Le chef d’état-major de l’armée de Terre insiste sur la considération qui doit être portée aux militaires du rang

Dans un rapport publié en 2012, le Haut comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] avait souligné que le manque de considération à leur égard faisait partie des motifs d’insatisfaction exprimés par les militaires du rang. Ces derniers avaient aussi fait part de leur incertitude face à leur avenir professionnel, les restructurations du ministère des Armées n’étant pas encore achevées à l’époque.

Douze ans plus tard, la question de la considération portée aux militaires du rang, est toujours d’actualité. C’est en effet ce qu’il ressort des rapports sur le moral dans les régiments et c’est ce qu’a pu mesure le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, à l’occasion des Journées des Présidents des Engagés Volontaires de l’armée de Terre [JPEVAT], qui viennent de se tenir aux Écoles militaires de Bourges [EMB].

« Les JPEVAT offrent un espace d’échange privilégié entre les présidents des engagés volontaires et les grands commandeurs au sujet des problématiques propres aux unités […]. Ces échanges permettent d’examiner les réformes en cours, de partager les bonnes pratiques et de diffuser efficacement les nouvelles orientations. Ces rencontres renforcent non seulement l’efficacité des unités mais aussi leur cohésion face aux défis actuels », explique l’armée de Terre.

Or, poursuit-elle, ces JPEVAT ont permis de « rendre compte de l’importance portée à la considération dans le commandement militaire », cette valeur arrivant « en tête des attentes des soldats ».

Porter de la considération à quelqu’un, c’est lui témoigner de l’estime et lui accorder les égards qu’il mérite. Ce qui est donc déterminant pour les militaires du rang.

Via le réseau social LinkedIn, le général Schill a également souligné l’importance de ces JPEVAT, qui constituent « un moment privilégié, indispensable à la construction d’une relation de confiance entre chef et subordonnés », à l’heure où les « soldats de l’armée de Terre ont placé la considération en tête des valeurs les plus importantes dans les rapports sur le moral des unités ».

D’où la réflexion du CEMAT. « Éléments constitutifs d’une relation de commandement apaisée et efficace, la confiance et la considération sont les prérequis à l’éclosion de la fraternité d’armes », a-t-il d’abord rappelé.

Et d’ajouter, à l’adresse des cadres :  » Si les chefs sont chargés de commander, s’ils doivent être obéis parce que la discipline est la condition essentielle du succès au combat, ils ont également le devoir d’être à l’écoute et de considérer chaque membre de leur unité comme indispensable à la réussite collective ».

« Connaître son subordonné et valoriser ses compétences renforce la motivation et conforte la loyauté », a-t-il insisté. Et cela ne peut que renforcer la cohésion d’une unité… et donc la rendre plus forte dans l’adversité et les situations les plus difficiles… Lesquelles, a-t-il conclu, sont « celles que vit un soldat au combat, qui est notre raison d’être et notre finalité ».

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100 contributions

  1. Gabriel Chantre dit :

    Commençons par revaloriser les soldes , en général , et celles des HdR en particulier ; le problème de la considération sera pratiquement résolu ! GC

    • Adrien31 dit :

      Tout n’est pas que question financière ! Loin s’en faut !

      Il est largement possible, assez facilement, de mettre en valeur les militaires du rang, à commencer par fluidifier et conserver l’ascenseur social, mais aussi, en investissant dans la formation de ceux-ci. Lorsqu’on donne accès à certains stages, formations, brevets, au détachement, à l’OPEX, on valorise le Rang. Bien entendu, ce n’est pas en disant : « utilisons le Rang pour boucher les trous de l’opération Sentinelle », par exemple, que les choses vont s’améliorer !

      • rainbowknight dit :

        Toi t’es au Taupe ! 500/1000 roros de plus sur la solde et tu pourras faire des révisions de tes analyses……
        Peut-être même traiteras tu de catin ceux qui feront le choix de rester malgré toutes ces mauvaises choses que tu crois dénoncer……
        Mais tu n’es pas responsable, la faute nous incombe puisque nous ouvrons les portes à n’importe qui…..

    • Adrien31 dit :

      Votre français horrible, vous discrédite aux yeux du public lecteur ! Quant à parler de déchets, j’en ai connu un, qui à fini GCP et longue carrière, donc tout est possible, vous êtes juste sans empathie et méprisant, en plus d’être « un déchet », en terme de rédaction, à mon avis, commencer par là, avant de traiter de potentiels bons éléments, de déchets.

    • Marteau dit :

      arrêter de payer les militaires comme monsieur et madame tout le monde perso ça me donne pas envie de mourir pour cette france actuelle pour 1500 , 6000 minimum sinon vous pouvez allez vous gratté

  2. Expression libre dit :

    HS pour @Kobayashi Maru 7 décembre 2024 à 11:53 in
    https://www.opex360.com/2024/12/05/la-france-pourrait-developper-son-propre-char-de-combat-dans-le-cadre-du-projet-mgcs/

    Désolé, je n’ai jamais comparé un SNLE avec un char. Je dis simplement qu’on a la technicité en France pour construire un char franco français. Et ce n’est pas l’urgence. Merci d’apprendre à lire avant de poster.

    • Jaicruvoir dit :

      les hauts gradés sont comme les hauts fonctionnaires, des carriéristes qui ne respectent pas ceux qui sont en dessous d’eux.

      toit fout le camp dans ld pays

      • Charpentier-couvreur dit :

        Si votre « toit fout le camp », je peux vous proposer mes services.

      • Adrien31 dit :

        C’est vrai et réel, dans une société qui donne le BAC, depuis fort longtemps, pour ne pas que les professeurs se prennent des coups de trique, par les statistique du Ministère de l’EN, il y a beaucoup de naze qui finissent avec des diplômes, sans avoir aucunes qualités intrinsèques et humaines, pour diriger les autres.

        On donne des postes à responsabilités, à des personnes qui ne savent pas gérer, juste enregistrer des infos et les restituer, à peu près correctement.

        Un chef, n’est pas une question de diplômes, mais de personnalité propre.

  3. La considération, c'est combien tu m'aimes ? dit :

    705 de la population française est urbaine.

    Les implantations militaires de l’armée de terre suivent plutôt une logique d’aménagement du territoire dans des territoires complètement oubliés frappés par la désindustrialisation et la crise agricole, sans aucun débouché scolaire au-delà du lycée, sans médecins et parfois sans infrastructures de transport.

    Les juenes du coin fuient, ce ne sont pas des jeunes qui se barrent tous les week-end ailleurs qui vont faire vivre ces zones en voie de désertification massive.

    Sans OPEX, les militaires du rang se barreront au premier contrat.

    • Adrien31 dit :

      Je vous rejoins au sujet de l’OPEX, mais pas seulement ! C’est un tout, qui fera que le Rang restera dans les casernements et dans l’institution. Beaucoup de jeunes gens, sont motivés pour s’engager, servir le pays et s’offrir un avenir, mais ils sont nombreux à être rapidement déçu, soit par les mentalités devenues trop bureaucratiques, technocratiques aussi, soit par un manque de respect, une perte de valeurs au sein même de l’institution telle : la cohésion (qui se doit d’être insufflée par l’encadrement, de diverses manières).

      Depuis des années, j’entends et lis, ici et là, qu’il n’est pas possible d’avoir une vie de famille, avec 8 mois sur 12, hors de la maison, par exemple (un ami d’une unité parachutiste de la 11ème BP) et sur ces 8 mois, faire 4 mois de Sentinelle, alors que formé pour le combat et non un travail d’agent de sécurité privée, de police et gendarmerie.

      J’entends aussi que les équipements des bases et casernes, la vétusté des locaux, des matériels divers, ne donnent pas une envie certaine de vivre sur base (très utile pour rendre le personnel immédiatement disponible et pour les militaires du Rang, qui gagnent le moins) ! Manque de réseau mobile rapide, de travaux de réhabilitation/rénovation, manque d’activité sur base ou en dehors (salle de jeux, spectacle, bars, coiffeur, etc). Noter que le manque d’entraînement au tir, donc manque de munitions, reste un problème récurrent depuis plus de 15 ans !

