Selon un RETEX de l’État-major des armées, les robots terrestres ont un intérêt limité sur le champ de bataille

Ces dernières années, plusieurs initiatives ont été lancées dans le domaine de la robotique militaire terrestre, comme, en France, avec les programmes FURIOUS [FUturs systèmes Robotiques Innovants en tant qu’OUtilS au profit du combattant embarqué et débarqué] et DROIDE ou encore la création de la section Vulcain au sein de l’armée de Terre et l’organisation du défi CoHoMa [Collaboration Homme – Machine], dont la dernière édition vient de se terminer.

Les industriels ont étoffé leur offre dans ce domaine. C’est ainsi le cas de KNDS France, qui s’est associé avec SERA Ingénierie pour proposer le robot « CENTURIO », ainsi que celui d’Arquus, avec le « Drailer » qui, selon le général Bruno Baratz, le « patron » du Commandement du combat du futur [CCF] « trouve toute sa place pour contribuer à la politique de robotisation de l’armée de Terre ». Des centres de recherche, à l’image de l’Institut franco-allemand de Saint-Louis avec l’Aurochs, sont impliqués dans la mise au point de briques technologiques.

Cette effervescence est encouragée par la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, qui prévoit une enveloppe de 5 milliards d’euros pour doter les forces armées de systèmes robotisés.

Seulement, s’ils apportent une réelle plus-value pour certaines missions, telles que l’ouverture d’itinéraire, le déminage ou encore le « brêchage », certains robots terrestres [ou UGV, pour Unmanned Ground Vehicle] ne sont pas forcément adaptés pour effectuer les tâches pour lesquelles ils ont été conçus. Et leur intérêt pour des actions de combat, en l’état actuel des technologies, reste encore à démontrer.

En effet, c’est ce qui ressort du retour d’expérience [RETEX] de la guerre en Ukraine.

Certes, lors du dernier point presse du ministère des Armées, le directeur du Centre interarmées de concepts, de doctrines et d’expérimentations [CICDE], le général Vincent Breton, a souligné que des drones évoluent « dans les trois milieux de confrontation traditionnelle, à savoir le milieu terrestre, le milieu maritime et surtout le milieu aérien ». Mais, ceux qu’il appelle « roulants » [c’est-à-dire les UGV], utilisés surtout à des fins logistiques, font l’objet d’un usage limité par les deux belligérants.

« D’une manière générale, l’usage de ces drones terrestres reste assez limité du fait de leur difficulté à se mouvoir sur des terrains très accidentés sur la ligne de front. Et, surtout, de leur grande vulnérabilité face aux drones aériens, qui représentent une menace omniprésente », a développé le général Breton.

Ces UGV, dont quelques exemplaires armés ont été utilisés en Ukraine, sont d’autant plus vulnérables qu’ils se déplacent lentement. Pour les télépilotes de drones aériens, les détruire est un « jeu d’enfant », a souligné le directeur du CICDE. Aussi, les missions logistiques sont le plus souvent assurées par des drones aériens, qui larguent des « sacs de ravitaillement » au-dessus des positions occupées par les combattants.

En outre, a-t-il insisté, les UGV ont « des difficultés à se déplacer sur un champ de bataille qui a été largement ‘travaillé’ par des tirs d’artillerie et qui est donc très accidenté. Ce que nous disent les Ukrainiens, c’est que ces drones se retournent assez régulièrement ». Qui plus est, a ajouté le général Breton, il n’est pas non plus « facile de les téléopérer parce qu’il y a souvent des masques sur le terrain, à cause du relief et des arbres ».

Quelles seront les conséquences de ce RETEX sur les projets de l’armée de Terre en matière de robotique terrestre ? Lors d’une audition au Sénat, en novembre 2024, son chef d’état-major [CEMAT], le général Pierre Schill, avait d’abord souligné leur intérêt pour les missions des unités du génie, dans la mesure où ils permettent de « ne pas exposer inutilement des hommes ».

Mais il avait aussi évoqué la « fonction logistique », notamment « pour alimenter les flux entre l’arrière et l’avant, comme par exemple le projet de fabriquer des robots porteurs capables de suivre un véhicule blindé qui ouvrira la route ». A priori, il n’est donc pas question de les faire évoluer sur des terrains accidentés.

