Le ministère des Armées relance l’appel d’offres sur les futurs remorqueurs-pousseurs de la Marine nationale

Sans remorqueurs portuaires, le porte-avions Charles de Gaulle, les frégates et les sous-marins de la Marine nationale resteraient à quai. D’où l’importance du programme RP 30 / RPC 30, qui avait été notifié par la Direction générale de l’armement [DGA] au chantier naval Piriou, en mai 2020.

Pour rappel, ayant un déplacement de 275 tonnes et mis en Å“uvre par quatre marins, le RP 30 [pour remorqueur portuaire de 30 tonnes de traction] était destiné aux opérations portuaires à la journée. D’un tonnage équivalent, le RPC 30 [pour remorqueurs portuaires côtiers de 30 tonnes de traction] devait être conçu pour naviguer en haute mer, avec une autonomie de cinq jours. L’un et l’autre étaient appelés à remplacer une vingtaine d’embarcations dites de servitude arrivées au bout de leur vie opérationnelle.

Le renouvellement de cette capacité dite de cohérence était par ailleurs impérarif étant donné que la Marine nationale devait disposer de remorqueurs-pousseurs adaptés à ses futurs navires.

Les RP / RPC 30 « bénéficient ainsi d’une puissance de traction accrue à 35 tonnes pour pouvoir intervenir sur des navires militaires aujourd’hui plus grands et plus lourds » et leur « passerelle est très étroite pour permettre les manÅ“uvres flanc contre flanc avec des navires dont la coque est en forme de ‘V' », avait en effet expliqué la DGA, à l’époque.

Seulement, après la livraison de seulement quatre unités, ce programme n’a pas pu aller jusqu’à son terme, faute de pouvoir tenir les coûts. La crise liée à la covid-19 et l’impact de la guerre en Ukraine ont fait augmenter le prix unitaire de ces remorqueurs-pousseurs d’environ 1 million d’euros. D’où la décision prise en février 2024 d’arrêter les frais.

Deux solutions étaient alors envisagées : relancer un appel d’offres avec un cahier des charges moins ambitieux ou effectuer un achat sur étagère auprès d’un constructeur naval étranger. Finalement, la première a été retenue.

En effet, le 28 mars, la Direction générale de l’armement a lancé un appel d’offres européen pour acquérir seize « remorqueurs-pousseurs d’une capacité supérieure ou égale à 30 tonnes au bollard pull, pour les mouvements des navires de surface et des sous-marins de la Marine nationale ». Le marché prévoit aussi des prestations en matière de maintien en condition opérationnelle [MCO] pour une période initiale de trois ans.

« Le marché porte sur la fourniture, à titre indicatif, de seize remorqueurs-pousseurs neufs, soit quatre remorqueurs pousseurs par an à partir de 2026, avec une période de maintien en condition opérationnelle d’une durée d’environ trois années, ainsi que sur la réalisation de prestations associées », précise en effet la DGA.

Les remorqueurs-pousseurs devront avoir une coque en acier de 27 mètres de long pour 10 mètres de large [défenses comprises], un tirant d’eau inférieur ou égal à 5 mètres et une « capacité de navigation jusqu’à 200 nautiques des côtes en Métropole et Outre-Mer pour 5 jours de mer à 6 personnes minimum [dont 2 personnels féminins] », détaille le texte de cet appel d’offres.

À noter que cette procédure « n’est pas ouverte aux opérateurs économiques des pays tiers à l’Union européenne ou à l’Espace économique européen ». En revanche, elle permet de recourir à des sous-traitants issus de pays tiers « exclusivement pour la coque nue non peinte ».

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41 contributions

  1. Bastan dit :

    Arrêter une production nécessaire pour « Un million d’euros », et que l’on voit les milliards distribués comme des petits pains ailleurs, …….faut pas pousser.

    • Carin dit :

      @Bastan….
      C’est 1 million par remorqueur….
      Ça change la donne non?

    • HMX dit :

      Le marché prévoyait la livraison de 20 remorqueurs, pour un coût de 130M€, soit 6.5M€ en moyenne par unité. Une augmentation de 1M€ par unité représente en effet une augmentation conséquente, de plus de 15%, qui s’expliquait parfaitement dans le contexte économique très défavorable de l’époque (marché attribué en mai 2020, au début de la crise Covid…).

      Pour autant, interrompre le contrat était un pari risqué : le pic d’inflation sur les matières est certes passé, mais les prix ne sont pas revenus au niveau d’avant la crise covid. D’autre part, d’autres crises internationales se profilent (merci Trump !). Enfin, la série des remorqueurs est désormais réduite à 16 unités, donc l’effet de série est (un peu) réduit. Bref, rien ne dit qu’au final, les remorqueurs seront payés moins de 7.5M€ l’unité, ce qui aurait été le cas si on avait accepté de poursuivre le contrat avec Piriou. Une bonne négociation avec Piriou, en jouant cartes sur table, et en incluant la question des aides publiques susceptibles d’être perçues par le chantier pendant la crise sanitaire, aurait sans doute permis de réduire un peu le surcoût de 1M€ par bâtiment livré.

