La Section technique de l’armée de Terre finalise l’évaluation technico-opérationnelle du Griffon MEPAC

Le 23 janvier, la Direction générale de l’armement [DGA] a indiqué qu’elle venait de remettre au détachement de Satory du 8e Régiment du Matériel [RMAT] le premier des cinquante-quatre blindés Griffon MEPAC [Mortier Embarqué pour l’Appui au Contact], commandés cinq ans plus tôt auprès du groupement momentané d’entreprises [GME] formé par KNDS France, Arquus et Thales.
Même s’il a fait l’objet d’une campagne d’essais et de qualification menée par DGA Techniques Terrestres, le Griffon MEPAC n’est pas encore prêt à entrer officiellement en service, ses caractéristiques et ses performances devant être vérifiées lors d’évaluations technico-opérationnelles [EVTO] menées par la Section technique de l’armée de Terre [STAT].
Pour rappel, le Griffon MEPAC est un véhicule de 24,5 tonnes doté d’un mortier de 120 mm 2R2M semi-automatique, fourni par Thales, et d’un tourelleau téléopéré armé d’une mitrailleuse de 7,62 mm.
Intégré dans le chaine artillerie ATLAS [automatisation des tirs et liaisons de l’artillerie sol/sol], le Griffon MEPAC aura la tâche d’appuyer un groupement tactique interarmes [GTIA] « dans la zone de contacts ». Capable de tirer jusqu’à dix coups par minute contre des cibles situées à 8-13 km de distance, il peut être mis en position de route aussi rapidement qu’en batterie, évitant ainsi les tirs de contre-batterie.
Cela étant, selon l’École d’artillerie implantée à Draguignan [Var], la dernière EVTO du Griffon MEPAC se déroule actuellement à Canjuers. Celle-ci vise à « confirmer que le système est compatible avec le métier des armes avant qu’il ne soit projeté dans les différents régiments d’artillerie ».
Et d’ajouter :  » La STAT a pu bénéficier de l’appui de l’École d’artillerie et plus particulièrement de l’unité d’appui à la formation [UAF] ».
Lors d’une audition parlementaire, en novembre 2023, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, avait affirmé que « l’arrivée des huit premiers mortiers embarqués pour l’appui au contact, soit une batterie de tir complète, au 11e Régiment d’artillerie de Marine [RAMa] » allait marquer « le début d’une modernisation profonde ».
Visiblement, ce plan a depuis évolué. Alors que, selon la DGA, dix autres exemplaires devraient être livrés en 2025, l’École d’artillerie sera la « première unité à percevoir le MEPAC » à compter de l’été prochain. Et cela afin de lui permettre de former ses cadres. « Elle sera suivie de près par le 3e RAMa [basé à Canjuers] », a-t-elle précisé.
Photo : CPL Pauline / Écoles militaires de Draguignan – via Facebook





 » Capable de tirer jusqu’à dix coups par minute contre des cibles situées à 8-13 km de distance »
C’est à dire dans la profondeur où les drones vont devenir omni présent quelque soit le conflit…
C est dommage, la proposition était bonne jusqu’à la guerre en Ukraine. Désormais c’est plutot le Patria NEMO car sous blindage.
Beaucoup plus cher.
Pas vraiment mieux protégé contre les drones. Il a une tourelle qui n arretera pas les FPV utilisés en Ukraine . Pourtant la charge mili de ces drones est loin des charges modernes.
Les seuls vrais avantages c est si tu croises du 27mm en frontal (et disons que c est pas censé arriver) ou pour du NRBC (a condition que tu les entretiennes correctement plusieurs fois par an).
La solution anti drone ne passera pas par la cuirasse.
Et si on pense Ukraine, les MEPAC devraient survivre au moins aussi bien que les AMX10RC vu qu ils seront moins exposés.
N’arrêtera.
À condition.
@R2D2……
C’est pas le poids de ses munitions qui font que ce bestiaux affiche 24,5tonnes sur la balance à vide…
C’est son blindage stanag quelque chose quand même.
C’est un VBMR, pas un vulgaire camion aménagé pour balancer des obus de mortier!
Un bestiau, des bestiaux.
@R2D2
Comme la totalité des véhicules de l’AdT, ce Griffon MEPAC ne dispose en effet pas encore d’un système de protection active. C’est bien sûr regrettable, notamment parce que ces véhicules seront tout particulièrement exposés à la menace des drones/munitions rôdeuses, et il faut souhaiter qu’un tel système d’autoprotection soit installé en rétrofit très rapidement (le véhicule est apparemment conçu pour…).
