Le PDG de Dassault Aviation tire à boulets rouges sur la coopération mise en place pour l’avion de combat du futur

En février 2006, la Direction générale de l’armement [DGA] désigna Dassault Aviation pour diriger le projet de démonstrateur de drone de combat [UCAV] nEUROn, lequel devait associer les industriels de cinq autres pays européens, à savoir Saab [Suède], EADS-CASA [Espagne], Alenia [Italie], RUAG [Suisse] et HAI [Grèce]. La charge de travail devait être répartie selon les compétences des différents acteurs… et non selon une logique de « retour géographique ».

Six ans plus tard, le nEUROn décolla pour la première fois d’Istres. Puis il enchaîna les vols d’essais [plus de 170 en dix ans], au cours desquels ses performances, notamment en matière de furtivité, dépassèrent les attentes. D’ailleurs, un UCAV issu de ces travaux sera développé pour accompagner le Rafale porté au standard F5.

Depuis, le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, a rarement perdu une occasion pour vanter les mérites de ce modèle de coopération, en soulignant qu’il avait permis de faire voler un démonstrateur UCAV très performant, dans des délais relativement rapides et, surtout, à des coûts maîtrisés [moins de 500 millions d’euros, ndlr].

Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, ce 9 avril, M. Trappier a de nouveau évoqué la coopération autour du nEUROn pour mieux décocher ses flèches sur celle mise en place pour le Système de combat aérien du futur [SCAF], un projet conduit conjointement par la France, l’Allemagne et l’Espagne.

Pour rappel, le SCAF vise à développer un « système de systèmes » devant reposer sur un chasseur-bombardier de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter], associé à des drones et à des effecteurs connectés au sein d’un « cloud de combat ».

Ce projet est organisé selon sept piliers. Celui du NGF a été confié à Dassault Aviation, avec les filiales allemande et espagnole d’Airbus pour sous-traitants. La maîtrise d’Å“uvre pour les effecteurs connectés et les drones est assurée par Airbus, avec MBDA comme principal partenaire.

Actuellement, et après avoir cherché, pendant longtemps, un accord sur le partage des tâches et la propriété intellectuelle, ce projet est à la phase 1B, celle-ci devant ouvrir la voie à un démonstrateur devant être développé durant la phase 2. Celle-ci doit encore faire l’objet de discussions entre les trois pays concernés… Ce qui est encore loin d’être gagné.

Quoi qu’il en soit, après avoir de nouveau évoqué le nEUROn, M. Trappier n’a pas ménagé ses critiques à l’égard du modèle de coopération mis en place pour le SCAF, et plus précisément le NGF… Quitte à suggérer que ce projet n’ira pas jusqu’au bout.

Sur le NGF, avec Airbus Allemagne et Airbus Espagne, « il faut encore plus convaincre, puisqu’on est un contre deux, pour arriver aux décisions. Alors ça prend juste un peu plus de temps. On est dedans. Il n’y a pas de volonté de Dassault Aviation de ne pas être dedans. Mais c’est très difficile. On n’est pas capable de répartir le travail en fonction de ce que nous pensons. Il faut composer, négocier en permanence », a commencé par dire M. Trappier, en guise d’amuse-bouche.

« J’espère qu’on arrivera à un accord pour passer à la phase suivante. Sur le nEUROn, un contrat avait été passé jusqu’au premier vol. Là, on est par tranche de cake. : on a une phase 1A, 1B puis maintenant on va devoir négocier une phase 2, etc. C’est complexe, c’est long. Mais si les États le souhaitent, on s’adapte. Mais je ne suis pas sûr que ce soit un modèle d’efficacité », a ensuite asséné le PDG de Dassault Aviation.

En outre, il a critiqué la mise en place des « piliers capacitaires », alors que Dassault Aviation, malgré les compétences démontrées avec le nEUROn, a dû s’effacer devant Airbus pour celui relatif aux drones.

« Je suis pour que le système de combat aérien soit piloté par un maître d’Å“uvre global, qui le penserait autour d’un avion […] plutôt que l’on fasse ce découpage permanent. Le problème est aux interfaces. La gestion des interfaces, si vous n’avez pas un leader au-dessus, ça ne marche pas », a fait valoir M. Trappier.

D’autant plus que ce « découpage » n’a pas réduit les difficultés liées au partage des tâches, lesquelles sont « permanentes ». Pour la phase 2, qui, cette fois-ci, « portera sur la fabrication », ça « va encore prendre du temps. Je rappelle que l’on parle que d’un démonstrateur. […] Le but serait de le mettre en vol le plus rapidement possible. Je serais tout à fait favorable à une accélération, je le dis depuis le début. Sur le nEUROn, on a été relativement rapide et on était six et pas trois. Donc, c’est bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Il faut bien revoir, et ce n’est pas à moi de le faire, c’est aux États, la manière pour mieux gérer ce programme ambitieux », a-t-il soutenu.

Autre aspect souligné par M. Trappier : la nécessité pour le NGF d’être en mesure de mener des missions en relation avec la dissuasion nucléaire. Pour cela, il devra impérativement être « Itar Free », c’est-à-dire qu’il ne pourra pas être assujeti à la réglementation américaine sur le trafic d’armes au niveau international.

« De toutes les manières, dans le SCAF, si j’ai bien compris ce que les pouvoirs publics me demandent, c’est de garder la capacité de développer un avion pour la dissuasion nucléaire française. En ce sens, l’avion doit être capable de mener ses missions sans aucune contrainte d’un pays étranger, quel qu’il soit. Donc, j’ai ça en tête. Si jamais ceci n’était pas possible, je le dirais, je l’écrirais, et donc, normalement, le programme s’arrêtera », a en effet prévenu le PDG de Dassault Aviation.

Quant à la possibilité d’accueillir éventuellement d’autres partenaires au sein du SCAF, comme par exemple la Belgique, qui a récemment obtenu le statut d’observateur, M. Trappier s’est montré circonspect. « On fera le NGF. Avec qui? Ce n’est pas à moi à répondre, c’est à l’État, c’est au politique de dire s’il faut le faire avec nos alliés traditionnels ou pas », a-t-il dit, avant d’insister sur la capacité de la France à développer, seule, des avions de combat.

« Je sais que beaucoup de pays, en Europe comme en dehors d’Europe, sont très à l’affût de savoir si on va garder nos compétences de manière autonome, voire indépendante. C’est ça qui fait, entre guillemets, la force de la France au travers des âges », a-t-il souligné. Cela « plaît à d’autres pays » mais cela « plaît moins à ceux qui étaient totalement alignés sur les Américains », a fait observer M. Trappier.

« Ce qui est sûr, a-t-il enchaîné, c’est que […] grâce à la dissuasion nucléaire, on ne peut pas ne pas préserver nos capacités technologiques. Après, on me dit : ‘ce n’est pas grave, on aura une dépendance mutuelle’. Très bien. La dépendance mutuelle, elle ne relève pas de moi, elle relève de ceux qui la définiront ». Cependant, a-t-il encore prévenu, « une fois que l’on a franchi le pas, on ne revient pas en arrière » et il « faut bien peser ce qu’on abandonne à nos alliés » car « ce qui peut être normal dans […] une volonté d’intégration européenne veut aussi dire que l’on dépendra de l’autre ».

Cela étant, a continué le PDG de Dassault Aviation, « le président souhaite fortement cette coopération » autour du SCAF, en se basant sur « l’idée que, à trois, on aura plus de moyens et que ça permettra d’embarquer sur une Europe un petit peu plus unie. Donc, je pense que dans l’idée, dans la volonté, l’État y est engagé. Après, le problème c’est quand on descend dans les couches profondes de la réalité des contrats. C’est plus compliqué parce que vous devez faire face aux réticences, etc. Alors que, je le redis une nouvelle fois, à trois, c’est compliqué. Et comme on est de grands démocrates, eh bien à trois, deux l’emporte sur le un. » Comme le disait Bismarck, « dans un système à trois puissances, il faut être l’une des deux» »…

Dans ces conditions, l’avenir de cette coopération autour du SCAF paraît bien hypothétique… À la question de savoir si Dassault Aviation a la capacité de réaliser le NGF seul, M. Trappier a été catégorique. « Prenez ma réponse avec des pincettes, je ne veux pas du tout avoir l’air arrogant. Mais de qui j’attends des compétences, à part moi, pour faire un avion de combat ? Donc je suis prêt à coopérer et à partager. Je ne suis pas contre. Mais les compétences, c’est moi qui les ai », a-t-il rappelé.

Finalement, ce n’est qu’affaire de volonté. « Ceux qui disent, en France, que l’on ne pas faire pour des raisons budgétaires doivent oublier que, au début des années 1960, faire la dissuasion nucléaire aurait été totalement hors de portée du budget. Or, ça été réalisé et ça a été bien fait. Je pense, quand même, que la volonté politique et la volonté de faire doivent l’emporter sur les stricts considérants budgétaires », a en effet estimé M. Trappier.

D’autant plus, a-t-il averti, « si demain on fait le NGF, tel qu’il est aujoud’hui pensé, à trois, je vous garantis que le Rafale ne vous paraîtra pas cher ».

Voir aussi...

 

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

211 contributions

  1. Titeuf dit :

    L’on dirait que M Trappier s’adresse à NRJ sur ce forum dans l’avant dernier paragraphe

    Mais il a bien raison sur toute la ligne ,la France n’a besoin de personne pour ce qui touche à l’aéronautique militaire.
    C’est l’état qui nous bourre le mou avec l’Europe …

    • NRJ dit :

      @Titeuf
      Je vous laisse lire mon commentaire.
      Et il serait bon de se rappeler une chose : Trappier défend son business, pas les intérêts de l’Etat francais.

      • NRV dit :

        Et vous? Vous défendez quoi à part votre ego jaloux? Quant à vous lire, autant consulter les carnets d’un schizophrène.

        • NRJ dit :

          Tu as eu une mauvaise journée et tu as besoin de te défouler ? Profite en mon petit, je ne t’en tiendrai pas rigueur 🙂

      • Alain d dit :

        Dassault, avec ses avions, simulateurs de vols et logiciels, et par la dissuasion, sert la souveraineté française, depuis des dizaines d’années, bien avant Eric Trappier.
        Donc Dassault et notre souveraineté ne font qu’un !
        « Donc je suis prêt à coopérer et à partager. Je ne suis pas contre. Mais les compétences, c’est moi qui les ai »: Y’a pas photo !
        Kompetenz und qualität sind französisch; deutsches banditentum und betrügereien.
        Donc Trappier devrait évidement piloter le projet, pour éviter les coquilles, notamment pour l’intégration et la cohérence des systèmes.
        Que Trappier défende son business, comme tout patron, c’est juste un argument trop facile.
        Tandis que les allemands, comme d’habitude, veulent piquer un maximum de savoir-faire français, c’est normal?
        Bah, je l’avais annoncé bien en amont, que l’Allemagne allait s’appuyer sur l’Espagne, pour flinguer les intérêts français, hein?

