Un rapport parlementaire note une hausse importante des cas de désertion au sein de l’armée de Terre depuis 2022

Dévoilé en mars 2024, le plan Fidélisation 360 vise à améliorer les conditions de travail et de vie des militaires [ainsi que celles du personnel civil de la Défense] selon une approche à la fois incrémentale et territoriale. Et les mesures qu’il contient ont, a priori, produit leurs premiers effets.
« Les résultats sont là. Nous avons inversé la tendance. Nous avons réussi à diminuer de manière considérable le nombre de départs avec une attractivité en recrutement qui, elle, reste très élevée. Nous avons enfin un flux et une courbe qui s’est inversée », s’est félicité Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, lors d’un déplacement à Tours, le 26 mars.
Ainsi, via un communiqué diffusé à cette occasion, le ministère des Armées a souligné que « pour la première fois depuis 4 ans, les effectifs ont augmenté » et que « la cible d’effectifs » a été « atteinte » grâce à des « départs moins nombreux. » Cependant, il reste à voir si le plan Fidélisation 360 a permis de diminuer le nombre des désertions au sein des armées. Ou, du moins, d’en enrayer la hausse sensible, constatée depuis 2022.
En effet, dans un rapport intitulé « Recrutement et fidélisation : gagner la bataille des ressources humaines du ministère des Armées » et publié par l’Assemblée nationale, les députés Caroline Colombier [RN] et Loïc Kervran [Horizons] ont relevé que les désertions avaient augmenté significativement à partir de 2022, notamment au sein de l’armée de Terre.
Selon les données recueillies par les rapporteurs auprès de l’État-major des armées [EMA], entre 2017 et 2021, le nombre de désertions s’élevait, en moyenne, à moins d’un millier par an, avec un plus bas niveau constaté en 2020 [834 cas, ndlr], probablement dû à la pandémie de covid-19. Puis, il a significativement augmenté en 2022, avec 1 485 cas, pour redescendre à 1 253 cas en 2023. La Marine nationale est assez peu concernée par ce phénomène, avec quelques dizaines de cas par an. De même que l’armée de l’Air & de l’Espace.
Cette tendance peut s’expliquer par une combinaison de plusieurs facteurs. Le début de la guerre en Ukraine [24 février 2022] a eu des conséquences au sein de la Légion étrangère, 85 légionnaires d’origine ukrainienne ayant déserté pour rejoindre l’armée de leur pays [ce qui représente 20 % de la hausse constatée cette année-là]. Pour les rapporteurs, la « pleine sortie de la crise de la covid-19 » a donné lieu à un « effet de rattrapage de départs retardés pendant la crise du fait des incertitudes et versatilité professionnelle accrue des jeunes actifs ». Enfin, ils évoquent également une « période de plein-emploi qui se caractérise par une hausse générale des départs, dont ceux pour radiation disciplinaire et réforme ».
Pour rappel, l’article L 321-2 du code de justice militaire précise qu’est « déclaré déserteur à l’intérieur, en temps de paix, tout militaire dont la formation de rattachement est située sur le territoire de la République et qui s’évade, s’absente sans autorisation, refuse de rejoindre sa formation de rattachement ou ne s’y présente pas à l’issue d’une mission, d’une permission ou d’un congé ». Il s’agit d’une infraction pénale, susceptible d’être punie de trois ans d’emprisonnement. Cette peine peut être portée à cinq ans de détention en cas de « désertion avec complot », c’est-à-dire « effectuée de concert par plus de deux individus ». En temps de guerre, les sanctions sont évidemment plus lourdes.
Cependant, selon le rapport de Mme Colombier et de M. Kervran, la justice fait généralement preuve de mansuétude à l’égard des déserteurs. « Le plus souvent, les peines prononcées sont des peines d’emprisonnement assorties d’un sursis simple allant de 15 jours à 6 mois, voire par un classement sans suite selon les juridictions », avance-t-il. Et d’ajouter : « Les peines constatées actuellement ne sont pas dissuasives : par exemple, la section AC3 du Parquet de Paris – affaires militaires et atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation – classe systématiquement sans suite ».
Aussi, la radiation des effectifs pour désertion, en temps de paix, peut être assimilée à une « rupture unilatérale du contrat de travail ». D’ailleurs, malgré les mesures prises par les directions des ressources humaines de chaque armée pour limiter ce phénomène, « pour certains militaires, note le rapport, la désertion reste une solution de facilité, avec effet immédiat ».
