Pour l’amiral Vaujour, l’intelligence artificielle ne remplace pas encore l’oreille humaine pour identifier les sous-marins

Le 13 mai, à Portsmouth [Royaume-Uni], l’entreprise innovante Helsing, spécialiste des applications militaires d’intelligence artificielle [IA], a dévoilé le système Lura/SG-1 Fathom qu’elle a décrit comme étant capable de rendre « transparents » les océans… Et donc de détecter les sous-marins.

Concrètement, il s’agit d’associer un logiciel d’IA à un « essaim » de SG-1 Fathom, c’est-à-dire des planeurs sous-marins [ou « gliders »], pouvant rester sous l’eau pendant trois mois, « sans interruption ». Ce qui, selon Helsing, permettrait ainsi de détecter des cibles dix fois plus silencieuses que les systèmes existants. Et cela quarante fois plus rapidement qu’une oreille humaine.

« Équipé de capacités de calcul embarquées, le SG-1 Fathom exécute les modèles Lura directement sous l’eau, détectant et classifiant les menaces en temps réel », que ce soit dans les grands fonds de l’Atlantique ou du Pacifique, explique Helsing. Et d’ajouter que « des centaines de planeurs peuvent être déployés simultanément, formant une constellation mobile de capteurs, équivalente à des satellites surveillant les océans ».

Cette technologie pourrait-elle mettre en péril le déploiement des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la composante océanique de la dissuasion française ? Le chef d’état-major de la Marine nationale, l’amiral Nicolas Vaujour, ne le croit pas.

« Helsing fait de la publicité, non pas mensongère mais très optimiste », a-t-il lancé devant les députés de la commission de la Défense, ce 21 mai. « Les gliders, ça fait un certain nombre d’années qu’on les expérimente dans la Marine. Et ça fait quelques temps maintenant qu’on opérationnalise vraiment leur emploi », a-t-il fait observer.

Cela a été le cas lors de l’exercice franco-italien Mare Aperto 24.1, organisé en mai 2024. Ainsi, la frégate multimissions [FREMM] Provence en avait déployé quatre, fournis par l’industriel français ALSEAMAR. Et, comme l’a expliqué l’amiral Vaujour, ils contribuèrent à « détecter quelques navires » de la Marina Militare, lesquels furent ensuite virtuellement « strikés » par les Rafale M du porte-avions Charles de Gaulle.

« C’était une avancée intéressante, qui montrait qu’il y avait un espace pour les gliders. En revanche, en passif pur, vous ne détectez pas tout. Un SNLE, aujourd’hui, n’émet pas. Détecter un SNLE avec un glider, je ne veux pas dire qu’on n’y est pas encore mais il y a quand même loin de la coupe aux lèvres », a fait valoir le CEMM.

« Donc, les essaims passifs peuvent être intéressants pour détecter un certain nombre de choses, mais avec beaucoup d’intelligence artificielle derrière. On y travaille vraiment. On estime que les gliders auront leur place dans la surveillance et la capacité à améliorer notre perception de l’environnement », a poursuivi l’amiral Vaujour.

Cela étant, « détecter » est une chose… encore faut-il rendre compte et analyser… « Aujourd’hui, il y a encore pas mal de choses à améliorer. Le capteur qui détecte tout dans tous les océans ? Non, ce n’est pas la réalité. On travaille dessus. Il y a de vrais objets opérationnels, qu’on a déjà développés en national, avec de vraies capacités mais avec également de vraies limites. Donc, l’industriel qui dit qu’il va rendre les océans transparents, il n’est pas encore crédible. Alors, il peut faire de la pub… », a développé le CEMM.

D’autant plus que le point crucial est d’être en mesure de traiter les données acoustiques. Telle est la mission du Centre d’interprétation et de reconnaissance acoustique [CIRA] ainsi que celle des « oreilles d’or ».

