Selon le Sénat, le taux de disponibilité des hélicoptères NH-90 Caïman est inférieur aux besoins de la Marine

Depuis qu’il est entré en service au sein de l’Aéronautique navale, en 2011, l’hélicoptère NH-90 Caïman NFH [Nato Frigate Helicopter] donne du fil à retordre à la Marine nationale. En effet, aussi performant et technologiquement avancé soit-il, cet appareil souffre d’une disponibilité insuffisante, malgré le coût de son Maintien en condition opérationnelle [MCO].

En 2017, il fallait ainsi « plus de 30 heures » de maintenance pour seulement une heure de vol, selon l’amiral Christophe Prazuck, alors chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM]. « Nous y épuisons nos mécaniciens et nos flottilles pour un rendement assez faible », s’était-il agacé, lors d’une audition parlementaire.

Plusieurs facteurs expliquent cette indisponibilité chronique. D’abord, il est apparu que le NH-90 NFH avait des problèmes de… corrosion. Ensuite, l’approvisionnement en pièces détachées s’est avéré compliqué. Enfin, les 27 appareils en service ont été livrés à la Marine nationale dans des standards différents [StepA pour les premiers, puis StepB et FRC – pour Full Radar Configuration – pour les suivants]. ce qui fait qu’ils ont dû être régulièrement mis à niveau par l’industriel, à savoir le consortium NHIndustries, formé par Airbus Helicopters, Leonardo et Fokker.

En octobre 2021, la disponibilité des 26 NH-90 alors en service avait atteint son plus bas niveau, avec seulement 4 appareils opérationnels. « Il ne suffit pas de concevoir, de construire et d’assembler des hélicoptères, car une fois sortis de l’usine encore faut-il les entretenir pour pouvoir les faire voler », fit valoir Florence Parly, alors ministre des Armées, en s’adressant à Airbus Helicopters.

Cela étant, en juin 2022, par l’entremise de la NATO Helicopter Management Agency [NAHEMA], la France et l’Allemagne notifièrent un contrat à NHIndustries afin d’obtenir « immédiatement des rechanges pour la maintenance et les réparations » des NH-90, avec l’objectif d’atteindre un taux de disponibilité de 50 % en 2023.

En outre, pour enfoncer le clou, il fut décidé de mettre en place une « assistance technique renforcée » sur les bases aéronavales de Lanvéoc et de Hyères, ainsi que de créer un « groupe d’orientation et de décision » comprenant l’industriel, la Direction générale de l’armement [DGA], la Direction de la Maintenance aéronautique [DMAé] et la Marine nationale.

Pour autant, fin 2023, lors d’une audition parlementaire, l’actuel CEMM, l’amiral Nicolas Vaujour, avait admis que la situation des NH-90 Caïman était encore « compliquée ». Et, un an plus tard, c’est visiblement toujours le cas.

Ayant effectué un contrôle budgétaire sur le MCO des équipements militaires au nom de la commission sénatoriale des Finances, le sénateur Dominique de Legge indique en effet, dans son rapport, que, « à ce jour, moins d’un tiers des hélicoptères de la version navale [du NH-90] est […] disponible, tandis que les durées de visite de maintenance sont deux fois plus longues » qu’initialement prévu. À noter que le chiffre exact de cette disponibilité est « confidentiel ».

Les causes sont toujours peu ou prou les mêmes. « L’organisation industrielle apparaît complexe, voire problématique, au moins deux des trois entreprises étant en réalité en concurrence sur de nombreux marchés, ce qui nuit significativement à leur coordination en termes de maintenance », a relevé M. de Legge.

« En outre, a-t-il continué, les pièces de rechange spécifiques aux NFH sont pour une part importante disponibles en trop faibles quantités, ce qui s’explique en partie par le fait que le programme d’armement NH90 a été déployé en trop petit nombre en Europe ».

Puis, a poursuivi le parlementaire, la « conception du NFH n’a pas suffisamment intégré les enjeux liés à l’utilisation de l’hélicoptère en atmosphère saline, laquelle corrode fortement les matériels ».

Certes, des progrès ont été obtenus… mais pas point d’atteindre l’objectif des 50 % de disponibilité évoqué en 2022. Aussi, dans une réponse à un questionnaire que lui avait adressé M. de Legge, l’état-major de la Marine nationale estime que le taux de disponibilité des NH-90 Caïman NFH est encore « inférieur [à ses] besoins pour conduire l’ensemble des activités opérationnelles et d’entraînement ».

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107 contributions

  1. Mikadoo dit :

    Comment s’étonner après que les clients se détournent pour aller acheter du « made in USA » !

