L’opération européenne de lutte contre la piraterie au large de la Somalie a encore été prolongée de deux ans de plus

Dans son rapport annuel publié en janvier, le centre d’expertise français à compétence mondiale dédié à la sûreté maritime [Maritime Information Cooperation & Awareness Center – MICA Center], avait mis en garde contre une possible résurgence de la piraterie maritime au large des côtes somaliennes, dans un contexte marqué par les attaques lancées depuis le Yémen par les rebelles houthis contre le trafic commercial en mer Rouge ainsi que dans le golfe d’Aden.
« Même si les activités liées à la piraterie demeurent faibles, grâce à une présence militaire continue dans la région, les conditions pour un retour sont toujours présentes : instabilité politique, pauvreté, insécurité, pêche illégale… Cette dernière continue en effet de créer des conflits entre pêcheurs qui peuvent affecter la sûreté des navires dans la zone », avait en effet estimé le MICA Center.
Et les quelques incidents constatés au large du Puntland semblaient, selon lui, liés « à une situation politique complexe et conjoncturelle à terre ». Cependant, avait-il ajouté, le détournement du vraquier M/V Ruen, en décembre 2023, constituait la « preuve » que le phénomène de la piraterie maritime, « disparu depuis 2017 », n’était pas totalement « éradiqué ».
En forte augmentation à la fin des années 2000, le nombre d’actes de piraterie au large de la Somalie recula nettement par la suite, grâce aux mesures de sécurité prises par les armateurs et, surtout, aux opérations navales internationales, dont EUNAVFOR Atalanta, menée sous la bannière de l’Union européenne [UE].
Lancée en 2008, cette dernière est toujours en cours, mais avec des moyens réduits. Selon son site Internet, elle ne dispose actuellement que d’un seul navire, en l’occurrence la frégate espagnole ESPS Santa Maria. En outre, une nouvelle fois prolongée en 2022, pour deux ans de plus, alors qu’elle n’était plus autorisée à intervenir dans les eaux territoriales somaliennes, son mandat a été élargi à la protection des bateaux du Programme alimentaire mondial [PAM], à la lutte contre les trafics, à la mise en Å“uvre de l’embargo les armes appliqué à la Somalie et à la surveillance des activités illicites, comme l’exportation illégale de charbon de bois et la pêche illégale.
Quoi qu’il en soit, dans un récent rapport, le Bureau maritime international [BMI] a fait état de huit incidents liés à la piraterie au large de la Somalie entre janvier et septembre 2024. Et de préciser que trois navires avaient été détournés.
De son côté, EUNAVFOR Atalanta dit avoir constaté, à ce jour, 20 attaques, 15 évènements suspects et 4 navires détournés, en comptant un bateau de pêche chinois dont le contrôle a récemment été pris par ceux qui étaient censés assurer sa protection. Un rançon de 10 millions de dollars est exigée pour libérer ses 18 marins.
Pour le moment, l’activité des pirates somaliens reste très en-deçà des niveaux observés il y a dix ou quinze ans. Cependant, le 16 décembre, et alors que l’opération Aspides, chargée de protéger le trafic maritime en mer Rouge, a été lancée en février dernier, le Conseil de l’Union européenne a décidé de prolonger de nouveau le mandat d’EUNAVFOR Atalanta de deux ans supplémentaires, soit jusqu’au 28 février 2027. Il en va de même pour la mission EUTM Somalia, dédiée à la formation de l’armée somalienne.
« Ces décisions ont été prises à la suite de l’examen stratégique global de l’engagement de la politique de sécurité et de défense commune [PSDC] en Somalie et dans la Corne de l’Afrique, dans le but de renforcer la réponse de l’UE à un contexte de sécurité en évolution et de renforcer son rôle en tant que garant de la sécurité maritime », explique le Conseil de l’UE.
En outre, le mandat d’EUNAVFOR Atalanta été « actualisé » afin de renforcer la sécurité maritime dans le golfe d’Aden, dans « certaines parties de la mer Rouge » et dans l’océan Indien occidental. L’objectif est de « mieux soutenir la mise en place d’une architecture régionale de sécurité maritime plus large ».
Cela étant , sans doute aurait-il été opportun de fusionner les opérations Atalanta et Aspides… Mais comme l’Espagne refuse de participer à la seconde alors qu’elle fournit des moyens à la première, cela n’a été possible. Toutefois, le Conseil de l’UE indique que les « synergies » entre les deux seront « renforcées ».
Enfin, le Centre de sécurité maritime [MSC] de la Corne de l’Afrique, qui soutient à la fois Atalanta et Aspides, sera rebaptisé « MSC Océan Indien » et verra, lui aussi, son rôle être renforcé.





Aussi efficace que la FINUL…
Pour le coup, non. Il faut se rappeler qu’avant Atalanta, la piraterie somalienne était un vrai problème. Depuis, elle a quasiment disparu et l’opération européenne n’y est pas pour rien. Pour une fois qu’une opération militaire européenne est un réel succès sur le terrain, autant ne pas la dénigrer par principe !
Le nombre d’actes de piraterie a été divisé au moins par un facteur 8 dans la Corne de l’Afrique. Il n’y a pas photo le résultat est là .
