La Royal Navy a de nouveau retenu Thales pour la maintenance de ses systèmes de communication

L’an passé, la filiale britannique de Thales avait été désignée par la Royal Navy pour assurer la maintenance de l’ensemble des capteurs [radars, sonars, périscopes, etc.] mis en Å“uvre par ses navires de premier rang et ses sous-marins nucléaires, dans le cadre du programme MSET [Maritime Sensor Enhancement Team].
D’une valeur de 2,17 milliards d’euros et d’une durée de dix ans, ce marché avait pour objectif de réduire, en moyenne, de 100 jours les délais de réparation des capteurs en question, ce qui supposait pour Thales UK de mettre en place un système d’approvisionnement en pièces de rechange beaucoup plus rapide.
La Defence Equipment & Support [DE&S, l’agence du ministère britannique de la Défense dédiée à l’armement, ndlr] a adopté la même approche pour les systèmes de communication utilisés par la Royal Navy. Et, comme pour le MSET, elle a attribué le contrat « MCCS » [Maritime Communications Capability Support] à Thales UK, par ailleurs déjà titulaire du marché « Fleetwide Communications » depuis sept ans.
D’un montant de 250 millions de livres sterling [300 millions d’euros] et devant durer pendant dix ans, ce contrat permettra de mettre à niveau les communications internes et externes de la flotte de la Royal Navy, renforçant ainsi la dissuasion continue du Royaume-Uni en mer et soutenant les opérations mondiales », a commenté le ministère britannique de la Défense.
Et d’ajouter : « On estime que le nouveau contrat permettra également à la Royal Navy d’économiser jusqu’à 30 millions de livres sterling [36 millions d’euros] au cours de la prochaine décennie ».
De son côté, Thales a expliqué que ce gain de 30 millions de livres sterling serait obtenu grâce à une « réduction de la partie administrative » rendue possible par une « collaboration plus étroite avec la DE&S ».
« Nous avons examiné les résultats d’autres programmes de défense couronnés de succès et appliqué les leçons qui en ont été tirées, notamment en réduisant la paperasserie et la bureaucratie inutiles, ce qui permettra à Thales de disposer d’une plus grande liberté pour mener à bien sa mission », a confirmé le contre-amiral Phil Game, le responsable de ce programme au sein de la DE&S.
Comme les capteurs, les systèmes de communications sont essentiels à la guerre navale, surtout à un moment où il n’est question que de dronisation et de combat collaboratif. « Toute défaillance ou dégradation de ces systèmes fait peser un risque important sur la capacité de la Royal Navy à remplir ses objectifs de défense », a souligné Thales.
Aussi, a ajouté l’industriel, « pour respecter et maintenir ses engagements opérationnels globaux, la Royal Navy a besoin de contrats de soutien résilients et durables afin de maintenir les équipements essentiels aux missions aux niveaux les plus élevés de capacité opérationnelle et de disponibilité ».





si seulement on pouvait aussi réduire la paperasserie inutile en France,on gagnerait du temps, donc de l’argent.
nos armées en ont besoin. pour cela, faut accepter de travailler en équipes intégrées.
@Lakolo
Blague célèbre (auteur à retrouver!): « Le bureau sans papier est un concept qui a fait couler beaucoup d’encre ! ».
C’est vrai que quand on constate la propension de l’administration française à se « réfugier » derrière des sites web pour faire remplir des formulaires, on peut se dire que l’informatique n’a servi qu’à remplacer la machine à écrire par un clavier, un écran, une imprimante et beaucoup de papier gaché.
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Cela dit, dans les grands programmes de défense, il reste essentiel de pouvoir valider le travail en cours, ou après revues, de conception ou de production, la qualité des processus utilisés. C’est le but des certifications, qui ne sont pas là pour freiner et empécher la liberté de création, mais pour s’assurer que le produit final respectera les exigences, a minima, celles de sécurité des personnels. Et pour cela, une analyse des documents observables est encore la pratique la plus simple et la plus rapide. Reste le problème de la surcharge des équipes de revues et d’audits des programmes de défense.
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La question du travail en équipe intégrée est de savoir si le rapprochement physique des développeurs favorise ou pas la transmission de l’information « informelle » qui n’est pas forcément tracée dans des documents (sur papier ou sur d’autres supports).
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Il est vrai que l’époque du télétravail lors du confinement a montré ses limites, mais c’est aussi un problème d’hygiène que de concentrer physiquement des personnes dans un « open space » à l’heure du retour forcé au bureau !
Sous prétexte de « regroupement » ou de travail en équipe intégrée, la transmission des virus (ou coronavirus) est aussi devenue une « nouvelle » préoccupation (penser à vérifier la propreté des moyens d’aération).
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Mais l’esprit « Start Up Nation » a déjà occasionné des dégâts visibles avec la suppression des CHSCT (le H est pour Hygiène), et les open space ont permis de diffuser plus facilement les virus venus de Chine -ou de Russie-… 😉
Si le concept de plateau permet de faire circuler l’information, il permet aussi de faire circuler les ADN étrangers dans l’air.
Pas étonnant que le budget de la branche maladie soit plombé par l’augmentation des ALD (90 maladies dont les soins sont remboursés à 100%, dont l’asthme). Sans compter les accidents du travail dont le nombre de morts au travail a doublé depuis les « Lois Travail ».
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Donc oui, la productivité apparente peut être augmentée par le rapprochement physique des équipes, mais la pérennité de la santé des travailleurs (y compris après, pour les retraités) peut être mise à mal par les nouvelles pratiques d’économie (le Pognon) sur l’espace de travail (« flex » office).
Après la qualité du Processus, du Projet et du Produit, il faut aussi penser à la qualité de vie du Personnel sur le long terme.
(Sinon, autant rappeler le sieur Kammler pour organiser le travail comme dans les usines souterraines de production de Me 262 et de V1 et V2, en 1944 !) 😉
A lire :
https://www.actu-philosophia.com/johann-chapoutot-libres-dobeir-le-management-du-nazisme-a-aujourdhui/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Kammler
🙂
« Communications Navales »
https://www.thalesgroup.com/fr/marches/defense-et-securite/radio-communications/communications-navales
« Comme les capteurs, les systèmes de communications sont essentiels à la guerre navale, surtout à un moment où il n’est question que de dronisation et de combat collaboratif. « Toute défaillance ou dégradation de ces systèmes fait peser un risque important sur la capacité de la Royal Navy à remplir ses objectifs de défense », a souligné Thales. »
—> « Safran’s laser communication technology »
https://www.youtube.com/watch?v=vO9WBIZo_nM
—> « Le satellite militaire français de communication optique Keraunos a réalisé une première mondiale »
https://www.opex360.com/2024/09/10/le-satellite-militaire-francais-de-communication-optique-keraunos-a-realise-une-premiere-mondiale/
HS Thales / UK / France : « Thales livre à la Marine nationale le premier système autonome de drones de lutte contre les mines »
https://www.thalesgroup.com/fr/monde/defence-and-security/press_release/thales-livre-marine-nationale-le-premier-systeme-autonome
jspr kia une backdoor et un kill switch! avec ces anglais….
« jspr kia »
C’est de faire l’effort de parler français, dont vous avez marre ?
Sans parler de « backdoor » pour porte dérobée et « kill switch » pour arrêt d’urgence.