Si on oublie cette énorme lacune, temporaire espérons le, ce véhicule semble extrêmement prometteur et efficace pour fournir un appui feu de précision aux fantassins débarqués. Commandé pour le moment à 54 exemplaire, il est probable que des commandes supplémentaires soient passées, lorsque une augmentation du format de l’AdT sera acté.
Parmi les pistes d’évolution, outre l’ajout absolument essentiel d’un système de protection active, on peut également espérer que ce véhicule soit progressivement doté de nouvelles capacités :
– capacité de tir en roulant,
– munition de 120mm à portée étendue (munition propulsée)
– munitions à charges diversifiées : antichar, antipersonnel (sous-munitions ?), thermobarique…
– munition rôdeuse tirée depuis le tube de 120mm (avec un opérateur en charge du contrôle de la munition),
– système de drones embarqués, résistants au brouillage, permettant la reconnaissance et l’engagement en temps réel des objectifs par l’équipage du Griffon MEPAC (sans dépendre d’une capacité de désignation de cible déportée).
Il tire en roulant et il tire toutes les munitions d un 120mm (pourquoi pensez vous le contraire)
Pourquoi voulez vous réduire les capacités du MEPAC en virant des munitions pour y foutre un gus et des munitions rodeuses tirées on se demande pourquoi (enfin si pour copier les russes avec leur missile depuis le canon des chars sans avoir compris pourquoi ils font cela) depuis le mortier ? Et on met un stand frites dans le serval LAD? Chacun son taf.
Et en plus de virer des munition pour des MTO, il faut virer le mortier pour caser un opérateur drone SMDR et son systeme drone. Mais un MEPAC sans mortier, c est plus un MEPAC.
vous voulez pas rajouter de l iris T , des mmp et des exocet ?
Ne confondons pas « rôdeuse » et « rodeuse » :
– Rôdeur, rodeuse : personne qui vagabonde.
– Rodeur, rodeuse : personne chargée du rodage.
Des munitions rôdeuses.
@HMX……
Le VBMR Griffon est nativement équipé de divers capteurs pour repérer diverses choses dont les drones et autres hélicoptères..
il est également équipé d’un tourelleau dont le calibre est indigeste pour les munitions rôdeuses ou drones issus du civil équipé d’un obus quelconque.
De plus l’ensemble de ces véhicules font non seulement partie intégrante de SCORPION, mais jamais seuls….
Même un hélicoptère aurait beaucoup de mal à aligner un de ces véhicules sans risquer de se manger un missile venu de n’importe quel matériel SCORPION, ou combattant au sol…
L’IA qui commence à prendre sa place dans SCORPION n’est là que pour aider à la répartition optimale des matériels offensifs, et défensifs, sur le champ de bataille ou la ligne de front, cette IA n’oubliant aucun des matériels ou unités au sol, connectés, même cachés au même endroit depuis plusieurs heures ou jours avec silence radio.
Il faut arrêter de mettre nos armées au même niveau que celles des russes ou ukrainiens, ça n’est pas faire preuve de vantardise, que de dire que nos matériels sont très nettement au dessus, et que les techniques d’emploi que nos armées déploient, sont sans communes mesures avec l’actuel front en Ukraine… Le retex que la France utilise sur cette guerre, ne concerne pas cela, mais l’amélioration de nos matériels, et la prise en compte des technologies employées par nos amis russes, ainsi que leurs façons de déplacer leurs troupes, ou de combattre, ou même de conduire l’approvisionnement… voilà ce que nos avions et autres satellites, traquent tous les jours, et que nos spécialistes analysent… le résultat de ces analyses étant bien entendu « rentré » dans les systèmes d’analyses et de combats, dont SCORPION.
Bravo !
En complément du commentaire de Dolgan j’ajouterai que le conflit ukrainien a montré que les systèmes d’artillerie avec chargement automatiques ont deux problèmes majeurs :
– la complexité du système et sa moindre fiabilité provoque plus de pannes, des pannes nécessitant du personnel avec un haut niveau de formation, ce qui fait chuter la disponibilité.
– le chargement du tube est certes automatique mais ce système doit être rechargé lors d’une phase qui est très longue, immobilise le système et génère donc de la vulnérabilité.
