Des mécaniciens français vont être formés pour intervenir sur des Eurofighter italiens et espagnols

Dans l’esprit de la doctrine « Agile Combat Employment » [ACE] qui, élaborée par l’US Air Force, vise à concentrer des forces pour disposer d’une supériorité aérienne à un moment donné ou à les disperser afin de les soustraire à le menace ennemie, l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] organise désormais des exercices de type « SAPHIR » [Séquences d’activité et de production de haute intensité et de régénération] et « EMERAUDE » [Exercice de Maintenance d’Envergure avec Réaction Aérienne Urgente et DEfensive] tout en développant le concept MORANE [Mise en Å“uvre réactive de l’arme aérienne].
La préparation opérationnelle « EMERAUDE » simule un « engagement conventionnel soudain de haute intensité ». Pour l’escadre concernée, cela signifie qu’elle doit être en mesure de garantir la disponibilité de ses avions de combat afin d’acquérir et de maintenir la supériorité aérienne face à une force ennemie.
La première édition de l’exercice « EMERAUDE » s’est tenue en novembre dernier, sur la base aérienne de Luxeuil. À cette occasion, soumis à un rythme opérationnel élevé, les pilotes, les mécaniciens et les logisticiens de la 2e Escadre de chasse ont dû adapter leurs procédures à un contexte de haute intensité.
Lors du dernier point presse du ministère des Armées, le général Pierre Gaudillière, commandant de la Brigade aérienne de l’aviation de chasse [BAAC], a ainsi expliqué que les mécaniciens avaient dû ravitailler des Mirage 2000-5 « moteur tournant » ou installer des missiles à la main. Pendant cinq jours, la 2e Escadre a pu faire voler quotidiennement douze avions [sur treize engagés], ce qui s’est traduit par une activité record de 150 heures de vol [soit le double d’une activité hebdomadaire standard], réparties sur 88 missions.
Quant au concept opérationnel MORANE [aussi appelé « French Agile Combat Employment »], il vise à déployer des avions de combat sur une base de l’Otan, avec l’empreinte logistique la plus légère possible pour gagner en réactivité. Il a été mis à l’épreuve pour la première fois en septembre 2023, avec l’envoi de trois Rafale et d’un A400M à Tanagra [Grèce]. Puis, une telle manÅ“uvre a été répétée en Suède, en Roumanie et, dernièrement en Croatie.
L’interopérabilité étant le maître mot de l’Otan, déployer des Rafale sur une base d’un pays allié ne pose aucun problème particulier. La standardisation des procédures fait que ces avions ont la garantie d’être accueillis et ravitaillés sur n’importe quelle base de l’Alliance.
Évidemment, comme l’a souligné le général Gaudillière, partager le même type d’avion de combat facilite les choses, notamment dans le cas où une intervention technique s’avérerait nécessaire. Car, pour le moment, un mécanicien étranger ne peut pas intervenir sur un avion français [et réciproquement].
Mais cela pourrait changer à l’avenir. Lors du même point presse, le représentant français au sein du Tactical Leadership Program [TLP] de l’Otan, qui, pour schématiser à grands traits, vise à former des « chefs de mission » aptes à diriger un dispositif aérien allié via des formations centrées sur l’ensemble des missions aériennes [défense aérienne, bombardement, pénétration, etc.] dans un contexte de haute intensité, le lieutenant-colonel Julien Fond a précisé que des « mécaniciens Rafale » allaient être formés pour intervenir sur des « Eurofighter italiens et espagnols », et réciproquement, à l’occasion de la session qui débutera dans deux semaines.
Cette évolution permettra d’améliorer la réactivité et l’agilité des forces aériennes des trois pays concernés, lesquelles ont l’habitude d’opérer en ensemble, notamment lors des exercice de l’Otan, comme par exemple Ramstein Flag. Cependant, le lieutenant-colonel Fond n’a pas précisé la nature des interventions que pourront réaliser les mécaniciens français, italiens et espagnols.
