pullulent désormais sur les champs de bataille seront spécifiquement optimisés pour s’en prendre aux hélicos, qui devront donc à nouveau reculer pour rester en vie.
Face à cette situation, on peut réagir par davantage de technologies : ajouter aux hélicos de combat des systèmes d’autoprotection active (à l’image des chars), les doter de missiles à longue portée, leur adjoindre des drones ailiers qui iront chercher les cibles à leur place, etc… cela ne fera qu’augmenter encore le coût global du système « hélicoptère de combat ». Sans compter qu’on entre là dans une impasse conceptuelle : si le rôle principal de l’hélico, c’est de contrôler des drones, et de lancer ses missiles de très loin, alors pourquoi ne pas le remplacer par un système moins coûteux ? Les drones pourront très bien être contrôlés par une autre plateforme moins coûteuse, aéroportée ou depuis le sol. Et les missiles pourront également très bien être tirés depuis d’autres vecteurs (artillerie, aviation, drones…).
Ce qui va tuer l’hélicoptère de combat piloté, c’est donc son rapport coût/efficacité, de plus en plus mauvais face à des systèmes non pilotés, qui pour leur part sont de plus en plus performants tout en coûtant moins cher, ce qui rend possible leur production et leur utilisation en masse.
En Ukraine, les HDC et hélicos de transport ont permis aux russes de Capturer une gosse partie du Sud en évitant les points de défense Ukrainiens. Cela a entrainé l efffondrement de ce front. Les russes n ont été stoppés qu aux portes de Mikolaiev. C est cela aussi le retex UKR.
En Ukraine, les HDC des deux camps sont intensivement utilisés tous les jours. Ni la russie, ni l Ukraine ne se posent la question de son inutilité.
Certains découvrent l attrition. D autres utilisent cela pour chercher a récupérer du budget pour leur chapelle.
Que l attrition des HDC et MBT sont fortes ne devrait surprendre personne pourtant.
C est comme dire que les soldats dans la tranchée de premiere ligne sont inutiles car c est la qu ils meurrent le plus vite…
C’est là qu’ils meurent.
l hélicoptère de combat est devenu totalemént obsolète…
Ou peut-être est-ce l’imagination qui n’est pas débordante ? On dirait que l’US Army suit les prescriptions du DOGE….. vendra-t-elle à vil prix ses machines à qui les voudra ?
Je pense qu’il ne faut pas comparer ce que font les russes avec ce que l’on fait. Il suffit de voir les images, ils tirent à la roquette non guidée, donc courte portée, alors oui ils sont à portée des manpads. Nous, on utilise du matériel bien plus sophistiqué et plus cher, mais la portée d’un missile Akeron par exemple permet de tirer hors de portée des manpads. Il faut arrêter de fantasmer sur les drones. Un brouilleur sur un char et c’est fini. De plus la charge et l’autonomie sont assez faible.
Le véritable danger sera le jour où il y aura des drones autonomes
Un drone autonome serait-ce une munition rôdeuse ?
Non. Mais une munition rodeuse peut etre autonome.
Le probleme des munitions autonomes, c est qu elle peuvent se tromper. Soit en tapant des amis, soit en tapant des civils.
Ne pas acheter chinois si on ne veut pas être Tému en pensant faire des affaires chez Ali le rapide et son milliard de copieurs…. vous ne vous en porterez que mieux. La munition occidentale vous préserve de ces mauvaises surprises.
Non.
Les IA par nature sont sujettes a des hallucinations et sensibles a des camouflages qui sauteraient aux yeux d un bambin. Et les puissances de calcul et masses de données embarquées resteront toujours limitées.
La solution est plus sur la doctrine d emploi pour le moment. Et l homme dans la boucle pour cumuler les capacités humaines et IA.
Vous n’avez jamais entendu parler de la fibre optique, qui rend le brouillage inopérant ?
Fibre optique qui limite en portée. Quant au brouillage de fibre optique, c’est déjà le présent
15 km de fibre, ça permet quand même d’aller de l’autre côté des lignes.
Pas si c’est brouillé. Comme je l’ai dit, il y a déjà des techniques de brouillage de la fibre optique.
Et puis un drone, avec fibre optique ou pas, ça ne résiste pas au calibre 12
« Un brouilleur sur un char et c’est fini »
Un drone ou un missile qui fonctionnent au faciès avec de l’IA, vous le brouiller comment?
Bien sur, y’a toujours de possibilité d’opérer un brouillage massif et puissant qui va dézinguer tous les systèmes dans une grosse zone, y compris les vôtres.
Gros système cher (unique ou maillage) = grosse empreinte, cible(s) facile(s) pour les munitions à longue portée.
