Le chef d’état-major de l’armée de Terre appelle l’arme blindée cavalerie à se réinventer

Si sa « mort » a été maintes fois annoncée par ceux qui le considèrent comme étant une « relique » de la Guerre froide, le char de combat n’est pas près de disparaître, au regard des commandes de Leopard 2A8, de KF-51 Panther et de K-2 « Black Panther » récemment passées par plusieurs pays, des modèles en cours de modernisation ou encore des projets visant à en développer de nouveaux.

« Non, le char n’est pas mort, mais il faut bien l’utiliser. Il est très vulnérable à l’arrêt […] ou s’il n’est pas accompagné de son rideau d’infanterie. […] Sa force, c’est d’être très mobile et de permettre de concentrer les efforts au bon endroit pour rompre le front », avait ainsi souligné le colonel Frédéric Jordan, du Centre de doctrine et de l’enseignement du commandement [CDEC], lors d’une audition parlementaire, en novembre 2022.

Et d’insister : « Le char reste donc un atout, à condition d’être utilisé dans le cadre d’un combat interarmes bien mené. Cela suppose une logistique efficace, en particulier une logistique de l’avant, avec des équipes légères et des véhicules capables de tracter les matériels en panne ou endommagés pour les réparer très vite, au plus près de la ligne de front ». Ce que les forces russes n’ont pas su faire, d’où leurs pertes élevées en Ukraine.

Dans un ordre du jour publié à l’occasion de la Saint-Georges [23 avril], fête de l’arme blindée cavalerie [ABC] qui, cette année, avait un relief particulier car cela fait maintenant 200 ans que sa « maison mère », c’est-à-dire l’École de cavalerie, a pris ses quartiers à Saumur, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, a d’abord fait le constat que le char est encore « présent sur tous les champs de bataille ».

« La cavalerie offre aux brigades et divisions qui l’emploient le renseignement, la vitesse, l’allonge et le choc au contact. Elle incarne la détermination sur le champ de bataille. Elle est un élément de la grammaire stratégique : un critère objectif dans l’évaluation de la puissance d’une composante terrestre. C’est un fait », a continué le CEMAT.

Mais ce dernier a également estimé que l’analyse des conflits en cours [Ukraine, Gaza, Sud-Liban] « révèle des tendances qui pourraient relativiser le rôle de la force blindée, voire la disqualifier » étant donné que les « fronts sont figés », que les « manÅ“uvres sont lentes » et que les « concentrations de force sont frappées ».

Puis, le général Schill a souligné le « fossé » toujours plus grand entre la « sophistication » coûteuse des véhicules de combat et les moyens bon marché utilisés pour les détruire. Et cela dans un contexte marqué par la « transparence du champ de bataille », qui est une « nouvelle donne tactique », susceptible d’affecter les « principes de la manÅ“uvre ».

« Dans une frange de vingt à trente kilomètres de part et d’autre des contacts, tout regroupement d’unités blindées ou mécanisées est la cible d’attaques de frappes menées par la combinaison des feux les plus variés, jusqu’aux drones à faibles coûts » tandis que la « transparence et la précision des feux semblent avoir eu raison du mouvement dans la guerre qui oppose la Russie à l’Ukraine », a relevé le CEMAT.

Cela est en grande partie dû à l’usage intensif de différents modèles de drones, associé aux moyens satellitaires d’observation, à la guerre électronique, aux capacités de frappe dans la profondeur et à l’accélération de la prise de décision.

Dans ces conditions, a expliqué le général Schill, « l’infanterie tient davantage qu’elle ne conquiert, l’artillerie conquiert davantage qu’elle n’appuie, les hélicoptères d’attaque arrêtent les offensives adverses davantage qu’ils ne mènent de raids »… et la « cavalerie appuie et défend davantage qu’elle ne perce ou n’exploite »… alors que c’est sa raison d’être.

D’où ses interrogations sur l’avenir de l’arme blindée cavalerie, dont les capacités ne reposent pas sur le seul char Leclerc mais aussi sur les blindés AMX-10RC et Jaguar… « Quel sera son emploi dans dix ans, dans vingt ans ? Quel nouvel équilibre sera atteint entre le glaive et la cuirasse ? Quel est le char dont l’armée de Terre aura besoin ? Quelles seront ses missions ? Que doit être le cavalier de demain ? », a demandé le CEMAT.

Pour lui, les « cavaliers » n’ont pas d’autre choix que de réinventer le « combat de reconnaissance comme le combat blindé », d’élaborer de nouvelles tactiques « sans carcan doctrinal ni esprit de clocher » et d’innover pour « redécouvrir les moyens de la mobilité pour peser dans la bataille » ainsi que pour trouver les « clés pour dépasser les blocages tactiques ».

« Prenez exemple sur l’esprit d’innovation de ceux qui vous ont précédés. Faites preuve d’audace à l’image de ceux qui percent les lignes adverses. Encouragez l’initiative à l’image de ceux qui éclairent. Soyez au résultat à l’image de ceux font coup au but », a exhorté le général Schill.

« L’armée de Terre a besoin d’unités de cavalerie qui escadronnent pour apporter vitesse, choc et profondeur au corps de bataille. Elle a besoin de soldats aguerris et fougueux ayant le culte de la mission. Elle a besoin de chefs indépendants d’esprit à la foi chevillée au corps », a conclu le CEMAT.

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171 contributions

  1. Czar dit :

    et la « cavalerie appuie et défend davantage qu’elle ne perce ou n’exploite »

    Gamelin avait raison ! Réhabilitation ! Panthéon ! https://theatrum-belli.com/wp-content/uploads/2021/11/Gamelin-2-2.jpg

  2. Nicolas dit :

    Le char, comme tout le reste, a besoin d’une couverture anti-drones sans quoi c’est le massacre assuré. Il revient à son rôle originel, ce pourquoi il a été inventé: le soutien de l’infanterie. Il peut encore servir dans des chevauchées à travers les lignes ennemies si le terrain le permet, dans le cadre d’une guerre de mouvement où les deux adversaires manÅ“uvrent. Il faut certes tirer les conséquences de la guerre en Ukraine mais ne pas imaginer que les guerres futures ressembleront toutes à la guerre en Ukraine…

    • Paul Bismuth dit :

      @ Nicolas
      Il aurait fallut parier sur le VBCI, ce qui aurait pu être une solution (avec le Serval comme remplaçant léger du VAB), mais il a été préférer de faire le Griffon et le Jaguar.

      Probablement pas d’économies, mais au final nous avons 4 types de véhicules blindés légers à roues SCORPION (VBCI, Jaguar, Griffon, Serval):
      https://blablachars.blogspot.com/2020/05/et-pourquoi-pas-le-vbci.html

      La puissance de Bercy, la « dépendance au sentier » c’est à dire la force d’inertie des habitudes de chaque Arme et le conformisme des chefs font que SCORPION est l’arbre de l’effort financier qui cache la forêt du non-investissement dans l’armée de terre française depuis des décennies.

      Nous avons bien besoin des AMX 10- RC pour faire nombre ( actuellement nous avons 100 Jaguar):
      https://www.forcesoperations.com/top-depart-pour-linfovalorisation-des-vbci-et-amx-10-rc/

      Quant au VBAE, il se hâte lentement de sortir des cartons…
      https://www.forcesoperations.com/premier-jalon-atteint-pour-un-futur-vbae-franco-belge/

      • NRJ dit :

        @Paul
        Les VBCI coûtent 4 millions l’unité contre 1,5 million pour les Griffon. Il y a quand même une sacré économie vu les quantités.
        Et niveau puissance de feu, le VBCI est assez bas. Le minimum aurait été de l’équiper avec la tourelle du Jaguar.

      • Encore eût-il fallu que vous l'ussiez su dit :

        Il aurait fallu.

      • Ma préférence dit :

        Mais il a été préféré.

    • HMX dit :

      La clé pour redonner sa place au char et son rôle, c’est évidemment de lui apporter les moyens de protection contre les menaces aériennes, notamment les drones et munitions rôdeuses. Il faut donner au char, et à son environnement (VCI, Infanterie) une bulle de protection pratiquement infranchissable. A l’image des systèmes de défense antiaériens modernes, cette bulle de protection devrait être constituée de plusieurs couches de protection :
      – Couche supérieure (jusqu’à 5000-6000 mètres) : contre les avions, hélicos, drones MALE : missiles MANPAD, lasers de puissance, canons à tir rapide… ce ne sont pas les options qui manquent. Le plus souvent, cette couche supérieure sera « traitée » par des véhicules spécialisés dans la défense sol-air qui accompagneront le char. Mais on peut ne pas s’interdire d’imaginer un obus/missile, tiré depuis le canon du char, capable d’atteindre une cible aérienne.
      – Couche médiane (500-600 mètres) : contre les drones FPV ou munitions rôdeuses. C’est là qu’il faut innover car nous sommes littéralement « à poil » : ces petits drones volant souvent au ras du sol ne peuvent pas être traités par des missiles MANPAD, ni par des canons à tir rapide dans la plupart des cas (risques de dégâts collatéraux ou de « tir ami »trop important). La solution passe par un système d’autoprotection du char par un essaim de drones FPV spécialement conçus pour cet usage. Les drones se déploieraient automatiquement 24/24H en cercles concentrique autour du char, à différentes distances et altitude pour former une bulle de protection de quelques centaines de mètres (liaison sécurisée très courte portée, pour empêcher le brouillage radio adverse). En cas de menace en approche, détectée par les capteurs du char ou par les drones eux-mêmes, le drone le plus proche serait immédiatement placé sur la trajectoire de la menace, pour détonner au bon moment. Le drone perdu serait instantanément remplacé par un nouveau qui prendrait sa place dans la formation. Les drones se relaieraient automatiquement pour aller recharger leur batterie à la « ruche », une boîte située sur le char (ou encore mieux : intégrée dès la conception à l’intérieur du char). En bonus, ces drones FPV seraient évidemment utilisables pour des fonctions d’éclairage/reconnaissance au profit du char et de son environnement, et le cas échéant, les drones pourraient être utilisés en mode manuel par l’équipage du char, pour précipiter un drone sur une cible d’opportunité. Relativement léger et peu coûteux, mais capable de faire face à des attaques saturantes de drones, un tel système pourrait équiper de nombreux véhicules, char y compris.
      Couche de proximité : contre les munitions trop rapides (missiles, roquettes…) et/ou tirées à bout portant et/ou ayant réussi à passer les couches précédentes : on entre ici dans le domaine des systèmes de protection hard kill, désormais bien connus. Il est évident qu’à l’avenir plus aucun char ne devra combattre sans un tel équipement. Relativement lourd et coûteux, à l’achat comme à l’entretien, ces systèmes constituent l’ultime ligne de défense du char.

