L’armée de Terre va inaugurer sa première « arène de combat de drones »

Que ce soit pour recueillir du renseignement, faire de la reconnaissance, brouiller les moyens électroniques de l’ennemi ou bien encore pour frapper ce dernier, les drones sont désormais incontournables sur le champ de bataille, comme en témoignent les combats en Ukraine. D’où le mot d’ordre lancé par le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, à ses troupes : « Volez comme vous tirez ».

D’où la création, en janvier dernier, d’un Centre d’Entraînement Tactique Drones [CETD] à Mourmelon. Relevant du Commandement des écoles et du combat interarmes [COMECIA], il vise à former les opérateurs à la construction et à l’assembage de drones dits FPV [pilotage immersif] et à les entraîner à leur emploi, « du contrôle élémentaire du drone en salle à la réalisation de missions tactiques incluant la destruction de cibles, en extérieur ou dans des bâtiments ».

« Depuis sa création en janvier, le CETD a réalisé une montée en puissance d’une rapidité remarquable. Il réalise aujourd’hui son premier stage au profit de primo-formateurs, dont les connaissances et savoir-faire irrigueront leurs unités », a récemment souligné le CEMAT.

L’objectif de l’armée de Terre est en effet de mettre en place un réseau de centres de cette nature au niveau de chaque brigade. Ainsi, la 11e Brigade Parachutiste [BP] vient d’inaugurer le sien et la 2e Brigade blindée [BB] a organisé, fin avril, l’exercice Dronex afin d’éprouver les savoir-faire tactiques et techniques de ses télépilotes de drones.

Cela étant, l’École des drones [EDD] de l’armée de Terre, implantée quartier « général d’Aboville », qui abrite également le 61e Régiment d’Artillerie [RA] à Chaumont-Semoutiers, est incontournable. Inaugurée en octobre 2023, sa mission est de former les « instructeurs au meilleur niveau, qui eux-mêmes pourront entraîner les télépilotes de leurs régiments respectifs ».

Selon les explications données au moment de sa création, l’EDD « dispense 47 formations techniques et tactiques sur l’ensemble de la trame drone », dont « certaines sont décentralisées dans des centres de formation délégués, auprès des référents instructions drone des unités ainsi que des partenaires extérieurs ».

Cette école va disposer d’une nouvelle infrastructure. En effet, lors du dernier point presse du ministère des Armées, le général Laurent Cluzel, le directeur adjoint de la Délégation à l’information et à la communication de la Défense [DICoD], a indiqué que le général Marc Galan, commandant la 19e Brigade d’Artillerie [BART] allait inaugurer la « première arène de combat de drones » le 12 mai prochain.

L’EDD « incarne l’ambition de l’armée de Terre de devenir une référence européenne dans l’emploi des drones. Pour répondre aux défis des conflits modernes, elle renforce ses capacités de défense sol-air et mise sur une formation d’excellence. Cette arène, infrastructure unique et entièrement sécurisée permettra de former instructeurs et [télé]pilotes dans des conditions optimales, notamment grâce à des entraînement avec des drones FPV Racer », a en effet affirmé le général Cluzel.

« L’objectif est de permettre aux pilotes de drones de développer agilité et précision », a-t-il conclu.

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25 contributions

  1. Belzebuth dit :

    Pour le milieu montagneux, il faudra une école de drones spécifique…
    https://www.forcesoperations.com/les-drones-en-milieux-montagne-et-grand-froid-ce-sport-de-masse-encore-a-creer/

    • Sempre en Davant dit :

      Très bon article merci !

      Pour la compétence aérologique les pilotes d’hélicos en montagne et les pilotes de parapentes seront un atout précieux. Ils doivent connaitre les veines d’air ou ils ne veulent pas passer.