Cela étant, d’autres causes peuvent expliquer cette hausse des cas de désertion. Le rapport cite un « problème d’adaptation à la vie militaire et d’acceptation des singularités et contraintes de cet engagement » ainsi qu’une « part de versatilité et d’immaturité qui restera toujours difficile à modéliser ».
Pour inverser la tendance observée durant ces dernières années, les armées ont pris quelques mesures, comme celles visant à créer des « alternatives au recours à la désertion ou à l’absentéisme sous couvert médical [avenant réductif au contrat, résiliation de contrat, effort de formation de l’encadrement de contact et diffusion des bonnes pratiques] » et à mieux prendre en compte les « aspirations des soldats [performance accrue de l’orientation annuelle, développement de la mobilité et de la réorientation notamment en fonction des désidératas, offre de contrat modulaire, meilleure transmission de l’information aux militaires du rang] ».
Quoi qu’il en soit, dans leurs recommandations, les deux rapporteurs estiment que le ministère des Armées devrait mener « une réflexion sur les causes de la désertion », d’autant plus qu’ils « déplorent le manque relatif d’informations quant aux causes pouvant justifier le choix pour un personnel militaire de déserter, en particulier s’il a la possibilité de quitter l’institution autrement ».
Lors de l’examen du rapport en commission, M. Kervran a insisté sur ce point. « Lors de nos auditions, des sociologues indiquaient que le terme générique ‘d’inadaptation à la vie militaire’ pouvait en réalité cacher l’inadaptation des armées à certains profils ». Aussi, a-t-il conclu, « il convient donc de mener un travail plus fin pour comprendre les raisons qui poussent certains à quitter les armées, parfois de la manière la plus violente, c’est-à-dire en désertant ».





» la section AC3 du Parquet de Paris – affaires militaires et atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation – classe systématiquement sans suite ». »
Dura lex, sed latex.
dura lex, sed lex…
latex c’est de l’humour ?
et l’humour est un discriminant absolument indépassable, Roland, me demande encore comment ils l’ont pas criminalisé tellement ça souligne les inégalités
Remarque partagée à 1000 % si, à cause de latex, vous me pardonnez cette saillie.
Plusieurs enseignements à tirer de ces statistiques :
– La première, et sans doute la plus importante, c’est qu’il faut sérieusement travailler sur l’attractivité des carrières militaires. Il faut user de tous les leviers, y compris la revalorisation des rémunérations, notamment sur des profils très ciblés en concurrence directe avec le privé. Ce sujet est essentiel, car nous sommes à la veille d’un gigantesque bouleversement RH dans les armées, qui vont (enfin) voir leur masse augmenter dans les prochaines années. Il faut se préparer à ce choc. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre…
– la seconde, pour revenir au sujet de l’article, c’est qu’il faut faciliter les départs : si un jeune souhaite quitter l’armée, il doit pouvoir le faire dans des délais courts (2 à 3 mois ?) sans trop de tracasseries administratives, comme dans le privé. Vouloir retenir quelqu’un contre son gré est contreproductif. Pire, il s’agit là d’un frein potentiel à l’embauche : il ne faut pas que les futurs recrutés aient l’impression qu’ils seront « prisonniers » une fois le contrat signé.
– La troisième, qui découle des deux premières, c’est qu’il faut pénaliser réellement ceux qui déserteraient, malgré les points évoqués ci-dessus. La loi doit être intraitable sur ce sujet, et il n’est pas acceptable que quelqu’un puisse déserter, en toute connaissance de cause, en faisant le pari qu’il ne risque rien ou pas grand chose.
Je reprends votre point 3: « pénaliser réellement ceux qui déserteraient, malgré les points évoqués ci-dessus ».
La loi doit être intraitable, ajoutez-vous.
Donc on va punir sévèrement les gens qui ne rentrent pas dans votre 1 et votre 2.
Ok, on démarre sur ça. Votre point 1 c’est:
– L’attractivité,
– Et votre point 2 c’est faciliter les départs.
Excusez-moi HMX, mais vous voulez punir des gens parce qu’ils ne sont pas assez attirés par les conditions de merde que vous leur offrez et ceux qui ne se sont pas barrés assez tôt?
Arf! C’est complètement con.
Je comprends ce que vous voulez faire: trier l’essence en partant de la masse. Une opération chimique: partir d’un bordel de molécules et obtenir un produit pur. Autrement dit, vous avez un problème de masse et vous voulez trier les meilleurs éléments. Séparer le bon grain de l’ivraie, comme on dit en bon français.