Dans certaines phases les caesars ukrainiens se déplacent sans leurs obus. De cette façon s’ils sont touchés par un drone les dégâts seront bien plus faibles que si le drone fait exploser les munitions transportées. Ce véhicule MEPAC s’inscrit dans la même logique.
Au bout de trois ans de conflit il faudrait peut-être arriver à voir que non, plus lourd n’est pas systématiquement synonyme de plus sécurisé. La sécurité en matière d’artillerie vient quand même il me semble surtout du fait qu’on est pas là quand ça tombe donc la mobilité est la clé
@Aymard de Ledonner……
Les munitions françaises n’explosent plus au contact d’un obus qui détonnerait parmis elles, même si directement posées au cœur d’un feu.
Les CAESAr ukrainiens approvisionnés d’obus français, se déplacent avec leurs 18 pelots dans leurs logements.
Je pense même que l’occident dans son ensemble (ceux sous bannière OTAN), est équipé de ces mêmes munitions.
la tactique décrite par Aymard est appliquée par les ukr.
attention à ne pas idéaliser la muratisation .
Parmi (sans « S ») .
Un obus qui détonnerait parmi elles.
Etymologiquement, « parmi » est composé de la préposition « par » et de « ‑mi », issu du latin « medius » (qui est au milieu).
https://dictionnaire.lerobert.com/guide/parmi
Où les drones vont devenir omniprésents quel que soit le conflit… Pas « quelque soit le conflit ».
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21570/la-grammaire/les-homophones-grammaticaux/les-homophones-quelque-et-quel-que
100% d’accord avec @dolgan. Je comprends pas tous ceux qui croient que le blindage a la moindre utilité contre les drones kamikazes ou largueurs de charges explosives. Ils peuvent attaquer le véhicule sous n’importe quel angle comme le toit, très peu blindé, ou le train de roulement, pour immobiliser le blindé avant de venir l’achever avec un ou plusieurs autres drones. Même les MBT occidentaux type Leopard 2 ou Abrams se font dessouder par des drones FPV, alors un mortier automoteur adapté à la caisse d’un APC avec encore moins de blindage qu’un IFV, je vous laisse deviner…
Le NEMO est a ame lisse.
Il est donc moins précis et tire des munitions plus faibles.
Le NEMO est à âme lisse.
HS, mais presque dans le sujet des véhicules militaires hybridables, car le Griffon pourrait lui aussi bénéficier d’une solution moteur- dans-roue « Michelin Active Wheel ».
Je place ici un commentaire (tardif, certes) sur la proposition KNDS France et Texelis pour un Serval (Ã propulsion) hybride.
« KNDS France et Texelis ont l’intention de présenter un blindé Serval à propulsion hybride en 2027 – Zone Militaire »
https://www.opex360.com/2025/03/01/knds-france-et-texelis-ont-lintention-de-presenter-un-blinde-serval-a-propulsion-hybride-en-2027/
Je crois me souvenir que Michelin avait déjà proposé en son temps (en 2008, il y a presque 20 ans !) des roues équipées de moteurs et de suspension électriques « Michelin Active Wheel » :
https://www.4legend.com/2016/michelin-active-wheel-une-technologie-de-roues-motorisees-prometteuse/
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Mais outre les réticences bien comprises de constructeurs automobiles à ne plus fabriquer (et ne plus faire payer) toute la mécanique de transmission, il y avait le problème de résistance aux chocs et aux vibrations lors du roulage, et surtout de la masse du moteur suspendue aux essieux et amortisseurs classiques.
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Je ne sais pas si ces problèmes seraient résolus par un usage de cette solution sur des véhicules militaires, qui roulent moins vite, moins longtemps et dans des conditions de terrain « mou » peut-être plus favorables à l’amortissement des vibrations, mais cela mériterait un peu plus de démonstrations convaincantes (je crois que les circuits électriques et l’électronique embarquée ne font pas bon ménage avec le nettoyage à l’eau sous pression).
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Une expérimentation opérationnelle, avec la mesure comparée des coûts de la logistique et de la maintenance, est tout à fait pertinente.
Attendons les résultats et les comparaisons avec les mêmes capacités et les mêmes conditions d’emploi que celles des véhicules du même type actuellement en dotation (et pas seulement ceux vieux de quarante ans, pour ne pas fausser les analyses des écarts constatés 😉 )…
Je me permets…
Bien que profondément attaché aux ponts rigides ( on ne se refait pas ), il est certain mécaniquement parlant qu’une distribution électrique, roue par roue, permettrait de compenser beaucoup. En gros, gestion avec des moyeux indépendants, qui permettraient d’adapter la puissance à chaque roue motrice, ce qui va du 4×4 au 8×8 en Occident.