      Parlons aussi des problèmes liés aux fournitures (fourrier) à cause de logiciels de gestion défaillant, d’aberrations administratives, etc. Le fait de ne pas pouvoir faire telle ou telle activité, parce qu’il manque de véhicules de transport, d’avion, d’hélicos, etc.

      Les gens du rang, veulent de l’action, un minimum de confort matériel, mais surtout des perspectives d’aventures, pour se former, vivre ce pourquoi ils se sont engagés !

      • blavan dit :

        Manque de réseau mobile rapide, tout est dit sur la motivation !!!!!

        • rainbowknight dit :

          OPEX ? Je pensais que le sens premier de l’engagement était de protéger la Nation contre tous les ennemis potentiels. Je croyais que la meilleure des guerres et celle qu’on aura pas à faire car suffisamment forts pour dissuader quiconque de nous attaquer…..
          Si vous rêvez de combats et de gloire, allez chez Blackwater ou Wagner, les OPEX sont nombreuses …….
          OPEX ? Les néocolonialistes se révèlent à nous mais attention à bien choisir ses adversaires car aujourd’hui beaucoup pourraient faire des misères dont votre imaginaire n’avait pas rêvé……
          Une « petite OPEX » face à la Chine ou force équivalente ça vous tente ou les risques du métier sont bien trop grands pour une si maigre solde ?
          La meilleure des OPEX est celle qu’on a pas à faire mais si le devoir appel il faut être présent partout et contre tous…..
          Oisiveté doit être grande pour dénigrer le métier…..manque de fatigue (exercices/entrainements) pour trouver encore la force d’écrire et vomir sur l’Institution.
          SENTINELLE vous démoralise ? Putin paie bien qui veut trouver des émotions fortes pour conduire une OPEX pas très lointaine… bon faut revenir après et ça ce n’est pas chose certaine.

          • Adrien31 dit :

            Commentaire, d’un répugnant à lire, tant la syntaxe est la rédaction s’avèrent pitoyable, bien qu’en sus, il soit complètement illusoire et psychorigide, voire loufoque !

            Vous êtes à côté de la plaque, vous ne devais pas être très cultivé, instruit ou avoir beaucoup d’amis et de rencontres dans les armées ou la gendarmerie.

            De tous temps, les annonces pour l’engagement dans l’armée, mettent en avant l’action, la gamelle, le voyage, l’aventure, la camaraderie, le fait se sentir grandir et devenir un homme, la solde aussi, …

            Il faut être nié, inculte, hors sol, pour ne pas le savoir.

            Allez dormir, c’est mieux.

        • Adrien31 dit :

          C’est tout ce que vous avez retenu ? La mauvaise foi vous anime !

          Oui le réseau mobile, ça compte, quand on est jeune EVAT, MTA et matelot, dans ses premiers mois de vis sur une base !

          Va dormir mon gars, t’es pas du milieu, t’as rien vécu ou t’es un vieux boomeur dépassé.

      • La considération, c'est combien tu m'aimes ? dit :

        70% de la population française est urbzine, tout le monde aura compris…

        La plupart des engagés qui partent aujourd’hui, ils se sont emmerdés en chambre à jouer à la console après leur heure de sport quotidienne, 5 jours par semaine pour les plus sérieux d’entre eux (il y a aussi des poissons volants, mais ce n’est pas la majorité de l’espèce).

        Dans 4 ans et demi, 30% des nouveaux engagés en 2024 seront partis.
        Dans 11 ans la proportion montera à hauteur de 93% (soldats et sous-officiers).

        Leur expérience opérationnelle collective se limitera à l’opération anti-anxiolytique « Sentinelle », leurs réflexes tactiques étant de se ballader dans un kangoo pourri en regardant le smartphone. Ceux qui deviendront les « anciens » pourront se vanter d’avoir fait la même chose pendant les JOP 24.

        Ah oui, les soldats feront bientôt aussi « bouche-trou » des services défaillants de l’Etat:
        https://www.opex360.com/2024/11/07/loperation-sentinelle-pourrait-se-voir-confier-des-missions-autres-que-la-lutte-contre-le-terrorisme/

        Les gens s’engagent facilement à l’armée lorsqu’aucune guerre ne semble possible, c’est de l’argent facilement gagné. Lorsque la guerre apparaît comme très proche, les gens y réfléchissent à deux fois avant de pousser la porte d’un CIRFA. Viande de boucherie, c’est pas bandant…

        Si vous pensez le contraire, vous rêvez les yeux ouverts car il y a vraiment des types en Europe qui s’ étripent, eux savent ce que c’est…

        La guerre en Ukraine montre juste le désappointement de ceux qui prétendaient que la guerre ne nous concernerait plus jusqu’aux plus hauts postes des états-majors où l’on appuyait que le sujet « haute intensité » n’était qu’une gesticulation de sébile peu convaincante du CEMAT, puis du CEMA.

        D’ailleurs, ils en sont toujours convaincus se cachant derrière la dissuasion nucléaire, momentanément encore française tout comme notre siège de membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU.

        Après 80 ans de paix, ceux qui ont connu la guerre atroce et cruelle en France sont centenaires ou presque… Il n’y a que par les images atroces de pays détruits étalées sur nos écrans que l’on voit la destruction totale que signifie le mot « guerre ».

        Il n’y a que 30% des soldats de la FOT pour l’armée de terre qui ont fait un boulot ressemblant à celui d’un soldat dans une querelle asymétrique telle que le safari africain, où l’ennemi massacreur de civils se planque en mettant des IED, attendant avec succès que l’opinion publique se lasse.

        Ce que les initiés appellent « le confort opérationnel ».

        Les FS ont été suremployées au point de s’en servir même pour faire du ratissage (mission ingrate qui plus est, que l’on faisait faire aux simples appelés pendant la guerre d’Algérie) au lieu d’opérations stratégiques comme l’a montré la mort du CCH Maxime BLASCO, c’est dire le long cheminement à refaire sur comment employer les moyens militaires face à un ennemi à parité.
        Vu les gigantesques pertes que cela induirait alors que nous continuons en exercice à déployer des postes de commandement de 300 pax avec ordinateurs et des centaines de km de câbles, faute de pouvoir déployer en réel les troupes qui leur seraient subordonnées…

        Ne parlons pas des stocks pour garantir un entraînement de qualité aux militaires, quelque soit leur Arme ou l’armée, il faudrait mentir pour cacher la misère d’où l’importance de taire les chiffres sur le MCO.

        C’est important à souligner dès fois qu’il puisse rester l’envie étrange d’être des militaires à des pax que l’on veut juste revêtus d’un treillis multi-cam portant une variante allemande d’AR15 et un pistolet autrichien…

        A défaut de jeux olympiques pour Berlin en 2036, bientôt on trouvera de quoi se payer des chars allemands à crédit à la place des LECLERC et on sera prêt pour faire un Elephant walk en guise de défilé en 2040 sur les Champs Elysée.
        A moins que l’objectif soit de n’avoir que des types en télétravail guidant les engins militaires à distance, en slip sur leur canapé ?

      • La maigreur de la solde dit :

        SENTINELLE est le 13 ème mois des soldats de l’armée de terre, mal payés et sans espoir d’OPEX.
        Enlevez SENTINELLE et vous n’aurez plus personne pour faire vigile anti-anxiolytique.