Dans ce domaine, « nous sommes vraiment très très bon », a fait valoir l’amiral Vaujour. Or, a-t-il ajouté, le CIRA est « une unité qui a complétement basculé dans le monde de l’intelligence artificielle. Elle récupère, traite et analyse des téraoctets de données. Elle développe des algorithmes pour être encore meilleure ».

Seulement, a-t-il souligné, l’IA ne peut pas tout… « Ce qui est intéressant de noter, c’est que l’intelligence artificielle apporte beaucoup moins que l’oreille humaine et que, à ce stade, elle n’a pas remplacé le bon vieux maître principal ‘oreille d’or’ sur nos sous-marins, même si on a mis beaucoup d’argent pour le remplacer », a-t-il dit.

Et l’amiral Vaujour d’insister : « La réalité, c’est qu’il faut avoir le maître principal ‘oreille d’or’ qui comprend ce qu’est l’intelligence artificielle et qui va aider l’intelligence artificielle à l’aider. Grosso modo, ça s’arrête là ».

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40 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Tant mieux si les promesses de Helsing restent encore très «  »optimistes » », bien plus que réalistes … On s’en doutait un peu à la lecture des annonces Presse de la semaine dernière, mais c’est tellement mieux quand c’est notre CEMM qui le dit 🙂
    https://defence-blog.com/helsing-unveils-ai-driven-drone-to-track-submarines/
    .
    Par contre, il va quand même falloir s’attendre à la démultiplication de la mise en oeuvre des drones sous-marins,
    et pas seulement pour viser les zones de départ/transit des SNLE (avant leur dilution) grâce à des drones légers tels ces Gliders,
    mais aussi possiblement pour patrouiller dans les zones océaniques où se trouvent possiblement les SNLE adverses, grâce à des drones de bien plus grande taille, comme celle-ci par exemple.
    https://www.navalnews.com/naval-news/2025/05/royal-navy-names-cetus-xluuv-after-excalibur/
    .
    Aussi, le risque qu’un SNLE en patrouille soit repéré, même s’il reste très faible, risque d’augmenter à cause ce ces drones.
    La question est de savoir quel est le niveau de risque à partir duquel on considère qu’un unique SNLE à la mer n’est plus suffisant, mais qu’il en faut bien deux (la probabilité que les 2 SNLE soient repérés en même temps étant bien certainement nulle).
    .
    Si demain, ou dans 20 ans, il faut avoir un 5ème SNLE-3G pour permettre de faire patrouiller 2 SNLE en permanence, c’est dès à présent qu’il faut se poser ces questions.

    • dolgan dit :

      Vu la taille des océans , c est pas vraiment un probleme. Il faudrait des centaines de tels drones ultra cher sillonnant les océans pendant des mois. On parle de drones plus proche de la taille d un petit sousmarin.

      Si tu ne spottes pas un SNLE a sa sortie, une fois qu il est a tres basse vitesse dilué dans l océan, tu as tres peu de chances de le trouver par hasard. Meme en le spottant a sa sortie, le suivre sans etre détecté ne serait pas facile (il faut etre suffisament discret, capable de maintenir un contact et capable de suivre).

      • Fralipolipi dit :