À noter que l’Aeronautica Militare et la Royal Air Force ont déjà mis en place un dispositif de « maintenance croisée »… Ce n’a pas été trop compliqué dans la mesure où l’une et l’autre sont équipées d’Eurofighter et de F-35B.





C’est là que l’on voit la difficulté de faire une Armée Européenne.Heureusement qu’il n’y a pas eu de guerre contre l’UE jusqu’ici.Vous imaginez un conflit ou des Rafale,F-35,Eurofighter,ne peuvent être entretenus que par leur propre personnel, sur leurs propres bases?.
Faut pas exagerer.
L EF comme le rafale peuvent etre entretenus par du personnel au sol sur une base non prévue pour.
Le rafale peut meme redecoller sans mecano .
Bon le F35, c est une autre histoire, mais il est pas fait pour la guerre militaire. Juste la guerre économique.
« Bon le F35, c est une autre histoire, mais il est pas fait pour la guerre militaire. Juste la guerre économique. »
Belle et bonne formule ! JK
Tout avion qui a un APU peut démarrer sans mécanicien. Il y a un choix fait par le concepteur, utiliser ce poids et volume pour une flexibilité opérationnelle, ou utiliser ce volume et ce poids pour autre chose.
Le F-35 est équipé du GTS130 de Honeywell. Il peut faire exactement ce que vous décrivez.
https://www.youtube.com/watch?v=ouJZq3ApWMg
Beaucoup ont moqué les USA en mai quand ils ont mentionné que les pilotes allaient être formés à des bases de maintenance de leur avion. D’après vous, c’est dans quel but?
Formation IPOP (Independent Pilot Off-station Procedures). Donc le F-35 serait incapable de faire cela, mais ils les forment à cela?
https://www.opex360.com/2024/05/12/us-air-force-les-pilotes-de-f-35a-devront-etre-capables-deffectuer-des-taches-basiques-de-maintenance/
Le F35 a besoin de plusieurs avions de soutien et ils ont du mal a les faire voler avec cela. Et avant tout d un systeme de refroidissement externe au sol. Donc ils les forment a ce qu ils veulent, mais j attend de voir un F35 redecoller sans assistance.
Les EF qui se posent par erreur attendent qu on vienne les aider.
Quand un rafale se pose par erreur, il repart le lendemain tout seul comme un grand. Et cela impressionne tout le monde.
— > mais j attend de voir un F35 redecoller sans assistance.
https://www.youtube.com/watch?v=XQ6B9pjzWy4&t=233s
Alors oui il faut toujours poser le contexte, il s’agit d’une vidéo qui montre 2 F35 se poser sur une route, faire le plein moteur allumé et repartir…
Il n’y a pas de question de maintenance sur cette vidéo.
Ce n’est pas une guerre qu’ils mènent. C’est plus du domaine de la lutte asymétrique.
Pour taper sur en Syrie ou sur les Houthis au Yémen, là où il n’y a aucune opposition anti-aérienne crédible, le F-35 est très à l’aise. Quand il s’agira pour de bon de pénétrer un espace aérien défendu, on en reparlera. Pour la rusticité, la réduction du besoin logistique et la capacité à décoller rapidement si besoin, c’est déjà prouvé qu’il n’en est pas capable. Et puis, il faudra d’abord qu’il réussisse à décoller, et pour ça il faudra qu’il fasse beau, et qu’il n’y ait pas de problème de connexion avec son système de maintenance en ligne.
Et du temps de l’URSS quelqu’un aurait imaginé ce genre de maintenance croisé dont la limite est certainement vite atteinte et avec quel bénéfice opérationnel final autre que de communication? parce que personne ne dira du bien du Rafale chez nos partenaires Italiens, Espagnols, …..
Vous imaginez un conflit ou Sptifire, Mosquito, Typhoon, P-47 et autres Mustang ne peuvent entretenus que par leurs propres personnels :-).
