Airbus se félicite du succès des essais réalisés par un A400M Atlas transformé en bombardier d’eau

Transformer un avion de transport tactique en bombardier d’eau n’est pas une idée nouvelle : aux États-Unis, des C-130 Hercules ont été adaptés pour lutter contre les incendies grâce à l’intégration du dispositif MAFFS [Modular Airborne FireFighting System], lequel comporte cinq réservoirs pouvant contenir un total de 10 000 litres d’eau ou de produit « retardant ».

Cependant, quand, en juillet 2022, Airbus annonça qu’une campagne d’essais impliquant un A400M « Atlas » équipé d’un kit amovible pour la lutte contre les incendies venait de s’achever avec succès, grâce à l’investissement du 43ème escadron de l’Ejército del Aire y del Espacio, certains se montrèrent sceptiques. En particulier au sein de la Sécurité civile française.

« Réalisés de jour, ces essais ont consisté à larguer jusqu’à 20 tonnes d’eau à partir du réservoir actuel en moins de dix secondes, à basse altitude [150 pieds / 45 mètres] et faible vitesse [125 nÅ“uds / 230 km/h] », avait alors expliqué Airbus, à l’époque.

À titre de comparaison, un Canadair CL-415 peut larguer 6 000 litres d’eau quand un Dash 8 en emporte 10 000… Soit deux fois moins qu’un A400M équipé du kit testé par Airbus.

Seulement, la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises [DGSCGC] exprima des réserves. « Comme tous les projets sur le marché, nous regardons cette initiative avec attention, mais nous n’avons pas encore eu de réponse positive quant à un test grandeur nature pour vérifier son emprise au sol et ses capacités de largage », avait ainsi résumé Adeline Savy, cheffe du groupement des moyens aériens, dans les pages de l’Usine nouvelle.

En outre, l’impossibilité pour l’A400M d’écoper en mer et / ou de faire le plein près des étendues d’eau avait été aussi soulignée par la DGSCGC, avant d’exprimer des doutes sur la manÅ“uvrabilité de cet appareil. « Il faut encore évaluer également ses capacités d’emplois au niveau d’un relief accidenté », avait ajouté Adeline Savy. Une autre réserve tenait au fait que le concept d’Airbus ne permettait pas d’éteindre un incendie grâce à l’effet de souffle de l’eau.

Pour autant, le projet d’Airbus n’était pas de remplacer les CL-415 Canadair et les Dash 8… mais d’apporter une capacité complémentaire.

Quoi qu’il en soit, malgré les réserves suscitées par son concept, l’industriel a poursuivi le développement de ce kit amovible censé transformer un A400M en bombardier d’eau. Le 19 décembre, il s’est félicité du succès de nouveaux essais, effectués dans la région de Madrid.

« Ces derniers jours, l’A400M a réalisé une nouvelle campagne d’essais en vol pour son prototype de kit anti-incendie roll-on / roll-off. Au cours de cette campagne, 9 largages ont été effectués, délivrant chacun 20 tonnes de retardateur et créant des lignes hautement concentrées sur 430 mètres de long. L’objectif était d’améliorer les performance du kit et de valider son efficacité pour les opérations de lutte indirecte contre les incendies », a en effet expliqué Airbus, via le réseau social X.

L’installation de ce kit anti-incendie n’exige aucune modification de l’A400M. Ce qui permettrait aux forces aériennes qui en sont dotées, comme l’armée de l’Air & de l’Espace, d’appuyer les efforts de la sécurité civile pour, le cas échéant, maîtriser un feu de forêt. À noter qu’Airbus insiste sur la lutte « indirecte », et non pas « directe », contre les incendies.

Le dispositif élaboré par Airbus repose sur un réservoir qui, chargé dans la soute de l’A400M, est doté de « deux sorties distinctes auxquelles sont raccordées des conduites qui, lorsque le largage est déclenché, expulsent l’eau par deux sections d’environ un demi-mètre carré à l’extrémité de la rampe arrière ».

Par ailleurs, a fait valoir Sara Vargas, cheffe de projet chez Airbus Defence and Space, auprès de l’agence Reuters, l’avantage de l’A400M est « qu’il peut voler lentement et à basse altitude et qu’il est donc capable, grâce à sa manÅ“uvrabilité, de réaliser ce type d’opération avec un très haut niveau de sécurité ».

Cette solution finira-t-elle par séduire la Sécurité civile française ? En attendant, afin de remplacer ses 12 CL-415 Canadair, elle a récemment retenu deux projets portés par des industriels français, à savoir le KE 72 de Kepplair Evolution, basé sur l’avion commercial ATR-72, et le Fregate F100, un avion amphibie développé par Hynaero.

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117 contributions

  1. speedbird101A dit :

    Les Russes ont le BERIEV BE200 ultra moderne qui est un avion amphibie par définition, bi-réacteur sur voilure haute…..capacité 12000 litres d’eau, soit le double d’un Canadair ,commandes de vol électriques, avionique numérique ,moteurs Progress anti corrosion eau de mer , et le tout a été certifié par l’Europe…la manoeuvrabilité de l’A 400 M est encore à prouver en terrain accidenté dans les rabattants qui existent toujours sous le vent du relief , et surtout il faut voir ses perfs anti décrochage dans les turbulences thermiques immenses qui existent au dessus d’un chantier, ainsi que le temps de reprise des turbines lors d’une remise de gaz au ras du sol en milieu trés trés chaud et trés fortement instable …..et comme c’est à avion à pannes multiples en raison de sa complexité numérique…..si toute cette problématique est bien maitrisée alors il devrait faire le taf……….