        @dolgan
        En l’occurrence, je fais tout autant référence aux Gliders (pour eaux moins profondes) qu’aux drones bcp plus gros XLUUV, capables de rester des semaines en plongée (qqs le courant).
        Ces drones XLUUV que tout le monde développe en ce moment (USA, Russie, Chine, UK, France, Turquie, etc …) vont bien finir par arriver (d’ici 2035 au plus tard) et vont bien finir par proliférer (d’ici 2040/45).
        Après quoi, la donne sera « peut-être » différente (?) … Même si cela ne renverse pas la table pour la détection d’un SNLE dilué en mer, cela risque tout de même de changer la donne sur le « risque » de détection … et si ce risque passe de 0,1% à seulement 5% … c’est déjà un problème. Car un risque de détection de 5% sur le temps long (qui est celui des SNLE) ce serait déjà un problème.
        .
        D’où l’idée d’avoir toujours 2 SNLE en patrouille en mer, ce qui annihilerait tout risque vu que la détection simultanée des 2 relèverait de l’impossible.
        .
        Et je pronostique qu’avec même seulement 5 SNLE-3G (plus fiabilisés que jamais, par rapport à la classe Redoutable, et avec notamment un large allongement des périodes entre 2 IPER) cette patrouille permanente à 2 SNLE doit être possible … sans devoir en avoir 6 comme du temps des classe Redoutable.
        .
        Question à se poser aujourd’hui, dans les années 2020 (et non pas 2030 lorsqu’il sera trop tard pour prévoir de construire plus de 4 SNLE en série).
        .
        Côté budget suppl., 1 SNLE de plus, c’est certes lourd mais peut-être pas extrême non plus.
        Et nous savons en parallèle que, avec la menace internationale croissante, et le soutien américain moins évident, l’Europe dans son ensemble va de plus en plus avoir besoin de la Dissuasion française (rôle de plus en plus important à prévoir).
        Et il est difficile d’y agglomérer la Force de Frappe du UK qui dépend par trop des US et de leur bon vouloir.

        • dolgan dit :

          « vont bien finir par arriver (d’ici 2035 au plus tard) et vont bien finir par proliférer (d’ici 2040/45) »

          Pour que cela sorte en 2035, il faut que la commande soit passé. ce n est pas le cas.

          Et il n y aura pas prolifération en raison du cout . Les US et la chine pourraient en avoir 10 a 20 maximum.

          Les 5% sortent de votre chapeau , mais n ont pas de réalité.

          La mission de ces drones XLUUV ne sera pas de patrouiller dans les océans au hasard pour espérer tomber sur des SNLE.

      • Shareholder dit :

        Ces drones ne sont pas « ultra cher », ils sont ultrachers.

        Les drones sont chers, les drones coûtent cher.

      • Robert Collins dit :

        Plutôt que de « spotter » au prix d’un anglicisme, il vaudrait mieux repérer ou détecter en français.

    • ji_louis dit :

      Le bruit rayonné par les sous-marins modernes est tellement faible par rapport au bruit ambiant que la distance de détection se compte en décamètres ou hectomètres et non en kilomètres. Rapporté à la taille des mers ou bien des zones de patrouilles, il faudrait plusieurs milliers de « gliders » en Atlantique pour avoir une probabilité valable de détecter une fois un tel sous-marin (et je ne parle même pas de le pister).

      De plus, il faut compter avec la gestion énergétique de ces « gliders », qui ne peuvent pas contrer un courant de 2 noeuds tel que certaines boucles du Gulf Stream ou la plupart des courants de marée côtiers. Il faut se souvenir qu’au départ, il ne sont qu’une légère amélioration des bouées océaniques dérivantes de mesures météorologiques permettant de mesurer en plus une bathythermie.

    • HMX dit :

      Avec tout le respect dû à sa fonction, l’Amiral Vaujour se berce d’illusions… évidemment qu’une IA correctement paramétrée et entraînée sera capable non seulement d’égaler, mais de surpasser l’oreille humaine. C’est déjà possible au stade technologique actuel, demain la question ne se posera même plus.

      L’IA pourra réaliser sans problème ce qui est matériellement impossible pour un opérateur humain : écouter SIMULTANEMENT plusieurs dizaines, centaines ou milliers de capteurs (peu importe où ces capteurs sont situés : drones UUV, réseau d’hydrophones, gliders….), analyser en temps réel ce qu’elle entend pour faire ressortir, au milieu des bruits naturels de l’océan, la moindre petite anomalie acoustique sur un capteur potentiellement situé à plusieurs centaines de km, qui pourrait trahir la présence d’un sous marin en plongée. Cela, aucun humain ne peut le faire, la plus value est simplement évidente. Ajoutons que l’IA n’est jamais fatiguée, ne dort jamais, ne prend pas de vacances, et ne fera jamais deux fois la même erreur : elle apprend et s’améliore constamment, chaque minute qui passe.