    • Corbeau dit :

      C’est pas une raison pour les enterrer dans un désert… et d’autres modèles existaient

    • yakafokon dit :

      prouvez donc que leurs hélico font mieux que le NH90 ^_^

    • Ghost dit :

      en attendant le uh60 black hawk a pas de soucis de corrosion et au niveau entretien il est largement inférieur a 20h pour une 10 aînes d’heure de vol plus la capacité de ravitaillement en vol pour certains modèles donc un peux normal que certains pays favorisent le made in usa quand tu vois que des F4 phantom volent toujours après 50 ans hors que ils sont les moins entretenus de l’us air force le matos militaire européen est a chié

      • Logique aristotélicienne dit :

        Un peu de nuance, il n’est pas choses que noires OU blanches : toute une gamme de gris, et même des couleurs, voire des infra-couleurs. Ça dépend des cas, ce qui est assez logique.

        MRTT vs. KC-46 : lequel des deux est à chier ?

      • Infinitif dit :

        Le matos est à ch*er.

      • C'est quoi que je vous cause en rapport avec dit :

        Des F-4 Phantom volent toujours après 50 ans ALORS QU’ils sont les moins entretenus.

      • Conjonction dit :

        Conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni car.
        Or, pas hors.
        Des F-4 Phantom volent toujours après 50 ans, or ils sont les moins entretenus de l’US Air Force. Pas « hors que ils sont les moins entretenus ».
        Merci.

      • Peu, peuh, peut, peux dit :

        Je peux, tu peux, il peut, nous pouvons, vous pouvez, ils peuvent.
        Un peu, un petit peu, peu à peu, si peu, très peu, bien peu.
        Je ne peux pas faire grand chose : je peux peu.

        Donc un peu normal que certains pays favorisent…

        https://www.alloprof.qc.ca/fr/eleves/bv/francais/peu-peux-et-peut-f1338

  2. Félix GARCIA dit :

    « au moins deux des trois entreprises étant en réalité en concurrence sur de nombreux marchés, ce qui nuit significativement à leur coordination en termes de maintenance »
    -_-‘

  3. vno dit :

    Ceux de l’ALAT volent, je viens d’en voir passer un nombre significatif sans avoir connaissance d’un exercice ? étonnant ce besoin soudain d’entrainer à l’aéromobilité une compagnie ?

  4. rainbowknight dit :

    Suivre l’exemple donné par nos amis australiens ?

    • NRJ dit :

      La marine a t’elle donc que ça à faire de balancer des hélicoptères modernes ?

      • rainbowknight dit :

        Elle a à faire mais pas à dire, il lui faut subir et se taire….
        D’autres ont également formulé des « observations » sur cette plateforme censée répondre aux attentes de tous, plus souvent pour critiquer qu’encenser….
        Préférable de faire confiance en nos industriels, nos compétences que de choisir des alliances pour s’aventurer dans des galères économico-industrielles décevantes. Malheureusement le nerf de la guerre vient toujours à manquer  » pognon de dingue »…..

        • NRJ dit :

          @Rainbowknight
          « Préférable de faire confiance en nos industriels, » Airbus Helicopters n’est pas français ?

          • rainbowknight dit :

            Et donc ? Le programme n’est pas du seul fait de l’entreprise que vous citez mais le fruit d’une collaboration internationale avec des acteurs industriels non français….
            Sans doute si « la » France avait eu la charge de ce programme les critiques auraient été différentes mais la qualité de l’appareil n’aurait pas été dénoncée….

          • NRJ dit :

            @rainbowknight
            « Sans doute si « la » France avait eu la charge de ce programme les critiques auraient été différentes mais la qualité de l’appareil n’aurait pas été dénoncée…. » MDR. L’arrogance classique. Nous on est géniaux, et les autres sont des branquignols absolus.

            Le char Leclerc, ça vous dit quelque chose ? Il a eu presque 10 ans de retard. Le matériel était au début tellement mauvais que les 45 premiers chars ont été jeté à la poubelle, servant au mieux de pièces détachées. Il n’y a eu d’ailleurs qu’un seul pays qui l’a acheté (à pertes pour nous, c’est dire), et ce pays a préféré acheter un moteur allemand pour le propulser.
            Bref, nous aussi sommes capables de faire des fiascos industriels.

      • Le ‶T apostrophe″ prolifère insidieusement dit :

        La marine a-t-elle.

    • yakafokon dit :

      les australiens ont préféré accuser l’hélicoptère que leur procrastination.

      • rainbowknight dit :

        Non pas vraiment, ils ont même été parmi les premiers à déplorer certains dysfonctionnements avant de faire un constat fort simple et trouver une solution simpliste.
        L’ Australie a du « pognon », elle s’est tournée vers sa grande amie pour changer de plateforme. Enfin pour nous faire un coup que perfide Albion n’aurait pas renié, elle a renoncé à nos excellents soums.
        Le NH90 ce n’est pas que du « made in France », il y a de l’UE là-dedans….
        Ils vont apprendre à patienter à défaut de procrastiner en attendant les Virginia….

        • NRJ dit :

          @Rainbowknight
          Vous semblez ignorer que les Australiens avaient le NH-90 TTH qui est au point et qui a des taux de disponibilité satisfaisants.
          Non pas que le programme ait été en Australie un long fleuve tranquille, mais la décision de l’arrêter en 2021 n’avait aucun sens opérationnel.

          l’Australie a fait le choix du « made in US ». rien de plus. Le NH-90 aurait pu être encore meilleur qu’elle l’aurait enterré six pieds sous terre quand même.

