Exportation / FDI : Naval Group noue des partenariats avec des centres de recherche norvégiens

En novembre dernier, le ministère norvégien de la Défense a annoncé que, parmi les onze pays qu’il avait sollicités, seuls la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis seraient en lice pour lui livrer cinq à six nouvelles frégates afin de remplacer celles de la classe « Fridtjof Nansen », acquises auprès du constructeur naval espagnol Navantia dans les années 2000.
Comme il s’agit de mener ce projet rapidement, il a dit souhaiter rejoindre un programme déjà en cours et nouer un « partenariat stratégique » avec un allié proche étant donné que l’acquisition, l’exploitaton et le maintien en condition opérationnelle [MCO] des futures frégates doivent se faire conjointement.
« En ce qui concerne les quatre pays concernés, des travaux sont en cours pour jeter les bases de négociations contractuelles ultérieures et d’une coopération dans des domaines allant au-delà de cette acquisition, comme la coopération industrielle, la recherche et le développement, etc. », a précisé le ministère norvégien.
Depuis, les industriels des pays retenus s’attachent à trouver des partenaires en Norvège.
Ainsi, en février, le britannique BAE Systems a signé un protocole d’accord [MoU] avec le constructeur naval norvégien Hamek, en vue d’établir une coopération dans le cas où sa frégate de type 26 serait retenue. Un mois plus tard, l’allemand ThyssenKrupp Marine Systems [TKMS] en a fait autant avec le chantier naval Ulstein Verft, son offre devant reposer sur la frégate de type F127.
Proposant la Frégate de défense et d’intervention [FDI], le français Naval Group n’est pas en reste. Mais, a priori, il suit une stratégie différente de celle de ses deux concurrents européens, en se concentrant sur les activités de recherche et de développement [R&D]
Début avril, l’industriel a fait savoir qu’il venait de signer un MoU avec l’institut de recherche norvégien NORGE pour « explorer une future collaboration en matière R&D, en particulier dans les domaines de la transformation numérique et de l’énergie.
« Cet accord reflète notre ambition commune de stimuler l’innovation par la coopération. […] Les capacités de recherche multidisciplinaires de NORGE et ses liens étroits avec l’industrie norvégienne en font un partenaire naturel pour la recherche et le développement, alors que nous renforçons notre engagement en Norvège », a expliqué Guillaume Weisrock, le responsable des ventes de Naval Group en Europe et en Amérique du Nord.
Outre NORGE, Naval Group a aussi noué un « partenariat stratégique » avec le norvégien SINTEF Ocean, l’un des plus importants centres de recherches indépendants en Europe. Le MoU a été signé à bord de la frégate multimissions [FREMM] Aquitaine, lors d’une escale à Trondheim.
⚓​🇳🇴​ Naval Group and the Norwegian research center @SINTEF have signed a Partnership Cooperation Agreement under the form of a MoU to explore future collaboration in the fields of R&D, both for civilian and military use, onboard the French FREMM frigate Aquitaine at Trondheim. pic.twitter.com/26BZuj0ZtB
— Naval Group (@navalgroup) April 25, 2025
À noter que Naval Group et SINTEF Ocean se connaissent bien pour avoir déjà travaillé ensemble sur des projets européens, comme DTHOR [surveillance des structures], EDINAF [architecture numérique des navires] et Calipso [propulsion].
Le protocole d’accord qu’ils ont signé portera notamment sur la conception et l’optimisation des performances des navires, la propulsion, la robotique sous-marine, l’ingénierie numérique, etc.
Il s’agit de « valoriser nos expertises complémentaires pour soutenir l’innovation dans le secteurs maritime et dans celui de la défense. Ce partenariat s’inscrit dans une initiative plus large visant à promouvoir la coopération en matière de R&D entre Naval Group et les centres de recherche norvégiens. Il reflète notre ambition commune de stimuler l’innovation par la coopération », a expliqué l’industriel français, via un communiqué diffusé le 25 avril.
D’autres annonces pourraient suivre, Naval Group ayant affirmé qu’il continuait d’explorer la possibilité d’intégrer « plusieurs entreprises norvégiennes » dans sa « chaîne d’approvisionnement mondiale [construction, soutien, R&D] » et de sceller d’autres partenariats avec des instituts et des centres universitaires.
Cette approche est similaire à celle qu’avait adoptée Naval Group pour remporter l’appel d’offres concernant les futurs sous-marins de la Marine royale néerlandaise. Pour rappel, il s’était bâti un réseau réunissant plus de 70 partenaires, dont des centres de recherche et des industriels.
Cela étant, la FDI a des chances réelles pour s’imposer en Norvège, notamment en raison du savoir-faire français en matière de lutte anti-sous-marine et de son système de propulsion dont les caractéristiques, selon Emmanuel Chiva, le Délégué général pour l’armement, seraient  » adaptées à la navigation dans les fjords ».