        • rainbowknight dit :

          SENTINELLE c’est le témoignage de l’attachement des Armées à protéger contre des menaces endogènes ou exogènes nos concitoyens. Certes ce n’est pas le rêve auquel aspiraient beaucoup d’engagés mais il faut voir dans l’exercice de la sécurité des Armées sur le sol national une contribution à l’effort de nos forces de sécurité intérieure. Grâce à la présence de SENTINELLE, policiers et gendarmes peuvent exercer leur métier et concourir différemment à la sécurité des français……
          Ne pas attendre de considération de la part de nos concitoyens pour lesquels tout ce qui participe à la sécurité est vu de la même manière, après tout ils sont des contribuables qui aspirent à vivre en sécurité. Cependant savent ils vraiment que la Paix se mérite en ayant des Armées en pleine capacité d’exercer autre chose de plus exigeant et contraignant que la sécurité du quotidien ? Je crois qu’ils ignorent que militaire c’est un métier à plein temps et à temps plein. Il faut des moyens financiers pour avoir la Paix durablement……

      • JeanS dit :

        Chez nous, plus de bar sousoff ni off
        plus de foyer

        un espace restauration externalisé pas des plus économes
        un distrib automate de pizza
        un distrib de bifton
        salle de sport, pour y accéder en hno et we, c’est la plaie
        je ne suis pas certain qu’il demeure un coupedouille

        Concernant les chambres individuelles, il n »y en a pas assez
        le réseau wifi et tv n’est pas des plus perfo
        etc
        etc
        etc

      • Kardaillac dit :

        Sentinelle est une ânerie colossale pour meubler la communication du pouvoir. Je comprends la déception des recrues. Et l’état-major ne dit rien ?

  4. Kardaillac dit :

    Etre à l’écoute du rang n’est pas une exigence nouvelle. Dans l’infanterie tout au moins, c’est une condition opérationnelle. Les sections de combat doivent être des « familles ». Il m’étonne que ce soit un sujet.

    • Niko dit :

      Je ne serais pas surpris que le management intermédiaire y soit aussi toxique que dans l’ensemble du secteur public, avec des chefaillons chargés de relayer dans le silence les décisions absurdes des hauts cadres politisés.

    • Why not dit :

      Kardaillac @ Si vous voulez rétablir l’esprit de famille dans les sections de combat, il faut commencer par recréer l’équivalent des « Bat d’Af ». On vide les prisons, on enrôle les sans-papiers, les chômeurs de plus de 3 mois (c’est peut-être beaucoup?), et hop direction Djibouti ou les banlieues de l’Hexagone…

  5. Allobroge dit :

    Obéir d’amitié devrait être la base du commandement. Encore faut il de la compétence et du charisme chez les supérieurs . Ceci dit un EVAT n’est ni un sous officier ni un officier mais l’ascenseur social militaire peut lui permettre de le devenir mais pour cela il faut travailler..dur !. L’institution ne manque pas d’exemple de militaires du rang devenus de brillants sous-officiers ou officiers. Et pour terminer il faut que l’encadrement ait bien conscience que ce que l’on pouvait exiger jadis du soldat dit de base, c’est plus compliqué aujourd’hui compte tenu des moyens de communications et des mentalités. Dans tous les cas il faudra prôner aussi la rusticité que nombre d’armées étrangères nous envient, en face ils le sont !

    • Vieille suspente dit :

      Obéir d’amitié, voilà la formule éculée d’un CEMAT plus préoccupé par « laisser son empreinte », que de défendre la cohérence de l’outil militaire… j’ai toujours dit et je maintiens, j’obéis d’amitié j’obéis qu’à moitié. Je ne pensais pas que cette formule pourrie ressortirait de son placard 30 ans plus tard, comme un certain code du soldat que chaque unité faisait graver sur des plaques pour les mettre dans les couloirs, on aurait dit le petit livre rouge sorti du cerveau malade d’un faux grand timonier. Je ne pense pas qu’on gagne des guerres avec cela. Tout juste du vent sous la queue

      • VinceToto dit :

        « Obeir d’amitié »
        C’était valable pour certains réseaux de résistance en France dont les origines étaient souvent des amis/bonnes relations d’avant guerre. De même, certains ennemis vous laisseront passer, laisseront la vie sauve car vous avez des valeurs en commun (et/ou qu’il savent que vous remboursez vos dettes et savez vous taire.).

        Mais ce sont des exceptions qui confirment la règle: c’est l’ordre décidé par la hiérarchie qui structure une armée. Vouloir faire croire le contraire relève de la perversion.

      • Allobroge dit :

        Et bien détrompez vous, quand un chef n’est obéit que par force les résultats ne sont pas là. Formule éculée selon vous, mais pourtant qui a fait ses preuves en d’autres temps. Encore faut il avoir le charisme et sans doute la manière d’enseigner les formules du code du soldat. On s’extasie bien devant le code du légionnaire !

        • Vieille suspente dit :

          Tout le problème c’est qu’une grande partie de ceux qui ont lu cette formule ont compris qu’il fallait développer de l’amitié pour se faire obéir et du coup sont tombés dans le piège de la démagogie… mais force est de constater que l’armée des copains ou le soviet ne fonctionne pas. J’ai commandé des hommes, au quartier et en opération, souvent chef de détachements isolés, et l’obéissance s’obtient par la rigueur que l’on s’applique à soi même, par l’exemple et l’exemplarité, et parce que vos hommes ont confiance dans votre jugement. Si on rajoute le fait qu’on creuse et qu’on dort dans les mêmes trous, qu’on porte le même putain de sac, qu’on passe par la même porte, qu’on est toujours devant et qu’on ne laisse jamais tomber personne, il y a un esprit de cohésion très fort. Qui plus est avec un turnover réduit (j’ai passé 16 ans dans le même régiment) vous finissez par être connu, ce qui est un avantage, sauf si vous êtes un branquignol. Certes j’ai aussi eu la chance d’avoir sous mes ordres de grands professionnels et l’élite des EVAT, ça aide. Pour ce qui est du code du légionnaire, désolé, je ne m’extasie pas.

  6. Rogger dit :

    bonjour. bon dire qu’ils y a un soucis de commandement…
    bien avant toute chose. un soldat a besoins d’etre commandé . récompensé lorsqu’ils travail bien et sanctionné lors que sa doit etre fait…
    le chef doit etre exemplaire et proche de ses hommes. honnête dans la notation et juste dans l’avancement
    considération…
    bien sur pour cela , ils faut contrôler le travail , aller de temps a l’ autre en zone technique, ou dans les salle d’instruction…
    Rappelons que avant de servir sa carrière et est de bon tons de servire correctement l’institution militaire
    et ses subordonnée…. ( cela est trops souvent oublié par nos officiers).
    bien sur ils ne faut pas le dire…

    • Arnaud dit :

      Que certains officiers soient mauvais est une certitude. L’avantage dans l’armée c’est qu’ils sont sanctionnés à un moment de leur carrière s’ils ne savent pas s’améliorer.
      Ce qui n’est jamais le cas d’un cadre civil qui même médiocre ou incompétent voire tyrannique n’est jamais sanctionné.

    • O'Ftalmo dit :

      « un soldat a besoins d’etre commandé . récompensé lorsqu’ils travail bien et sanctionné lors que sa doit etre fait… »
      La dysorthographie est un motif de sanction ou de récompense ?

    • Triceratops dit :

      « cela est trops souvent oublié par nos officiers ».

      Trop.
      Sans « S » et invariable.
      Trop souvent, trop petit, trop grands, trop courte, trop longues.

    • FNSEA dit :

      Les horticulteurs, qui ont tant de soucis pour faire pousser leurs soucis, l’affirment pourtant sans réserve : qu’il désigne la fleur ou le tracas, le mot souci s’écrit sans s au singulier.
      Un souci de commandement, pas de souci, se faire du souci, le palais de Sans-Souci, le souci de bien faire, une fleur de souci à la boutonnière.

    • S’il travaille bien, c’est qu’il fait bien son travail.

    • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

       
      Sanctionné lorsque Ça doit être fait…

      https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses

    • Diacritique dit :

      Il ne faut peut-être pas le dire, mais il faut mettre un accent circonflexe à « bien sûr ».
      Et à « être » aussi.

