Des défauts « critiques » ont été découverts sur huit frégates récemment livrées à la marine sud-coréenne
Lancé au début des années 2010 par le ministère sud-coréen de la Défense, le programme FFG-II consista à construire huit nouvelles frégates lance-missiles de type « Daegu », dotées de capacités de lutte anti-sous-marine [ASM] supérieures par rapport à celles mises en œuvre par les six unités de la classe Incheon qui les avaient précédées.
Un contrat de conception fut alors notifié à Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering [devenu Hanwha Ocean], qui assura la construction de quatre exemplaires, celle des autres ayant été confiée à HD Hyundai Heavy Industries. Lancée en 2016, la première frégate de la série, la ROKS Daegu, fut admise au service actif deux ans plus tard. Et la marine sud-coréenne prit possession de la dernière, la ROKS Chuncheon, en octobre 2023.
Seulement, si ces navires de 3 600 tonnes ont donné satisfaction après avoir été déclarés opérationnels, ce n’est plus le cas actuellement. En effet, la marine sud-coréenne a récemment fait savoir que des « fissures » et des fuites dans le système d’alimentation en carburant de la ROKS Daegu avaient été découvertes l’an passé. Les investigations menées pour en déterminer la cause ont mis en avant un défaut de conception susceptible d’affecter l’ensemble des huit frégates.
« Trouvant suspects les problèmes fréquents du système d’alimentation, la marine [sud-coréenne] a procédé à sa propre inspection et découvert de légères fuites d’huile dans les moteurs. Si ce problème n’avait pas été détecté, il aurait pu entraîner une situation grave où les huit navires seraient devenus inutilisables, ce qui aurait pu entraîner une importante perte de capacités navales », a ainsi résumé le journal Business Korea.
L’origine de ce problème vient de pièces construites avec des matériaux ne respectant par le cahier des charges imposé au maître d’Å“uvre, à savoir Hanwha Ocean, qui… en a rejeté la responsabilité sur l’un de ses sous-traitants.
« L’installation de conduites différentes de celles prévues dans les plans a été effectuée arbitrairement par un sous-traitant. Nous n’avons pris conscience du problème que plus tard, lorsque des fuites de carburant se sont produites », a en effet expliqué l’industriel.
Or, pour la DAPA, l’agence de l’armement sud-coréenne, cette excuse n’est pas recevable dans la mesure où Hanwha Ocean était tenu de contrôler les activités de ses sous-traitants en sa qualité de maître d’Å“uvre.
Cependant, un autre problème est apparu : des conduites d’eau de mer ont été installées à bord des frégates de telle sorte qu’elles traversent les réservoirs de carburant. D’où le risque de corrosion des moteurs… Là , Hanwha Ocean n’est pas seul en cause car l’Agence pour la technologie et la qualité du ministère sud-coréen de la Défense [DTaQ] n’y avait rien trouvé à redire…
En attendant, la marine sud-coréenne a été obligée de puiser dans son enveloppe budgétaire pour réparer ses frégates. Selon la DAPA, la facture s’élève « à plusieurs milliards de wons » [un milliard de wons équivaut à environ 640 000 euros, ndlr]. Ce montant devrait être remboursé par Hanwha Ocean, qui, après avoir refusé, a finalement accepté de prendre à sa charge le coût des réparations.
Photo : US Navy





Excellente nouvelle pour Naval Groupe.
Ah l’éternel problème desilence radii »!s sous traitants! J’attends les « commentaires éclairés » de ceux qui vantaient l’excellence des fabrications coréennes par rapport aux « daubes » occidentales et surtout françaises cela devrait être instructif à moins que nous n’ayons droit qu’au…………….. silence radio!
« Ah l’éternel problème desilence radii »!s »
Effectivement, il semble y avoir un problème…
Je remarque que vous suivez!
des « sous traitants »
Zauraient mieux fait d’acheter leurs frégates chez nous….on a besoin de sous pour construire des frégates pour les destiner à l’export…
Je suis mécanicien de la marine marchande. Je lis le texte et j’ai quelques commentaires:
-Ils ont raison de dire que la faute est au constructeur et non au sous-contractant. C’est le constructeur qui possède le cahier des charges et qu’il doit vérifier le travail, tout le travail fait par les autres.
