Le Haut-commissariat au Plan avance des pistes pour porter le budget des Armées à 3,5 % du PIB d’ici 2030

Malgré une hausse continue de ses crédits depuis 2018, le ministère des Armées manque de marges de manœuvre budgétaires pour accompagner sa remontée en puissance. Tel est en effet le constat établi par deux récents rapports publiés par la Cour des comptes et la commission sénatoriale des Finances.
Ainsi, l’un et l’autre ont mis en garde contre le niveau trop élevé du report des charges, lequel a atteint le niveau record de 8 milliards d’euros lors de l’exercice 2024. Pour rappel, il s’agit d’une astuce comptable consistant à ne payer les factures que l’année suivante, des intérêts moratoires étant versés aux industriels en compensation.
« Alors que le stock de report de charges de 2022 vers 2023 était de 3,88 milliards d’euros, il s’établirait à environ 8,02 milliards d’euros de 2024 vers 2025. Il a ainsi plus que doublé en deux ans », a ainsi relevé le sénateur Dominique de Legge, dans son rapport rendu au nom de la commission des Finances.
Pour la Cour des comptes, cette « augmentation du report de charges en 2024 » va « bien au-delà de l’objectif fixé au ministère ». Et d’ajouter : « La révision de la trajectoire de report de charges en fin de période sous programmation, interrogent sur la capacité du ministère à en maîtriser le retour à un niveau raisonnable d’ici à 2030 ».
Un autre point d’attention sont les « restes à payer », c’est-à-dire les autorisations d’engagements [AE] non encore couvertes par des crédits de paiement [CP]. Leur niveau est « en très forte augmentation depuis 2019 » note la Cour des comptes, qui précise qu’il s’est élevé à 100 milliards d’euros à la fin de l’exercice 2024 [soit + 2,9 % par rapport 2023].
Or, comme le souligne M. de Legge, « près de 90 % des crédits de paiement prévus en 2025, hors dépenses de personnel, seront ainsi destinés à apurer ce stock, qui continue par ailleurs d’être alimenté par l’engagement d’AE. »
Aussi, les magistrats de la rue Cambon font valoir que, malgré la hausse significative du budget des Armées et l’évolution « très favorable » de la « moindre évolution des coûts de facteurs » [prix du carburant, par exemple], la « nouvelle dégradation des ratios de report de charges et de restes à payer fait peser un risque significatif sur la soutenabilité des dépenses de la mission Défense ».
« Le ministère et le gouvernement, se doivent désormais d’y mettre impérativement de l’ordre, soit en parvenant à couvrir par des ressources additionnelles ses besoins financiers non programmés, soit en faisant des choix capacitaires pour se ramener plus étroitement à la trajectoire financière planifiée par la Loi de programmation militaire », estime la Cour des comptes.
D’autant plus que, la semaine passée, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fait savoir que la France allait souscrire à l’objectif de l’Otan visant à porter les dépenses militaires à 5 % du PIB d’ici 2032.
« L’objectif de 3,5% est le bon montant pour les dépenses de base en matière de défense. Mais cela s’accompagne de dépenses qui vont concourir à l’augmentation de notre capacité de défense, qui ne sont pas des dépenses de défense directes, mais qui doivent être réalisées », comme la cybersécurité ou la mobilité militaire, a expliqué M. Barrot.
Pour rappel, il faut remonter au début des années 1960 pour retrouver un tel niveau de dépenses militaires en France.
Cependant, malgré les plans d’économies, les « réformes » et les promesses faites par les gouvernements successifs à la Commission européenne, les finances publiques continuent de se dégrader, avec une dette publique ayant dépassé les 3 300 milliards d’euros [113 % du PIB] et un déficit public s’étant établi 169,6 milliards d’euros en 2024 [soit 5,8 % du PIB]. Dans ces conditions, comment porter les dépenses militaires, au sens large, à 5 % du PIB, alors que d’autres priorités doivent aussi être financées ?
Le Haut-commissariat au Plan a tenté de répondre à cette question dans une note « flash » qu’il vient de publier. Selon lui, il n’existe que quatre leviers pour financer un tel effort, à savoir : la maîtrise des dépenses publiques, avec des « réduction inédites » dans certains domaines [social, fonction publique, etc.], une « hausse majeure des prélèvements obligatoires », alors que leur niveau, selon l’INSEE, est déjà de 42,8 % [hors cotisations sociales imputées], une « croissance du taux d’emploi », ce qui paraît compliqué à court terme, sauf à prendre des mesures radicales, et le « recours à un financement européen, via un endettement commun », ce qui pose des problèmes politiques et juridiques.
Selon cette note, « financer l’effort en ne recourant qu’à un seul levier – que ce soit la maîtrise de dépenses, des hausses d’impôts ou des réformes visant à accroître le taux d’emploi et grâce à cela les recettes publiques – semble peu crédible tant l’ampleur et la vitesse dans l’usage de chacun d’eux serait conséquente et inédite ». Aussi, « il apparaît donc indispensable de combiner plusieurs leviers, qui relèvent d’un choix politique essentiel », estime-t-elle.
Sans surprise, quand on connaît ses engagements pro-européens, le Haut-commissaire au Plan, Clément Beaune, pense que « la clé du problème » passe par l’Union européenne [UE], tant sur le plan financier qu’industriel.
« Au-delà du projet ‘ReArm Europe’, des solutions plus radicales doivent être envisagées. Un emprunt européen, permettant non seulement des financements communs mais aussi des acquisitions et des programmes industriels conjoints, est une idée qui progresse. Un montant proche de 500 milliards d’euros […] serait près de deux fois inférieur à l’effort consenti pendant la crise du Covid et faciliterait grandement les efforts nationaux, le niveau d’endettement global de l’Union européenne restant modéré », écrit M. Beaune dans son « éditorial ».
S’agissant de l’aspect industriel, le Haut-commissaire au Plan plaide pour une DGA [Direction générale de l’armement] européenne, laquelle serait créée à partir de l’Agence européenne de défense [AED], « sous le contrôle des États ». Une telle structure permettrait « de définir et d’acquérir en commun de nouveaux équipements » à des industriels européens.
« De la prescription à la production, c’est un modèle européen qu’il faut inventer : les erreurs commises dans le secteur spatial notamment, avec un ‘retour géographique’ inefficace, doivent inciter à bâtir un autre schéma, reposant sans doute, en aval, sur une spécialisation industrielle nationale plus assumée », conclut M. Beaune sur ce point.





Nous sommes incapables de dépenser plus car nous sommes surendettés. Idée de nos politiciens : nous endetter davantage grâce à l’UE.
Il n’y a plus qu’à dire bravo. Nous sommes foutus.
Faut pas le dire comme cela, faut dire: Budget supplémentaire UE de 1000 milliards pour la Paix. L’UE généreuse va nous sauver! Bravo! Vive l’UE!
VinceToto@ Souvent Vinnie varie bien fol est qui s’y fie…
Vinnie, weedy, Vickie!
Que vous, Rigolosaure, soyez foutu ne fait aucun doute.
D’un autre côté le pays à maintenu un budget défense en second ou premier rang avec l’éducation depuis des années. Pour les autres pays européens c’est plus un rattrapage. Dommage qu’on ne sache pas plus le valoriser commercialement et géopolitiquement
Sauf que les dizaines de milliards dépensés dans l’EN font tourner les usines à crétins :
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-cour-des-comptes-epingle-la-gestion-defaillante-de-l-ecole-primaire-20250520
Que l’autre tondu ne m’enmer* pas avec le « à » amené par le correcteur. Ni l’autre bellâââtre façon salade Cézar.
Saleté de saisie intuitive aux intuitions très approximatives !
Nan sans l’UE et l € nous serions beaucoup plus endettés, les taux d’intérêt seraient nettement plus élevés et le franc vaudrait tripette mais c’est tellement plus simple de raconter des c.. plutôt que de réfléchir et surtout, de se remettre en cause.
les pb de la France sont multiples, mais disons que la démagogie et le népotisme ainsi que la corruption et le « moi d’abord » y sont pour beaucoup.