      En matière de détection sous marine, la difficulté n’est pas tant dans la mise au point de l’IA « oreilles d’or » (l’Amiral nous informe quand même au passage qu’on y travaille, et c’est heureux !). La difficulté, classique dans ce milieu, sera d’organiser la transmission des informations, et la sécurisation de ces transmissions entre les vecteurs qui porteront les capteurs (drones de tous types, planeur sous marins, autres navires et autres sous marins présents dans la zone…) et l’endroit où cette masse d’information sera traitée par l’IA. Cet endroit pourra être situé sur une frégate, un SNA, ou tout simplement à terre, depuis Toulon…

      Dans tous les cas, on aurait tort de contester ou relativiser la promesse de la société Helsing, ou de les prendre pour des charlatans qui vendent du rêve : Avec des essaims de plusieurs centaines de planeurs sous marins transmettant régulièrement leurs données à une IA correctement paramétrée et entraînée, l’océan deviendra en effet virtuellement « transparent »sur des centaines de km². Ce n’est pas pour dans 15 à 20 ans : c’est déjà possible aujourd’hui, il y a même fort à parier que des systèmes équivalents sont déjà opérationnels (Chine, USA…), et dans quelques années, tous nos compétiteurs en seront équipés. Dès lors, il faudra développer de nouvelles parades, pour mettre en échec ces essaims (destruction ou neutralisation par d’autre planeurs/drones ? opérations de leurrage avec des drones simulant la signature sonore du sous marin ?…) et retrouver une certaine liberté de navigation pour nos SNA et SNLE.

      • Slasher dit :

        « joutons que l’IA n’est jamais fatiguée, ne dort jamais, ne prend pas de vacances, et ne fera jamais deux fois la même erreur : elle apprend et s’améliore constamment, chaque minute qui passe. »
        Actuellement, non-seulement l’IA se trompe régulièrement mais elle on constate qu’elle se trompe proportionnellement de plus en plus au fur et à mesure que son « intelligence » augmente. Pour un système aussi critique, elle peux considérablement faciliter la tâche des opérateurs mais certainement pas remplacer la confirmation humaine.

        • HMX dit :

          @Slasher
          Donc, à vous suivre, non seulement l’IA ne progresse pas, mais pire que ça, plus elle évolue et plus elle régresse ?… intéressant.

          Libre à vous de vous complaire dans une posture qui vise à minorer, relativiser, ou même à nier les apports de l’IA. C’était aussi la posture des marchands de bougies, au moment où l’électricité est apparue… Pourtant, nos systèmes d’armes à venir seront tous boostés à l’IA. Pourquoi d’après vous ? simple effet de mode ?

    • Chill dit :

      Bien sûr qu il faut au moins deux snle à la mer et cela bien avant que ces drones ne soient opérationnels et certainement 3 dans le futur .

    • jmarc G. dit :

      Pour rappel, la France disposait de 6 sous-marin SNLE,
      le président Sarkozy en a supprimé 2, avec les 60 000 postes supprimés dans nos 3 armées.

      • LEONARD dit :

        @jmarc G.
        On est passé de 6 SNLE à 4 parceque le nombre de têtes nuc par missile était passé de 1 à 6, puis 10 potentiels actuellement.
        Nos 4 SNLE actuels sont considérablements plus destructuers que les 6 premiers.
        Dans le même temps, la durée et la fréquence des patrouilles a lui aussi augmenté.
        On restera à 4 pour des raisons de « stricte suffisance » (au moins 1 SNLE en patrouille en temps de paix, 2 en temps de guerre, 3 pour de la « gesticulation »).