      Pour le givrage des essais de moulage en silicone à partir de la forme et sur le squelette des hélices d’origine pourraient bien apporter une solution. Quand le givrage réduit l’efficacité la vitesse de rotation devrait augmenter. Avec un niveau de souplesse adapté (forme et reste de l’hélice sur lequel est moulé un silicone d’une certaine élasticité.) le dégivrage pourrait être automatique : l’agitation de la pale en silicone placée en sur-vitesse par le givre secoue et décroche le givre. La portance revient, la vitesse se réduit et la vibration disparaît : vu de mon clavier c’est au poil!

      Curieux que les Alpins de veuillent pas « équiper la paroi »… Qu’il faille des drones mobiles est certain mais c’est une technologie qui permet d’équiper en capteurs divers, avec s’il faut un panneau solaire, des points d’observation inaccessibles antérieurement. Et en plus d’y « rester » des lustres tout en conservent un ou des effecteurs rechargés par les panneaux solaires. Bref des « mines-armes » qui ne sont pas sur le parcours et qui seront lancées à un certain moment.

      Comme pour la question « relais » ce n’est pas une exclusivité montagne. Si la fibre optiques a de grands atouts elle ne permet pas de transporter le courant. L’idée de mettre des câbles ethernet pour faire du PPOE (puissance a travers l’ethernet) se heurte à la masse de ceux ci mais il y a quelque chose a creuser. De même pour la capacité à raccorder les drones relais les uns après les autres ou seulement des jonctions d’informations (bluetooth? wifi) entres segments successifs de câbles.

      C’est amusant : si tout ça occupe des Alpins ce sont des Sapeurs et des Biffins en combat loc qui devraient en tirer le plus grand profit : mailler les réseaux sous terrains, du ferroviaire aux égouts à distance de sécurité. Il faudrait peut être des drones sur roues ou chenilles capable de se fixer au plafond ou de naviguer. Tout n’a pas forcément besoin de voler.
      Durer sans sommeil et sans ravito en des lieux impossibles voila le prodige.

      Reste a tester le mini parapente pour la maxi autonomie et l’exploitation des thermiques.

      • Triceratops dit :

        Des jonction d’informations entre segments.

        Entre. Sans « S ».

      • Lombric dit :

        Les réseaux qui sont sous le terrain sont des réseaux souterrains.

  2. dolgan dit :

    La brigade de kiev se bat a Pokrovsk …

  3. Pascal, (l'autre) dit :

    la brigade d’infanterie Anne de Kiev, est unneunité d’ infanterie mécanisée de l’ Armée de terre ukrainienne. Vous ne trouverez pas beaucoup de « pilotes »! Que vous dénigriez si cela vous amuse (heureux les simples d’esprit!) ou que ce soit plus certainement l’expression d’une certaine frustration voire un potentiel mal de vivre c’est votre droit mais au moins essayez une seule fois (du moins si vous le pouvez et là……..!) d’être crédible!
    « Quelques blessés de guerre ukrainiens pourraient venir former les français… » Ils devraient surtout venir vous expliquer certains « fondamentaux » (prévoir solutions antiseptiques et pansements et reconstruction………………….faciale!)

  4. 96marsouin dit :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Sealioning
    Pour comprendre ce que fait Mahmoud (qui opérait il y a un temps sous un autre pseudo).
    Ne perdez pas votre temps à lui répondre.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      @96marsouin « Ne perdez pas votre temps à lui répondre. » Non, il faut le contrer, dénoncer sa « petite musique » à chaque fois! Il n’est pas le premier à avoir joué à ce petit jeux et qui ont disparu des « radars »! Le problème avec ces « artistes » est qu’il distille toujours la même chose et qu’à force on finit par les croire!

      • Roland DESPARTE dit :

        Bonjour Pascal,
        Vous savez je crois que le plaisir de ce genre d’individu est de provoquer pour se délecter des réactions engendrées. Un petit jeu malsain…

        • Un pseudo peut en cacher un autre dit :

          Le rôle que ses marionnettistes font jouer à Mahmoud dans les commentaires n’est pas encore très clair.

