Les pays baltes et la Finlande s’intéressent aux chasseurs de mines « City » de Naval Group

En 2019, la Belgique et les Pays-Bas notifièrent au tandem formé par Naval Group et ECA Robotics [devenu Exail] un contrat d’une valeur de 2 milliards d’euros pour développer une future capacité de guerre des mines devant reposer sur la livraison de douze nouveaux chasseurs de mines de type « City » [ou rMCM, pour replacement Mine CounterMeasure] ainsi que des systèmes robotisés. L’objectif était alors de remplacer les chasseurs de mines tripartites [CMT], en service au sein des forces navales des deux pays depuis les années 1980.
Trois ans plus tard, ayant lancé le projet MMCM [Maritime Mine Counter Measures] avec le Royaume-Uni, dans le cadre d’un programme plus vaste appelé SLAM-F [Système de Lutte Anti-Mines navales Futur], la France fit savoir que les futurs bâtiments de guerre des mines destinés à la Marine nationale auraient la même conception de base que celle des rMCM. Seulement, aucune commande n’a encore été notifiée à Naval Group…
En attendant, l’industriel français lorgne sur d’autres marchés potentiels afin de maintenir le plan de charge de Kership, la coentreprise qu’il détient conjointement avec le chantier naval Piriou.
Hôtes, par rotation, de l’opération « Open Spirit », menée chaque année par l’Otan afin de neutraliser les restes d’explosifs des deux guerres mondiales dans la Baltique, les pays baltes pourraient être intéressés par des chasseurs de mines de type « City », d’autant plus que leurs capacités en la matière sont anciennes.
En effet, les forces navales lettones mettent en Å“uvre cinq chasseurs de mines tripartites ayant autrefois appartenu à la marine royale des Pays-Bas. Bien que plus récents, les cinq navires de la classe Sandown vendus par le Royaume-Uni à l’Estonie en 2006 ne sont pas loin d’arriver au bout de leur potentiel. Quant à la Lituanie, elle n’est pas mieux lotie, avec trois anciens bâtiments acquis auprès de la Royal Navy, dont un, le M55, fait actuellement l’objet d’une modernisation après avoir été acheté en 2020 pour un million de livres sterling.
Or, d’après la publication spécialisée Baird Maritime, les gouvernements de ces trois pays auraient entamé des discussions avec Naval Group en vue d’un achat potentiel de chasseurs de mines de type « City ». Ce qui a été confirmé par Naval News, qui ajoute que la Finlande serait aussi intéressée afin de remplacer ses dix navires appartenant aux classes Kuha et Kiiski, admis au service actif entre 1974 et 1984.
Pour rappel, affichant un déplacement de 2 800 tonnes pour une longueur de 82,6 mètres et une largeur de 17 mètres, le rMCM est une navire permettant de déployer des systèmes robotisés pour neutraliser les mines [dont le système UMISOFT, deux drones de surface Inspector 125, trois engins sous-marins autonomes A-18 dotés d’un sonar UMISAS 120 et deux drones aériens V200 Skeldar .
Pour cela, il est équipé de deux portiques latéraux avec berceau flottant, d’une grue arrière de 15 tonnes et d’un pont roulant de 3 tonnes. Mis en Å“uvre par 63 marins, il peut naviguer à la vitesse maximale de 15,3 nÅ“uds et dispose d’une autonomie d’environ 3 500 nautiques.





Peut il détecter, voire neutraliser des drones submersibles ou insubmersibles?
C’est au départ un bâtiment spécialisé dans la guerre des mines. Maintenant ce sont les drones embarqués qui effectuent le travail. Le bâtiment lui-même effectuant la mise à l’eau.
Rien n’empêche donc de développer d’autres drones destinées à d’autres tâches pouvant être mis en Å“uvre depuis ce bâtiment.
Ce type de batiment dispose de ROV de destruction de mines. mine ou drone soumarin, pour le ROV c est pareil. Une charge creuse ne fait pas ce genre de distinctions.
Oui mais la mine est quand même relativement statique et se traite souvent avec deux robots différents qui vont l’approcher coup sur coup pour d’abord l’identifier et ensuite la détruire.
Par exemple un A18-M va identifier la mine qui sera ensuite détruite par un drone suicide K-Ster.
Le MuMNS de SAAB choisi par les marines françaises et britanniques, n’est pas conçu pour fixes sa charge de destruction sur une cible en mouvement.
La lutte contre les drones nécessite à mon sens d’autres matériels.
Sous-marin ne s’écrit pas comme souterrain.
En effet, mais cela viendra certainement un jour, la tendance à l’agglutination étant permanente.