Il existe déjà des procédures de remise en Å“uvre à minima le « cross servicing ». Cela concerne l’accueil, la mise en sécurité de l’appareil voire de l’armement emporté, l’avitaillement. Ne pas confondre avec la maintenance préventive et curative ‘résolution de pannes!)
https://www.japcc.org/articles/the-new-aircraft-cross-servicing-programme-of-nato/#:~:text=Aircraft%20Cross-Servicing%20%28ACS%29%2C%20as%20a%20military%20procedure%20within,%28ACSP%29%20in%20NATO%20has%20been%20dormant%20since%202007.
Oui tout à fait.
En particulier si l’avion en question n’a besoin que du minimum pour reprendre son envol un fois ravitaillé.
Tu penses vraiment que personne n’y a déjà pensé?
Evidemment les avions chinois n’ont aucune chance à part éventuellement au Pakistan pour les modèles périmés. Bonne chance. 😉
Déjà , que les européens achètent européen. Pour les F35, les yanky peuvent les entretenir.
Et? Comme tout conflit, lorsque il faut déployer de l’équipement, il faut y associer une logistique. Rien de nouveau ici. Ca fait même partie de la préparation aux déploiements.
C’est aussi une des raisons pour lesquelles il y a des bases OTAN aux 4 coins de l’Europe. La nouvelle base opérationnelle en Albanie est justement là pour cette raison (Kuçovë). La base en construction en Roumanie (Mihai Kogalniceanu)? Nouvelle base navale à Porto Romano sur l’Adriatique.
« Heureusement qu’il n’y a pas de guerre contre l’UE ». C’est la principe même de l’OTAN et de l’UE, être suffisamment puissant pour dissuader un adversaire. Qui, en dehors de la Russie, pour attaquer l’UE?
Qui, en dehors de la Russie, pour attaquer l’UE?……….Devinez. Les U.S.A. peut-être ? À moins que la menace ne vienne du sud de l’Europe avec des U.S. occupés ailleurs.
« Les U.S.A. peut-être ? »
Ils s’occupent d’envahir le Groenland et Panama pour le moment…
« À moins que la menace ne vienne du sud de l’Europe » … D’où la question : qui pour attaquer l’Europe ? Les deux plus grosses puissances militaires au Sud de la Méditerranée sont l’Égypte et l’Algérie. Aucun de ces deux pays n’a les moyens de menacer sérieusement l’ensemble de l’UE (même sans les USA).
« Lors du dernier point presse du ministère des Armées, le général Pierre Gaudillière, commandant de la Brigade aérienne de l’aviation de chasse [BAAC], a ainsi expliqué que les mécaniciens avaient dû ravitailler des Mirage 2000-5 « moteur tournant » ou installer des missiles à la main. » , décidément vite impressionnable nos généraux , mais bon au moins ils semblent s’ intéresser ,c ‘est déjà ça ! Puisque je suis dans le second degré , pas mal le concept opérationnel MORANE dont la base est une empreinte logistique « légère » ,sur ce coup là on est bien formé ! Plus sérieusement de « nouveaux » concepts sur le sujet de la maintenance actuellement ,qui confirme hélas à quel point nous avons perdu certains fondamentaux de nos métiers et qu ‘il est difficile d’ y revenir sans un effort sérieux de formation pour que cela ne reste pas des aventures sans lendemain qui seront rangés dans les cartons .
J’ai lu ailleurs qu’une petite équipe de mécanos français avaient procédé en grosso modo une heure au changement d’un réacteur sur un Rafale, le tout sur un porte-avion US. Apparemment les américains avaient été assez impressionnés. Tout ça pour dire que nous ne partons pas forcément d’un niveau si mauvais que ça.