  7. Alfred dit :

    Là ça devient pointu. Formé militairement par des gens qui donnaient l’exemple, je ne pouvais pas me dérober et je n’avais pas intérêt à la ramener sans raison valable. La règle etait alors, fais tes preuves et tu seras considéré. Ce que tout le monde acceptait. Il me semble que les choses ont évolué depuis. La derniere fois que j’ai eu l’occasion de pénétrer à l’interieur du batiment d’une compagnie dans une caserne en 2004, j’ai été assez surpris par ce que j’ai vu a l’epoque, n’ayant connu que des appelés lorsque j’etais en activité. Peu ou pas d’encadrement, et ce que j’appellerai une certaine desinvolture tant en termes de rangement et d’ordre (y compris en ce qui concerne ce qu on ne doit pas laisser trainer sans surveillance), que dans la façon de repondre à mes questions. Peut être etait-ce du à ma qualite de civil à l’interieur d’une enceinte militaire. (Je n’ai rien dit, n’ayant pas l’âme d’un adjudant de quartier et n’étant pas là pour ça ). Toujours est-il que si le chef doit faire preuve de considération a l’egard de ses hommes, il ne faut pas perdre de vue que la reciproque est egalement vraie. Ça necessite bien sûr de s’investir, de savoir lâcher du lest de temps en temps, mais aussi de serrer la bride quand il le faut.

    • Diacritique dit :

      Dans « c’était dû » il faut un accent circonflexe sur le « u » du « dû » du participe passé du verbe « devoir ».

      Peut-être était-ce dû à ma qualité de civil.

      C’est l’article « du », qui s’écrit sans accent : savoir lâcher du lest.

  8. Wrecker47 dit :

    Les patrons s' »inquiètent quand le « bétail rue dans les brancards »?…ou fait »bande à part ? »…A qui la faute ?
    – Pourtant dans le rôle du Chef tout est écrit clairement, en ce qui concerne les » subordonnés » donc aussi « la troupe »… Que constate- t -on hors manoeuvres ou opérations : plus aucun cadres dans les cantonnements si ce n’est le ou les baisés de service …
    Quels contacts personnels ont ils avec leurs cadres ?… Mis à part » Le cahier d’ordre » et le ; le Sergent de semaine …
    Nos soldats en arrivent à fuir la caserne,la base ou le camp : ces bâtiments vétustes dans lesquels ils n’ont pas vraiment d’intimité surtout en chambres de quatre personnes …quand elles existent!Le confort tout relatif est souvent inexistant ,pas de chauffage douches en panne…etc
    La piaule c »est plus que » l’endroit oû est stocké son Paco ! »
    Les Foyers du Soldat ne valent pas mieux ,encore moins, depuis qu’ils ne sont plus gérés par les unités …
    Que reste-t-il ?…NADA ! oû sont les clubs ?…
    Le Toubib et l’assistance sociale et encore !
    Les cadres ont,leurs s familles et des enfants …Les MdR aussi parfois ! Qui s’en inquiète ?
    Bien commander c’est aussi en être proches ,tout savoir sur chaque homme ,anticiper les conneries ,conseiller,aider ces derniers tant dans la vie courante que dans l’avancement ,les récompenser et savoir aussi les écouter afin de bien les connaître ainsi que leurs aspirations !
    Le vrai Chef c’est aussi celui qui »sait tout celà »…

    • Ceci cela dit :

      Ni le pronom démonstratif « cela » ni sa version familière « ça » ne prennent d’accent.

      Le vrai chef c’est aussi celui qui « sait tout cela »…

  9. Pas de bras, pas de chocolat dit :

    Tous les commentaires sur le non-renouvellement des contrats du fait des militaires eux-mêmes sont plus pertinents que les poncifs ecules des RH…
    https://www.opex360.com/2024/11/22/selon-le-senat-les-non-renouvellements-de-contrats-a-linitiative-des-militaires-ont-augmente-de-70-depuis-2018/

  10. Adrien31 dit :

    Bonjour,

    Il est clair que, comme dans le civil et depuis toujours, le mépris pour les « petits bras », se fait encore plus sentir de nos jours. Après que les syndicats politisés de Paris, le patronat et les idéologies marxistes mais surtout trotkistes et maoïstes de Mai 68, artisans de la destruction du « monde ouvrier », auront saccagés les 50% de la population active française, représentant les « petits bras », c’est l’armée, qui aura négligé ceux-ci.

    Exemple connu personnellement, les fusiliers commandos de l’Air, appelé par la suite, par soucis d’égo (encore), les fusiliers de l’Air (commandos étant apparemment réservé aux CPA, alors que le CPA 20, fait quasi la même chose que les EP…) issus du rang (MTA), n’étaient pas éligible à la formation TAP, mais seulement leurs Sous Officiers et Officiers, une aberration qui crée des dissensions dans les rangs, à cause de la solde à l’Air.

    De fait, le métier et la fonction de fusilier de l’Air, pourtant essentielle et vitale pour la protection des biens et des personnels, qui n’ont rien a envié à la formation de fantassin aéroporté de la 11ème BP, hormis la couleur de béret et l’historique, s’avère dégradé par ce simple fait. Les MTA de l’Armée de l’Air et de l’Espace, sont donc « déclassés » en terme de solde et de capacité, voire, de prestige.

    Il est donc essentiel, à mon humble avis, de favoriser les militaires du rang, qui peuvent abriter de futurs Sous Officiers, Officiers subalternes et supérieurs (les exemples sont nombreux dans l’histoire militaire française, à commencé par Marcel Bigeard) en leur permettant d’avoir accès à tout : stages, formations, services, unités (dont le COS, la DGSE, DRSD, DRM, SGDSN), grades,… Et non, les cantonner, les sous estimer et les sous employé.

    Cela vaut tant, pour les personnels d’active, que ceux de l’armée de Réserve Opérationnelle, qui mérite tout autant que les actifs, parfois plus, tant leur motivation peut-être notable, à l’inverse de certains cas d’active. Je le sais, je l’ai vécu.

    Il est incompréhensible et désuet surtout, de conserver des mentalités dépassées et archaïques, en ce sens, négligeant le personnel du « Rang », d’active comme de réserve. L’heure et à l’unité et non la division, le mépris, l’arrogance et la compétition malsaine. Il est intolérable que des Hommes du « Rang », réservistes d’autant plus, soient lésés, à cause d’une formalité administrative non effectuée à temps pour les envoyer en stage/formation, à cause de quelques-uns qui n’ont pas fait leur travail et déconsidère le Rang.

    Il serait grandement temps, de sortir des carcans idéologiques et traditionnels, contre-productifs, mais bel et bien d’aller de l’avant, en pointe, dans tous les domaines et à tous les sujets. Le « Rang » mérite.

    Un ancien Sous Officier de Réserve Air, FMIR 2007, Lyon Mont Verdun.

    • rainbowknight dit :

      Vous ne devez pas être du « milieu » pour affirmer que certains services ou unités sont « fermés  » à la troupe….. au contraire c’est dans la « masse » que se sélectionnent les futures « pépites » qui serviront là où par exemple la surcharge pondérale est rédhibitoire …
      Quant à avoir un libre accès à tous les secrets sans habilitation ….. faut arrêter John Le Carré .
      La frustration vous a rendu à la vie civile, bonne chose que voilà.

      • Adrien31 dit :

        Votre niveau de débat et d’intelligence, frôle le parquet en chêne que je foule chaque jour, votre réflexion est digne d’un abruti de premier ordre, inventant des vies aux autres, Ne sachant même pas rédiger un texte, dans un français correct, lisible est agréable à lire, vous donnez des leçons, en interprétant à votre manière, en reniant sciemment ce qui est dit, ou en le déformant.