Non c’est le contraire. D’ailleurs vous ne voulez pas vous endetter quand vos taux s’envolent – la preuve sous nos yeux actuellement.
Sans l’Euro il n’y aurait jamais eu de koikilenkout – ce qui ne veut pas dire qu’on n’aurait pas eu d’autres problèmes.
Combien de dévaluations du Frans ou de réévaluation de DM dans les années 80-90 ?
On ne faisait pas de dettes alors ?
L’incurie de nos gestionnaires n’a rien à voir avec l UE qui, au contraire essaye d’imposer des limites dont le F se contrefiche pour fiancer sa « paix sociale ». & ses carabistouilles locales.
« les pb de la France sont multiples, »
le problème de la france c’est surtout la culture économique du franchouille moyen qui est l’une des plus basses de l’OCDE. Et comme Vinz vient de le rappeler tu en es un bon exemple avec un contresens total certifié « édito raisonnable d’alain duhamel »
accessoirement parlant, notre désindustrialisation, comme celle de l’italie repose essentiellement sur le fait que l’euro est une zone mark élargie. et qund on exporte, mieux vaut avoir une monnaie pas trop forte (quitte à la sous-évaluer artificiellement comme les chinois en donnent l’exemple)
Et si l’euro était faible, vous cririez à l’incurie de nos dirigeants.
C’est con le DM aété réévalué plusieurs fois par rapport au Franc et puis…rien nada, on n’a pas suivi le tempo, mais déjà Colbert se lamentait / aux Italiens et aux Hollandais, puis ses sucesseurs / aux Allemands et aux anglais.
Sinon reportage intéressant sur Arte app et la naissance de l’industrie du luxe française.
On pourrait rajouter dans la rubrique problèmes bien français, une administration pléthorique et peu efficace, une EN à la ramasse malgrés ce qu’elle nous coûte…
« … mais c’est tellement plus simple de raconter des c.. plutôt que de réfléchir et surtout, de se remettre en cause. » Vous êtes l’illustration même de votre propos.
C’est celui qui dit qui est…
Et si vous argumentiez, plutôt ?
Je souhaite bien du plaisir au Haut-Commissaire et aux Dirigeants de l’après 2027. « Haut hisse, la saucisse », l’espoir fait vivre ! Le plus difficile sera de convaincre les Francais, tout en renforçant notre Économie et en rėsorbant notre petite dette. 🙁
2027 ? L’Opération Militaire Spéciale sera du passé, qui sera l’ennemie pour l’UE ? La Chine c’est loin, très loin sauf pour la France dont les intérêts sont présents dans tous les océans .
Convaincre les européens que la France c’est également l’UE, que si la France veut bien « partager/protéger » de par sa dissuasion, elle entend aussi voir ses « amis » participer au rayonnement de l’UE à travers le monde grâce à la ZEE qui ne manquera pas d’attirer bien des convoitises. La France n’est pas uniquement une princesse à qui il faut faire les poches et demander protection, il faut aussi lui témoigner de l’ affection . L’UE est un monstre froid gardé par un rideau de fer…..
L’Opération Militaire Spéciale ne devait durer que trois jours, et ça fait déjà plus de trois ans… Vous espérez encore qu’elle va s’achever dans moins de deux ans ? Ou même que la Russie deviendra d’un seul coup « amicale » dès que son conflit avec l’Ukraine sera terminé ? Vous êtes trop mignon !!!
Vous pensez réellement que cette Opération Militaire Spéciale va perdurer ? Dans le bras de fer engagé entre le « monde libre » et le « pouvoir du Maître » ce sont les opinions publiques qui arbitreront. Ne croyez pas que la plus silencieuse soit la plus conciliante…. c’est là le danger.
Les opinions publiques? C’est votre point de vue. En pratique je suis prêt à parier qu’on leur demande pas vraiment leur avis. Elles peuvent juste l’exprimer à travers les élections, mais pour beaucoup ce n’est qu’un critère parmi d’autres (quand c’en est un) dans leur choix de vote.
Je vous réponds ici parce-que l’autre fil sur l’australie est fermé:
vous n’avez rien compris à mon propos, ou bien hypocritement fait semblant de n’y rien comprendre?
Je remarquais que pascal l’autre encourageait la délation, et pire à dénoncer des français auprès d’une puissance étrangère. Je faisais remarquer qu’en plus d’être malsain cela s’approche de la trahison. J’évite le plus souvent de juger et condamner, j’essaie plutôt de comprendre. Une des différences entre mon approche et vos outrances à vous (bourreau, etc) qui fait que vous déraillez beaucoup et souvent.
« qui sera l’ennemie pour l’UE ? »
Mais pourquoi diable cela devrait-il être une ennemie ?
N’y a-t-il pas assez de malfaisants mâles sur cette planète qui puissent devenir nos ennemis ? Faut-il absolument que nous fassions face à une ennemie ? Quelle Amazone, quelle guerrière, quelle Baodicée, quelle poilue nous voudrait du mal ?
Pour croître il faut accepter l’expansion c’est une maxime des Loups Guerriers…. qu’est-ce que Boudicca vient faire dans l’aventure ?
La reine des Icènes fut une grande guerrière.
Kamelot@ Quand les pseudos patriotes font le choix de la merguez…
ça vaut bien le curry.
Kamelot @ Quand les pseudos patriotes font le choix de la merguez…
Les pseudo-patriotes (les simili-patriotes) ou les pseudos patriotes (des pseudonymes patriotes) ?
Pas de problème : il suffit de réduire les retraites (y compris pour les retraités actuels qui ont déjà cotisé) et les droits sociaux (par exemple revoir les conditions de retraite des militaires).
A bientôt « l’autre » 🙂
« A bientôt « l’autre » Pas besoin d’en remettre, vous savez si bien vous ridiculiser (en restant urbain!)
Mais « l’autre », soyez convaincu que la richesse de vos arguments est pour moi un véritable plaisir intellectuel ; qui me rappelle mon service militaire : c’était le bon temps n’est ce pas ???
Vous avez vraiment un art consommé pour vous enfoncer, pour moi c’est un délice!
« qui me rappelle mon service militaire : c’était le bon temps n’est ce pas ??? » Oh……pôôvre petite chôôôse traumatisée!
‘est pas terrible comme argumentation, mais bien dans la lignée de la seule chose que vous savez faire : dénigrer (croyez vous) sans argumenter.
Pourquoi ne pas essayer les insultes à caractère sexuel, que certains milieux de mâles alpha en uniforme aiment tant, on en parle en ce moment dans un ‘régiment d’élite’ ?
@ R – L’étymologie du mot « Soldat » donne une idée précise de l’origine de la motivation généralement reconnue aux militaires professionnels. Touchez à leurs pensions, en particulier aux plus exposés (multicassés TAP, … ) et le résultat sera lisible très rapidement au recrutement et à l’entraînement ! Le bénévolat, c’est ailleurs.
@Robmon 75 « est pas terrible comme argumentation, mais bien dans la lignée de la seule chose que vous savez faire : dénigrer (croyez vous) sans argumenter.! Ouch! c’est…..envoyé! surtout quand on parle d’arguments comme……celui çi
« Pourquoi ne pas essayer les insultes à caractère sexuel, que certains milieux de mâles alpha en uniforme aiment tant, » Indéniablement c’est de l’argument enfin argument ou dénigrement?
« on en parle en ce moment dans un ‘régiment d’élite’ ? » À croire que ça vous excite à toujours revenir sur ce sujet! Pourquoi croyez vous que notre hôte n’a pas ouvert de fil de discussion sur cet inadmissible fait divers? Bah pour éviter de vous……………..épuiser! En attendant continuez à…….vous enterrer!
Robmac@ Si on on taxe la bêtise vous allez vous retrouver sur la paille!