ailleurs.. mais pas bien loin
https://www.opex360.com/2010/06/09/changement-de-moteur-dun-rafale-a-bord-dun-porte-avions-americain/
Bonsoir , le problème du niveau c ‘est de le maintenir et on rame quand même un peu en ce moment , quand aux US attention à certains clichés , je les ai souvent vu travailler dans des conditions plus confortable que les notre mais ils savent aussi faire vite et bien quand c ‘est nécessaire , lors d ‘une manip de « cross servicing » sur un avion US de passage ,le pilote nous avais refait tout le briefing nécessaire plus un petit prélèvement d’huile ,nos cochers auraient eu un peu de mal ! à voir maintenant ce que l’on veut dire par « intervention sur un avion étranger » et si c’est en soutien ou plus ou moins en autonomie , mais encore une fois il faut de la pratique alors en avant pour du « DATEX NG  » qu ‘il s’appellent emeraude ou sapÄ¥ir c ‘est en forgeant qu’on devient forgeron .
S’il vous plaît. Quant à , quant au, quant aux. Avec un t. Pas un d.
Quand à = Lorsque à . Quant à = En ce qui concerne.
Quant aux US, attention à certains clichés.
On les a toujour impressionné mais il n en parle pas ils on une logistique énorme et nous parfois on n à que la bi »e et le couteau et ça marche
 » Puisque je suis dans le second degré… »
Vous faites bien de le préciser nous avons récemment vu deux buses à qui il aurait fallu faire un dessin, et encore pas sur de la comprenette (‘dynastie’ et son partenaire)…
Quant à la formation c’est la pierre angulaire avec la disponibilité des ressources. On sent la pratique. 😉
Vous n’avez pas lu l’article ?Apparemment deux semaines de formation suffisent pour créer un mécano Rafale ou Typhoon…
On se fiche pas mal de nous quand même, la communication des armées devient de la propagande grossière !
Bonsoir , oui j’ai lu l’article mais je n’ extrapole pas comme vous le faite , en deux semaines de TLP on peut apprendre pas mal de choses si on est un mécanicien un peu confirmé et bien sur que vous êtes en doublon avec un collègue étranger mais bien sur cela veut dire avoir assez de monde pour aussi faire voler aussi ses avions !
Merci.
Ne confondons pas « sûr » (avec un accent circonflexe) et « sur » (sans accent) :
– Sûr, sûre (adjectif) : certain. https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9S3512
– Sur (préposition de lieu) : au-dessus. https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9S3509
– Sur, sure (adjectif) : au goût aigrelet. https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9S3511
Je suis bien sûr d’avoir raison.
Je suis bien, sur ce lit.
Ce fruit est bien sur.
Et bien sûr que vous êtes en doublon.
Mais bien sûr, cela veut dire avoir assez de monde.
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/DNP1211
Bonjour.
« suffisent pour créer un mécano », « propagande grossière ».
Un mécanicien formé et laché sur Rafale ayant déjà acquis des fondamentaux (théoriques en formation, pratiques en déploiements), ayant besoin de deux semaines de formation spécifique (pour tel ou tel avion) permettant d’effectuer des taches déterminées (pas tout), votre postulat est caricatural et orienté.
Merci pour la médisance gratuite. On peut jouer sur les mots de l’article tant qu’on veut, ici ou ailleurs, la compréhension est toujours obligatoirement précédée de la volonté de comprendre. Ce n’est pas votre cas, parce que vous déclarez ici que des officiers sont assez cons pour penser qu’il faut 2 semaines pour créer (du début?) et que celui qui vous renseigne (LL) pense la même chose en reproduisant les propos sans interpréter le sens (vraiment?). Un paragraphe de plus, peut-être ?
Je répète volontairement: Pour comprendre quelqu’un, il faut commencer par vouloir. Sinon, ça fonctionne moins bien.
@Esprit (sans dec!) Pangalliciste « Apparemment deux semaines de formation suffisent pour créer un mécano Rafale ou Typhoon… » Il n’est pas question de « tomber » un moteur, bidouiller pour résoudre une panne sur le radar ou les C.D.V.E. mais effectuer de la REMISE EN OEUVRE D’UN APPAREIL DONT NOUS NE SOMMES PAS DOTES! Accueil, mise en sécurité, avitaillement, etc!