Et vous reproduisez les mêmes conneries qu’on fait dans la société actuelle. Et on sait que ça marche pas.
Eh ben continue, mon gars, tu vas gagner la guerre. Change pas une équipe qui perd, c’est la meilleure façon de gagner.
@HMX,
Oui et non.
– Pour votre premier point je vous rejoins tout à fait mais ce n’est pas suffisant malgré tout. 😉
Il faut bien expliquer au futur engagé qu’il n’occupera pas forcément le poste dont il rêve… et il doit en être pleinement conscient !
Apparemment ce n’est pas le cas. 🙁
– Pour votre second point, deux à trois mois c’est beaucoup trop long et pas du tout justifié (il me semble). Deux à trois jours/semaines grand max et ainsi on évite votre troisième point.
voila le résultat d’avoir supprimé le parquet militaire. Aujourd’hui à la section AC3, on a des procrureurs débutant qui ne connaissent rien à l’armée et qui n’ont même jamais visité un régiment ou une base en OPEX. Après ces petits jeunes arrogants se permettent de juger des infractions mineures commises en Afrique comme si cela avait porté atteinte à la sûreté nationale!!!
Et quand il traite un cas plus sérieux, c’est forcément à charge pour le militaire. 2 poids 2 mesures.
Regardez le cas de cet infirmier militaire, traité comme un criminel par cette fameuse section AC3!
https://www.leparisien.fr/faits-divers/accuse-dun-meurtre-au-tchad-un-militaire-francais-aux-actes-de-bravoure-se-suicide-a-la-prison-de-fresnes-24-05-2024-DUVMGSJC4VCKLDM4WUKBUDTF7Q.php
Quand le chef fait un article sur les avions ravitailleurs en Inde… on post des avis sur l’Inde et les avions… et pas le Liban
Les polémistes compulsifs n’ont hélas que faire du respect élémentaire dû au travail de Laurent Lagneau.
Et qu’en serait il avec un service militaire obligatoire (garderie). En plus la faute au plein emploi, fallait oser. Par contre des contrats en CDD avec formation professionnelle pourraient être mis en place, et former un premier cercle de réservistes.
Lorsque j’ai fait mon service militaire (chair à canons dans un régiment considéré comme anéanti en 45 h), il y a eu un cas de désertion en seize mois …
Aux USA, lorsque vous vous engagez, l’état vous offre des études qualifiantes en fin de contrat …
Qu’en serait il aujourd’hui?
En même temps, il n’y a pas eu de guerre, non plus.
A part en entraînement, quand vous avez tiré un coup de fusil?
Du haut de votre service militaire dans les années 70/80, vous vous posez comme un roc contre la guerre en Ukraine, mais personne n’a tué vos gosses ou votre femme. Et de toute façon, à l’époque, vous n’en aviez pas.
Maintenant, Rob, si je te dis un truc un peu déstabilisant comme: « je vais détruire méticuleusement tout ce qui est important pour toi, mais je vais laisser survivre le souvenir de tout ce que tu as été quand tu étais jeune, et ça, je vais en prendre grand soin » tu fais quoi?
Ben tu fais ce que tu fais déjà: nous raconter quel homme exceptionnel tu as été. Mais n’empêche que tu feras ce que je te dirai de faire.
48 h
Un service militaire obligatoire aboutirait a 5 a 10% d une classe d age sous les drapeaux. Le reste serait inapte ou echouerait aux tests.
Et d’où sort ce chiffre ?
De ses certitudes, donc c’est du solide.
Avec, il veut bâtir une nouvelle nation, qui soit à son image: du béton armé. Comme un bunker.
Sinon, à part ça, rares sont les vieux qui disent du bien des jeunes. Il dit du bien des jeunes, là? Euh, entre 95% et 90 % qui échouent aux tests, à mon avis, c’est non. Donc, ça doit être un vieux.
Faut pas s’attendre à de la bienveillance avec les vieux d’aujourd’hui.
On va faire un pari inversé: et si entre 95% et 90% de nos vieux étaient des sales cons complètement dépassés et à côté de la plaque? Et méchants, en plus.
Allez, faites vos jeux.
titre tapageur, pas grand chose en vrai
il fut un déserteur célèbre :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Sulak
J’aurais plutôt pensé à Maurice Thorez.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Maurice_Thorez
Ayant servi au début des années 80,même à cette époque le problème existait..il à toujours existé..