Par definition on ne peut réduire les retraites que de ceux qui les perçoivent déjà. Sur le fond, absolument d’accord. Tant qu’on ne s’attaquera pas à cet Himalaya qui engouffre 30% des impôts de chacune directement et encore plus indirectement, on n’arrivera à rien budgétairement. Il y a ça et le reste évidemment – coût direct et indirect’ notamment social, de l’immigration de masse etc.
« Par definition on ne peut réduire les retraites que de ceux qui les perçoivent déjà » :
1. Pour l’aspect légal, pourquoi pas ?
2. Sans réduire explicitement les retraites, on peut le faire defacto : on augmente beaucoup l’IR mais avec un crédit d’impôt / abattement pour les actifs et les chômeurs qui compense la hausse (donc seuls les retraités payent plus), on module les taux de CSG des retraités (actuellement plus bas que ceux des actifs), etc.
Gouverner c est prévoir , nous sommes sur administrés mais pas gouvernés ; dès 2007 talonnette a fait le contraire de ce qu il fallait faire, suivi par Flamby ; que d années de bonne gestion perdues , nous serions aujourd’hui à environ 3% de PIB et l effort à fournir bien plus souple . Nous avons besoin d hommes et de femmes d état, pas d idéologues wokistes.
Je ne suis pas sûr que l’homme à talonettes, libéré délivré de son bracelet électronique il y a peu (ouf, l’honnête homme…), soit assimilable à un woke.
Un ewoke peut-être par la taille 😉
Alors pour traduire ce que dit Chill : woke signifie pour lui, et ses semblables, « qui n’est pas d’extrême droite ».
Une fois qu’on a compris ça, on peut avancer et arrêtez d’apporter le moindre poids à ce qualificatif. Ils ont juste l’impression d’avoir inventé l’insulte ultime qui va décrédibiliser tous leurs adversaires. Mouarf !
Un peu comme ces décérébrés qui pensent encore en 2025 que mettre « extrême droite » dans une phrase va suffire pour jeter une opprobre sur sept fois septante générations. Alors qu’on est déjà passé à l’ultra droite… Les sots.
Tenez pour égayer l’atmosphère :
Conférence à la Sorbonne le 25/4/24: « En quoi le paradigme de la reliaison, dans sa volonté de symétriser les cosmologies et de traduire l’étranger par le prisme du familier, apparaît il paradoxalement comme un moteur d’altération. »
Le wokisme c’est un sketch permanent des Inconnus. Mais avec défense de rigoler.
Enfin il y a une définition très simple. wokisme : produit fini des usines à crétins, toujours plus concentré de la gauche vers l’ultra-gauche.
Ce que je décris ne concerne pas le wokisme en tant que tel mais cette manie à l’extrême droite de mettre tout ce qui n’est pas de chez eux sous l’appellation ‘wokisme ». C’est aussi absurde que les excès du wokisme que vous dénoncez.
Merci d’avoir illustré mon propos.
Bonne remarque.
De la même façon, ils appellent gauchiste tout ce qui n’est pas de droite, voire d’extrême-droite.
ah ces wokistes! toujours a traiter d’estreme Drouate tout ce qui les égratignent.
remplaçons par mondialiste , européiste, mixitiste et adepte du métissage ..
Mixitiste? C’est quoi encore, cet engin-là?
Les partisans du mélange? Mais le mélange de quoi?
Et tout cas, il vaudrait mieux que ça ne concerne pas les coquetels.
https://www.youtube.com/watch?v=oZZJFfk_Oh8
L’essence du wokisme, c’est d’être un négatif du fascisme.
Or retourner une chaussette qui pue ne la fait pas sentir meilleur.
N’en jetez plus, la coupe est pleine.
Nous avons besoin d’hommes et de femmes d’État.
Le personnel politique actuel est dans un état préoccupant.
https://dictionnaire.lerobert.com/guide/etat-majuscule-ou-minuscule
La capitale de l’Etat…@ Quelle horreur, imaginez qu’ils fassent des petits!
Parlez-en à Thomas H.
juste pour mémoire, et pour fixer quelques ordres de grandeur, la répartition des dépenses publiques en France est la suivante :
– 34% pour les dépenses de l’Etat et des administrations centrales
– 20% pour les dépenses des collectivités locales
– 46% pour les dépenses de sécurité sociale
On constate que lorsqu’on parle d’économies, on a tendance à focaliser dans le débat public sur les budgets des ministères, qui ne pèsent finalement qu’un gros tiers des dépenses publiques (34%). Alors que les dépenses liées à la sécurité sociale représentent pratiquement la moitié des dépenses publiques (46%), et qu’on en parle beaucoup plus rarement, comme si cette évolution était une fatalité inéluctable… sans prétendre disposer d’une solution « magique », et si les efforts doivent être réalisés partout où c’est possible, on se doute qu’il faut sérieusement commencer à revoir le fonctionnement, mais aussi les fondements de notre système de sécurité sociale.
Autre observation : les crédits alloués à la mission défense sont présentés, d’un point de vue comptable, comme des dépenses strictement « comme les autres ». On fait comme si construire un navire ou un Rafale en France, c’était la même chose que si on achetait un équivalent à l’étranger. Or, c’est très loin d’être le cas : la majeure partie des crédits d’investissement dans la défense génèrent pour l’Etat un retour budgétaire, direct (TVA, taxes, impôts…) et indirect (croissance économique, balance commerciale avec l’export, recul du chômage…). Or, ce retour budgétaire, pourtant évident et mis en avant par des nombreux économistes, n’est jamais évoqué dans le débat public, et encore moins par Bercy. Il y a là un énorme effort pédagogique à réaliser, auprès des français… et surtout auprès de Bercy, pour démontrer que les investissements dans la défense sont vertueux sur le plan économique !
Si je vous comprends bien, une politique keynésienne de relance limitée à des investissements massifs dans le secteur de la Défense ?
De même, je ne m’explique pas que le sujet du retour sur investissement pour l’État (recettes augmentées) ne soit pas évoqué. Par idéologie libérale de Bercy, opposée par principe à une telle politique ?
Le problème d’învestissements dans la défense, c’est que les produits de défense ensuite ne participent que de manière limitée à améoliorer l’économie.
Si on prend le nucléaire, clairement, les investissements dans la défense ont construit toute une industrie en France.
Si on prend l’aviation, c’est pareil.
Par contre, en dehors de peu de navires, sous-marins, de peu de missiles, ces investissements là n’ont pas apporté de grands changements à l’économie.
Si on prend la Russie qui a dépensé énormément ces dernières années dans la défense, la majorité de cet argent est parti en fumée. Véhicules, avions détruits, ceux qui restent ne produisent rien pour l’économie, et la perte de personnels qualifiés à la guerre.
Une politique keynésienne centrée sur la défense a très peu de retours sur investissements, et la majorité rapporte à des industriels privés qui ensuite retirent l’argent de l’économie en général en le plaçant à la bourse.
Merci pour votre réponse.
Je serais cependant moins catégorique quant à l’idée que l’investissement Défense rapporterait peu à l’économie.
Les technologies numériques cyber, la robotisation, les algorithmes poussés (que les spécialistes du marketing appellent IA ;-)) dans la Défense auraient assurément une portée plus large, avec des applications civiles variées. Cela rapporterait certainement à l’économie nationale. Je n’oublie pas les cours d’histoire de fin de collège, nous enseignant que la Sun Belt de la Californie à la Floride, s’était fortement développée pour soutenir l’effort de guerre US de la seconde guerre mondiale.
L’économie US en a fortement bénéficié.
En fait, la dépense de défense n’a pas en soi un effet de levier structurellement supérieur à celui de toute autre dépense publiques, parce qu’elle consiste essentiellement en une masse salariale.