Faites un blocage de différentiel, ça fonctionne oui, mais requiert une compréhension de ce qui se passe, pas évidente, je le vois depuis longtemps.
Pour simplifier schématiquement, chaque moyeu serait indépendant, adaptant sa force aux contraintes.
Gain de poids, sans pour autant être asservi à un système de calcul trop lourd, c’est un modèle à creuser en effet.
Je sors….
Restez.
5 années entre la commande de mortiers embarqués et la première livraison ?
C’est pas glorieux
Heureusement que les ukrainiens occupent les sbires de Palpoutine depuis 3 ans
@alb atroce……
C’est pas un simple mortier calé dans la caisse d’un camion non plus… le tube est posé sur un socle qui s’adapte quel que soit l’assiette du porteur, ( entre 8 et 13 km, la précision est impérative) c’est pas donné à la concurrence… pour le moment.
D’autant que cet engin est prévu pour faire de l’appui feux… il serait dommage que cause à un mauvais angle de tir, ce soit les copains qui essuient les pelots… et entre 8 et 13 km, la bande qui sépare les 2 camps est très mince.
Prise en considération du Retex ukrainien sur le CAESAR ? Un 105 en lieu et place du 155 serait selon leur petite expérience des combats bien plus pertinent…..
Cela sort d ou?
Rappelons que les UKR produisent des 155mm et des mortiers de 120mm. mais pas de 105mm a ma connaissance.
Évitons de confondre « où » (avec un accent grave) et « ou » (sans accent) :
– Où : adverbe pronom relatif.
– Ou : conjonction de coordination (marquant l’alternative).
Cela sort d’où ?
Évitons aussi de confondre « à » (avec un accent grave) et « a » (sans accent) :
– À, au, aux : préposition.
– A : verbe avoir (il a, elle a, on a).
À ma connaissance.
Pour l’export, pourquoi pas, vu qu’on produit déjà les porteurs et les canons. Mais pour nous, pas la peine.
À la rigueur, plus de MEPAC, ou des Sherpa A2M en « supplément ».
alb atroce,
Je me suis fait la meme réflexion… Et le Griffon MEPAC n’est pas encore prêt à entrer officiellement en service…
Est-ce pour des raisons financières ou administratives ?
@Alb atroce
Pas glorieux en effet, mais pour comprendre il faut bien se replacer dans le contexte 5 ans en arrière, c’est à dire une éternité au vu de tout ce qu’il s’est passé depuis !
Ce Griffon MEPAC a donc vu le jour dans un contexte « temps de paix », où la principale préoccupation de nos politiques était de faire des économies sur le budget de la défense. Aux yeux de nos décideurs, il n’y avait en 2020 aucune véritable urgence, et étirer le programme dans le temps était au contraire un bon moyen pour étaler la charge budgétaire. Ce contexte explique également la modestie de la cible : seulement 54 MEPAC officiellement commandés à ce jour. On ajoutera également un élément qui était pour le coup difficilement prévisible, à savoir le fait que la crise COVID n’a certainement pas aidé au bon déroulement du programme.
Ceci est désormais du passé, qu’il ne sert plus à grand chose de remuer. Mais il serait au contraire très intéressant de savoir combien de Griffon MEPAC peuvent être construits et sous quels délais, à supposer que des commandes supplémentaires soient passées auprès de KNDS France, Arquus et Thales. Et sous quels délais un programme équivalent pourrait être mené si un besoin était exprimé à ce jour, dans le contexte de crise stratégique et de besoin de remontée en puissance nous connaissons.
Excellent ! Sachant qu’en termes d’artillerie, nous sommes déjà plutôt en pointe avec le César mais pas que.
Vu le RETEX ukrainien, ce concept semble au contraire complètement dépassé. Devoir s’approcher a 5 km de la ligne de front avec un véhicule devant ouvrir son toit, c’est du suicide. L’ennemi se fera un malin plaisir a faire exploser un drone kamikaze ou a larguer une grenade a l’intérieur du véhicule au milieu des munitions tuant tous son equipage d’un coup.
Franchement, il aurait fallu annuler ce contrat. Soit pour le remplacer par un mortier sous tourelle fermée genre NEMO, soit par des drones.
Tout son équipage.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22907/la-grammaire/ladverbe/tout-employe-comme-adverbe
Évitons de confondre « à » (avec un accent grave) et « a » (sans accent) :
– À, au, aux : préposition.