        Le milieu je le connais assez, ça ira, j’ai vu des choses bien et d’autres très déplorables, comme j’ai rencontré des personnalités notables, d’active ou de réserve et des troublions de votre acabit, faible d’esprit, de verbe, de tact, d’ouverture d’esprit, d’honnêteté intellectuelle, de magnanimité, voire possiblement de culture générale et d’expérience de vie probante.

        Votre psychologie est faible, votre approche de pseudo grognard est pauvre et sans intérêt.

        De plus, là je suis positif dans mon discours, vous êtes dans le négatif, pris à votre propre piège, vous n’avez rien de bon à répondre, hormis « surcharge pondérale ». J’ai vu des membres des forces spéciales avec des bidons, en fin de carrière opérationnelle, sans que cela ne les empêche d’effectuer leur travail ou de coller des gifles à leur adversaire plus jeunes.

        Et puis, qui parle de surcharge pondérale dans mon premier commentaire ? Vous êtes le seul à en parler, vous êtes hors sujet, pour fanfaronner quelque chose, il vous fallait trouver une diatribe de bouseux pour exister sur ce blog.

        Enfin, je n’ai jamais dis que les unités étaient fermées, là encore, vous sélectionné des mots ou termes, des tournures, pour fomenter un discours et une pensée que je n’ai pas eu, en écrivant mon message précédent celui-ci. Ce qui montre quel haut potentiel intellectuel et votre valeur minable d’homme ou femme, que vous avez.

        Relisez attentivement, servez vous de votre peu de cervelle de colibri, pas encore saccagé par la bière, pour tenter de comprendre ce que je dis, sans far, ou a demi mot. Il est largement connu, que certaines chefs de corps par exemple, ne veulent pas vraiment laisser partir certains de leurs soldats, pour des unités tel le SA, par exemple.

        « la masse », qui parle de masse, on parle du Rang, pas de tous les grades, on parle d’accès au stage TAP pour exemple des Fuscos Air, on parle de la démotivation de la troupe, qui vient de tous les facteurs dont je parle, car contrairement à vous, je sais écouter ce qui est dit des uns et des autres, c’est très clair, la motivation n’est plus là, quand on vous fait tourner en rond, dépérir, alors qu’on vous a promis l’action, l’aventure, la camaraderie réelle !

        Bref, t’es l’exemple de ce que je décrivait, qui en prime, ne sait pas lire, car je ne peux pas être rendu à la vie civile, vu que j’étais à la fois civil et militaire !

        Quand je parle d’archaïsme, t’es le représentant désigné ! (John le Carré est un excellent romancier, reconnu comme le maître du roman d’espionnage, ceci dit)

        • rainbowknight dit :

          Une longue diatribe, avec des mots choisis à dessein pour vexer ou humilier, montre ô combien j’ai été perspicace….
          Il vous faudra être bien plus pugnace pour arriver à m’agacer….
          Continuer à rêvasser et si l’idée vous séduit poursuivez votre diatribe, j’aurai eu la satisfaction d’avoir mis dans l’embarras un … mais il en faut pour faire un monde.

        • rainbowknight dit :

          C’est bien là votre tourment être civil et militaire . Vous ne pouvez comprendre ce qu’est la vie de qui a choisi d’exercer et de se consacrer au seul métier des armes…..
          Probablement de nombreuses portes se sont elles fermées à vous et ont de fait nourri votre animosité envers une Institution que vous peinez à comprendre….
          Restez dans le civil et laissez le soin à d’autres d’assurer une Paix que vous ne sauriez garder …..
          Pleureuse ou Chouineuse pour vous identifier……

  11. aleksandar dit :

    Ayant connu les deux armées, celle de conscription et celle professionnalisé, j’ai noté un changement dans l »attitude de certains cadres.
    Les appelés n’étaient pas des foudres de guerre, encore qu’au bout de 8 mois on pouvait avoir une section apte au combat, mais ils n’avaient pas choisi d’être là et volens nolens étaient des citoyens au service de la Patrie.
    Et donc respectables.
    Souvent très jeunes, c’était aussi quelque part nos gamins.

    La professionnalisation a amené chez certains cadres, encore unr fois pas tous, une autre approche plus dure.
    Genre,  » tu t’es engagé, t’es payé pour faire ce boulot et tu la fermes « .
    Même si je reconnais que c’est un public plus difficile que dans les années 80, cela donne parfois une attitude de mépris vis a vis des Hdr qui n’est pas correcte et qui nuit gravement aux rapports entre encadrement et Hdr et a la cohésion au sein des sections.
    Sans compter la philosophie  » Pas de couilles, pas d’embrouilles » qui est devenu le mantra d’une partie de corps des officiers dès le grade de lieutenant dans une armée ou la course aux étoiles commence très tôt.
    Il a du pain sur la planche le général Schill

    La professionnalisation a amené un état d’esperit different

    • Thorgal dit :

      Très bien observé.
      Si en plus vous y ajoutez les problèmes d’infrastructure, de soutien administratif et autres, le tableau est complet.

      • aleksandar dit :

        L’avantage des appelés c’est qu’ils avaient souvent un métier, plombier, électricien, peintre, maçon.
        Cela permettait de régler certains problèmes d’infrastructure.
        Fallait parfois mettre la main a la poche quand la cagnotte de la section ou de la compagnie était insuffisante mais c’était de bon cœur.

        Le problème aussi, mais c’était déjà le cas avant la professionnalisation, c’est qu’après le temps de commandement comme CU, on perd le contact avec la troupe.

      • blavan dit :

        Autrefois les casernements étaient entretenus sans problème par le « casernement » au lieu d’externaliser l’entretien , comme le gardiennage .

    • Expression libre dit :

      « Les appelés n’étaient pas des foudres de guerre » Qui a fait la guerre d’Algérie, même dans les troupes d’intervention, paras, commandos, il y avait des appelés.
      Plus récemment, l’opération Oryx en Somalie, il y avait des appelés. Par contre à Uzbin, CT des pros.
      Je ne veux pas polémiquer pour rien, mais l’appelé était bien un citoyen soldat. Et bien souvent, il faisait le boulot d’un ADL qui se la coulait douce.
      https://lavoiedelepee.blogspot.com/2013/10/mogadiscio-1993-loryx-et-le-faucon-noir.html

  12. VinceToto dit :

    Désespérant.