    • Fralipolipi dit :

      @Speedbird
      Le Beriev est russe … donc l’Algérie peut en acheter (ils viennent d’ailleurs d’en recevoir un 2nd exemplaire ce mois ci) … mais certainement pas nous.
      De plus, le Beriev est loin de répondre à tous nos critères de dispo, MCO (encore plus aujourd’hui), voire de sécurité en vol.
      .
      Quant à l’A400M, faut être d’une superbe mauvaise foi pour déclarer comme vous le faites que « la manoeuvrabilité de l’A400 M est encore à prouver en terrain accidenté » (ça nous a coûté assez cher !!!).
      … Manifestement, soit vous n’avez pas tout suivi, soit vous ne voulez pas voir. Renseignez vous mieux.
      .
      Le seul problème ici est qu’un A400M coûte plus cher qu’un Dash,
      et que l’AAE n’en a pas pas tant que cela pour pouvoir assurer en plus une mission régulière de sécurité civile (7/7 en été).
      .
      Bref, pour du complémentaire ponctuel utile, lorsque possible, Ok … mais la Sécurité Civile ne peut pas s’organiser autour ou avec cet éventuel complément capacitaire de l’A400M … car trop éventuel.

      • speedbird101A dit :

        ……………@ Frali …………..Attention, faire une ressource sous fort facteur de charge en terrain ultra accidenté au ras du sol avec un quadriturboprop aussi lourd non pensé pour ce genre de missions , le tout à proximité de tempés atteignant 400 degrés voir plus ,en rajoutant de la turbulence thermique extrème, je voudrais bien voir ce que donnerait l’évolution de la vitesse de décrochage entre la subite perte de poids du au largage soudain , et le facteur de charge induit par la ressource qui fait augmenter la vitesse de décrochage ….et aussi le temps de reprise moteur quand on passe les condition levers de IDLE à TOGA dans ces conditions ….C’est aussi en partie pour celà que les versions premiéres des CL 215 Canadairs ont été modifiées sur retex, par les CL 415 en remplaçant les moteurs à pistons par des turbines ,et coté aérodynamique ,par rajout de winglets et d’ailettes de profondeur sur le plan stabilisateur un peu comme pour le Beechcraft 1900 D ….donc un avion aux hormones……donc à voir……Sur ce, j’ignore si il existe des simus pour l’A 400 m permettant de générer au plus prés des conditions de feu intense sur un chantier ultra accidenté montagneux de Corse ou de Provence….

        • Fralipolipi dit :

          @speedbird
          Vraisemblablement, le rôle de cet A400M dans la lutte incendie se limiterait au largage de retardant … qui n’impose pas un pilotage aussi critique que celui que vous décrivez.
          Car pour ce qui y de jouer les bombardiers d’eau, il ferait plus de l’épandage que du bombardement, et un ancien de la Secutite Civile nous avait déjà expliqué ici que ça ne lui permettrait pas d’être très efficace.

        • francois dit :

           » À noter qu’Airbus insiste sur la lutte « indirecte », et non pas « directe », contre les incendies. « 

        • Goose dit :

          @speedbird101A
          le problème je pense, c’est que vous imaginez l’emploi de ce A400M comme on utilise un Tracker ou un CL415. Sur le fond vous avez probablement raison, mais dans la réalité l’A400M serait utilisé à la manière des Boeing 747 ou autres gros porteurs employés par les pompiers de l’air Américains.
          Allez faire un tour sur YouTube, il y a des vidéosparlantes..

        • Avekoucenzeh dit :

          L’adverbe « voire » signifie « et même », mais pas le verbe « voir ».

          Le tout à proximité de températures atteignant 400 degrés, voire plus.

        • Ceci cela dit :

          Le pronom démonstratif « cela » s’écrit sans accent, tout comme sa forme familière « ça ».

          C’est aussi en partie pour cela que…

    • Aymard de Ledonner dit :

      Ultra-moderne il ne faut pas exagérer : il a déjà 20 ans. Mais oui c’est un bel avion….dont la carrière est malheureusement terminée. Difficile aujourd’hui de produire un avion russe avec des moteurs ukrainiens….
      La France va probablement s’orienter vers le Frégate F100 qui serait à 10 tonnes d’emport mais avec des turboprop donc probablement un cout d’exploitation moindre.
      Concernant l’A400M, il ne s’agit pas de l’utiliser à 100% comme bombardier d’eau mais de pouvoir l’utiliser en renfort ponctuellement.
      Les américains ont même utilisé des 747 pour larguer du retardant…
      https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-04-29/le-plus-gros-avion-de-lutte-contre-les-incendies-est-cloue-au-sol-et-pourrait-etre-vendu-927073bc-c4c4-4714-b8f9-dc16c3c3238c

    • Fralipolipi dit :

      illustration des petits soucis avec le Beriev (délais, MCO)
      https://www.aerobuzz.fr/breves-industrie/lalgerie-receptionne-son-second-beriev-200/

    • francois dit :

      « À noter qu’Airbus insiste sur la lutte « indirecte », et non pas « directe », contre les incendies. « 

    • Heron dit :

      L’industrie aéronautique russe n’a pas les composants pour les fabriquer en grand nombre. Cette année, elle a produit 7 avions civils…
      Qui a dit que les sanctions contre la Russie avaient peu d’effets ?