Et les drones filoguidés, qui peuvent exceller sur les courte distances, ou pour faire le guet en position statique 24H/24?
Pour les missiles antichars et torpilles filoguidé, que peuvent les brouilleurs?
Pas de solutions miracles, hors densifier la diversité et le nombre de moyens qui doivent être complémentaires et coopérer en temps réel, transmissions et IA aidants.
Depuis 2022, les drones ont fortement gagné en valeur, et ils vont aussi certainement aider les chars et hélicos à regagner des points.
Ceci dans un monde sans avions capables de faire la différence, ceux-ci opérant tous depuis leur camp, parce que dès qu’ils passent dans l’autre camp, leur chance d’en revenir est faible. Ils flirtent donc à la limite de la ligne de contact.
Ceci étant la perte d’avions fait parti de l’équation, encore faudrait que les gains ciblés valent de les risquer en territoire ennemi. Les aéronefs russes réalisent des tirs à distance de sécurité, tentent des interceptions notamment en Mère Noire, sinon rien.
Chaque jour, les ukrainiens et les russes cherchent des solutions pour contrer l’inventivité du camp d’en face dans la multiplicité des drones, et pour trouver des solutions afin d’esquiver les moyens créés ou modifiés pour contrer justement ces drones en perpétuelles évolution, diversification et massification.
A part cela, rien à signaler, tout va très bien.
Le parti de l’équation, c’est le groupement politique des matheux ?
Quel niveau faut-il pour en faire partie ?
« Mère noire », non pas noire, maman c’est sur, papa….
Sombre est le destin du fils aigri d’une mère noire qui, amer noir, doit construire un amer noir au bord de la mer Noire.
Maman sur papa ?
Les détails de votre conception ne nous regardent pas.
Et d’ailleurs, comment pouvez-vous être sûr que ce n’est pas le contraire ?
Vous le brouillez comment ?
Fibre optique ou téléguidage n’apprécie pas la végétation dense , prochaine étape le « tutu » en branchages appelé également Buisson ardent sur d’autres théâtres …
Transmissions et IA aidant.
L’inertiel étant plutôt réservé aux bombes et missiles, qui vont embarquer de plus grosses charges, et arriver avec de la vitesse et une tête durcie pour attaquer des cibles fixes enterrées, sans exclure les cibles sur roues momentanément statiques à haute VA
Postes de commandement, stock de munitions, carburant, centre de contrôle, ponts, aérodromes, ports, radars, systèmes antiaériens, guerre électronique, etc.
L’inertiel aussi pour les drones d’observation ou (et) de guidage.
Les américains qui misaient trop sur leurs GPS, comme pour leurs JDAM et HIMARS, et doivent donc sérieusement revoir leurs copies.
Inertiel pour les munitions, mais aussi pour les véhicules lanceurs.
C est faux, les russes utilisent aussi beaucoup leurs HDC pour tirer des missiles longue portée.
Un drone pourra difficilement aller sauver un FS et en ramener plusieurs accrochés à ses sabots. En garder quelques uns sur les arrières n’est peut-être pas débile
https://youtu.be/Nk2WAnJK6TM
Je sais bien qu’on parle parfois de cavalerie aéromobile, mais les hélicoptères ont des patins ou des trains d’atterrissage, pas des sabots.
Cela dit, je rends hommage au courage des hommes des deux hélicoptères impliqués dans l’épisode dont vous donnez le lien.
Les hélicos seront indispensables pour la surveillance et repérages de « saboteurs » et leurs matériels pénétrant en territoire ami en cas de conflit. On l’a vu avec l’attaque ukrainienne en profondeur avec des moyens terrestres importants. Il y a des milliers de kilomètres à surveiller, les drones ne pourront tout faire et interpréter. Mais faudra une parfaite coopération avec les services de renseignements, et autorités territoriales.
Tous se fonderont dans la « Matrix ». Elle seule saura associer et analyser les éléments de compréhension, avoir une vision totale, parcellaire ou prédictive du champ d’engagement. L’ I A sera l’autorité mais faudra-t-il obéir aveuglément sans faire montre de sagacité ?
» Il y a des milliers de kilomètres à surveiller les drones ne pourront tout faire et interpréter. »
Surveiller un espace est précisément ce qu’un drone fera 10x mieux qu’un hélico, pour 10x moins cher à l’heure de vol. Et 10x plus discrètement.
Au final faudra une intervention humaine. Les drones par leur autonomie serviront à déclencher l’alerte. Un drone, lui pourra intervenir en territoire hostile sans risque de pertes humaines ou prisonniers.
Pas vraiment, les capteurs et la portée n ont rien voir. ni l armement disponible.
Comment tu couvres un raid helico sur Marioupol avec un fpv?