Le truc c’est que les ruptures de contrats étaient assez facile, maintenant aussi je suppose, donc déserté est pour moi un contre sens inexplicable ..
Donc déserter est…
Aujourd’hui la tendance est plutôt à refuser les dénonciations une fois la période probatoire terminée.
@Rakam,
Ben c’est-à-dire que vous assimilez une désertion à une rupture de contrat. En temps de paix, c’est normal.
En temps de guerre…
Faut distinguer les deux temps. Si, de base, vous partez en les mélangeant, ben, pfffff… chaipas quoi vous dire.
Perso, je me vois mal condamner à mort quelqu’un qui rompt un contrant. Un locataire qui donne son congé à son proprio? Vous vous y voyez, vous?
La France, c’est de 1939 à 1962: c’est la guerre.
Et de 1962 à aujourd’hui, c’est des OPEX en Afrique, et un pouillème aux Balkans. Mais pour l’essentiel, c’est-à-dire pour notre pomme en Europe, c’est la paix: je peux franchir la frontière allemande sans me prendre une rafale de MG 42. Si, par hasard, je me blesse, les flics allemands vont se précipiter à mon secours. C’est extraordinaire. Ils ont même acheté des hélicoptères à Airbus.
Vous avez quel âge, jeune homme?
Je vous pose la question parce que vous dites:
– à cette époque le problème existait..il à toujours existé..
– Mais vous ajoutez que c’est pour vous « un contre sens inexplicable »
Je ne voudrais pas être désobligeant avec vous, mais un gars qui me dit qu’un problème existe depuis l’éternité et qu’il n’a toujours pas trouvé la solution ça m’encourage pas. Je me dis: « mince, ça doit être un problème énorme, on devrait en parler dans les journaux, le soit à 20h ». Eh ben non.
Et en fait, les désertions, personne n’en a rien à foutre, on est toujours en temps de paix.
« Je ne voudrais pas être désobligeant avec vous »…Et condescendant en plus…^^
« …. la section AC3 du Parquet de Paris – affaires militaires et atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation – classe systématiquement sans suite » »
La couleur politique ou/et syndicale de ces juges est-elle ouvertement affichée? Qui les affecte à ce poste? Quelle filière suivre pour y arriver? S’interroger sur ce point n’est-il pas encore justiciable (ce le sera possiblement bientôt au train ou ça va)?
Annexe 1: Il y a-t-il des passerelles avec le PNF? En est-ce un vivier?
Annexe 2: L’armée n’est-elle pas encore condamnable en cas de désertion (n’est-elle pas d »office coupable d’avoir heurté la sensibilité du déserteur à une occasion ou à une autre)?
Pourrait-on le suggérer aux juges de cette section?
Merci
Vous vous faites de ces films…
Ta pas tou kompry
😉
T’as raison, Momo, prends ceux qui ne sont pas de ton avis pour des simples d’esprit, c’est bon pour ton estime de soi.
Ta vraiment rien kompry!!!!!
HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA
🙂
Momo, vous savez, ce n’est pas la peine de forcer des gars qui se sont trompés, n’ont plus envie ou ont le blues de la fiancée… Qu’ils se cassent vite fait ! Et -hors conflit- que voulez-vous que les juges poursuivent ? Qu’ils dégagent !
Les forcer certainement pas. A dégager c’est déjà fait.
Mais dans la mesure où ils ont pris un engagement il est simplement normal de sanctionner la rupture de celui-ci.
Vous ne croyez pas?
Je sais bien que la tendance de certains est le laxisme biaisé mais on est pas encore obligé d’applaudir.
Bientôt.
Pourquoi vous voulez sanctionner une rupture de contrat en temps de paix? On n’est plus d’accord, on se quitte, c’est tout. Inutile de dresser des guillotines. Overkill et stupide.
En temps de guerre, c’est autre chose, mais ça, vous n’en parlez pas. Pourquoi? Annoncer la couleur, pourquoi c’est mal? Pourquoi vous êtes infoutu d’être franc et direct?
C’est pas une question de laxisme, c’est une question de distinction, dans tous les sens du terme.