      • Goose dit :

        7 avions produits au lieu de 108 prévus pour 2024 !
        Et leur CJ-100 dont on ne parle que pour les accidents…
        Comme le reste de leur flotte civile d’ailleurs.
        Mais puisque nos Putinophiles nous affirment que tout va bien pour l’économie russe. Croyons les ! 🙂

    • Marine dit :

      En même temps, aux États-Unis, ils utilisent des MD-11 comme bombardiers d’eau, donc l’A400M devrait être à l’aise ! XD

  2. Félix GARCIA dit :

    « À noter qu’Airbus insiste sur la lutte « indirecte », et non pas « directe », contre les incendies. »
    Du bon sens.

    Une mission, qui plus est, qui pourrait s’avérer intéressante pour nos équipages d’A400M, non ?
    https://www.airbus.com/en/newsroom/stories/2024-08-french-a400m-in-pitch-black-flying-a-few-feet-off-the-ground

    Il y a l’arrivée « prochaine » des Frégate (HYNAERO) aussi.

    Mais surtout, le système d’écoulement diphasique ZELUP ! 🙂
    « Lance diphasique Zelup »
    https://www.youtube.com/watch?v=xT7Vl3e1Lo4&t=3s
    —> « ZELUP Conférence Congrès national des sapeurs-pompiers de France 2023 »
    https://www.youtube.com/watch?v=nIdK47CNk30

    Des drones aériens équipés d’un système ZELUP, reliés au sol pour leur alimentation en énergie et en eau/air comprimé, ce serait pas mal.
    En ville, ça pourrait être utile ce type de « lance déportée ». Ailleurs aussi d’ailleurs (pleine mer, forêts, industries …).

  3. Phil dit :

    Je ne vois pas en quoi le DASH 8 serait supérieur en qualité de largage que l’A400M. Le type de largage est idem (longue bande traitée, largeur différente ?)… Quant à la manoeuvrabilité, il n’y a pas photo, quand on voit les faibles vitesses disponibles en A400M pour les largages classiques avec une belle réserve de puissance si besoin…
    Seul le Canadair a un effet de blast par son largage immédiat.
    Il est toujours bon d’avoir sur étagère, une solution pour augmenter les moyens de lutte incendie. Si ce fameux kit est avionnable rapidement (ce qui semble être le cas).

    • Mike dit :

      La problématique, de ce que j’ai compris, est que le Dash8 a été conçu ou, du moins, adapté pour évoluer dans les fumées et les turbulences aérodynamiques causées par la chaleur des feux de forets. Ce que l’A400m n’est pas forcément en mesure de faire.

      La communication d’AIRBUS me semble également prudente : si on lit entre les lignes, on en conclut que l’A400m ne doit jamais se retrouver à proximité immédiate d’un foyer. Quid de son efficacité ?

      • speedbird101A dit :

        …………@ Mike ……….. c’est la problématique que j’ai évoqué plus haut…..les conditions de manoeuvre pour larguer du retardant sur une zone non brulée , ne sont pas les memes conditions que de larguer la flotte en faisant une ressource musclée au coeur du feu, souvent avec bref IMC dans de la fumée noire ,et le tout dans des turbulences thermiques du feu de DIEU …..

      • vno dit :

        Des moteurs militaires qui ne supportent pas la fumée et les variations brutales de température ? Ils n’auraient pas osés ?

    • Castel dit :

      De mon point de vue, tout ce qui peut permettre de prolonger la chaîne de fabrication de l’A400M me parait intéressant.
      Lorsque l’on voit son utilité pour les transports d’urgence vers Mayotte actuellement, le fait que l’on puisse continuer à la faire tourner pour fabriquer un avion qui aura certainement une utilité complémentaire pour la lutte anti-incendie est une bonne chose.
      D’autre part, la ligne de production des C17 étant définitivement arrêtée , les pays qui auront besoin d’un transporteur supérieur à un « Middle size »seront bien obligés d’envisager la solution proposée par Airbus.
      Si le KC390 était sans doute le besoin le plus immédiat pour le remplacement des C130 pour la plupart des pays industrialisés, une fois celui-ci satisfait, il faudra bien penser à passer à la taille au dessus par la suite, donc, raison de plus pour essayer de prolonger la vie de la chaîne de fabrication en proposant cette option…..

      • Millenium dit :

        Les succès du C-390 d’EMBRAER montre que vous êtes bien le seul à le penser.
        L’A 400 M est un échec commercial dont tous les acquéreurs cherchent à se débarrasser sur le marché de l’occasion et personne n’a l’intention de se le payer neuf à l’export.

  4. Jean le Bon dit :

    La Sécurité Civile a une vision qui semble « restreinte » des aéronefs pouvant effectuer ces missions…

  5. farragut dit :

    J’avais cru comprendre à la lecture d’articles sur le sujet des bombardiers d’eau, qu’il y avait deux grandes catégories de fonctions pour lutter contre les feux de forêts :
    1) le largage (façon « bombe ») pour provoquer un étouffement ponctuel d’un feu par effet de souffle, quelque soit la configuration accidentée du terrain, et
    2) la dispersion de retardant (façon « brouillard »), hors de la zone de feu, sur une large et longue zone de terrain (plat, le terrain!).