          • rainbowknight dit :

            18 janvier 2023, vous trouverez sur votre forum préféré un article de notre hôte traitant du sujet……
            Je soupçonne la viticulture australienne d’être sournoisement à la manoeuvre pour que les « produits » français soient si vite abandonnés….
            Enfin pas totalement français car en regardant plus attentivement c’est comme si nos vins étaient « coupés » avec d’autres productions européennes. Même s’il existe une qualité indéniable chez nos concurrents viticoles il faut reconnaitre que le « rouge » français est exceptionnel, la référence … comme sur le drapeau.

          • NRJ dit :

            @rainbowknight
            Votre article rappelle des critiques qui ont été faites. Et alors ? Typiquement, concernant le Tigre, ça reprend un rapport de la cour des comptes australiennes de 2015, soit un rapport qui est obsolète en 2018, notamment en ce qui concerne la disponibilité. Ce rapport rappelle effectivement les nombreux problèmes qu’a rencontré le programme Tigre. Il n »en reste pas moins qu’il ne justifie pas d’un point de vue opérationnel d’arrêter le programme en 2021, sinon pour avoir le soutien politique américain.
            On est donc sur de la bêtise absolue. Et les politiques australiens en sont conscients, sinon ils n’essayeraient pas d’enterrer littéralement les hélicoptères.
            Pour le NH90, son prix à l’heure de vol est mentionné (heureusement pas sa disponibilité, car ce serait rappeler l’inefficacité des australiens dans le domaine là où, par exemple, les néo-zélandais n’ont pas de problème). Mais rien n’est donné sur le prix donné par les contrats pour les Blackhawks américains. Peut-être ont t’ils omis d’en faire mention ? Ca arrive à tout le monde d’être tête en l’air, y compris pour des contrats à des milliards de dollars….

            Sinon, le vin français est d’origine… américaine depuis le phylloxera.

  5. Jean Claude Dusse dit :

    sinon le H225 est toujours construit… sinon sinon il y a aussi le H175….

    • Version « forces spéciales » dit :

      Faut arrêter de paniquer, fin 2023, nous avons commandé dix-huit NH90 FS. L’armée et le COS savent à quoi s’en tenir et ne sont peut-être pas maso à ce point.

  6. Papy dit :

    Ce qui est BIZARRE, c’est que les force armée Italienne qui utilise une centaine de NH90, semble ne pas connaître de problème de disponibilité avec leurs elicos, ni autres soucis majeur… peut-être parce qu’il ne sont pas équipé du même moteur que ceux des autres pays, à savoir un moteur SAFRAN…BIZARRE…

    • GotoRaptor dit :

      Ou bien tu racontes n’imp, l’Australie ? Contrat terminé. La Norvège contrat terminé ? C’est du Safran ça ?

      https://duckduckgo.com/?q=nh90+problem&t=vivaldi&ia=web

    • Themistocles dit :

      Au contraire, ils se plaignent également du manque de fiabilité chronique de la machine. Surtout qu’ils peuvent comparer avec les quelques Merlins qu’ils ont.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Dans l’article, on parle de problèmes de corosion. Je doute que ça concerne le moteur….

    • Moi dit :

      Les EH 101 utilisent le même moteur… (RTM 322 turboméca/Rolls-Royce) et n’ont pas de problème particulier.

    • NRJ dit :

      @Papy
      Vous pouvez nous communiquer leur taux de disponibilité ? A la fois pour le NH-90 TTH et NFH ?
      Le fait de ne pas s’en plaindre ne signifie pas que ça marche mieux chez eux.

    • Conjugaisons dit :

      Les forces armées italiennes qui utilisent.
      Les forces semblent.
      Ils (elles) ne sont pas équipé(e)s.

    • Si elles ont une meilleure disponibilité avec leurs « elicos », c’est parce qu’elles y ont fixé un « h » initial, qui améliore énormément les performances de l’engin.
      Regardez, ça fonctionne immédiatement : leurs hélicos.

  7. Rakam dit :

    Dommage, c’est un bel appareil, mais 1h de vol,30h de maintenance en 2017,un peu moins maintenant mais quand même, il y à une couille dans le pâté…

    • tschok dit :

      Non, c’est un hélico conçu pour générer de la dépense publique. Il atteint parfaitement ses objectifs.

      Il a été conçu pendant la période dite des « dividendes de la paix »: à cette époque les constructeurs anticipaient une moindre utilisation des armes, donc, dans le cas d’un hélico, moins d’heures de vol en global en raison de la diminution de la flotte. Mais alors, comment faire son beurre avec le MCO d’une flotte d’hélicos qui va se réduire? Ben en faisant des hélicos plus complexes, ce qui modifie le ratio heure de vol/heure de MCO de sorte que chaque heure de vol nécessite plus d’heures de MCO.