        • NRJ dit :

          @Alain d
          « Donc Dassault et notre souveraineté ne font qu’un ! » Non ça ne fait pas qu’un, ne soyez pas naïf.
          Dassault est une entreprise, donc par nature une organisation dans l’objectif est de faire du profit. Pour y parvenir il faut vendre et donc il faut des programmes de l’Etat qui leur permette de vendre des biens ou des services, et ce peu importe que ces biens et services soient dans l’intérêt de l’Etat. S’il faut faire construire des pyramides made by Dassault qui coûtent des milliards, Trappier signera car c’est comme ça qu’on fait de l’argent.

          L’Etat a de son côté des intérêts différents et plus complexes. D’un côté, son objectif est que son industrie tourne, car derrière ça signifie des emplois et de la souveraineté. De l’autre, il lui faut une armée efficace pour assurer sa sécurité et également une armée durable, donc pas trop chère.
          Ce qui veut dire que l’Etat n’a lui-même aucun intérêt à faire construire des pyramides par Dassault lui coûtant des milliards, car ça irait contre le deuxième objectif, même si ça correspond à son premier objectif.

          Donc non l’Etat et Dassault n’ont pas le même objectif. Leurs objectifs peuvent converger par exemple dans les négociations sur le SCAF avec les allemands et espagnols. Mais payer des programmes dispendieux comme un SCAF en solo qui mèneront à sacrifier l’armée française et d’autres industriels dont les programmes ne sont pas moins stratégiques (logiciels, dissuasion etc), ce n’est pas l’intérêt de l’Etat français.

          « Kompetenz und qualität sind französisch; deutsches banditentum und betrügereien. » ouh là même pas capable de faire une traduction correcte. Ton fond est déjà vide, tu y ajoutes la forme, c’est pitoyable.

          « Donc Trappier devrait évidement piloter le projet, pour éviter les coquilles, notamment pour l’intégration et la cohérence des systèmes. » Ce n’est pas à Trappier de le faire mais à Dassault, et c’est justement ectte situation a eu jusqu’ici, rappelons le.

          « Que Trappier défende son business, comme tout patron, c’est juste un argument trop facile. » C’est quoi un argument « facile » qu’on rigole un peu ?
          Je ne connais pas d’argument facile et difficile. Je connais juste des arguments recevables car basés sur des faits, et l’un des faits ici est que Trappier défend le business de son entreprise comme tout chef d’entreprise qui se respecte.

          « Tandis que les allemands, comme d’habitude, veulent piquer un maximum de savoir-faire français, c’est normal? » Oui bien sûr, les allemands sont des guignols qui sont encore à l’âge de feu. Ce n’est pas comme si un des leader de l’aéronautique tant civile que militaire se situe en Allemagne, mais ce détail mineur a du vous échapper….

          « Bah, je l’avais annoncé bien en amont, que l’Allemagne allait s’appuyer sur l’Espagne, pour flinguer les intérêts français, hein? » Les gars vont négocier comme ça, c’était déjà évident et je n’ai jamais dis le contraire. Et je vous redire ce que je vous disais déjà à l’époque : le SCAF en solo serait une certitude de gouffre financier, donc faut des partenaires. Avec l’Espagne et l’Allemagne, on a des partenaires compétents et disposant de ressources financières suffisantes.

          • Alain d dit :

            « Kompetenz und qualität sind französisch; deutsches banditentum und betrügereien » Passer dans deux traducteurs différents dont celui de Google, exactement le même résultat : « La compétence et la qualité sont françaises ; Banditisme et fraude allemands »
            Ce n’est pas parce que vous n’avez rien à dire de plus qu’il faut en remettre une triple couche
            Donc Dassault et notre souveraineté ne font qu’un ! Ils sont interdépendant et chacun d’eux n’ a pas d’autre solution disponible sur étagère. Je n’ai jamais affirmé que c’était le grand amour.
            Les mariages par intérêt(s), ça vous parle? Et avec le temps ……

          • Google traduction dit :

            @Alain de

            Si vous aviez essayé ce texte :
            « Compétence et qualité sont françaises ; banditisme et fraude sont allemands. »
            Vous auriez obtenu :
            « Kompetenz und Qualität sind französisch; Banditentum und Betrug sind deutsch. »

          • NRJ dit :

            @Alain d
            Les noms communs ont leur première lettre en majuscule. Ce sera votre première leçon d’allemand.
            Sinon, une phrase nécessite un sujet, un complément, et aussi un verbe et vous en avez manqué un. Ca, c’est une leçon de français.

            « Donc Dassault et notre souveraineté ne font qu’un ! Ils sont interdépendant et chacun d’eux n’ a pas d’autre solution disponible sur étagère. Je n’ai jamais affirmé que c’était le grand amour. » Ce n’est effectivement pas une question d’amour. Et du coup non ils ne font pas qu’un.

      • Yankev dit :

        Justement, je trouve que dans cette histoire, les interêts de Dassault sont complementaires à ceux de l’Etats!

        • NRJ dit :

          @Yankev
          Pas forcément.
          Autant je suis d’accord sur le fait que les intérêts de Dassault et de l’Etat convergent dans nos négociations avec l’Allemagne et l’Espagne. Autant nos intérêts ne convergent pas pour faire un SCAF en solo.
          Dassault a évidemment tout intérêt à faire un SCAF en solo. Ça leur permet de tout maîtriser, de conserver leur savoir-faire technologique, et de recevoir les dizaines de milliards nécessaires (voire centaine).
          Par contre, l’Etat a lui d’autres programmes à mener que le SCAF. Il faudra bien financer nos futurs sous-marins, nos futurs porte-avions, nos futurs hélicoptères, et le format de l’armée française de demain. Si on dépense tout notre budget dans un seul programme, ce sera contraire aux intérêts de l’Etat.

          Dit simplement, si Trappier peut faire capter par Dassault la totalité des budgets de matériel de l’armée française, il le fera. C’est l’intérêt de son entreprise et en chef d’entreprise qui se respecte, il défend ses intérêts.
          Et tant pis si ça signifie que l’armée française périclite et que les autres industriels tombent en faillite faute de commandes de l’Etat.
          On n’est pas dans un monde de busounours. Chacun défend ses intérêts.

        • Sur le tas dit :

          L’État.
          Les États-Unis.

    • Gaulois78 dit :

      l’Europe, l’Europe, l’Europe, l’africanité de la France, sa non histoire, sa créolisation, la soumission des politiques depuis 1976..Le désir de disparition de l’identité de notre nation..Le carriérisme corruptive contre un emploi pour plus tard quand l’électeur te renvoie au néant, pour que madame trouve un emploi bidon chez truc, le fils chez machin, la sÅ“ur à la direction marketing de la filiale française d’une multinationale à capitaux étrangers..Voire pdg.re de G.E France..

      • Mouais dit :

        Et un raton-laveur.

        • Mouais... dit :

          Alors ça doit être un raton-laveur bipède…
          En cherchant bien, on doit même pouvoir savoir qui c’est…
          @ Mouais et Mouais… ne partage pas les mêmes valeurs…

          • Quand on n'a que l'amour à offrir en partage dit :

            Untel et Untel… ne partagent pas.

    • Le Chouan dit :

      Totalement d’accord avec vous !
      Dassault doit continuer seul, sans personne et surtout sans les boches !

      • Ragno dit :

        Qui finance les études, les prototypes. Les tous 1° essais… Sur Fonds Propres ??? QUI !!! IL Y A PLUS DE MOYENS DANS 2,3,X Têtes que dans 2 seule….. merci

        • Le Chouan dit :

          X têtes françaises suffisent !
          Dassault à fait comment depuis plus de 70 ans ?? Ben, il a fait seul avec ses ingénieurs et techniciens !
          Mieux vaut être seul que mal accompagné……….surtout par les allemands.

    • Le Chouan dit :

      Je précise que l’on doit faire la même chose pour le projet MGCS, arrêtons tout avec les allemands !
      Idem avec le futur Airbus A321 MPA destiné à la surveillance maritime.
      Produisons uniquement Français !

    • HMX dit :

      Le programme SCAF appartient au « monde d’avant ». Pilier de la politique de défense européenne voulue par le Président Macron (avec le MGCS), c’était d’abord un acte politique, nécessairement fondé sur un sacrifice : la France acceptait de partager avec l’Allemagne une des (rares) compétences dans laquelle elle excellait : la conception d’un programme d’avions de combat de nouvelle génération.

      Le sacrifice a donc bien eu lieu, la France ayant du consentir à la partie allemande (puis espagnole) une large part de la conception, artificiellement découpée en « piliers » pour faciliter ce montage politico-industriel. Tant pis pour l’efficacité et l’efficience de ce montage, tant pis pour nos industriels, et tant pis pour la souveraineté, qui était sacrifiée au passage sur l’autel de la coopération européenne.

      Ce dernier point, soulevé par M. Trappier, est loin d’être anodin dans le contexte actuel. Sous la pression allemande, il n’a jamais clairement été acté que le SCAF serait « ITAR Free ». Pire, dans le cadre du pilier « cloud de combat », l’architecture de la solution IA du SCAF a été attribué par l’Allemagne à un consortium mené par… IBM, en août 2023 !!! Ce faisant, c’est tout le programme SCAF, et donc au passage une partie de la dissuasion française, qui tombe potentiellement sous le coup du « Cloud Act » américain. Le scandale (car c’en est un) a été rapidement étouffé, ce qui en dit très long sur le rapport de force et l’absence de volonté de se battre côté français : ne rien dire, tout accepter, pour que le programme aille à son terme, quoi qu’il en coûte…

      Malgré ces multiples concessions, le programme est néanmoins toujours dans l’impasse. Il paye ici sa rigidité et son manque d’adaptabilité, à un moment où il faudrait tout revoir, à commencer par son planning totalement déconnecté des besoins et de la nouvelle donne géostratégique. Ce n’est pas en 2040 et au delà que nous allons avoir besoin d’un avion de nouvelle génération, mais beaucoup plus tôt (2030-35). Coincé entre ses piliers attribué sur des bases politiques, ses différentes phases de conception et des validations politiques et industrielles toujours longues et laborieuses à obtenir, le programme n’a aucune chance d’aboutir dans sa configuration actuelle.