    Que l’A400M avec son kit soit efficace en dispersion de retardant (cf. la photo de l’article) ne fait aucun doute. Encore faut-il vérifier que cela soit possible en terrain accidenté (disons, la Corse) et pas seulement en terrain plat (disons, les Landes).

    Pour le largage en mode « bombe », le « bombardier A400M » semble moins adapté que les Canadair, ou que les avions français en cours de conception (cf. article précédent sur le constructeur Hynaero et son Frégate F100).
    https://hynaero.com/
    https://www.nae.fr/le-tres-serieux-projet-de-bombardier-deau-francais-avance-petit-a-petit/
    Lire aussi le Planète Aéro n°2 de juin 2022 consacré aux avions de lutte contre le feu:
    https://boutiquelariviere.fr/site/lariviere/cat_planet_aero__lariv.1238.65097__/fr/kiosque/produit.html
    Sinon, il y a la solution Ikea ! 😉
    https://www.opex360.com/2018/07/26/avion-suedois-jas-39-gripen-a-largue-bombe-guidee-tenter-deteindre-incendie/

  6. Robmac dit :

    Voilà un avion totalement polyvalent ! Une brillante réussite technologique.

  7. Manu dit :

    airbus ferait bien de se concentrer sur des capacité A400 qu’on lui demande et toujours pas atteintes plutôt que sur des capacité que personne ne lui demande …

  8. Cyd dit :

    Paul Henri « ATE «  chuet avait fait une vidéo très défavorable au projet, de faisant le porte parole de ses camarades pilote de Canadair

    • Frede6 dit :

      C’est un repère d’ancien de l’aéro version top gun…donc laissé la place à des transports de l’AdA ;-). Ca me fait penser aux défenseurs de la Gazelle ou du Transall

  9. HMX dit :

    Initiative très intéressante d’Airbus, et comme l’explique l’article, complémentaire des « vrais » avions bombardiers d’eau qui restent irremplaçables pour attaquer directement les flammes. L’avantage étant bien sûr la réversibilité du système : on peut ainsi imaginer que plusieurs A400M soit équipés et en alerte en saison estivale pour appuyer les Canadair, le système étant ensuite démonté le reste de l’année.

    Au sujet des CL415 Canadair, dont la chaîne de production a été stoppée en 2015, le sujet de leur remplacement revient chaque année sur la table, sans jamais être tranché. Le projet le plus prometteur, évoqué dans l’article, est sans conteste le projet d’hydravion Frégate F100 d’Hynaero, spécifiquement conçu dans ce but, mais qui pourrait également connaître d’autres débouchés civils et militaires. Avion qui n’existe cependant à ce jour que sur le papier…

    • vno dit :

      Cette histoire d’hydravions m’en rappelle une d’avion pour remplacer le twin-otter à Chambley (54) qui n’était qu’une vaste escroquerie aux subventions publiques pour réindustrialiser la Lorraine qui a été étouffée vu la qualité des politiques impliqués à l’insu de leur plein gré ou pas ?

      • Curieux dit :

        Version plus récente des fameux avions renifleurs de pétrole ?

      • robin darbin dit :

        Je suis un peu de votre avis. Je suis très sceptique sur ses fameuses start-up même si elles ont à leur tête des gens compétents. Le PDG d’ Hynaero a levé 800 000 euros mais à besoin 1 milliard pour mener à bien son projet. J »étais sûr de l’échec de Reaction Engine, je suis pratiquement certain de l’échec de BOOM supersonic, et je ne vois pas forcément d’avenir non plus pour les taxis-volants…Je suis juriste et pas technicien donc mes compétences sont limitées mais je m’interroge quand même sur le système économique de ses start-up dont les projets aussi attrayant soient-ils en DAO ont l’air assez chimériques compte tenu des investissements nécessaires et de l’expérience limitée de ceux qui les portent…

  10. Achille-64 dit :

    « avant d’exprimer des doutes sur la manœuvrabilité de cet appareil. « Il faut encore évaluer également ses capacités d’emplois au niveau d’un relief accidenté », avait ajouté Adeline Savy »
    Elle est bien bonne … il faut sortir de son bureau madame, et aller voir une présentation d’A400M dans un meeting … à défaut de les voir vraiment en opération.
    Malgré le faible allongement, l’excellente programmation des commandes de vol électrique fait de l’A400M un avion très manoeuvrant, même en roulis, avec un excédent de puissance sans équivalent dans la gamme.

    • speedbird101A dit :

      ……………@ Achille…………C’est toi qui devrait plutot sortir de ton bureau ….parce que là on n’est pas au salon du Bourget ni à Farnborough ou c’est tout plat ….tu connais beaucoup de meetings qui se font en terrain montagneux Corse ou Provençal avec en plus un méga feu histoire de vérifier les perfs de mania de l’avion ?? Parce que cet avion n’a aucun retex en la matiére de feux….alors prudence de mise….

    • Jack dit :

      Il faut sortir votre balance Achille-64. Les A400M de démonstration sont allégés au maximum pour être au top de leur agilité. Rien à voir avec un bombardier d’eau lourdement chargé qui doit composer avec le relief (voire les turbulences causées par les flammes).