      Le constructeur fait son beurre au moment de la vente, mais aussi par la suite, durant la vie du système d’armes, grâce au MCO. Et aujourd’hui, la grosse partie du beurre, c’est plus la vente, c’est le MCO. Forcément, quand vous vendez moins d’avions, de chars, d’hélicos, etc, il faut bien faire votre beurre quelque part.

      Là, les mecs ont forcé la dose: 1 pour 30. 1 heure de vol pour 30 heures de MCO? Wow! Ils nous ont pas loupé les salauds. M’enfin bon, si on veut des champions mondiaux dans le secteur de l’armement, c’est le prix à payer. Je suis franchement surpris que le sénat découvre ce genre de choses.

      Il faut bien comprendre que cette façon de faire n’est pas compatible avec la possibilité de la guerre: c’est conçu pour produire de la rente, pas de l’efficacité. C’était l’époque où on croyait que la guerre n’existait plus, donc ça paraissait sensé de le faire.

      Aujourd’hui on est en période de déficit public excessif et on est phase de montée des périls, c’est complètement décalé. Mais en même temps, c’est tout à fait passionnant: il faut transformer une machine conçue pour produire de la rente en une machine efficace, c’est-à-dire dotée de la qualité de base de toute arme qui se respecte: la disponibilité. Soit, la seule chose pour laquelle cette machine n’a pas été conçue. Elle a au contraire été conçue pour ne pas être disponible, puisque c’est justement ça le fait générateur de la rente.

      Donc, c’est un vrai défi pour tout le monde: pour la DGA, pour les militaires, pour les gens qui l’ont conçue, etc.

      On peut même aller plus loin et dire que cet hélico est à l’image de la société française: transformer quelque chose conçue pour produire de la rente et du déficit en quelque chose de plus efficace. Cet hélico est le résumé de nos problèmes.

      • rainbowknight dit :

        Le problème n’est il pas dans le fait que le NH90 n’est pas un « produit français » mais le fruit d’une collaboration extensive ? La France manquait de « pognon » et les autres contributeurs avaient de grandes prétentions, jusqu’à choisir la couleur…..

        • NRJ dit :

          @rainbowknight
          La collaboration avec la italiens peut potentiellement poser problème, car Leonardo propose des appareils concurrents. C’est probablement à ça que fait référence Legge en disant « L’organisation industrielle apparaît complexe, voire problématique, au moins deux des trois entreprises étant en réalité en concurrence sur de nombreux marchés, ce qui nuit significativement à leur coordination en termes de maintenance « .

          Par ailleurs, on peut se rappeler que les problèmes de disponibilité seraient tout au moins atténués si on n’avait pas essayé de précipiter l’appareil en activité, ce qui a résulté en plusieurs sous standards, avec des mises à jour qui deviennent par conséquent longues à faire, surtout pour de petites séries. Ca aussi est, je pense, mentionné implicitement dans l’article par Legge quand il dit « les durées de visite de maintenance sont deux fois plus longues ».

          Enfin, Legge dit « les pièces de rechange spécifiques aux NFH sont pour une part importante disponibles en trop faibles quantités, ce qui s’explique en partie par le fait que le programme d’armement NH90 a été déployé en trop petit nombre en Europe ». ». On manque donc de pièces de rechange. Vraisemblablement on ne met pas le prix pour ça, mais surtout il n’y a pas suffisamment d’utilisateurs pour faire un prix de groupe.
          Et là ça pose une question simple : cet effet ne serait t’il pas multiplié si on avait fait le NH90 en solo ? Le NH90 NFH a été commandé à 27 exemplaires pour la seule France, contre 90 exemplaires avec l’Italie et l’Allemagne. Si on avait développé en solo un hélicoptère de marine, ça aurait coûté une blinde et le taux de dispo aurait été encore plus faible.

      • St-Denis dit :

        Bien analysé…
        Mais dans ce cas, ont est pas sorti du sable…
        En fait, y faut juste acheter un hélico conçu pendant une période trouble ou de guerre…
        d’où le choix australien du UH-60…
        Conçu en tirant les leçons de la guerre du Vietnam…
        Pourtant les successeurs du Puma était très bien…
        Certes trop gros pour la marine

      • Abbé Cherèle dit :

        Quelque chose de conçu.

        « Quelque chose » est toujours suivi du masculin (qui est employé pour exprimer le neutre).
        https://www.academie-francaise.fr/quelque-chose-de-speciale

      • NRJ dit :

        @Tschok
        « Ben en faisant des hélicos plus complexes, ce qui modifie le ratio heure de vol/heure de MCO de sorte que chaque heure de vol nécessite plus d’heures de MCO. » Je vous rassure, les hélicoptères ont toujours eu un besoin lourd de MCO. Les vénérables Super Frelon peuvent en témoigner. La différence, c’est qu’avant, ça ne sortait pas dans la presse.
        Par ailleurs, on demande un peu plus aux hélicoptères modernes comme le Tigre qu’on demandait à leur prédécesseur, comme la Gazelle. Si on prend cet exemple, préfèreriez vous faire la guerre avec 67 Tigres lourdement armés et relativement bien protégés qu’avec 200 Gazelles vulnérables au tir d’une simple Kalachnikov ? La question se pose de manière similaire pour le NH90 NFH à qui on demande un grand nombre de missions.