Quant aux robots terrestres armés, le CEMAT avait estimé que leur mise en Å“uvre prendrait du temps. « Des difficultés restent à résoudre s’agissant du déplacement et du contrôle du tir », avait-il dit aux sénateurs, avant de rappeler que l’objectif était toutefois de « parvenir à de premières unités robotisées au terme de la LPM ».

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

104 contributions

  1. Pico dit :

    Si de tels engins pouvaient être efficaces en anti-drone ils pourraient accompagner les fantassins pour les protéger. Tant qu’ils n’en seront pas capable je pense que ce ne seront que des proie sur le champ de bataille.

    • Castel dit :

      On aurait pu dire la même chose pour les drones navals à leur début; des cibles trop faciles pour les drones volants, mais depuis, ils ont fait leurs preuves non seulelement contre les navires, mais parfois même contre des hélicoptères par exemple, ausssi pourrait-t-on envisager l’utilisation en formations groupées par pelotons dans lesquelles on trouverait certains d’entre eux équipés d’un armement anti-aérien qui protégerait des drones volants, avec des capacités anti-personnelles (une 12,7 pourrait faire l’affaire) et d’autres plus spécialement équipés pour l’anti-char.
      Pour ce qui est des performances actuelles, cela parait en effet un peu juste, mais on peut espérer que dans un avenir proche, elles s’amélioreront d’une manière significative.
      Enfin, en dehors des combats à proprement parler, ces engins sont succeptibles d’apporter de nombreux services, tels que la récupération des blessés dans des endroits inaccessibles, la reconnaissance , le ravitaillement ou le déminage.
      Bref, ce n’est pas le moment d’avoir un esprit négatif au sujet de ces drones terrestres, qui finiront bien par nous apporter quelque chose quand on aura su en tirer le maximum

      • Le "T apostrophe" prolifère insidieusement dit :

        Aussi pourrait-on.

        Nul besoin d’ajouter un « t »euphonique quand il y a déjà un « t » à la fin de « pourrait » pour faire la liaison.

      • Sourcilleux dit :

        Susceptible ne s’écrit pas comme succédané.

      • Thomas dit :

        L’article souligne la difficulté majeur de ces engins, au dela de leur capacité à tirer en mouvement :
        Le milieu terrestre n’a pas la fluidité de l’air ou l’eau ; le robot sera toujours trop lent et trop visible, eu égard à ses pairs aériens et marins.

    • UnKnown dit :

      Le meilleur anti-drone aérien sera un drone aérien.

    • Faites un don à l'association de sauvegarde des consonnes abandonnées dit :

      Ils ne seront pas capableS.
      Ce ne seront que des proieS.

    • leo dit :

      Ne peut on immaginer des drones terrestres émettant un mince faisceau laser? En lui faisant balayer l horizon en direction du drone volant ennemi on devrait arriver à endommager la fibre optique.
      Quelqu un sait peut être si c est techniquement réaliste.

  2. Jeanot dit :

    On apprécie leurs analyses.
    Quand tu es observé du ciel c’est vrai que la petite limace sur roue ou à chenilles n’aura pas une carrière longue.
    même chose pour n’importe quel matériel, même un char.
    on arrête les blindés lourds aussi alors ?
    c’est tjrs le même constat en France, quand sont arrivés gros drones on disait que c’était pas utile.
    Après quand ils étaient là on se posait la question de savoir s’il fallait les armer sous prétexte qu’ on ne pouvait pas donner un kill derrière un écran interposé.(c’est vrai un pilote de chasse ne fait pas la même chose sous sa verrière) on croit rêver
    Et dans 10 ans nos fameuses têtes pensantes diront qu’ils n’ont rien faute de ne pas y avoir cru.

    • fabrice dit :

      C’est le syndrome de la france mélanchonisée « quand on ne produit pas, c’est pourri ».

    • Tintouin dit :

      J’ai eu la même réflexion que vous. Néanmoins en relisant l’article, la position du CEMAT me semble équilibrée. En l’état des technologies, l’utilisation des robots n’est pas satisfaisante. Basé sur le retour d’expérience ukrainien, c’est un constat lucide. Mais qui laisse penser qu’avec les améliorations futures, l’utilisation pourrait grandir.
      Des projets auxquels le CEMAT ne renonce pas, en évoquant les 1eres unités robotisées prévues à la fin de la LPM.

