Le britannique Aeralis crée une filiale en France pour proposer un successeur à l’Alphajet

En novembre, la Direction générale de l’armement [DGA] a fait savoir qu’elle était en train de mener une étude pour évaluer le potentiel de l’avion d’entraînement Alphajet, qui équipe la Patrouille de France [PAF] et l’escadron 3/8 Côte d’Or, lequel tient le rôle « d’agresseur » au sein de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE]. L’enjeu est de voir s’il est possible de prolonger la carrière opérationnelle de cet appareil au moins jusqu’en 2032, voire 2035.

Quoi qu’il en soit, la question du remplacement de l’Alphajet se posera inévitablement. Alors qu’elle en possède encore 72 exemplaires [51 pour l’entraînement et 21 affectés à la PAF], le ministère des Armées a indiqué qu’il envisageait une solution consistant « à développer ou à acquérir un avion modulaire répondant à la fois aux besoins de patrouille, de Red Air, mais également d’avion de complément, à l’aune du SCAF [Système de combat aérien du futur] et de son vecteur habité, le NGF [avion de combat de nouvelle génération] ».

Un avion modulaire ? Justement, le constructeur aéronautique britannique Aeralis est en train de développer un tel appareil, avec le soutien du Rapid Capabilities Office [RCO] de la Royal Air Force.

En 2021, Aeralis avait ainsi dévoilé le concept d’un avion d’entraînement pouvant se décliner en trois variantes différentes en fonction des besoins [formation de base, formation avancée et attaque au sol]. Et cela, à partir d’un seul fuselage puisqu’il suffirait de lui changer ses ailes et sa motorisation [qui peut être double ou simple]. Avec cette approche, 85 % des composants seraient communs à toutes les déclinaisons de cet appareil, ce qui permettrait de réduire son coût de possession de 30 %.

S’il vise le marché britannique, où les Hawk T2 de la RAF doivent être remplacés « dès que possible », l’industriel porte un intérêt particulier à la France, comme en témoigne les protocoles d’accord signés en 2023 avec l’Entreprise de Services de Sécurité et de Défense SDTS, qui avait alors l’ambition de se doter d’un « avion de nouvelle génération pour répondre aux besoins futurs de Red Air [force adverse] en Europe d’ici 2030 », ainsi qu’avec Babcock France.

Le 12 février, l’entreprise britannique a franchi une nouvelle étape avec la création de sa filiale « Aeralis France ».

« S’appuyant sur une longue histoire de collaboration entre le Royaume-Uni et la France – illustrée par des programmes comme l’avion d’attaque au sol Jaguar et l’hélicoptère Puma – et le traité de Lancaster House, Aeralis France a l’ambition de devenir un partenaire de référence des programmes militaires en Europe », a-t-elle affirmé, avant d’expliquer que son objectif est d’établir les « bases d’une coopération franco-britannique » afin de « développer son programme » d’avion modulaire « pour l’Europe et l’international ».

« La création d’Aeralis France souligne l’engagement d’Aeralis d’offrir à l’écosystème industriel aéronautique français la possibilité de travailler avec un organisme de conception française reconnue par l’EASA [Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne, ndlr] pour le développement d’une solution souveraine, répondant aux besoins spécifiques de l’armée de l’Air et de l’Espace », a expliqué l’industriel britannique.

Et d’ajouter : « Aeralis France permettra […] de s’assurer qu’un avion véritablement interopérable soit développé non seulement en France mais aussi dans toute l’Europe », ce qui répondra « au besoin d’interopérabilité au sein de l’Alliance alors que l’Otan recherche des solutions qui permettent d’élargir l’échelle des opérations conjointes ».

Reste à voir si l’avion modulaire d’Aeralis – qui n’a pas encore effectué son vol inaugural – saura séduire le ministère des Armées, alors que la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 ne dit rien au sujet du remplacement éventuel de l’Alphajet et que la formation des équipages de chasse de l’AAE repose sur le Pilatus PC-21. On pourra sans doute mesurer l’intérêt qu’il lui porte à l’occasion du prochain salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget.

Photo : Aeralis

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110 contributions

  1. Robmac dit :

    Souhaitons leur bonne chance, car ce projet semble très intéressant et répond à plusieurs besoins.

