Le ministère des Armées a notifié un contrat « inédit » à Thales pour la maintenance de ses matériels terrestres

Chargée de l’entretien de l’ensemble des véhicules du ministère des Armées, la Structure intégrée du Maintien en condition opérationnelle des Matériels Terrestres [SIMMT] a récemment élaboré le plan stratégique MCO-T 2030, lequel doit lui permettre de relever le défi de la « haute intensité ».
Ce plan vise ainsi à accroître la réactivité de la SIMMT en réduisant les délais d’immobilisation des équipements grâce à l’optimisation des processus de maintenance. Ce qui passe par un effort en matière d’innovation, en mettant l’accent sur l’exploitation des données, l’intelligence artificielle ou encore la réalité augmentée, ainsi que par la sécurisation et la diversification des chaînes d’approvisionnement. À ce titre, il est aussi question de constituer des stocks stratégiques. Enfin, ces mesures devront être appliquées à des coûts maîtrisés, l’idée étant de « dégager des marges de manÅ“uvre » pour acquérir de nouvelles capacités.
Par exemple, le recours à la maintenance prédictive, assure la SIMMT, permettrait de réduire les coûts de maintenance de 10 à 40 % selon les matériels ainsi que le délais d’immobilisation de 50 %.
Cela étant, le MCO-T ne porte pas uniquement sur la mécanique.. mais aussi sur l’électronique, qui est de plus en plus présente sur les véhicules, comme c’est le cas pour ceux issus du programme SCORPION [Synergie du COntact Renforcé par la Polyvalence et l’InfovalorisatiON] de l’armée de Terre.
D’où le contrat « ABSOLU » [Adaptation de Bout en bout du Soutien Opérationnel et de la Logistique Uniformisée des systèmes terrestres] que la SIMMT vient de notifier à Thales pour une durée de dix ans.
La réforme du Maintien en condition opérationnelle Aéronautique [MCO Aéro] repose sur la « verticalisation » des contrats de maintenance relatif à un type d’aéronef donné. En clair, il s’agit de les regrouper en un seul, lequel est ensuite attribué à un pretataire unique. La logique d’ABSOLU est peu ou prou la même, à la différence que ce marché porte sur l’ensemble des systèmes électroniques dont les matériels terrestres sont équipés.
« Inédit par son ampleur et son format au sein des armées françaises, ce contrat unique […] vise à rassembler à terme près d’une trentaine de contrats de soutien des matériels terrestres au profit des forces », explique en effet Thales, via un communiqué diffusé ce 26 mars.
Et d’ajouter que « ce contrat clé répond aux enjeux de préparation aux conflits de haute intensité, tout en contribuant à une gestion vertueuse des ressources ».
Regrouper ces 30 contrats de maintenance permet ainsi à la SIMMT d’en simplifier la gestion tout en gagnant en efficacité.
Le contrat ABSOLU « permet de mutualiser le pilotage des projets de soutien, de réduire les délais de réparation pour accélérer la disponibilité des matériels et de développer le recours à l’économie circulaire grâce au réemploi de composants et de matières premières », détaille Thales qui a pris l’engagement de « doubler la capacité de gestion des flux de matériels en cas de conflit de haute intensité ». Et le tout, avec une obligation de résultat.
« Thales apporte toute son expertise et sa réactivité à la SIMMT, au bénéfice des forces sur le terrain, en permettant d’augmenter significativement la disponibilité opérationnelle des équipements et en s’engageant contractuellement à réduire de 30 % les délais de réparation », a commenté Christophe Salomon, le responsable de la division « Systèmes d’Information et Communication Sécurisés » du groupe.
Ce dernier mettra en place un « plateau commun » pour accélérer les prises de décision et les réparations. Il s’agira aussi de « consolider » et de « sécuriser » les stocks sur deux sites distants ainsi que de recourir à des dispositifs de « data science » [gestion des données, ndlr] pour « mesurer continuellement la performance du soutien, prévoir la consommation de ressources et anticiper les prises de décisions, en concertation avec les équipes étatiques ».