      Comme évoqué ci-dessus, la création d’un système de défense antiaérienne multicouches du char constitue un préalable, sans lequel il ne sert pas à grand chose de disserter sur la fonction ou la doctrine d’emploi du char, ou sur la masse idéale de son blindage. C’est le premier niveau de réponse qu’on pourrait donner au CEMAT.

      Pour le reste, et comme ses homologues navals et aériens, l’avenir du combat terrestre passe par la dronisation massive. Le char de demain sera donc nécessairement entouré de ses effecteurs déportés, des robots de combat terrestres « gardes du corps » semi autonomes, qui exécuteront les missions les plus dangereuses et exposées au profit du char et de son équipage. C’est apparemment ce qui semble prévu pour le programme MGCS, mais celui-ci n’arrivera pas avant 2040-45 voire au-delà : c’est simplement beaucoup trop tard. C’est donc un deuxième niveau de réponse au CEMAT : le contexte ne nous permet pas d’attendre. Il faut donc expérimenter, « bricoler », tester la robotisation du combat terrestre avec les matériels en dotation (donc avec le Leclerc), et envisager de se doter le plus rapidement possible d’un char qui ne sera peut être pas le « char ultime qui sait tout faire » issu du MGCS, mais le char qui représentera un juste milieu technologique, et qui surtout arrivera au bon moment.

      3ème niveau de réponse au CEMAT : Il faut donner au char de demain les moyens de retrouver ce qui fait sa force : sa mobilité. Au niveau stratégique, cela passe par le fait de (re)créer des moyens de transport ferroviaires et navals (rouliers, ferrys dédiés). Ce sujet est étrangement passé sous silence en France. Mais à quoi pourraient bien servir plusieurs centaines de chars dans l’AdT, si nous sommes incapables de les envoyer rapidement et massivement là où ils seront utiles, c’est à dire loin de nos frontières ?
      Au niveau opératif, en dehors de la menace des drones, on a vu en Ukraine que ce qui stoppait les chars était tout simplement les obstacles antichars, et les mines. Rien de nouveau en soi, mais une tactique redoutablement efficace. Le char de demain devra donc être accompagné de moyens de bréchage (évidemment dronisés) en quantité beaucoup plus importante qu’actuellement. Mais il va surtout falloir innover dans la lutte contre les mines et IED. Une solution consisterait à concevoir un système de déminage dynamique, basé sur une escadrille de drones aériens dédiés qui emporteraient chacun des capteurs spécifiques et complémentaires (géoradar, capteurs magnétiques, à ondes acoustiques, radar à ondes millimétriques, imagerie thermique, etc…). Les drones établiraient en quelques minutes la cartographie d’un champ de mines. Puis des drones FPV low cost chargés d’explosifs seraient envoyés précisément sur l’emplacement des mines, ouvrant ainsi un passage. L’immense intérêt d’un tel système serait sa réactivité : on pourrait aller jusqu’à imaginer un convoi de véhicules en mouvement, qui serait à peine ralenti par le passage d’un champ de mines. Ce qui contribuerait à redonner au char son atout principal : la mobilité.

      • Sempre en Davant dit :

        Les AMX 30B2 du 4éme RD ont, autant qu’il m’en souvienne, fait le voyage sur une zone renforcée d’un de nos porte avion.
        Il me semble que vous n’osez pas sortir du « la guerre à zéro mort ». Hélas il faut accepter les pertes car elles surviendront. Il faut prévoir de pouvoir reconstituer, adapter, progresser… et vaincre. Ce qui n’est pas strictement militaire et fait redouter que les €urocrates privilégient les intérêts de leur soviets et la narration associé.

        Enfin, vous omettez le NRBC, qui devient une évidence sitôt que certains seuils sont franchis, y compris dans le simple cadre de l’accident industriel. Le plus obsédé de NRBC que j’ai connu était un Cne de Chasseur à pied d’un gabarit très supérieur au standard de son arme. Comment envisageait il de combattre en S3P alors qu’il semblait bien ardu pour lui d’entrer dans un 10P en tenue de sport. Et cela reste une question pour l’infanterie : où allez vous caser tout ça ? Où vous décontamineriez vous s’il vous faut entrer dans vos engins pour vous abriter des feux ou manÅ“uvrer vite?

        Enfin, il est illusoire d’envisager un conflit sans un usage massif sur tous les bouts de notre territoire national y compris les îles… Cette guerre toy’s are us pose en nombre d’endroits la question NRBC. Le déploiement à In Amenas de chars lourds ne m’a jamais semblé idiot. La capacité à résister aux feux et a observer de loin n’a rien d’inutile… Mais dans notre cas : faut’il des moyens particuliers pour ces contextes ? Quid d’une pelle et d’un bouteur? Et dans quelle base intellectuelle : char lourd ou engin lourd de carrière?
        La question de la zone contrôlée par les capteurs fixes et les armes de bords, celle de la zone drones « propres » et données des copains forme des bulles successives comme en formait autrefois le combat aéroterrestre.

        Conclusions?
        La première question est celle de la transparence du champ de bataille : satellites, avions, et autres foutus capteurs doivent être détruit quand les violons du bal regardent leurs archets. S’ils ont le temps d’accorder leurs instruments c’en sera fait de la manÅ“uvre.
        La seconde, vous l’avez très bien formulé récemment à propos des l’emplois de mines-drones-capteurs… robots très méchants. Des bancs de sables mobiles et naufrageurs.
        La troisième, comme nos anciens : « pourvu qu’ils tiennent ! – Qui ça ? – l’arrière !!! Car les drones nautiques de la mer noire ont bien des emplois qui tous ne réclament pas de véhicules amphibie. Car les psychoses les plus violentes suivraient quelques drones proches de ressources en eau… Etc

      • tow dit :

        Tous les moyens de l’armée ne tournent pas autour du char.
        Le char n’est qu’un truc parmis d’autres, ni plus, ni moins.
        Le CEMAT n’est pas à la recherche de solutions pour redonner une place et un rôle central au char pour pouvoir faire comme avant, il demande à la cavalerie de revoir ses habitudes et son fonctionnement. La cavalerie ce n’est pas que les chars, c’est aussi des véhicules comme le Jaguar et même les VBL dans les ERI. La cavalerie avant ses moyens, c’est un rôle, une mission.
        C’est cela qu’on cherche à faire évoluer, le char y trouvera plus ou moins sa place

  3. raphael dit :

    Oui en attendant en cas de conflits on se traîne 200 leclerc tellement précieux qu ils sont entreposés dans des vitrines sous alarme. Un sergent chef a même pète une durite à mourmelon quand il a vu un brin d herbe coincé dans la chenille. Faut pas déconner.
    L audace commence par le carnet de chèque. Sans chèque pas de blindé. Pas de blindé. Pas d idées.

    • LEONARD dit :

      @raphael
      Selon vous, la réussite se trouve donc dans l’échec ?

      • Zaratoustra dit :

        Bonsoir, bonsoir,
        je ne peux résister à la tentation de vous citer ce trait d’esprit du regretté W. Churchill, lequel en connaissait un rayon sur la résilience :
        « La réussite, c’est aller d’échec en échec avec enthousiasme ».

  4. Rondeau dit :

    Wait and see. Son analyse est intéressante en filigrane il ressort que l’artillerie a repris du grade mais que l’arrivée des drones a tout bouleversé en terme d’efficacité et de coût. Une petite digression; en lisant un article du Monde suivant des soldats ukrainiens utilisant des FPV ; au détour d’une phrase l’un souligne l’inutilité des drones MALE dans cette guerre.

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      En termes d’efficacité et de coût.

      En matière d’efficacité et de coût.

    • Vins dit :

      Analyse intéressante?
      Quand on s’en remet à l’audace de ses soldats c’est pas bon signe. À part dans les films américains où ça fait de beaux spectacles…

  5. Stoltenberg dit :

    Le niveau de réflexion sur l’arme blindée en France est parfois juste lamentable. À commencer par le culte de l’arme légère dont on peut se demander si les prôneurs manquent de neurones ou plutôt de considération pour la vie humaine. Un dilettantisme tragique en conséquences pour les équipages. Je me rappelle toujours du blog débile qui prône le « char léger de percée » (sic!) tout en oubliant pourquoi le concept de tankette a disparu après confrontation avec la réalité au début de la 2nde GM ou encore l’histoire du T-60 soviétique surnommé cercueil des frères d’armes. Je suppose que ces experts à 2 neurones veulent la même chose pour les frères d’armes français? Le char est censé apporter un soutien de feu mobile, fiable et surtout bien protégé (sans quoi le reste n’a aucun sens si l’appareil ne peut pas s’exposer au feu adverse). N’en déplaise aux « experts ».

    Concernant les drones, leur impact sera limité avec l’arrivée en masse des systèmes de protection active (bonne chance pour les installer sur une plateforme légère 😉 ), armes laser ou brouilleurs électroniques. De plus, avec la domination aérienne et la capacité de frappe en profondeur, l’OTAN pourra oblitérer les capacités de fabrication, déploiement et soutien pour ce genre d’équipements. Les retex ukrainiennes ne sont en aucun cas un enseignement pour l’OTAN en cette matière. En tout cas pour les armées de l’OTAN qui ne comptent pas bâcler le sujet et se doter de moyens nécessaires. Bonne chance aux équipages français dans leurs « chars légers de percée » et sans la moindre protection…

    • NRJ dit :

      @Stoltenberg
      Pour le coup je vous rejoins. Malgré tout, je pense que la guerre en Ukraine a démontré que les chars trop lourds n’étaient pas adaptés car trop chers et trop vulnérables malgré leur poids. Baisser le poids des blindés lourds entre 40 et 50 tonnes semble être une meilleure option que faire le véhicule le plus protégé du monde, bien qu’aussi le plus lourd.

      • Stoltenberg dit :

        Si la guerre en Ukraine a démontré quelque chose qui nous concernerait, c’est ce que l’on savait déjà: l’équipage et la logistique sont au centre de tout. J’ai l’impression que le général s’est un peu aventuré dans ses divagations sur le futur de la manÅ“uvre ou de l’équilibre entre le glaive et la cuirasse. Je n’ai pas l’impression que ce soit particulièrement pertinent d’en parler. Surtout qu’il a oublié de mentionner que le temps d’entraînement des équipages français est systématiquement écourté et la logistique du char Leclerc est presque inexistante (hormis cannibalisation).