      Ce que suggère en creux le PDG de Dassault, c’est qu’il faudrait tout remettre à plat. Et on ne saurait lui donner tort.

      Un « big bang » est donc souhaitable, sous la forme d’un rapprochement avec la GB et le programme concurrent GCAP. Les deux programmes pourraient ainsi partager des briques communes (notamment le cloud de combat, les drones-effecteurs déportés, l’armement…), tout en conservant chacun un appareil dédié : un chasseur lourd de supériorité aérienne pour le GCAP, un chasseur-bombardier polyvalent et avec une version navalisée pour le NGF. Un troisième acteur, la Suède et son constructeur Saab, pourrait venir se greffer au « reboot » des programmes SCAF/GCAP, avec un chasseur léger monomoteur qui utiliserait lui aussi les mêmes briques technologiques que ses « grands frères ».

      Ce scénario permettrait de rebattre les cartes politiques et industrielles, en cohérence avec le nouveau contexte stratégique. Il permettrait de faire la synthèse entre les ambitions d’autonomie européenne (chère au Président français), et la souveraineté étatique et la sauvegarde des BITD nationales, puisque dans le scénario optimiste, ce sont pas moins de 3 nouveaux chasseurs européens qui verraient le jour, avec de belles perspectives à l’export.

      Reste que le temps passe, et qu’il devient plus qu’urgent d’engager un scénario alternatif. Nous n’avons plus le temps d’attendre que le SCAF meurt de sa belle mort, sou l’impulsion d’un gouvernement allemand ou d’un futur Président français. Il faut faire des choix maintenant et engager le « reboot » du programme pour s’adapter aux nouvelles réalités.

  2. Bastan dit :

    Dassault a prouvé qu’il savait tenir des engagements. Leur réussite en est le meilleur gage. Mais des Cabinets de lobbyistes, des intérêts particuliers, des problèmes d’égo comme souvent en France anéantissent des années de compétence. Quand la politique veut remplacer les industriels on va la catastrophe, comme pour l’Energie, l’Automobile, l’Informatique. Airbus doit son succès à la volonté et persistance d’ingénieurs, industriels appuyés par des Hommes d’Etats. Mais c’était une autre époque.

    • Mic dit :

      Bien d’accord !
      Quand vous voulez couler une boite, confiait là à des gestionnaires, la boite « coule » au bout de 5 ans, elle n’existe plus !
      Avec des politiques, en particulier ceux qui n’ont fait que l’ENA, le résultat est quasiment le même !
      La culture industrielle, ce n’est pas une vue de l’esprit, cela s’acquiert sur le tas, cela s’apprend dans les écoles d’ingénieurs, chercheurs, ex militaire et à toutes les personnes qui possèdent préalablement une culture entrepreneuriale ! Et même par des personnes qui ont le don pour créer des entreprise en étant parti de rien !

    • Titi74 dit :

      Clairement!
      on a voulu avec la libre circulation des biens et des personnes, faire des cocktails d’entreprises pour souder les nations européennes, sauf que chaque entreprise a sa propre culture, son savoir faire, la barrière de la langue. Des alliances sur des produits maîtrisés par leur concepteur respectifs, mais un seul cerveau à la manÅ“uvre.

      Ce qui manque le plus souvent, ce sont les fonds et l’accompagnement par l’état, l’Europe.

      Mutualiser le financement, mais laisser l’industriel développer Son projet, avec des garde-fou pour éviter les abus.

      Le Rafale, le CAESAR , l’A400M ou le Tigre sont de parfait exemples de ce qu’il faut faire ou éviter, que ce soit sur le plan du développement, des modifications illogiques par des clients ou simplement la partie commerciale.

      Le Made in France doit perdurer.

  3. Mahmoud dit :

    Produire un avion hors de prix, seul, c’est condamner d’avance ce projet invendable, sauf à l’AA….Avec nos impôts.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Avec nos impôts. » Il eut été………………………….étonnant!
      Spéciale dédicace
      https://www.youtube.com/watch?v=zhCXC0hbc9c

      • CaptainàDoc dit :

        Quand c’est le PDG Français qui a toute la clairvoyance ! #dassault
        La coopération aéronautique, ça a fonctionné autrefois, très bien pour le Transall et le Lynx, presque bien pour le Jaguar et le Tigre (jusqu’aux nouvelles versions …)
        Pour le NH90 et l’A400M, on est passés pas loin d’un énorme échec ; pourtant Airbus est capable de faire un excellent A330mrtt !
        Pour le Tornado, ça a été bien compliqué et l’Eurofighter Typhoon , c’est quoi de plus qu’un Tornado F3 ?
        Si vous êtes encore sceptiques, regardez un peu du côté de l’Eurodrone « Mal » européen bimoteur et sa Deutche qualitat !
        Au Bourget 2025, moi, je vais aller voir l’Aarok de Turgis & Gaillard et bien sûr le Rafale.

    • Fralipolipi dit :

      🙂
      Très drôle.

    • ji_louis dit :

      Exemple : le Rafale…

    • Carin dit :

      @Mahmoud……
      Justement Dassault est loin d’être seul… son PDG le souligne d’ailleurs!

    • Slasher dit :

      Le Rafale prouve le contraire

    • Elwin dit :

      Bah pour le coup le Rafale est un magnifique contre-exemple. Il nous a couté moins cher que la part individuelle de chaque participant à l’Eurofighter. Certes c’est une nouvelle génération.

    • vno dit :

      Justement, comme c’est nous les seuls acheteurs d’après vous; son prix doit être minimaliste et ses capacités maximales. Je doute que la Marine regrette encore de ne pas avoir de F18 devenus aussi obsolètes et couteux que ses Crusader par rapport aux Rafale F4 qu’elle commence à percevoir. En plus, Dassault développe a prix mesuré par rapport aux américains toutes les améliorations demandées et en toute discrétion ! Le F35C pour notre Marine ? la belle blague, depuis qu’elle est sur biréacteur, le nombre de mort dans ses pilotes a radicalement chuté, ils ne vont pas revenir en arrière !

  4. Bricoleur dit :

    Le « NGF a été confié à Dassault Aviation, avec les filiales allemand et espagnole d’Airbus pour sous-traitants ». Les Allemands ont accepté du bout des doigts ( NOUS sous -traitants …!, horreur !) , le regrettent depuis longtemps et feront tout pour empêcher la France d’être leader sur quoi que ce soit en Europe. Seuls un dialogue ferme Macron – Merz pourrait démêler l’écheveau. Les industriels allemands resteront toujours centrés sur leur propre agenda.

  5. Tintinpayeur dit :

    Parti comme c’est parti, on devrait proposer aux Chinois de nous proposer leurS zincS de sixième génération.
    Et un porte-avion aussi.
    On gagnera du temps et de l’argent.

  6. Fralipolipi dit :

    RIP le NGF …?!?…
    .
    Il est évident que Dassault et Thalès savent déjà faire, seuls (et moins cher qu’à trois pays) une très grande partie de ce qui est requis pour ce NGF, et que ce qui est manquant est déjà en cours de développement plus ou moins avancé chez nous (notamment côté Thalès dans le cadre du standard F5 du Rafale, qui va largement ouvrir la porte à l’univers de la 6ème gen.).
    .
    Par contre, ce qui n’est pas encore clair, c’est pour le moteur …
    Le NGF va requérir un équivalent du moteur M88 T-Rex … mais encore un peu plus gros et plus puissant.
    Et là, il y a très gros à investir en R&D.
    Y parviendrons-nous lorsque le financement du M88 T-Rex lui même n’est pas déjà clairement acté ?
    .
    Une autre certitude, il y a aussi le succès Export du Rafale qui nous permet aujourd’hui d’être plus sereins et ambitieux que nos associés SCAF allemands et espagnols.
    Et ce sera encore plus vrai en arrivant proche de 2030, lorsque les lignes de montage Typhoon seront sur le point de fermer dans ces 2 pays … ou fonctionneront à un rythme artisanal, lorsque Dassault pourra sans difficulté faire durer jusqu’à 2035 la ligne de montage Rafale (surtout si elle redescend la cadence autour de 10 appareils par an, comme dans les années 2010).
    .
    Et dans son argumentaire, Mr Trappier a été plutôt sympa et sur la retenue.
    Car s’il a évoqué la problématique de la mission nucléaire, il n’a pas parlé en plus de la problématique autour de la navalisation du NGF = NGF M … qui est pourtant encore plus grande.

    • Math dit :

      Le rafale F5 n’a pas vraiment commencé. Il n’y a pas eu de commande à ma connaissance.

      • Fralipolipi dit :

        @Math
        Si, le travail sur la standard F5 a déjà commencé, et depuis pas mal de temps en fait.
        Nous savons qu’une des pièces absolument majeure de ce standard F5 sera le nouveau radar RBE-XG à composants 100% GaN.
        Le financement de ce radar a été officialisé par la DGA en 2023.
        https://www.gifas.fr/press-summary/lancement-de-l-etude-de-developpement-du-radar-rbe2-xg-qui-equipera-le-standard-f5-du-rafale
        .
        Je ne sais pas si le travail sur le nouvel OSF du Std F5 est déjà engagé ou pas.
        .
        Par contre, côté communication directionnelle (façon MADL) il est certain que les R&D sont déjà en cours depuis des années (cela n’a l’air de rien, mais c’est un domaine qui exige beaucoup d’investissements en temps et en budget). Un premier volet devrait être fonctionnel avec le dernier standard F4, et son fonctionnement optimal doit être finalisé avec le standard F5. Donc R&D déjà à l’oeuvre ici aussi pour ce Std F5.
        .
        De plus, vous vous doutez bien que l’ASN4G du Std F5 est lui aussi déjà en cours de développement (et financé) depuis qques années déjà.
        .
        Donc, pas de souci, même si ce n’est pas affiché sur les murs, le développement du Std F5 est bien en cours 🙂

      • Mic dit :

        Ah oui !!!!
        « https://www.opex360.com/2023/06/08/pour-le-ministre-des-armees-le-rafale-porte-au-standard-f5-devra-etre-mis-en-service-a-lhorizon-2030/ »

    • Robert Larousse dit :

      M. Trappier.
      M. est l’abréviation de monsieur, « Mr » est celle de « Mister ».

      • Fralipolipi dit :

        J’essaierai d’y penser.
        Cela étant, les Robert/Larousse ont tendance à intégrer du vocabulaire assez invraisemblable ces dernières années (issu du plus pur argot non Français).
        S’ils continuent ainsi, on acceptera un peu moins aisément qu’ils donnent ensuite la leçon sur du « Mr n’est pas Français », ou alors on répondra … MDR … euh non LOL … 😉

      • Carin dit :

        @Roro de chez Larousse….
        D’un autre côté, il ne s’appelle ni Michel ni Marcel, ni Mahmoud, ni même Mamadou…
        M Trappier peut prêter à confusion.. Mr Trappier ne laisse aucun doute…
        D’autant qu’au pluriel cela donne Mrs… ce qui est admis.