En revanche, l’investissement de défense a un effet de levier supérieur, parce que c’est du pognon injecté dans l’industrie (BITD), ce qui crée de l’emploi et augmente l’activité. Or:
– Une partie du produit de cette activité est exportée (ventes d’armes)
– Et par ailleurs, un emploi créé dans l’industrie induit une création de x emplois dans les services (le x = je sais pas, mais c’est supérieur à 1, en général c’est vers 2 ou 3)
Donc là vous avez un retour supérieur à celui d’une dépense publique classique, qui est en gros un transfert de pouvoir d’achat:
– vous utilisez un millions d’euros pour construire un rond-point débile ou pour fabriquer un blindé: c’est de l’investissement, ça crée des emplois et de l’activité en cascade. C’est de la production et une petite partie est exportée. Vous avez un effet de levier ++
– vous utilisez ce même million d’euros pour payer des profs ou des militaires, ou rembourser des médocs, ou payer des retraites: c’est de l’injection de pouvoir d’achat dans l’économie. C’est de la consommation et une grande partie est importée. Vous avez un effet de levier standard.
Et accessoirement, on voit où se construisent les déficits: en France, plus on dope la consommation, en créant un déficit public, plus on flingue notre balance commerciale. On a ainsi le double déficit: déficit public + déficit commercial.
Reste à voir le troisième déficit: celui des paiements (le pognon qui circule dans le monde): la moitié du déficit public étant financé par l’étranger, on a tout ce pognon qui part à l’étranger. Et comme on a un déficit commercial, c’est encore du pognon qui part à l’étranger. Par ailleurs, les étrangers viennent en France pour acheter nos entreprises, donc nos salariés bossent pour rémunérer leurs actionnaires, ce qui en réalité finance leurs retraites. Sinon, on a le tourisme, qui nous rapporte du pognon, mais moins qu’à l’Espagne, alors qu’on a plus de touristes. Et on place nos capitaux à l’étranger, mais la remontée des bénéfs se fait pas toujours en France, à cause de la pression fiscale. Nos capitaux sont mondialisés, mais on n’en voit forcément pas la couleur.
Par exemple, la Société Générale est actionnaire à hauteur de 10% de Rheinmetall, poids lourd de la BITD allemande. Et c’est le premier actionnaire, en plus. Ca nous permet d’avoir des chars de bataille modernes? Ben non.
Et sinon, sur ce que dit Fabien Tremm (la réinjection des profits dans le marché boursier), il faut distinguer le marché primaire et secondaire:
– Primaire = émissions d’actions nouvelles: c’est de l’investissement, c’est bon parce que c’est de la production de richesse
– Secondaires = achats/ventes d’actions déjà émises: c’est la bourse casino. C’est là où les ultra-riches s’amusent avec leur pognon. Ils spéculent pour obtenir des « effets richesses » = c’est pas de la production de richesse, c’est un effet richesse dû à la variation à la hausse des cours de bourses.
Vous avez 10 actions cotées à 100 euros = vous avez 1.000 euros potentiels. Le lendemain, elles sont cotées à 105 euros = vous avez 1050 euros. Le surlendemain, le cours s’effondre et elles cotent à 95 euros (950 euros potentiels). On dira alors que vous avez perdu 1050 – 950 = 100 euros.
En réalité, vous n’avez rien perdu du tout tant que vous n’avez pas liquidé: c’est un effet richesse ou pauvreté.
Dans ce cas, on ne parle plus d’une économie qui crée de la richesse, mais qui crée de la valeur. Le capitalisme industriel s’est financiarisé: il crée de la richesse, bien sûr, mais il crée surtout de la valeur par effet richesse (variation des cours).
Donc, il faut regarder où va le pognon: marché primaire (création de richesse) ou marché secondaire (création de valeur). Si tout le pognon des ultrariches va sur le marché secondaire, c’est qu’ils s’amusent et vivent la meilleure partie de leur vie. Si le pognon va sur le marché primaire, c’est vous qui vivrez la meilleure partie de votre vie.
L’arbitrage se fait là.
Musk, qu’est-ce qu’il fait? Il est beaucoup sur la marché secondaire, et il s’est placé sous la douche à pognon de l’Etat fédéral américain pour faire subventionner ses entreprises par le contribuable américain. Les Américains se font donc profondément enc…. Pourtant, ils ont quasiment voté pour lui, puisqu’il était de facto sur le ticket Trump.
Donc, le monde peut être profondément injuste, mais les gens heureux malgré tout. Mais je m’éloigne un peu du sujet qui était de savoir où se font les arbitrages: où sont les grands aiguillages qui font que le pognon va dans une direction et pas une autre, puisque c’est ça le sujet, en fait.
En économie, le sujet n’est jamais: zut, j’ai pas assez de pognon pour vivre heureux. Le sujet c’est toujours: où sont les aiguillages et qui a la main sur le levier?
On pourrait dire cela de tout, de la pension du retraité qui via son pouvoir d’achat redonne de l’argent à l’état, aux commerçants, aux producteurs etc.
Mais aussi du système social qui n’est rien d’autre que de l’argent qui tourne et tourne à l’intérieur de la France.
Tout ce qui sort à un endroit rentré à un autre, ce n’est qu’une question de choix pour que certains reçoivent/gagnent ou que d’autres payent/perdent. Qu’il s’agisse d’un fonctionnaire, d’une entreprise ou de n’importe quoi.
@Dodo
justement non, la comparaison de « l’efficacité » respective pour l’Etat des investissements dans la défense, avec les dépenses sociales et de consommation courante est incomparablement à l’avantage des investissements de défense pour un pays comme la France, qui a su construire une BITD puissante. la France est donc en capacité de concevoir et construire la majeure partie de son outil de défense, y compris sur des secteurs à très haute valeur ajoutée. Le secteur est structurellement exportateur net.
L’idée générale, c’est que les investissements dans la Défense génèrent, à partir d’un certain niveau, plus de recettes fiscales qu’ils n’en coûtent. Au delà de ce niveau, la performance et la soutenabilité budgétaire de l’investissement de défense décroit. Cette notion permet ainsi de calculer un effort de défense « idéal », à partir duquel les dépenses d’investissement de défense vont s’autofinancer.
Si le sujet vous intéresse :
https://meta-defense.fr/mots-cles/socle-defense/
L’auteur du site ci-dessus est connu pour sa défense du concept de « socle défense ». Pour faire court, il propose de s’appuyer sur une nouvelle architecture de financement faisant appel à l’épargne, et à un modèle de leasing des équipements de défense.
Ce concept est particulièrement révolutionnaire et bien pensé. Il était déjà pertinent en 2017, lors de la dernière élection présidentielle, lorsque on a commencé à en parler… désormais, alors que le contexte stratégique a radicalement changé, que nous sommes pris à la gorge et en mal de solutions innovantes (cf. l’interview de M. Beaune, visiblement peu inspiré…), ce concept de « socle défense » est plus que jamais attractif. En voici le résumé par son auteur :
https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2017/04/entretien-avec-fabrice-wolf-entretien.html
Plutôt qu’« au[-]delà de ce niveau », c’est vraisemblablement « en deçà de ce niveau » que vous souhaitiez écrire.
https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/en-deca-au-dela/
La pension du retraité qui via son pouvoir d’achat redonne de l’argent à l’État.
Le système des retraites est dans un état préoccupant.
https://dictionnaire.lerobert.com/guide/etat-majuscule-ou-minuscule
Pas vraiment,la « relance keynesienne »..dans notre economie ouverte, par la consommation (« pouvoir d’achat » , M.E Leclerc..etc) consiste à emprunter pour in fine financer la relance indus en Chine!
Une relance par l’investissement met en face des dettes, des actifs utiles dans les dizaines d’années suivantes(usines,routes , hopitaux , defense) Il faut aussi cesser ces politiques débiles mais demago consistant à taxer le « capital » (l’investissement en fait)
En etant shématique
Lado@ Thésauriser équivaut-il toujours à investir? Zé crains que non! Ma on peut touzours rêver…
En étant « shématique », vous travaillez dans cette structure : https://www.shema.fr/
En étant schématique, vous nous tracez les grands traits de votre sujet.