    • Dodo dit :

      C’était le cas partout, pas que pour la France.
      Les drones ont fait des avancées très importantes, presque tous les ans il faut revoir l’approche depuis le conflit en Ukraine.
      On ne peut pas éternellement resté sur ce qu’on disait il y a 15 ou 20 ans juste pour venir critiquer les « têtes pensantes » comme cela semble être pour beaucoup leur passe temps journalier.

      • Infini-Tifs Coiffure, 25 Bd de la Libération - 32100 Condom dit :

        On ne peut pas rester.

  3. Hoi dit :

    Ils disaient la même chose pour les drones…

    • Bastan dit :

      Et pour l’aviation en 14.

      • Hoi dit :

        Et pour les chars en avant la seconde guerre mondiale.

      • Fred And Co dit :

        Oui c’est pourquoi la France a développé l’aéronautique mondiale. Est qu’elle était durant et au sortir de la guerre le premier fournisseur d’avion au monde. Sans doute la même chose pour les moteurs.
        Durant l’entre deux guerres à qui doit-on la naissance de l’aéropostal ?. Quel nul ces français je vous jure. Une pensée pour Clément Ader qui non seulement a créé le mot avion mais a également inventé le concept de porte avion.en une du journal au plus fort tirage au monde. Ce journal s’appelait le Matin si mes souvenirs sont exact. Certains prétendent même qu’il aurait inventé l’aviation et l’aurait même vu voler.

      • Hoi dit :

        On n’a jamais dit qu’on était nul. On donne juste les faits. Comme vous. L’un n’empêche pas l’autre.

    • Hoi dit :

      Et pour les chars avant la 2e guerre mondiale.

  4. Vickers dit :

    Les robots font tout sur le champ de bataille — à roues, à chenilles. Ils transportent les blessés, les charges, ils minent, font exploser, tuent, sauvent des vies. Voilà :
    https://baginett.blogspot.com/2025/03/14-2025.html
    https://baginett.blogspot.com/2025/03/65-762-7-2025.html
    https://baginett.blogspot.com/2025/01/83-2024.html
    Sauf que, pour l’armée française, tout à coup, ils deviennent « inutiles », « sans intérêt ». Apparemment, ce qui intéresse vraiment, c’est le programme SCORPION/FÉLIN 2.0, où l’on pourra encore détourner quelques milliards.
    Rien ne change.

  5. albert dit :

    Ces robots terrestres sont effectivement trop vulnérables, aux mines, aux armes ennemis et trop peu maniable.
    Les drones aériens ont démontrée en Ukraine leur incroyable efficacité pour un prix extremement faible. L’avenir du combat d’infanterie c’est le mini drone.

  6. FJAG dit :

    Une argumentation qui arrête le temps. Pour croire que les limitations dues au déplacement téléopéré resteront un problème, il faut avoir raté la révolution IA en cours. Les dômes de défense active qui devraient finir par contrer les drones auront un poids plus compatible avec un chenillé qu’avec un quadricoptère. Enfin, les armes à énergies ont elle aussi un poids, et sont susceptible d’imposer de se ramper au sol.

    • NRJ dit :

      @FJAG
      Je doute que la « révolution IA », comment vous dites, puisse changer quelque chose.
      Rappelons le une fois encore, il n’y a pas d’intelligence artificielle. Le termed IA désigne génériquement le deep learning. On est sur de l’apprentissage renforcé dont l’impact sur un terrain évoluant sans cesse sera limité.
      Sans compter qu’analyser une menace prend du temps, et que le combat terrestre se joue dans la seconde, en particulier en combat urbain.

    • dolgan dit :

      Lisez l article et n inventez pas de choses.

    • lxm dit :

      On peut imaginer des tanks avec canon à énergie et leur structure à base de graphène faite pour absorber l’énergie cinétique reçue ce qui rechargerait le canon.
      On aurait des batailles de tanks qui se tireraient mutuellement dessus sans se détruire sauf si les tirs sont concentrés sur une seul pouvant alors le faire exploser par surcharge n’ayant pas le temps de se décharger. Une fois la technologie au point cela supposerait une production quasi infinie de tanks pour acquérir la supériorité numérique.