      • Achille-64 dit :

        Q400MR : 10 000 ch pour mettons 28 tonnes arrivés sur site.
        A400M : 46 000 ch pour mettons 115 tonnes (20 tonnes d’eau et 15 tonnes de pétrole)

        Composer avec le relief ? Ah bon, l’A400 a été construit pour transporter des passagers au FL 180 ?
        😉
        Voilà pour la balance.
        Maintenant, des commentateurs se mettent à cracher de la bile dès qu’ils voient écrit ‘A400M’, tant pis pour eux.

        • Jack dit :

          Vous n’avez rien compris à mon commentaire. Les avions de démonstrations embarquent le minimum de carburant pour être plus agiles lors des démos. Aucun rapport avec le poids d’un A400M en ordre de marche (bombardier d’eau ou non).
          .
          Pour ce qui est du relief, je ne parle pas du confort des passagers mais des turbulences à basses altitudes ; turbulences fortement renforcées lors des incendies (cf. point évoqué dans d’autres commentaires sur ce fil).
          .
          Je ne vois pas en quoi ma réponse est un « crachat de bile » sur l’A400M. Relisez-Moi, s’il vous plait !

  11. Laurent83 dit :

    Vu le cout d’un A400M, soit entre 130 et 150 millions d’Euro, cela fait cher l’hectare de forêt épargné.

    • Roland Desparte dit :

      Bonjour @Laurent83,
      Il ne s’agit pas d’A400M “feux de forêt“, mais de kit ajouté en cas de besoin ! Le coût du kit de l’A400M est marginal par rapport au coût de l’avion. Cela permettrait d’augmenter la “rentabilité“ de cet avion, et de venir en soutien et non en concurrence des traditionnels Canadair.

  12. blavan dit :

    Il sera intéressant de se doter de kits de largage en cas d’incendies de forêt et surtout de trouver des procédures accélérées pour mettre en Å“uvre ces A400 M sur ordre direct du premier ministre pour éviter les « longueurs administratives » de chaîne de commandement.

  13. Kamelot dit :

    Il faut bien vendre l’A400M et lui trouver un emploi. Il nous manquerait quelques exemplaires pour les positionner dans les Dom-Tom. L’actualité le confirme ! Ponctuellement et en appui cet avion pourrait servir en complément des moyens spécialisés.
    La Sécurité Civile a d’autres projets qui seraient en plus bénéfiques à notre Industrie au lieu de subventionner un projet Nord-Américain….

    https://air-cosmos.com/article/les-futurs-avions-de-lutte-contre-les-incendies-seront-francais-69495

  14. Kamelot dit :

    Acheter russe dans la période qui risque de perdurer…, me semble improbable.
    Nous aussi nous savons faire sous réserve des développements à consentir pour les KE 72 et Fregate-F100.

  15. Rakam dit :

    À prendre…nous manquons de beaucoup dans la lutte anti- incendie, alors pour le prix d’un kit, c est toujours ça de pris..

  16. Goose dit :

    Ce kit adaptable au A400M fera de cet appareil un excellent complément aux moyens de notre Sécurité Civile !
    En attendant le très prometteur futur bombardier d’eau amphibie Frégate F100 et le ATR-72/KE 72 ?
    Deux projets français !
    Dont il ne fait aucun doute que les pays d’Europe les commanderont pour le renouvellement de leurs appareils de lutte contre les incendies………………….

  17. KOUDLANSKI Romain dit :

    Ce serait une bonne solution .

  18. Roland Desparte dit :

    Faire la moue en parlant de l’effet de souffle est ridicule quand nos Canadair font face à « un gros problème de maintenance » et « depuis de nombreuses années ». Selon Benoît Quennepoix, pilote et secrétaire général du Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile (SNPNAC), « seule la moitié de la flotte Canadair est disponible, c’est-à-dire six appareils sur 12 » !
    Il faudrait peut-être que les hauts responsables de la Sécurité civile balaient devant leur porte avant de rejeter certains matériels qui accroîtront nos capacités de lutte contre les mégafeux en particulier. Il ne faudra pas venir pleurer après…
    Emmanuel Macron avait promis, en octobre 2022, le remplacement des 12 Canadair français d’ici à 2027. Le 12 août dernier, le ministre de l’Intérieur démissionnaire Gérald Darmanin a acté la commande de deux nouveaux Canadair DHC 515. L’arrivée de ces deux appareils est prévue en… 2028 !
    Ainsi que prévient le secrétaire général du SNPNAC, il faut rapidement renouveler nos appareils et augmenter la flotte jusqu’à 16 appareils ; ce qui est indispensable et nous évitera peut-être de sortir nos mouchoirs quand il sera trop tard…

  19. Félix GARCIA dit :

    Là que l’on parle de la Sécurité Civile, si je puis me permettre à nouveau :
    https://don.protection-civile.org/soutenir
    Et, en ce moment, plus particulièrement pour Mayotte :
    https://don.protection-civile.org/urgence-cyclone-chido

  20. DIR dit :

    Le Frégate F-100 est porté en Occitanie pour essayer d’égratigner le monopole des Canadair:
    http://www.paxaquitania.fr/2024/09/hynaero-celebre-son-premier.html

  21. adnstep dit :

    Airbus Espagne essaye de survivre ?