    • fabrice dit :

      Tout à fait, dans le sens d’une BITD de l’UE…Nan, j rigole…

    • HMX dit :

      Pourquoi pas, en effet. Mais il faudrait déjà que cet avion dépasse le stade des images de synthèse, afin qu’on puisse juger de ses performances réelles, et accessoirement étudier les aspects économiques et industriels d’un tel projet. S’agirait-il d’un achat « sur étagère » ? quel degré de « francisation » de l’appareil ? quel retour industriel pour la France ? L’appareil pourrait-il être certifié ITAR Free avec une avionique et une motorisation française ? Le cas échéant, quelles contreparties / réciprocité sur des achats de matériel français par les britanniques ?… on le voit, il y a encore loin de la coupe aux lèvres sur un tel projet. D’autant que la concurrence est forte, notamment avec le M-346 d’Aermacchi, qui lui, vole déjà…

      Outre l’entraînement des pilotes, le remplacement inéluctable de l’Alphajet implique également le fait de devoir trouver une nouvelle monture à la PAF. La solution la plus logique serait d’adopter le Rafale, qui constitue désormais l’épine dorsale de l’AAE, et pour de nombreuses années. Afin de réaliser cette opération à moindre coût, il serait intéressant de demander à Dassault de concevoir une version « PAF » du Rafale, dérivée de la version en production, mais dépourvue d’armement et de tout le « superflu » pour ces missions de représentation et d’acrobaties aériennes.

      • Nez pointu dit :

        Au contraire, les Rafale de la PAF devraient être identiques à ceux des autres formations de l’AAE, afin de pouvoir être immédiatement utilisables en cas de conflit majeur.
        Il faut donner à la PAF une sorte de statut d’unité de réserve et/ou de perfectionnement, dont hommes et matériel seraient mobilisables à très court terme pour des missions de guerre.
        Aucun intérêt opérationnel à acheter des sous-Rafale, inutilisables en cas de conflit.

  2. Eurafale dit :

    Reste à voir si ça ne fait pas pschit comme l’AFJT d’Airbus, qui finalement a été annulé et remplacé par un partenariat avec Leonardo sur le M346.
    Après tout, la solution existe : on prend du M346 italien, c’est européen, c’est interprétable directement.

    • Czar dit :

      oui, pour les remercier d’avoir choisi le rheinmetall.

      c’est curieux qu’après des années à commenter ici certains n’ont toujours pas assimilé que la politique d’équipement entre pays européens correspond grosso modo au principe du retour industriel qui existe par exemple dans arianespace . Aucun pays doté ne souhaite investir un seul euro dans le renforcement d’une capacité industrielle d’un pays voisin qui este avant tout un possible concurrent

      • Objectif Lune (en plein milieu) dit :

        Arianespace que l’Allemagne s’efforce de couler.

      • Félix GARCIA dit :

        « Europe – Qui sont les partenaires stratégiques de la France ? »
        https://lerubicon.org/collimateur-11-02-25/

        • Ouf ouf dit :

          Les traits en rouge…
          ça serait pas du morse..!.?

          • Félix GARCIA dit :

            J’avais pas r’marqué (j’écoutais sur SoundCloud jusqu’à avant hier).
            Vous avez une idée de ce qui est écrit ? « Le Collimateur » ?

          • Flor dit :

            Oui et si vous traduisez ça donne Le Rubicon, le nom du site.

      • Vlado dit :

        Ils auraient choisi quoi en France?
        Honnêtement? Pas de char, et pas de véhicule chenillé. Pour le 8×8, ils ont ce qu’il faut, ils ont commandé des Freccia en plus.
        KDNS se considérait si fort qu’ils ont pris des risques, et ils ont perdu.
        Mais la réalité est que Rheinmetall est déjà présent en Italie depuis un moment, avec les systèmes anti-aériens.

    • dambrugeac dit :

      Et oui excellente idée ! la coopération européenne règle tous les problemes. Leonardo à choisi les allemands. L’aérospatiale française issue de la concentration des quatre groupes nationaux à choisi l’Allemagne a qui on a offert Airbus. Et l’Allemagne à choisi… l’Allemagne ! Vraiment clairvoyant.

      • Diacritique dit :

        « Vraiment clairvoyant. »

        En effet, c’est clair : quand vous voulez écrire « à », écrivez « a » et quand vous voulez écrire « a », écrivez « à ».

        Leonardo a choisi (verbe avoir : il a).
        L’aérospatiale a choisi (verbe avoir : elle a).
        l’Allemagne à qui on a* offert Airbus (préposition : à, au, aux).
        Et l’Allemagne a choisi… (verbe avoir : elle a).

        * Celui-ci était bien (verbe avoir), n’y changez rien.

    • Goose dit :

      On verra si ça fait « pschitt ! « .
      Mais même si le M346 est excellent, en plus d’être beau, pourquoi en prendre ?
      Pour renforcer Leonardo dans le secteur stratégique qu’est l’aéronautique militaire ? Allons, allons….
      Alors que là, les Brits proposent un partenariat avec la création de cette filiale française d’Aeralis, ce qui impliquera notre BITD, dans un projet pour le moins original, mais très intéressant.
      Et avec ce coup là, les Rosbeefs ont l’air beaucoup plus francs du collier que nos voisins Teutons… Il y a peut être d’autres partenariats à établir ou consolider.