Il me parait raisonnable pour l’Europe de garder les deux modes d’usage des gros hélicoptères d’attaque et de leurs éventuels/futurs remplaçants à base de drones et/ou de missiles très longue portée/précision (les deux « écoles » de M. Lagneau). Que le Général J. Ryan défende une « école » en tuant un vieux programme (mais en gardant les exemplaires les plus récents), ceci 6 ans après que l’US Army ait lancé l’étude FARA … n’empêche pas la France et l’Allemagne de choisir deux options d’hélicoptères différentes, en fonction de leurs budgets, des capacités de « leurs » usines et centres de développement, et de leur vision du prochain engagement « intensif » … ou de leur distance au prochain « front »…
Lequel prochain engagement sera probablement contre le même ennemi, et permettra, espérons-le, de « combiner toutes les capacités » … européennes, même sans Apaches …
« ceci 6 ans après que l’US Army ait lancé l’étude FARA »
« Avant que » est suivi du subjonctif mais « après que » est suivi de l’indicatif. https://www.academie-francaise.fr/apres-que
Ceci 6 ans après que l’US Army a lancé l’étude FARA.
∼ ¤ ∽
Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues
(L’Âme des poètes,1951)
Le char va reprendre son importance a moyen terme: il sera capable de detruire les drones FPV a courte distance. Par contre je ne vois pas d’avinir aux helicos de combats: vulnerables aux manpad et surtout les drones font le travail pour 100x moins chers. Les helicos de transports gardent par contre toute leur utilite.
Les drones ne font pas le travail pour 100 fois moins « chers », il font le travail pour 100 fois moins cher.
Les drones sont moins chers. Les drones travaillent pour moins cher.
Dans l’Histoire militaire, les évolutions majeures des armes ont toujours connus des réticences, des doutes avant de devenir incontournable. Le potentiel a toujours été sous-estimé, marginalisé, car on avait toujours des gens qui par habitude ou par analyse des guerres antérieures ne veulent pas se remettre en question. Ce sont ce genre de personnes qui en 1914 allaient pousser à des charges de cavalerie quand en face on avait des mitrailleuses, des gens qui trouvaient que l’avion c’est juste bon pour transporter du courrier etc…
Aujourd’hui nous devons comprendre que le drone, bien qu’il ne soit pas « nouveau » amène à revoir de nombreuses choses. Les drones aujourd’hui ce n’est plus seulement de gros drones MALE, le grand bouleversement ce ne sont pas eux, mais les petits. Car nous sommes confronté à des engins simples qui vont offrir une capacité d’observation/renseignement discrète et une capacité de frappe précise pour des coûts anecdotiques. Une véritable masse qui peut noyer très vite une zone de combat. La guerre en Ukraine n’est pas la finalité de ce phénomène, c’est son commencement.
Il faut savoir se poser les bonnes questions et voir au-delà des habitudes, comprendre l’évolution des possibilités pour nous et contre nous. L’hélicoptère d’attaque qui se fait abattre dans un environnement de haute intensité et ne plus l’utiliser dans un tel environnement pour dire prétendre s’être adapté est un concept étrange pour le mettre en avant.
On pourrait alors se dire qu’il este utile dans un conflit de basse intensité, mais on peut se demander si c’est vraiment le cas quand on accepte d’intégrer les possibilités d’actions offertes par les drones.
Imaginons nous en Afghanistan il y a 15 ans. L’hélicoptère de combat était très utile pour agir pendant et après un engagement. Mais il fallait attendre parfois un long moment entre la demande et l’arrivée sur zone. La plupart du temps, le bruit de l’hélico amenait l’adversaire à se cacher et à rompre le combat. Dans le même contexte dans un monde ou le drone est massivement présent, imaginons le même scénario, il y aurait déjà au préalable un certain nombre de drones qui observent tous les environs en permanence, admettons qu’on ait en accompagnement un véhicule porte-drones qui fait office de soutien feu indirect, disposant lui d’une réserve de 60 FPV. En cas d’engagement, il y aurait un nombre considérable de vecteurs qui observeraient la scène depuis le ciel, un nombre considérable également d’autres drones qui pourront venir frapper avec précision les ennemis un par un de manière discrète. Une réactivité immédiate, permanente, peu coûteuse, précise, efficace. Ajoutons à cela des drones ou munitions rôdeuses qu’on peut également refiler à des groupes de combats (infanterie), on visualise un peu le changement de nature des réactions, abandonnant le canardage à l’aveugle dans une direction au profit d’un engagement de drones qui iront identifiés l’ennemi et le neutraliser. Dans le cas français, les nouveaux véhicules Griffon, Serval et autres intègrent presque tous un kit de localisation acoustique des tirs ennemis, on peut aisément penser que ça puisse aider à l’envoi de drones.