  22. Kobayashi Maru dit :

    Je me permets ce demi h.s. Ça correspond au ATlAS À 400 M de cet article de Monsieur Lagneau ainsi que de celui ci : https://www.opex360.com/2024/11/28/pour-la-premiere-fois-un-rafale-marine-a-ravitaille-un-avion-de-transport-a400m-atlas-en-vol/

    Vu que j’adore le taf et l’humour d’Arnaud sur sa chaine youtube « Astronogeek » je vous place tout frais tout chaud sont numéro sur la base de la DGA à Ystres . Je pense que cela fera plaisir à certains.

    Merci à Monsieur Lagneau et à Arnaud.

    Paix et prospérité amis terriens.

  23. olgi dit :

    Pour l’effet de blast, ne serait il pas possible d’utiliser le système de largage à basse altitude palettisable avec des citernes souples ? Seule la citerne souple serait larguée avec un système ressemblant aux fusées de proximité pour faire éclater la citerne au dessus du feu

    • farragut dit :

      @olgi
      En reprenant votre idée avec une bombe FAE (Fuel Air Explosive), peut-être serait-il possible d’étouffer un feu ponctuel en supprimant temporairement l’air et donc l’oxygène alimentant la combustion ?
      Evidemment, cela ne marcherait pas sur un méga feu de forêt type Californie ou Australie, mais sur un départ de feu naissant déjà établi ?
      Objections ?

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_thermobarique
      https://www.youtube.com/watch?v=GmRASCHJe2Q

    • Prof de physique dit :

      +1

      Cela fait 40 ans que je suggère cette solution, mais il faut reconnaître qu’elle est plus dangereuse pour les personnels au sol en cas d’erreur.
      Cela demande de bonnes procédures.
      Un avantage serait l’énergie cinétique de l’eau qui soufflerait plus de surface d’incendie, et on éviterait la parte d’une quantité importante d’eau qui se transforme en brume pendant la chute de l’avion.

    • Félix GARCIA dit :

      Il y a de l’idée !
      Pour creuser le filon : des ballons d’eau qui seraient suffisamment solides pour conserver l’eau, la transporter et résister à la phase de largage, mais qui rompraient à l’impact.

      Un gel pouvant contenir jusqu’à 99% d’eau, peut-être qu’il serait envisageable de larguer des « bombes hydriques » faites de « gels hyper-humides » au milieu du brasier.
      Ces « bombes hydriques » seraient enfermées dans une enveloppe souple comparable à celle décrite plus haut.
      L’avantage serait de pouvoir intervenir au cÅ“ur d’un brasier depuis une altitude « confortable », et avec différents types d’aéronefs (hélicoptères, avions, hydravions …).

    • Félix GARCIA dit :

      PS : Sur les gels ;
      « Face aux incendies, un nouveau gel à la rescousse des bâtiments »
      […]
      « Les hydrogels comptent aujourd’hui parmi les retardateurs de flamme à pulvériser les plus efficaces quand il s’agit de bâtiments civils. Ils ont l’avantage d’associer un bon trempage à des propriétés viscoélastiques réduisant la probabilité d’allumage d’un feu tout en maintenant leur adhérence à tout type de surface. »
      […]
      « Leur hydrogel le plus prometteur a tenu sur une durée supérieure à 7 minutes, contre seulement 90 secondes dans le cas d’un hydrogel du commerce. Le secret de Changxin Dong et ses collègues réside dans la composition même de leur gel. Une fois confronté à la chaleur, l’hydrogel se change en aérogel – un matériau isolant nanostructuré. Ce dernier est poreux et isolant thermique, et est constitué de silices colloïdales – de fines particules de silice amorphes en suspension. L’aérogel nouvellement apparu recouvre immédiatement la surface in situ, lui fournissant une couche protectrice robuste contre tout allumage de substrats. »
      https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/face-aux-incendies-un-nouveau-gel-a-la-rescousse-des-batiments-137393/
      —> « Water-Enhancing Gels Exhibiting Heat-Activated Formation of Silica Aerogels for Protection of Critical Infrastructure During Catastrophic Wildfire »
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/adma.202407375

    • Roland Desparte dit :

      @Olgi,
      Un dispositif comparable existe. Le système « Bambi Bucket », soit 1 000 litres d’eau dans un “sac“ accroché sous un hélico et largué brutalement sur un départ de feu… (Mis en œuvre par la Sté “Jet Systems Hélicoptères Services“ pour les SDIS).

  24. PeF dit :

    Nous commençons à gérer l’urgence climatique en urgence. Un besoin accru de moyens de lutte contre les incendies. Et nous n’avons pas le temps de choisir des solutions de long terme.
    Alors on va cramer 50t de carburant (emport d’un A400M) qui vont générer un bilan carbone peu flatteur, contribuant à alimenter l’ampleur des effets du dérèglement. Dont les incendies. Contre lesquels nous produirons encore plus d’A400M.
    Avion magnifique par ailleurs, et réussite technique. question polyvalence, arriver à transformer un appareil qui transporte des hélicos d’attaque, largue des commandos à haute altitude, basse altitude etc en un appareil bombardier d’eau.
    La classe.