– A : verbe avoir (3e personne du singulier du présent de l’indicatif : il a, elle a, on a).
S’approcher à 5 km.
Plaisir à faire.
Ou à larguer.
« nous sommes déjà plutôt en pointe avec le César  »
On était à la pointe avec Caesar. Il y a quelques années c’était une innovation, un choix fort… et donc une source infinie de moquerie. Mais désormais c’est devenu une solution classique et ce ne sont pas les alternatives qui manquent.
Bon pour le service…bien,très bien…
On va peut-être attendre le résultat de la STAT, et la mise en place des éventuels correctifs pour le déclarer « bon pour le service »…
Ce qui est testé, c’est pas le VBMR, ni le tube en lui-même, c’est la plateforme de support, qui doit s’adapter aux coordonnés de tirs, quelle que soit la position du porteur d’une part, et la précision des tirs meme multiples d’autre part.
Même.
On vient de recréer les SML dans les régiment d’infanterie…Pourquoi ce système d’arme ne serait pas dans affecté dans les SML ? Et dans le projet Scorpion avec tout le « toutim » de transfert de données, l’artillerie aurait la main sur la deconnfliction et se concentrerait sur les feux dans la profondeur de 20 à 200 km…
10 en 1 an.
En 14-18 c’était 10 à 15 canons de 75mm fabriqués par jour pendant 4 ans (plus de 17 000 rien que pendant la guerre).
« économie de guerre » ?
Mon dieu que ces mots sonnent creux aujourd’hui…
C’est quoi le rapport entre un canon seul et fixe en 1917 et ce véhicule ?
D’une part on parle ici d’un matériel en évaluation. Le canon de 75 avait été conçu en 1897 si je ne m’abuse.
D’autre part, je suis d’accord, ces mots sonnent creux, et tant mieux!
Au sortir des deux guerres mondiales, les grand pays européens – France, Royaume-uni et Allemagne (et Autriche, Russie-URSS…) – se retrouvent avec des montagnes de dettes et une économie sinistrée. Seule l’Amérique s’en est relativement bien sortie fois grâce à une situation particulières. Sacrifier l’avenir pour prendre l’ascendant sur l’adversaire du moment, c’est rarement un modèle à suivre.
Raisonnement que vous devriez faire considérer par : les USA, première puissance militaire mais avec une dette abyssale et par le Maître et Saigneur de la Fédération …. sauf à voler les enfants chez les autres pour assurer l’avenir.
Je partage votre avis. Le terme « économie de guerre » est utilisé à toutes les sauces sans que cela reflète une quelconque réalité d’une vrai économie de guerre, dans laquelle tout le budget est orienté vers la guerre et toutes les usines sont utilisées ou reconditionnées pour produire de l’armement et tout ce qui sert à la guerre. C’est donc aujourd’hui un mot fort en matière de communication certainement utilisé pour saisir les esprits. La conséquence, c’est que ce mot est complètement dévoyé par rapport à la réalité qu’il est censé décrire, décrédibilisant ainsi son usage et sa sémantique. Ce n’est pas le seul dans ce cas. C’est le problème de nos jours. Pour marquer les esprits, on est prêt à tout sur le plan com sans se soucier des dégats occasionnés dans l’esprit de la population concernant l’usage surdimensionné des mots. C’est un peu symptomatique. Il semblerait plus raisonnable par exemple de l’utiliser mais moyennant une échelle de gravité de 1 à 5. On passe en économie de guerre niveau 1 voudrait alors dire quelque chose si on a pris soin de le définir auparavant par exemple. Le niveau 5 représenterait ce que la France a dû faire en 14-18, à savoir tout l’appareil industriel (du moins ce qu’il en reste de nos jours) reconverti et tourné vers la production militaire. Bref !
@LM……
400 ans avant il sortait un millier de flèches et une centaines d’arcs des ateliers royaux…
Je pense que vous mesurez la différence de technologie entre l’arc et le canon de 75mm de la première GM… ce qui est étonnant, c’est que vous ne voyez pas celle entre votre tube de 75, et un MEPAC…
De plus, les modèles sortis sont ceux d’essais, et sont voués à essayer au début l’engin tel qu’imaginé, puis l’ensemble des futures innovations au fur et à mesure qu’il y en aura, ne serait-ce que pour savoir si ces innovations sont pertinentes d’une part, et intégrables sur le produit existant d’autre part.