    • UnKnown dit :

      Tiens, le clocher dont parlait le CEMA…
      Vous pouvez alléger les chars, très fortement même, si vous vous passer de la nécessité de la protection de l’équipage : une dronisation complète de l’engin. En faire des « loyal wingmen » mais au sol. Avec en bonus un allègement de la charge logistique par unité si vous retirez 15-20 tonnes de ferraille par mastodonte. Je ne sais pas si le programme SCORPION pourrait permettre ce type de fonctionnement réseau centré, mais si ça fait partie des perspectives de l’arme aérienne, ça pourrait aussi s’appliquer pour l’armée de terre.

    • Flo dit :

      Mais le plus important c’est que nos véhicules tiennent dans un A400M pour aller faire de la Gendarmerie lourde en Afrique l’ami.
      Dans les faits la France n’a absolument rien d’une armée de haute intensité et ne l’aura pas plus dans 10 ans.

      • Stoltenberg dit :

        En effet, hélas. Il ne faudra pas pleurer lorsque les Abrams ou K2 vont gagner de nouveaux contrats.

    • Felipe dit :

      il serait peut-être temps de sortir du paradigme du « matériel qui fait ou ferait la différence ». si les drones en Ukraine ont fait une irruption massive , c’est parce que les Russes ont manÅ“uvré comme des « quiches », ou plutôt n’ont pas manÅ“uvré, persuadés qu’ils étaient que ça allait se passer comme à budapest en 56 ou Prague en 68.
      si le drone est omniscient sur le théâtre ukrainien, c’est certainement du à l’immobilisme du champ de bataille. nous avons affaire à une guerre de drones parce que la manouvre est bloquée.
      la surprise y est quasi impossible (sauf le cas du gazoduc parce que le renseignement n’a rien vu , parce que le renseignement image et GE permet de déceler toute concentration de forces. celui qui gagnera et percera sera celui qui arrivera à prendre la supériorité informationnelle sur le secteur de la percée. en d’autres termes, celui qui rendra aveugle les satellites et saturera le champ électromagnétique adverses. l’escalade , La vraie, en ukraine , ce ne sont pas les TAURUS, les SCALP ou les F16. l’escalade aura lieu quand un des deux camps rendra totalement aveugle l’adversaire.
      d’où l’importance de la supériorité technologique et opérationnelle dans le domaine spatial et aérien. la décision au sol sera réalisée quand la 3D sera à nouveau maîtrisée, ne serait-ce que dans la zone d’effort (supériorité focalisée)
      l’engagement de masses blindées sera à nouveau possible. les drones seront toujours présents mais sans coordination de la manoeuvre défensive, la percée aura lieu. En 45, les panzefaust étaient distribués par milliers… cela n’a pas empêché la percée soviétique.
      je suis fantassin mais la mobilité tactique du blindé -mécanisé est la condition essentielle au maintien du tempo dans l’attaque. la percée et l’exploitation ne feront plus qu’un. le but restera d’empêcher le rétablissement de l’ennemi sur une ligne coordonnée. c’est d’autant plus vrai qu’en 2025, la décision devra être acquise rapidement, simplement parce que nous sommes incapables (psychologiquement et matériellement) de conduire une guerre longue.

      • Stoltenberg dit :

        Je vous rejoins globalement. La supériorité matérielle, technologique et humaine permet de redonner de la manÅ“uvre. Phase dans laquelle les Russes sont particulièrement faibles. Concernant les drones en tant qu’effecteurs, ce sont les APS, GE et lasers qui vont résoudre le problème.

      • leo dit :

        Effectivement, je pense que nous (la France et les Européens) ne peuvons pas soutenir des combats de haute intensité sur longue durée. Cela ne signifie pas pour autant une guerre très courte. Cela signifie peut être de chercher à faire autrement: affaiblir systématiquement par des frappes longue portée précises mais pas nécessairement de forte puissance toutes les infrastructures clé (usines d armement, dépots d armes, noeuds ferroviaire, bases aériennes…) voire le potentiel économique comme essaient de le faire les Ukrainiens avec des moyens limités.
        En opération terrestre, nous n avons pas vocation il me semble à attaquer, seulement le cas échéant à contrattaquer. Cela ne peut se faire probablement qu en réaction très rapide donc suppose à mon sens que les chars soient déja prépositionnés: dans les PaysBaltes par exemple. Comme les blindés des FFA à proximité de la trouée de Fulda.
        Et nous nous interdirons en cas de succès à aller très loin en territoire russe.

        Mais un conflit majeur avec la Russie ne peut pas seulement dépendre de l issue favorable d une contrattaque, c est trop risqué, il faut donc être capable de dégrader très sérieusement la puissance de l adversaire.

        • Felipe dit :

          Je reste persuadé -et ce n’est pas une bonne nouvelle – qu’il faut escalader rapidement pour emporter la suprématie « par le haut ». ce qui implique une opération en coalition (avec les USA de Trump, autant dire que c’est terminé). mais la réponse proportionnée n’a plus beaucoup de sens en haute intensité. il faut neutraliser les couches systémiques pour que la supériorité tactique des groupements mécanisés fasse la différence. cela veut dire neutraliser les capacités de renseignement, de communication et d’échange de l’info, de télépilotage des drones et MTO, enfin de neutralisation (GE, laser ou cinétique) des drones adverses. si nous attendons la percée « par le bas », autant rêver. la généralisation et la décentralisation du couple rens -feux interdira le succès au « terro-terrien ». la fin du multidomaines-multi champs ???
          bref, tout sauf simple.

      • NRJ dit :

        @Felipe
        Pas d’accord. Les drones se sont révélés aussi en combat mobile. Si on suit Tytelman, qui est sûrement l’un des mieux informé sur le conflit (et aussi un peu partial, mais c’est son droit), l’attaque à Koursk a été limité aussi par les drones. Si les Ukrainiens sortaient des zones brouillées dans leur attaque, les véhicules se faisaient démolir.

        Maintenant, je suis d’accord que supprimer les moyens d’observation de l’adversaire est un bon moyen. Mais est-ce possible ? Tirer un satellite adverse dans l’espace n’est pas encore possible (les laser n’ont pas la puissance jusqu’à maintenant. Mais peut-être dans 10-20 ans). Et détruire des satellites au missile ne fait qu’une pluie de débris qui vous apportera l’hostilité du monde entier. On peut penser aux avions spatiaux, mais seront t’ils suffisants avec les nombreux satellites en orbite ?

  6. NRJ dit :

    C’est des questionnements intéressants. j’ai tendance à me dire que le char de combat comme on l’a avec l’Abrams ou le Leclerc est à peu près mort. Le VCI est bien plus utile en Ukraine.
    Pour le coup, j’imagine soit des VCI relativement lourds (50 tonnes max) et chevilles pour percer les lignes de front. Éventuellement on pourrait remplacer le canon de 30 ou 40 mm par un canon plus lourd à faible recul (le 105 mm de l’AMX-10RC ou le 120 fer utilisé sur le projet Vextra). Et on pourrait l’associer à des chars bien plus légers (éventuellement dronisés) de 5 à 10 tonnes qui servent en fait simplement de protection contre les armes légères (jusqu’à la mitrailleuse lourde) lors des percées ou du combat en zone urbaine. On pourrait les équipée du canon de 20mm qui équipe nos VBCI ou sinon de mitrailleuses de 12,7 mm. Si ces équipements sont dronisés, l’intérêt est qu’on pourrait les envoyer au casse-pipe sans se poser de question.

  7. C’est qui le chef ? dit :

    Très bizarre ce discours, à la fois alarmiste sur l’avenir de la cavalerie et rassurant sur les constantes.

    C’est du « en même temps » de Macron et du pape François.

    Quel est l’intérêt d’un tel discours en public ?

    Ce discours , comme ses posts Linkedin, sont inbitables …

    • HMX dit :

      @C’est qui le chef
      Personnellement, je trouve plutôt sain et rassurant que le CEMAT invite les cadres de l’AdT à réfléchir et à s’exprimer. Démarche à applaudir, et à amplifier.

      Ce qui est plus dérangeant, c’est que cette démarche de réflexion sur le devenir de l’Arme Blindée de Cavalerie intervienne maintenant, en 2025, alors que le programme MGCS a déjà franchi les étapes d’analyse et de définition du besoin : cela signifie donc que d’autres personnes ont déjà répondu depuis plusieurs années à la question posée par le CEMAT… et si par malheur, les cadres de l’AdT n’avaient pas la même vision du char du futur que les ingénieurs de KNDS, on fait quoi ?…

  8. albert dit :

    effectivement on a tous vu que les blindés se sont avéré etre un cercueil roulant dans une guerre de haute intensité. au front la durée de vie d’un tel engin se compte en minute. Ultra vulnérable aux mines, aux missile antichar, aux drones leur utilité est plus que contestable.
    L’ukraine a démontré que l’artillerie de précision reste de loin pus efficace, que les missiles guidés, les drones, sont plus adaptés au combat du front.
    Certes les chars sont utiles lors d’un assaut, et vu le risque certain pour les équipage peut etre devrions nous envisager une génération de blindés « drone », c’est à dire télé commandé à distance.

  9. Math dit :

    Quel serait l’essaim instopable, vu les feux dont disposent les uns et les autres? Le cheval a été arrêté par la mitrailleuse et le canon. Le chars par les mines, l’artillerie et les missiles. Qu’est ce qui saurait éviter tout cela, en semant l’effroi et le chaos…

  10. Bastan dit :

    Depuis la création du char de combat, le problème fut la doctrine d’emploi. Des premiers combats dans la région de Calais, et par l’Armée française en 40.

  11. Stakan Vada dit :

    Le char est incontournable sur le champ de bataille, c’est évident. Reste à définir son évolution technologique face à la menace des drones. Quand on rembobine sa mémoire, les roquettes antichars du début puis les missiles antichars ont considérablement fait évoluer la conception même des chars avec l’apparition de nouveaux blindages, des dispositifs actifs de défense et une meilleure détection de la menace. Les drones constituent une nouvelle menace qu’il convient de contrer grâce à l’évolution technologique dont l’IA fait partie. Oui il est donc urgent de s’adapter. Mais sur ce point , nous n’avons jamais été au rendez-vous de l’histoire avec une certaine régularité il faut bien l’admettre.

    • Rogger dit :

      exact. important de le dire …
      nous somme souvent en retard en terme doctrinale. mais dans le développement technique militaire nous ne somme pas vraiment au points.. ( pour le matériel terrestre )

      • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

        En termes doctrinaux.

        En matière doctrinale.

        En contenu doctrinal.

      • Un point c'est tout dit :

        Nous ne sommes pas au point.

        Au point.
        Au courant.
        Au pied du mur.
        Au milieu.
        Au niveau.
        Au fait.
        Au beurre.
        Au feu.