    Je n’ai jamais piloté d’avion, encore moins de Canadair, même sur Flight Simulator. Mais la secousse au largage des 20t, ça doit être coton à manœuvrer.

  25. SimLabeng dit :

    À lire les commentaires sur le CL-415, je me demande si la France ne jette pas ces « choux gras ». Vieux vidéo d’il y a 5 ans.
    https://www.youtube.com/watch?v=zAPjllmyN0g

    Dire que la province de Québec font voler encore quelques CL-215.

    Allez! Achetez des F-100. Ça va faire un beau lot de CL-415 usagé à vendre.

  26. David dit :

    Le gouvernement français s’en fout complètement de la lutte contre les feux de forêts qui ont lieu chaque année. i
    Il préfère gaspiller l’argent des impôts pour accueillir, loger, soigner et entretenir des immigrés clandestins.
    L’aide est plus importante que nos forets multi centenaire.
    En Chine ils ont l’AG600 l’hydravion le plus grand du monde apparemment qui a une capacité de 12000L.

    https://media24.fr/2024/07/05/la-chine-choque-airbus-et-boeing-avec-ce-colosse-des-airs-le-plus-grand-hydravion-jamais-concu-pouvant-deverser-jusqua-12-tonnes-deau/#google_vignette

    Mais bon, entre un pays nationaliste, certe communiste, mais qui pense à ses intérêts avant ceux d’étrangers.
    Contrairement à la France qui gaspille plusieurs milliards d’euros chaque année en aide sociale et aussi pour l’immigration soit disant clandestine mais tout de même assisté et toléré. Pensons à la France avant de penser aux autres

    • Quant-à-soi dit :

      Soi-disant.
      Sans « t » à « soi » (c’est le pronom personnel, pas le verbe « être ») et avec un trait d’union.
      Littéralement : disant de soi-même.

      L’immigration soi-disant clandestine.

      De plus, « soi-disant » ne devrait en toute rigueur être employé que pour une qualité qu’on s’attribue soi-même, ce qui n’est pas le cas ici. À défaut, il est préférable d’utiliser « prétendu » ou « prétendument ».

      L’immigration prétendument clandestine.

    • Roland Desparte dit :

      @David,
      12 000 litres ? J’ai mieux ! Le Boeing 747 Supertanker qui largue 74 000 litres d’eau en volant à seulement 120 mètres d’altitude !

    • Crache ton venin dit :

      Et ça t’a soulagé ?

  27. Félix GARCIA dit :

    HS Soldats du feu : des mules poitevines pour aider les pompiers et la sécurité civile dans les terrains accidentés ? Port de charges (lances, tuyaux, bouteilles d’oxygène, tronçonneuses, etc …), évacuation des blessés, tracteur (« treuil ambulant », débardage …) …

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « bouteilles d’oxygène, » Bouteilles…………………d’air!

      • Félix GARCIA dit :

        Merci.

        • Pascal, (l'autre) dit :

          @Félix De rien. J’ai relevé car c’est une « erreur » très fréquemment commise dans les reportages! C’est en fait de l’air comprimé que l’on trouve dans les bouteilles d’ A.R.I. (Appareil Respiratoire Isolant) comme ceux utilisés par les S.P. quand ils interviennent sur un feu, un accident impliquant des produits toxiques……) En plongée « classique » c’est également de l’air! (il existe des mélanges particuliers dans le cadre de plongées profondes où nécessitant d’écourter les paliers comme le nitrox, le trimix, etc…) Plonger au delà de la zone des dix mètres avec de l’O2 pur va provoquer une crise hyperoxique type « Paul Bert »! Même pour les mélanges il faut toujours corréler la profondeur avec le % d’O2 du mélange respiratoire!
          En surface, pas de problème car l’O2 est a usage médical donc sous surveillance (prévention de l’effet « Lorrain Smith »
          Un lien ci dessous plus « complet »
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperoxie

  28. PK dit :

    Dans la lutte contre l’incendie de forêt, ce qui compte est la capacité à casser le feu en le matraquant constamment. Pour cela, il faut :

    – beaucoup d’eau
    – verser souvent

    S’il manque un des deux facteurs, ça ne fonctionne pas. Utiliser un camion pour barrer une forêt en flamme ne fonctionne pas. Utiliser un A400 — ou même un B-52 si c’était possible — une fois non plus, sauf sur feu naissant (c’est souvent le rôle des hélicos).

    C’est pourquoi le Dash8 est à peine utilisé. Le temps est rotation est rédhibitoire. Il en sera de même pour l’Atlas.

    Tant qu’un avion n’écope pas à proximité du feu, son temps de rotation sera inconcevable avec l’efficacité. Tout le reste, c’est de la comm, pour faire croire qu’on s’occupe du problème.

    On ne peut donc traiter les gros feux qu’avec des hydravions. Ou inventer un avion normal capable d’écoper.

      • PK dit :

        « Pourtant utiliser des camions contre les incendies, c’est ce que nous faisons… »

        Les camions, ça traite les lisières et bloquent les petits feux… C’est tout. Un camion n’opère pas tout seul (sauf en Corse, car les Corses ne font rien comme tout le monde). Un camion, c’est 2000 à 4000 litres d’eau. Avec deux LDV 250, c’est 4 à 8 minutes d’arrosage… Autrement dit, rien.