la décision est censée tomber quand ?
Quand le PDG de Naval Group l’annoncera.
le résulta des appels d’offre est annoncé par le gouvernement qui l’a lancé. Même en faisant une réponse sans le moindre autre intérêt que de rappeler celui que tu éprouves pour ma trop modeste personne, tu arrives à tomber à côté, bintje.
https://static.wikia.nocookie.net/heros/images/a/a6/Monsieur_Patate.png/revision/latest?cb=20220808001232&path-prefix=fr
Quand Czar contrarié, Czar toujours se moquer. Rigolo va, si tu connais la réponse, pourquoi t’embêter à poser la question ?
Et non je n’éprouve strictement aucun intérêt pour ta pas du tout modeste personne. T’es juste trop prévisible dans tes réponses mon comique !
« Et non je n’éprouve strictement aucun intérêt pour ta pas du tout modeste personne »
c’est sûrement pour ça que tu me renifles le derrière à chacun de mes comms avec la conviction d’un basset en chaleur.
 » si tu connais la réponse, »
…. Ã ce niveau, c’est de l’art.
Cessez de projeter vos fantasmes.
Le résultat des appels d’offres est annoncé par le gouvernement qui les a lancés.
D’après le site government.no « courant 2025 », sans plus de précision.
merci,mais c’est un peu humiliant pour Monsieur Patate d’avoir saisi la réponse du premier coup, et même d’y avoir apporté la réponse attendue. (gaffe, il a le muscadet mauvais)
On attend la qualification en phase finale avant de penser à une potentielle victoire.
Il semble que l’excellence de l’ASM français et certaines caractéristiques ‘natives’ des FDI qui y concourent comme la propulsion, en plus du radar à faces planes -curieusement les F26 britanniques n’en ont pas-, ajoutés à la capacité de Naval Group à monter en cadence, suscitent de réels intérêts chez d’autres pays nordiques, Suède et Danemark pour ne pas les nommer.
auto-congratulation est toujours bienvenue, mais parfois un peu téméraire, surtout avant la victoire. Le CEM de la Marine norvégienne a clairement précisé que les projets de coopération industrielle primeraient sur la qualité brute de tel ou tel bâtiment. On verra si Naval a choisi la bonne approche avec ces centres de recherche.
En gros du moment que cela rapporte, on s’en tape des capacités du navire 🙂 Autant prendre un navire d’origine Allemande ou d’ocas Belge, (il parrait qu’ils les vendent d’occasion, ils n’arrivent pas a débloquer les missiles des silo) … Mais c’est pas cher … Enfin les navire Allemands sont gros et cher, prévoir de sortir en marche arrière des fjords Novégiens …
Il paraît.
Les navires sont chers.
Les navires coûtent cher.
Espérons en effet ! Mais cela dit, pourquoi toujours voir le verre à moitié vide plutôt que celui à moitié plein ? Auto dénigrement ?
@vrai_chasseur
Croisons les doigts.
Si une ou plusieurs ventes export de FDI se font en Scandinavie, ce serait J.Y Le Drian qui pourrait être très satisfait, M. Le Drian à qui l’on doit ce programme FDI, à la place d’une prolongation de la série Fremm, et qui justifiait cela justement en évoquant un meilleur potentiel export de la FDI (en plus du saut de génération).
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Finger cross pour FDI et NG … en Scandinavie comme en Grèce !!!
Pourriez vous partager vos sources? Merci
Si nous sommes, selon leurs dires, des spécialistes de la navigation dans les fjords …..on devrait faire l’affaire .
Par contre avec les équipages autochtones qui semblent avoir beaucoup perdu du savoir de leurs ancètres viking en matière de navigation , il va falloir renforcer sérieusement les aides numériques et divers automatismes par de l’IA …ça pourrait aider
Je vois que les espagnols n’ont pas été sélectionnés malgré leur audacieux concept de frégate sous-marine?
« Cuba » pour parler espagnol…
Bonne stratégie ce me semble. Si cela se termine par une signature ferme la stratégie de NG aura payé. Il s’agit ici de l’archétype d’un projet sain mené en collaboration avec un partenaire européen.
NG avec ses FDI, FREMM, SNA et SNLE par son excellence contribue puissamment à renforcer sur mer notre défense nationale ainsi que la défense des partenaires qui lui font confiance. L’UE doit multiplier ce modèle de projet pour la conception de tous ses systèmes d’armes tant navals qu’aériens ou terrestres et consolider ainsi sa défense contre les carnivores qui guignent son écosphère géopolitique. les fétus se rassemblent petit à petit malgré notre « allié » Trump et son ami Putin.