Momo, non bien entendu je ne vais pas applaudir, mais je suis influencé par le souvenir de certains appelés réticents au service national qui nous faisaient ch— du matin au soir (J’ai été instructeur). Maintenant, vous avez raison, là il s’agit effectivement de rupture de contrat et il faut marquer le coup, mais d’un autre côté je préfère que ceux qui n’ont pas la moelle dégagent au plus vite. A+
Hors temps de guerre, on se retrouve avec ce que le droit privé salarié appelle un abandon de poste ; ce n’est pas comme si seule l’armée était touchée par ce problème. Pas d’indemnité, blocages au niveau du système de santé, mais pas de poursuite, car ce serait à la fois inutile et encombrerait les tribunaux pour rien, sauf évidemment si le salarié a perçu du salaire en avance (vacances…) auquel cas, il les doit.
.
En temps de guerre, ce ne serait probablement pas la même, certes.
Alors que l’explication existe : le classement sans suite « Autres poursuites ou sanctions de natures non pénales », appelé aussi classement sans suite 61. Le parquet attend qu’une sanction disciplinaire soit appliquée avant de faire le CSS : porter au pénal ce que l’institution fait très bien elle-même ne sert à rien. Cela pour des individus venus en touriste, dont on ne veut plus et qui auraient déjà quitté l’armée depuis longtemps à la date du jugement. On utilise les poursuites et les jugements devant les chambres militaires des tribunaux correctionnels pour des cas plus graves. Pour le coup, la justice et le Minarm sont assez d’accord, ce que n’ont pas compris (ou qu’on n’a pas désiré expliquer à) ces deux parlementaires. Mais je suis là, moi 😉
D’ailleurs, ce sont les parquets à vocation militaire de toute la France (1 par région de défense) qui traitent du problème, pas le seul parquet de Paris.
Enfin, mes connaissances basiques d’instruction civique me font dire qu’un parquetier n’est pas un juge.
Cela se défend!
Merci pour ces précisions.
Mais quelle sanction disciplinaire peut avoir été appliquée à un déserteur qui n’a pas été repris ?
Youpi, vous avez enfin compris que le parquet est l’accusateur. Le mec qui est payé pour vous faire la peau dès que vous entrez dans la salle d’un tribunal. Et même avant, parce que le parquet dirige les enquêtes, sur simple ouï-dire. Et vous n’êtes même pas au courant et vous n’avez pas accès au dossier. Vous n’avez même pas accès à votre acte d’accusation parce qu’il n’y en a tout simplement pas.
JCCDM, vous nous avez tous fait franchir un grand pas.
Mais, chéri, on n’est plus au Moyen-Âge, faudrait que tu passes la vitesses du dessus et que tu te poses enfin les problèmes qui sont actuels.
Ah au fait, le taux de relaxe en France est inférieur à 5%: quand vous entrez dans la salle d’un tribunal en France, n’imaginez pas qu’on va déployer toute la sagesse de douze jurés en colère, qui vont hésiter sur votre innocence ou sur votre peine pendant une nuit blanche en huis clos, vous avez 95% de probabilités d’en sortir condamné. C’est une justice d’abattage. En plus, elle est automatisée et privatisée.
Donc, nous sommes le 31 mars 2025, vous avez enfin compris qu’un procureur n’est pas un magistrat du siège, wahouh! Miracle, on va pouvoir passer aux étapes supérieures de l’évolution. Vous êtes prêt?
Mais, attention: vous voulez qu’on rentre dans le vif du sujet? C’est pas le lieu ici.
Ici, c’est pas un blog sur notre justice de merde, c’est un blog sur notre armée. Faut pas se disperser.
Rien de nouveau dans nos armées !La perspective de se retrouver en Ukraine un de ces jours ou dans un des pays frontaliers n’était pas prévus au programme chez certains de nos engagés ,on a connu déjà es problèmes semblables lors des Opex en ex-Yougoslavie !
@ Wrecker47
La menace d’une guerre fait réfléchir les candidats à l’engagement, mais l’armée bonsaï française de temps de paix n’est taillée que pour la gestion de crise africaine. Dont on nous a signifié de la manière la plus humiliante possible que la période était bien terminée.
De la gueurre froide d’hier, l’armée française a gardé des atouts et a amélioré certaines choses:
https://www.lepoint.fr/politique/quels-sont-les-atouts-et-les-points-faibles-de-l-armee-francaise-14-03-2024-2554990_20.php
La réserve se porte assez bien:
https://www.lepoint.fr/politique/defense-qu-est-ce-qui-motive-les-reservistes-de-l-armee-de-plus-en-plus-nombreux-29-03-2025-2585987_20.php
cela à toujours été. le rapport presise t’il les régiments ou armes?
Le rapport précise-t-il ?