        • vno dit :

          Le problème, c’est que s’il y en avait six, ce n’était pas pour le plaisir d’avoir la plus grosse avec le nombre de têtes, mais pour éviter la surprise stratégique ou les conséquences d’un accident. Mais tout ceux qui ont servi sur ces bateaux savent que cela n’arrive jamais !

    • Robert Larousse dit :

      « Démultiplication » et « multiplication » ne sont pas synonymes.

      https://www.dictionnaire-academie.fr/article/DNP0926

      S’attendre à la multiplication de la mise en œuvre des drones sous-marins.

  2. Rakam dit :

    Bonne déduction, IA est certainement utile mais dans ce domaine mieux vaut rester humble et compter sur soi…pour ce qui est des drones soums ,là c’est un soucis de plus et l ‘ia bien calé sur l acoustique propre à ces engins peu être pas mal…

    • Peu, peuh, peut, peux dit :

      Je peux, tu peux, elle peut.
      Un peu, très peu, si peu, peu à peu.

      Et l’IA peut être pas mal…

    • FNSEA dit :

      Dans nos belles campagnes françaises, nous avons rarement l’occasion de croiser un drone sous-marin, ce qui ne nous empêche pas d’avoir d’autres soucis plus terre à terre.
      À ce sujet, les collègues horticulteurs rappellent fréquemment que le mot souci s’écrit sans s au singulier, et cela qu’il concerne la fleur ou le tracas.
      Un souci de plus, se faire du souci, un gros souci, le palais de Sans-Souci, le souci de bien faire, une fleur de souci jaune vif.

  3. speedbird101A dit :

    Yep Amiral !! c’est comme avec l’instinct féminin qui est le seul capable d’identifier les relous immergés , instinct 100% humain que l’IA ne pourra jamais égaler ……….

  4. Ils naviguent et leur chef d'escadre c'est BESSON dit :

    Cit :[ à un « essaims » de SG-1 Fathom, c’est-à-dire des planeurs sous-marins [ou « gliders »], pouvant rester sous l’eau pendant trois mois, « sans interruption »]

    Bref tout le contraire de ce qui a été affirmé par certains sur ce support sur les drones planants sous-marins Teledyne™ ou les drones à propulsion vélique Saildrone™ dans la lutte ASM .
    En particulier sur le fait que ces drones auraient un déplacement erratique .
    C’est vrai que les Chinois et les Etasuniens ont ce génie de déployer des systèmes inutiles .

    Je reprendrai cette citation de @Czar sur ceux qui affirmeront qu’ils ont été à l’origine de l’idée et la défendront avec d’autant plus de morgue en prenant les autres pour des imbéciles qu’ils en ont été les plus grands contempteurs . ;0)

    https://www.navalnews.com/naval-news/2020/04/royal-navy-trials-teledyne-slocum-gliders-for-asw-assist-role/
    https://www.teledyne.com/en-us/news/Pages/teledyne-awarded-39-2-million-us-navy-contract-for-autonomous-underwater-vehicles.aspx

    https://www.youtube.com/watch?v=wc5vncyWQnY&pp=0gcJCdgAo7VqN5tD

    • Ils naviguent et leur chef d'escadre c'est Historix BESSON dit :

      a titre d’info la vie et l’Å“uvre de l’inventeur du drone planant sous-marin qui est bien une invention originale qui date de 1991 soit quand même déjà 35 ans. Les plans sont d’ailleurs en accès libres sur le net mais le site a actuellement des problèmes . L’utilisation commune de ces drones date de 2005-2010 :

      https://marine.rutgers.edu/announcements/it-is-with-profound-sadness-to-learn-of-passing-of-doug-webb/

      Ce drone a déjà fait une circumnavigation
      https://www.teledynemarine.com/news/slocum-glider-silbo

      Le principal problème qui limite la durée de la mission – avec l’énergie – est clairement visible sur la photo : la pollution biologique .C’est kif-kif pour les drones à propulsion vélique . Une motorisation existe bien sûr , tout comme pour le Saildroneâ„¢ , pour corriger la navigation le cas échéant .
      https://www.teledynemarine.com/news/slocum-glider-silbo

    • Comediante, tragediante dit :

      Vous jouez fort bien la vertu outragée.