– Pour le tuyau d’eau de mer passant dans un réservoir de carburant, on peut comprendre que la corrosion vient de l’intérieur du tuyau. Or, avec un tuyau galvanisé, il n’y a pas de problème de corrosion, mais bien évidemment, ça coûte plus cher… Mais parler de corrosion dans le moteur, je ne comprends pas. Les systèmes de refroidissement passe maintenant de l’eau de mer à un système d’eau douce basse température (incluant les systèmes auxiliaires) qui lui va refroidir un système d’eau douce haute température (moteurs principaux et génératrices). Oui, il y a encore des moteurs qui fonctionnent avec des systèmes direct eau de mer- eau douce.
Mais reparlons tuyau: le carburant dans l’eau de mer va créer de la pollution à l’extérieur, c’est simple. Mais si l’eau de mer va dans le carburant, alors là , je vous le jure, on va le savoir avant que l’eau rentre dans le moteur.
-Pour les fuites d’huiles, les fuites, vont de l’extérieur ou vers l’intérieur? Si les moteurs sont brisés, tu répares sinon tu changes les moteurs. La garde-côtière canadiennes le font sur une classe complète de brise-glace. Ils sortent le moteur sur un module et le nouveau moteur est déjà installé sur un nouveau modules. C’est des travaux de quelques mois et ça ne rend pas le navire inutilisable…
@Simlabeng,
Merci pour ce cpmplément d’informations.
Je ne connais pas la classe de navire en question, mais
la propulsion et la génération d’énergie sur des frégates ASM est le fait de moteurs ressemblant plus aux diésels-générateurs des navires marchands (à fioul léger) qu’à leurs diésels de propulsion (moteurs cathédrales à fioul lourd). En général, le circuit d’eau de mer est éloigné du berceau du moteur, tant pour le refroidissement (échange eau de mer / eau douce, souvent absent) que pour l’évacuation (fonds de cales, sanitaires). La propulsion diésel-électrique, avec ou sans pod, se généralise (plus souple d’emploi et plus silencieuse qu’une propulsion à arbre d’hélice avec réducteur).
Les fissures en question et la corrosion peuvent venir d’un mauvais alliage employé pour la construction du moteur, supportant mal certaines contraintes thermiques. Cela peut aussi venir de mauvais matériaux employés pour la mise en place de pompes auxiliaires du moteur (tuyaux, joints pour l’huile, le carburant, l’eau, voire les capteurs). Bref, l’usage de matériels de qualité insuffisante (comme dit dans l’article) mais qui peut passer une inspection légère à l’état neuf (avec ou sans corruption).
Ce genre de choses est plus courante dans la construction navale (civile) chinoise, où les prix bas sont autant dus au taylorisme des chantiers navals qu’à l’espérance de vie des navires (prévus pour n’avoir qu’un seul grand carénage, soit une espérance d’exploitation de moins de 15 ans avant revente).
Oui, je sais très bien que les moteurs de propulsion sur des frégates ne sont pas des moteurs cathédrales… ce n’est pas un pétrolier suezmax… Pour des « petits » moteurs modernes , on va parler d’un système de refroidissement HT et LT ( en étant canadien, le vocabulaire technique est très anglais) et on va, certainement pas mettre un refroidisseur eau de mer /eau douce là -dessus, parce que ces moteurs fonctionnent à très hautes températures, de l’ordre de 70-85, voire 90 Celsius. Petite note, à cause des nouvelles réglementations, le combustibles lourd n’existe à peu près plus dans le domaine navale, à cause des rejets de SOx et NOx.
Les azipods ne sont pas populaire sur les navires militaires rapides, ils utilisent encore les systèmes classiques avec arbres et gouvernails. Mais comme ils demandent beaucoup de puissances, ils utilisent plus les turbines à gaz. Le diesel sera pour la croisière. Dans une frégates, le diesel est mis dans une boîtes pour diminuer le son.
Mon remorqueur a une fissure dans le moteur. L’âge, les vibrations et des contraintes sur la coques peuvent provoquer des fissures. Sur une frégate, le test de choc a pu provoquer des bris. Mais c’est des moteurs neufs, c’est ça qui m’exaspère… On pourrait opter pour des moteurs mal adaptés pour la fonction.
Je pourrais parler aussi d’une mauvaise cale sèche qui aurait pu abîmer le moteur et affaiblir la structure.