        • Robert Larousse dit :

          « Mrs » est admis en tant qu’abréviation de « Mistress ».
          En français, l’abréviation de messieurs est MM.

          Et si vous craignez la confusion, vous pouvez toujours écrire « monsieur Trappier ».

        • Czar dit :

          sacré pina colada venir faire de la pédanterie pour en plus te planter, au pluriel en français on écrit ‘MM.’, pas ‘Mrs’ qui veut dire madame en rosbif

          et ‘M’ sans point, ça n’existe pas en français. quel pastis.. (bon au moins celui-là tu le boiras pas)

          • Miroir dit :

            « ‘M’ sans point, ça n’existe pas en français. »

            Venant de quelqu’un qui méprise systématiquement les majuscules et les points finaux, c’est osé.

    • vno dit :

      C’est d’ailleurs la taille de cet avion qui impose un porte-avion aussi gros et couteux !

      • HMX dit :

        @vno
        pas vraiment le choix : un chasseur furtif doit embarquer son carburant en interne, et son armement dans une soute : cela dessine donc le profil d’un appareil de la classe des 30 tonnes. Donc oui, il faut un porte avions plus grand que le CDG.

        Cela étant, le coût du porte avions n’est pas strictement proportionnel à sa taille : à équipement équivalent, un PA de 50-60 000 tonnes n’aurait pas été beaucoup moins cher qu’un PA de 75 000 tonnes.

      • Fralipolipi dit :

        @vno
        En effet. Vaste débat.
        Et quitte à avoir un si gros PA, on devrait aussi commander des Hawkeye en plus, pour en embarquer au moins 3 à bord et pas seulement deux (les PA US en embarquent 5, il y a une bonne raison à cela).

  7. Matou dit :

    Comment dire … que du bon sens !

  8. Ouf ouf dit :

    Au moins comme ça, les choses sont dites…
    C’est notre macaron qui se fourvoye dans ses idées de coopération européenne sur l’armement…

  9. Momo dit :

    « le président souhaite fortement cette coopération »
    Tout le problème est (encore une fois) là.

    Les ambitions européennes personnelles de l’égotiste chef rendent totalement sacrifiables la France, sa culture, ses richesses, ses compétences et ses sujets.
    Avec en tête de garder la porte de l’ONU ouverte en vue d’une sorte de grand chelem pour lequel les pires humiliations des gueux sont vues comme des bénéfices pour moi, moi et moooooiiiiiiiiiiiii à moyen long terme.

    Vue du Royaume cela saute aux yeux, la monarchie n’est pas là où elle est prévue d’être.

    Concernant les propos pleins de vérité et de fatalisme d’E Trappier on constate que la seule solution est de verrouiller et calfeutrer tous les interstices d’où les sangsues d’airbus défense pourrait sucer les compétences et attendre encore max 2 ans qu’enfin le simple bon sens et l’ouverture des yeux sur la réalité nue reviennent enfin au pouvoir après 15 ans de déroute aveugle…

    • Opticien dit :

      Vu du Royaume, cela saute aux yeux. Pas « vue du Royaume cela saute aux yeux ».

      Dans cet usage, il ne s’agit pas de « la vue » (le sens de la perception oculaire) mais du participe passé du verbe « voir » (vu).

    • PLDDLE dit :

      Faire d’un idéal européen une question d’ambition personnelle est au mieux une erreur d’analyse et au pire une volonté de calomnie.

      • MC² dit :

        Faire d’un idéal une politique conduit au suicide. Imposer son idéal contre la volonté générale est de la dictature. Sacrifier les intérêts de sa nation à son idéal est de la haute trahison. Mais croire que M. Macron est guidé par des idéaux relève de l’autosuggestion de toute façon.

      • Momo dit :

        Oooooooooohhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!
        Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!

        Il n’y a pire aveugle que celle qui ne veut voire. 🙂
        La simple vérité…. 😉

    • Carin dit :

      @momo……
      Qu’est-ce qui faut pas lire….

      • Popo dit :

        Oui, mais c’est Momo. Faut pas s’attendre à de l’analyse subtile avec lui.

  10. Georges Frérot dit :

    J’ai toujours les deux mêmes questions :
    – quid de la composant aéroportée de la dissuasion nucléaire,
    – quid d’un NGF pour l’aéronavale, nos « partenaires mais néanmoins concurents » en accepteront-ils les contraintes ?
    Je pense que la version Rafale F5 devrait déjà intégrer tous les capteurs et pilotes d’effecteurs.

  11. Bloodasp dit :

    Patience M.TRAPPIER, plus que 2 ans avant le départ de toute la clique européiste qui nous gouverne…mais j’avoue que 2 ans ça va être long.

    • ji_louis dit :

      Déjà, on va voir si le RN obtient la majorité à l’assemblée nationale aux prochaines législatives qui pourraient avoir lieu dès cet automne. On verra si les sondages retiennent le président de retenter une dissolution avant les présidentielles pour ne plus subir les blocages et avanies actuels.

    • Dodo dit :

      Ce n’est pas parce que tu fais une obsession contre Macron, qu’il faut voir dans tout un message caché anti-Macron.
      Dassault est bien content d’avoir l’actuel gouvernement qui lui a décroché un grand nombre de contrats exports.
      Le problème c’est que Dassault est gourmand, il veut tout.

    • JC dit :

      Surtout si son successeur est issu du même tonneau. Il y a longtemps que la déstructuration de l’Europe est programmée et cela fonctionne.

  12. Lecoq dit :

    Juste du bon sens
    Choisir un constructeur,lui donner le cahier des charges, avec une part de sous traitance en rapport avec l’investissement, mais un seul pilote pour développer le bazar …
    Sinon c’est voué à l’echec

  13. Goose dit :

    Comme toujours, excellent M. Trappier !
    Ou l’art de ne pas s’en laisser conter.
    Et serein avec ça, avec une visibilité industrielle pour Rafale sur 10 ans !
    Continuez !

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Oui, heureusement qu’il y a encore des gens de cette trempe en France, mais je me demande s’ils ne se comptent pas que sur les doigts d’une main à ce niveau de responsabilité…
      S’il se plaint de devoir jouer une partie à deux contre trois, c’est que l’Espagne lèche les bottes de l’Allemagne, ou bien que les deux parties s’appellent Airbus, et donc jouent « gruppiert » ? Dans ce cas il faudrait un PR assez fort pour dire aux Espagnols « soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous… et vous sortez du projet SCAF… ». Ne rêvons pas ! C’est Dassault qui sortira.

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        Merci de supprimer ( ou ne pas lire ) ce commentaire ; ou bien lire « une partie à deux contre un… »

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Oui, heureusement qu’il y a encore des gens de cette trempe en France, mais je me demande s’ils ne se comptent pas que sur les doigts d’une main à ce niveau de responsabilité…
      S’il se plaint de devoir jouer une partie à deux contre un, c’est que l’Espagne lèche les bottes de l’Allemagne, ou bien que les deux parties s’appellent Airbus, et donc jouent « gruppiert » ? Dans ce cas il faudrait un PR assez fort pour dire aux Espagnols « soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous… et vous sortez du projet SCAF… ». Ne rêvons pas ! C’est Dassault qui sortira.

  14. Aymard de Ledonner dit :

    L’expression « tire à boulets rouges » me parait légèrement exagérée. Trappier ne semble pas très heureux mais il dit quand même que les choses avancent même s’il y a des difficultés.
    Maintenant deux choses :
    Effectivement le NGF doit être ITAR free.
    Ensuite le rafale se vend très bien merci. Le standard F5 verra l’arrivée d’un ailier furtif donc nous ne sommes pas pressés. Les ingénieurs de Dassault ont du boulot. Par contre Airbus défense n’a pas de solution de rechange à part un demi-strapontin éventuellement peut-être négociable dans le projet Anglo-Italo-Japonais, et en ce moment l’eurofighter se vend très moyennement.
    Donc je propose de s’assoir un peu pour attendre, de façon à pouvoir avoir un peu de confort si ça s’éternise.

  15. Alfred dit :

    C’est bien de mentionner le programme nEUROn. Mais où est l’honnêteté dans ses commentaires?
    Chaque pays a participé plus où moins au prorata de la charge industrielle. Attendre qu’un pays comme l’Espagne qui est le moins compétent du programme, qu’il finance autant que la France, sans retour industriel, admettez que pour les Espagnols, ça n’a pas de sens. Et comme Dassault veut protéger ses compétences, il y a clairement un conflit d’intérêts (au sens réel, et pas juridique).
    Ne plus avoir les budgets du passé a des conséquences. Et Dassault a bien profité des financements français. Pour le nEUROn, la France a financé la moitié du programme, avec la moitié de la charge de travail et du retour sur investissement.

    Conclusions? Dans le programme, il va falloir se mettre d’accord:
    Les pays vont devoir financer le programme au prorata de la charge de travail.
    Autre option, chaque pays reçoit une charge de travail en fonction de l’investissement, en répartissant au mieux pour optimiser le résultat.
    Option 3, les industriels acceptent des transferts de compétences pour assurer un résultat final optimal.
    Option réaliste? Chacun met de l’eau dans son vin, et une solution mélangeant ces 3 paramètres est à définir.

    Dassault est un industriel très agressif qui n’aide pas à faire avancer les choses. Sur les moteurs, ils ont réussi à optimiser la solution. C’est à l’état français aussi de définir une stratégie avec Dassault. Mais que l’état dépense le minimum avec Dassault qui empoche le maximum, c’est irréaliste.