Le rapport cite un « problème d’adaptation à la vie militaire et d’acceptation des singularités et contraintes de cet engagement » : il a fallut plusieurs décennies pour en prendre conscience ? Et si c’était l’inverse : » problème d’adaptation DE la vie militaire A l’acceptation des singularités des nouvelles générations » ?
« mieux prendre en compte les « aspirations des soldats [performance accrue de l’orientation annuelle, développement de la mobilité et de la réorientation notamment en fonction des désidératas, offre de contrat modulaire, meilleure transmission de l’information aux militaires du rang] » : Ah mais ce n’est pas bête …
Raymond75, sors de ce corps !
C’est pas très loin dans l’approche mais ce n’est pas le monmond que l’on a connu.
L’autre était sincère dans ses messages souvent hors de ce monde mais celui-là est tout à fait volontaire dans son action au profit de Xi et ses acolytes contre la France.
Garanti
Le PCC de Xi a déjà résolu tous ces problèmes, n’hésites pas à le dire, ton chef t’en donnera un bon point.
Et surtout parce que la résolution est définitive…..
J’aime beaucoup vos commentaires petit @momo : ils me rappelle ma jeunesse lorsque, enfermé dans une caserne allemande pendant les ‘évènements de mai’ 68, des sous off quasi analphabètes hurlaient au péril bolchévique qui menaçait la France ! C’était très mobilisateur ; le refus de prendre les armes si on était rappelés en France s’est généralisé 😉
Encore votre jeunesse?!
Faut-il qu’on emmerde constamment les gens avec notre jeunesse? C’est le dernier chic à Paris?
Ou à Marseille?
Bordeaux?
Lyon?
Nan mais ho!
La France devient l’empire de vieux. Même pas riches, en plus. Et avec des goûts de chiotte. Parce que, excusez-moi, mais vous êtes nombreux à avoir négligé votre éducation artistique, alors que vous vous croyez expérimentés.
Vous vous gourez sur les sous-officiers. Je parle pas de ceux de Mai 68, ce qui relève pour moi de la pré-histoire. Je parle de ceux de maintenant. Pas besoin d’aller les chercher au diable vauvert, ils s’expriment, aussi librement qu’ils le peuvent – et ce n’est pas une mince affaire- sur les réseaux sociaux.
Quand on les cherche, on les trouve.
Vous avez le droit d’être curieux. Et opiniâtre. Ca va ensemble.
Et moi des sous-off quasi anaphabètes j’en ai pas connu dans l’escadron ou je servais en 68 dans le sud de la France.
Au contraire nos appelés étaient presque tous des bas de gamme avec une instruction scolaire ratée.
Comme quoi on a pas la même perception partout.
Et ils étaient si énervés contre les étudiants et grévistes qui les empêchaients d’aller en perm, qu’ils étaient chaud bouillants pour leur rentrer dans le lard.
Donc Raymond , ne pas tirer de conclusions générales sur une expérience particulière.
Ils me rappellent.
N’hésite pas.
« Et si c’était l’inverse : » problème d’adaptation DE la vie militaire A l’acceptation des singularités des nouvelles générations » ? » Donc à la carte………………..cet A.M. parcours d’audace, ah ben non hein je pourrais me blesser! Demain exercice N.R.B.C. ….Peut pas j’ai un mot du toubib je suis un peu clostrophobe et le port du masque et des équipements de protection me traumatise! Allez dire à un patron d’uune entrepruse de B.T.P. que vous ne supportez pas le travail au dessus de 25° et en dessous de 15°, !
Adepte de la fête du slip, encore cet esprit soixantehuitard? Il est interdit d’interdire, sans dec!
Claustrophobe.
C’est sûr qu’à force d’entendre des gens comme vous se plaindre et critiquer à longueur de journée, il y en a qui n’ont pas envie de rester dans l’institution.
Ou sinon il faut faire le nécessaire pour que des plaintes légitimes n’aient plus lieu d’être …
Mais, quand une caste en haut n’est jamais impactée elle ne va pas s’embêter, ça serai dommage de briser des traditions de commandement d’unités et/ou de port d’étoiles de père en un fils. Le bateau coule normalement.
Cela dit, les réponses comme la vôtre ne font pas plus avancer la chose.
SOS détresse amitié ?
Bonjour, c’est pour le pote NVG, ça ne va pas fort en ce moment…
P’tain de dépression ! 🙂
La question est : ce qui est dit est vrai ou faux?