        « Là, les mecs ont forcé la dose: 1 pour 30. 1 heure de vol pour 30 heures de MCO » Cet argument ne tient pas. Ce chiffre date de 2017 où le standard définitif MR1 n’était pas finalisé. Le problème ? La marine qui voulait remplacer en urgence les Super Frelon qui était trop vieux. Résultat on a 3 standard (StepA, StepB, et FRC) qu’il faut mettre au dernier standard MR1. Et un tel remplacement ne se fait pas en un claquement de doigts. Ca prend du temps, et c’est sans doute ce qui explique ces 30 heures de MCO.
        Une autre conséquence de cette précipitation, c’est les erreurs de jeunesse, et de corrosion dans le cas présent. Et si ce n’est pas strictement la seule faute des clients (c’est une erreur d’ingénierie en soi) comme la France ou les Pays Bas, c’est eux qui ont mené en grande partie à cette situation, car planning moins ambitieux aurait sans doute permis de tout au moins de tester l’hélicoptères et ainsi atténuer les problèmes. Mais fatalement ça ne fait que rajouter du temps à la mise à jour, puisqu’il faut démonter tout l’hélicoptère pour corriger les problèmes de corrosion.

        Maintenant je vous rejoins sur les défis qui nous attendent. Je pense simplement que cet exemple n’est pas le bon.

    • 3e personne du singulier dit :

      Il y a.

  8. DVT dit :

    Encore une fois c’est au frais du contribuable !!!
    Quid des pénalités dans le cadre des objectifs non atteints par ces gentils industriels?

  9. Papy dit :

    après vérification les NH90 Italien son équipé de moteur GENERAL ELECTRIC, et NON de TURBOMECA ROLLS ROYES, et c’est peut-être, là, le motifs qui fait que les NH90 ne connaissent pas de problème de disponibilité ou autres, comme ceux des autres pays…

  10. Papy dit :

    Les Italiens ont équipé leurs NH90 de moteur USA et ils non pas de problème et les autres de moteur Anglo-Francais et leurs elico passent plus de temps au sol qu’en l’air…alors STOP à la critique facile sur le matos USA

    • Non, n'ont, nom dit :

      Avoir un problème. Ils ont un problème.
      Ne pas avoir de problème. Ils N’ONT pas de problème.

    • CQFD dit :

      C’est juste une supposition, étayée sur rien, jusqu’à preuve du contraire…
      « alors STOP à la critique facile » quand elle est basée sur du vent.

    • Conjugaisons dit :

      Ils n’ont pas.

    • Czar dit :

      tu pensais qu’en le répétant trois fois ce serait plus convaincant ou c’est juste l’effet de l’horloge inexorable .. ?

    • Leurs « élicos » passent moins de temps en l’air parce qu’il leur manque un élément technologique essentiel, le « h » initial.
      Il y a consensus sur ce point dans le monde de la maintenance aéronautique : un hélico, ça vole beaucoup mieux qu’un « elico ».

  11. Pingouin dit :

    ( Les Popoffs étant informés )……Pour les mauvaises nouvelles et au point où nous en sommes, que les nôtres nous donnent le vrai taux de disponibilité au lieu de nous infliger ce drôle de spectacle depuis bientôt des lustres.
    Tout de même, on peut rappeler qu’officiellement les NH90 NFH Belges et Néerlandais eux ont un taux de disponibilité intéressant et ce pour un total de 23 machines [ 04 + 19 ]. C’est ce qui a été annoncé officiellement en 2023.
    Alors ? Ces problèmes ne viendraient-ils pas aussi d’un manque de budgets pour commander à temps les rechanges ou encore, en constituer un stocks de précaution plus gras ?
    Osons donc et ici en « pleupleu de base » 02 suggestions.
    1/En France : Si cela n’est pas encore fait et à l’instar de ce qui est connu pour d’autres matériels : Mise sur pied d’un interlocuteur unique et réactif pour l’entretien des NH90NFH Gaulois.
    Ou.
    2/Création d’une sorte « d’Air Dépôt NH 90 NFH » ( Soit une copie réduite de ce qui se fit un jour à Chateauroux au ChAD-OTAN) à situer quelque part entre la France et les Pays Bas et où l’ensemble de ces « fragiles machines » seraient entretenues et où les rechanges seraient regroupées, gérées et commandées. Comme on note que pour nos 03 pays, il y a déjà un total de 46 machines ( mer ) à entretenir et sachant que les Néerlandais pensent en acquérir de nouvelles cela pourrait se faire.
    Enfin notons que l’on parle toujours des mêmes. Mais quid de la vie des « NH90 TTH » ?

    • Aymard de Ledonner dit :

      Il y a aussi l’habitude française de ne pas installer tous les équipements prévus dès le départ pour gratter quelques sous. Ensuite les appareils doivent être rétrofités et sont indisponibles.