Un autre point sur lequel Thales insiste porte sur « l’économie circulaire », qui est une « avancée majeure ». L’objectif est de pouvoir réutiliser des composants [cartes, matériels électroniques] afin de prolonger la durée de vie des matériels. « Le tri et le recyclage de ces ressources permettent à la fois de faire face au défi environnemental » et d’amoindrir les « tensions sur les chaînes d’approvisionnement », fait-il valoir.
D’abord, le contrat ABSOLU concernera la maintenance des postes radios PR4G, des radiocommunications haute fréquence longue portée [Melchior] et des éléments du programme ASTRIDE [Accès par satellite et par transmission hertzienne au réseau de zone et de l’intranet de l’espace de bataille]. Il sera ensuite étendu à « l’intégralité des programmes de maintenance de matériels de Thales pour la SIMMT ».





Je ne suis pas certain de comprendre pourquoi PRG4 et MELCHIOR cohabitent?
La SIMMT ne fait donc qu’externaliser, c’est le seul volantqu’il nous reste en matière de MCO ?
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/mco-terrestre-la-simmt-sinteresse-a-loffre-de-services-du-prive/
Je me demandais ce que devenait « l’opération vérité » d’ARQUUS depuis le temps…
https://blablachars.blogspot.com/2020/06/operation-verite-par-arquus.html
bonjour, ils y a 20 ans , nous avons externalisé la maintenance de nos matériel…
je serais curieux de savoir si cela était effectivement une bonne idée..
Avons mous atteint le niveau d’excellence de nous avions avant ce changement très controversé…
Des économies ons telle était réalisé, et la matériel est ils mieux entretenu..
Voilà des questions importantes ?
En cas de conflit les entreprises privées chargées de l’entretien du matériel militaire seront immédiatement opérationnelles. Ces entreprises et leurs salariés, comme les ouvriers d’usines d’armements sont au service de la Défense Nationale.
Ils ont. Ont-ils ?
Elles ont. Ont-elles ?
Des économies ont-elles été réalisées ?
Allez ! Un peu de « Big Data » et d' »IAGen » et de « Maintenance Prédictive » sur un slide ppt façon McKinsey, et le tour est joué !
Par contre, équiper tous les matériels terrestres d’un boitier de maintenance embarqué standardisé, avec enregistrement façon boite noire comme sur les avions, et transmission (cryptée) temps réel, c’est plus délicat et cela nécessite des études… qui coûtent.
Ne parlons pas des ateliers logiciels de génération de tests, façon ATE Mermoz pour le Rafale, généralisés pour prendre en compte toute la flotte de matériels terrestres et tous les types d’équipements embarqués, bonjour la prise de tête ! 😉
Finalement, c’est plus facile de faire de beaux slides PowerPoint pour la DGA.
Cela s’appelle du « vaporware », mais ça rapporte plus que la dure réalité de la conception et de la réalisation de matériels maintenables (et en plus recyclables avec le chèque réparation du gouvernement, sans doute via des points de dépôts volontaires !). Novlangue, quand tu nous tiens !!! 😉
Vous imaginez mal, mais la réalité est très différente de ce que vous pensez. Vous en êtes sans doute restez aux années 60. Quant au privé, le RETEX comme les rapports de la cour des comptes démontrent que ça se résume par »plus cher, moins bien » dans tous les secteurs d’activités et tous les ministères.
Vous en êtes resté.
Ou alors « Vous en êtes restés ».
Non, pas dans le cas du vouvoiement de politesse qui ne s’adresse qu’Ã une seule personne (Mahmoud en l’occurrence).
Et comme Mahmoud est un prénom masculin, ce n’est pas non plus « vous en êtes restée ».
T’as raison Igor.
@ Baratinovitch
bah oui il a raison. Alors évidemment a la moindre parole non consensuel les décérébrés n ont d autre issue que discréditer puisque leur nullité leur interdit tout accès au débat constructif
Une parole non consensuelle.
« Mouton décérébré » est un terme typique du vocabulaire de la propagande russe.
Mais il est bien sûr aussi utilisé par ses complaisants relais occidentaux.