  7. bluesmartini dit :

    Pas de secrets, il nous faut un T800

    • Thorgal dit :

      Je vous rejoins et je pense que c’est pour bientôt…
      Mais pas un, non, toute une section de combat, avec ses appuis feux indirects, robotisés eux aussi.

      • Dodo dit :

        On en rigole aujourd’hui, mais dans une trentaine d’années, on risque vraiment d’avoir un robot qui remplacera le fantassin.
        J’ai le souvenir du clip de la chanson « Reapers » du groupe Muse, https://www.youtube.com/watch?v=gcNEC9NaJuE . Dans celui-ci on voit un drone Reaper qui va suivre un type limite derrière sa tête, tout lentement, jusque dans les bâtiments. Forcément à l’époque quand on savait ce qu’était un drone Reaper et ce qu’il faisait, en regardant ce clip on se disait que c’était n’importe quoi. Aujourd’hui c’est exactement ça avec les FPV.

    • lxm dit :

      Un gros aimant et hop, T800 neutralisé.
      Mince, ce sont les chinois qui fabriquent presque tous les aimants de la planète.

    • NRJ dit :

      @bluesmartini
      Rien de plus facile. Il suffit de miniatures ITER dans une bite de 10 cm sur 5.

  8. MERCATOR dit :

    Le premier robot fut Le Goliath (Mittlerer Ladungsträger Springer – Sd.Kfz. 303) un petit engin chenillé filoguidé qui chargé d’explosif fut employé sans grand succès contre les lignes de fortifications soviétiques lors de la bataille de Koursk et plus tard contre les anglo-saxons sur les plages du débarquement . Son point faible était le fil électrique de liaison facile à sectionner .
    Cependant, un char lourd ou transport de troupe kamikaze bourré d’explosif et radio guide pourrait être employé lors de combats urbains, ce qui fut ailleurs fait lors de l’insurrection du ghetto de Varsovie par la police SS, puis par DAESH avec des BTR-80 avec des pilotes volontaires suicides en Irak et Syrie .

  9. benoit dit :

    bof tout dépendra comme toujours de l’adversaire.

    de toute façon une fois tous les drones tués il faut tuer les hommes violer les femmes et massacrer les enfants….

    donc drone ou pas … ça reste de la boucherie

    • Castel dit :

      C’est ce que feront les russes si il gagne en Ukraine ou ailleurs, mais les armées occidentales n’ont pas besoin d’utiliser ce genre de procédé pour arriver à leurs fins, c’est pour cela qu’il existe des tribunaux militaires qui, chez nous ne font pas de
      cadeaux à ceux qui se rendent coupables de ce genre d’exactions.
      Par contre, quand on voit que poutine a décoré le régiment qui s’est rendu coupable des massacres de civils d’Irpin ou de Boutcha, cela me renforce dans l’idée que les Ukrainiens ne se battent pas pour rien, et que nous avons raison de les soutenir.
      Mais il y aura toujours des gens pour produire des amalgames tendancieux qui consistent à assimiler ceux qui se battent pour empécher les dictatures d’opresser le monde et ceux qui sont à leur service…..

  10. Adnstep dit :

    il y en a encore qui croient qu’on peut gagner une guerre sans supériorité aérienne ?

  11. adnstep dit :

    personne n’a essayé le drone bondissant type bâton sauteur (pogo stick) ?

  12. ALAN dit :

    L’expérience de la guerre en Ukraine démontre que le drone aérien sera le roi de la bataille pour les 15
    prochaines années en terme de coût et d’efficacité. Il n’y a pas photo par rapport aux robots terrestres.

    • lxm dit :

      Dans de nombreux films de science fiction, le drone aérien devient toujours plus miniaturisé et devient une sorte d’équivalent de nuée de sauterelles, il se réplique avec les matériaux qu’il trouve, ainsi il dépèce tout ce qu’il lui tombe dessus.
      Et souvent l’auteur écrit que cela devient incontrôlable.

    • Dodo dit :

      Les 15 prochaines seulement? Moi je pense qu’on entre de plus en plus dans un monde militaire ou il y aura de moins en moins d’hommes sur le terrain et de plus en plus derrière des écrans. Les guerriers feront place aux « opérateurs », du moins pour ceux qui auront les moyens financiers et industriels.

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      « En termes de » s’écrit toujours au pluriel.

      En termes de coût et d’efficacité.