Donc même dans un conflit de basse intensité, quand on réfléchit aux possibilités offertes par les drones, par la multiplication de leurs présences et de leurs usages, c’est très intéressant. Nul n’est en train de dire qu’on va remplacer un hélicoptère de combat par un simple FPV, on dit que l’unité qui hier bénéficiait d’une couverture avec un hélicoptère aura peut-être demain 200 ou 300 drones avec et autour d’elle, offrant des perspectives nouvelles capables de faire passer l’hélicoptère comme obsolète.
Sachons en même temps prendre en compte le scénario inverse, celui d’un ennemi qui agira contre nous de cette façon.
@Dodo,
Vous n’avez pas tort mais je relève une affirmation : « La plupart du temps, le bruit de l’hélico amenait l’adversaire à se cacher et à rompre le combat »… Perso, j’ai été plusieurs fois surpris par un hélico qui subitement surgissait d’une colline, d’un bois ou d’un thalweg ; lorsque le bruit de l’hélico était audible, l’hélico déjà nous “alignait“ (fictivement) et il était bien souvent trop tard pour fuir..
Il est certain qu’il faut savoir se remettre en question en permanence pour être capable de saisir les nouvelles opportunités.
Mais les évolutions majeures doivent être murement réfléchies.
Une fois qu’on a dit que le drone coutait beaucoup moins cher, on n’est pas obligé de resté hypnotisé par cet élément, qui ne représente qu’une partie du tableau global.
Le drone doit pour le moment être guidé ce qui implique la présence d’une liaison. Soit cette liaison est radio et peut donc être brouillée, soit elle est filaire ce qui limite les déplacement du drone. Les ukrainiens auraient apparemment utilisé de l’IA pour permettre à leurs drones de frapper les avions russes au sol. Avec quel résultat? On en sait rien pour le moment. Et l’IA consomme des ressources ce qui réduit l’autonomie du drone.
Le drone est aussi léger et donc fragile. Je rappelle que le Flakpanzer Gepard, développé il y a 50 ans, est très utile contre les drones. Une « simple » tourelle avec une bonne optique va poser d’énormes problèmes au drones et si le calibre permet l’utilisation de munitions airburst alors c’est terminé pour le drone.
Pour en revenir à l’article, je pense qu’il y a aussi du non-dit. Si les US se désengagent largement d’Europe, ils n’ont plus besoin d’y utiliser leurs Apaches. Un éventuel conflit autour de Taiwan ne solliciterait pas les apaches, à moins de les donner aux taiwanais. Donc il y a moyen de faire des économies en bazardant les apaches, et le fait de savoir si cet appareil est pertinent ou pas est secondaire. Il s’agit juste d’emballer une décision déjà prise.
On n’est pas obligé de rester hypnotisé.
Les évolutions ont toujours connu.
Car nous sommes confrontés.
Une CERTITUDE initiale incontestable : les cartes du CHI aéro-terrestre sont désormais massivement rebattues ! Imaginer que la stature opérationnelle de l’hélicoptère d’attaque reste la même qu’en 2000 est au mieux un espoir de forcené idéaliste, au pire : une ILLUSION coupable et ce, pour plusieurs raisons :
1> L’hélicoptère de combat devait déjà faire face depuis 60 ans à une panoplie redoutable d’artillerie sol-air SHORAD, pêle-mêle : les quadritubes soviets ZSU-23-4 ou le AZP S-60 de 57 mm, les bitubes allemands GEPARD de 35mm, les 20 mm français, le vieux MIM-72 CHAPARRAL les MANPADS STINGER, STRELA, STARSTREAK, MISTRAL et on en passe de nombreux autres qui empirent récemment en dangerosité comme les nouveaux Gatling chinois, hérissés en plus de missiles sol-air multitubes, comme le PANTSIR russe.
2> Des tactiques de survie hélicoptère avaient naturellement été développées depuis les années 1960, comme les ultra-radada à 5 m du sol dans les trouées forestières ou les vallons, le masquage derrière les lignes d’arbre avec désignation laser des cibles par des fantassins déportés ou par une boule optronique de mât (TIGREs allemands). Un saut de puce de 10 secondes, un tir de HOT ou d’HELLFIRE, de SPIKE et retour à la protection des futaies ou à la clairière de dégagement avec rechargement des nacelles en zone arrière L0 -20 km.