« la communication des armées devient de la propagande grossière ! » Ce qui est « grossier » est le manque de ………………………..réflexion, d’analyse, de…………………recherche!
« On se fiche pas mal de nous » Si tel est le cas il faut se féliciter que l’on a pas besoin de faire le moindre effort, trop……………………facile!
Et en bonus, les mécanos vont pouvoir comparer les difficultés d’opérations similaires entre les 2 types d’appareils. M’est avis qu’un avion ayant les contraintes d’une version embarquée dans ses gênes et de n’avoir pas eu l’Allemagne pour mettre des pelletées de sable dans les rouages de sa R&D devrait bien s’en sortir!
tu peux former n’importe qui, s’il ne pratique pas régulièrement sur le matériel formé, il oublira très vite
Très juste. L’identification des pièces détachées est déjà problématique dans des domaines moins complexes .Je l’imagine dans le militaire aéronautique.
C’est à l’occasion d’un conflit de haute intensité que l’on vérifiera quelle empreinte logistique, de celle du F35 ou de celle du Rafale, est la plus soutenable…
De ce que j’en ai lu, l’Eurofighter ne semble pas non plus d’une grande facilité de maintenance, qu’en est-il réellement ?
Ces deux avions me semblent techniquement très proches, donc les techniciens ne devraient pas être trop dépaysés en passant de l’un à l’autre, par contre si il s’agissait à l’avenir de F35, ce serait sans doutes une toute autre histoire….
Ce serait sans doute une tout autre histoire…
« Tout », quand il fait fonction d’adverbe (ce qui est ici le cas : on peut le remplacer par « entièrement »), ne s’accorde avec le terme qui le suit que si ce dernier :
a) est au féminin
et
b) commence par une consonne (et quand c’est un « h », seulement s’il est aspiré).
« Autre » est ici au féminin (« une autre histoire »), mais commence par une voyelle, donc l’adverbe « tout » ne s’accorde pas.
Notons que quand « tout » fait fonction d’adjectif, il s’accorde systématiquement.
3 C5 pour un F35, 1 A400M pour 3 Rafale.
Bonsoir , perso si je voulais que les trois rafale puissent servir un tant soi peut une fois déployé je préfère les 3 C5 , la log c’est vite du volume pour nos formule 1 de l’ espace !
Bonjour,
Un tant soit peu.
Pour une fois, dans cette formule, il n’est pas question du pronom personnel « soi » (moi, toi, soi), mais bien du verbe « être » (qu’il soit, que ce soit).
Et tant que nous y sommes, il n’est pas non plus question du verbe « pouvoir » (il peut) mais de l’adverbe « peu » (pas beaucoup).
« Tant soit peu » signifie « si peu que ce soit », pas « autant qu’on le peut soi-même ».
Exactement.
Un tant soit peu, pas «un tant soi peut ».
C est un peu tout le probleme.
On fait la meme chose avec moins sur plus d avion.
La logistique pour tenir, c est en plus
@tehel
qq infos
– Le changement d’un moteur F135 de F35A (par ex. lors d’une OTI, « One Time Inspection ») est de 36 heures non stop. C’est le record détenu par les techniciens spécialistes du 33rd Aircraft Maintenance Squadron de l’US Air Force.
En comparaison le changement d’un moteur M88 de Rafale s’opère en … 1 heure, y compris dans la version embarquée Rafale Marine.
– L’Eurofighter est meilleur que le F35 mais souffre de sa diversité : chacun des 4 pays manufacturiers du consortium dispose de sa propre version du chasseur (les logiciels et configurations diffèrent) ce qui diminue fortement les possibilités d’échanges fluides pour la maintenance. Par ex. le remplacement récent durant l’exercice Artic Defender d’un moteur sur un Eurofighter espagnol par un moteur d’Eurofighter allemand, a été saluée comme une performance technique…alors qu’à la base c’est le même moteur et le même chasseur ( http://www.bundeswehr.de/en/combined-maintenance-the-prime-example-of-cooperation-5823694 ).