« Dépenses publiques » ça ne veut strictement rien dire. Les dépenses dites pour la sécurité sociales sont financés par des prélèvements sur salaire qui d’une certaine manière prépaient les dépenses de santé qu’on n’aura pas à débourser plus tard. Mettre ce genre de dépenses en balance avec les dépenses du budget de l’état dont le militaire fait partie, est totalement fallacieux.
HMX@ En effet, Méta Defense l’a très bien illustré!
Ça sent la ruine de la BITD française
Au leu de couper dans les aides sociales qui ruinent le pays
Ouai, faisons une pétition pour dire que nous, les grands patriotes, renonçons à toute aide sociale et acceptons, si nous gagnons plus de 4 smic de payer le supplément en impôts.
Vive la Patrie…
Heu, qui commence ?
« qui commence ? »
Ceux qui n’ont rien à faire chez nous dans un premier temps.
Ceux qui sont chez nous depuis peu dans un deuxième.
Charité bien ordonné en bref.
Prenez un train de banlieue à 6 h du matin & même avant, pas beaucoup de blondinets, et ce ne sont pas des touristes.
A quoi ressemblent les éboueurs parisiens, ceux qui bossent dans les cuisines des restau ou qui s’occupent du nettoyage des hôtels, dans le BTP, dans les hôpitaux..
Du pognon il y en a beaucoup et si l URSSAF était plus agressive il en rentrerait… et je ne parle pas des fraudes fiscales et des cadeaux fait aux entreprises.
Alors ceux qui n’ont rien à faire chez nous… Vous parlez des russes pro Putine qui font leurs magouilles en France dans l immobilier ou le tourisme en déclarant leur société à Moscou ?
Des cadeaux faits.
Charité bien ordonnée.
Lecoq@ Franchement, c’est c… comme une BIDT (Zé pas pu résisté)!
Lecoq@ Résister, oeuf corse!
Selon Army Recognition, l’obus à statoréacteur Sceptre TRBM 155HG de Tibère atteindrait la portée de 150 kilomètres…
Si ça arrive à être précis et pas trop cher en plus, bravo les Anglais. Ils en vendront sans doute beaucoup.
@Desty. Tiberius Aerospace est une entreprise américaine …
Non… Tiberius Aerospace est bien une société britannique, de droit anglais, dont le siège social est à Londres.
Son créateur, lui est Américain.
Desty@ Il serait précis mais seulement 10 % moins cher qu’un missile?
Quel rapport avec l’article ?
En même temps… Ils n’ont pas complètement tort…
bonjour, bon avant toute chose, d’ici a 2030 nous aurons un autre président et les priorités serons toute autre…
n’importe comment nous sommes extrêmement endetté et la situation économique de la France n’est pas exceptionnel…
Ensuite, le problème des armée française n’est pas le budget, mais le recrutement, la fidélisation et le fonctionnement général des armées… ( une fuite en avant depuis 20 ans ).
Donc a moins de revenir à la conscription, rien ne justifie une hausse du budget des armée…
importants de le dire…
Les priorités seront tout autres.
La règle d’accord de « tout » quand il est adverbe est assez gratinée :
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22907/la-grammaire/ladverbe/tout-employe-comme-adverbe
Tellement gratinée qu’elle en devient discutable.
Vouloir que les gens écrivent « elle était tout heureuse et toute haletante » est une idée de gens à qui ça n’arrive guère (je parle là des « Immortels » et non de vous, Mestre Alcofrybas).
L’accord « pour raisons d’euphonie » je trouve que ça se justifie mal, c’est une logique grammaticale qui doit décider si on accorde ou pas. En l’occurrence, une fois au pouvoir j’autoriserai les deux.
Je dois reconnaître qu’à ce niveau, on peut se demander si ça ne relève pas d’une certaine perversion. Surtout en faisant intervenir l’éventuelle mutité du h dans le système.
Les priorités seront tout autreS.
Nous sommes extrêmement endettéS.
Le problème des arméeS françaiseS.
Les priorités seront.
La situation économique de la France n’est pas exceptionnelle.
Rogger@ Z’avez tout compris, le problème de l’armée française c’est: le recrutement, la fidélisation et le fonctionnement du général… Pourtant, zé entendu dire que nos généraux étaient surnuméraires?
L’endettement devrait servir à des investissements, pas à des dépenses de fonctionnement.
Il faudrait cependant accepter l’existence du secteur industriel :
https://philippesilberzahn.com/2025/05/19/choose-france-l-arbre-versaillais-qui-cache-la-foret-de-la-desindustrialisation-francaise/
SCAtastrophe@ Quid de l’investissement humain?
C’est une chose d’empiler les annonces grandiloquentes , c’en est une autre de gouverner sainement prudemment avec des options réfléchies réalistes et subtiles. J’ai dit.
« J’ai dit ».
Hugh ! Ô grand sachem.
Bob@ Robert, diplômé de l’institut supérieur de subtilité appliquée…
@Bob « c’en est une autre de gouverner sainement prudemment avec des options réfléchies réalistes et subtiles. » Un oeu……………………grandiloquent, non?
« peu »
une « hausse majeure des prélèvements obligatoires » : en voilà une idée géniale et novatrice qui me conforte dans l’idée que ce petit commissariat au plan ne sert à rien et que le commissaire occupe un emploi fictif comme Bayrou ou son successeur.
XM@ Successeur: homme politique qui connaît le succès?
Je ne comprends pas ?! L’orthographe est correcte …
En effet.
Cela devait être une intervention à visée humoristique.
Cet article de opex360 m’ est encore une merveille! …le ministre des affaires étrangères d entrée nous dit « si si » il faut souscire au plan Otan et passer de 3,5 à 5 % du PIB !!! un Grand Commissaire au Plan.. qui dit il nous faut une DGA européenne!… avec une nouvelle agence… AED !! mais, il nous faut maîtriser nos dépenses publics et trouver des pistes de réductions inédites …! waouhh que de belles directives ! le Grand Commissaire au plan précédent va être « coi » et je comprend par rapport à toutes celles qu il nous avez présentées ! donc en résumé ça avance , et on se relève les manches ?! Nos Militaires sont toujours à leurs postes et là rien ne change , je suis à leurs côtés .
Merci Thank you merci a vous et à Tous.
Toutes celles qu’il nous avait présentées.
Je comprends
J’ai l’impression que comme les Allemands prévoient 5%/pib dans l’armée et veut l’armée de terre la plus puissante d’europe, la France se sent obligée de suivre; mais on ne peut pas suivre, y’a pas d’argent.
Je m’inquiète qu’à force de faire grossir le marteau si vite, tout problème ressemble à un clou, et qu’un trop gros poids militaire génère plus de bellicisme dans la classe politique et la politique étrangère. Nous sommes à une époque de flux tendus où tout ce qui est produit se doit statistiquement d’être « utilisé ». C’est pour cela que j’accorde beaucoup plus d’importance aux infrastructures et l’industrie servant ou pouvant servir à l’armée qu’à l’armée proprement dite de manière à nous laisser des marges de manoeuvres et une latitude diplomatique tout en étant pas considérés comme une menace du point de vue d’autres pays.
Y a pas d’argent.
Les bancs sont publics mais les dépenses sont publiques.
Agora@ Bien vu, cependant il semblerait que les morpions sont publics et pubiques …
un artifice de plus. aujourdhui, aucun paiement de l’Etat en 2025. Apres avoir vide les caisses de la France, on vide les caisses de la Bitd. Et laisser penser que l’Europe va nous sauver…? Notre président qui veut succéder a la commissaire européenne laisse croire que tout va se régler comme ca? N’importe quoi !
« une « croissance du taux d’emploi », ce qui paraît compliqué à court terme, sauf à prendre des mesures radicales »…
–
Oserai-je suggérer de reprendre la bonne idée du Ministre de la Justice que « d’exporter » nos détenus dans d’autres prisons à l’étranger pour diminuer la surpopulation carcérale en France, ce qui a eu l’heur de plaire à notre Président lors de sa dernière prestation.