3> Ces méthodes radada-clairières-futaies, pourtant maintes fois validées et utilisées par les ALLIGATOR russes, avaient déjà été mises en défaut dès la première année de guerre russo-ukrainienne en 2022. Ceci par des soldats ukrainiens opportunistes qui visaient des KA-52 depuis des collines, non seulement avec des PIORUN-STRELA ou STINGER, mais AUSSI avec des anti-chars ATGM STUGNA-P ou KORNET capturés, en profitant des imbrications des lignes de front hyper-enchevêtrées dans des zones boisées. Même dissimulés aux systèmes TOR ou BUK, les hélicos d’attaque étaient ainsi traqués et abattus à courte distance dans leurs planques forestières, alors qu’ils étaient aux aguets en stationnaire avec leur détecteur de départ missile et leurs lanceurs de chaffs branchés….Ceux-ci ne servant à rien car les durées de trajectoires des vecteurs assaillants étaient de quelques secondes.
4 > Cela, c’était IL Y A 3 ANS ! C’était le moment où il n’y avait que quelques dizaines de drones sur 50km de ligne de front, pas des MILLIERS comme maintenant ! Il suffit de décortiquer les vidéos innombrables du Tube où TOUT fantassin, tout drone ennemi, tout hélico, tout véhicule se fait impitoyablement traquer, poursuivre et impacter pour SAISIR le CHANGEMENT complet de paradigme de la dynamique du CHI aero-terrestre ! 74% des pertes matérielles et humaines proviennent des FPV et des effecteurs aériens hors avions et hélicoptères. Le plus grave étant que les FPV de précédente génération n’étaient pas toujours suffisamment rapides avec leurs 150 à 170 km/h pour rattraper un hélico défilant vers 250, mais la surpuissance moteur des dernières générations de FPV change déjà la donne.
5 > Dans ces conditions, l’hélicoptère se retrouve dans la même situation que le char de combat, que n’importe quel véhicule AFV ( 2.168 perdus par les Russes ), IFV (6.010) + 4.041 chars aux derniers décomptes confirmés : Cible d’une nuée de FPV, de munitions guidées rôdeuses susceptibles de le frapper, même en vol de ralliement, sauf si celui-ci dépasse les 300 km/h.
6 > L’hélicoptère pour survivre, devrait être conçu désormais comme une nouvelle forteresse volante, à la B-17 ou B-29, avec en plus des détecteurs de départ missiles MANPADS, des radars ULB ou AESA miniaturisés sur une BULLE complète 4 Pi Stéradians ET des mini-missiles rustiques, capables d’intercepter les attaquants OU alors, carrément, un APS, un TROPHY aérien pour hélicoptère.
7 > C’est LA que l’on BUTE très très SEC sur l’aspect EXORBITANT !!!!!! des mesures nécessaires pour protéger efficacement un hélicoptère de combat dans un CHI XXIème siècle. Le COÛT d’une panoplie de mini-radars ULB ou AESA, répartis nez-queue-soubassement fuselage-toit, couvrant tous les gisements et azimuts, AVEC 2 nacelles à 12 mini-missiles anti-missiles ou anti-FPV ( au minimum) OU le PRIX d’un APS aérien genre PROMETEUS volant, n’interférant ni avec les rotors, ni avec les turbines……DEVRAIENT ÊTRE équivalent au 1/3 voire à la moitié des 37 M€ d’un TIGRE HAD lui-même. On MESURE donc parfaitement les motivations rationnelles des choix cornéliens faits par l’US ARMY sur les APACHE….
Vous avez l’air d’écrire sous coke mais vous avez raison.
Bonjour ONERESQUE,
Et c’est aussi le choix que les allemands ont fait (Ils n’ont pas du tout la même doctrine d’emploi des hélicos que les français ; voir mon post plus haut @The Great). Tout est en cours de redéfinition (Terre Air Mer Espace), et comme pour tout “le reste“, l’aérocombat du futur c’est cher… et je ne pense pas que la décision américaine est rationnelle, à commencer par la stupéfiante déclaration du général américain Ryan qui s’interroge sur “l’efficacité des hélicoptères d’attaque sur le champ de bataille aujourd’hui” ! La doctrine française d’aérocombat est clair : un hélicoptère n’a rien à faire sur un champ de bataille ! Le Vietnam c’est fini…
Merci pour ce point de vue.
Pour une fois je partage le point de vue de nos ex-alliés.
Même les evasan vont se faire par drone, c’est déjà le cas en Ukraine.
Idem pour la logistique avec des drones terrestres.
Les premiers à remplacer par des IA beaucoup plus compétentes , c’est les gallonnés qui coûtent une fortune en retraite.
Un seul L aux galonnés.
Dans un conflit de haute intensité l’hélicoptère, contrairement à un char, peut difficilement se mettre à couvert pour disparaitre. Conséquence: une fois à terre il est facilement repérable par satellite et constitue une cible de choix pour les drones et l’artillerie longue distance. Seule solution : l’éloigner le plus loin possible de la ligne de front.