        Mais :
        Nous ne sommes pas aux pièces.
        Aux petits oignons.
        Aux quatre vents.
        Dinde aux marrons.

      • L'Insoutenable légèreté de l'être dit :

        Nous ne sommes pas.

  12. VinceToto dit :

    Ont ils essayé le concept de Brigade combinés? Parait que c’était efficace pendant la guerre de Cent ans.
    Et puis la Chine, et d’autres, travaille ce concept en 2025: https://oe.tradoc.army.mil/product/pla-bets-on-combined-arms-brigade-as-its-maneuver-workhorse/

    • Nicolas R dit :

      Merci pour le lien. Depuis 20 ans l’US Army emploie également pour ses brigades blindées des « combined arms battalions » à 2 escadrons sur Abrams et 1 cie méca sur Bradley (après avoir été pendant un temps en structure quaternaire à 2 et 2). Un bon compromis sur le terrain, finalement assez proche du concept du GTIA.
      Le concept est antérieur à l’invasion de l’Irak en 2003, mais a été validé par les premiers RETEX irakiens pour une généralisation en 2004 ou 2005.

      • VinceToto dit :

        Vous avez faux(Je le note car c’est rare)! J’ai oublié « armes »: Brigade armes combinées.

  13. LM dit :

    Désolé d’être un peu méchant, mais normalement le CEMAT devrait avoir des (ses) réponses (bonnes ou moins bonnes) aux questions posées.
    Sinon, que fait il à la tête de l’armée ?
    Il ferait peut être mieux de laisser sa place à un général qui a une vision nette pour moderniser l’armée maintenant.
    Car dire « je sais défendre, mais je ne sais plus comment attaquer » est certes honnête mais pas très rassurant.
    Refiler le bébé aux « cavaliers » qui n’ont aucun pouvoir sur le choix très politique du futur MGCS est limite malhonnête.

    Quand à l’analyse de l’Ukraine : la principale cause de gel du front est justement l’absence d’une force blindée mobile suffisante pouvant se concentrer rapidement en un point du front. Les 2 adversaires sont à sec.
    Reconstruire une force autonome de 500 chars + 1000 blindés + tout le feu et la logistique nécessaire… capable de se concentrer à 100km du front avant de frapper est le rêve des 2 camps.
    Ils n’en ont juste plus les moyens.

    • Math dit :

      Si c’est le nombre qui compte, on a déjà une information sur ce que ne doit pas être le char du futur.

    • NRJ dit :

      @LM
      « la principale cause de gel du front est justement l’absence d’une force blindée mobile suffisante pouvant se concentrer rapidement en un point du front. » Non ce n’est pas ça la cause du gel du front. Ce n’est même pas les drones kamikazes. La vraie cause du gel du front est l’association drones d’observation-artillerie-champs de mines.
      Par rapport à la seconde guerre mondiale, l’artillerie actuelle porte beaucoup plus loin (30 à 40 km contre 5 à max 10 km pour les canons, pour les roquettes c’est bien plus), beaucoup plus fort (calibre et cadence de tir), et avec une précision sans commune mesure grâce aux améliorations des canons (ex le CAESAR qui tire aussi bien que le M109 sans nécessiter de laser). On a donc une artillerie dont l’effet est démultiplié, ce qui permet de raser des zones entières en quelques minutes, ni plus ni moins.
      Et vous associez à tout ça des drones d’observations qui vous montre en temps réel le résultat de vos tirs pour que le deuxième tir touche au but 20 secondes après le premier.

      Le résultat, c’est que dès qu’il y a des obstacles qui ralentissent l’attaquant sur le no mans land, que ce soit des champs de mines ou des simples tranchées, c’est du tir au pigeon pour les blindés. C’est ce explique l’échec des ukrainiens à Zaporija en 2023, ou l’échec des russes dans toutes leurs offensives (et si vous voulez un exemple précis, Vulhedar en 2024).
      Donc vous aurez beau avoir avoir vos 2000 blindés sur 10 points du front, le seul résultat que vous aurez à l’heure actuelle, c’est des chars qui vont s’arrêter au premier champs de mines ou aux premiers points de résistance (tranchées, barrage antichar ou autre), et qui vont se faire démolir par l’artillerie dès les premières secondes.

      Actuellement, les seuls moyens qui ont été trouvé pour progresser, c’était soit par la surprise (Koursk et Karkhov), le défenseur qui a une situation logistique précaire (Kherson), ou sinon les attaques d’infanterie (les russes depuis 2 ans, et les ukrainiens en 2023) qui progressent mètre par mètre.

      Que pensez vous qu’il faille faire pour sortir du gel du front ? Je suis curieux de voir votre solutions.
      Pour ma part, j’imagine l’utilisation des hélicoptères d’attaque pour faire baisser les têtes et réduire ainsi au maximum la durée de franchissement. A cela, on peut associer l’utilisation de drones kamikaze, possible à IA pour couvrir une surface maximale derrière les lignes et sanctionner le plus possible tout tir d’artillerie adverse. Evidemment, les hélicoptères d’attaques coûtent une blinde, et une telle attaque mènera à de fortes pertes. Mais si ça permet de percer le front, je pense que le calcul peut être gagnant.
      Le seul souci actuel, c’est que les ukrainiens ont beaucoup de missiles anti aériens, et que les ukrainiens n’ont pas ou presque pas d’hélicoptères d’attaque adaptés. Donc rien ne peut changer, d’un côté comme de le’autre.

      • LEONARD dit :

        @NRJ
        Le développement des drones FPV s’accélère dans deux directions:
        – La portée (on approche des 30 kms) et
        – La frappe en essaim. (tests Ukr).
        La rupture capacitaire viendra si les Ukr arrivent à fiabiliser leurs essaims de drones autonomes en cours d’essai, capables d’agir en essaim sur 40 km de profondeur, en 3 vagues: (1 pour l’artillerie sur 40 à 20 km, 1 pour les véhicules, sur 20 à 10 km, 1 pour l’infanterie, sous les 10 km). Potentiellement, ça permet la percée, à condition de régler la question des mines (des tentatives par drones là encore, mais peu probantes apparemment), le risque avia étant pour l’instant repoussé à une 30ne de km du front.
        Dernier point, il semble que le brouillage ruZZe soit de moins en moins efficace, des attaques des systèmes par les drones eux-mêmes ayany été enregistrés, mais en la matière, tout avance très vite.
        Une fois les 2-3 lignes défensives disloquées, la percée sera possible et la mécanisation (chenilles et roues) permettra la vitesse de progression et la manoeuvre.
        Mais on n’en est pas là, même si les 4 millions de drones Ukr annoncés doivent bien avoir un objectif….

      • Faites un don à l'association de sauvegarde des consonnes abandonnées dit :

        Les seuls moyens qui ont été trouvéS.

      • Démonstration dit :

        Des drones d’observation qui vous montrent.

      • FNSEA dit :

        Les mines disséminées dans les champs sont une calamité pour l’agriculture dans les anciennes zones de guerre.
        Cela dit, le mot champ s’écrit sans s au singulier.
        Au premier champ de mines. Le champ de manÅ“uvre. Sur le Champ-de-Mars. Mort au champ d’honneur.

    • Cantatrice dit :

      S’il vous plaît. Quant à. Avec un t. Pas un d.
      Quant à = En ce qui concerne. Quand à = Lorsque à.
      Quant à l’analyse de l’Ukraine…

    • Si vous ne mettez pas tous les mots, ça va beaucoup moins bien marcher…

  14. Roland DESPARTE dit :

    D’où le programme TITAN :
    https://www.athena-vostok.com/article-sans-titre-19
    PS : Ne pas confondre avec l’Opération Titan ou le dispositif Titan en Guyane.

  15. Kardaillac dit :

    Il me souvient que ce ne sont pas les drones ni les unités anti-chars qui ont brisé la grande offensive ukrainienne vers Marioupol, mais les champs de mines étanches et les coupures de terrain fortifiées de Sourovikine.
    L’effort est à porter aussi sur le bréchage, non ?

  16. Flippant dit :

    Lire ça, c’est flippant. Peut-être qu’il est temps de tourner la page, papi.

  17. Rakam dit :

    Sympa le chef….réinventer vous ,comment, ben demerdez vous…

    • tschok dit :

      Non, c’est pas ça, il donne l’autorisation de le faire.

      Les armées sont en général assez conservatrices, elles refusent les innovations et sanctionnent les gens qui innovent. Il faut que le chef donne l’autorisation d’innover, ce qui lève implicitement le dispositif de sanction.

      Maintenant, si vous l’écoutez, en réalité, il a quelques pistes de réflexion.

    • Concours Lépine dit :

      Réinventez-vous.

  18. Alb atroce dit :

    Et ?
    Que propose t il ?
    Il fautréfléchir et faire des powerpoints ?
    .
    Quelques pistes
    1-Garder des chars très blindés avec du calibre (des EMBT fabriqués ou du moins assemblés en France, l’idéal serait de construire les moteurs allemands en France de même pour du moins 800 à 1200 engins, avec du 120 mm ou du 140 mm en support : 1 en 140 mm pour 2 en 120mm)- accompagné d’un tas de drones et de moyens anti drones ou aériens filo guidés ou bien protégés
    2 De l’infanterie bien protégée dans des VBCI ou dans des bunkers lorsquelle est fixe (on ajoute 2 à 3 compagnies à chaque régiments de France avec des appelés sélectionnés au préalable par l’Armée, pas question de prendre tout le monde on n’en a pas les moyens, les appelés seraient bonifiés de 1 à 2 ans de cotisation retraite à faire en moins que les autres)
    avec de l’artillerie mobile en nombre et puissante (CAESAR et LRU)
    3-Pour l’observation des drones et surtout des choses nouvelles comme les drones haute altitude et les ballons stratosphériques
    4-un tas de munitions (à refabriquer d’urgence en France : 2 millions pas an, on arrivera bien à les brûler ou les vendre aux voisins, les espagnols par exemple qui ont dû refuser de commander à Israël ces muns) et de drones kamikazes qu on pourrait fabriquer sur commande au plus près des unités grâce à ces usines mobiles en containers avec des copieurs 3D)
    5- de la maintenance mobile et des grues ainsi que de la médecine d’urgence près du front (dans des containers sur camion ou remorque)
    6-décentralisation au niveau du SGTIA voire du GTIA, on abandonne les formations régimentaires ou bataillonnaires au front
    7-police et gendarmerie seraient dotés de régiments d’appelés ou de compagnies de CRS auxiliaires, pour tenir le pays et faire du Sentinelle, les Armées se préparant à la guerre conventionnelle qui en tardera plus longtemps avec Palpoutine toujours au pouvoir et Trump puis sont pote Vance futur locataire à la Maison Blanche.
    Et pourles finances : on baisse drastiquement nos dépenses sans augmenter encore els impôts, là encore plein de choses à faire qui rapportent par milliards

  19. Frede6 dit :

    En gros arrêtez de chouiner et mettez vous au boulot.