      Toutefois, le sens de cette expression serait exclusivement « dans le vocabulaire de » : https://www.academie-francaise.fr/en-termes-de

      En matière de coût et d’efficacité.

      Inversement, « en matière de » s’écrit toujours au singulier.

  13. Timothée dit :

    il faut lire les travaux de RIEUTORD, le seul qui écrit sur ce qu’est vraiment la robotique, ce qu’elle n’est pas, et surtout, ce qu’elle peut faire. je suis d’accord avec les propos du général mais quand je le vois lui ou d’autres parler encore de drones roulants…je m’inquiète pour la suite. J’ai l’impression que depuis 10ans on n’a pas avancé, on parle encore et toujours des terminator sans réfléchir aux choses réelles et utiles

  14. farragut dit :

    Si l’on en croit les scénaristes de la série de SF Caprica, prélude à la série Battlestar Galactica, la genèse des premiers Cylons (Cybernetic Organics) ne fut pas si simple !
    Et même si cela inspire les concepteurs du Centurio(n), il y a encore du pain sur la planche avant d’obtenir un androïde (bipède de combat) capable des exploits du Terminator.
    A Mon avis, il sera toujours plus simple (et atteignable) de doter les combattants humains d’exosquelettes, animés par des microcentrales à fusion (telles que celles envisagees par JPP en utilisant le concept de Z-machine allumant la fusion neutronique Hydrogène – Bore).
    Certes, cela peut déjà exister dans le cas des « supersoldiers » dotés d’armures a la Iron Man, mais ce n’est pas encore vraiment généralisé « en masse ». Encore que le film russe Attraction en donne une petite idée…
    Un petit effort pour la production d’énergie embarquée, et le futur du champ de bataille restera encore au combattant humain « augmenté », comme pour les avions de combat pilotés assistés par un copilote électronique. Bref, MMT au sol !

    • Kobayashi Maru dit :

      Jpp , l’allumé pas le fouteux, est hors sol. Les 5 premières minutes, on se dit pourquoi pas et puis il part en sucette. Laissez le discuter avec les extraterrestres qui L’ONT choisi pour entrer en communication avec l’humanité. Ou les services secrets russes et us qui lui demandent des tuyaux pour la mhd…

      • farragut dit :

        Quel rapport avec l’article ou avec le commentaire ?
        Si l’on parle production d’énergie pour des robots ou des exosquelettes, il faut explorer toutes les pistes, et la fusion H-B allumée par un dispositif type Z-machine est parfaitement plausible.
        Je n’ai pas parlé d’antimatière, ou d’inversion de la masse…
        Maintenant, vous Kobayashi Maru, vous en êtes resté à votre conversion matière-antimatière assistée par des cristaux de dilithium ? Pas géné de reprendre la science du 24ème siècle pour votre vaisseau ? 😉

  15. farragut dit :

    Correction manuelle: fusion à-neutronique, justement sans production de neutrons ou de radioactivité. Ou toute autre type de « cold fusion », c’est à dire LENR, réaction nucléaire à basse énergie.

  16. lxm dit :

    Il existe un quatrième type de drone militaire vu dans le film « planète hurlante », ce sont les robots fouisseurs qui sont comme des mines dotées d’IA, et qui se cachent sous terre et poursuivent leurs cibles.
    Et c’est peut-être là le futur de la guerre des mines, que ce soit sous les fonds sous-marins ou sous terre, des mines qui sont réellement indétectables, invisibles, et qui se déplacent.
    Sinon, pour les droïdes de combat, même s’il existe déjà des combats de droïdes en Chine, il ne faut pas penser droïdes 100% autonomes, mais droïdes contrôlés à distance par un opérateur en réalité virtuelle. Les Coréens en avaient imaginé il y a une décennie, non pour aller sur le front mais pour contrôler le terrain, par exemple s’occuper de civils et servir de police en minimisant ainsi les pertes par des actes de sabotages et d’assassinats d’adversaires derrière les lignes ou de résistants.
    Des robots au sol ou des robots aériens atterrissant au sol pourront aussi servir de sniper.
    Quand aux fameux Mecchas, certes y’a des ingénieurs qui en ont fabriqués grandeur nature, et le problème reste l’énergie, leur rôle reste limité par un grand cordon les reliant à une centrale d’énergie, et donc tient plus au BTP et au transport de palettes, et donc au génie et la logistique que sur le front.
    Pour autant, je pense que dans le futur l’artillerie sera 100% robotisée, mais elle aussi ne sera pas sur le front, plutôt à 50 à 100kms derrière.
    On en revient à la guerre de masse avec des humains, style 14-18. Et donc ça tombe bien, l’IA va mettre au chômage dans les prochaines décennies 90% des humains, donc le prix de la vie humaine ne vaudra presque plus rien, rien de tel qu’un grand feu épique où tous se jetteront dedans style bataille de Kurukshetra, mais la guerre en Ukraine ne prend t elle pas déjà ce tournant là ?
    Il existerait alors un nouveau type de combattant à venir: le clone, des êtres de chair et de sang, pas forcément à l’image des humains, créés par manipulations génétiques en série à vitesse accélérés en cuve, pour l’esclavage ou la guerre. Les Chinois là aussi font des recherches, interdites en occident.