  13. JILI dit :

    Il suffirait tout simplement et comme on le ressent partout que là haut, certains cessent de se prendre pour des génies, et qu’ils soient rapidement remerciés de leurs mauvais services. En effet, dans tous les secteurs, le monde professionnel subit anormalement une clique bureaucratique et technocratique de politiciens qui s’estime être l’élue et la directrice de tous, et donc se fout complètement des qualités et possibilités de ceux du dessous, tout comme elle leurs bloque l’accès à des postes évolutifs alors que le pays a réellement besoin de personnes compétentes et d’expérience, et bien sûr qualités que cette clique d’incapables n’a pas. De la même façon, certains d’entre eux critiquent anormalement et illégalement les forces de l’ordre , ce qui a entraîne un grand nombre de démission dans la gendarmerie et la police, et pour contrer l’insécurité qu’ils ont créé par leur incapacité, essaient même d’utiliser l’armée pour pacifier certains quartiers dangereux, alors que faire la police n’est pas la profession de l’Armée. La façon d’agir de cette clique d’incapables est responsable de notre déclin actuel ou chute dans quasiment tous les secteurs d’activité où avant nous étions parmi les premiers ou le « Premier ». Dans le secteur privé, il y a un grand nombre d’artisans et de Chefs de petites et moyennes entreprises qui auparavant ont été apprentis, n’ont pas fait de grandes études, mais sont d’une très grande compétence pour gérer leur affaire et sont respectueux de leur personnel car en plus ils utilisent parfaitement leurs compétences tout en les considérant parce qu’ils ont vécu leur parcours. Ainsi, il faut que cesse le comportement actuel de cette petite noblesse politique de tous bords, et leur rappeler à titre d’exemple parce qu’on parle de l’Armée qu’on a eu des Chefs de guerre fabuleux qui ont été tout d’abord des apprentis et simples ouvriers, puis ont été de simples soldats avant de devenir des généraux et maréchaux illustres comme Lannes, Murat, Ney et même Bernadotte qui a fini Roi de Suède, et je n’oublierai Duguesclin. En effet, ce dernier issu de petite noblesse campagnarde et peu apprécié ou méprisé dans sa propre famille durant son enfance, a été un guerrier prodigieux qui a apporté considérablement à notre pays, et ceci alors que ce dernier rencontrait une période très difficile durant la guerre de 100 ans. Lorsque je pense au nouveau porte avions, je me dis que s’il portait son nom , à l’étranger il sera encore plus craint , tant Duguesclin a foutu de sacrés raclées à beaucoup, a même lancé une croisade en Espagne contre les Arabes, y a même été nommé Roi d’une contrée, a été enterré à la Basilique de Saint Denis où sont tous les rois de FRANCE, et au final a fait qu’un Roi du Portugal a été français.
    Bref et ayant été il y a très longtemps dans un régiment d’engagés, où on avait des officiers et sous officiers qui venaient du rang en étant passé par les guerres d’Indochine et f’Algérie, je n’ai jamais subi d’eux du mépris, de l’irrespect, mais bien sûr et quelque soit la situation, on devait être les meilleurs de tous, et là les faiblesses ne devaient pas exister car obligatoirement on devait se surpasser. De la même façon, que ce soit notre Colonel ou des généraux que j’ai croisé, ils nous respectaient comme nous le faisions avec eux car c’était la « Normale ».

  14. lym dit :

    Je ne sais pas comment les militaires du rang étaient considéré dans la Syrie du bon Dr Bachar (option boucherie), mais certainement pas très bien car pour faire Alep/Homs/Damas comme dans du beurre (à peine plus d’une semaine) ainsi on peut douter de leur loyauté.
    Bon courage aussi aux potentats africains louant l’efficacité russe pour tenir leurs trônes debout: On voit ce que ça donne… Surtout qu’ils vont devoir s’occuper de tenir Tartous le temps de plier leurs gaules!

    • Roland Desparte dit :

      @lym,
      Homs n’est distante de Damas que de 140 km… et l’autoroute qui joint les deux villes est en parfait état… Au Mali, pas d’autoroute, cela laisse un peu de temps à la junte…

      • lym dit :

        Alep c’est plus du double… A ce niveau le fruit n’était pas mûr et près à être cueilli mais totalement pourri et prêt à tomber!
        Que les russes n’aient même pas lutté pour défendre leur bases navales et aériennes, pivots de sur stratégie en méditerranée et en Afrique, c’est surprenant.

  15. Robmac dit :

    Et bien apparemment rien n’a changé depuis mon service militaire en Allemagne pendant la guerre froide, et aussi les ‘évènements de mai’ dans la métropole … J’étais radio d’état-major, dirigé par un lieutenant qui avait dit on fait parti des ‘services spéciaux’ en Algérie. Il impressionnait tout le monde. Pendant les évènements de mai, coupés de tout en Allemagne, il y avait une grosse agitation de la part des sous off pour nous mettre en garde contre le ‘péril bolchévique’ et le communiste avec un couteau entre les dents 🙂 Cela faisait rire tout le monde et montrait que ce qui se passait en France (la grève générale), était important. Commençait à circuler des consignes de désobéissance si on était appelés en France. Le lieutenant, plus intelligent, a commencé à discuter avec nous, et nous étions deux a nous engager dans le débat (les autres avaient peur), en faisant très attention à ne pas franchir la ligne rouge … Et ce lieutenant a pris conscience que nous avions une personnalité, plutôt positive, et notre sort c’est bien amélioré !

    Plus tard il a été muté dans une école de sous officiers, et nous a déclaré qu’il tiendrait compte de ce qu’il avait découvert (ce sont ces mots), avec nous.

    Mais l’armée en général restait basée sur la domination et l’humiliation ; cela a conduit aux Comités de soldats, puis à la grande manifestation, en uniforme, à Draguignan, puis probablement à l’abandon de ce service militaire inefficace par Chirac plus tard.

    L’armée israélienne ne repose pas sur l’humiliation et la domination, elle est efficace. Malheureusement, plus de 50 ans après l’assassinat de Rabin, elle a dérivé sur la généralisation des crimes de guerre, reflet de sa société … Aux USA, le contingent a réussi à se faire retirer de la guerre du Vietnam, soutenu par une grande partie de la population.

    Dans une démocratie, le soldat reste un citoyen sous l’uniforme, et non pas un drone humain. Quoi que l’on dise, le niveau d’éducation ne cesse de progresser. L’obéissance aux ordres, motivés par la situation, suppose le respect mutuel et la compétence du donneur d’ordre.

    • sentinelle dit :

      Je ne sais pas si vous étiez efficace comme mais hussard mais je sais que vous nous servez des poncifs imbéciles et qui montèrent votre ignorance

    • Why not dit :

      Robmac @
      –  » Elle (Israël) a dérivé sur le généralisation des crimes de guerre, reflet de sa société ». Cette phrase est le reflet de votre connerie!
      –  » Aux USA, le contingent a réussi à se faire retirer de la guerre du Vietnam ». Ah bon, la troupe a manifesté, elle a refusé de marcher? Une autre connerie!

      • Robmac dit :

        Renseignez vous ; pourquoi pas vous renseigner ? (le contingent, pas les engagés professionnels)

      • Robmac dit :

        Wikipedia : « En Amérique du Nord, le faible mouvement d’opposition à la guerre qui avait commencé dans certaines parties des États-Unis, s’intensifia dès 1964, spécialement sur quelques campus universitaires où se développa l’activisme des étudiants de gauche. La Seconde Guerre mondiale s’était terminée en 1945, et la guerre de Corée en 1953. Ainsi la plupart des baby boomers, sinon tous, n’avaient jamais été exposés à la guerre. De plus, la guerre du Viêt Nam reçut une couverture médiatique d’une intensité sans précédent — elle fut appelée la première guerre télévisée — ainsi qu’une opposition aussi bruyante de la part de la Nouvelle gauche (voir aussi Nguyễn Ngọc Loan).

        Certains Américains s’opposèrent à la guerre sur des bases morales, la voyant comme une guerre destructrice attentant à l’indépendance du Viêt Nam, ou comme une intervention dans une guerre civile étrangère ; d’autres s’y opposèrent en raison de l’absence d’objectifs clairs, et parce qu’elle apparaissait alors comme vouée à l’échec. Certains activistes étaient eux-mêmes des vétérans du Viêt Nam, comme en témoigne l’Organisation des vétérans du Viêt Nam contre la guerre »

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Vi%C3%AAt_Nam

        • Robmac dit :

           » En l’absence d’esprit de corps, l’expérience du feu est souvent traumatisante, d’autant qu’en dehors des périodes d’opérations, les soldats américains bénéficient de tout le confort. Les combats n’en paraissent que plus insupportables. De là des récriminations contre les «frères d’armes » sud-vietnamiens, accusés de manquer de mordant. Et de fait, sous la présidence de Diem, les commandants d’unités avaient pour consigne d’éviter les pertes humaines, qui auraient risqué de susciter une contestation politique. Dans la mesure où, après la chute du dictateur, nombre de généraux eurent surtout à cœur d’utiliser leur charge pour s’enrichir, il se peut qu’un certain laissez-aller se soit installé dans les rangs de l’armée sud-vietnamienne. Mais inversement, sous le coup des critiques des Américains, les Sud-Vietnamiens finissaient par trouver leurs «conseillers » pesants.