    • Bureau des pleurs dit :

      Voilà ! C’est ça.
      Aaaah, ça va peut-être nous faire un peu d’air…

  20. Kellermann dit :

    Outre une certaine confusion, il y aussi une certaine confusion mentale qui s’installe de part et d’autre. Les surprise techniques et stratégiques mettent toujours un certain temps à recevoir la bonne réponse.: l’automne 1914 a révélé l’efficacité du canon d’artillerie à tir rapide, les premières contre offensives françaises ont découvert que les mitrailleuses – en nombre suffisant au niveau régimentaire/ bataillon côté allemand- mettaient vraiment beaucoup d’acier en l’air ( de l’acier en l’air, déjà… ).
    Il a fallu plus de trois ans pour sortir de cette impasse tactico-opérative.
    Il n’y a pas d’opérations terrestres réussies depuis un certain temps sans la supériorité aérienne.
    Or le front ukrainien révèle une situation partagée, où les moyens occidentaux mis en Å“uvre côté ukrainien sont venus freiner les capacités de domination -réelles- des Russes. Lesquels de ce fait recourent à des moyens balistiques de tout type, y compris aériens à vol classiques du type « shahed » ( je ne parle que des drones qui agissent dans la profondeur), combinés à une supériorité des feux et des effets de guerre électronique – le CEMAT n’en parle pas- ( un rapport au moins de 6 contre un qui arrache pièce par pièce les lignes ukrainiennes, certes petit à petit mais toujours dans le même sens). Là, on est toujours dans un conflit « classique ».
    Cette situation viendrait-elle à changer, la position des dronistes de part et d’autre deviendrait beaucoup plus intenable et les moyens de décision mécanisés retrouveraient assez vite leur place, peut être pas celle d’avant , mais une certaine place. L’offensive surprise UKR de Koursk a bien démontré qu’il fallait ce genre de moyens pour exploiter les brèches existant tôt ou tard chez tout adversaire.

    • NRJ dit :

      @Kellermann
      Les canons à tir rapide n’étaient pas une surprise en 1914. Tout le monde savait que l’affrontement serait violent et meurtrier. Les doctrines prévoyaient d’ailleurs que les offensives de fantassins soient appuyées par de l’artillerie. C’est de là que vient le 75 d’ailleurs qui était optimisé pour le déplacement rapide.

       » ( je ne parle que des drones qui agissent dans la profondeur), combinés à une supériorité des feux et des effets de guerre électronique – le CEMAT n’en parle pas- ( un rapport au moins de 6 contre un qui arrache pièce par pièce les lignes ukrainiennes » je suis curieux d’en lire plus sur les outils de guerre électronique qui seraient plus nombreux côté russe. Pouvez vous nous en dire plus ? Si vous avez des sources, je suis également intéressé.

  21. TIIT dit :

    C’est compliqué de se reinventer avec peu de chars. Soyons réalistes

  22. Belzebuth dit :

    Pour cela, il faudrait aussi des véhicules blindés capables d’accompagner les LECLERC…
    D’autres pays européens ont fait ce choix, pas la France.
    https://blablachars.blogspot.com/2025/04/vers-un-achat-groupe-de-cv90.html

  23. Rogger dit :

    bonjour. bon ils y a 25 ans , au CT2 de l’ABC les sous officiers voyaient les mussions de combats ( reconnaissance. raide blindé. flan garde . jalonnent. couos d’arrêt. ect. )
    la mise en place d’officier a tous les poste de CDP a conduits a une perte de souvoir faire techniques et tactique catastrophique…
    Ensuite la charisation des matériels a reduits drastiquement le savoir des équipages blindée.
    D’ailleurs dans les années 1995 , nous étions toujours incapable de conduite un combats interarmées efficace…
    les manuel de l’ABC et de l’INF ne sont pas capable de s’accorder…
    D’ailleurs une mussion simple comme l’escorte de convois est deja problématiques…
    Donc certe ils faut évoluer, deja etre capable de conduite un combat du niveau 2emDB 1944 me semblent un minimum…
    points important, si le char Leclerc reste un véhicule de 1er force . le Jaguar ne peux nullement remplacer l’AMX10RC…
    important de le dire…

    • Francorusse dit :

      Si on met des flans pour garder les côtés, pas sûr que le dispositif soit très efficace, quel que soit le parfum…

      En flanc-garde, seul le flan empoisonné aurait une petite chance de fonctionner, si l’ennemi est gourmand et a un petit creux.

      Sinon, l’adversaire va rentrer comme dans du flan dans les flancs de nos formations.

    • Peu, peuh, peut, peux dit :

      Je peux, tu peux, il peut.

      Le Jaguar ne peut nullement remplacer l’AMX10RC.

    • Robert Collins dit :

      Un raid blindé.
      Le terme anglais « raid » est entré dans la langue française et n’est pas considéré comme fautif, bien qu’il vous soit loisible, dans un contexte guerrier, d’utiliser à la place incursion, coup de main ou attaque surprise.

      Il ne faut donc pas confondre le nom raid et l’adjectif raide (qui se dit aussi roide), dont le sens est bien différent.

      J’ai le dos raide, je ne pourrai pas participer au raid.

    • Relisez-vous, SVP dit :

      Bonjour. Bon iL y a 25 ans, au CT2 de l’ABC, les sous-officiers voyaient les mIssions de combaT (reconnaissance. raiD blindé, flanC-garde, jalonneMEnt, couPs d’arrêt, eTC.)
      La mise en place d’officierS À tous les posteS de CDP a conduiT À une perte de sAvoir-faire techniques et tactiqueS catastrophique…
      Ensuite, la charisation des matériels a rÉduiT drastiquement le savoir des équipages blindéS.
      D’ailleurs, dans les années 1995, nous étions toujours incapableS de conduiRe un combaT interarmées efficace…
      Les manuelS de l’ABC et de l’INF ne sont pas capableS de s’accorder…
      D’ailleurs, une mIssion simple comme l’escorte de convois est dÉjÀ problématiquE…
      Donc, certeS, iL faut évoluer, dÉjÀ Être capable de conduiRe un combat du niveau 2E DB 1944 me semblE un minimum…
      PoinT important, si le char Leclerc reste un véhicule de 1RE force, le Jaguar ne peuT nullement remplacer l’AMX10RC…
      Important de le dire…

  24. Rogger dit :

    exacte. le VBCI n’est rien d’autre qu’un gros VAB mieux armée…
    d’ailleurs s’ils est bien protégé et fonctionnent correctement, ils menquent de puissance de feu..

    • tschok dit :

      Le VBCI est un VCI qui a succédé à l’AMX10 P.

      Le successeur du VAB, en plus gros et mieux armé, c’est le Griffon, qui connaît une déclinaison plus légère: le Serval.

      Le VAB était un imposteur: c’était un camion blindé, qui se faisait passer pour un VCI, sans en avoir la cuirasse, l’armement ni les capacités de franchissement. Le Griffon joue franc jeu: c’est un camion blindé, avec une cuirasse, un armement et des capacités de franchissement améliorés et qui n’essaye pas de se faire passer pour ce qu’il n’est pas.

      L’AMX10 RC est obsolète. Son remplacement par le Jaguar, qui n’a que trop tardé, est un immense progrès.

    • Pourquoi tant de e ? dit :

      Exact.
      Un VAB mieux armé.

    • Relisez-vous, SVP dit :

      ExacT. Le VBCI n’est rien d’autre qu’un gros VAB mieux armÉ…
      D’ailleurs, s’iL est bien protégé et fonctionnE correctement, iL mAnquE de puissance de feu…

  25. Tintouin dit :

    Quelle exaltation, on sent déjà le souffle de l’épopée, la chevauchée des Walkyries, tout ça… 🙂

    Mais pour  » escadronner », il faut… il faut…? Des chars…:-)
    Avec 200 Leclerc – s’ils sont tous OPERATIONNELS – on n’escadronnera pas longtemps ni très loin.

    « L’armée de Terre a besoin d’unités de cavalerie qui escadronnent pour apporter vitesse, choc et profondeur au corps de bataille. Elle a besoin de soldats aguerris et fougueux ayant le culte de la mission. »

  26. Bastan dit :

    Quel appui aérien avec les chars? Qu’elles troupes associées aux chars pour occuper le terrains? Mais surtout combien de kilomètres de ligne de front et sur quelle profondeur, l’Armée française peut elle agir avec efficacité? Ensuite faut que la logistique suive et soit coordonnée par un commandement maitrisant l’ENSEMBLE de la situation.

    • Belzebuth dit :

      @ Bastan
      L’armée de terre française actuelle ne tiendrait qu’un front de 80 km de type ukrainien :
      https://www.lepoint.fr/societe/armees-en-cas-de-guerre-la-france-ne-tiendrait-qu-un-front-de-80-km-06-10-2022-2492686_23.php

      Mais avec qui en coalition et contre qui ?

      • tow dit :

        Question en janvier 2022:
        Combien de temps l’armée ukrainienne tiendrait dans une guerre face à la Russie ?
        Réponse: quelques jours à quelques semaines au mieux.

        Aujourd’hui on « joué » au même jeu avec l’armée française…
        Quand on sait que 90% du front en Ukraine est en réalité figé car des deux côtés il n’y a pas de forces suffisantes pour faire autre chose que du maintien de position (à minima) , on relativise un peu les calculs mathématiques qui reposent essentiellement sur des interprétations dont on manque massivement d’informations.
        Faut un peu arrêter de se regarder le nombril, surtout quand les russes félicitent les soldats nord-coréens d’avoir libéré la région de Koursk, en Russie…

  27. PHILIPPE dit :

    avec ou sans conflit une armée doit toujours se renouveler et anticiper à tous les échelons :
    * La farouche défense de l’aéroport d’ Hostomel qui a permis d’empêcher la prise de Kiev donc de l’Ukraine par les troupes d’assaut ruses nous a rappelé qu’un aéroport cela se protège et se défend de jour comme de nuit… constammmême hors conflit.
    * en Ukraine ne pas oublier non plus que beaucoup de chars russes ont été détruits par les missiles antichars performants livrés par les USA.
    * idem pour les missiles Stinger, toujours efficaces, qui ont permis d’abattre bien des hélicoptères russes. En Europe, pays par pays, quelle est la dotation en missiles antiaériens in-di-vi-duels performants ?
    * c’est moins souvent évoqué mais la détection électronique a joué un rôle considérable en Ukraine pour détecter, désigner et traiter efficacement les points intéressants tout en restreignant parallèlement sa propre signature.
    * hors conflit ukrainien et depuis pas mal d’années, on ne parle plus de contrôler un territoire en disséminant des postes militaires sur ce dernier (Indochine, ligne Bar Lev, Algérie) car celà n’est pas très efficace et, déplus, cela expose la troupe
    A ce sujet il me semble que les chinois ont résumé cela par une phrase judicieuse :
    « on n’attrape pas une mouche avec les doigts écartés ».
    En résumé tout évolue et, pour rester à flot, la clé c’est l’adaptabilité.