  17. Fred And Co dit :

    RETEX passionnant. Une des déclarations du généra est vraiment intéressante, je cite : contrairement à ce que certain voudrait nous faire croire, le temps ne joue pas en faveur de la Russie, et la Russie n’est pas en train de gagner cette guerre.

    Les Ukrainiens sont à la pointe de la technologie en ce qui concerne les drones et l’innovation dans ce domaine.
    Personnellement je pense que contrairement à ce que certain voudrait nous faire croire l’armée Française a les yeux grand ouvert, nos entreprises également. La France est nos entreprises collabore avec l’Ukraine de manière intensive et la Russie s’en plaint régulièrement. Le plus important a retenir c’est la rapidité avec lequel tout les drones sont frappés d’obsolescence. Cela rejoint ce que les responsables de l’armée Française avaient déjà déclaré, a savoir qu’il ne servait à rien d’accumuler des milliers de drones si ceux-ci s’avèrent totalement inefficaces lorsque nous en aurons besoins. Il faut continuer de développer les savoirs faire et les moyens de production, maintenir les veilles technologiques afin d’être en mesure de réagir rapidement si nécessaire. N’en déplaise à certains c’est exactement ce que fait tout l’eco système de la BITD française. À titre d’exemple dans le domaine de lutte contre les mines marines la France et ces entreprises ainsi que les pays qui travaillent avec elle, ont clairement pris la main au plan mondiale.

    https://www.lefigaro.fr/international/mines-marines-une-menace-invisible-neutralisee-par-une-revolution-technologique-francaise-20250329#

    Après tout entre neutraliser des mines et en poser il ne doit pas y avoir une grande différence. Cela ouvre des perspectives intéressantes.

    • Relisez-vous SVP dit :

      Du généraL.
      Ce que certainS voudraiENt.
      Les yeux grand ouvertS.
      La France eT nos entreprises collaboreNT.
      Important À retenir.
      La rapidité avec lAquelLE.
      TouS les drones.
      À savoir.
      Nous en aurons besoiN.
      Les savoiR-faire.
      L’Écosystème.
      La France et ces/Ses entreprises ainsi que les pays qui travaillent avec elleS.
      Au plan mondiaL.

    • Qui qu'ils fussent dit :

      La rapidité avec laquelle. Pas « la rapidité avec lequel ».

    • Champion du monde dit :

      Au plan mondial, à l’échelle mondiale.

    • Toue tous tout toux dit :

      Tous les drones

    • Savoir-faire dit :

      « Savoir-faire » est invariable : un savoir-faire, des savoir-faire.

      Il faut continuer de développer les savoir-faire.

  18. MERCATOR dit :

    Dans un autre ordre d’idée?s où l’on apprend que les dockers marseillais bloquent une cargaison de tubes de canons forges par AUBERT ET DUVAL et destinés pour ATMOS (Autonomous Truck Mounted Howitzer System) un système d’obusier automoteur de calibre 155 mm produit par le fabricant militaire israélien Soltam Systems maintenant devenu Elbit systems. et vendu au Brésil et au Maroc grâce à la corruption inhérente à ces pays . Amusant de voir que cet ATMOS 2000 n’aura rien d’israélien comme il fallait s’y attendre, tube EN ACIER FORGE français, véhicule et mécanisme tchèque , ah oui pardon, les essuie-glaces sont made in Israël .