La réforme de 1990 en a d’ailleurs validé une centaine, dont tirebouchon, chichekébab, weekend, chauvesouris, bluejean, vanupied, portemonnaie, boutentrain ou harakiri. Mais pas « soumarin » (ni « pluvalue »).
Souterrain est un mot du XIIe siècle, qui a largement eu le temps de voir ses deux composants se souder (mais il s’écrivait encore « sousterrain » jusqu’au début du XVIe siècle).
Sous-marin ne date que du XVIe siècle, ce qui explique qu’il faille encore attendre un peu pour que le phénomène se produise.
Lire : « jusqu’au début du XVIIIe siècle » au lieu de  » jusqu’au début du XVIe siècle ».
Tout à fait. Les drones embarqués pourront être de différents types, et remplir des fonctions qui ne se limitent pas à la guerre des mines: on pense en particulier à l’inspection et à la protection des infrastructures offshore et sous-marines (câbles notamment).
Ces navires pourraient notamment constituer des vecteurs privilégiés pour larguer des UUV (drones sous marins) ou des planeurs sous marins, chargés d’assurer une permanence du contrôle des infrastructures sur une longue durée après le départ du navire. Dans ce cadre, on peut imaginer que les UUV puissent être armés, pour détruire des drones et moyens sous-marins adverses qui s’approcheraient des infrastructures à défendre.
oui.
ils peuvent meme etre utilisés a des fins offensives.
Exact. même si ce n’est pas politiquement correct, les drones conçus pour le déminage, pourraient tout aussi bien être utilisés pour aller miner des installations adverses…
Pourquoi ce n’est pas politiquement correct?
Corruption dans un régiment ukrainien formé par des militaires français : trois raisons de fermer les commentaires.
Nous sommes déjà envahis par des collabo pro putinien alors sur ce coup… sinon on peut aussi parler de la corruption dans l’armée RuSSe et là , pas d’enquêtes, pas de dénonciations ou alors pour dégager un mafieux qui a déplu au mafieux au dessus de lui ou lorsqu’un clan veut en balancer un autre.
Curieux que ceci soit annoncé dans la presse dite mainstream non ? Moi j’attends toujours un édito critique sur Vlad en RuSSie…
tu peux nous citer les faits avérés de corruption concernant le RN ? Évidemment pas. je te recommande d’occuper ton désÅ“uvrement d’improductif à des trucs plus typiques ds ta génération comme l’arnaque gnumanitèr : va donc creuser des latrines dans ton pays de coeur par exemple, histoire de les faire pleinement entrer dans le XXème siècle, celui dont tu ne sortiras jamais vraiment.
Réponse qui ne vous honore pas non plus.
@Robmac
L’armée Ukrainien recrute en Ukraine. Ça me paraissait si évident. Tu rates trois occasions d’éviter d’ajouter des commentaires. 🙂
Commentaire qui ne vous honore pas.
Il y a aura toujours une paire de bas résille pour pigmenter les commentaires.
Un navire de 2800 t pour remplacer un de 600… Houille les finances.
Ben oui c’est le même tonnage qu’une corvette Gowind classe 2500
Ouille ! Plus rarement, ouïe !
Mais « houille ! », à part éventuellement pour le cri d’un mineur adepte de calembours qui se serait fait tomber un bloc de charbon sur le pied, ça ne fonctionne pas.
« Houille les finances. »
Arrêtez de broyer du noir…
Il a du acheter des couches.
Là dessus, un petit rapid Fire de 40mm pour dézinguer un Sukhoï pas chez lui et volant trop bas …
Comme vous y allez!
La Lettonie a déjà acheté 3 systèmes A18 chez Exail.
S’ils veulent les mettre en Å“uvre autrement que depuis le port, ils ne vont pas avoir tellement le choix.
Tu peux les mettre en oeuvre depuis n importe quel navire disposant d une petite grue.
De meme, les drones de surface sont déployé par un systeme de mise a l eau compatible avec les navires classiques.
Les drones de surface sont déployés.
Si toutes ces ventes se font, la classe « city » pourrait devenir un nouveau standard OTAN
C’est déjà plus ou moins le cas depuis le contrat avec la Belgique et les Pays-bas. Ces deux pays abritent le « centre expert » (pas sur du nom de la chose) de la lutte anti-mines de l’Otan. ce système n’est pas imposé mais il est déja validé par l’alliance.
Pas sûr du nom.
En complément :
https://defencebelgium.com/2023/07/18/le-nouveau-chasseur-de-mines-belge-une-veritable-boite-a-outils-revolutionnaire/