    • Vickers dit :

      Il convient de préciser :
      Pour un char ou VCI détruit par un missile antichar américain (type Javelin), il y a trois à quatre véhicules détruits par des systèmes antichars ukrainiens « Stugna » :
      https://baginett.blogspot.com/2023/10/2-2.html
      https://baginett.blogspot.com/2023/10/blog-post_8.html

      Le rôle des Javelins dans la défense de Kiev a été légèrement surestimé.
      En revanche, la production nationale ukrainienne de missiles antichars efficaces et peu coûteux constitue un fait majeur, digne d’attention.

    • Ceci cela dit :

      Le pronom démonstratif « cela » ne prend pas d’accent, tout comme sa forme populaire « ça ».

      Car cela n’est pas très efficace.

    • Renard rusé qui fait sa loi dit :

      « les troupes d’assaut ruses »

      Les troupes d’assaut russes ne connaissaient pas suffisamment de ruses pour prendre l’aéroport.

  28. Robmac dit :

    <> ; c’est bien : la pensée militaire progresse …

    • Pascal, (l'autre) dit :

      T.O.C.? T.O.C.? T.O.C.T.O.C.?
      « la pensée militaire progresse … » Devinez à la différence de……………………laquelle!

  29. Un civil dit :

    je suis pas un stratèges juste tout petit historien amateur
    la cavalerie c’est l’ arme du mou et du choc si le mouvement est entravé ou stoppé c’est une pintade posée sur une branche
    on le sait depuis 1940 :mines, obstacles, et arme anti- char plus maîtrise des airs arretent les blindés
    En France on a toujours eu un penché pour la cavalerie légère à part Turenne et Napoléon qui on su utiliser la cavalerie lourde car depuis la guerre de 100 ans c’était échec sur échec
    après la mécanisation le seul qui a sut utilisé des chars au combat c’est Leclerc
    c’est aussi une question de budget: les  » chars » léger ça coûte moins cher
    je crains que dans dans un conflit de haute intensité la doctrine Bigeard :  » souple, félin, manoeuvrier  » ça soit un peu léger

    • Sempre en Davant dit :

      La première armée comptait quelques blindés aussi et il me semble que c’est la 5éme DB qui reçu l’ordre de ne surtout pas écraser les ceps en arrivant en Bourgogne.
      L’Empereur résumait la Cavalerie Lourde en disant des Cuirassiers qu’ils étaient la seule arme capable de créer l’événement sur le champ de bataille. Hélas mal montée car nos élevages n’étaient pas a la hauteur et qu’un anglo-normand d’un mètre quatre-vingt au garrot était hélas une vue de l’esprit l’arme fit son oeuvre partout et souvent il lui suffisait de paraître.
      En Espagne, celui qui criait « voila les Cuirassiers » encourrait la condamnation à mort tant la débandade suivait cette annonce.Les Souvenirs militaires du Colonel de Gonneville devraient vous intéresser. Le problème des bottes et l’économie sur la double cuirasse proposée par ceux qui n’entraient pas dans la mêlée restent d’actualité.
      Enfin, la cuirasse étant fonction de la mobilité, un pangolin de combat pourrait surprendre.

      La faveur pour la légère c’est aussi un entretient plus simple. Des manÅ“uvres par l’autoroute avec pause café à la station et non les interminables embarquements ferroviaires.
      C’est aussi la colo avec le personnel de maison pour les épouses et pas de ces conscrits « disciplinaires » qui vous gachent une carrière. Boys et boyesses volent ce qui est convenu guère plus.
      Alors qu’importe si la vitesse à la sortie de la bouche de l’AMX 10 est celle d’un 30 à 2km… La guerre sera atomique et elle nous tuera tous…

      Ce qu’on ne voudrait pas voir c’est qu’il faut d’abord un génie capable de miner ou déminer (magique!) à distance. Que l’aviation ne viendra pas. Que l’Infanterie sous blindage est une cible plus facile qu’un char.

      Le char lourd peut recevoir de meilleurs capteurs et obtenir d’une IA des alertes sur 360° et même celles de ses camarades.
      Que les robots tueurs le précéderont et le flanqueront bientôt. Qu’ils volent ou roulent ou… Qu’ils soient des champs de mines déplaçables. Mais des mines qui détectent, identifient, assaillent, et informent avant de détruire leur cible.
      Il faudra juste qu’il progresser dans le souffle des frappes d’artillerie et qu’il laisse les villes à leurs famines.
      Les robots les conquerront et l’infanterie en occupera les ruines aplanies.

      Ceci https://fr.wikisource.org/wiki/M%C3%A9moires_du_G%C3%A9n%C3%A9ral_Baron_de_Marbot/ devrait vous intéresser.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcellin_Marbot

    • Le seul qui a su utiliser.
      Le seul qui sut utiliser.

  30. bullnar dit :

    on peut perdre avec des chars, on ne peut pas gagner sans…

  31. Czar dit :

    les médias russes avancent que la Chine pourrait souffler à Dassault le marché ouzbek (sans Rica)

    https://en.defence-ua.com/news/with_over_fifty_aging_mig_29s_and_su_27s_uzbekistan_seeks_replacement_from_china_not_russia-14211.html

  32. Cyd dit :

    Vu le niveau de nos généraux telle que la guerre d’Ukraine l’a montré, on ne risque pas de prendre les bonnes décisions

  33. Czar dit :

    pendant que nos stratèges-canapé ricanent du haut de leurs trois jours de munitions ôtôntonsitayyy et gagnent la guerre par liens touiteur, la russie redécouvre les voltigeurs de l’époque napoléonienne (ou de pasqua) https://www.telegraph.co.uk/world-news/2025/04/27/russia-motorbike-columns-escape-ukraines-drones-combat/

    • Aymard de Ledonner dit :

      Faire la course en moto avec les drones FPV, je ne suis pas trop convaincu. Nous verrons bien

    • lym dit :

      Les voltigeurs de Pasqua ou les BRAV qui ont remis le concept en selle sont déjà logiquement deux sur la moto, ce qui n’est ici pas le cas: Un pilote et un passager cogneur voir tireur. Je ne vois pas trop cela sortir du maintien de l’ordre très mobile et allant au contact en mode rapide et brutal quasiment partout ou un piéton peut passer, dans un environnement ou un costard de tortue ninja suffit à vous protéger face à des gens qui ne le sont pas ou peu.

      Quand on en est à se dire qu’un char au combat devient un peu comme la vache harcelée par les mouches, je ne pense pas qu’il soit pertinent d’en revenir à un concept de cavalerie plus proche de l’originale et abandonné en raison de sa vulnérabilité il y a déjà plus d’1 siècle, la discrétion sonore en moins (on oublie donc aussi un cadre reconnaissance)!

      Un général russe a revu Mad-Max récemment et il s’est dit que ça pourrait peut-être améliorer à la marge les taux de chair-canonisation des nord coréens?

      • Avekoucenzeh dit :

        Le verbe « voir » ne signifie pas « et même ». C’est l’adverbe « voire » qui a ce sens.

        Un pilote et un passager cogneur, voire tireur.

  34. Czar dit :

    la pire des Corées abandonne enfin son projet de porte-avions et va lancer un vaisseau-mère pour une flopée de drones https://en.defence-ua.com/weapon_and_tech/aircraft_carrier_project_dropped_for_naval_drones_skorea_is_building_a_drone_fleet_with_a_mega_flagship-14315.html

    • Bench dit :

      C’est quoi « la pire des Corées » -sic- ? Et quel rapport avec l’article?

    • VinceToto dit :

      La pire des Corées? Vu la tête horrifiée que faisait M. Sergueï Choïgou en inspectant les armées Nord-Coréennes et leur matériel en tant que Ministre de la Défense russe, il y a quelques années, et les liens nouveaux Russie-Corée du Nord, forcément il y a du changement doctrinaire, matériel et probablement aussi en nourriture.
      Ah mince: vous parliez de la Corée du Sud comme étant la pire. Peut être que dans quelques années ce sera effectivement clairement la pire. En attendant la Corée du Nord a des progrès à faire mais ils semblent sur une bonne voie.

  35. MAS 36 dit :

    De toute évidence les bureaux d’ études travaillent sur des drones de mini-chars de combats bon marché , bien armés pour des attaques en essaims sur tel ou tel secteur pour le saturer . Cela suppose tout ce qui concerne le brêchage, et le travail préparatoire du renseignement sur la localisation des champs champs de mines. emplacements d’artillerie, batterie de missiles. Une autre leçon du conflit en cours, c’est la résilience d’un peuple qui résiste avec son armée , et là………

  36. 10RC dit :

    Avant de réinventer l’ABC et l’infanterie, il faudrait surtout réinventer la maitrise des airs et la défense anti-aérienne, surtout contre les drones ! Il est curieux de voir peu d’initiatives à ce sujet… Il faut développer des systèmes d’armes efficaces (et mobiles) contre les drones, et les insérer rapidement dans les unités de mêlée, pour que celles-ci retrouvent leur liberté d’action.

  37. Veni, vidi, vici. dit :

    Ce sont devenu.

  38. Sharpei dit :

    en fait le problème est que la France avait créé une armée prévue pour des actions limitées en Afrique. maintenant elle se retrouve dans une configuration européenne et une dimension bcp plus large. Notre armée n’étant pas formatée pour celà. Il n’est pas aussi aisé le refaire une armée (,matériel et format) aussi rapidement. Donc on doit faire avec, en attendant…

    • Ceci cela dit :

      Le pronom démonstratif « cela » s’écrit sans accent.

      Notre armée n’étant pas formatée pour cela.