Dans les points positifs l’hélicoptère est insensible aux champ de mines et aux coupures humides
Ils faut donc garder des hélicoptères plus léger et à grand rayon d’action
Nous rappelons souvent que le mot champ s’écrit sans s au singulier, mais nous n’avons jamais prétendu qu’il n’en fallait pas un au pluriel.
Insensible aux champs de mines, les travaux des champs, le Sous-préfet aux champs, des champs de luzerne, les Champs-Élysées.
Il faut donc.
« Les premiers à remplacer par des IA beaucoup plus compétentes , c’est les gallonnés qui coûtent une fortune en retraite. » Si seulement elle pouvait vous injecter une once d’intelligence mais je crains que la consommation d’énergie nécessaire soit tout simplement impossible à satisfaire!
L’hélicoptère de combat n’est pas obsolète et surtout contre l’armée française. En effet les chefs de l’armée de terre n’ont eu de cesse de démanteler les unités et capacités sol-air qui ne « servaient à rien » car nous avions la suprématie aérienne… Il valait mieux préserver des régiments colos et légion.
Et là, dans 25 ans, comme il n’y aura plus d’hélicoptere ni d’avion, les manpads disparaitront du champs de bataille, car toute la défense aerienne sera tournée vers le combat électronique et les shotgun courte portée.
A ce moment un pays ressortira un hélicoptere de combats qui déchiquettera tout les tranchées et les artilleries planquées avec son canon de 30mm et ses 500 munition, et on refera une boucle en disant « nnaaaann faut arreter les drone fpv, ils sont pas assez rapide pour toucher un hélicoptere en plein vol, il faut retourner au tout hélicoptère »
Je ne comprend pas ce délire de politique binaire: avoir ou pas avoir un x type d’armes. Il est pas compliqué de comprendre que vus l’évolution du champs de bataille, mieux vaut avoir de tout a disposition et de s’adpater selon la situation actuelle.
Entre le terrain quasi plat d’ukraine, les désert d’afrique ou la surveillance aerienne dans le magreb, les évolutions dans les montagne rocheuse d’afghanistan ou du kosovo, ou les hauteurs pas possible des montagnes qui rendent les hélicoptere inutilisable a cause de la densité de l’air… chaque terrain impose des contraintes qui rend quaduc ou indispensable n’importe quel type d’arme…
S’en priver de manière unilatérale juste sur un retex d’un cas particulier n’est vraiment pas censé.
@Ornithorix Parfaitement expliqué et résumé. Certains pensent que lorsqu’une nouvelle arme apparait elle est appelé à en remplacer une autre! Tout est affaire de complémentarité mais il suffit de se rendre compte des échanges ici concernant la viabilité des chars d’assauts, des avions de combat, des hélicos, des P.A. et j’en oublie !
Elle est appelée.
Médaille, médaille!
Le Maghreb.
L’Ukraine, L’Afrique, l’Afghanistan, le Kosovo.
Il n’y aura plus d’hélicoptÈreS ni d’avionS.
Du chamP de bataille.
AÉerienne.
Les shotgunS.
À ce moment.
Un hélicoptÈre de combaT.
500 munitionS.
ArrÊter les droneS.
Ils NE sont pas assez rapideS.
HélicoptÈre.
Je ne comprendS pas.
Il N’est pas.
Que, vU l’évolution.
Du chamP de bataille.
À disposition.
S’adAPter.
D’Ukraine.
Les désertS d’Afrique.
AÉerienne.
Le MagHreb.
Les montagneS rocheuseS d’Afghanistan ou du Kosovo.
Les hauteurs pas possibleS.
Les hélicoptÈreS inutilisableS À cause.
Des contraintes qui rendENT Caduc.
S’en priver n’est pas Sensé.
En effet, la caducité peut éventuellement avoir un rapport avec la quadriennalité, mais ces deux termes n’ont pas la même racine.
Merci.
Médaille, médaille!
Pas sûr que ce qu’il fait serve à grand chose, mais lire de l’Ornithorix dans le texte fait quand même mal aux yeux.
« l’Ornithorix dans le texte fait quand même mal aux yeux. » Il aurait pu faire éventuellement un effort et il est utile de relever ce genre d’erreurs mais j’ai la désagréable impression que cela devient une espèce de compétition avec pour certains un « ton » professoral qui devient franchement pénible! Alors,oui pour rectifier mais lorsque l’on constate la place prise dans les commentaires ça devient plus que lassant! Point trop n’en faut ou plus comunément dit : » le mieux est l’ennemi du bien »!
Oui, pardon, je n’avais pas bien relu ma copie avant de la poster.