        • Pascal, (l'autre) dit :

          @Roland DESPARTE Vous êtes probablement dans le vrai cependant s’il ne se fait pas tacler il continuera encore et encore! Il y a le coté provocateur mais aussi cette manière de faire passer plus ou moins en « loucedé » son message! Comme je l’ais déjà précisé à plusieures occasions des gens viennent s’informer sur tout ce qui touche le militaire (et certainement encore plus vu le contexte internationnal!) et celà traduisant une inquiétude latente. Notre « intervenant » lui ne cesse pas de passer son message que la France est…………………rien! Sans cesse répété on finit par y croire!

        • Lai, l'ai, laid, laie, l'aie, l'aient, l'aies, lait, Laye, l'es, l'est dit :

          @Pascal, (l’autre)

          Comme je l’ai déjà précisé.

        • Ceci cela dit :

          @Pascal
          Le pronom démonstratif « cela » s’écrit sans accent, tout comme sa forme familière « ça ».

          Et cela traduisant une inquiétude latente.

      • Bouilleur de cru dit :

        Le problème avec ces « artistes » est qu’ils distillent.

    • Goose dit :

      Ok. Un pauvre type en somme…
      On s’en doutait.
      Et vous pensez à qui comme ancien pseudo ? Parce que nous en avons eu 2 ou 3 dans ce style pathétique et misérable.

    • Franz dit :

      Merci Marsouin ! je reconnaissais le principe mais j’ignorais qu’il a été théorisé…

  5. Gauthier dit :

    Bravo à l armée de terre qui s est emparée du sujet drones. Bravo à ses operateurs, très dynamiques et faisant preuve d initiative. et bravo à la hiérarchie, jusqu au CEMAT en personne, qui valorise et structure les initiatives, voire impulse. Juste une proposition : les ukrainiens (et les russes) sont aujourd’hui parmi les meilleurs dans l emploi des drones notamment fpv, et les Danois ont envoyé des personnels militaires (non armés) être formés dans l ouest de l ukraine. Cela pourrait aussi être une opportunité pour les militaires français. En tous cas, ça fait du bien de voir le dynamisme de notre armée de terre

    • HMX dit :

      Bravo en effet pour l’initiative. cela sera utile pour former des opéarteurs spécialisés. Mais des arènes comme celle-ci, il va falloir en implanter sur tous nos principaux centres d’entraînement. Au même titre que l’entraînement au tir, chaque soldat devra disposer d’une formation de base pour utiliser des drones FPV, qui auront à la fois une fonction d’observation, et une fonction « kamikaze » pour neutraliser une cible, même si celle-ci est masquée (dans un bâtiment, ou derrière un obstacle).

      L’erreur serait de vouloir confier les drones FPV uniquement à des opérateurs spécialisés dans ce rôle. L’enjeu est au contraire clairement de généraliser et de massifier l’utilisation des drones FPV, pour en faire l’équivalent de « grenades volantes » intégrées à la dotation et utilisables par l’ensemble des soldats.

  6. Jre91 dit :

    Vous avez tout à fait raison. Lui répondre c’est déjà faire son jeu.

  7. UnNouveau dit :

    J’espère que des retex de la guerre en Ukraine pourront renforcer la démarche. On aura alors des bons techniciens/pilotes qui auront une bonne compréhension de la réalité. Une dynamique positive qui pourrait aider à diriger la conception des prochains drones. On aurait alors quelque chose de concret pour accompagner les chars et les frégates comme vu dans les récents articles.

  8. Rakam dit :

    @ Mahmoud …c*****d…sérieux dégage …

  9. Charognard dit :

    la diversité des drones tactiques impressionne, le dernier né s’appelle AXS ų1 :
    http://www.paxaquitania.fr/2025/04/aerix-systeme-devoile-son-nouveau-drone.html

  10. Paul Bismuth dit :

    Cette école des drones devrait être couplée avec une école de DCA, cela permettrait d’avancer sur l’épineux dossier de la protection des forces militaires en mouvement…
    https://www.areion24.news/2025/03/24/encore-rate-la-dca-a-loffensive/

  11. Alb atroce dit :

    Non papa, ils sont partis à la pêche sulfater au drones des Sukhoi en Mer Noire