      • Adam Caustic BESSON dit :

        @nabotléon

        Je me fout de la… moque juste de deux types de personnes :

        1- Des personnes , anciens militaires apparemment , qui causent – dénigrent – ce type de drone sans manifestement connaître le B.A. BA de leur mode d’opération . Il peut ne pas être adapté pour tel ou tel type de missions mais cela ne les autorise pas à raconter n’importe-quoi , mais alors vraiment n’importe quoi , sur leur mode de navigation ( leurs modes pour être rigoureux ) , leurs capacités dans tel ou tel milieu et même sur leur genèse .
        Ce discours est d’ailleurs invalidé par des campagnes d’essais multiples de la MAPL , de l’USN et de la RN…
        Je cause bien ici du vecteur , le drone pas du logiciel d’ IA embarqué . ( Il faut que certains fréquentent un peu plus un ou plutôt une bonne proffe de français )
        Il faut noter que le « drone étalon « Teledyneâ„¢ est certainement le plus documenté en source ouverte de la planète pour éviter d’avoir à raconter n’importe quoi .

        2- Ceux qui après avoir critiqué un concept s’y rallient et se posent en précurseurs .
        Maintenant sur l’ IA j’ai un avis qui vaut ce qui vaut et que je soumets à la critique . Comme cet organe décrit par  » Clint  » , c’est le mien et j’en ai un !
        L’ IA est énergivore . C’est pour cette raison que ces types de drones sont souvent limités à des cycles ( collecte et stockage du Big-Data – Transmission ) – ( collecte et stockage du Big-Data – Transmission )-… Sans pré-traitement de ce Big-Data…

        La présence d’un processeur dédié à une IA sur ce drone et qui aurait les performances que lui prête le constructeur serait donc une avancée significative .

        J’arrête ici pour en rester à mes sandales …

        • ji_louis dit :

          « 6557 km in 330 days » < 20 km / j, soit une vitesse moyenne de 0,5 noeud : Il a dérivé dans le Gulf Stream.

          Le "planeur sous-marin" n'a pas d'hélice, il se déplace dans l'eau en changeant sa flottabilité.
          "Les planeurs sous-marins utilisent la portance générée par les ailes qui se déplacent dans l'eau pour convertir la force verticale en mouvement vers l'avant. Les planeurs sont équipés d'un compas intégré qui leur permet de maintenir leur cap. Ils se déplacent très lentement, généralement à moins de 1,6 km/h, mais peuvent maintenir cette vitesse pendant des mois."
          https://noc-ac-uk.translate.goog/facilities/marine-autonomous-robotic-systems/gliders?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq

          Ces engins collectent et transmettent des données physiques élémentaires, le travail d'IA sur les données se fait à terre.

  5. PHILIPPE dit :

    là comme ailleurs il n’est pas question de rejeter les avancées technologiques, bien au contraire, mais les sous-mariniers ont toujours su s’adapter et ils continueront a nous le prouver.

  6. Nono dit :

    Il faudrait des crash programmes pour certaines technos qui vont être indispensables pour la protection rapprochée :
    torpilles anti-torpille pour les soums et les navires (+ canon de 30mm antidrone et leurres de tout types en quantité)
    Le soum peut être chassé par des drones statistiques ou très lents (donc très discret) occasionnant un effet de surprise dans un attaque à courte distance.

    • Toue tous tout toux dit :

      « et leurres de tout types en quantité »

      « De tout type » ou éventuellement » de tous (les) types », mais pas « de tout types ».