    Et sa conclusion « c’est moi qui ai les compétences ». Très bien, mais pas seul. Dans le domaine de l’IA, des réseaux et de la furtivité, se passer de l’Allemagne est une erreur. L’Allemagne a travaillé sur la furtivité depuis très longtemps. Et ils ont travaillé sur l’hypermaneuvrabilité. Agir comme si l’Allemagne n’apportait rien est très arrogant.
    L’Allemagne n’a pas conclu les contrats, faute d’investissements finaux. Mais juste pour rappel:
    Années 70, recherches sur la furtivité en Allemagne, et cela a mené au MBB Lampyridae. Des modèles ont été testés. Dont un modèle de 16 mètres pour tester sa furtivité. Et ils ont même testé « en vol » un modèle à 3/4, habité en soufflerie, et comparé à la simulation son comportement.
    Cela a mené à divers programmes:
    TDEFS: Technology Demonstrator for Enhancement and Future Systems, une recherche de DASA en Allemagne sur une solution plus pratique d’un chasseur furtif.
    Le FTT, testé en soufflerie.
    Et plus récemment, il y a deux programmes sortis de Airbus Défense Allemagne: le Low Observable UAV Testbed (LOUT). Et il y a le wingman d’Airbus proposé à l’Allemagne.
    Pour la manœuvrabilité, le Rockwell-MBB X-31 a permis de la recherche sur la poussée vectorielle.
    Et en IA, comment ne pas parler des investissements massifs de Helsing. Dans ce domaine typiquement une recherche commune est vitale pour l’UE. Helsing teste déjà ses modèles en Ukraine. Ils collaborent avec Loft Orbital pour une constellation de satellites de défense qui analyse les données par IA.

    Tout n’est pas parfait. Mais l’arrogance de Dassault n’est certainement pas la bonne approche.

    Avec le F-47 et le GCAP (Tempest) qui avancent, peut-être qu’il faut se décider. Et la décision peut être: moteur commun, architecture électronique ouverte commune, et technologies réseau communes capables de communiquer parfaitement, et chacun dessine son propre avion derrière.

    • Momo dit :

      « Attendre qu’un pays comme l’Espagne qui est le moins compétent du programme, qu’il finance autant que la France, sans retour industriel, admettez que pour les Espagnols, ça n’a pas de sens.  »

      Cette phrase suffit pour disqualifier Alfredo et son message.

      On peut juste admettre que les espagnols ne sont absolument pas obligés de s’incruster dans le programme SCAF et de se suffire de produire avec peine l’A400M!

      Ils plombent le programme et joue les bouches-trous / homme de paille pour la partie allemande avec des compétences extrêmement médiocres de nature à compromettre les système final si on les laissait faire en l’état.

      Ce genre d’approche par répartition géographique au prorata des budgets a déjà eu la peau de l’ESA, agonisante, et exemple emblématique de la faillite de cette politique.
      C’est malheureusement celle de l’UE maintenant en 2ie division, il est tout sauf obligé de vouloir copier cette règle qui tire les 27 au niveau du moins bon des pays dans chacun des domaines.

    • Slasher dit :

      « Dans le domaine de l’IA, des réseaux et de la furtivité, se passer de l’Allemagne est une erreur. L’Allemagne a travaillé sur la furtivité depuis très longtemps »
      On s’en fout que l’Allemagne ait tenté des expériences il y a 50 ans. Là aujourd’hui, l’Allemagne n’a aucune compétence supérieur à la France dans n’importe quel domaine aéronautique.

    • P4 dit :

      Pourquoi pas mais Helsing se rapproche de Mistral AI, pour ce qui est des compétences D’Airbus Defence Mr Trappier les cherchent, il semblerait qu’elles est disparues au point qu’AD serait incapable de refaire l’EF.

      • Être et avoir dit :

        Concentré sur votre analyse, vous confondez les verbes « être » et « avoir ».

        Dans « il semblerait qu’elles ‘est’ disparues », le verbe « être » est employé fort cavalièrement.
        Dans « il semblerait qu’elles aient disparu », le verbe « avoir » est utilisé à raison (et au subjonctif).

      • Avis de recherche dit :

        M. Trappier les cherche.

  16. E-Faystos dit :

    je souhaite que cette farce stoppe rapidement.
    ce qui était impossible avec un budget de 50 milliards peut être sérieusement reconsidéré avec mes budgets futurs

  17. Basile Berthon dit :

    Travailler à trois c’est trop compliqué surtout quand les autres n’ont pas les compétences…

  18. Goose dit :

    Et pour le Rafale toujours : avec l’Inde et le Rafale M, c’est bon ! Accord du gouvernement indien. Et 6,5 milliards € dans la poche pour 24 avions ! A noter qu’à priori, est inclus dans ce contrat la mise à niveau F4 des Rafale F3 de l’Air Force.

  19. NRJ dit :

    Je suppose que si Trappier fait cette sortie, c’est parce qu’il y a les négociations pour la phase 2 qui sont en cours. Et la possibilité de sortir est un puissant argument de négociation.
    Après tout ce qu’il dit est évident : Dassault est capable de faire le NGF en solo (rien de nouveau). En coopération, il y a une nécessité de composer, donc c’est forcément plus long qu’en solo.
    Le rappel du Neuron n’a aucun intérêt si ce n’est manipuler un auditoire en faisant comme si un programme d’avion d’une importance presque sans égal d’un point de vue stratégique, industriel, et technologique puisse s’apparenter à la gestion d’un programme de démonstration. J’espère que les députés ne se feront pas avoir, même si faudra affecter d’y croire pour peser dans la négociation avec les allemands et espagnols.
    Quand au coût, Trappier a beau jeu de rappeler la dissuasion nucléaire et le fait que n’est-ce pas « s’il y a une volonté politique, il y a un chemin » ou « impossible n’est pas français », comme le dirait certains sans-cervelle. Mais il y a une réalité financière. Si on met l’argent pour un avion de chasse en solo, alors il faut chercher l’argent dans d’autres programmes. Lesquels sacrifiera t’on ? Les hélicoptères de l’alat ? Les sous-marins d’attaque de la marine ? Une réduction du format des forces ?
    Avoir les yeux plus gros que le ventre et ne pas réfléchir aux conséquences, c’est une chose qu’ont rencontré les anglais ces dernières années. Entre leurs 2 porte-avions, et leurs 2 flottes d’avions, des programmes qui coûtaient très cher de base et qui ont eu en plus chacun leurs surcoûts, les anglais n’ont plus d’argent malgré un budget de Défense qui est resté élevé. Ils ont ainsi perdu 30% de la british army en 20 ans, ils vendent aujourd’hui leurs bâtiments amphibie, réduisent leur commande de F-35 ainsi que le nombre de frégates et perdent les navires de soutien. Voulons nous la même chose pour l’armée française ?

  20. vrai_chasseur dit :

    Cela devait être dit clairement, l’attelage est bancal pour faire avancer le traineau. C’est fait maintenant.
    HS L’Inde vient de confirmer la commande des Rafale Marine.

  21. farragut dit :

     » » Le problème est aux interfaces. La gestion des interfaces, si vous n’avez pas un leader au-dessus, ça ne marche pas », a fait valoir M. Trappier. »
    Je dirai même plus, le problème est dans les « interstices » entre « boites » (de processus ISO 9001:2018). C’est le terme utilisé par Christian Morel dans sa trilogie sur « Les Décisions Absurdes » (voir références sur Amazon.fr)

    Et c’est justement la « colle » qui n’est pas de très bonne qualité avec des partenaires allemands et espagnols, dont la volonté cachée est plutôt de démontrer à leurs opinions publiques que les décideurs politiques ont fait le « bon choix » en « faisant tapis au jeu de poker menteur » sur le programme F-35.

    Face à un POTUS qui change « les règles (un peu truquées) du jeu qu’on veut nous (européens) faire jouer », il faut être un peu plus lucides ET courageux, admettre sa naiveté, et reconnaître que l’on s’est trompé.

    Or les entités politiques, comme les administrations gérées par des « haut fonctionnaires » ne reconnaissent jamais qu’elles se sont trompées, ou plus prosaïquement auraient « été roulées dans la farine ».

    Vu le nombre de scandales d’Etat (pas qu’en France) relevant de l’absence de contrôle (exemple désormais reconnu sur les 50 Md€ de la taxe « écologique » qui a générée la crise des Gilets Jaunes, taxe inventée par Edouard Philippe pour rembourser les 50 Md€ donnés aux entreprises sans contrepartie), on ne peut qu’admettre « qu’à ce niveau de con..rie, cela devient un peu gênant » !

    Mais il faut garder un discours politiquement correct, et surtout ne pas mettre en porte à faux les ex-décideurs des partenaires…
    Heureusement, le temps d’Angela est passé, et il est temps, comme dirait Trump, de faire un grand « reset » sur la pratique décisionnaire (ou »démocratique » ?) dans l’UE. N’est-ce pas, Ursula ? 😉
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ursula_von_der_Leyen

  22. Xavier dit :

    Dassault fait du Dassault en fait …

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Dassault fait du Dassault en fait … » Imaginez une seconde qu’il fasse du L.M. voire du……………….Boeing!

  23. m´enfin dit :

    A l´attention de notre « chef » des armées :
    Quand l´allemagne a les compétences, elle fabrique tout de A à Z, TOUTE SEULE !
    CQFD

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Quand l´allemagne a les compétences » Il est là le problème du moins en matière d’aéronautique! La France a fait seule le Rafale, l’Allemagne a du s’associer aux Anglais et Iraliens pour le Tornado et avec les mêmes partenaires et en plus l’Espagne pour l’Eurofighter, CQFD!
      ps: elle elle ne fera que de l’assemblage pour le F 35!

    • vno dit :

      Oui Ok, mais personne dans son entourage n’a jamais eu un vrai travail avec l’étranger pour lui dire et lui sa spécialité, c’est plutôt le théâtre qu’il adapte pour la propagande !

  24. Cyril Vedel dit :

    https://youtube.com/shorts/m7xQ6C41B_E?si=fVsY999O1C0hq971

    150 Mrd d’€ qui dit mieux ?

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Pour dire des choses pertinentes ( surtout sans bafouiller ) il faut déjà commencer par arrêter les substances nocives !