Ce qui est plus sujet à interrogation c’est le refus de certaines marines européennes de s’engager dans la Mer Rouge, après des déboires « techniques ». La responsabilité des gouvernements et parlements concernés est engagée : ces marines sont insuffisamment préparées au combat, notamment contre des menaces balistiques et des drones.
Combien de Français sur zone ?????
De l’eau a coulé sous les ponts depuis 1993, la Turquie est devenu un acteur en Afrique:
https://www.lepoint.fr/afrique/entre-diplomatie-et-interets-strategiques-comment-la-turquie-s-impose-en-afrique-de-l-est-18-12-2024-2578331_3826.php
La Turquie est quasiment le bras armé du Qatar.
@ Vinz
C’est pourquoi la Turquie se bagarre avec les Émirats arabes unis pour rallier la Somalie.
Le temps où nous étions pour suivre les américains est loin…
https://www.athena-vostok.com/anarchie-en-somalie-somalie-1993
Embargo sur les armes,quand on sait qu’il y a un accord de défense Turquie-Somalie, qui comprend la formation de l’armée,la protection des eaux territoriales,entre autres,contre le droit pour la Turquie de les exploiter…..bon…passons.
@ Auguste
L’embargo sur les armes pour la Somalie a été levé en décembre 2023:
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2023/12/02/apres-31-ans-d-embargo-la-somalie-peut-a-nouveau-acheter-des-armes_6203534_3212.html
Pas sûr que les Somaliens s’en soient rendu compte qu’il y avait un embargo,tant il y avait d’armes qui circulaient pendant ces 30 ans d’interdiction.Il y en avait tellement que de nouveaux clans se sont formés grâce au trop plein.
Super les chinois vont être contents; ils vont pourvoir continuer a nous envahir de made in china a moindre cout et c’ est les francais qui payent pour protéger le détroit et finir de tuer notre industrie.
On est des génies
« On est des génies » Les génies sont ceux qui en ces fêtes de fin d’année se précipitent dans foirefouilles, les « Action » et autres « Gifi » pour acheter les cadeaux et les décos « made in P.R.C. » mais qui seront les premiers à g…… après le gouvernement parce que des boites françaises mettent la clé sous le paillasson!
Mais bien sûr, les rebelles houthis, armés par l’Iran (allié des Russes contre l’Occident), mènent une guerre sainte contre l’industrie chinoise, c’est évident.
En présentant cette question sous cet angle, vous démontrez qu’en effet vous êtes un génie.
Ne confondons pas « a » sans accent (c’est le verbe avoir : il a, elle a, on a) et « à  » avec un accent grave (c’est la préposition : à gauche, à demain, à la maison, à vous).
Continuer à nous envahir.
À moindre coût.
Ce type de mission offre aux marins à la fois l’occasion de se rendre utiles ET de s’entraîner.
A cet égard les drones, de tous genres, apportent bien sûr un « plus » indéniable dans la panoplie des moyens à disposition.
Si les embarcations rapides constituent le danger principal il convient aussi de s’intéresser de près au bateau mère qui les a bien sûr amenées sur zone.
Pour les marins les possibilités d’action sont donc multiples l’essentiel étant d’éradiquer ces racailles afin d’éviter la récidive.
Jean Quatremer@quatremer
La Commission européenne, une bureaucratie adémocratique. Je demande la composition des cabinets des 27?commissaires et la nationalité de ses membres. Réponse de @balazs_iravju , porte-parole de la Commission : on ne peut pas vous donner la nationalité des membres des cabinets en vertu du droit à la protection des données personnelles! Ce qui est du pur délire : la Commission a toujours donné ces informations qui relèvent de l’intérêt général. À ce compte là , pourquoi ne pas cacher la nationalité des commissaires. Mieux : cachons le nom des membres de cabinet et leur visage! Un gouvernement de l’ombre, la conception de la démocratie selon @vonderleyen ! A moins que ce ne soit tout simplement pour cacher la surprésentation allemande…
https://x.com/quatremer/status/1869450588905521473
« MBDA, le projet de réorganisation qui fâche la France et la Grande-Bretagne »
Paris et Londres s’opposent à un projet de réorganisation de MBDA, accueilli favorablement par Rome. En jeu dans ce projet, l’influence des États clients dans un groupe très stratégique pour les intérêts souverains de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Italie.
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/mbda-le-projet-de-reorganisation-qui-fache-la-france-et-la-grande-bretagne-1014168.html
Aprés la capture d’une partie des bandits ,je rappelle que les juges rouges écarlates Français ont libéré les pirates Somaliens qui avaient attaqué un voilier Français ( je ne sais plus lequel ( le Ponant ou le Tanit ou autre ) en sortie de Mer Rouge , au motif idéologique écolo -gaucho que la piraterie était le seul moyen de subvenir à leurs besoins….la messe est dite !! ah toujours ce pardon judéo chrétien………… au moins avec les Russes ,Chinois et Indiens, leurs Marines en mer Rouge ne s’encombrent pas de philo à deux balles en matiére de piraterie maritime …ils tirent d’abord , font mouche et discutent après !!