  12. Ppsd dit :

    du chinook ! du chinook ! du chinook !

    • Saboteur démasqué dit :

      Et pour quoi faire ??? Sans aucun moyen ASM et sans possibilité d’atterrir sur nos frégates…

  13. Dominique Mathieu dit :

    les 4 milliards donnés à Zelinsky auraient pu secourir la marine?

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « les 4 milliards donnés à Zelinsky auraient pu secourir la marine? »
      En octobre 2021, la disponibilité des 26 NH-90 alors en service avait atteint son plus bas niveau, dixit la présentation de ce fil de discussion! Voyez vous la situation de nos matériels est quelque peu antérieure au 24 février 2022!

    • Dominikovitch dit :

      Tiens ? Un Russe…

    • tschok dit :

      Non. Elles les aurait dépensés n’importe comment.

      D’une point de vue administratif, les armées ne sont pas une structure particulièrement efficace dans la gestion de la dépense publique. Donc, c’est pas la peine de leur filer plus de pognon que leur budget, qui est déjà conséquent.

    • NRJ dit :

      @Dominique
      C’est vrai, le vab est une monnaie d’échange comme une autre. Ben si mais oui bien sûr.
      Et puis c’est vrai que lorsque l’on fera face à l’armée russe après sa victoire en Ukraine, ça donnera l’occasion d’investir pour augmenter la disponibilité de nos hélicoptères.

    • j2c dit :

      Rhooo que fout Zelinsky dans l’histoire .
      Fait beau a Moscou ?
      Faudrait dire au boss, que l’Ukraine ça ne passe toujours pas.

  14. phil135 dit :

    la leçon est claire : ne pas obliger des industriels concurrent à se mettre en consortium. mais ça doit faire la dixième fois et les politiques ont décidé de ne pas apprendre. on va le refaire avec le scaf

    • ji_louis dit :

      Non, Rheinmetall est en train de torpiller les prévisions gouvernementales concernant les chars, et Dassault en fait de même concernant les avions. Restent les drones, le « cloud de combat » et les « munitions intelligentes »…

    • Achille-64 dit :

      On n’a pas fini de s’écharper sur le SCARF.
      Le SCARF est un programme d’avenir et il le restera 🙂

      Alors la dispo des NH90 Marine, pb de NH Marine, ou pb français ?
      La corrosion, c’est réglé ou pas ?
      NH90 … quel numéro de téléphone ?

      • Le numéro n'est plus attribué ou plus accessible... dit :

        Cela, il fallait le demander à l’ancien major général des armées, qui en tant que CEMM se plaignait tout comme ses prédécesseurs de NH-90 Caïman.

        Il connaît bien le sujet, puisque « après avoir obtenu le brevet de génie atomique début 2009, il est affecté en tant qu’officier de conduite de programmes à la division « Plans » de l’état-major des Armées (EMA). Il est chargé du programme Rafale et des programmes d’hélicoptères NH90 et Tigre. »
        https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pierre_Vandier

      • Félix GARCIA dit :

        « On n’a pas fini de s’écharper sur le SCARF. »
        ^^

      • Rions un peu. dit :

        « On n’a pas fini de s’écharper sur le SCARF. »
        Magnifique jeu de mots à destination des anglophones ! Se peut-il qu’il ne soit que le fruit d’une faute de frappe ?
        Dans la même veine, nous tenons déjà le slogan publicitaire : « Avec le SCARF, vous ne risquez pas de vous enrhumer ».
        Dommage que ce ne soit que le SCAF, cela nous aurait tenu chaud pendant l’hiver.

        N.B. : Scarf signifie écharpe en anglais.

    • Stigolon dit :

      Un bon appareil doit d’abord obéir à une logique purement commerciale de profit et contracter avec les armées, comme aux USA ou Dassault en France ! Autrement dit suivre une logique de pur capitalisme, plutôt que des impératifs politiques. Voyez donc l’Europe politique qui ne s’accorde sur rien, croire qu’ils sont capables de construire des systèmes d’armes pour aller faire la guerre… me fait glousser d’un plaisir dépité !
      Eh ben m…alors si même la France, fidèle parmi les fidèles commence à taper du point sur la table….

      • Pouêt-poête, tsouin-d'Soing, point-poing, coin-coing ! dit :

        En tapant du « point » sur la table, à part abîmer son stylo, on n’obtient pas beaucoup d’effet.
        Taper du poing sur la table est généralement plus démonstratif, à défaut d’être toujours efficace.

  15. Alfred dit :

    Grave defaut de conception de la part de NHIndustries qui a fait de la technologie sans penser à l’entretien (ou alors, en y pensant comme moyen futur d’essorer le client?). Aussi, n’est-ce pas la faible diffusion du NH90 qui est la cause du problème, mais plutôt la conception de l’appareil qui explique sa faible diffusion. Le tort de la Marine Nationale est de ne pas s’être débarrassé de ses appareils pendant qu’il en était temps. Mais, en avait-elle la possibilité ? Car, on peut supposer qu’il n’etait pas question de laisser sombrer le fabricant.