          Les rapports entre soldats américains et civils sud-vietnamiens ne sont pas plus faciles. En effet, lors des opérations de contre-guérilla, tout civil est un suspect en puissance. Or, du fait même qu’ils ne restent qu’un an au Viêt-nam, les soldats américains n’ont guère le temps de se familiariser avec le milieu local. De là une tension qui peut déboucher sur des atrocités, comme le massacre des habitants du village de My Lai par l’unité du lieutenant William Calley, en 1968.

          Plusieurs indices témoignent d’une baisse du moral des soldats. Ainsi la consommation de drogues, qui se généralise à partir de 1968. Il s’agit là d’une conséquence imprévue de la haute politique décidée à Washington. En effet, les services secrets américains, qui ont enrôlé les tribus Méo du Laos en une «armée clandestine » contre la piste Hô Chi Minh, sont obligés, pour conserver la fidélité de leurs protégés, de les laisser s’adonner à la profitable culture du pavot, comme l’avaient fait leurs prédécesseurs français. D’autre part, par souci de stabilité politique, les Etats-Unis ferment les yeux sur le trafic de stupéfiants auxquels se livrent le vice-président Nguyen Cao Ky et l’armée de l’air sud-vietnamienne. En 1972, certaines bases américaines ouvrent leurs portes à des prostituées, dans l’espoir de limiter la consommation de drogues.

          Dans le même temps, les heurts entre Blancs et Noirs augmentent au sein des unités. Les Noirs, sur-représentés au bas de la hiérarchie militaire, importent au Viêt-nam les revendications des ghettos. C’est parmi eux que l’usage des drogues est le plus répandu.

          172

          Les guerres d’Indochine de 1945 à 1975

          La crise du moral se traduit encore par un relâchement de la discipline. Les émeutes, les tentatives de meurtre d’officiers, sont bien plus fréquentes que lors des guerres menées auparavant par les États-Unis, qui employaient pourtant des soldats en plus grand nombre.

          Ces manifestations de doute sur la signification du conflit n’affectent guère les militaires de carrière. Pour eux, le tour de service au Viêt-nam est le passage obligé vers des promotions ultérieures. En revanche, chez les appelés, le pacifisme s’est répandu avec un succès inégalé lors des conflits antérieurs. De même, la guerre du Viêt-nam, où aucun intérêt essentiel des États-Unis n’était en jeu, et qui n’était pas menée en riposte à une agression caractérisée, a suscité la désaffection temporaire des jeunes envers l’institution militaire : entre 1965 et 1972, les effectifs des écoles d’officiers de réserve ont baissé de 68%.

          Notons enfin que la «vietnamisation » du conflit, loin d’enrayer la baisse du moral, l’a précipitée. C’est à partir de 1968 que se répandent l’usage des drogues et les agressions à la grenade contre les officiers. En effet, dès lors que la politique des États-Unis consistait à retirer leurs combattants du Viêt-nam, ceux qui avaient la malchance d’être appelés à y servir supportaient d’autant plus difficilement leur sort.

          Tout comme la guerre d’Indochine, le conflit du Viêt-nam a suscité une crise du moral des armées. Dans l’un et l’autre cas, les caractéristiques de cette crise ont découlé des mesures prises par les gouvernements, pour éviter que l’opinion publique ne réclame trop rapidement le retour du corps expéditionnaire. »

          https://www.persee.fr/doc/ihtp_0769-4504_1996_num_34_1_2374

        • Why not dit :

          Robmac@ Nous parlons bien du contingent, ce qui n’est pas le cas de l’extrait Wikipedia. J’ai vécu aux USA de 1971 à 1974, je pense savoir de quoi je parle.

    • Ô temps, suspends ton vol ! dit :

      « plus de 50 ans après l’assassinat de Rabin »

      Yitzhak RABIN : 01/03/1922 – 04/11/1995.
      Vous vous croyez en 2045 ?

    • B. Cherel dit :

      Soit : « dirigé par un lieutenant qui avait, dit-on, fait partie des ‘services spéciaux’ en Algérie » ;
      Soit : « dirigé par un lieutenant qui avait dit : ‟on fait partie des ‘services spéciaux’ en Algérie” » ;
      Mais pas : « dirigé par un lieutenant qui avait dit on fait parti des ‘services spéciaux’ en Algérie ».

    • Surprise-party dit :

      Faire parti : constituer un parti (politique).
      Faire partie de : appartenir à un ensemble.

    • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

       
      Et notre sort S’est bien amélioré !
      Ce sont Ses mots.

      https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses

  16. PK dit :

    « Via le réseau social LinkedIn, »

    Sic gloria transit.

  17. speedbird101A dit :

    La considération du rang par la hiérarchie devrait etre effectivement toujours de mise……le problème de nos jours ,est que le rang, avec toutes ces nouvelles générations de jeunes biberonnés au wokisme ,à l’universalisme , et au consumérisme narcissique , considère t’il encore aujourd’hui ,la hiérarchie militaire avec respect ?

    • Adrien31 dit :

      Vous exagérez totalement, en parlant de Wokisme ! (mouvement né en France d’ailleurs). Les jeunes gens qui s’engagent cherchent une famille, un cadre, des valeurs, de la camaraderie et de l’action, sans parler parfois, comme de tous temps d’une « gamelle », d’un toit… Ce qui peut largement être compris, compte tenu de la misère sociale de ce pays, qui ne fait que s’agrandir (14% de taux de pauvreté, en augmentation depuis 10 ans). Ils sont tous sauf woke, justement, ils savent que ça ne leur va pas, donc ils cherchent le paternalisme, qui lui, n’existe presque plus, depuis l’avènement de la prise du pouvoir par la gente féminine, en dehors du foyer.

      Discuter avec plus de monde, en dehors des réseaux et vous verrez le résultat, après plusieurs questions posées et de longues heures d’écoute attentive, envers les jeunes.

      Ce n’est que mon avis et mon analyse, mais je ne pense pas me tromper.

      Cordialement

    • MC² dit :

      Ça ne vaut pas que pour le rang, les officiers et sous-officiers ont bien souvent été biberonnés de la même manière. Combien de jeunes sergents et sous-lieut’ sont des dieux à leurs propres yeux ? Ça gangrène tout du haut en bas.

  18. Spinou dit :

    un nom, un seul nom a retenir des hommes du rang : Maxime Brasco ! a lui seul ce cch a démontré de quoi sont faits les EVAT..

    • Adrien31 dit :

      Blasco et non Brasco… On est pas dans un film hollywoodien ! Pas vrai Al Pacino ?

  19. Expression libre dit :

    Cela fait bien longtemps que les Armées sont devenues un fromage pour certains, depuis la professionnalisation sans doute.
    300 généraux pour 6 malheureuses brigades de combat, à peine 200 AdC, une Marine nationale qui se renouvelle avec difficulté. Heureusement, il nous reste le Nuc. Saint-Cyr ? On y refuse les femmes façon de parler, vous savez les « Charles Henry » , ceux qui croient que l’Armée leur appartient comme au temps de l’Ancien Régime.
    Les officiers sont devenus carriéristes. Il est bien temps de reconsidérer les sous-off, les Hommes du rang, tous ceux qui font une armée de qualité.
    https://www.ifrap.org/fonction-publique-et-administration/larmee-francaise-t-elle-trop-de-generaux

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Cela m’amuse de lire vos jérémiades ; je sais, je ne devrais pas… Le Régent qui a succédé à Louis XIV se plaignait déjà : « il n’y a plus d’officiers, il n’y a que des courtisans et des arrivistes ! ». J’aimerais entendre encore la voix de Jean d’Ormesson ( à zut encore un Charles Henry, descendant du Maréchal Grouchy ) dire en souriant : « vous savez, depuis la Grèce Antique, tout à toujours été très très mal ».

  20. Fumisterie. dit :

    Il n’y aaura plus de missions OPEX en Afrique les seules mission à l’étranger seront des « camps d’entraînement »en Estonie et en Roumanie (BOF) et il n’y a pas de munitions pour s’entraîner correctement avant.