    • EchoDelta dit :

      M346 basé sur le Yack 130, c’est peut être pas une si bonne idée. Même si les italiens ont refait pas mal de chose dessus, je ne suis pas sur que le signal envoyé soit intéressant.

      • Goose dit :

        Ouais, va falloir vous renseigner, car aujourd’hui à part le design, il n’y a absolument plus rien de russe sur le M346 !

      • Diacritique dit :

        Il serait en effet souhaitable que vous ne soyez pas sur, car cela indiquerait probablement un problème métabolique.

        Ne pas confondre :
        – Sur, sure (adjectif) : qui a un goût acide.
        – Sur (préposition de lieu) : au-dessus.
        – Sûr, sûre (adjectif) : qui est certain.

        Je ne suis pas sûr.

        • Skeptikos dit :

          Est-il plus grave d’être sur au lieu d’être sûr ou d’être septique au lieu d’être sceptique ?

          • Goose dit :

            Aïe ! Toutes vos réflexions métaphysiques me mettent dans un état !
            Tiens, j’ai le sang qui bout !
            A défaut d’avoir le bout qui s… !
            Ok, je sors !

  3. ZoSo dit :

    L’axe de coopération aurait toujours du penché davantage du côté France/UK que France/Allemagne. Nos deux pays partagent bien plus de point commun et d’intérêts qu’avec les teutons dont on nous a imposé l’union.

    • CQFD dit :

      À l’origine, Le Scaf était un projet franco-britannique ; les Anglais nous ont laissé tomber. Le programme Classe Horizon était un projet franco-britannique ; les Anglais nous ont laissé tomber. Ils tergiversent sur le FMAN.

    • Kazoo50 dit :

      Tout à fait d’accord. Ce mariage forcé avec l’Allemagne est contre nature. Le Royaume-Uni est le seul partenaire viable et fiable pour la France en matière de défense ; l’histoire l’a démontré.

    • Infini'Tifs Coiffure, 25 Bd de la Libération - 32100 Condom dit :

      L’axe de coopération aurait toujours dû pencher.

    • Diacritique dit :

      Il aurait dû pencher.
      Il a du penchant.

    • Robin Darbin dit :

      Les Britanniques ont une jalousie maladive envers les Français, et cela ne s’est pas arrangé, bien au contraire. L’AUKUS (ou « Au Suk ») a été conçu comme une vengeance par Johnson pour les conséquences du Brexit, dont les Français ne sont pourtant pas plus responsables que les autres Européens. Parmi les griefs qui nous sont reprochés : l’abandon de l’avion franco-anglais à géométrie variable (sur lequel ils n’avaient pas beaucoup progressé, semble-t-il, ayant à l’époque une multitude de projets en cours). Évidemment, ils nous accusent de vol de technologies, et nous faisons de même à leur encontre.

      En outre, ils nous reprochent, à juste titre, d’avoir favorisé le Mirage F1 au détriment du Jaguar, de ne pas avoir acquis suffisamment de Lynx en contrepartie du programme Puma, sur lequel nous étions leaders. Et surtout — cela revient dans toutes les publications spécialisées, même les plus sérieuses — d’avoir abandonné l’ECA (European Common Aircraft), alors que nous n’avions participé qu’à des discussions préliminaires, pour finalement constater que les Français recherchaient un appareil assez différent de celui envisagé par les quatre autres nations (notamment en ce qui concerne le devis de masse et les missions de l’appareil).

      Bien sûr, nous avons « volé » à cette occasion les technologies, tout comme nous avons « volé » les technologies du lanceur Europa pour développer Ariane… Même si, de toute évidence, les moteurs Viking partagent les mêmes ergols que le Vexin, mais pas avec le RZ2. Comme le souligne CQFD, plusieurs tentatives de collaboration ont échoué depuis.

      Même si tout ce que j’énumère ci-dessus relève davantage du sentiment populaire et n’est pas forcément présent chez BAE aujourd’hui, ces a priori restent néanmoins partagés par certains acteurs de ces anciens programmes ainsi que par le monde politique. Je ne suis donc pas certain que les Britanniques soient des partenaires beaucoup plus commodes que les Allemands dans un programme comme le SCAF, notamment parce qu’ils ont la fâcheuse habitude de se comparer constamment aux français et aussi parce que sur les moteurs il aurait exigé un contrôle total notamment sur les parties chaudes.