  7. Bench dit :

    @besson le pas marin ignare prétentieux, mouais et alors ? Tu y connais quelque chose en matière de détection acoustique et lutte anti sous marine ? Je ne crois pas non!
    Il t’es arrivé de rencontrer des oreilles d’or, des acousticiens de la Marine Nationale, des pachas de SNLE, des personnels spécialistes de la lutte ASM sur FREMM, hélicos embarqués , ATL2 et de discuter avec eux de leurs métiers respectifs ? Je ne crois pas non!
    Moi c’est le cas, et je peux t’affirmer sans trahir aucun secret, que tous ces gens, comme l’amiral Vaujour, sont compétents et savent de quoi ils parlent quand ils te disent que de la belle pub sur papier glacé à la réalité opérationnelle il y a une sacré marge. L’IA est prometteuse mais ce n’est pas demain la veille qu’elle remplacera l’oreille humaine. Par contre oui, il est exact de préciser qu’elle apporte une aide non négligeable au travail de discrimination fourni par l’humain, tant sous l’eau, en surface et dans les airs.
    Bref, évite de polluer ces fils de discussion avec des commentaires incompétents et remballe également tes TM abscons , tes références Bibliothèque Verte pour ados années 70 et tes vidéos débiles qui ne servent à rien.

    • L'Insoutenable légèreté de l'être dit :

      Il est.
      Il est arrivé.
      Il t’est arrivé de rencontrer

      • Bench dit :

        Ah les grammairiens intransigeants qui ont du temps à perdre pour corriger ici à tout bout de champ les fautes de français et de grammaire des intervenants!
        Il n’y a pas des blogs spécialisés sur le sujet où vos pseudos ésotériques seraient mieux à leur place et plus efficaces?
        Cela dit, je constate que jamais vous n’intervenez sur certains pseudos que je ne citerais pas, pseudos qui ne respectent ni ponctuation, ni majuscule, ni orthographe correcte, pseudos qui se permettent des fantaisies orthographiques tentant pitoyablement de reproduire une certaine langue orale qui n’existe pas histoire de faire intello.
        Deux poids , deux mesures?
        Parce que là, franchement, vos interventions pédantes et répétées ça devient lourdingue, et ça n’apporte rien aux débats.

        • Culture (?) audiovisuelle dit :

          Lio, ésotérique ? Comme vous y allez…
          https://www.youtube.com/watch?v=hkHF0xvQOok

        • Tout le monde à droit au même traitement de ma part, Czar et D. Besson (pour ne citer qu’eux) autant que les autres.

          Pour autant, je n’interviens que rarement sur les fautes intentionnelles quand elle relèvent de la recherche d’un effet de style, aussi désagréable soit-il.

          Je déplore autant que vous les affectations appuyées, parfois jusqu’à l’incompréhensible, de ces contributeurs qui cherchent à imiter avec un résultat discutable certains de nos grands auteurs et cumulent ces prétentions stylistiques avec des effets rédactionnels issus d’une certaine sphère politique, mais il me semble que, dans une optique didactique, votre « sacré[e] marge » nécessite davantage d’être relevée que le « de mémouâre » d’un Besson ou « l’ôndôpôndônz strataigik » d’un Czar.
          Toutefois, que l’un ou l’autre écrive « ma mémoire déficient[e] » ou « leurs indépendances récemment acquis[es] », soyez certain que je le leur signalerai si je passe à portée.

          Quant aux majuscule et à la ponctuation, je laisse à d’autres ce trop vaste sujet.

    • Vinz dit :

      « L’IA est prometteuse mais ce n’est pas demain la veille qu’elle remplacera l’oreille humaine.  »
      Je pense que si – a minima elle arrivera en complément ; et contrairement à l’oreille humaine elle n’est pas limitée à la fréquence audible par ex.

  8. KOUDLANSKI Romain dit :

    Ce sera une bonne aide.