      Il faudra donc attendre l’attribution du nouveau marché, pour voir si le pari économique était gagnant… ou pas.

      En attendant, la seule certitude, c’est que le programme aura pris un nouveau retard, retardant d’autant le remplacement de navires hors d’âge…

      • Bastan dit :

        Et au final, avec les surcoûts engendrés sur la maintenance des anciens remorqueurs suite à leur non remplacement, et la probable augmentation des prix suite au nouvel appel d’offres, quel sera le surplus payé?

      • vrai_chasseur dit :

        @HMX
        Les discussions entre Piriou et la DGA ont bien eu lieu sur les sujets que vous évoquez mais n’ont pas abouti.
        C’est Piriou qui a arrêté, la production à perte mettant en danger une partie des emplois du chantier et de certains sous-traitants de Concarneau.
        La vraie question est le cahier des charges un peu « luxueux » car sur-mesure, alors qu’en matière de servitudes portuaire et côtière, des solutions sur étagère existent et peuvent le cas échéant être adaptées à peu de frais (par ex. pour la manÅ“uvre de poussée des sous-marins).

        Le nouveau cahier des charges DGA semble plus raisonnable, en ouvrant la possibilité de solutions sur étagère. C’est ce qu’il aurait fallu faire depuis le début : connaître ce que le marché offre et rester dans un rôle de spécificateur de besoins, en évitant d’être un spécificateur de solution technique sur mesure.
        Une mue difficile et nécessaire pour la DGA. Il va y avoir d’autres dossiers à venir qui vont connaître les mêmes difficultés.

  2. Anonymous dit :

    Ne pas oublier l’anonymisation des coques…..

  3. speedbird101A dit :

    Alors 6 personnes dont deux personnel féminin…….Mazette ,du personnel féminin à la DP ??? Houlà les temps changent ,parce que dans les années 80, pas une seule meuf n’aurait pour rien au monde ,rejoint les rangs hautement virilistes de la DP ( Direction du Pastis) ….Bon sur ce ,c’est vrai que avec les « transrades » modernisés ,ça attire aujourd’hui un nouveau monde lui aussi modernisé dans son genre pour aller de Brest à Lanvéoc ….Sur ce , j’ai souvenir d’un « caulégue  » 1000% breton, qu’on surnommait
    « le Paté du Jour » ,qui ,à la suite d »une sérieuse expé gastroliquide dans les bars de la rue de Siam à Brest, et ce malgré toutes nos tentatives désespérées de dissimulation de son état ,n’a jamais pu passer les MP à l’entrée de l’arsenal pour rentrer à Lanvéoc par transrade , le tout sous les yeux bleus acier délavé rigolards et complices d’Olivier de Kersauson (qui était de passage), et donc notre lascar a été confié ,et en l’état svp , au Commandant du transrade ,qui n’a pas trouvé meilleure punition pour lui, que de le désaouler en le mettant à la barre en parfait état comateux , pour effectuer les 40 minutes de liaison entre Brest et Lanvéoc……Ah les bons souvenirs de la Royale….

    • Bench dit :

      Arf les belles histoires d’onc speedy! Et le pire c’est qu’ elle doit être plus ou moins vraie.
      Mais dis moi speedy, les bistrots c’était pas plutôt Recouvrance que rue de siam? Cela dit, au vu de ton histoire, comment as tu fait pour embarquer ton pote dans un transrade si les gendarmes maritime , pas réputés être les lampes les plus brillantes du lustre déjà à l’époque, qui officiaient Porte Cafarelli ne l’ont pas laissé passer? Y’aurait pas comme une incohérence là?

      • speedbird101A dit :

        Et bien on a du négocier avec eux !! et d’ailleurs Kersauzon nous a bien aidé en suggérant aux MP de prévenir le Commandant ou l’officier de garde de l’Ecole de Manoeuvre et donc celui ci une fois prévenu , à demandé par fil aux MP, à ce que soit remis notre « Paté du Jour » au Commandant du transrade qui le remettra au bidelle une fois à quai à Lanvéoc …..et comme notre Paté avait déjà l’intention de choisir la DP (direction des ports ,là je suis gentil, ) à l’issu de son BE de Bosco , et bien il n’a pas trouvé mieux ,entre deux relents de calva et d’Irish coffee , que de le dire au Commandant du transrade qui s’en est fortement ému et l’a pris pour un futur petit frére ……et du coup, il l’a propulsé à 1 heure du mat à la barre du ferry pour lui donner une idée de ce que sera son boulot dans sa future affectation ….voilà tu sais tout ! Sinon pour les bars, c’était la plupart du temps rue de SIAM , tous ceux de rive gauche et aussi rive droite svp, et pour les dicothéques , plutot Recouvrance avec notamment le LARSEN…… ou alors parfois aussi au port du Moulin Blanc, là ou il y a le celébre bar de Kersauzon ,et également une boite de nuit épique ou la Bretonne était chaude, presque aussi chaude que les nuits du sud des Caraibes….