Dans nos belles campagnes françaises, nous ne sommes pas spécialistes des hélicoptères, mais le travail des champs est notre compétence première. Nous pouvons donc affirmer que le mot champ s’écrit sans s au singulier.
Du champ de bataille, le champ de tir, un champ de mines, ce champ de manœuvre, au Champ-de-Mars, le champ d’honneur, un champ de blé.
J’en suis au stade où je pourrai croire que vos litanies grammaticales et orthographiques servent à faire passer des messages codés. 😀
« La clé des champs est dans le champ de mines. Je répète, la clé des champs est dans le champ de mines. »
« Les Champs-Élysées ne mènent pas au Champ-de-Mars. Je répète, les Champs-Élysées ne mènent pas au Champ-de-Mars. »
« Le cours du blé est suivi de près dans la cour de la ferme. Je répète, le cours du blé est suivi de près dans la cour de la ferme. »
« Le camp d’Aquarium est dressé entre deux camps naturistes. Je répète, le camp d’Aquarium est dressé entre deux camps naturistes. »
On pourrait dire que s’en priver juste sur un cas particulier n’est pas censé arriver, mais si on fait référence à la rationalité de cette décision, on écrira que ce n’est pas sensé ou que c’est insensé.
Censé : supposé.
Sensé : rationnel.
Que dire de nos Gazelle alors!
Si l’on en croit certains commentateurs de ce blog, il faudrait mettre au rabais les chars, VCI, et autre VBTT sous pretexte qu’ils sont vulnérables face aux drones FPV. Pareil pour les fantassins. Et puis les navires aussi, puisqu’il y a des drones navals. Et puis désormais les hélicoptères.
Pourtant, il existe déjà des menaces pour tous ces matériels : missiles anti char, anti navires, torpilles, missiles sol-air, missiles air-air…
Je sais bien que c’est difficile à conceptualiser pour certains anxieux ici mais enfin, faudrait peut être arrêter de claquer des fesses et de tout vouloir remettre en question à chaque fois qu’une nouvelle menace pointe le bout de son nez..
Les menaces évoluent en permanance, tout comme les adversaires du moment (Terrorisme, contre insurrection, et désormais retour de la haute intensité contre des puissances étatiques).
La clé,c’est pas de foutre en l’air des programmes d’armement engagés sur le long terme, mais d’analyser la ou les menaces, en permanence, et de trouver des solutions pour s’y adapter.
Que ce soit en faisant évoluer les doctrines d’emploi des matériels, les tactiques, ou en développant des solutions de contremesures par exemple.
Et pour les experts proclamés de l’aérocombat ci-dessus : Non, un drone ne peut pas remplacer un hélicoptère de combat dans tous ses domaines d’emploi, ni dans sa polyvalence.
La différence entre les hélicos et les véhicules terrestres, c’est le paramètre gravité. L’hélico tombe et s’écrase. C’est plus compliqué à récupérer et réparer, et c’est tout de suite 50 millions et des milliers d’heures de travail qui s’évaporent.
Ouais enfin, un char qui se prend un ATGM, il ne subit peut être pas la gravité mais il est tout autant irrécupérable. De même qu’une frégate ou un soum qui coule.. Bon, on ne les a pas retiré du service pour autant il me semble.
Il faut accepter le fait qu’à la guerre, on risque des pertes. Sinon on ne la fait pas.
Et pour une armée moderne engagée sur différents types de conflits (Haute intensité, maintien de la paix, contre terrorisme, etc.), il est fondamental d’avoir une multitude de moyens différent et de savoir les employer au mieux, en fonction de leurs spécificités et des contraintes de chaque mission.
Surtout lorsqu’on amène de la complémentarité. Comme l’emploi simultané d’un hélicoptère et d’un drone par exemple…Pour un tir au-delà de la vue directe, réalisé par un Tigre à l’abri derrière du relief et dont le missile serait guidé par un drone plus proche de la menace mais plus difficilement détectable, je sais pas, ça me parait utile.
Vous avez raison, plutôt que de les mettre au rebut, mettons-les au rabais sur Le bon coin ou Vinted.
Au moins, votre solution rapporte plus que celle de ceux qui veulent les mettre aux rébus.
C’est que voyez-vous, j’accorde une importance particulière à la bonne santé de nos Finances Publiques.
Un peu comme vous avec l’orthographe en somme.
Il me semble que ce général US ne veux pas dire que l’helico de combat ne sert à rien, mais à 10 000 euros l’heure de vol sans compter le prix d’achat, ce n’est plus soutenable. Même dans les futurs guerres asymétriques, il est fort probable que les adversaires miseront sur des armes à bas coût.
Garder quelques exemplaires pour les FS peut être, sinon trop cher!