    • Aymard de Ledonner dit :

      Le tube est un élément majeur du canon. Alors qu’on nous explique que la production est au taquet, et que pour cette raison on perd des contrats, je suis quand même surpris qu’on vende nos tubes à Elbit pour qu’ils gagnent avec des contrats à notre détriment.
      Sachant que cette vente s’est faite avec l’aval du Minarm (comme toutes les ventes de matériel militaire) je ne voit pas trop la logique dans cette opération.

  19. Roger Roger dit :

    Oh non, nous ne verrons pas d’armées de droïdes d’ici 2030. Mais comment va faire la Confédération du commerce pour lutter alors?

  20. Stakan Vada dit :

    Intérêt limité ? Pour l’instant. Mais force est de constater que la technologie avance à grands pas. Je reste persuadé que ces engins de combat terrestres, pour l’instant peu aboutis, seront l’avenir du combat au sol.

  21. KOUDLANSKI Romain dit :

    Pour le moment ,les robots de combat terrestre on peu d’intérêt ,mais au fil des évolutions technologiques, mais dans quelques années ,la donne changera.

  22. Gauthier dit :

    Le principal souci en France me semble qu on confie chaque nouveau projet à la (fameuse) « BITD ». C est parfois logique (char, blindés lourds, obus…), mais c est parfois inadapté. concernant la robotique, je me demande s il ne serait pas plus simple de se tourner vers des fabricants, puis de militariser leur produit. De plus ce serait probablement moins cher.
    Sur le fond, le CEMAT me semble avoir la bonne position : il faut poursuivre la robotisation et la dronisation, mais savoir perdre un peu de temps si nécessaire pour améliorer les produits

    • farragut dit :

      Il y a un contre-exemple de taille à votre proposition de reprendre du « civil » puis de le « militariser » : c’est le programme A400M d’Airbus Military (Espagne), vendu « moins cher » qu’un projet géré par les exigences de management des programmes aérospatiaux, sous prétexte de « nous on sait fabriquer des gros porteurs civils », puis se terminant par un chantage à l’abandon si les Etats partenaires ne recrachent pas au bassinet…
      On a déjà connu cela dans l’aéronautique militaire avec des matériels (CET du Rafale) ou des ateliers logiciels (Mermoz) conçus par des équipementiers électroniciens. Le changement de métier, avec virage au tout numérique et tout logiciel, ne se fait pas sans heurts ni sans beaucoup d’argent ensuite, quand ce n’est pas la disparition pure et simple du prétendu connaisseur du sujet, et la reprise du projet par de vrais professionnels du métier…
      Le savoir-faire développé par la DGA dans l’écriture des normes d’assurance qualité pour les programmes aérospatiaux n’est pas une « perte de temps », mais une grosse économie de moyens.
      Comme le répète ATE Chuet dans ses videos, on n’a pas le temps d’une seule vie pour refaire toutes les erreurs des autres. Les « normes » et « procédures » sont le résultat de l’accumulation de milliers d’heures de travail, et aussi d’analyse des accidents causés par des « erreurs » de conception ou de réalisation, pour éviter de les refaire.
      Dans « BITD », il y a le terme « Base Industrielle », qui a été créée par des anciens, sur lesquels nous nous appuyons pour voir plus loin.
      Sans ce « socle », la vision d’arrête au ras du sol ! 😉

    • dolgan dit :

      Vous ne savez pas ce que bitd veut dire. Et vous spéculez a tord sur la maniere dont se déroulent les programes de militaire de drones.

  23. VinceToto dit :

    Ne parlant pas la même langue que l’EMA, ni sur le plan technique, ni sur le plan éthique, ni sur le plan politique, je classe comme robots et potentiels robots terrestres, mobiles ou pas en mode robots, les stations radars, les divers lance-missiles, les pièces d’artillerie automatisée, les mitrailleuses automatisées, les engins de déminage/bréchage du génie, les stations de capteurs, certaines munitions/mines, etc., etc. . Donc, l’intérêt de ces systèmes automatisées, robotisés terrestres de plus en plus autonomes est déjà là et le sera encore plus dans les années à venir. Après si l’EMA parle du manque d’intérêt de leurs projets: oui.