  25. FORABOSCO BRUNO dit :

    Dès le début du programme SCAF, nous savions que cela n’allait pas être une sinécure avec l’attitude allemande habituelle de vouloir tout contrôler ou du moins de s’accaparer plus de pouvoirs que prévu. Dassault le savait mais nos politiques étaient focalisés sur une coopération avec l’Allemagne coûte que coûte. Nous voyons le résultat aujourd’hui. Les « décideurs » auraient été bien avisés de confier le projet uniquement à Dassault. Certes, cela aurait coûté plus cher mais le résultat aurait été en parfaite conformité avec nos besoins et sans doute avec une réalisation plus rapide, n’étant pas continuellement bloqué par les exigences allemandes

  26. f.duchamp dit :

    On sait depuis longtemps qu’un projet copiloté a un cout et un délai, quand tout va bien, multiplié par au moins la racine carrée du nombre de copilotes…
    Autre approche : un chef, une mission, des moyens.

  27. Framlucasse dit :

    Les politiques n’ont que de Gaulle à la bouche, ah ça! quand il s’agit de parler il y a du monde. Même Mélanchon et Le Pen osent y faire référence, heureusement que le ridicule ne tue plus. Mais quand il s’agit d’agir en vrai gaulliste, il n’y a plus personne. La France devrait faire seule le NGF, et d’ailleurs le SCAF au complet. C’est le seul moyen de garder le contrôle tant du système, que de son utilisation, et que des exportations. Car si les Allemands sont dans la place, c’est le Bundestag qui décidera des exportations. Comment l’exécutif actuel peut-il trouver cela acceptable ? C’est inadmissible. La France doit faire seule. Et plus tard, si il se trouve des clients en Europe, éventuellement associer leurs industries pour la production tout en gardant le contrôle intégral. Si on veut, on peut. Et si on peut, on doit!

    • Chill dit :

      les premiers résistants aux côtés du grand homme étaient de droite et d extrême droite, loin devant les cocos socialos….

    • Yeux de biche dit :

      S’il se trouve.

  28. malpoli dit :

    Je veux pas dire mais à chaque fois que je l’entend je me dis que c’est un gros ***

    • Le sicaire dit :

      C’est impoli mais c’est à votre image. Je suppose que vous n’avez pas d’argument pour justifier vos propos ?

    • Tan tant taon temps tend t'en dit :

      Je l’entends.

  29. Gaulois78 dit :

    J’ai bu du petit lait en lisant l’article..
    Pas de malentendu dans les propos de Monsieur TRAPPIER, il résume les très nombreux commentaires des habitués d’Opex concernant cette funeste coopération imposée par le politique, pardon par Macron..

  30. Carin dit :

    Ça s’appelle lancer un pavé dans la mare…
    Ça va remuer fort, parce que Mr Trappier n’a pas l’habitude d’être aussi direct… je pense que E Trappier saisi l’occasion fournie par Trump et sa bêtise crasse, de remettre les pendules à l’heure, et l’église au centre du village.
    Airbus SE ne doit pas vouloir du Neuron comme ailiers fidèle du NGF, que le matos qu’Airbus veut mettre à bord, n’est pas ITAR free, et est donc un problème rédhibitoire pour la dissuasion nucléaire française, que la version aéronavale de cet avion, sera à notre entière charge, etc…etc…
    Donc Mr Trappier envoie la balle dans la cour de l’Elysée, car c’est un problème éminemment politique.
    70% du système SCAF est acquis à Airbus Allemagne et Airbus Espagne et leurs partenaires, et ces 2 entités s’allient pour imposer leurs vues… y compris sur le NGF où elles exigent non seulement le partage de ce pilier, mais également celui des brevets de Dassault Aviation…
    L’ex PDG d’Airbus Allemagne, est même venu en personne au sénat français, pour demander à nos sénateurs de faire plier Dassault… et je suis sûr que certains s’y sont employés!
    Il faut bien comprendre que Dassault est une entreprise privée, qu’à tout moment, elle peut se retirer de sa maigre part du projet SCAF, et qu’alors Airbus n’aurait plus rien à construire…
    Ni ailiers fidèle, ni effecteurs, ni cloud de combat, ni rien du tout, nibe, nada, que dalle, étant incapable de créer un avion de combat de A à Z.
    Attendons de voir le futur chancelier allemand à l’œuvre, je compte sur Mr Macron pour bien lui faire comprendre que sans Dassault, pas de SCAF.

    • Robert Larousse dit :

      M. Trappier.

      Monsieur Trappier, pas « Mister Trappier ».

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Si vous comptez encore sur le PR actuel, je pense que vous comptez bien mal. 7 ans de recul quand même !
      Et en ce moment il est très occupé par la Palestine.

  31. MAS 36 dit :

    Cela à très mal commencé, et ça continue très mal, quelle parte de temps et d’énergie. Ca plus le char nouvelle génération égal de nouvelles gabegies, et ce n’est pas le moment.

  32. LEONARD dit :

    Il y a une solution simple, poutant:
    Que Dassault développe le SCAF et ses effecteurs sur fonds propres, l’état s’engageant sur un e commande de, allez, 120 SCAF Air et 40 SCAF N et le triple d’effecteurs.
    C’est bizarre, qu’il n’évoque jamais cette solution, qui arrangerait bien les finances publiques.
    Sûrement de la timidité….

  33. PK dit :

    « Quitte à suggérer que ce projet n’ira pas jusqu’au bout. »

    Quelle surprise ! Mais quel suspense… Le Dallas européen ira-t-il jusqu’au bout ? Sue Helen succombera-t-elle ou le méchant JR enflera-t-il le gentil Bobby ?

    NGF, ton univers impitoyaaaaable !

    Suite au prochain épisode…

  34. *OKKO* dit :

    C’est quand même d’une tristesse………
    On a échappé à la catastrophe eurofighter en faisant les bons choix et maintenant que les faits nous donnent raison, on est prêt à faire la bêtise du siècle.
    On va finir avec un avion moins performant et plus cher.
    Les économies de départ se paieront à la fin… On aurait pu le faire seul.
    Nos élus qui se prennent pour des élites intellectuelles sont plutôt des as de l’incompétence et de la bêtise!!!!

  35. Bouvine dit :

    Il reste donc au moins un français en France.

  36. Harrick31 dit :

    Un mec qui a la tête sur les épaules à l’inverse de beaucoup d’eurpoistes idéologue

  37. LaMeuse dit :

    Pour éclairer l’avenir du sujet, il faut noter qu’aujourd’hui pour le 1ere fois, l’AfD est en tête de tous les partis politiques allemands, ce qui la désignerait pour former un nouveau gouvernement le cas échéant. Évidement, ce n’est qu’une hypothèse, probable néanmoins, et elle scellerait le sort des coopérations D-F de ce genre en application de son Manifeste (dispo sur le site du parti).

    M. Trappier va retrouver sa pleine liberté.

  38. Roullet dit :

    Macron n’aime pas Dassault et le détruit lentement, avec l’idée qu’une coopération avec l’Europe sera une plus-value pour lui.
    Dassault devrait réaliser un ensemble parallèle équivalent, évolutif, performant. Il ne vendra que difficilement ses produits en Europe mais en cas de conflit la France sera libre d’agir, et elle vendra dans le monde entier parce que les Etats commencent à se méfier des US.

    • Carin dit :

      « Roullet……
      Macron n’aime tellement pas Dassault que c’est à son PDG qu’il a confié la charge de gérer le SCAF ……
      Oui, Macron pense Europe… parce que c’est l’avenir.
      Et non, il ne sacrifiera aucune entreprise de la BITD française au profit de l’Allemagne.
      Et encore non il ne sacrifiera pas le nucléaire français pour faire plaisir à l’Allemagne.
      Ce que Mr Trappier a dit, c’est en total accord avec l’Elysée (c’est à Macron que Trappier rends des comptes.
      Et vous n’entendrez pas Macron sur ce sujet tant que Trappier négocie.
      Par contre c’est Macron qui prendra la décision de claquer la porte du SCAF si cela doit se faire….. mais je vous rassure tout de suite, les allemands vont revoir leurs prétentions à la baisse, Airbus SE en premier, et ça va pas prendre des plombes.

  39. lym dit :

    Si, après s’être fait tendre une cloueuse pneumatique si bien approvisionée pour fermer le cercueil, notre européiste béat en chef ne comprends pas qu’il y a un gros problème c’est désespérant!

  40. Vol dit :

    Bravo monsieur TRAPPIER,
    JE SUIS DERRIERE VOUS.
    NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE PAS DES POLITICIENS QUI N Y CONNAISSENT RIEN.

  41. Trent dit :

    Purée quelle bouffonnerie !
    On arrête le massacre. On fait tout seul comme pour le Rafale.
    Pour financer ? on arrêter de distribuer 90 % du RSA et ça devrait passer.

    • Laser Waterproof dit :

      Plus de justice fiscale, donc imposer les riches, non ?

      • Pascal, (l'autre) dit :

        @Laser plouf plouf Pour vous c’est quoi un « riche »? Quel patrimoine, quels revenus mensuels?

        • conseiller fiscal dit :

          Je dirai 500000€/an de revenu (travail ou rente). Au doigt mouillé
          Pour le patrimoine, si on a, hors résidence principale, plus d1M d’euros je pense qu’on peut être considéré comme riche

          • Pascal, (l'autre) dit :

            @conseiller fiscal Merci pour ces infis et en espérant que cela déssillera @laser waterplouf qui nous la joue en mode L.F.I./E.E.L.V./P.C./P.S.! Maintenant quel pourcentage de la population répond à vos critères……………………….

    • aleksandar dit :

      Ou alors on lutte vraiment contre la fraude fiscale, cela rapportera encore plus.

  42. david dit :

    Il serait déjà intéressant de faire les comptes pour voir la rentabilité de l’usine à gaz.

  43. VinceToto dit :

    D’un point de vue neutre, limite RàF, cette organisation mène à une impasse. C’est cohérent avec le reste de l’idéologie UE et avec le pouvoir en place en France. Dassault et NGF « made in France »? La France en 2025 n’est pas la France de 1960 au niveau dynamique/confiance et le terme de « souveraineté » en 2025 ne semble qu’un prétexte pour tondre les moutons.

  44. Jean-Michel dit :

    Le gouvernement indien donne son feu vert à l’achat de 26 nouveaux Rafale
    L’offre d’achat devrait porter sur 22 Rafale Marine qui seront embarqués sur les porte-avions indiens, ainsi que 4 Rafale biplaces destinés à l’entraînement des pilotes.

  45. Fabouze dit :

    « si demain on fait le NGF, tel qu’il est aujoud’hui pensé, à trois, je vous garantis que la Rafale ne vous paraîtra pas cher ».
    quand un industriel ose dire ça… ça veut tout dire. les politiques sont sourds, séniles ou corrompus…. sauf notre hôte bien entendu

    • Isoloir dit :

      Vous considérez notre hôte comme un politique ?