  39. Georges Frérot dit :

    Nous aurions pu légitimement penser qu’il était dans les compétences du CEMAT de faire des propositions quand à la doctrine d’emploi des blindés, à roues et/ou à chenilles.
    Propositions qui auraient du s’intégrer avec l’ensemble des moyens de l’Armée de Terre, à minima.
    Nous aurions pu également croire qu’il revenait à ce même CEMAT de proposer les grandes spécifications des matériels du projet MGCS.
    Projet ouvert en 2017.
    Mais il aura, après moultes tergiversations, atermoiments, fallu attendre 2023 pour voir les choses s’ébaucher avec nos partenaires d’Outre Rhin.
    La baguatelle de 6 ans d’attente, une perte de temps que nous pénerons à combler et une perspective d’entrée en service en 2040.
    Soyons réalistes, ce sera plustôt 2045.
    Soit dans 15 à 20 ans !
    Alors il serait plus que temps de spécifier un successeur au LECLERC.
    Successeur qui reprenne le maximum d’éléments non obsolets et performants du dit LECLREC pour maintenir le parc des 200 LECLERC en réserve très opérationnelle, au cas ou !
    Pour disposer d’un potentiel d’évolution vers une Gamme de Blindés Chenillés,
    une réflection autour d’une architecture type MERKAVA ne serait pas inopportune, tant enterme de protection de l’équipage que de disponibilité de la plage arrière (VCI chenillé – VCI défense antiaérienne – VCI d’artillerie – …)
    Mais nous ne disposons plus de beaucoup de temps.
    Alors la mise au point d’un chassis, moteur et boîte de vitesse devient assez urgent.

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      Tant en termes de protection de l’équipage que de disponibilité de la plage arrière.

      Tant en matière de protection de l’équipage que de disponibilité de la plage arrière.

    • Scionnère Dick dit :

      « La baguatelle (sic) de 6 ans d’attente ».

      La bagatelle n’est pas la bague à telle, bien qu’offrir une bague puisse faciliter la bagatelle.

      « une perte de temps que nous pénerons (sic) à combler ».

      Sans vouloir vous faire de peine, nous peinerons à combler.
      En espérant que nous ne peinerons pas à pénétrer (après avoir offert le bijou destiné à favoriser la bagatelle).

      « une réflection (sic) autour d’une architecture ».

      L’architecture est affaire sérieuse et ne se pratique pas sans réflexion profonde ni calculs précis, sans oublier le geste architectural, destiné à rappeler qu’elle est un des beaux-arts.
      La réflexion est aussi nécessaire avant d’offrir un bague, au risque d’avoir ensuite de la peine.

    • Cantatrice dit :

      S’il vous plaît. Quant à. Avec un t. Pas un d.
      Quant à = En ce qui concerne. Quand à = Lorsque à.
      Faire des propositions quant à la doctrine d’emploi.

    • Abbé Cherèle dit :

      Moult est un adverbe et à ce titre est invariable.

      Après moult tergiversations.

      https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9M3011

  40. LEONARD dit :

    @Mahmoud
    Les Merkava ont surtout été détruits par des mines ou des missiles/Lance-Roquettes Anti-Chars.
    Très peu de drones FPV à Gaza.

  41. Julius dit :

    bref, j’ai plutôt l’impression d’écouter un fossile d’une autre époque qui passe son temps à user du blabla que d’expliquer qu’il est difficile de s’adapter sans combattre. Heureusement que le courage et l’inventivité des Ukrainiens est là pour nous former à la réalité de la guerre d’aujourd’hui. C’est bientôt eux qu’il faudra recruter ensuite en tant qu’expert au combat. Maintenant s’il faut investir c’est dans les armes électronique à grande vitesse et multiple de tir pour cibler tout objet dans le ciel à moins de 1km.

  42. LEONARD dit :

    @Rantanplan
    Nous faire croire que l’utilisation de motos, de Bukhanka et même de trottinettes électriques est une tactique géniale issue du génie militaire RuZZe, même @db n’avait pas osé !!!

    • Czar dit :

      non le vrai génie tactique, Vessie, c’est de même pas être foutu de coller sa réponse sous le bon comm, histoire qu’elle reste irréfutée, invaincue, triomphantastique.

      je me souviens encore de tes ricanements quant au retour des mules sur le champ de bataille, ta culture de stratège breveté en études touitesques te faisant oublier que c’est ce moyen rustique qui avait vu la résurrection de l’armée française en Italie, pendant que les moyens mécanisés ricains pataugeaient dans la gadoue depuis des mois.

      c’est amusant de voir que tu es sincèrement persuadé que ta con descendance va quelque part inverser, non certes le résultat de la guerre, tu en as rabttu de tes prétentions coquelettes, mais au moins sa perception.

      en dépit de toutes les cagades, et d’un gaspillage immense de vies et de moyens les russes vont donc avaler 20% des territoires les plus stratégiques de leur voisin, transformant la mer d’azov en lac intérieur.

      et si on liste aujourd’hui deux armées capables de faire la guerre -la vraie – ce ne sont ni les anglais ni les français qui en font partie.

      • Bench dit :

        « non le vrai génie tactique, Vessie, c’est de même pas être foutu de coller sa réponse sous le bon comm, histoire qu’elle reste irréfutée, invaincue, triomphantastique. » Ouh là, quel charabia indigeste. Bon en même temps venant d’un immense historien tel que toi on ne s’étonne plus de rien.
        Quant à ton  » et si on liste aujourd’hui deux armées capables de faire la guerre -la vraie – ce ne sont ni les anglais ni les français qui en font partie. », tu nous donnes tes pronostics, qu’on rigole….

    • Bench dit :

      @LEONARD , que voulez vous? Qand Czaza n’a personne à humilier et insulter, il se rabat sur le hors sujet type discussion au bar des vieux schnoks.

  43. Sì dit :

    Que manque-t-il pour convertir le Jaguar en premier effecteur de la défense sol air basse couche ?
    Je crois comprendre que le canon qui constitue son armement principal est déjà utilisé dans un tel rôle par la marine.
    Très mobiles (au prix d’une protection relative), reliés entre eux (scorpion), intégrés à un C2 air (on le fait déjà dans la DSA), ces engins ne pourraient-ils pas se rendre utiles dans un rôle qui n’a rien à voir avec celui pour lequel ils ont été conçus, mais qui correspond mieux aux besoins et capacités du moment ?

  44. Flo dit :

    J’ai l’impression qu’on doit redécouvrir le combat interarme à chaque génération. C’est la combinaison des effets de chaque arme qui permet la multiplication des effets.
    Pas de char sans artillerie, génie, déminage.
    Pas d’artillerie sans défense aérienne et lutte anti drone (rien sans lutte anti drone ceci dit).
    Pas d’infanterie sans appui feu solide et lourd, etc.

    Au final le CEMAT ne dit rien ou presque, ne remet finalement rien en cause sur le modèle d’armée français qui à force de vouloir tout faire ne sait en fait, rien faire seul.

  45. Felipe dit :

    quelle analyse !
    combien de T34 et de Sherman détruits en 1935-1944 ?
    combien de centurion et de M48 détruits dans la guerre du Kippour ?
    ce n’est pas l’objet qui est obsolète , c’est la manière de l’employer.

    • alors dit :

      Oui justement, il ne suffit pas d’avoir des chars pour gagner ou pour se sentir prêt et fort.

      Vous pouvez gagner un combat sans avoir besoin de chars comme vous pouvez perdre ce même combat en ayant des chars.
      N’oublions jamais que la plus grande victoire militaire, c’est de gagner sans combattre. Un chef militaire doit toujours réfléchir à des tactiques qui doivent mettre en échec l’adversaire en limitant au maximum l’engagement. C’est vouloir l’encercler plutôt que de l’affronter en face, c’est attaquer au moment et aux endroits où il n’est pas prêt, c’est attaquer là où il est faible, c’est le pousser à se rendre plutôt qu’à combattre jusqu’à la fin (d’où l’importance de bien traiter les prisonniers).
      La guerre en Ukraine est typiquement un échec tactique russe, conduisant à un blocage et une guerre d’usure. Faire croire comme les russes que cette guerre d’usure a été recherchée, c’est de la grande fumisterie.

  46. Vinz dit :

    Le problème dans la compétition cuirasse / épée aujourd’hui, c’est que la cuirasse coûte de plus en plus cher, en plus de son obligation d’être efficace sur 360°, et l’épée de moins en moins.
    Les retex ukrainiens doivent en outre prendre en compte la géographie particulière de ce théâtre.

  47. Patrico dit :

    Le titre de l article m interpel ! le CEMA à totalement raison aujourd hui mais ne fallait il pas inscrire ces souhaits d’esprits créateurs totalement novateurs aux ingénieux de la DGA! en s inspirant de la définition de Cavalerie! Puis et surtout à nos belles entreprises de materiels d armements et leurs Ingénieurs dans les projets des nouveaux véhicules Griffon, Serval et Jaguar à venir et en livraisons de nos jours ?? Car pour moi ces 3 véhicules n entreront pas dans cette vision de véhicules de l arme blindée de cavalerie soit, du mouvement et de la surprise! n’y dans les capacités de franchissement rapides toutes configurations de terrains! traverser rapidements d’Est en Ouest les milieux genre Massif central par les plateaux et tourbières, les Landes par les coupes feux et chemins blancs , le haut Languedoc par le Minervois aux dénivelé de rochers et rocailles du Tarn, vers l’ ardéchois fidèle! 3 routes à programmer pour les entraînements avec Temps à respecter chronos ! car à mon avis et souvenirs de chauffeur du génie ces beaux véhicules n auront pas les capacités de se sortir seuls!! de mises au fossés par mégarde! voire d urgences. Mon Général les parties « tractions roulages » ne permettrons pas de porter le « fer » à un énnemi rapidement et par surprises… Au boulot!
    Merci Thank you merci a vous et à Tous