    Rester au quartier délabré, pour se taper toute la merde d’être en base arrière avec les raclures de bidets dont personne ne veut…
    Non merci.
    https://www.opex360.com/2023/02/15/seulement-un-quart-du-parc-immobilier-du-ministere-des-armees-est-considere-en-bon-etat-selon-un-rapport/

    La considération ne coûte rien.

  21. Bourges est une ville du passé en voie de disparition dit :

    Le CEMAT a choisi Bourges, qui est le parfait exemple de la désertification rurale que connaîssentt actuellement bien des implantations de l’armée de terre.

    Aucune entreprise ne souhaite s’y installer car le réseau routier et autoroutier est presque inexistant et ne parlons pas du réseau ferroviaire : aucune liaison TGV ! Étudiants et jeunes actifs préfèrent donc migrer vers d’autres cieux.

    Aucun dynamisme culturel, où est il passé ? Car mis à part le Printemps de Bourges, Bourges pourrait être qualifiée le reste de l’année  » Ville Morte « ., alors que le rock est une musique de boumeur.

    Et le sport ? Heureusement que les filles du basket étaitent là pour sauver l’honneur car à cause de diverses querelles politiques et magouilles financières, cette terre ne sera vraisemblablement jamais celle du football !

    Autant de choses qui me font dire que cette ville , ma région d’origine se meurt. J’oublie certainement d’autres exemples, aucun édile même un temps ministre, n’a jamais tiré Bourges et sa région vers le haut.

    Michelin, le GIAT ou bien encore l’Aérospatiale, il ne restera vraiment plus rien…que nos yeux pour pleurer…

    Même les médecins fuient :
    https://www.leberry.fr/bourges-18000/actualites/attractivite-transition-desertification-medicale-des-chercheurs-vont-ausculter-bourges-plus-sur-le-theme-de-la-sante_14523021/

    Alors parler de l’avenir des EVAT dans une telle ville, c’est symboliquement très mal pensé.

  22. Sans grade dit :

    Donnie Brasco.
    Maxime Blasco.

  23. Foutaises. dit :

    Franchement, proposer des missions qui sont tout sauf militaires, c’est déjà manquer de respect pour les militaires du rang.
    https://www.opex360.com/2024/11/07/loperation-sentinelle-pourrait-se-voir-confier-des-missions-autres-que-la-lutte-contre-le-terrorisme/

    Si c’était leurs souhaits, ils auraient embauchés chez les sapeurs-pompiers, pas à l’armée.

    • Adrien31 dit :

      Ils n’ont qu’à armer les services de sécurité privée, comme pour les centrales nucléaires et d’autres sites sensibles, pour être employés ailleurs, que dans les gares et aéroports.

  24. Roland Desparte dit :

    Ce problème est récurent dans toutes les armées européennes, et comme le dit @Robmac : le soldat reste un citoyen sous l’uniforme, le niveau d’éducation ne cesse de progresser, l’obéissance aux ordres suppose un respect mutuel et la compétence du donneur d’ordre. Soupoudrez le tout par un salaire et des activités décevantes, ajoutez une dose de logement défaillant, et vous obtenez une réponse. Un exemple : La gendarmerie aurait enregistré plus de 15 000 départs en 2022, un « record » selon la Cour des comptes…

    • Adrien31 dit :

      Voilà qui est bien dit, réaliste et impossible de le remettre en doute. C’est la réalité.

    • Salins du Midi dit :

      La rémunération des salariés n’est pas un salaire mais une solde. Les militaires ne sont pas des salariés. Bien au-delà d’une simple question sémantique, c’est une question de statut.

  25. MC² dit :

    C’est beaucoup une question de mentalité selon moi, et ce n’est pas réservé à l’Armée. En généralisant beaucoup, l’Armée et la Fonction Publique en général ont désormais pour principale utilité de fournir des carrières lucratives à des fils-de nés sous le signe du CERFA et biberonnés à la Com’.
    De ce fait, il me semble que dès que quelqu’un atteint le niveau 1 (officier), la catégorie A (fonctionnaire) ou -pire- est vaguement élu, il se considère soudain comme une Grandeur en devenir, méprise tout ce qui peut se trouver en-dessous, hait ses égaux et envie ses supérieurs. Pour certains ça prend la forme de la course aux étoiles, mais c’est plus général.
    En tout cas, être un homme du rang -ou son équivalent civil- signifie généralement que vous n’êtes qu’un outil potentiel pour la carrière personnelle de votre supérieur. Quant à attendre que le changement vienne du commandement, c’est espérer que le pyromane éteigne l’incendie.

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      « Une Grandeur en devenir » ? Savez vous que la course aux étoiles ne concerne qu’environ 10% d’une promotion d’officiers sortis d’une grande École Militaire ? Certains partent avant, mais la plupart des généralisables ne le sauront vraiment qu’au grade de lieutenant-colonel. Si vous n’êtes pas premier de la classe ou excellemment noté, il vaut mieux oublier. Trop de commentaires illustrent la lutte des classes sur ces sujets, c’est bien triste ; il y a des gens humains, respectueux des autres et respectables même parmi ceux que vous abhorrez…

  26. Dilbert dit :

    Le jour où les « cadres de contact » arrêtrons de prendre les Militaire du rang pour des grooms, du convéable a souhait, du consommable cassable, peût etre que là, les engagés resteront au dela des 5 ou 7 ans.
    Les généraux peuvent élaborer autant de plan pour fidéliser tant que des cadres toxiques seront présent… sans oublier que l’arme principale du Rang reste le balai .

  27. Commandant Monastorio dit :

    L’armée souffre, comme l’ensemble de la fonction publique, d’une crise d’attractivité amplifiée par un manque récurent de budget.
    Au lieu d’insulter la jeunesse, urbaine ou pas, d’aujourd’hui et dont les parents ne valent sans doute pas mieux, penchez-vous plutôt sur le quotidien du militaire du rang dont les journées en caserne balancent entre d’intenses activités d’un côté et de longues journées de glandouille de l’autre.
    C’était ainsi il a 40 ans dans le régiment para-colo dans lequel je servais, je ne suis pas certain que cela est beaucoup changé depuis.
    Sans parler de la gestion erratique des « ressources humaines » version Ministère de la défense.
    Le MdR est considéré comme un CDD, un intérimaire, c’est-à-dire du consommable en fonction des ajustements financiers.
    L’armée est comme l’hôpital public, constitué essentiellement de personnels administratifs au détriment du personnel de terrain.
    Une armée, normalement, fait deux choses : la guerre ou se préparer à faire la guerre ; la vraie, la « haute intensité » qui fait peur et non la soi-disant « guerre contre le terrorisme » dont c’est le boulot de la police et des services de renseignement . Au lieu de cela, le soldat traine son ennui d’un Vigipirate en Sentinelle, monte des gardes et autres services stériles en France et en OM. Bref, servitude et grandeur militaire version XXIe siècle, le lyrisme en moins.

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      « Servitude et grandeur militaires » est un recueil de 4 nouvelles, écrites par un officier, qui correspondent à des récits et souvenirs, cet officier-poète s’ennuyant dans la vie de garnison ( Alfred de Vigny – 1835 ).
      Personnellement j’ai servi presque 29 ans, en estimant souvent servir mon pays en protégeant plus les appelés, qu’en pensant à ma carrière ; ou du moins en équilibre entre les deux. Si l’on s’ennuyait dans une garnison, les conseils de nos anciens étaient de travailler, faire du perfectionnement, préparer des concours, faire du sport, du tourisme, etc…
      Savez-vous que le triathlon a été inventé par un commandant des US Marines basé à Hawaï et souhaitant que ses hommes ne s’ennuient pas plus que lui et sa famille sur cette île ?… C’est devenu un des sports les plus tendance !