        On fait des GIFF (Groupe Incendie Feu de Forêt) pour combattre les feux avec 3 petits porteurs et 1 gros porteur, chargé de faire la navette. En prépositionnant judicieusement des réserves d’eau, cela fait illusion pour les petits foyers.

        Un gros feux, ce sont des méga-watts de puissance, autrement dit une centrale nucléaire en action… On n’éteint pas une centrale avec de l’eau… Même en matraquant continûment avec des avions, ça ne fonctionne pas.

        (quand on en est là, on fait au mieux de la canalisation de feux (ce qui veut dire on le laisse brûler, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à brûler ou qu’il rencontre un obstacle naturel sur lequel on peut s’appuyer pour l’arrêter).

        • Roland Desparte dit :

          @PK,
          Totalement d’accord avec vous. La puissance d’un Mégafeu dépasse les 10 000 kilowatts par mètre ; c’est la limite à laquelle l’eau s’évapore avant d’atteindre les flammes !
          Concernant les avions porteurs d’eau ou de retardant, il faut savoir que lors d’un Mégafeu un nuage se forme au-dessus du feu en raison des mouvements d’air induits par la chaleur du feu (Voir : pyrocumulonimbus). En altitude, cela génère de puissants courants d’air descendant qui modifient rapidement les conditions de vent près du sol. Le feu s’autoalimente et va créer son propre vent en le renvoyant en altitude à très grande vitesse (En envoyant des brandons aux alentours ; ce qui va créer des foyers secondaires). Et ainsi de suite… Ces turbulences extrêmes sont “mortelles“ pour les avions et les hélicos, moyens qui sont d’ailleurs totalement inefficaces pour attaquer ce type de feu en direct !
          Un Mégafeu (incendie de plus de 10 000 ha) est si possible orienté vers des zones où on va privilégier une extinction “naturelle“, généralement par des contrefeux, des coupe-feux très larges créés rapidement avec des gros bulldozers, un mouillage intensif de la zone de progression “à venir“ (Là l’A400M pourrait avoir un rôle à jouer). Cf. les Mégafeux de Landiras en juillet 2022 (12 500 ha) et celui de Vidauban en 1990 (11 580 ha)… Sans parler des Mégafeux américains, australiens, et autres… Tôt ou tard, nous n’y échapperons pas, préparons-nous.

    • olgi dit :

      L’A400m peut se poser sur des terrains sommaires , certains pélicandromes lui seraient accessibles.
      Par ailleurs, pour ce qui est du sud, de Marseille à Perpignan, il y a : Marignane, Nîmes (base sécurité civile, Montpellier, Béziers Agde, Carcassonne, Perpignan. Les terrains, sont assez proches pour pouvoir avoir une fréquence raisonnable.
      Il s’agit de trouver un moyen technique de charger l’eau rapidement, et de la larguer en masse et non en pulvérisation. Peut être sous forme de gel ou de citerne souple ?

      • PK dit :

        Vous n’avez pas compris : un Pélican, ça écope en moins de dix secondes. Un avion qui atterrit et que l’on recharge, même avec des super-pompes qui n’existent pas, c’est au moins dix minutes. Sans compter le temps de vol…

        Bref, c’est au mieux un moyen de plus occasionnel. Comme le Dash.

        • olgi dit :

          J’ai très bien compris.
          Je dis que dans certains cas, où l’aéroport est vraiment proche, ou à l’inverse lorsque c’est à l’intérieur des terres, loin de la mer ou d’un plan d’eau, cela peut être complémentaire : d’où le terme fréquence raisonnable.
          Par ailleurs, si il s’avère que ma proposition de citerne largable soit techniquement possible, rien n’est moins sûr, je pense que la capacité de largage peut être intéressante.
          Source Wikipedia : » jusqu’à 25 tonnes de conteneurs ou de palettes par gravité ou par extraction, automatiquement avec l’aide d’un logiciel, le CARP [Computed Air Release Point] qui permet d’augmenter la précision du point de chute »
          Donc on peut imaginer plusieurs citernes , il faudrait connaître le poids maximal largable en un seul passage ou en passages consécutifs. Et voir si c’est utile ou pas.
          Cela me semble déjà une meilleure piste que le système développé actuellement

      • Y a plus de sous, mon brave! dit :

        La Sécurité civile gère très mal ses aéronefs, c’est ça le vrai problème d »externaliser le MCO.
        https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-flotte-aerienne-de-la-securite-civile

        Il suffit de voir le chantage pour les hélicoptères des SAMU.

      • Roland Desparte dit :

        @olgi,
        Votre proposition pourrait avoir du sens pour améliorer la puissance de frappe des A400M. Mais les RETEX des grands feux français et surtout américains nous apprennent que les meilleurs moyens de lutte sont : 1. La prévention (restriction d’accès, surveillance, …) – 2. L’alerte précoce (vidéodétection de zone, tour de guet, drones, satellites, …) – 3. La conjugaison de moyens suffisants prépositionnés (toute la palette des moyens disponibles) – 4. Des frappes chirurgicales à la naissance du feu (CCF, Hélicos, Canadair, Dash,…) – 5. Des rotations et des réalimentations rapides (Sur plans d’eau, avec citernes, …) – 6. Des relèves (renforts) en hommes et en matériels – 7. La création de contrefeux et de “couloirs“ pour canaliser le feu.