        • Noms propres dit :

          Kersauson.

        • Abbé Cherèle dit :

          À l’issue.

          Il s’agit ici d’un emploi du nom féminin « issue » (la sortie) et non de l’adjectif « issu, issue ».

          Notons que l’un comme l’autre proviennent étymologiquement du participe passé du verbe « issir », verbe à présent sorti de l’usage.

          • J'aime bien comprendre dit :

            Merci l’abbé, pour m’avoir fait découvrir le verbe issir !
            Mais c’est quand même très hors-sujet, non ?

        • Aide-toi, le ciel t'aidera dit :

          Kersauson nous a bien aidés.

      • MC² dit :

        Non, aucun problème pour moi. Puisqu’on en est aux anecdotes, j’ai fait monter un cipal sur le transrade, avec l’aide de mon chouffe et c’est passé crème alors qu’on devait le tenir un de chaque bord pour qu’il ne tombe pas. On l’avait ramassé sur le chemin, en train d’étudier les soubassements d’un mur.
        Quant aux bistrots, là on était à Recou mais il y en avait plus à Siam à l’époque, les choses changent je suppose. Pour les flicmars par contre je ne sais pas, ils étaient peut-être eux-mêmes trop fatigués. Ils n’ont pas un métier facile eux non plus…

        • speedbird101A dit :

          …………………..@ MC2 La derniére fois que je suis retourné à Brest c’était en 1985 …purée çà fait loin maintenant ….ça a du bien changer entre temps et faudrait que j’y aille y faire un tour en pélerinage avec ma femme et ma fille ,à qui je ne pourrais pas raconter tout ce que j’ai fait là bas à l’époque ….Tout comme le quartier de chicag à Toulon qui n’existe plus…j’y ai laissé quelques dollars là bas ….et aussi quelques coups de poings également …….depuis ,ils ont remplacé les bars à meufs pour matafs par des galeries commerciales pour épater la galerie puritaine des riverains ….les temps bénis du romantisme se perd…..snifff !!!

          • A la page dit :

            « ils ont remplacé les bars à meufs pour matafs par des galeries commerciales pour épater la galerie puritaine des riverains »
            Il y a de nouveau des bars dans le centre et les rues ont retrouvé leur vie nocturne. Un peu plus civilisée que du temps de Chicag’ tout de même.

    • Pierrot dit :

      Les transrades ne dépendent plus de la DP et font l’objet d’une externalisation de service depuis une vingtaine d’années…

      • speedbird101A dit :

        Merci de l’info Pierrot ,je ne le savais pas , mon anecdote vécue datant début des années 80….la belle époque …

  4. Pour Info dit :

    « une capacité supérieure ou égale à 30 tonnes au ballard pull »

    C’est une décision de Balard, mais là c’est du bollard pull dont on parle 😉

  5. Mike dit :

    On arrête la production et on relance un appel d’offre pour seize pauvres millions d’euros de surcoût ? Du délire.

  6. Simlabeng dit :

    35 T? Le Canada ont acquis des 65-70T! Pis on a pas de gros bateaux comme la France!

    Je voudrais bien savoir quels systèmes de propulsion ils ont choisis. Voith-Schneider ou Z-drive?

    • Lex dit :

      1100 tonnes pour 8000 ch, on est pas dans la même catégorie.
      Les remorqueurs canadiens servent aussi à garder les ports libre de glace, ce qui explique le poids et la puissance supérieurs.

      • Simlabeng dit :

        Je ne sdais pas de quel remorqueur vous parlez. Voici les bonnes donnee:
        https://en.wikipedia.org/wiki/Naval_Large_Tugboat
        Les nouveau classe Haro sont des designs canadien du bureau Robert Allan ltd.
        https://ral.ca/
        Ils sont de la serie RAmparts 2400
        https://ral.ca/series/ramparts/

        Les deux seuls 8000 ch que je connais, sont l’Ocean Tundra et l’Ocean Taiga du Groupe Ocean. Eux aussi des Robert Allan, mais serie tundRA 3600 et 100 t de bollard.