Ceux qui sont en régiment, appartiennent au constructeurs, qui les placent entre les mains des utilisateurs pour justement avoir le retex le plus précis possible, et donc apporter les correctifs les plus pertinents possibles.
Apparemment cela vous dépasse!
Appartiennent aux constructeurs.
Vous avez oublié Oô et son célèbre lac.
Cela se prononce « o » ou « oho » ?
une photo de Serval en illustration, quelle variante ?
Et pour le prix, il fait même des ronds de fumée!
si dans un futur proche on peut droniser la munition… cela permettrait de saturer une zone en quelques minutes de munitions intelligentes.
va falloir créer des usines en France et embaucher
Le mortier sature une zone en quelques minutes avec 4kg d explosifs et des éclacts mortels.
Laissez les drones aux dronistes et les mortiers aux artilleurs. L un ne remplace pas l autre.
@dolgan,
« les mortiers aux artilleurs »
Ce papier a dû vous échapper : 😉
https://www.opex360.com/2024/06/11/les-mortiers-de-120-mm-commencent-a-reequiper-les-sections-dappui-des-regiments-dinfanterie/#google_vignette
Le futur proche c’est maintenant. Un exemple de projet de munition 120 mm hybride drone FPV: https://youtu.be/1qiYmhKE1BU
Les Ukrainiens s’ intéressent à ce projet russe: https://mil.in.ua/en/news/solist-drone-projectile-unveiled-in-russia/
Un mini missile balistique.
^^
J’imagine que ça ne doit être simple d’acquérir la cible visuellement avec ce bousin (à regarder vers le haut/ciel pendant une partie du trajet, puis, plonger, commencer à regarder vers le bas, mais de assez haut, et assez vite … ça ne doit pas être facile de distinguer une cible valable …).
54 MEPAC avec environ 50 obus = ~2500 obus prêts au tir, prêts à être tirés en quelques minutes s’il le faut.
SI on donne la priorité aux MEPAC pour la dotation en MGM (Munitions Guidées de Mortier), ça peut être redoutable.
Et il y a aussi les 120mm tractés. Plus d’une centaine si je ne m’abuse. Là aussi on parle d’environ 2000 obus en quelques minutes.
Notre problème sera plus de tenir la cadence dans la logistique des munitions.
Cependant, je ne serai pas contre l’ajout de Sherpa A2M …
Et pour le pilonnage (car c’est un peu de cela qu’il s’agit), on aura aussi les 60/81mm, ainsi que les drones-bombardiers.
Quelques schémas sur les effets des obus de mortier :
https://www.edrmagazine.eu/wp-content/uploads/2019/03/ACD2019_Mortars_05.jpg
https://www.edrmagazine.eu/wp-content/uploads/2019/03/ACD2019_Mortars_08.jpg
https://www.edrmagazine.eu/wp-content/uploads/2019/03/ACD2019_Mortars_06.jpg
PS : Sur les fumigènes et la capacité à voir au travers avec les capacités de l’imagerie SWIR ;
« New Imaging Technologies »
https://new-imaging-technologies.com/#
—> « About New Imaging Technologies (NIT) »
https://www.youtube.com/watch?v=P3odjjn6Phg
(Ã partir de 1:07)
—> »Demo SWIR Gated »
https://www.youtube.com/watch?v=7cOwTjDSLi8
(0:58)
Pour s’imaginer les capacités de cette technologie :
« SWIR detectors for Machine Vision │ LYNRED »
https://www.youtube.com/watch?v=9H8pRbSvMdk
J’imagine aisément les applications pour les unités NRBC, du Génie, etc …
On doit aussi se servir des drones (terrestres et aériens) pour assurer déployer des fumigènes et des moyens d’illumination/aveuglement.
Nous dirions même plus : Cependant, je ne serais pas contre l’appât de chères joues A2M…
En fait, c’est ça … il nous faudrait des Sherpa A2M 81mm et 120mm en supplément.
Artillerie réactive et précise, mobile, peu chère, aérontransportable, aérolargable, aisément projetable, et exportable.
Sherpa A2M et MEPAC seraient parfaits pour accompagner et appuyer la manœuvre blindée.
Une infanterie dotée de ses propres drones et ses propres moyens d’appuis feux/fumigènes/illuminations (A2M, MO 120 RT, 81mm LLR, 60/51mm, drones-bombardiers …), même sans couverture aérienne (avec une défense SATCP mobile), mais surtout avec, ce serait redoutable.