  16. Grosminet dit :

    HMMMM

    BEAUCOUP ici ne connaissent rien à la maintenance…..Alors il est facile dans leur cas de critiquer (le constructeur,surtout) …

    La maintenance,est un ensemble d’opérations permettant l’entretien d’une machine (ou un bâtiment immobile comme votre maison)….
    Elle nécéssite des ouvriers spécialisés (visiblement,de ce côté là,pas de de soucis),des outils adaptés (visiblement,de ce côté là aussi,pas de soucis) et DES PIECES DETACHEES….

    OR,pour avoir les pièces détachées,il faut du STOCK DISPONIBLE chez le constructeur (de la machine ou des « ingrédients » de votre maison) …

    Le STOCK DISPONIBLE,ce sont des éléments qui ont coûté du pognon pour leur fabrication,et qui en coûtent pour leur stockage (gestion,manutention,et transport).C’est d’ailleurs pour diminuer ces coûts que tout le monde fonctionne en « flux tendu »

    Vu qu’on ne parle pas d’une rondelle en plastique facilement réalisée par votre imprimante 3D,ça prend parfois du temps à produire telle ou telle pièce…

    Donc,entre le moment ou le « matériel » devient disponible pour son entretien,et celui où il redevient disponible pour son usage,il y’a:

    Des heures,voire,des jours d’immobilisition pour le diagnostique….
    La commande de pièces nécéssaires pour une éventuelle réparation
    La validation de la commande par son paiement (rien que là,déjà,il y’a souci,vu que l’Etat paye par traite,dont certaines à 120 jours)
    Vérification du stock,et production de la pièce si indisponible
    Transport (environ 36 à 48h selon le transporteur,bien que l’on puisse avoir beaucoup plus rapide,mais ce n’est pas le même prix! )
    Remontage des pièces,contrôle de fonctionnement,mise à disposition opérationelle….

    Donc,dans le domaine de la maintenance,il y’a 2 problèmes liés:

    Le stock disponible,qui est une question de pognon
    Le pognon,qui permet d’avoir du stock,ou de commander « en urgence » (donc à grands frais) une pièce
    Pour « simplifier » cette « équation »,LE problème,c’est le pognon:

    Pour avoir une disponibilité correcte et plus,il FAUT avoir du stock sur place….Donc,il faut commander « en avance » les pièces,mais aussi,les payer (en temps et en heure,pour une livraison « rapide » et pas au bout de 6 mois)…..Sachant que ce stock coûtera AUSSI du pognon.

    Le meilleur exemple de « preuve »,est que,en OPEX,nos matériels disposent d’une excellente disponibilité (et,quoi que l’on fasse,on ne pourra JAMAIS réduire le temps nécéssaire à la réalisation de l’entretien),parce qu’ils disposent d’un stock de pièces ,assez proche de leur zone d’opération….C’est AUSSI pour ça qu’une OPEX coûte cher.

    Et je ne parle même pas des opérations de « mise à jour » des matériels (qui prend du temps,même si on a les pièces en stock! ),ou des « défauts de conception » (souvent volontaires!) qui augmentent le temps de M.O (Main d’Oeuvre) nécéssaire à une opération d’entretien (exemple criant: changer une ampoule de phare sur votre voiture: il y’a 20 ans,vous pouviez le faire seul sur le bord de la route en 2mn….Aujourd’hui,vous devez avoir des outils spécifiques,démonter la face avant rien que pour accéder au capuchon de protection de l’ampoule,et éventuellement une valise de reprogrammation pour re-régler le système de gestion des feux)

  17. MICHEL FORTIN dit :

    Il fut un temps ou les armées avaient des stocks de piéces consequents pouvant alimenter facilement et en nombres suffisants les differentes entitées militaire qui en faisait la demande. Depuis ça a changé, un cerveau brillant a sorti l’idée que l’indistruel pouvait fabriquer facilement et rapidement toutes piéces et ainsi éviter de faire du stock qui bien entendu coute un bras ! le résultat est juste la, il suffit de regader et d’applaudir des deux mains, bravo. Si l’on veut de la dispo, surtout sur un appareil complexe qui sert dans un environnement exigent il faut se donner les moyens sinon on ne fera que de la figuration avec une flotte clouée sur les parking ou au fond des hangars tout en coutant une blinde.