  4. R2D2 dit :

    et au passage avoir de la R&D gratuite payée par le contribuable francais.

    • D3 d'esprit dit :

      Tu as des éléments qui corroborent ton assertion, ou c’est de la pure calomnie ?

      • R2D2 dit :

        tu veux dire à part les entreprises anglaises qui sont dans mon secteur d’activité et qui ouvrent des antennes en France avec une poignée d’ingé pour faire de la R&D? Mais bien sur c’est lié à l’attractivité de la France et la qualité de ses ingé, rien à voir avec le crédit impôt recherche

        • Aymard de Ledonner dit :

          Peut-être mais cette R&D se trouve in fine en France et pas ailleurs ce qui était le but de l’opération. Accessoirement si un jour ce qui est développé devient absolument vital pour la France, le gouvernement français peut décider que Safran, Thales ou Dassault va racheter la structure et en prendre le contrôle.

          • R2D2 dit :

            « Peut-être mais cette R&D se trouve in fine en France et pas ailleurs ce qui était le but de l’opération. »
            au final on finance le renforcement de notre concurrence… le CRF est intéressant que si il permet de contribuer au plan de charge des industries localisées en France. C’etait un peu le but initial…

        • Diacritique dit :

          Mais bien sûr.

      • ji_louis dit :

        C’est de l’optimisation fiscale (crédit d’impôt recherche).

  5. mitridate dit :

    L’Angleterre de Churchill fût grande et apportait un appui décisif à la France contrairement aux USA. L’Angleterre d’aujourd’hui est elle encore un allié où un partenaire  » transactionnel »? Elle est moins pire qu’est les USA et a des intérêts en Europe. Sans illusion sur les anglais et dans naïveté, si le « partenariat » anglais est pertinent du point de vue technique , du point de vue du besoin français et politique( donc reciprocité) pour le remplacement de l’Alpha Jet , pourquoi pas? À suivre

    • Ils sont 50 dit :

      Le « les » dans « les USA » donne un utile indice quant au fait que cette abréviation appelle le pluriel.

      Elle est ‘moins pire’ que ne le sont les USA.

    • Diacritique dit :

      L’Angleterre de Churchill fut grande. (Passé simple. C’est à l’imparfait du subjonctif qu’il faut écrire « qu’il fût ».)

      Est-elle encore un allié ou un partenaire ? (Ou : conjonction de coordination exprimant l’alternative : l’un ou l’autre. Où : pronom relatif : je vais où je veux.)

    • Abbé Cherèle dit :

      « Elle est moins pire qu’est les USA »

      « Moins pire » ne se dit pas.
      En effet, « pire » est un comparatif qui signifie « plus mauvais » ; « moins pire » signifierait donc « moins plus mauvais », ce qui serait incohérent.
      https://www.academie-francaise.fr/plus-pire-moins-pire

      Elle est moins mauvaise que les USA.

      • sirthie dit :

        @Abbé Cherèle :

        « Moins pire » est une expression humoristique, chose que, apparemment, vous ne pouvez identifier.

        « « Moins pire » ne se dit pas. »

        Et qui vous a donné mandat pour décider ce qu’on peut dire ou pas ?

        • Abbé Cherèle dit :

          En effet, des tournures fautives telles que « moins pire », « plus pire » ou « plus mieux » sont parfois employées à dessein et dans une intention humoristique, de la même façon que « c’est qu’est-ce que je dis », « si j’aurais su », « ils croivent » ou « on mourira ». Cependant, elles n’en demeurent pas moins incorrectes.
          Pour autant, la portée humoristique de la phrase « Elle est moins pire qu’est les USA » n’apparaît pas de prime abord, si tant est qu’elle ait jamais été présente. En outre, si tel avait été le cas, l’auteur aurait été bien avisé d’user de guillemets pour marquer le caractère intentionnel de cette rupture de style.

          Quant à décider de ce qu’il est ou non séant de dire, il est en France une institution dont c’est le rôle : https://www.academie-francaise.fr/plus-pire-moins-pire

      • Vlado dit :

        Pour quelqu’un qui aime corriger les gens, pourquoi ne pas réagir sur le plus important. L’Angleterre n’est pas le pays en question dans cette histoire, il s’agit du Royaume Uni, de ses forces armées. Royaume Uni = Angleterre + Ecosse + Pays de Galles + Irlande du Nord.

    • LEONARD dit :

      @mitridate
      -« L’Angleterre de Churchill fût grande »-
      Elle finit surtout ruinée par la 2ème G.M et la décolonisation.
      Comme la France.