Et de proposer à la Ministre du Travail d’exporter nos pauvres chômeurs (et les riches et coûteux retraités) dans d’autres pays pour diminuer les charges sociales…
–
Ainsi, l’économie réalisée sur les dépenses sociales pourrait être consacrée à la défense des français restants dans les « frontières géographiques » de la France.
–
Après la délocalisation des emplois par les grandes entreprises françaises ou étrangères subventionnées à grand frais, la délocalisation des retraités et des chômeurs serait « une mesure radicale » qui en plus pourrait plaire à notre Président. 😉
–
Il faut croire que les « éléments de langage » subliminaux du Haut-Commissariat au Plan seront bien compris par les Ministres du gouvernement actuel pour prendre « les mesures radicales » suggérées à demi-mot…
M’enfin on peut aussi sortir de ces modèles de pensée qui impliquent d’avoir à virer des gens pour revenir à un état antérieur présumé meilleur.
Vous pouvez dire par exemple: « ok, je prends tout le monde et je fais avec ».
Parce que là on est en train de se mettre dans une ambiance un peu chaude, vu qu’il est sans cesse question de faire passer quelqu’un par-dessus bord pour que le navire flotte. Alors évidemment, on se regarde tous en chien de faïence en se demandant si on n’est pas le prochain sur la liste d’un excité qui veut rendre le monde meilleur.
C’est pas très porteur, quoi.
Bon, vous voulez balancer qui à la baille, vous? Les vieux, les jeunes, les étrangers, les chômeurs? Z’avez une préférence?
On pourrait peut-être faire ça par tirage au sort?
On sait tous où on peut faire des économies.
Sinon pas besoin de poutine, on va s’écrouler sous notre propre dette.
Faut juste choisir entre avenir ou effondrement.
Vins@ Facile : l’effondrement à venir! Aurais-je touché le Jackpot?
Quand on analyse l’en cours de l’épargne réglementée et le niveau de nos dépenses « sociales », on y trouve des marges de manoeuvre significatives, même sans faire appel à l’Europe. La première difficulté sera l’acceptation de nos concitoyens à cette nécessité de faire monter le budget des armées, pour financer les équipements, dans le haut et le bas du spectre. J’entendais parler d’un livret « défense » récemment, apparemment retoqué par le conseil constitutionnel… lui donner une autre « forme » pour le faire passer auprés de nos « sages »?
La seconde (et peut-être la principale) sera de trouver les personnels pour y participer, autant dans l’active que dans la BITD. Là, il y a quelque chose à inventer pour que chacun se sente concerné par la défense : financement d’études supérieures en échange d’un engagement dans une réserve ++? , Quelques trimestres de cotisations payées par l’état pour un engagement VSL? implication des professeurs volontaires (d’histoire, EPS) dans cette sensibilisation aux questions de défense… implications croix-rouge, pompiers pour les questions de résilience?
@fab le vrai
Il existe en effet à l’évidence des pistes pour mobiliser l’épargne des français en faveur de la défense.
Il existe également de nombreuses pistes pour revoir le niveau de nos dépenses sociales, et le fonctionnement de notre sécurité sociale. Ce n’est pas l’objet de ce site, mais des réformes peuvent et doivent être conduites : fin des multiples gaspillages, carte vitale biométrique et/ou liée à la CNI, règles beaucoup plus strictes d’octroi des prestations sociales, reste à charge plus important pour les soins médicaux, fin de l’universalisme (remboursement variant en fonction du niveau des revenus)… sans aller jusqu’à tout casser, tout en conservant un filet de sécurité et une solidarité nationale pour ceux qui en ont le plus besoin, il s’agirait de s’aligner sur la moyenne des pays avoisinants (qui ne sont pas des enfers sociaux ou sanitaires…).
En France on a d’autres choses à dépenser en terme de budget … sauf qu’il faudrait arrêter de dépenser pour des trucs qui servent à rien ou qui ne sont pas rentables.
L’éducation nationale est notre 1er budget et on a les élèves parmi les plus débiles d’Europe ainsi que 20 à 30% des profs titulaires payés alors qu’ils sont en arrêt maladie pour dépression, il y a clairement un système à revoir de fond en comble car là c’est écoper un navire avec un dé à coudre. Economie.
On dépense des milliards pour des pays qui nous pissent sur les pompes … ou pour des projets de woke au Branlikistan … Economie.
De moins bien rémunérer ceux qui ne veulent rien foutre, car un travail est alimentaire et du boulot il y en a, et si il y en a pas, il faut le créer, mais pour çà il faut arrêter le matraquage fiscal des PME/PMI et taxer juste les grosses entreprises car genre KIABI ou H&M, etc … qui payent limite moins d’impôts que mamie et ses 1200€ de retraite faut arrêter. Economie.
D’arrêter les dépenses de nabab de la fonction publique d’état qui s’est décharger sur les collectivités locales et après qui disent que la FP Territoriale dépense trop … (reprocher à un gars de marcher moins vite que soit alors qu’il porte ton paquetage, c’est fort).
D’arrêter de dépenser des milliards dans des travaux d’infrastructure inutiles pour le quidam mais Ô combien précieux pour les patrons et actionnaires de Vinci et consorts …
Bref il y a plein d’économie à faire afin de dégager de la marge, or, les politicards copains des gars du CAC40 n’ont pas ce courage et préfèrent NOUS taxer plus afin qu’ils puissent dépenser toujours plus … ils s’en foutent, c’est pas leur pognon.
On sent le grand connaisseur du haut de son doctorat en PMU…
Les chiffres indiquent surtout que les enseignants du publics sont moins absents que les salariés du privé.
On passera bien évidemment sur les délire de petit réac concernant « wokisme »…
Ces centres de formation professionnelle sont très productifs.
« En terme de budget ».
En termes de budget.
En matière de budget.
Que de défaitistes dans ces colonnes. Haut les cœurs, on va y arriver. Après tout le livret d’épargne Défense est prévu pour cela. Il n’y a plus qu’à attendre son ouverture si j’ose dire « l’arme au pied ».
Voyons le côté positif plutôt que de se lamenter : l’avantage dans ces dépenses pour l’armement c’est que cela oblige l’industrie à se maintenir en France dans la majorité des cas. Donc tant que nous veillerons au maintien de notre BITD sur notre sol cela sera bénéfique en nous permettant de tenir jusqu’à l’alignement de nos dépenses sociales sur celles de nos voisins et sur le contrôle plus rigoureux de nos autres dépenses . Bref que des mesures simples à mettre en œuvre.
Cette situation de cavalerie financière généralisée « relativise » les coups de COM de nos politiques et militaires de hauts rangs.
Pour gagner la guerre avant le guerre faudrait-il encore que nos forces conventionnelles soient crédibles dans une GUERRE de haute intensité !
Le constat est, in fine, sans appel :
– en l’état la loi de programmation militaire ne sera pas respectée pour les investissements nécessaires à la reconstruction et au maintient opérationnel de nos armées.
Le Mozart de la finance, qui c’est très vite révéler être le KAFKA des déficits, aura non seulement alourdi la dette de 1.100 Md€ à fin 2025, mais il aura en plus laissé une dette patrimoniale abyssale !
Comment vouloir encore faire illusion auprès de nos partenaires dans la conduite de la politique de défense européenne quand nous n’avons quasiment plus aucune capacité à investir, voir à maintenir notre outil de défense.
Il ne nous reste en tout et pour tout que notre outil nucléaire, espérons qu’il ne soit pas dilapidé dans des protections tous azimuths que nous ne serions incapables d’honorer !
Macron a acheté la paix sociale à prix fort. C’est son échec politique fondamental.
Mais deux choses à sa décharge:
– Il a dû affronter une succession de crises majeures qui impliquaient d’ouvrir les vannes de la dépense public pour éviter les catastrophes
– Il s’est fait en permanence savonner la planche par tous les partis politiques, qui l’ont présenté comme un président illégitime, traitre à la nation et anti-peuple: quand on vous colle ces étiquettes sur le dos, le seul truc qui vous reste à faire si vous voulez évitez l’émeute généralisée, c’est de ne pas toucher aux rentes de situation et laisser filer la dépense publique.