  18. Insider dit :

    Beaucoup de choses fausses et ou imprécises dans les commentaires.
    Les moteurs : le RTM qui équipent la majeur partie de la flotte mondiale de NH 90 ( terre et mer), n’est pour rien dans les problèmes de disponibilité des NFH. Pour info, il est également monté sur les EH 101, les Apaches GB.
    Le montage industriel a forcé à faire coopérer des concurrents. C’est vrai et c’est d’autan plus dommageable pour la version Navale qui est de responsabilité Italienne! Nos amis transalpins n’avaient jamais fait un helico marine d’où l’incroyable impréparation initiale de la version a son futur environnement. Idem pour le pilote automatique dont les modes supérieurs sont italiens et indignes d’une machine de cette classe. Un pilote qui piloterait ainsi serait sorti du cursus sans tarder.
    Le choix des partenaires : Fokker n’avait jamais travaillé sur un tel projet. Entre les mécanismes et ferrures de pliage de la queue ( système primordial sur une helico marin) rencontrent connaissent d’énormes faiblesses et nécessitent des réparation longues, coûteuse et dont les délais d’exécution peuvent atteindre plusieurs mois en raison des défaillances de Fokker.
    Pour ceux qui parlent de H 225 vous n’y connaissez rien. C’est une très belle machine soit, mais en terme de performances, maniabilité et manœuvrabilité elle n’arrive pas à la cheville du NH 90. Qui plus est elle se comporte très mal sur un bateau son domaine d’appontage étant des plus restreint.
    Pour en revenir au NH 90, si cette machine avait été un pu produit AH, l’histoire serait très certainement très différente.
    Fly safe.

    • 3e personne du singulier dit :

      Le RTM qui équipe.

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      Ne pas confondre « à terme » et « en termes ». Le nom « terme » est toujours employé au pluriel dans la locution « en termes de ».

      Mais en termes de performances, maniabilité et manœuvrabilité, elle n’arrive pas à la cheville du NH 90.

      Cependant, l’Académie préconise de n’utiliser « en termes de » qu’au seul sens de « dans le vocabulaire de », car un usage au sens d’« en matière de » constituerait un anglicisme de fort mauvais aloi.
      https://www.academie-francaise.fr/en-termes-de

      Mais en matière de performances, maniabilité et manœuvrabilité, elle n’arrive pas à la cheville du NH 90.

  19. Parabellum dit :

    On est dans la capacité quasi unitaire….les 3 porte helico sont vides d engins dotés et les plaforme des bâtiments d escorte aussi…l aéronavale est très pauvre et rien en vue …achetons américain ou autre mais ayons des helicos dispos partout…mais on va sans doute tailler le budget militaire…game overdose?

  20. FUSCO dit :

    On en viendrait presque à regretter le super frelon.

    • Le calice jusqu'à la lie dit :

      Comme pour les bagnoles électriques, bientôt il n’y aura plus qu’à acheter chinois.
      https://www.lepoint.fr/monde/le-super-frelon-renait-de-ses-cendres-mais-en-chine-04-02-2011-135681_24.php

      Etape 1: Pas de barrières douanières, le transport maritime qui ne coûte rien, des centaines de milliards d’euros investis pour faire s’élever des usines, former des ingénieurs et des ouvriers qualifiés en Chine et rentrer les colossaux bénéfices dans des paradis fiscaux.

      Etape 2: faire semblant de s’étonner du résultat au bout de 50 ans de ce manège.

      Dieu rit de ceux qui maudissent leurs malheurs alors qu’ils en chérissent les causes, lespeuples de moutons engendrent toujours des gouvernements de loups. .

    • C'était mieux avant ? dit :

      Réputés pour leur maintenance ultra-délicate et leur très faible taux de disponibilité : 15% !

  21. AlexS dit :

    « ce qui s’explique en partie par le fait que le programme d’armement NH90 a été déployé en trop petit nombre en Europe »

    Petit nombre?! +500… les plus nombreux en europe

    • Stakhan Vada dit :

      Des projets militaire mal nés ont existé dans le passé, existent aujourd’hui et existeront demain. C’est inévitable. Ce qui est regrettable dans cette affaire c’est notre réaction qui consiste à persister dans l’erreur. Le NH90 est mal conçu, soit. Eh bien arrêtons les frais. Le temps de concevoir une machine qui fonctionne pourquoi ne pas acquérir quelques AW101 Merlin italiens. La Norvège, l’Australie me semble t’il la Suède ont renoncé au NH90 et sont passés à autre chose. Il est grand temps de faire de même.

      • AlexS dit :

        Je doute que le hangar de la FREMM (version Française)/FDI permettent d’accueillir des hélicoptères plus lourds comme l’AW101.

      • Participe dit :

        La Norvège, l’Australie et la Suède sont passées à autre chose.

      • Le ‶T apostrophe″ prolifère insidieusement dit :

        Me semble-t-il.

      • Aymard de Ledonner dit :

        Le NH90 a des défauts mais il a aussi des qualités, en particulier ses performances bien au dessus des autres hélicos que vous citez. Les problèmes de corrosion surviennent notamment au niveau des interfaces avec la structure composite. Cette structure est unique et, outre qu’elle allège l’hélico et améliore donc ses performances, lui permet une meilleure discrétion radar et une meilleure résistance au crash.
        Au lieu de jeter cet hélico à la poubelle ou l’enterrer stupidement dans le désert comme certains qu’on ne nommera pas par charité, il y a moyen de gérer correctement la maintenance pour avoir une disponibilité potable et tirer partie de ce qui a été appris pour les développements suivants.