  48. Alain d dit :

    Chamboule tout, les jeux sont faits, rien de va plus.
    Et oui, tout est visible, déjà par les drones, demain aussi par les robots terrestres, la reconnaissance derrière des manettes de jeu.
    Donc concentrations risquées et contre productives.
    Mais toujours dans une configuration d’aviations bridées à cause des défenses antiaériennes adverses, dont la guerre ECM.
    De gros micro-ondes à venir en série, avec faisceau dirigé, plus ou moins larges et distants, selon le besoin?
    Et un maximum de lasers MANPADS et sur véhicules légers aussi?
    Donc, difficile de concentrer rapidement du terrestre pour réaliser une grosse percée, même avec des véhicules chenillés fortement mobiles, l’effet de surprise n’est plus possible.
    Une logistique renforcée en qualitatif et quantitatif s’impose, ainsi que des moyens de brèchages rapides et super efficaces.
    Comme annoncé, le char perd en valeur et le fantassin super équipé et super entrainé gagne en valeur, et même plus que pensé lors de l’annonce.
    Ceci toujours en tenant compte que les aviations, ukrainiennes et russes ne sont pas capables de percer le ciel adverse.
    La solution logique pour préparer une percée terrestre serait d’user et d’abuser de l’aviation, avec des armes portant toujours plus loin, en forte quantité, missiles des croisière et bombes planantes guidées. Mais çà coute un maximum avec une production lente et une forte logistique. Genre 500 bombes et 200 missiles par mois, qu’il faudrait concentrer sur un zone à percer, même pas en rêve.
    Ca impliquerait aussi d’avoir plus d’avions.
    Moins cher, il faudrait accélérer sur l’artillerie longue portée, le sol-sol en obus, roquettes et missiles, et avec un maximum de drones de préférence bien préparés à la guerre ECM. Et des hélicoptères d’attaque avec un pouvoir d’agression au plus lointain possible, minimum 30 km.
    Sauf que, combien de drones pour le prix d’un seul hélico d’attaque super armé?
    Air, terre, mer : l’allonge et la précision avant tout, et une multitude des différents drones en nombre pour saturer l’espace, déjà pour défendre avant de chercher à percer. Ce jour, en l’état des moyens, la meilleure attaque serait la défense pour massacrer un maximum de moyens adverses, avec des coups tactiques réalisés par des petites équipes d’assaut super bien équipées.
    Taper promptement dès qu’il y aurait une opportunité, puis cogiter rapidement, pour soit avancer son dispositif, soit se retirer tout aussi vite.
    Pour tenter de faire avancer le schmilblick.
    Qui vivra verra……

    • Ceci cela dit :

      Ni le pronom démonstratif « cela » ni sa forme familière « ça » ne prennent d’accent.

      Mais ça coûte un maximum.

      Précisons toutefois que le mot « çà » accentué existe aussi, sous la forme d’un adverbe de lieu (comme dans l’expression « çà et là ») et d’une interjection désuète (comme dans « Ah çà ! »).

  49. JILI dit :

    Il est aimable ce chef d’état major qui demande à l’armée blindée de cavalerie de se réinventer, et quasiment ce qui veut dire « Démerdez-vous! Lorsqu’on sait aujourd’hui par la guerre en Ukraine, les grandes modifications qu’ont apporté les drones dans les combats, et qu’en plus d’ici peu l’utilisation de la robotique et de l’IA va révolutionner littéralement la guerre moderne, il est inacceptable et incroyable qu’un chef militaire puisse avoir une telle réaction. Hé oui, il est tout à fait logique normalement que ce soit le commandement qui amène les tactiques et le matériel, et bien sûr ce qui n’a jamais empêché des améliorations venues de la troupe.

    • Té, tes, thé, T dit :

      Les grandes modifications qu’ont apportées les drones.

  50. Barba D.Rossa dit :

    Il n’y plus de miracle concernant le char de combat.
    Sa forme actuelle, améliorée ou non, n’en fait plus un fer de lance.
    J’adore les chars, mais il faut se rendre à l’évidence, dans l’état actuel, l’évolution vers laquelle ils tendent, c’est celle du Leclerc Évolution, un genre de forteresse roulante.

    Qui peut prédire à quoi ressemblera le conflit de demain et proposer un véhicule blindé qui y serait adapté ?

  51. leo dit :

    Le problème c est qu un char moderne coûte très cher: on parle de 29 M€ pour un Leopard II. Alors que ses possibilités d utilisation rétrécissent: il est peut être encore utile pour casser une offensive adverse tant que le front ne s est pas figé et que les assaillants n ont pas constitué une ligne défensive renforcée. Il est devenu très vulnérable et suppose une logistique très lourde et périlleuse.
    On peut imaginer de prépositionner des Leclerc en Lituanie pour prévenir une attaque du couloir de Suwalki par la Russie.

    Etant donné que nos moyens financiers sont très mesurés, il vaut sans doute mieux mettre l effort sur la défense antimissile, les moyens de frappes conventionnelles en profondeur, les drones de toute nature.

  52. Guilhom dit :

    percer des défenses? choc et effroi? cela nécessite de la masse mais pas du blindé à 50 millions d’euros
    Droniser et miniaturiser nos composantes blindées avec des essaims sortes de nuées qui iront percées malgré de grosses pertes une zone.
    il faut sortir un drone à 50 000€ avec plusieurs types de gamme en fonction de la mission.
    Avec des fabrications en tres tres très grandes série, il coutera TRES cher de les détruire tout en poussant l’ennemi à utiliser beaucoup de ressources sur ce genre de nuée.

    plusieurs systemes , des programmées par avance avec IA sans se soucier de redonner des ordres ou de communiquer
    d’autres diriger directement par des opérateurs etc.

    Le rechargement des nuées se feront par drones volant venant implanter l’essence ou hydrogène comme des briques dans la structure?
    ne pas gérer un blindage, ne pas gérer un équipage sur place, ne pas gérer une logistique ( donc pas de chenilles), cela doit être à roue, léger, pouvoir etre aerotransporté , cela doit pouvoir passer des rivieres soit etre amphibie, cela doit etre massif et pas important à perdre. discret , petit , mais pouvant passer partout.
    pas d’habitacle, pas de carrosserie.

    équipé d’un canon /mitrailleuses/lance grenade et de drones anti véhicules.

    Le tank lourd est MORT. Mettre des personnes dans un tank lourd qui sera détruit à 10 bornes n’est pas sérieux.

    les opérateurs humains pourraient etre en moto/drone volante de commandementet d’accompagnement en arrière comme ça ils peuvent faire de la reco et aller vite d’une zone à l’autre tout en restant difficile à détecter et etre difficile à toucher.

    une nuée de drones avec derrieres VBCI/ Jaguar/Griffons en masse oui.

    de toute manière

    si l’on doit arreter un conflit, on doit décapiter la tete pensante. Soit etre capable de prendre une capitale par les aires et détruire et tenir et tout cela en 72h.

    il faut une arme de destruction/reduction massive en masse à base de petit drone , suffisament important pour créer un nuage ( des milliers) , se collant au soldat ennemi comme un black hornet 2 avec une charge explosive , à partir de là soit se rendre soit mourrir ou etre blessé ; ainsi tout une zone d’un champ de bataille est clean sans faire une tuerie de masse. tout cela larguer par une bombe qui ouvrirait sa charge en altitude ou de deposer des ruches un peu partout sur le champs de batailles avec ces drones en alertes si des ennemis arrivent ou sont identifiés dans un rayon de x kilomètres.

    pour se réinventer il faut etre créatif.

    • Robert Collins dit :

      Et si toute la zone est nettoyée au lieu d’être « clean », votre système ne fonctionne plus ?

    • Faire et défaire, c'est toujours travailler dit :

      Le rechargement se fera.

    • FNSEA dit :

      Sur le champ de bataille.

    • Toue tous tout toux dit :

      Toute une zone.

    • Air, aire, ère, erre, haire, hère, R dit :

      Prendre une capitale par les aires (de repos, de jeu, de service, de battage… ?) ne paraît pas très facile.
      Une attaque aéroportée pour la prendre par les airs pourrait s’avérer plus efficace.

      Soit être capable de prendre une capitale par les airs.

    • Infini'Tifs Coiffure, 25 Bd de la Libération - 32100 Condom dit :

      Sortes de nuées qui iront percer.

  53. Lomax dit :

    Il est logique de redéfinir la doctrine d’emploi des chars en tenant compte du retour d’expérience de la guerre en Ukraine mais tout ceci doit se faire également dans le cadre d’une remontée en puissance de l’armée de terre. Son format actuel est davantage basé sur un engagement type intervention au Mali, depuis des décennies un conflit à haute intensité était considéré comme hautement improbable en Europe. Il est clair maintenant qu’il faut retrouver une capacité de combat crédible contre tout adversaire doté de forces conventionnelles importantes. Même si nous ne sommes pas menacés directement à nos frontières comme c’était quasiment le cas jusqu’aux années 80 un accroissement du nombre de chars est indispensable à relativement court terme. De nombreux pays d’Europe commandent des chars lourds pouvant être livrés rapidement et ce n’est qu’un début. Sans revenir aux 1200 chars en ligne à l’époque de la guerre froide il est clair que les 200 Leclerc sont nettement insuffisants. Un conflit de haute intensité contre la Russie n’est pas à exclure d’ici quelques années sur la frontière Est de l’Europe et dans ce cas il faudrait engager des moyens conséquents en vue d’une intervention conjointe avec d’autres pays de l’OTAN. Le premier niveau de dissuasion étant conventionnel des armées européennes suffisamment puissantes permettront au mieux de dissuader de déclencher un conflit, au pire de pouvoir y faire face (notamment dans le cas d’un désengagement total ou partiel des Etats-Unis). Le MGCS notamment dans son segment char lourd est un projet trop lointain, il faut compléter le parc de Leclerc par une commande de chars plus rapidement disponibles (Leclerc Evo par exemple ou EMBT) et en nombre suffisant. En dehors des chars tous les autres domaines devront être adaptés et renforcés tant en qualité qu’en quantité (artillerie, défense sol-air, drones, etc…)

    • leo dit :

      @lomax: la frontière Russie/Otan+Ukraine, c est 4000km plats, contre 400km non montagneux en 1990. En théorie, il faudrait 10x plus de chars! A 29M€ pièce +maintenance etc.., c est impayable. Tout ce qu on peut faire, c est à mon avis prédisposer une bonne partie des tanks européens dans les PaysBaltes. Et beaucoup de dronistes pour contrer une éventuelle attaque blindée russe.
      Soit l Otan reste sous commandement opérationnel US et on ne participera pas avec nos Leclerc, du moins initialement, si on ne les a pas prédisposés. Soit les US sont en retrait et on participe activement à la conduite des opérations et on apprend à utiliser les chars Leopards des autres Européens.
      500 EMBT/LeclercEVO c est 15 Mds d€ + chaîne de maintenance. A mon avis, il vaut mieux utiliser tout cet argent dans de la défense antimissile, des drones de toute sorte, des missiles low cost très longue portée à petite charge conventionnelle, artillerie plus mobile et à plus longue portée que le Caesar, quitte à réduire la charge explosive…

      Le problème du char, c est qu il coûte très cher, sa durée de vie est très limitée, et il risque de ne pas être au bon endroit au moment où on en aura besoin. Mais c est un peu le même débat pour le PANG, en période de contrainte budgétaire.
      Maintenant, si les Allemands veulent se payer 1000 ou 2000 Leopards qu ils ne voudront pas utiliser quand ça commencera à chauffer…Nos tankistes apprendront à s en servir.