Dans l’attente de ses F-35A, Prague est proche d’un accord avec Saab pour prolonger la location de 12 Gripen

Depuis 2004, la République tchèque loue quatorze JAS-39 Gripen C/D dans le cadre d’un accord conclu avec le constructeur suédois Saab. Il s’agissait d’une solution provisoire pour donner le temps à Prague d’acquérir ses propres avions de combat… Ce qui ne s’est pas produit durant les dix ans prévus par ce contrat de location. Aussi, celui-ci a été reconduit jusqu’en 2024, avec une clause permettant éventuellement de le prolonger jusqu’en 2027.
Or, en juillet 2022, le ministère tchèque de la Défense fit connaître son intention de commander vingt-quatre chasseurs-bombardiers F-35A auprès de l’américain Lockheed-Martin. Voyant ce marché lui échapper, Saab fit immédiatement une contre-proposition. Ainsi, Prague pourrait conserver les quatorze Gripen C/D au terme du contrat de location à la condition d’acquérir des Gripen E/F.
« Nous pensons que le nouveau Gripen E est l’un des meilleurs avions au monde, avec un excellent rapport qualité-prix. Aucun autre constructeur ne peut vraiment nous concurrencer dans ce domaine », avait alors fait valoir l’ambassadeur de Suède en République tchèque. Seulement, cette intervention dans ce dossier fut très mal reçue par Jana ÄŒernochová, la ministre tchèque de la Défense, celle-ci ayant fustigé le comportement d’un « homme d’affaires » et non celui d’un diplomate.
Quoi qu’il en soit, Prague ne tarda pas à signer la commande de vingt-quatre F-35A pour 4,3 milliards d’euros. Une somme à laquelle il faut ajouter 1,8 milliard pour financer les infrastructures nécessaires au fonctionnement du chasseur-bombardier américain.
Seulement, la force aérienne tchèque devra patienter avant de mettre en service ses F-35A, ceux-ci ne devant pas lui être remis avant l’expiration du contrat de location des Gripen C/D, finalement prolongé jusqu’en 2027. Mieux : elle voudrait pouvoir les garder jusqu’en 2035. D’où des négocations en cours avec Saab.
En septembre dernier, l’industriel suédois a fait une proposition au ministère tchèque de la Défense. Proposition que celui-ci a refusée, même s’il n’était pas dans les meilleures conditions pour négocier. A priori, Saab aurait « salé » la note…
Cependant, le spectre d’une rupture capacitaire pour la force aérienne tchèque semble s’éloigner. En effet, selon la presse locale, Prague serait sur le point d’approuver une nouvelle proposition faite par Saab, celle-ci étant « plus avantageuse » que la précédente.
« La nouvelle offre suédoise prévoit notamment l’optimisation du nombre d’avions et des heures de vol. La force aérienne disposera désormais de douze avions après 2027, au lieu des quatorze actuels, dont dix monoplaces et deux biplaces », a expliqué le ministère tchèque de la Défense. Et cela pour environ 675 millions d’euros, entretien des avions et formation des pilotes compris.
Le prix proposé pour louer un Gripen C/D est relativement peu élevé. En revanche, les coûts de maintenance devraient augmenter dans la mesure où les appareils mis en Å“uvre par la force aérienne tchèque approchent les trente ans de service. En outre, ils devront également être modernisés, pour environ 158 millions d’euros.
Si l’offre est « acceptable » pour le chef d’état-major de la force aérienne tchèque, le général Petr ÄŒepelka, l’un de ses prédécesseurs, et par ailleurs premier pilote de Gripen, le général Petr Mikulenka, s’est dit circonspect.
« La décision du ministère est purement pragmatique, elle vise à démontrer qu’il a fait des économies. Mais marchander pour quelques Gripen, surtout au regard des coûts du F-35 pour la défense, me paraît absurde », a-t-il dit, dans les pages du quotidien Novinky.





«« Mais marchander pour quelques Gripen, surtout au regard des coûts du F-35 , me paraît absurde »
C’est déjà bien de le reconnaître et le dire…
Mais pourquoi avoir une telle réaction… et surtout aussi tous les autres acheteurs en Europe
c’est du lechage de asch..!.?
« A priori, Saab aurait « salé » la note… »
Ils allaient se gêner !
Tiens un pays qui remplace un avion de 4e génération par un de 5e génération.
N’en déplaise aux détracteurs du F-35 mais celui-ci doit avoir quelques qualités pour être choisi par un si grand nombre de pays.
Le problème est qu’il a autant de défauts… et, surtout, qu’il s’avère un gouffre financier tant à l’achat (les surcoûts sont fréquents et bien cachés, la Suisse vient de le dévouvrir) qu’à l’usage. Que l’appareil soit réussi techniquement (un jour prochain) n’est pas vraiment la question. C’est plutôt la dépendance qu’il occasionne vis à vis des US (même si la notion de « kill switch » reste très discutée). Quand on résoud les problèmes de canon, de moteur et plus généralement de coût à l’heure de vol en proposant comme solution de moins utiliser les équipements en question cela entraîne tout individu doté du bon sens le plus élémentaire à s’interroger. A contrario, les aficionados du F35 perçoivent quasi systématiquement ces interrogations comme émanant de jajoux, aigris, mauvais coucheurs, pisse-froids et j’en passe… surtout s’ils sont Français. Cela évite d’avoir à trop faire d’introspection. Une revue signalait récemment que même les commentaires des Suisses dans la presse alémaniques, habituellement prompts à délivrer leur venin envers les « Frouzes », en étaient rendus à s’interroger. Comme quoi, même les plus sûrs d’eux-mêmes peuvent avoir des moments de lucidité.
l est possible que les américains offres des avantages pour l achat de c f 35 pour en vendre autant