  6. Kamelot dit :

    Peut-être l’une des moins mauvaises des solutions, faute de crédit pour un développement national. Une coopération permettrait de placer nos motorisations et équipements à bon compte et finalement d’avoir une plateforme adaptée au-delà du PC-21.
    On notera un besoin pour les sociétés privées qui ont le vent en poupe… Dommage que le(s) industriels aéronautiques Français n’y trouvent pas un intérêt pour préserver une certaine idée de l’autonomie et de charge de travail à terme.

  7. Guynemer n'est plus dit :

    HS/ Pas (encore?) de compte rendu de l’article daté de Janvier 2025 « L’avenir de la supériorité aérienne – Maîtriser le ciel en haute intensité » d’Adrien Gorremans paru sur le site de l’IFRI en libre accès? Article féroce sur les manques de l’AAE et du Rafale, qui ne fera pas plaisir aux contempteurs du F35 (dont je fais partie, pas la tête, pas la tête)

  8. Petit Louis dit :

    Question pour les connaisseurs : est ce qu’avec une version marine d’un de ces trainer, avec train renforcé et crosse d’appontage il serait possible à l’aéronavale de relocaliser la formation des pilotes aux opérations navales sur porte-avions qui se fait actuellement aux US ?

    • EchoDelta dit :

      hélas il ne suffit pas de poser un train renforcer (plus gros, plus lourd, nécessitant plus de place pour être ranger et plus d’énergie pour être sorti / rentré) et une crosse d’appontage avec son système de déploiement pour faire un avion embarqué. Il faut que la structure supporte aussi les appontage, sinon la cellule sera pliée au bout de 1500 heures de vol et 1000 Appontage / catapultage.
      Si la cellule du Rafale Air est aussi robuste, c’est d’abord par ce qu’elle a été conçu pour être embarquée. C’est l’une des clés (apprécié par ceux qui le maintiennent) de la longévité du Rafale et de la polyvalence du Rafale.

    • Make aéronavale great again - et indépendante dit :

      Oui – une version marine du Fouga puis de l’AlphaJet a été envisagée – toutefois noter que la Marine s’est passé d’un avion d’entrainement marinisé pour ses formations au temps où elles étaient nationales. Mais c’est une formation de niche, donc onéreuse et surtout une volonté de coopération militaire (à double sens il ne faut pas l’oublier, des pilotes américains étant intégrés à l’aéronavale).

      Ceci dit, vu la tournure politique actuelle des USA, nous ferions bien de réfléchir très sérieusement à rapatrier cette formation. Ne pas oublier aussi le blocus sur les pièces de rechange de nos catapultes, pour refus de participer à la deuxième guerre d’Irak..

      • Du passé faisons table rase dit :

        La Marine s’est passée d’un avion.

      • Czar dit :

        « nous ferions bien de réfléchir très sérieusement à rapatrier cette formation. »

        non, on devrait pas « réfléchir », mais « faire » en france on réfléchit beaucoup, et on pense que c’est presque déjà agir. Chateaubriand le notait déjà au XIXème siècle

        macaron parle de souveraineté comme de Gaulle parlait d’indépendance. mais ce dernier construisait une force de frappe indépendante et retirait les sujétions otaniennes du pays.

        sous le nabot du faubourg saint honoré, on a rajouté le drapeau de l’alliance américaine derrière les photos des CEMA/AT/AAE/MN pour faire comme les ricains », comme si c’était un peu nous les princesses*

        *tabouret avec sa kuklturjayyy hénaurme vous expliquera l’allusion

        • Le czar de la gnognote dit :

          « nous ferions bien de réfléchir très sérieusement » est une expression qui signifie : « il faut », mon petit Czar gnognoteur, tu as fait français troisième langue ?

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « version marine du Fouga puis de l’AlphaJet a été envisagée  » Pour le Fouga elle a rellement existé et eu une carrière au sein de la Marine, le CM 175″Zéphir ».
        https://imgproc.airliners.net/photos/airliners/2/3/9/1541932.jpg?v=v40
        https://imgproc.airliners.net/photos/airliners/3/8/3/2147383.jpg?v=v40

        • MArGA-i dit :

          Très juste. J’ai donc scripto-proféré une double bêtise par la même occasion ;o)
          … Et subséquemment, il nous faudrait un avion école navalisé pour rapatrier la formation.

  9. Stakan Vada dit :

    De grâce, restons français surtout s’il s’agit de remplacer les Alpha de la patrouille de France.

  10. Spiegelsan dit :

    Comparons le nombre de projets reussi avec les anglais et celui avec les allemands. A ma connaissance la balance penche côté anglais, plus pragmatique, moins politique.

    • kif-kif dit :

      Pas sûr, à ma connaissance, cela me semble plutôt match nul, voire penchant côté allemand.
      Anglais moins politiques ? Hem, idem.