        Les deux ports militaire du Canada sont situ/s a Halifax, Nouvelle-Ecosse pour la facade Atlantique et Esquimalt, Colombie-Britannique pour la facade Pacifique. Aucun des deux ports ne connais la glace l’hiver.
        https://en.wikipedia.org/wiki/CFB_Halifax
        https://en.wikipedia.org/wiki/CFB_Esquimalt

        • Lex dit :

          C’est bien ceux du groupe Ocean que j’évoquais.
          https://www.groupocean.com/realisation/mise-en-service-du-plus-puissant-remorqueur-portuaire-de-lest-du-canada/

          Ils parlent de coque renforcée pour la glace, d’où le poids et la puissance supérieurs.

          • Simlabeng dit :

            Dire que les nouveaux remorqueurs de la MRC font 10 000 ch! Des bêtes!

            J’ai travaillé sur les deux prédécesseurs chez groupe Océan. Le Océan Delta et le Océan Foxtrot. Entre 5000 et 6000 ch. Avec le Delta, nous avons tirés un iceberg, les moteurs à 85% de charge et seulement 0.5 noeuds de vitesse… Ce même Delta avait remorqué mon cargo entre New-York et Québec à la vitesse de 11 noeuds, un sacré bon tireur! De bons souvenir…

            Le Tundra et le Taïga ont été construit pour le contrat de l’emplacement du iceberg précédent. Milne Inlet. C’est la seul raison de leur existence. Et les échouages, bien évidemment.

        • Connais-toi toi-même dit :

          Aucun ne connaît la glace.

    • Lex dit :

      Pour info, la motorisation, c’est deux moteurs diesels Baudouin de 1044 kW chacun, de deux propulseurs azimutaux Schottel et d’un propulseur d’étrave en tunnel.

      • Simlabeng dit :

        2840 ch c’est modeste. Je travaille présentement sur un remorqueur portuaire et il fait 4200 ch (3133 kw), 2 azipods mécanique et 52 t de bollard.

        Les z-drive, c’est une normalité, mais avec deux z-drive, un bow thruster, c’est un peu trop…

    • ji_louis dit :

      La mode, c’est le pod électrique orientable à 360° (c’est plus qu’une mode).

    • SIU dit :

      35 teslas ? 65-70 tesla ?

      Le symbole T (majuscule) est celui du tesla, unité de mesure d’induction magnétique dans le Système international d’unités.
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Tesla_(unit%C3%A9)

      Le symbole de la tonne est t (minuscule).
      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Tonne

      35 t ? Le Canada a acquis des 65-70 t !

      • Simlabeng dit :

        Je me suis trompé? Zut alors… J’aurais du utiliser mon cerveau au lieu de faire pile ou face…

        • SIU dit :

          Je vous remercie d’avoir tenu compte de cette remarque dans votre commentaire suivant.
          Bien à vous.

  7. GotoRaptor dit :

    1 million… C’est une blague ?

    Le SNU qui gaspille des millions, c’est okay, mais pas ça ?

    ***********

  8. MC² dit :

    Là on parle de remorqueurs qui devront être disponibles H24 pour les mouvements des bâtiments de la flotte française, métropole et outre-mer. Je n’ai rien contre les Pays-Bas, mais il suffit de comparer les tonnages respectifs, le nombre de ports et leurs positions pour réaliser que c’est un autre sujet.

    • B.M. dit :

      Et vous croyez que les remorqueurs privés des ports civils travaillent seulement de 8h à 18h du lundi au vendredi. Par exemple, dans le cas des porte-conteneurs, les accostages et les appareillages doivent avoir lieu presque à la minute près (en pratique au 1/4 heure près) 24 h / 24, 365 jours par an pour maximiser la productivité de la chaine logistique (optimisation de l’usage des navires et optimisation des portiques et tracteurs de conteneurs du port) et ce sont bien des compagnies privées qui font le job.
      Par ailleurs, lorsque les navires de la Marine Nationale, dont le porte-avions, font escale à l’étranger, le plus souvent dans des installations civiles, ce sont des compagnies de remorquage privées qui font le boulot et qui le font très bien. Donc, pour une fois, je suis d’accord avec Mahmoud il faut arrêter de gaspiller de l’argent public pour des prestations triviales qui pourraient être avantageusement assurées par le privé.

  9. Dédé dit :

    Pendant ce temps-là, report de la liquidation d’UFAST à la mi-mai pour des petits navires qui jouent à l’arlesienne…
    https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper-29000/chantier-naval-ufast-de-quimper-la-decision-du-tribunal-de-commerce-reportee-au-15-mai-2025-6786760.php

  10. Infini'Tifs Coiffure, 25 Bd de la Libération - 32100 Condom dit :

    Les Pays-Bas ont déjà utilisé.