  24. Kobayashi Maru dit :

    Très mitigé sur l’avis de l’e.m. . Pour les robots mules, ça semble logique, lent, terrain praticable, cible facile pour du FPV et la « livraison » est nettement moins coûteuse par des gros drones que par des engins mules.
    Mais pour garder un ligne de front, une base (aérienne, les russes se creusent la tête) des robots style Samsung sgr 1 avec une 12.7, une capacité anti aérienne, mobile, ca me semble une réponse efficace et h24. Mais je ne suis ni de st Cyr , ni de Saumur…

  25. Sempre en Davant dit :

    Où ?
    Quand demain, il faudra reprendre un centre commercial ainsi que ses prolongations dans le RER, le métro, les égouts, les immeubles, …, à des d’jeuns daechiens wanabe armés de Kalash, rpg, mortier d’artifice de drones de touts poils armés de gamon bombs tatp + feraille il faudra des drones terrestres.

    L’infanterie doit comprendre que sa mission c’est d’aller à pied ! La dépendance aux blindés ça ne devrait pas être leur vice
    Sitôt que les conditions la privé de l’appui de ses engins l’évaluation est changée…

    Le ravitaillement par drones volants sera plus compliqué sous le feu des mortiers d’artifice, la reconnaissance avec détection des pièges dans un tunnel , les fumées etc…

    Les poussent cailloux auront besoin que leurs brouettes puissent être guidés à la main et que leurs robots puissent ouvrir leur chemin sans leur faire tomber la cabane sur la cafetière.

    Il faut certainement entraîner l’infanterie à un combat en Beauce, ou la pelle est l’arme principale. Mais il ne faut certainement pas y voir l’unique hypothèse d’engagement.

    « Quand la technique fait défaut il reste la Biffe » disait de Lattre de Tassigny.

    • Robert Collins dit :

      Plutôt que des « gamon bombs », des « Gammon bombs » (invention du capitaine R. S. Gammon), mais des grenades Gammon en français.

    • La ferraille devrait être plus efficace que la « feraille ».

    • Privé de dessert dit :

      « Sitôt que les conditions la privé de l’appui »

      Sitôt que les conditions la privent de l’appui.
      Sitôt que les conditions l’ont privée de l’appui.

    • De tout poil ou de tous poils, mais pas de « touts » poils.

      Tout, tous, toute, toutes.

    • Poussez pas, derrière dit :

      Les pousse-cailloux poussent les cailloux.

      https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9P3811

    • VinceToto dit :

      Comme vous, j’évalue que les piétons garderont une très grande importance, d’autant plus que la technologie peut beaucoup les aider aussi bien à trouver les dangers et les éliminer qu’à rester camouflés. Certains n’ont pas les problèmes de ravitaillement et maintenance de nombreux matériels ou personnel, ni les besoins de princesses de certaines forces d’élites. Après, pour les zones style No Man’s Land truffées de mines, drones, capteurs, artillerie, etc., je ne pense pas que cela va beaucoup motiver au niveau volontariat, recrutement, rétention, sauf si il y a de réelles faibles stats de morts/blessés/PTSD dans les unités(pour arriver à cela, faudra beaucoup de moyens autres que piétons).

    • Que leurs brouettes puissent être guidées.

  26. Liquide vaisselle dit :

    Les robots semblent se déplacer aisément dans l’élément liquide (air, mer) et non dans l’élément solide (terre). Ce qui est assez logique au plan de la physique. A part ça, je n’ai jamais compris pourquoi on a mis autant de temps pour mettre une mitraillette et une caméra sur une voiture téléguidée.

  27. Georges Frérot dit :

    Vous nous avez déjà chanté ce refrain pour les drones aériens.
    Constater le retard que nous avons pris, et ce malgré le programme Petit, DUC, Grand DUC, Neurone et e_Neurone lancé en 2003.
    Pour certains il ne pouvait y avoir de systèmes aériens sans pilote, hors les missiles !
    Ajoutons à tout cela le grand « Merd… » des projets européens et …
    Alors les drones ne font, certes pas tout, mais pour ne pas prendre de retards supplémentaires, considérez tous les volets de la solution aujourd’hui et DEMAIN.
    Même si leur emploi, en déminage, en assaut frontal se limite à économiser des VIES.
    Le recrutement ne fait pas recette que je sache, en voilà un RETEX auquel il vous faut apporter une solution !