    • Bistrotier dit :

      « les politiques sont sourds, séniles ou corrompus… »

      Les portes de mon établissement vous sont grandes ouvertes !

    • Pascal, (l'autre) dit :

      @Fabouze « les politiques sont sourds, séniles ou corrompus…. » Mais qui votent pour eux et……………..ne sont ils pas le reflet du pays? Ne dit on pas que l’on récolte que ce que l’on a semé ou que l’on a ce que l’on mérite?

  46. ONERESQUE dit :

    Les réserves émises par Trappier sont la toute récente expression de vieilles objections qui datent de dès le Temps T0 de la Phase 1A. Certes, le manque de coordination du pilotage des interfaces et le 2 contre 1 (2 Airbus contre Saint-Cloud) sont des obstacles au travail fluide et aux délais courts, mais Trappier traduit SURTOUT, comme il y a déjà 7 ans, la gêne profonde de l’avionneur face à ce qui va signifier de manière inéluctable la perte d’indépendance technologique française en avions de chasse. Ceci s’articule autour de plusieurs faits déterminants :

    1 > L’attribution du pilier « capteurs » au maître d’œuvre HENSOLDT implique déjà que les acquis des gros investissements de développement R&T bénéficieront à l’électronicien allemand. Or, il s’agit de changer de génération : passer au radar AESA Bi-Bande X-C à antennes distribuées 360° comme sur le Su-57 Felon. Se doter de capacités de traitement du signal 1.000 fois supérieures, pilotées par IA, de concentrateurs de puissances de crêtes dans des faisceaux étroits pour l’ECM/ECCM, assurer la détection des missiles incidents hostiles qui visent l’appareil en mission, d’utiliser des composants Nitrure de Gallium à hautes performances. Thalès participera sérieusement et peut s’appuyer sur les retombées du PST TARAMMAA du RBE2 amélioré du Rafale F4, mais sera l’assistant d’Hensoldt. Cette inquiétude exprimée sur la qualité « ITAR free » du radar du futur NGF est donc probablement aussi motivée par la possible inclusion de composants clés du radar, non pas américains, mais allemands, qui pourraient bloquer l’export à des pays peu regardant en Droits de l’Homme en cas de contestation du Bundestag.

    2 > L’ambition de vouloir conserver aussi bien une autonomie export totale qu’une indépendance porteur nucléaire en développant en SOLO est totalement légitime, mais elle vient se fracasser sur d’accablantes réalités budgétaires. Avec 3.250 milliards de dettes cumulées et un déficit à 6% de PIB, avec les frasques apocalyptiques de Trump qui renverse toutes les tables et va casser le peu de croissance qui subsiste, le rêve d’un développement NATIONAL du NGF Rapace, qui nécessite au moins au bas mot 60 milliards d’Euros, relève tout de même d’une lubie hors-sol, devenue totalement irréaliste. Mettre 7 milliards annuels en 9 ans sur un budget annuel de 50 à 60 milliards, représenterait une ponction insupportable pour Balard.

    3 > Reste la dernière remarque de Trappier sur le potentiel prix net sortie usine du NGF en 2045, qui éclipsera en effet celui du Rafale. Pas besoin de faire de la prospective économique avancée pour subodorer que le prix hors MCO et armes, d’un avion de la classe 20 tonnes à vide, à soute, furtif, bi-réacteurs triple-flux, à 1.500 km d’autonomie, va exploser les plafonds ( 175 à 250 M€….). Un tel prix, on le répète encore et encore depuis 3 ans, est INCOMPATIBLE avec une stratégie d’export mondiale. Ceci d’autant plus que, si le F-47 est exporté en version dégradée, les rares créneaux pour chasseurs lourds existant à travers le globe auront été déjà occupés dès 2035 ! Il faut rappeler que le stupide calendrier de développement envisagé en ce moment suppute que le NGF arrivera de 7 à 10 ans PLUS TARD sur les marchés des avions de combat……un schéma commercial type flop monumental se dessine donc pour dans 20 ans, schéma à coté duquel l’échec de Concorde apparaîtra comme de la roupie de Sansonnet…..

    • Bouvine dit :

      Vous êtes de loin celui que je lis avec le plus d’attention. Je vous remercie d’ailleurs pour vos contributions.

      Cependant je vous trouve un peu défaitiste sur le financement. Je m’aventurerai pas avec vous sur l’aspect aéro et industriel mais nul doute qu’un avion national serra développé pour beaucoup moins cher à l’instar du Rafale et du Typhoon et qui serra surtout conçu pour être exportables. D’autres part, même avec nos dettes, on doit pouvoir faire un peu de dette prélevé sur un livret d’épargne défense ou sur les marchés. Enfin on peut faire appel à un partenaire plus accommodants (EAU, Arabie S., Inde, Suède ?) pour financer en échange d’une participation à la conception et d’une part acceptable de la production.

      Bref le principal obstacle est l’européisme du pouvoir en place. Surtout avec les hausses de budget bientôt anoncées.

  47. mich dit :

    Du Dassault dans le texte ! on va voir ce qu’on va voir donc .

  48. Stakan Vada dit :

    Quand Dassault cause aéronautique militaire, les caves baissent les yeux et écoutent…

  49. Vins dit :

    Bien que M.TRAPPIER soit un commerçant et defende son entreprise, je pense qu’il fait partie de ces gens qui ont une vision de l’avenir. Une vision réaliste.
    Et souvent leurs intérêts collent avec ceux du pays.
    Les autres…. L’Europe de La Défense n’existera jamais. Il n’y a qu’à lire un livre d’histoire pour enfant pour le comprendre.
    Nous avons tout pour reprendre une place forte. Et encore une fois on va tout brader.
    Pour être concret, nous avons tout ce que les autres n’ont pas militairement. On use de ce poids et on prend le leadership sur la partie militaire.

    • Carin dit :

      @Vins……
      D’autant que ça n’est pas seulement au nom de Dassault que Mr Trappier parle.,, il est le représentant élu de la BITD française… et accessoirement celui de l’Elysée.

  50. Roland Desparte dit :

    Lorsque je lis certains commentaires (heureusement peu nombreux) qui “font la leçon“ à Éric Trappier (Son arrogance, son agressivité, l’incompétence de Dassault, gros c**, et autres inepties…), je me dis qu’effectivement certains n’ont pas fini de tourner…
    https://youtu.be/jzGpMzbsIFQ
    Comment oublier l’Avion de Combat Européen (ACE) des années 80… l’Avion de Combat eXpérimental (ACX) de 1982… l’A400M de 2013… l’EuroDrone de 2013 à ce jour… le MAWS de 2018 à 2021… etc. Les projets communs sont souvent avortés ou liés à de forts retards et des coûts prohibitifs, c’est factuel ! Le consensus allonge les processus, les questions de souveraineté nuisent aux programmes, les propriétés intellectuelles bloquent les décisions, les préférences technologiques compliquent les projets, les clauses d’export minent la solidarité, la répartition imposée des tâches plombe l’efficacité, plusieurs patrons cela engendre la discorde…

  51. Achille dit :

    Mr TRAPPIER, a raison , nous avons des
    compétences, à créer seul notre puissance
    militaire, et refuser de se soumettre au DIKTAT européen, cela a toujours été la volonté du GÉNÉRAL DE GAULLE

  52. Nico dit :

    Il devient plus judicieux pour la France de faire cet avion seul. Toutes les coopérations ne peuvent fonctionner. Celle avec l’Allemagne ne semble pas possible. En revanche les cooperations avec d’autres etats européens fonctionnent plutôt bien, italie,espagne,belgique. Un SCAF serait possible avec eux. Il semble que des sphères d’influences se dessine au seins même de l’europe entre l’Allemagne et la France.

  53. Flo dit :

    Le problème des coopérations européennes est toujours le même, on veut que tout le monde s’y retrouve tant en retombées industrielles qu’en spécifications.

    Hors tomber d’accord sur ces questions est long et aboutit souvent à un mouton à 5 pattes qui fait tout, au mieux moyennement. Et ça c’est quand tout se passe au mieux et qu’on ne rajoute pas de nouveaux acteurs dans le jeu en plein parcours…

    Le SCAF est purement politique. Sur l’aviation on sait tout faire en France, motorisation, drones, conception VLO, informatique, armement,…le seul argument pour faire le SCAF à l’échelle européenne c’est le coût, et pourtant les équipements européens finissent souvent par couter un bras.

    J’ajouterais que sur le long terme, quand l’effet Trump sera retombé, je ne crois pas une seule seconde que les nations européennes resteront loin de l’allié américain bien longtemps.

    • Ouf ouf dit :

      @ quand l’effet Trump sera retombé, je ne crois pas que les nations européennes resteront loin de l’allié américain bien longtemps.
      Exact… ils reviendront tous vers maman, bien gentilement et docilement

      • Écoutez Thérèse, je n'aime pas dire du mal des gens, mais effectivement elle est gentille. dit :

        Gentiment.

    • Conjonction dit :

      Conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
      Or, pas hors.
      Or, tomber d’accord sur ces questions est long. Pas « Hors tomber d’accord ».
      Merci.

    • Infini'Tifs Coiffure, 25 Bd de la Libération - 32100 Condom dit :

      Partager notre dissuasion.
      Pour partager nos compétences.

  54. Kardaillac dit :

    On sait depuis le début que les Allemands entendent revenir dans le club des avionneurs militaires à l’occasion du SCAF. J’avais vu, il y a deux ou trois ans, un reportage Arté chez Dornier où il n’était question que de la grandeur passée de l’entreprise. Donc ils ne seront pas sous-traitant mais veulent intégrer des équipes au « coeur du réacteur ».
    L’affaire d’Ukraine leur a compliqué les choses car il y a d’autres pays fabricants de moteurs avec qui ils auraient pu s’entendre.