Au passage changer un moteur EJ200 d’Eurofighter requiert 5 heures.
–
La réalité est que la maintenabilité d’un chasseur n’est efficace que si elle a été systématiquement intégrée très en amont dans l’ingénierie de conception du chasseur. Les 2 constructeurs qui l’ont réellement fait, dans le sens de la diminution de l’empreinte opérationnelle, sont Dassault et Saab. Lockheed-Martin l’a fait aussi pour le F35, mais pas dans le sens de la diminution de l’empreinte opérationnelle : rien que le logiciel ALIS de gestion de la maintenance demande un rack de 6 ordinateurs par avion.
– Dassault a bénéficié des 20 ans d’expérience de l’Armée de l’air sur la maintenance en opérations du Mirage 2000, pour concevoir le Rafale comme un chasseur maintenable au plus efficace en opérations (détails sur le site du constructeur http://www.dassault-aviation.com/fr/defense/rafale/un-avion-operationnel-a-cout-demploi-maitrise/).
– Saab a inscrit dès le départ la conception du Gripen dans un cahier des charges de maintenance extrêmement contraint : concrètement c’est 5 personnes dont une seule est spécialiste de l’avion et dirige les autres, pouvant opérer sur un bord d’autoroute servant de piste sommaire, avec un outillage minimal.
@ vrai_chasseur. Le moteur du Typhoon sort il aussi par le bas? Comme sur le Rafale et le F18 SH (ça me fait douter pour le SH, mais je pense que oui) ?
@vrai chasseur. Le temps dont vous parlez pour le changement du moteur sur le F-35 est faux. Ce que vous mentionnez est un événement arrivé en 2019 à Eglin AFB, où les avions devaient être évacués à cause de l’arrivée d’un ouragan. Mais les moteurs devaient subir un changement de composant au niveau des lignes de carburant. La procédure spécifiait de retirer le moteur, de le démonter, changer le composant, le remonter, le tester de A à Z et le remettre sur l’avion… Ils ont improvisé une autre solution, sans enlever le moteur et l’ont fait en 8 heures. S’il ne s’agit que d’un remplacement, le temps est de 40 minutes si l’avion a été préalablement préparé, et sinon de 2 heures… Ensuite ce temps d’une heure pour le Rafale n’est pas exceptionnel.. Il y a 50 ans, durant la phase de test opérationnel du F-15, les équipes de maintenance de l’US Air Force ont remplacé un moteur en 30 minutes. Concernant ALIS, celui-ci est en cours de remplacement par ODIN. Les nouveaux terminaux font la taille d’un gros attaché-caisse….
« S’il ne s’agit que d’un remplacement, le temps est de 40 minutes si l’avion a été préalablement préparé, et sinon de 2 heures » … Ce qui revient au même, la préparation préalable faisant partie du temps nécessaire au changement du moteur.
Hier soir j’ai mal validé mon commentaire mais ce n ‘est pas plus mal , alors vraiment impressionné par tout ces temps de pose moteur qui ne font que diminuer ( le 36 heures pour le F35 etait vraiment étrange ) ,cela aide vraiment si c ‘est de plus en plus simple mais le noeud du problème reste la disponibilité des moteurs , des personnel formés ,des moyens des soutiens adaptés et de la logistique de maintenance qui va avec .
Un petit mot sur le fameux soutien « à la campagne  » et par « monsieur tout le monde « des Gripen , pour un avion rustique cela le fait surement mais pour les avions actuels plutôt pointus en équipements cela parait un peu présomptueux d’ avoir le nécessaire pour un éparpillement général de la mis en Å“uvre surtout pour un pays qui vient de sortir d’une certaine somnolence au niveau défense ,mais ce n ‘est que mon avis .
@vrai_chasseur
Ne pas oublier que l’avantage des mécanos français qui auront à maintenir les EF-2000 espagnols ou italiens, c’est qu’ils n’auront pas à embarquer sur leurs porte-aéronefs respectifs ! 😉
Concernant la conception de la cellule du Rafale pour faciliter la maintenance, elle doit aussi beaucoup à l’exigence de maintenabilité sur les PA français (bon, le seul CdG actuellement), et à la capacité de transférer un réacteur sur le PA en opérations.