Ils ne veulent plus bosser avec Navantia ?
pour ce partenariat européen la démarche engagée par les deux parties apparaît très responsable. Si elle se concrétise elle sera mutuellement profitable.
Souhaitons qu’elle fasse école.
Côté militaire aussi on note une augmentation des relations entre MN et forces armées norvégiennes depuis quelques mois,
comme ici : https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-fremm-aquitaine-s-entraine-avec-un-sous-marin-norvegien-dans-le-grand-nord
Et ce n’est pas du tout simplement pour assurer du Soutex pour les FDI … cela va très au delà , car la lutte ASM en Atlantique Nord est tout aussi vitale et stratégique pour la France (et sa FOST / SNLE), que pour la Norvège, et ses nombreuses infrastructures énergétiques, si importantes pour l’économie du pays,
… face à une menace sous-marine russe ne cessant de croître.
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Sans mauvais jeu de mots, avec la Norvège, … nous sommes déjà dans le même bateau 🙂
Bon signe ce memorandum of understanding
Il faudrait que ce mou devienne ferme.
La F-127 n’existe que sur le papier, avec une mise en service prévue pour 2033 ; apparemment la tâche principale de ces frégates sera la lutte AA et non l’ASM. Par ailleurs son gabarit de 10 000t risque de ne pas aider pour la navigation côtière et dans les fjords.
La T-26 semble pas mal, mais gabarit assez important et nécessité d’embarquer 40 personnels de plus qu’une FDI ; 5 frégates => besoin de recruter au moins 200 marins de plus, alors que les difficultés de recrutement dans la marine sont aigus.
La FDI est elle conçue d’abord autour de la lutte ASM, son gabarit ramassé est idéal pour évoluer dans les eaux norvégiennes et au-delà , elle est déjà opérationnelle et ses délais de fabrication sont courts. D’ailleurs :
https://www.navalnews.com/naval-news/2025/04/salamis-shipyards-remerges-as-naval-hub-in-greece-and-the-eastern-mediterranean/
Son prix devrait en outre être bien plus compétitif.
En revanche elle embarque moins de systèmes d’armes que ses concurrents.
Reste l’inconnu de l’offre US.
je comprends même pas pourquoi ils candidatent vu qu’ils n’arrivent déjà pas à assurer leurs besoins propres
il veulent les livrer en 2050, mais payable de suite
Pour ceux qui ne sont pas familiers des affaires (le ‘business’) et de leurs anglicismes: en fait les MOU sont la matérialisation de discussions absolument non engageantes, c’est encore moins qu’une promesse d’homme ou de femme politique..
Cela veut seulement dire que l’on a discuté et qu’on formalise par ce document la compréhension partagée de ces discussions.
Souvent on en fait parce qu’une des parties en a besoin vis à vis d’un tiers, de son chef, d’un peuple etc… pour des raisons d’image. Et l’autre partie commence déjà à marquer des points par rapport à celle qui utilise le MOU dans sa com, si elle sait y faire.
Donc admettons, très bien, mais ici c’est surtout pour faire comme les autres par rapport au donneur d’ordre, ce qui ne mange pas de pain.
Quoi qu’il en soit, les frégates allemandes restent souvent à quai… (on se souvient d’un tout nouveau bateau qui présentait une gîte de 1,5 degré)… celles anglaises également… nos amis espagnols ont été sortis de la cour de récréation… et les frégates américaines n’ont toujours pas dépassé le stade de la planche à dessin… reste NG avec une FDI franchement prometteuse, et des associations avec des instituts de recherche/développements, qui sont quand même l’avenir des bateaux….
Je pense que NG va remporter ce contrat… et d’autres ici même en Europe, mais aussi à l’étranger.
Cit :[ comme DTHOR [surveillance des structures]]
C’est – très bien – expliqué sur votre article :
https://www.opex360.com/2024/10/02/la-marine-nationale-experimente-le-monitoring-hybride-de-coque-pour-optimiser-la-duree-de-vie-de-ses-navires/
Concernant les régions Arctiques et les mers froides un programme civil avait été développé avec certains barlus civils pour évaluer la fatigue sous contrainte en basses températures dans les régions Polaires .
Certains navires Occidentaliens empruntant la Route Maritime Nords étaient équipés de structures comme une poutre en treillis instrumentée sur les superstructures ou avaient leur bulbe d’étrave instrumenté .
Ben désormais ils peuvent plus !
La Norskie dispose d’un centre de recherches – terrestre – concernant ce type de structures exposées aux conditions Arctiques . Rien ne vaut cependant un barlu instrumenté pour recueillir le Big-Data ( exposition répétée aux contraintes en mer ) .
Maintenant ils peuvent davantage ou maintenant ils ne peuvent plus ?