Le Japon va pouvoir se procurer 1 200 missiles air-air américains AMRAAM pour 3,64 milliards de dollars

Chargée des exportations d’équipements militaires américains dans le cadre de la procédure dite FMS [Foreign Military Sales], la Defense Security Cooperation Agency [DSCA] avait approuvé, en décembre 2023, la vente de 120 missiles air-air AIM-120C-8 AMRAAM [Advanced Medium-Range Air-to-Air Missile] au Japon, pour un montant estimé à 224 millions de dollars.
Un an plus tard, la DSCA a émis un avis similaire… mais pour un nombre beaucoup plus élevé de missiles AMRAAM. En effet, le 2 janvier, celle-ci a recommandé au Congrès d’approuver la vente potentielle de 1 200 AIM-120 D-3/C-8 au Japon. La différence se situe au niveau du prix estimé, celui-ci ayant été évalué à 3,65 milliards de dollars [soit un coût unitaire environ 16 fois plus important par rapport à l’avis de 2023].
Pour rappel, l’AIM-120D3 a été développé dans le cadre du programme F3R [Form, Fit, Function Refresh] par Raytheon et, par rapport à ses prédécesseurs, il dispose d’une portée plus importante [160 km] et d’un système de guidage amélioré.
Alors que la Force aérienne d’autodéfense japonaise en dispose depuis les années 1990, ses achats de missiles AIM-120 auprès de RTX [ex-Raytheon] sont récurrents. Ainsi, en novembre 2018, le Japon avait été autorisé à s’en procurer 32 exemplaires [il s’agissait alors d’AIM-120C-7] pour 63 millions de dollars. Puis 160 autres devaient être commandés en 2019, pour 317 millions.
En 2020, le ministère japonais de la Défense avait demandé l’autorisation d’acquérir 32 AIM-120C-8 [pour 63 millions]. Deux ans plus tard, bis repetita, avec, cette fois, 150 exemplaires de plus, pour 293 millions de dollars.
À chaque fois, la DSCA a motivé son avis en expliquant que de telles ventes « potentielles » permettraient au Japon de « faire face aux menaces actuelles et futures » et de « défendre son territoire ainsi que le personnel américain qui y est stationné ».
Il est possible que la dernière requête nippone approuvée par la DSCA ait un lien avec l’accord signé en juillet dernier par les États-Unis et le Japon au sujet de la coproduction de missiles Patriot PAC-3 et AIM-120 AMRAAM. Accord qui avait été alors qualifié de « mutuellement bénéfique », à un moment où Washington cherchait à répondre aux besoins de ses propres forces armées ainsi qu’à ceux de ses alliés, tout en continuant à aider l’Ukraine militairement.
À l’époque, il n’était pas clair si les AMRAAM devant être produits sous licence au Japon allaient être destinés à ses forces aériennes ou s’ils allaient être proposés à l’exportation, sachant que la demande pour ce type de missiles n’a cessé de croître depuis le début de la guerre en Ukraine.





3 Millions de $ l’unité.
Est-ce un bon prix, pour la négo d’un lot de 1200 ce qui est beaucoup?
Il faut considérer qu’en 2024 il y a quand même l’inflation, Gaza, Trump et la dissolution. C’est important.
Il y aussi les JO mais ça compte moins.
Et puis il est surement nécessaire de démarrer plusieurs lignes de productions supplémentaires pour fabriquer les 1200 trucs (c’est trop?). L’investissement est très cher de nos jours, il y a les charges, le pétrole, pas de vent et les taux restent élevés…
Donc finalement les moqueurs et autres thuriféraires de la Force Européenne de Défense Militaire Armée en sont pour leurs frais.
Par contre le moment est pas bien choisi pour Tokyo, après le 20 Jan c’aurait été plus smart, une sorte de clin d’oeil subtil
Le prix est passe de 2 millions de dollar l’unité a 3 millions de dollars en multipliant la quantité par 10. C’est pour le moins étrange a moins que cela ne couvre des accords de production locale. On voit en tout cas bien l’intérêt de savoir produire soi-meme son materiel militaire vu les sommes en jeu.
Vous connaissez le prix d’un missile français ?
@Momo et Deres. Encore une fois, il ne s’agit pas du prix unitaire du missile seul…Ce montant couvre de très nombreuses mises à jour, sur les missiles, sur leurs vecteurs, l’entraînement, la formation technique, l’outillage d’essai, de contrôle, la maintenance etc…et ceci pour la durée de vie du missile…
Pour l’instant RTX produit 1200 missiles par année (contre environ 700 il y a 2 ans) et n’a annoncé aucune augmentation de cadence dans un avenir proche.
C’était exactement pareil dans les précédents deals.
Mais à la réflexion peut-être que le poids des JO est plus important qu’il n’y parait…
Oui, on connait bien cette justification des prix élevés qui revient a chaque fois et garanti l’impossibilité de les comparer. En tout cas, ce qu’on a vu , c’est qu’avec le F35, la meme explication était souvent donne jusqu’a ce que les factures « indépendantes » pour les bases, les entraînements, les armements, les outillages, les pieces detachees, etc soient donnes quelques années plus tard car elles ne faisaient pas parti du « prix d’ami » initial.
La même explication était souvent donnée.
Jusqu’à ce que les factures soient données.
Ci devant Bazilou…… Brillant Retraité de chez F15 et actuellement « Multicarte » pour: LM, Grumann, GE, P&W, Pilatus, L3, Diamond, Raytheon, Saab, RR, Thielert MW et peut-être Thalès ?……… Mais hélas pour lui : Licencié économique de chez Boeing. En toute honnêteté,Il faut rappeler ici que chez cette dernière société, la vie des affaires n’est pas facile. Mais comme « Derrière un malheur il y a un bien, à condition de le trouver » , BAZILOU pourra enfin un peu s’occuper de lui.