  55. KL42 dit :

    Résumons l’article, c’est un projet politique t plus industriel, plus d’intégration Européenne, partagée d’une manière cachée notre dissuasion nucléaire. Qui décide, le président SEUL, belle démocratie que nous avons.
    Maintenant le dernier projet politique pour partagé nos compétence et créer une filière industrielle Européenne c’est l’EPR. Nous voyons quel désastre c’est devenu et les Allemands nous ont lacher en cours de route.
    Donc cet avion prend le même chemin, chèrs et bordèlique à souhait.
    Nous sommes prévenus mais nos politique sont dans l’idéologie ça va tanguer très dur, accroché vos ceinture

  56. Roland Desparte dit :

    J’en remets une couche…
    AMD conforte sa position de leader européen de l’aéronautique de défense, entraînant Thales dans sa dynamique industrielle.
    Toujours étonnant cette propension de quelques-uns de rabrouer les succès de l’un de nos fleurons. État d’esprit foireux ou message supraliminal d’ordre idéologique ?
    Peut-être un jour les ignares arrêteront de comparer le Rafale au F-35 ; deux avions aux destinations différentes. L’un a bénéficié d’un coût de développement supérieure à 1 000 milliards de dollars, l’autre 45 milliards d’euros… L’un bénéficie de l’hégémonisme américain, l’autre de l’excellence de ses ingénieurs…

  57. Catherine TRIOLO dit :

    Quand va t on se débarrasser de notre complexe sous Teutons.
    Faut ‘il se rappeler des conneries ?
    Abandon du Nucléaire
    Soumission au gaz Russe, Nordstream .
    Ect Ect Ect …….
    Tout cela pour vendre des Mercedes et des wolswagen
    La France est bien plus clairvoyante dans ses choix et bien meilleure dans sa technologie.
    imposons le !!!

    • Et cætera dit :

      La location latine « et cetera » (aussi écrite « et cætera ») s’abrège « etc. », pas « ect ».

      De plus, elle ne doit pas être suivie de points de suspension, car ces derniers ont la même fonction qu’etc.

      • Correcteur orthographique dit :

        On ne trouve plus de locutions en location… Dommage ! 🙂

  58. Jean Luc dit :

    Et après, tout le monde fait mine de ne pas comprendre pourquoi les chasseurs de Dassault ne s’exportent pas ou presque en Europe !
    Cherchez l’erreur …

    • Momo dit :

      Préviens nous quand tu auras trouvé quelque-chose, on ne rigole jamais assez dans la vie 😉

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Cherchez l’erreur … » Après vous avoir lu j’ai………………………….. trouvé!

  59. Jean Luc dit :

    Il y a une chose que je ne comprendrai jamais avec tous ces merveilleux projet d’avions de chasse (Rafale, NGF, F-35, …).
    Alors sue les états financent intégralement la conception des avions, le sous-traitant qui effectue la conception en prend la propriété intellectuelle.
    C’est tellement anormal sue de l’argent publique permettent à ces industriels de privatiser la propriété intellectuelle ainsi produite

    • Momo dit :

      Ne cherche pas à comprendre, tu as raison c’est très compliqué.
      Trop compliqué….

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        Surtout que son logiciel d’analyse me semble intégralement « PCF » et vraiment hors d’âge ! Imaginer que la propriété intellectuelle de la conception du Rafale revienne à l’Etat est vraiment très bizarre…

    • Agora dit :

      La place est publique, mais l’argent est public.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « C’est tellement anormal sue de l’argent publique permettent à ces industriels de privatiser la propriété intellectuelle ainsi produite » Euh il me semble que c’est le concepteur qui détient la propriété intellectuelle! Désolé mais vous achetez un logiciel la propriété intellectuelle ne vous revient pas! Sinon à quoi servent les « copyright, (©) les « trade mark »(â„¢)?

  60. jipé dit :

    Plan B super rafale

    • Carin dit :

      @jipé……
      Le Rafale F5 est le super Rafale… il n’y aura pas d’autres évolutions de ce super avion.
      Le NGF est l’avenir de la chasse française.
      Dassault a déjà toutes les briques pour le faire, il sera plus grand que le Rafale, mais de quelques mètres, c’est sa cellule qui sera plus conséquente pour accueillir une, voire deux soutes à munitions, en plus des moteurs qui à mon avis seront des M88 T rex, mais avec un troisième étage, permettant une plus forte poussée de l’ordre de 9 tonnes, et 12 tonnes en post-combustion par moteur.
      Impossible de contourner le M88, pour la simple raison de son extrême facilité d’entretien, et de sa sûreté d’exploitation.
      En gros le NGF fera la taille d’un F18 SH en longueur, et même en largeur.
      Tout ça, Dassault et la BITD de France l’a déjà, même pour la version M tout est déjà prêt. Là où peut résider un éventuel plan B de Dassault, c’est dans de possibles partenaires que l’entreprise a démarché en amont.
      L’Élysée sait obligatoirement tout cela.
      Mais ne vous leurrez pas là non plus Airbus Espagne fera partie du voyage, en tant qu’assembleur du NGF, mais aussi du Neuron qui sera son ailier, quoi qu’en disent les allemands.
      Car que ce soit Airbus Allemagne ou Espagne, ces 2 entités sont aux abois, l’EF2000 va très bientôt cesser, l’A400M aussi, et le Tigre est déjà de l’histoire ancienne.
      C’est sur ça que compte Dassault et l’Elysée, pour ramener l’Allemagne a beaucoup moins de prétention, et beaucoup plus de construction positive du projet SCAF, et par contre-coup du MGCS. Il ne faut pas l’oublier celui-là, car à la demande de l’Allemagne aucun de ces 2 projets n’avancera seul… (à l’époque de l’imposition de ce fait, nos amis allemands pensaient nous fermer la porte de sortie pour le SCAF, parce qu’ils croyaient que nous étions incapables de produire un char lourd).
      Aujourd’hui, ils ont compris que non seulement ont peut claquer la porte du SCAF, mais aussi celle du MGCS, parce que nous pouvons faire les 2 projets, mais en plus avec la connotation européenne qui nous manquait pour justement placer de plus en plus de produits au sein de l’Europe.

  61. MC² dit :

    En résumé, il est plus simple, économique et efficace de travailler à six qu’à trois, du moment que nos bons amis allemands ne sont pas là. Quelle surprise…

  62. albert dit :

    Tout est dit par Mr Trappier.
    Si on continue ainsi on va droit dans le mur, parce que Macron est resté bloqué dans une idéologie caduque d’union France-Allemagne. Pour lui l’avion du futur ne peut etre que Européen et pour y arriver il faut absolument l’Allemagne. Politiquement ça pourrait tenir mais concretement ça ne marche pas, parce que l’Allemagne fera tout pour prendre le controle, quitte à planter le processus.
    On l’a vu avec l’EF2000, ce type de partage n’arrive qu’à faire un avion plus cher, plus long à developper car il faut sans arret négocier des changements, et finalement moins performant.
    Tant qu’on s’obstinera à vouloir tout aire avec les allemands on se plantera.

  63. Roland Desparte dit :

    Dans les années 50, au sortir d’une guerre qui avait effondré notre économie, les dirigeants européens et d’Outre-Atlantique ont raillé le Général lorsqu’il proposait de déployer un parc nucléaire… Impossible, ingérable, trop ambitieux, trop cher, etc… Et malgré tous les obstacles (Y compris américains), notre pays a réussi à devenir la première puissance nucléaire européenne, exportateur de cette technologie, souveraine quand d’autres sont soumis, le nucléaire était devenu le porte-étendard de l’excellence industrielle de notre pays. Quel dommage ces années 80 où certains dirigeants de l’époque ont menti aux français, renié notre indépendance, et tenté -au nom d’une idéologie- de détruire notre avance technologique !
    Et existent quelques similitudes avec le développement d’un avion de chasse souverain lorsque qu’un “petit ingénieur“ sorti de Buchenwald était la risée des “sachants“ de l’époque. In memoriam Marcel Ferdinand Bloch, vos Mirage sont devenus notre fierté et votre Rafale n’a pas nécessité les mille milliards du F-35 pour devenir l’avion d’exception d’aujourd’hui.
    MGCS et SCAF dépendent d’une seule volonté politique. Le déploiement d’un parc nucléaire a coûté bien plus cher que ces deux projets réunis, et au sortir de la guerre Charles de Gaulle l’a fait, nos ingénieurs l’ont fait, la France l’a fait !
    Alors oui il y a des choix à faire, on recule ou on avance ?

    • Czar dit :

      comparer la France des années 50 avec 5% de croissance annuelle avec une population en forte croissance démographique avec celle de 2025, tribalisée par cette calamiteuse génération de boumeurs qui en plus pompent tout ce qu’ils peuvent en termes de richesse nationale,en en faisant porter le poids budgétaire sur les générations à venir via une dette gigantesque, comment dire…
      la question n’est pas de savoir su l’on est capables de faire un appareil qui sera à peu près (parce que la furtivité du rafale, hein) dans la compétition dans la seconde moitié de ce siècle, la question est de savoir si dassault pourra encore vivre une génération en restant un acteur isolé face à des géants qui ont de tout autres moyens

      l’inde n’achètera plus français une fois qu’elle aura pompé tous les transferts de connaissances possibles. et les pays du Golfe chercheront des coopérations à mesure qu’ils développeront leur propre industrie :le modèle du « fourni clefs en main » sera de moins en moins attractif, faut en tirer les conséquences

      la règle du capitalisme est à la concentration d es acteurs, et c’est déterminé par le coût croissant de mettre des nouveaux produits sur la table

      si dassault reste une citadelle il crèvera seul,les coopérations sont le moyen d’imposer un standard, les standards techniques sont le seul réel enjeu de puissance aujourd’hui.

  64. Bouvine dit :

    Vous êtes de loin celui que je lis avec le plus d’attention. Je vous remercie d’ailleurs pour vos contributions.

    Cependant je vous trouve un peu défaitiste sur le financement. Je m’aventurerai pas avec vous sur l’aspect aéro et industriel mais nul doute qu’un avion national serra développé pour beaucoup moins cher à l’instar du Rafale et du Typhoon et qui serra surtout conçu pour être exportables. D’autres part, même avec nos dettes, on doit pouvoir faire un peu de dette prélevé sur un livret d’épargne défense ou sur les marchés. Enfin on peut faire appel à un partenaire plus accommodants (EAU, Arabie S., Inde, Suède ?) pour financer en échange d’une participation à la conception et d’une part acceptable de la production.

    Bref le principal obstacle est l’européisme du pouvoir en place. Surtout avec les hausses de budget bientôt anoncées.

  65. jean-michel PICARD dit :

    On peut toujours faire confiance à nos politiques pour sacrifier notre souveraineté au profit d’une Europe qui ne voit que par l’Allemagne ou pire d’intérêts court-termistes moyennorientaux. Ce pays n’a plus d’ambitions que celles de nos petits hommes gris.