Cela me fait sourire que l’on demande encore à des consultants sociologues leur avis sur les désertions… Cela ne m’étonne pas qu’ils fassent une réponse de jésuite ou de psychanalyste lacanien en retournant la question : est-ce eux qui sont inadaptés, ou vous ? Le consultant peut tout dire comme dans les entreprises, il est là pour cela…
J’ai reçu un jour un chercheur docteur en sociologie dans mon bureau pour une heure d’entretien ; j’avais accepté sous condition que les résultats de son travail me soient communiqués ( je suis un scientifique ). Il me demandait quelles étaient mes missions et comment je les envisageais et les vivais… Puisque j’avais en face de moi un sociologue j’avais essentiellement parlé du « rôle social de l’officier ». Jamais eu de retour ( peut-être du fait d’un blocage hiérarchique, je ne le pense pas ).
Pour les responsables des RH, le plus important n’est pas l’avis des sociologues, mais les unités où cela survient le plus et savoir si une enquête est nécessaire sur le commandement, appelé maintenant management…
Management? Mon pauvre, un train de retard!!
On dit coach depuis déjà un moment. Avec prise de température le matin (c’est une image, je précise pour ceux qui sont dans la fonction publique), conseils, suggestions et propositions. De la part du coach bien sûr, le ‘joueur’ équipier décidant elle ce qui lui plaira de faire.
Et si jamais cela coince ou grince: hop à la RH! Pour que le coach soit reformaté pour mieux coller aux attentes des coachés. Avant mutation, régression ou démission. Rien de personnel surtout.
Mais avec beaucoup de bienveillance et énormément de bénévolence, évidemment!
Ce qui reste étonnant c’est qu’il y a de moins en moins de jeunes qui souhaitent devenir ‘coach’ et la productivité baisse globalement de manière très sensible.
Pas assez de bénévolence sans doute… 🙂
@Nimbus,
Vous êtes scientifique?
Alors, je vous aime.
Tant pis pour vous.
force est de constater, que pas tout le monde est destiné à être un soldat ! un guerrier ! c est pas en se touchant la nouille devant des films de guerre ! que l on s’improvise militaire ! bref rien de nouveau depuis Machiavel…
En général, ceux qui parle d’être un soldat et un guerrier, ce sont les pires avaleurs de sabres.
Ceux qui parlent.
Vous auriez pu trouver mieux comme titre, M. Lagneau…. Un décalage entre le contenu de l’article bien moins alarmant et le titre.
Et en temps de guerre fusillés pour l’exemple .Voir la première guerre mondiale .Légion étrangère il y a eu la section d’épreuve en Corse
Oui…. et contrairement aux baratins des planqués et traitres (dont un président entre 2012 et 17) qui ont trouvé que c’était bien de déserter, si tout le monde avait fait de même la France devenait province allemande dès 1916.
Bravo et reconnaissance à ceux qui se sont sacrifiés, honte à ceux qui se sont défilés.
1 CLC,
Vous évoquerz la Corse et les képis blancs. Avez-vous connu le “p’tit dépôt“ dans le fort de Bastia (années 70) ?
Il faisait pas bon d’être déserteur à cette époque…
Au moins, on rigolait bien avec les appelés.Il nous est arrivé d’en rechercher un nous même, qui était dans sa deuxieme année de SM ( passage au TPFA et arrêts inclus), de le ramener à l’unite et de l’empêcher de faire des c…. pour replonger avant sa liberation afin de nous en débarrasser, tellement il se trouvait bien chez nous. (les faits sont largement prescrits etant donné leur ancienneté )
« La France est cassée, l’armée n’étant que sa stricte représentation, elle est également cassée. » Je porte à votre connaissance qu’en France la libre circulation des personnes est en vigueur, il est donc possible de la quitter. Dans ce cadre les gares, aéroports, ports sont accessibles et les frontières sont ouvertes. Merci!
Il y a beaucoup de vrai dans ces propos.
IVG serait plus approprié…
« Les résultats sont là. Nous avons inversé la tendance. Nous avons réussi à diminuer de manière considérable le nombre de départs avec une attractivité en recrutement qui, elle, reste très élevée. Nous avons enfin un flux et une courbe qui s’est inversée »
Mais comment est-il possible de sortir une telle énormité ? Quel est l’impact sur la diminution des départs et le nombre de personnes qui rentrent ? Il n’y a que la logique de RH de nos armées pour comprendre …
Par exemple un S/OFF qui c’est engagé avec à l’époque la RJI était à 15 ans avec des facilités de reclassement dans la FP possible, maimaintenant il ira jusqu’à 19,5 ans (pour l’instant) pour avoir un RJI sans décote et pour le reclassement même en étant blessé ce n’est pas gagné. Le nombre de nouvelles recrues de nos armées aura-t-il un impact sur la fidélisation de ce S/OFF qui a déjà vu les 3/4 de ses camarades quitter après le premier contrat ?