Par exemple, je ne sais pas si vous avez compris que c’est lui qui a introduit l’idée que l’Etat devait protéger les consommateurs des effets de l’inflation, en particulier de la hausse des prix des carburants et de l’énergie, pour éviter de se retrouver avec des gilets jaunes partout.
Donc maintenant, dans le patrimoine juridique de l’Etat, il y a une nouvelle obligation: garantir les gens contre la hausse des prix de l’essence. C’est un droizaki, comme on dit. Et une fois qu’un droit est acquis, on ne revient plus dessus sans provoquer des crises.
Comment voulez-vous qu’on maîtrise les dépense publiques si on fait ce genre de trucs?! C’est pas possible d’exiger ce niveau de protection et d’équilibrer les comptes publics en même temps. S’il faut en permanence garantir les gens contre tout ce qui peut leur arriver de mal, non seulement on vivra dans une économie soviétique, ce qui est déjà le cas en grande partie, mais en plus on sera criblé de dettes, ce qui est déjà le cas aussi. Tout ce qui nous arrive a une logique: on dépense d’abord et toujours plus, et on produit après, mais pas assez. Il n’y a pas de miracle.
Vous pouvez mettre toussa sur le dos de Macron, mais n’empêche que ce modèle est plus vieux que lui: dernier budget équilibré en France: 1973. Naissance du petit Emmanuel Macron à la maternité d’Amiens: 21 décembre 1977. La mère et l’enfant se portent bien. Mais autour d’eux, le modèle de déclin est déjà en place. Et quelques années plus tard, il va passer à la vitesse supérieure avec l’abandon de ce qui restait du circuit du Trésor (l’endettement public à la grand-papa, planqué dans les tuyaux et sous les épais tapis de la Banque de France) et la mise en place de la monétarisation de la dette publique via les OAT (big business de la dette). Macron avait sept ou huit ans quand ça s’est fait, si vous voulez tout savoir.
Donc, bon, dire que c’est lui le coupable, je comprends l’idée, m’enfin ça vaut pas un cachou, quoi.
J’ai lu dernièrement un article sur le coût faramineux des nombreux Hauts Commissariats au sein de notre état. Étonnamment, ces dépenses-là ne sont pas prises en compte par ces excellences. Sans doute tiennent-ils compte des retours sur investissement que chaque citoyen-contribuable peut mesurer au quotidien. Par exemple le présent rapport, qui énumère doctement des faits connus et suggère prudemment de vagues solutions, sans parvenir à couvrir les craquements des portes ouvertes qu’il enfonce.
Je me demande combien de Rafale on pourrait s’offrir si l’on supprimait nos Commissariats,nos Commissions, notre mille-feuille administratif et les confortables redondances de la haute fonction publique. Simple curiosité de ma part, je sais bien que l’on va encore décider de taper sur les contribuables et les petites sociétés tout en continuant de rogner sur les services publics.
Ben c’est-à-dire qu’HMX a raison: on focalise sur l’Etat, alors qu’en fait il n’est pas fondamentalement mal géré et les gisements d’économies sont pas fantastiques. On peut toujours améliorer les choses, mais faut pas en attendre des miracles.
C’est tout le reste qui déconne: l’empilement des collectivités territoriales et les organismes de sécurité sociale qui sont dans le rouge.
Vous rajoutez l’Europe et son propre cortège de rigidités administratives et de dépenses à la con et vous avez le parfait cocktail de trucs déconnants et ingouvernables.
Atteindre 3300 milliards d’euros de dette publique signifie que la France doit plus que ce qu’elle produit en un an. , le produit intérieur brut (PIB) de la France est d’environ 2643 milliards d’euros. Cela signifie que la dette dépasse le PIB, ce qui peut nuire à la crédibilité de l’État sur les marchés financiers. Les investisseurs pourraient commencer à douter de la capacité de la France à rembourser cette dette, ce qui pourrait entraîner des taux d’intérêt plus élevés et une perte de confiance.
Les Risques Associés
Crise de la confiance : Si les investisseurs estiment que la France n’est pas en mesure de gérer sa dette, cela pourrait entraîner une crise de confiance sur les marchés financiers. Augmentation des coûts d’emprunt : Une perte de confiance pourrait forcer la France à payer des taux d’intérêt plus élevés pour emprunter de l’argent.Impact sur les services publics : Une part croissante du budget national pourrait être consacrée au remboursement de la dette, au détriment des investissements dans les services publics essentiels.
Le Remboursement : Une Illusion ?
Est-ce que la France remboursera un jour sa dette ?
La question du remboursement de la dette est complexe. Certains experts estiment qu’il est peu probable que la France rembourse intégralement sa dette. Au lieu de cela, le pays pourrait adopter une stratégie de gestion de la dette, en refinançant constamment ses obligations et en maintenant des niveaux d’endettement soutenables.
Les Prêteurs : Toujours là ?
Les prêteurs continueront à prêter à la France, mais bien qu’ils n’aient guère le choix, cela dépendra néanmoins de plusieurs facteurs :
Stabilité économique : Si la France parvient à maintenir une croissance économique stable, les prêteurs seront plus enclins à continuer de prêter.
Confiance des investisseurs : La perception de la capacité de la France à gérer sa dette jouera un rôle crucial. Si les investisseurs croient que la France est « too big to fail », ils continueront à prêter, même en période de crise, d’autant plus qu’ils n’ont pas trop le choix, ils perdent tout ou ils remettent au pot.
Conclusion
En somme, la situation de la dette publique française est préoccupante, mais pas désespérée.
Un défaut de paiement de notre pays entrainerait une « crise systémique compte tenu de notre situation géographique, notre rang mondial, économique, notre force nucléaire, dont le monde ne se remettrait pas.
Bien que le montant de 3300 milliards d’euros puisse sembler écrasant, la gestion prudente de la dette et la croissance économique pourraient permettre à la France de naviguer dans ces eaux troubles. Les prêteurs, de leur côté, pourraient continuer à soutenir le pays, tant que la confiance demeure. Pour que la confiance demeure tout dépendra de la personne aux commandes après Macron, éliminons tout de suite les bardella et autres Mélenchon pour des raisons éclairantes
Conclusion
À partir du moment ou les préteurs se sont engagés à prêter à notre pays, ils ont créé le nœud coulant qui les enserre, ils ne peuvent pas revenir en arrière, ils sont obligés d’effectuer une fuite en avant, diminuer les taux de prêt, repousser les échéances, voire annuler une partie de la dette, se couper un doigt afin de pouvoir sauver le bras, voire le corps entier.
Quand tu fais un crédit pour acheter une maison, ton banquier te demande si tu gagnes en un an l’équivalent du prix de la maison ?
MERCATOR@ Un pays qui à la bombe peut obtenir tout le crédit qu’il veut voire des annulations de dettes! Pour ça, il faut avoir les coconuts de menacer de faire sauter la planète… Hélas, nous sommes gouvernés par des c… molles!
@MERCATOR,
Le capitalisme s’est financiarisé, ce qui signifie qu’il crée plus de valeur que de richesse. Dès lors, le monde regorge de pognon. Les ultrariches, particuliers ou entreprises, ne savent plus quoi en faire. Ils sont en quête d’actifs sûrs.
Or, la capitalisme financiarisé est plus prédateur que le capitalisme industriel: il détruit plus la nature, il déstructure plus les sociétés, il est encore plus instable, il crée encore plus d’incertitude, il est plus spéculateur, etc. La question qui se pose alors est de savoir s’il produit suffisamment d’actifs sûrs pour que les quantités énormes de pognon produites par cette économie de la valeur puissent se placer dans des actifs qui permettront aux ultrariches de continuer à s’enrichir, ou au moins leur permettront de préserver la valeur de leur pognon.