Aujourd’hui un hélicoptère Tigre, n’agit qu’à l’intérieur d’un cloud de combat de type SCORPION.
Fini les grandes charges que l’on a pu voir lors d’irak1, ou des AH64 volants en escadrilles démolissaient tout ce qu’ils croisaient.
Ce général parle en fonction des techniques d’utilisation des hélicos de combats au sein des armées américaines, c’est pas les AH64 et autres qui sont obsolètes, c’est la façon de les employer qu’il faut revoir.
C’est précisément ce dont parle notre général…
Grace à SCORPION, la reco armée en avant des gars au sol, n’est plus le boulot des Tigre, c’est celui des Rafale, et autres engins volant (Awacs, drones MÂLE, HÂLE, satellites etc…). L’helico de combat est devenu la puissance de feu déportée des fantassins au sol, et donc toujours l’appui feux dont ils ont besoin.
Ce général américain, veut juste disposer que de la dernière version de l’Apache, il dénigre donc les précédentes, sans penser à modifier l’emploi d’un tel produit.
Seul un américain peut se permettre un tel gaspillage de ressources, sans broncher.
Et autres engins volants.
Bonjour, c’est étonnant d’entendre aujourd’hui que l’on puisse imaginer et même prétendre que l’helico sur un terrain de bataille n’a plus sa place ! Pour l’hélico de transport (qui n’est pas le sujet aujourd’hui) il peut permettre en dehors des para, le transport rapide vers un secteur d’une section, d’une compagnie, de mortier par exemple. Pour les hélico d’attaques, effectivement avec l’arrivée des drones qui peuvent avoir une action directe sur des cibles change la donne, a mon sens ils deviennent complémentaires, mais ça n’enleve aucunement la valeur de l’hélico qui ne sera probablement plus exposé directement mais pourra plutôt servir ponctuellement et rapidement dans certains secteur a l’appuis de force terrestre le temps qu’une unité de drone se mette en place ou permettre le coup de force par le nombres ……… Le concept de mobilité de l’hélico reste pour moi encore d’actualité, toutefois avec l’arrivée du drone, l’ajustement des emplois me semblerait plus juste !
Bonne journée
À l’appui.
La question a été posée dès la guerre russe d’Afghanistan avec l’entrée en scène des Stinger américains qui tapaient des hélicoptères avec des roquettes à 30000 dollars. Inutile de croire qu’à mille dollars le bout aujourd’hui, la question ne se poserait pas.
Jusqu’ici la réponse était masquée par les logiques industrielles – on n’avait pas monté des chaînes pour rien – mais si l’hélicoptère de manoeuvre est encore utilisable, l’hélicoptère d’attaque ne l’est plus, sauf contre des pouilleux à mobylette.
Justement, après l’apparition des Stinger les soviétiques ont réagi en sortant les premiers pré-complexes de bord de protection
« авиационный бортовой комплекс обороны (БКО) » qui ont eu pour effet de limiter les pertes en 1988, à moins de 50 unités.
Celui de l’AK 52 dit « Л-370В52 » similaire au Président-S prévu pour l’export, est soit dépassé, soit saturé, soit inopérant, soit…simplement absent de l’hélico d’après les images!
Il se peut qu’avec un système plus performant l’hélico d’attaque garde encore ses chances.
Les avions sont obligés de lancer de très loin des bombes planantes ou des missiles (et ils sont pourchassés par des engins air-air de 300 km de portée). Les hélicos, eux aussi, tireront de plus loin, de plus en plus loin.Les armes qui leur conviendront sont, je l’espère, en cours de développement y compris le container propulsé qui arrivé sur place libère 500 drones.
Le gros avantage de l’hélico c’est de pouvoir être basé n’importe où, d’aller chercher l’arme qui va bien au stockage camouflé dans la nature et de la délivrer dans beaucoup de cas plus vite que l’avion. Avec le système des grandes bases aériennes liquidables par fusées balistiques: surtout, gardons à nos hélico toutes leurs fonctions classiques.
Les Ka-52 semblent de plus en plus en plus utilisés pour neutraliser des drones, exemples: https://youtu.be/cZ8-IJIZZTQ, https://youtu.be/jn6Us-tst5M
Il y a beaucoup d’améliorations possibles au niveau détection, système d’armement et défense sur le Ka-52 pour ce type de mission. Un hélicoptère agile de combat(piloté par humain ou autre), avec un canon précis, des missiles efficaces, pourrait être utile contre de nombreux drones. Le AH-64 bien que très performant dans sa catégorie me semble manquer d’agilité pour la chasse au petit/moyen drone. Quoi que? Avec des missiles et systèmes adaptés pour cela, faudrait quand même tester.