‘
Un S/OFF qui S’est engagé.
https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses
100% d’accord.
Nous sommes en plein dans la génération Mitterrand (grand-parents qui l’ont élus, parents qui en ont bien profité sans efforts même scolaires et petits enfants sans éducation que celle des jeux vidéos et sites pornos) et ses « valeurs » obligatoires qui sont à l’opposé de celles des générations précédentes non ? Ils manque un truc dans le rapport…Combien d’officiers ont désertés ?
La ‘génération Mitterrand’ a commencé à bénéficier des études après les années 70, et elles n’étaient pas données. Après, dans les années 85 / 90, elle a connu le chômage de masse. De nos jours, seul 1 retraité sur 2 est actif quand il prend sa retraite.
Mais la génération dite du ‘baby boum’, née après la guerre, est pour les hommes la première génération d’hommes français qui n’ont pas été mobilisés dans une guerre (et de peu, la guerre d’Algérie s’est terminée en 1962). Pour cette raison, et pour les hommes, oui : nous avons eu de la chance …
Vous parlez du Mitterrand qui pose fièrement en écoutant Pétain à Vichy?
Celui qui dinait avec René Bousquet? Et déjeunait avec S Klarsfeld?
C’est bien celui-là, président du Parti Socialiste? Et de la France?
Il manque un truc.
Votre définition de la génération est très hétérodoxe.
Combien d’officiers ont déserté.
Mitterrand avait le dos large, mais là, vous chargez un peu trop la mule.
Grands-parents qui l’ont élu.
Ils ont été promus.
Toute l’administration, pour les fonctionnaires uniquement, fonctionne avec avancement automatique.
Résumons, les parlementaires découvrent le phénomène dit du « ghosting », lequel s’applique désormais à tout ou presque (relations professionnelles, amicales, amoureuses, etc.), et l’applique au milieu militaire.
Je me suis laissé dire qu’il a aussi des élus qui disparaissent des assemblées avant de réapparaître, en général en période de renouvellement de mandat, comme si de rien n’était…
D’aucuns ont une guerre de retard et les parlementaires une rapport de retard.
Odi panem quid meliora lacrima mundi !
@ Hal…ah d’accord, oui,bon ben vaut mieux bien réfléchir..
@Mahmoud,
Au commencement, vous séparez la guerre de la paix. Et là, vous dites deux choses:
– A: En temps de paix une désertion est une rupture de contrat de travail aux torts du salarié, et vous en faites une présomption légale irréfragable, avec perte de tous les droits sociaux afférents.
C’est simple, c’est clair, c’est punitif mais le déserteur est libre. Il assume les conséquences sociales de sa décision sur son droit à la retraite et ses avantages sociaux, mais il est libre.
– B: En temps de guerre, une désertion est assimilable à une trahison et punissable comme telle. Là, le gars n’est plus libre. On ne parle plus de droits sociaux, on parle de ta vie.
Là encore, c’est simple, c’est clair et c’est punitif, sauf que t’es plus libre. Il y a une énorme différence entre A et B.
Aucun d’entre nous ne tient visiblement à sa liberté sur ce blog. Donc, nous ne faisons plus la distinction entre A et B.
Et moi, chuis un con de voltairien en train de faire en sorte que tu t’exprimes librement, Mahmoud.
Par rapport à d autres armées (Israel, Ukraine, Belges déployés en Roumanie), les Français se distinguent par une certaine raideur dans leur comportement. Je comprends que cela puisse le cas échéant aciliter l éxécution d’opération dans la discipline, mais dans quelle mesure cette raideur n est elle pas un exercice de style en soi déconnecté des nécessités opérationnelles? Combien de temps pourrait elle résister si nous devions participer à un conflit de relative haute intensité prolongé ds le temps, où nous serions plus en réaction plus ou moins improvisée qu en action proactive?
Par ailleurs on peut constater qu aux USA il semble assez fréquent de faire des aller retour entre Armée et civil, en dehors même des réservistes. On en a des exemples au sein même de l équipe Trump. Est ce qu on peut imaginer la même flexibilité dans les parcours en France?