[quote]
le combustibles lourd n’existe à peu près plus dans le domaine navale, à cause des rejets de SOx et NOx.
[/quote]
N’importe quoi…
Le HSFO 380 CST (pour les navires Scrubber Fitted) ou le VLSFO sont toujours de mise dans la MAR-MAR et cela ne va pas changer de sitôt. Rien qu’à Singapour l’année dernière c’est environ 55 millions de tonnes métriques dont pratiquement la moitié de HSFO
Singapour n’est pas l’Amerique du Nord. Il n’y a que du MDO, MGO et du IFO.
HSFO (high sulfur fuel oil) est totalement illegale, meme avec un scrubber.
Des innocenterie comme ca qui nous cause une mauvaise reputation a la marine marchande.
Le domaine naval, la bataille navale.
………………..@ Sim…………..Salut Sim , j’ai été anciennement dans les années 80/ 90 Officier chef de quart passerelle sur vracquier et minéralier , je n’étais pas polyvalent ,car la polyvalence n’était pas tolérée dans la compagnie ( à bord c’etait à chacun sa spé et uniquement sa spé selon la conception anglo saxonne ) , et je me pose la question de savoir quel est l’interet d’avoir un tuyau d’eau de mer passant dans un ballast à carburant avec tous les risques électrolytiques que ça peut poser ……….. à moins de vouloir refroidir le carburant !!!???!! ou alors ils font peut etre passer un circuit eau de mer dans les réservoirs fuel par manque de place dans les oeuvres mortes ? solution dont je doute …………en général , de mémoire ,on réchauffe plutot le fuel …Pour le reste ,les chantiers Sud Coréens d’habitude construisent d’excellentissimes navires marchands…
Non, non, c’est plutôt un manque de place qui fait passer un tuyau d’eau de mer (ballast?) dans un réservoir. Il peut avoir de la réglementation ( la Corée du Sud accepte ça, d’autres pays non) .
Refroidir le carburant, non. Même du petit diesel, on va le garder le plus chaud possible pour une meilleur viscosité et une meilleur atomisation. Dans la quarantaine de degrés. Ce n’est pas du combustible lourd qu’on monte à 120 degrés…
J’ai travaillé (stage en mer sous pavillon grecs, beau souvenir) sur deux pétroliers fabriqués en Corée qui appartiennent à la compagnie Euronav. De bon bateau. Le premiers, le Cap Diamant, était flambant neuf, même pas 10 000 hrs au moteurs.
Vous dites que vous devez vous spécialiser. C’est pas ça que j’ai fait dans ma carrière, j’ai fait du n’importe quoi, cargo, vraquier, pétrolier, chimiquier, traversiers, petit et grands, roulier, remorqueur de transport comme portuaires. Pour les machines principal, tous les formats, tous les types, même une saison sur une turbine à vapeur.
Les machines principales.
Pour une meilleure viscosité et une meilleure atomisation.
@ Sim ……….donc on est bien d’accord techniquement ………pour le reste, coté polyvalence , je ne parlais pas de la polyvalence des types de navires , mais bien de la polyvalence des brevets pont /machine, si chère et si particuliére aux Français …chez les Anglo saxons, à cette époque, ils partaient du principe qu’ un marin ne peut exercer correctement ses compétences que sur une seule spé à bord ….pour les brevets des officiers ,il fallait etre soit (navigation ) ou soit (engineering) mais pas les deux en meme temps …totalement à l’inverse des formations Françaises qui fabriquaient une double spé , à savoir une filiére polyvalence mécano -navigation ( du moins pour ceux qui le souhaitaient la suivre ) …perso j’avais choisi la navigation passerelle , ma préférence allant largement pour le pilotage du navire plutot que le pilotage des machines, bien que parfois , sur certains navires , il m’est arrivé , exceptionnellement et sur mes heures de repos , de prendre du quart machine à la mer pour remplacer, ( en me mettant à la disposition de l’officier mécanicien de quart ), un ouvrier mécano tombé malade et déclaré HS pour le service …le trés particulier « service à la mer » a ses raisons que les terriens ignorent..
Interessant. Mais le Canada est tres « britanniser ».
Savez vous que maintenant, les brevets francais sont automatiquement acceptes au Canada? Bienvenue pour les nouveau arrivants.