  11. ron7 dit :

    Le britannique Aeralis crée une filiale en France…
    Bah, ça veut aussi dire qu’au delà de ce projet, qui je pense, va se réaliser, on veut aller plus loin ; D’autres collaborations en vue ??
    Mais aussi…
    Une façon de tancer les Allemands qui ont une fâcheuse tendance à faire tourner leurs partenaires en bourrique !
    La France n’est pas forcément demandeuse, mais, France et le Royaume Uni savent qu’ils ont des intérêts communs et des partenariats qui fonctionnent.

  12. benoit dit :

    Le successeur des Alphajets et autres Hawk existe aux USA 🙂
    Soyons franc ce genre de coucou ferait une bonne base de coopération Europénne.

    Je crois avoir lu que le M346 était inadapté dans ce rôle en particulier pour les shows aériens

  13. dambrugeac dit :

    Disons le encore et toujours. France et Angleterre ont intérêt à travailler sur des projets communs en matière de défense, que ce soit en RED ou en opérationnel. Notre passé de grandes puissances à vocation mondiale, nos capacités et notre savoir faire, notre volonté de ne pas tout abandonner et de continuer à peser diplomatiquement et militairement face aux aléas économiques et démographiques, tout devrait nous pousser à joindre nos efforts et à agir en commun. Nos tentatives de s’allier technologiquement et militairement avec l’Allemagne, pays sans Porte Avion, ni sous marins SNLE ou SNA, sans force de dissuasion, sans surface maritime ni passé international, sans culture linguistique mondiale mais dominateur et rancunier ne débouche que sur des échecs au mieux ou des récupérations au pire en réunissant les jalous opportunistes contre la vieille France. Faisons des avions et des navires avec les anglais, opérons les en commun, réunissons ce qui reste de nos capacités face aux autres puissants et à l’imbécilité de la bureaucratie germano européenne.

    • Comparaison pas raison dit :

      Le SCAF était un projet franco-britannique à l’origine… Avant que les Anglais ne s’en retirent.

    • Hou houe houx ou où ouh dit :

      Le jaloux, les jaloux. La jalouse, les jalouses.

      • WhatTheFrites dit :

        Exemple : La jalousie de ceux qui sont incapables de faire un commentaire pertinent sur opex360 🙂

        • Dans compulsif il y a... dit :

          La correction d’une faute de français est toujours pertinente. C’est la forme que prend cette correction qui peut être plus ou moins appropriée.

    • Robin Darbin dit :

      « Mais dominateur et rancunier ne débouche que sur des échecs au mieux ou des récupérations au pire en réunissant les jaloux opportunistes contre la vieille France ». Tout ce que vous dites là est également vrai pour les britanniques dont le chauvinisme a été exacerbé par le Brexit. Les anglais se considèrent comme infiniment supérieurs aux français et nous gardent rancune d’avoir fait l’Europe avec les allemands alors qu’ils considèrent qu’ils nous ont sauvés pendant la seconde guerre mondiale. Ils vivent comme un affront notre réseau routier et ferroviaire, notre réseau énergétique, notre industrie aéronautique et de l’armement car nous sommes sensés être des va-nu-pieds latin incapables de s’organiser et sentant l’ail.

      • Czar dit :

        absolument, même si le rapport de la plèbe tory/reform avec notre pays repose plus sur la fascination/répulsion que sur un simple mépris

        faut voir les délires sur les comms le plus dôme est que cette attention est à sens unique, même les allemands ne suscitent pas autant d’agitation chez nous

        • robin darbin dit :

          Eh oui, ils voudraient bien qu’on les haïssent pour se justifier, mais les français sont indifférents aux rosbifs, c’est là notre suprême affront.

      • Aïe dit :

        Pour ce qui est d’un répulsion par l’ail, je ne suis pas sûr, cf. Garlic bread et autres spécialités culinaires anglaises incorporant des Allium ;o)

  14. KOUDLANSKI Romain dit :

    Ce serait une bonne solution .

  15. avionmoche dit :

    Il est moche.
    L’aile basse est une tendance chez les anglais mais c’est une idiotie qui amène à des difficultés de maintenance sur les moteurs, qui masque une partie de la visibilité, mais surtout qui oblige d’avoir un train d’atterrissage haut et donc renforcé, et qui pose beaucoup de problèmes pour l’emport de bidon et/ou d’armement, sans parler de l’accrochage des charges.
    Pourvu que l’on n’achète pas cette bouse en devenir.