–
Il suffit de considérer le cirque pour amener un gros F135 (sans démontage ou en pièces détachées) dans un caisson spécialement conçu pour son transport par CMV-22 (?) pour comprendre d’avantage d’un « petit » M88-2 pour l’appontage (éventuel) ou le stockage sur place !
https://www.flightglobal.com/defence/us-navy-embarks-f-35c-cmv-22-aboard-carrier-for-first-time/144910.article
https://www.navair.navy.mil/news/US-Navy-conducts-first-sea-power-module-replenishment/Fri-02262021-1022
https://nationalinterest.org/blog/reboot/need-deliver-engine-aircraft-carrier-f-35-can-do-it-no-problem-182747
Déjà que pour fidéliser nos mécanos sur nos avions…. mais bon certains trouveront leurs comptes..
A mon avis cette « maintenance » sera cantonnée à l’accueil, les pleins et la remise en route des avions !
Aller plus loin nécessiterait des formations onéreuses peu en accord avec l’état du budget de nos armées et serait très optimiste …
Sans doute, uniquement pour les opérations de mise en oeuvre et non de maintenance qui nécessitent des moyens particuliers et une plus grande expérience.
Pour les opérations d’armement, en dehors du missile METEOR, tout est différent et cela nécessiterait une plus grande formation.
Effectivement, nos généraux actuels retrouvent les fondamentaux des remises en oeuvre d’autrefois. Les concepts d’avitaillement, moteurs tournants, des réparations de combat, de pose d’armements ou bien encore de déposes de moteurs sommaires sur des pneus usagés ont déjà fait leurs preuves. C’était au temps de la guerre froide et avant l’introduction des contraintes de navigabilité.
Il suffisait juste à l’officier mécanicien de le proposer d’en assurer les conséquences. Malheureusement pour le commandement d’aujourd’hui, mieux vaut entendre le bruit sec d’un parapluie qui s’ouvre que le bruit sourd d’une carrière qui s’effondre !
Tout est dit mais il semble que le bon sens paysan reprenne enfin ses droits !
Bonjour , « déposes de moteurs sommaires sur des pneus usagés » , vous parlez de quel avion de chasse ?
Déposer un moteur sur des pneus usagés……………………..Ignorez vous qu’il existe ce que l’on appelle des chariots de dépose/repose! J’imagine assez les mécanos avec leur petits bras musclés déposer un turboréacteur et aller le « poser » sur des pneus savamment positionnés au fond du hangar! Un M53 P2, un M88 voire à une certaine époque un A.T.A.R. 09 C ou K50 sur du Dunlop ou du Michelin………………………..mais bien sûr!
Vous avez trop regardé les aventures de Greg « Papy » Boyingtonà la téloche!
On passe au garage multimarques, donc.
Il va falloir de la place en plus pour les outils adaptés.
Les Ukrainiens ont des avions de différents fournisseurs (Russes, Américains, Français) et arrivent à les maintenir et les faire voler en temps de guerre.
La France en temps de paix n’utilise que des avions français.
Ne gaspillons pas l’argent du contribuable, augmentons le formation de nos mécaniciens uniquement sur le matériel dont nous disposons.
Le SCARF n’est pas pour demain.
« Scarf » est un mot anglais qui signifie écharpe.
Vous parlez probablement du SCAF.
Bonjour ,pour l’instant ,en tout cas en ce qui me concerne, on ne sait pas beaucoup de chose sur la façon dont les Ukrainiens font tourner leur maintenance et logistique de guerre ,mais c ‘ est vrai que c ‘est un retex qui pourrait nous être au moins aussi utile que celui des armes utilisées sur le front .
Si des alliés agissent à nos côtés, nous serons très heureux d’être capable de les maintenir en condition opérationnelle pour qu’ils nous aident.