Et la réponse est semble-t-il non. Le capitalisme financiarisé ne produit pas assez d’actifs sûrs. C’est du moins ce que disent beaucoup d’économistes. Donc, quand vous avez beaucoup de pognon, à un moment vous n’avez plus tellement le choix, vous achetez de la dette publique allemande, américaine, française, etc. Sinon, vous ne faites rien de votre pognon.
C’est arrivé en France lorsque les taux étaient bas et l’inflation faible: les gens laissaient leur épargne sur leur compte courant non-rémunéré parce que ça valaient pas le coup de s’emmerder à placer cette épargne dans des produits moins liquides et en plus taxés. Mais un ultrariche ne fait pas ça, il est constamment en quête d’actifs sûrs. Et comme il pratique l’optimisation fiscale, la fiscalité il s’en balance.
Faut comprendre le problème de l’ultrariche: imaginez-vous sur un énorme paquet de pognon qui ne cesse de grossir et vous devez constamment le faire diminuer de volume en plaçant votre pognon dans des actifs sûrs. Mais vous n’y arrivez pas, parce que vous engrangez toujours plus de pognon, alors que la production d’actifs sûrs ne suit pas. Et vous avez essayé de claquer tout votre pognon dans des trucs de luxe, des bagnoles, des apparts à New York, des villas sur la côte, des avions d’affaires, des yachts, des bijoux, des œuvres d’art, mais ça suffit pas, quoi. Alors il vous reste les placements spéculatifs et vous le faites aussi, mais ça ne suffit pas non plus. Bref, l’angoisse totale. Mais, heureusement, il y a la dette publique. Ouf!
Et de fait, quand l’Agence France Trésor lance ses émissions, ils se précipitent tous au point qu’on ne peut pas faire face à la demande! Donc, ça ne nous désincite pas à la dette, non plus. C’est là que le système est vicelard. Pourquoi se serrer la ceinture puisque le robinet à pognon est intarissable?
Parce que c’est du côté de l’emprunteur que ça commence à déconner: figurez-vous que lui aussi a du mal, mais à absorber la dette. L’éponge sature. C’est contre-intuitif: on pense que l’endettement n’a pas de limite, dès lors qu’on vous prête. Si quelqu’un vous prête autant que vous voulez emprunter, l’endettement est théoriquement infini et il est soutenable à l’infini (vous empruntez pour payer les intérêts et rembourser le capital, donc tant qu’on vous prête vous pouvez y aller, il n’y a pas de limite).
Sauf que non, la dette est un passif que vous-même devez absorber, c’est-à-dire que vous devez avoir suffisamment de dépenses pour le faire. Or, les dépenses publiques ne sont pas infinies. Même le secteur public français, pourtant extrêmement dépensier, limite ses dépenses. Il ne les maîtrise pas, hein? Simplement, il ne peut pas dépenser plus que le niveau de dépenses qu’il ne maîtrise pas. Mais pourquoi? Ben parce que pacte de stabilité: on a calibré la section du tuyau de l’endettement. On a beau augmenter la pression, on atteint la limite du débit. Donc, on limite les dépenses.
Et à partir de là, la dette devient envahissante, elle contamine la totalité de vos comptes. C’est comme une crise de goutte: organisme n’élimine plus l’acide urique qui se concentre sur les articulations du pied en commençant par le gros orteil. Eh ben imaginez une méga crise de goutte qui touche tout l’organisme.
Donc, des économistes ont sérieusement songé a carrément ouvrir en grand les vannes du crédit: puisqu’on monétarise la dette à l’infini, allons-y franco et purgeons l’organisme de son acide urique. Mais personne n’a osé le faire parce que c’est trop iconoclaste.
Bon bref, côté ressources, on est peinard, le monde est plein d’ultrariches en quête d’actifs sûrs. C’est côté emploi que ça sature, c’est là qu’on a un goulet d’étranglement et c’est là que ça sature. Notez que les Américains n’ont pas ce problème, eux ils utilisent la machine à imprimer du dollar à fond la caisse. Ils sont no limit. Trump s’est cependant mis en tête de casser ce système, mais je ne sait pas s’il a bien compris les enjeux qui sont derrière. C’est d’autant plus troublant que c’est un type qui a fonctionné entièrement par l’endettement dans sa vie d’entrepreneur et il a planté un nombre incalculable de boîtes, après les avoir ruinées de leurs actifs. Donc, c’est un mec qui connaît les vertus de l’endettement, si je puis dire.
Article sur le budget : plus grand appeau à piliers de bistrot.
A la lecture de Mahmoud, je me dis que Sartre avait bien raison : « L’enfer c’est les autres »!
Les dépenses supplémentaires sur le budget des armees peuvent être en parti compensées par des achats extérieurs du club Rafale par exemple et même le char intermédiaire pourrait faire l’objet de commande de lEgypte et de l’EAU, cetains calculs estiment un retour sur investissement de l’ordre de 70%
Bien gentil tout ça, mais de toute façon la France est dans le trou…financièrement , la société se délite vitesse stratosphérique ( entrisme religieux, communautarisme ) politiquement rien de neuf, bref trouver des sous pour qui et surtout pourquoi…
La situation de nos finances publiques est très graves: nous sommes à quelques années d une intervention du FMI et de la BCE si nous ne réduisons pas drastiquement les dépenses publiques.
Le budget de la défense contient déjà des dépenses assez incompressibles: force nucléaire et retraites du personnel des armées.
Pour pouvoir augmenter l effort de défense face à la Russie, il faut faire des choix et renoncer à certaines missions: IndoPacifique, OutreMer, les bases de Nouméa et de Papeete doivent être cédées aux USA ou aux Australiens; la pertinence du matériel lourd et coûteux doit être passée en revue au regard du retex ukrainien: hélicoptères, tanks, navires de surface, et même avions. En revanche, un très gros effort doit être fait dans la défense anti missile, et on doit se doter de moyens de frappe conventionnelle à très longue portée, à charge explosive modeste, low cost, en grand nombre. Développer des drones aériens, terrestre, navals, ce qui rendra plus facile la dotation en personnel.
D autres pays ont bcp plus de marge de manoeuvre financière mais peu d appétit pour s engager: il faut faire émerger la notion de pool européen de matériel. Si les allemands décident de se doter de 1500 Leopards, les français doivent pouvoir s entraîner sur ces Leopards et pouvoir les utiliser le cas échéant. Sinon on ne pourra pas s en sortir.
« …les bases de Nouméa et de Papeete doivent être cédées aux USA ou aux Australiens; » Quelle brillante idée, offrons leur des partie du territoire français et pourquoi leur vendre également vos pères et mères.
@Mahmoud,
Oui, dans le DSI de ce mois, il y a un article d’un type qui lève un lièvre: on peut très bien avoir en France un gouvernement europhobe et russophile. Dans ce cas, que vaut la garantie nucléaire française, qu’on cherche à étendre à nos partenaires et alliés européens?
Eh ben ça vaut que dalle. C’est pas Jordan Bardella ou Marine Le Pen qui va menacer Poutine de rétorsion nucléaire, on est bien d’accord? Et je ne vois pas les Britanniques se substituer tout seuls au parapluie américain. Donc, en gros, les Baltes, les Allemands et les Polonais seront seuls pour traiter le problème, avec peut-être, à la marge une alliance Danemark- Suède-Norvège-Finlande, voire Pays-Bas et Belgique. M’enfin si Poutine brandit la menace nucléaire, ce sera vite réglé.
Si le Vance succède à Trump, il ne se passera rien du côté des Amerloques.
Donc, la Russie a un boulevard pour grignoter les pays baltes.
On va bien se marrer, didon. Parce que bon, c’est pas le tout de vouloir saper les fondements des démocraties libérales et l’ordre international qui va avec, pour mettre à la place des ploutocraties populistes et oligarchiques, mais ça va quand même foutre un sacré zbeul.
Moi qui pensais m’acheter un petit pied-à-terre dans le vieux Tallinn, c’est peut-être pas le truc à faire. Pourtant, c’est charmant.
Et nous ignorons encore plus.
Et nous connaissons encore moins.