Forces spéciales : La DGA valide le largage par l’A400M de l’embarcation commando à usage multiple

Après la validation de plusieurs capacités intéressant les forces spéciales, comme le ravitaillement en vol des hélicoptères H225M Caracal et le saut opérationnel à très grande altitude [SOGTH], l’avion de transport A400M Atlas vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc, avec la possibilité de larguer l’Embarcation commando à usage multiple et embarquable [ECUME], utilisée notamment par le
commando marine d’appui aux opérations « Ponchardier ».

En effet, ce 9 avril, la Direction générale de l’armement [DGA] s’est félicitée du succès de l’essai du Système de largage ECUME [SLE] depuis l’A400M, effectué fin mars.

« L’objectif était de tester le nouveau conditionnement du système de largage mis au point par la DGA en un temps record. Grâce à une solution opérationnelle innovante développée en six semaines à moindre coût, le largage de l’ECUME depuis l’A400M est autorisé », a-t-elle précisé, via le réseau social LinkedIn.

Jusqu’à présent, seul le C-130H Hercules disposait d’une telle capacité.

L’essai évoqué par la DGA a été réalisé alors qu’une campagne d’expérimentation du SLE réalisée à la fin de l’année 2024 n’avait pas pleinement donné satisfaction aux commandos marine puisqu’ils demandèrent une « évolution du conditionnement » de ce dispositif.

Le défi pour la DGA était alors d’apporter des améliorations en se gardant de toute « modification majeure » pouvant avoir un « impact sur les performances des systèmes actuels ». Et le tout en utilisant du matériel déjà disponible au sein des armées. Sans préciser sa nature, cette « solution innovante » a été développée par les experts de DGA Techniques aérospatiales, avec l’appui de DGA Essais en vol.

« C’est grâce aux compétences de haut niveau et à l’audace de ses personnels que la DGA a réussi à concevoir, dérisquer et valider une solution pragmatique et bas coût dans des délais très contraints », a-t-elle insisté.

Pour rappel, mise au point par Zodiac Milpro international, l’ECUME affiche un déplacement à pleine charge de 7 tonnes, pour une longueur de 9,3 mètres et une largeur de 3 mètres. Elle peut embarquer jusqu’à douze commandos marine pour des assauts en mer ou des raids nautiques, à une vitesse dépassant les 40 nÅ“uds [75 km/h]. ManÅ“uvrable par gros temps, elle est modulaire, c’est-à-dire qu’il est possible de l’adapter en fonction des missions [commandement, appui feu avec des mitrailleurs de 12,7 mm et des lance-grenades, assaut, projection de tracteurs sous-marins, raid avec la mise en Å“uvre d’embarcation gonflables FC-470, etc.].

Photo : Direction générale de l’armement

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17 contributions

  1. Bond james dit :

    Et l’essais avec 12 types à bord ?

    • Breton de Paris dit :

      Vous pensez sérieusement que 12 militaires dotés d’un cerveau vont sauter directement brêlés dans l’Ecume ?

    • L'essayer c'est l'adopter dit :

      Un essai, des essais.

  2. Bastan dit :

    Et pour quand des largages à haute altitude, le parachute avec sa charges guidés du sol ou de façon autonome après programmation? Pour info un chuteur opérationnel en altitude est facilement repérable par un radar. J’ai eu plusieurs fois l’occasion de le vérifier au dessus de Captieux. Il est même possible de les compter après leur séparation dans les secondes suivant le largage.

    • Sept caissons dit :

      « Pour info un chuteur opérationnel en altitude est facilement repérable par un radar. »
      Bonjour,
      Quel type de radar permet cette détection?

      • Bastan dit :

        Un simple radar d’approche. Largué sous voile en altitude avec une vitesse sol souvent importante. En chute libre à la verticale, c’est plus délicat. Mais de cela j’en suis sûr et certain. Le pouvoir séparateur du radar permettant souvent de les compter.

  3. Bigorneau dit :

    J’apprends quelque chose . C’est surprenant. À quelle distance sont-ils comptables ??

  4. Kamelot dit :

    Le largage d’une telle charge peut préfigurer des usages autres en matière de matériel et d’armements. l’A400M va permettre un emploi des FS avec une bonne élongation.

  5. Jacques Lien dit :

    Un largage en toute discrétion… Et après ? Comment récupère-t-on l’embarcation, les personnels, les équipements, etc., par sous-marin ?
    J’ai franchement du mal à déterminer la plus value opérationnel d’un tel déploiement, où bien, peut-être, dans le cadre d’une opération du type Thalathine ; histoire d’impressionner des adversaires faiblement armés.
    Merci de me répondre gentiment et avec des arguments recevables, et non avec des questions ou des railleries.
    Mon nom est Lien, Jacques Lien.

    • dolgan dit :

      généralement, ils rejoignent une frégate ou patrouilleur depuis lequel ils vont opérer. On en a partout sur toutes les mers.

    • Jacques Lien dit :

      Moi aussi, mon nom est Lien, Jacques Lien.

    • Jacques Lien dit :

      P.S. : Vous ne voudriez pas plutôt vous appeler Guillaume Portes ? Vous vous feriez des gonades en métal précieux avec votre Minidou.

    • ji_louis dit :

      Opération TARPON = Largage en mer par avion de forces spéciales et leurs matériels, récupérés par un navire de la marine nationale (ou allié, ou civil affrété) pour effectuer rapidement une opération spéciale dans un lieu très éloigné de leur position initiale.
      exemples réels : Libération d’otages en Somalie / Mer Rouge.
      exemples possibles :
      – Opération commando sur une côte ou contre un navire à peu près n’importe où dans le monde.
      – Renforts de sécurité pour un navire ou une flotte subitement menacée.
      – Opération de renseignement suite à une crise imprévue.

      • Jacques Lien dit :

        Merci pour ce complément d’information.
        Ce qui me pose vraiment question c’est plutôt le côté manque de discrétion, surtout des eaux avec des « compétiteurs » pointus (Chine, Russie, etc.) en matière de détection.
        Mon nom est Lien, Jacques Lien (agent 700).

  6. Bijou83 dit :

    Les frégates et autres n’embarquent pas de groupes de combat de commandos marine sauf pour des missions spécifiques. Quand on a besoin d’une intervention des commandos (libérations d’otages telle opération du Ponant, mise à terre discrète…), le largage d’une embarcation, d’un groupe de combat et de son équipement sont des capacités précieuses.

  7. BLANDINO dit :

    Très belle photo. Elle me rappelle mes missions de largage comme Chef Largueur sur Transall C160 il y a déjà pas mal de temps .Larguer en Nord 2000 c’était sympa aussi.