    • Anthony dit :

      Comment ça vous n’aimez pas le charme du Nimrod AEW3 ? Ou l’élégant English Electric Lightning ? Les avions anglais sont très moches, c’est une tradition chez eux. Mais pour une bonne majorité ils volent très bien, c’est ce qui compte au final. Les ingénieurs anglais sont très (pause) créatifs c’est le moins qu’on puisse dire

      • Robin Darbin dit :

        En quoi un Supermarine Spitfire, un Bristol Bulldog, un Hawker Sea Fury, un de Havilland Mosquito ou Hornet, un Westland Wirlwind (mauvais moteur) Un Comet, un Viscount (au physique plus difficile) un BAC VC10, un BAC TSR2 ou Concorde sont-ils moches ? Cher ami, je suis désolé de vous le dire, mais si vous ne considérez pas ces appareils comme magnifiques c’est que vous avez un goût de water-closet en matière d’avion. Personnellement j’aime bien le Fairey Gannett mais cela ne regarde que moi.

      • SimLabeng dit :

        Le plus beau chez les anglais est le Hawker Hunter, monoplace.

      • Avionmoche dit :

        j’aime les avions Britons lorsqu’ils sont adaptés à leur mission. harier lightning, la série V, sont des machines incroyables, le hawk est une bouse médiocre dans bien des domaines , qui n’arrive pas à la cheville d’un gadget. et ce bousin proposé, lui ressemble beaucoup avec les mêmes choix aérodynamiques . Prétendant faire du CAS…..

      • Retourne-toi chérie dit :

        J’ai toujours adoré les Sidewinder sur l’extrados des Jag’s et les paniers à roquette / réservoirs itou sur les ailes des Lightning. Me suis toujours demandé comment ils devaient s’emmerder à les mettre là au dessus.

    • EchoDelta dit :

      je vous rejoins pour l’avantage d’avoir des ailes hautes vs. les ailes basses, surtout pour un avion d’entrainement, ou d’appuis. L’architecture de la cellule n’est pas peut être pas figé.

    • Caravelle dit :

      L’aile basse de la Caravelle lui permettait d’atterrir court. Il est vrai que pour un avion école, on s’en fout un peu.

  16. PHILIPPE dit :

    HS bien sûr mais alors que l’Europe est aux abonnés absents le dossier ukrainien conduit par le président Trump semble avancer à grands pas.
    Ukraine ou Indo-Pacfique où nous mène cet homme ?
    Je le répète soyons nous-mêmes.

  17. Raphaël dit :

    tant que les allemands restent en dehors de la boucle, je vote pour n’importe quel gadget 2.0, qu’on ne se retrouve pas par pitié avec une PAF en turboprop’ !

  18. Jean Aymard dit :

    a quand les fouga magister repensés par dacia ou les népalais

  19. Ekim dit :

    Quel intérêt par rapport à des M2000 rénovés ?

  20. EchoDelta dit :

    @Nass L’Algérie a démobilisé ses Mig25, superbe avion avec beaucoup de légendes, mais peu de faits vérifiés.
    En réalité le MG25 ne sortait jamais de ses frontières tant qu’il représentait une opportunité de s faire cravater par les européens qui eux n’avaient pas encore mis la main sur cet avion. FoxHound et Foxbat étaient sur la liste prioritaire dans les années 70 et jusque dans le début des années 80.
    En revanche les SR71 qui passaient au dessus de la France sans autorisation, ont été un peu surpris de se voir verrouillé par un F1 un peu modifié (plafond) sur une trajectoire d’interception finement calculé. Ce n’est arrivé qu’une fois mais cela a suffit pour qu’après les US demandent quand même une autorisation de survol pour leurs beaux oiseaux.

    • Robin Darbin dit :

      Le MIG25 a assuré de nombreuses missions hors des frontières soviétiques. On sait par exemple que ce sont les survols au-dessus de l’Iran qui ont provoqué la colère du shah et l’acquisition par l’Iran du combo F14/AIM 54 Phoenix. Ils ont également effectués des missions de reconnaissance sur le canal de Suez avant la guerre du Kippour, bien trop haut et trop Le MiG-25 a mené de nombreuses missions au-delà des frontières soviétiques. On sait, par exemple, que ses survols au-dessus de l’Iran ont provoqué la colère du Shah, poussant ce dernier à acquérir le combo F-14/AIM-54 Phoenix. L’appareil a également effectué des missions de reconnaissance au-dessus du canal de Suez avant la guerre du Kippour, évoluant à une altitude et une vitesse telles qu’il était impossible à intercepter. (Il me semble que, dans le livre de Yefim Gordon consacré à l’appareil, il est précisé que les Soviétiques devaient recourir à des stratagèmes pour éviter d’être interceptés à l’atterrissage.)