Note pour les correcteux de fautes: Si vous n’avez rien a dire, allez au diable. Et corriger certains autres qui ecrive leur patois parisien inconprehensible et leur conneries de 30 000 accents circonflexe sur un mots. J’en ait marre.
Vous faites parfois de très agréables commentaires, quand vous vous en tenez à votre champ de compétence.
De bons bateaux.
La garde côtière canadienne le fait.
Les garde-côtes canadiens le font.
Les systèmes de refroidissement passent.
Vous n’évoquez pas de problèmes de corrosion par électro érosion ou par abrasion interne.
Pourtant des contacts entre métaux (incompatibles c’est évidemment une faute) peuvent « faire pile » et corroder rapidement des tuyaux par l’intérieur.
Et des détritus peuvent être restés dans des circuits, enlever la couche de zinc et s’adjoindre la corrosion.
Vous devez connaitre bien mieux que moi les histoires d’anode adaptés ou non au milieu et à sa salinité.
Ce sont aussi des causes banales de sinistres par dégât des eaux dans des immeubles. Le calcaire peut profiter d’un point bas ou il redescend quand de l’eau n’est pas tirée pour aller et venir en usant le dessous du tuyaux. Il est bon de pouvoir passer la main sous un compteur d’eau et ses canalisations. Des défauts de pose, pente, matière, disconnection électrique etc ne peuvent – ils pas être parmi les malfaçons?
J’ai fait ma carrière sur beaucoup de navires avec beaucoup d’âge. On peut comprendre, qu’un navire sur les Grands Lacs ( en eau douce) rouille moins vite qu’en eau salée.
Et oui, de la tuyauterie pourrîtes par de l’eau de mer et bouchées à l’intérieur, j’en ai vu en masse.
On installe des anodes sacrificielles, ou bien un système de protection cathodiques.
Mais comme j’ai dis, pour de la tuyauterie, on installe de la tuyauterie galvanisé, la garde côtière américaine accepte certifie un type de tuyauterie en PVC ( est-ce vraiment pour de l’eau de mer, pas sûr…) ou j’ai vu des tuyaux d’eau de mer en fibre de verre avec accouplement (flange) en fer. Mais je ne sais pas si c’est capable dans le domaine militaire…
De la tuyauterie galvanisée.
« de la tuyauterie pourrîtes par de l’eau de mer et bouchées à l’intérieur »
Verbe pourrir (au passé simple) : Je pourris, tu pourris, il pourrit, nous pourrîmes, vous pourrîtes, ils pourrirent.
Adjectif pourri, pourrie : Du tuyau pourri, des tuyaux pourris, de la tuyauterie pourrie, des tuyauteries pourries.
De la tuyauterie pourrie par de l’eau de mer et bouchée à l’intérieur.
Bla-bla-bla, canadianisme, langages populaire, etc, etc, etc…
Sale raciste, parce que je vous vois pas corriger les innocenteries de vos tres franchouillard parisien commentateux avec 30 000 accents circonflexes sur un seul mot…
Simlabeng,
Merci.
Tintinophile,
Pourquoi ne partagez vous pas une réponse et des exemples.
Quelques recherches m’ont laissé avec des incertitudes car il était possible de confondre les questions de canalisation et celle de réseau électrique… Notre hôte a assez de travail avec ses articles pour que nous essayons de minimiser la modération.
« Disconnection », « disconnexion » ou « déconnexion » ?
Hélas qu’ils soient civils ou militaires les exemples de production industrielle déplorable abondent.
Pourtant il existe des moyens de prévenir ces dérives :
* en ce qui concerne les personnels l’enchaînement sélection, formation puis certification (ou non) est très important. Sans oublier un recouvrement suffisant aux côtés d’un tuteur qualifié. La prise de notes a aussi bien sûr de l’importance.
* les visites surprises chez les fournisseurs (chères à Toyota par exemple) et les contrôles stricts à la réception des livraisons permettent aussi, bien évidemment, de sécuriser les processus de fabrication.
Beaucoup de constructeurs automobiles enchaînent encore aujourd’hui les bugs informatiques sur leurs voitures et en aviation l’exemple donné par Boeing est affligeant.
et ma pomme d’amour tu pourris pas des fois me faire la même chose avec l’imparfait du subjonctif ?