      Au moins un MiG-25 a été abattu par un F-5 iranien. En effet, le Foxbat consommait énormément de carburant à haute vitesse et atteignait rarement des allures trisoniques. Il était incapable de franchir Mach 1 au niveau de la mer et se révélait très peu manœuvrant à basse altitude.

      Quant aux MiG-31, ils sont aujourd’hui limités à Mach 1,4 afin de préserver leurs verrières, qui se détériorent à haute vitesse.

    • olgi dit :

      Merci pour l’anecdote

    • Calcul rénal dit :

      Une trajectoire d’interception finement calculée.

    • Il ne suffit pas de me dire : “Seigneur, Seigneur !” dit :

      Cela suffit.
      Cela a suffi.

    • Jack dit :

      @EchoDelta : « En revanche les SR71 qui passaient au dessus de la France sans autorisation, ont été un peu surpris de se voir verrouillé par un F1 un peu modifié (plafond) sur une trajectoire d’interception finement calculé. Ce n’est arrivé qu’une fois mais cela a suffit pour qu’après les US demandent quand même une autorisation de survol pour leurs beaux oiseaux. »
      .
      Vous êtes sûr de ne pas confondre avec l’interception d’un U-2 par un Mirage III ? : https://aviateurs.e-monsite.com/pages/1946-et-annees-suivantes/mirage-vs-u2.html

    • Pascal, (l'autre) dit :

      C’est quand le F1 a été équipé du Super 530 F en 1980 que les survols « furtifs » du territoire ont cessé en raison des caractéristiques dites « à haut dénivelé » du missile. Les survols à haute/très haute altitude devenant plus……………..risqués!
      https://thumbs.worthpoint.com/zoom/images2/360/0815/20/photographs-dassault-mirage-f1-matra_360_ad52cb50d0a740f4f3d813507544fee9.jpg
      https://i.postimg.cc/Hx22zsf4/Mirage-F1.jpg

  21. Robin Darbin dit :

    Quitte à concevoir un appareil d’entraînement, voire d’attaque au sol, avec les Britanniques, autant le faire avec un véritable avionneur comme BAE (et encore !), plutôt qu’avec des start-up dont l’expertise repose surtout sur l’esbroufe, la DAO et le marketing destiné à lever des fonds. Que d’argent englouti dans des projets (SKYLON, BOOM, taxis volants, etc.) qui semblent condamnés à ne jamais voir le jour ! Le modèle Musk n’est, à mon avis, pas réplicable à l’infini, et je ne serais pas surpris que la bulle des start-up finisse par éclater, comme l’ont fait celles de l’Internet marchand et des subprimes

  22. P.M. AROUET dit :

    Les Anglais ont perdu toute leur crédibilité, ils n’ont pas construit d’avion de combat, en solo, depuis le TSR2 (https://www.vol-avion-chasse.com/les-avions-de-chasse/bac-tsr-2/), abandonné pour raisons budgétaires au profit du MacDonnell F-4 Phantom II (choix qui a coûté beaucoup plus cher: intégration de réacteurs Rolls-Royce beaucoup plus volumineux, reprise totale de la carlingue – décision d’un gouvernement travailliste… Une coopération avec eux signifie faire entrer dans la boucle les USA et leurs contraintes et certain pays européen qui confond UE et 4ème Reich.

    Et surtout: « remember AUKUS ».

  23. Lothringer dit :

    Cette société AERALIS a pour projet d’utiliser les réacteurs Rolls-Royce . Ça tombe bien, il existe un réacteur RR/Safran, le MK951 Adour , qui équipe déjà le nEUROn, assemblé en France, sans PC, d’une poussée unitaire de 29kN . On en met 2 dans la cellule et on obtient une poussée de 60kN (pas loin du 64kN du Mirage-2000) qui permettrait d’envisager la super-croisière à 1,2 Mach.
    Et avec ça on obtient un petit avion multi-fonctions avec de coût horaire limité, en intégrant le cockpit du Rafale :
    – entrainement
    – PAF
    – usage en missions moins solides que le Rafale pour un coût horaire moindre
    – growler moyennant nacelle de guerre électronique spécifique

    • PK dit :

      « growler moyennant nacelle de guerre électronique spécifique »

      Ça non, parce qu’il faut aussi blinder l’avionique… Pourrir les autres avec des ondes demande de s’en protéger soi-même.

      PK

    • Charles III dit :

      @Lothringer. « growler moyennant nacelle de guerre électronique spécifique ». Jamais vu quelque chose d’aussi ridicule.. Un « moustique » de 5-6 tonnes à vide pour embarquer et alimenter les tonnes de matériel électronique interne/externe d’un Growler… Un exemple, le gros radar APG-79 vous le mettez où ??