La frégate de défense et d’intervention Amiral Ronarc’h a débuté ses essais en mer

Si les échéances avaient été tenues, la Marine nationale aurait pris possession de la frégate de défense et d’intervention [FDI] « Amiral Ronarc’h » en 2023. Soit six ans après la notification de ce programme à Naval Group.
Seulement, ce calendrier était trop ambitieux au regard des défis techniques inhérents à la conception d’un nouveau navire. La pandémie de covid-19 a ensuite compliqué la donne, avec les confinements et les difficultés d’approvisionnement pour certains composants, notamment électroniques. Puis, il a fallu remédier aux problèmes de main d’œuvre qualifiée, en particulier parmi les sous-traitants de Naval Group. Aussi, la livraison de cette première frégate à la Marine nationale a été décalée de deux ans.
Cependant, le retard aurait pu être plus important encore si le sabotage présumé de câbles n’avait pas été rapidement découvert, en mai 2023. Plus d’un après l’ouverture d’une enquête, on ne connaît toujours pas les tenants et la aboutissants de cette affaire.
En novembre 2023, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Nicolas Vaujour, avait déclaré que la FDI « Amiral Ronarc’h » effectuerait sa première sortie en mer en avril 2024. Ce qui n’a pas été le cas, le navire ayant seulement été vu sur le [fleuve côtier] Scorff, en mai. « Cette étape, nécessaire pour la poursuite des essais à quai, permet le réglage et la mise en route de l’ensemble de la chaîne propulsive du navire, du moteur aux hélices », avait alors expliqué Naval Group.
S’étant concentrés sur le système de propulsion [quatre moteurs diesels MTU 16V 8000 M91L associés à deux lignes d’arbre], ainsi sur que le système de combat SETIS 3.0 et les capteurs [radar multifonctions AESA Sea Fire 500, dispositifs optroniques Paseo XLR, etc.] logés pour la plupart dans le PSIM [Panoramic Sensors and Intelligence Module], ces essais à quai viennent de se terminer. Et, le 7 octobre, la frégate « Amiral Ronarc’h » a pu appareiller de Lorient pour sa sortie inaugurale en mer. Aucune précision n’a été donnée sur sa durée. Mais probablement qu’elle aura à affronter son premier « coup de tabac », avec l’arrivée de la tempête Kirk sur une partie de la façade atlantique, dans la soirée du 9 octobre.
L’Amiral Ronarc'h est à la mer.
Première des frégates de défense et d’intervention (FDI) qui constitueront, horizon 2030, le tiers de nos frégates de premier rang.
Fortement armées, dotées de capteurs derniers cris, elles sont capables d’opérer dans tous les domaines de lutte. pic.twitter.com/hiQACiYhXt
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) October 7, 2024
Pour rappel, affichant un déplacement de 4500 tonnes pour une longueur de 122 mètres, la FDI est aussi dotée d’un sonar de coque KingKlip Mk2, d’un sonar remorqué CAPTAS-4, d’une suite de guerre électronique « SENTINEL » [fournie par Thales] et du système de communications navales intégré « Aquilon ». Conçue selon une « architecture numérique innovante lui permettant de s’adapter en continu aux évolutions technologiques et opérationnelles », elle embarque un « data center ». La version française est équipée de lanceurs verticaux Sylver A50 pour des missiles surface-air Aster 15 et Aster 30. Son armement est complété par une tourelle de 76 mm, des canons de 20 mm téléopérés, des torpilles MU-90 et des missiles antinavires Exocet. Enfin, elle peut accueillir un hélicoptère et mettre en œuvre des drones aériens.
Si les essais en mer se déroulent sans anicroche, la frégate « Amiral Ronarc’h » sera remise à la Marine nationale en 2025. Étant donné que Naval Group doit livrer trois unités à la marine grecque [voire quatre si Athènes confirme ses intentions] entre 2025 et 2026, elle sera suivie par les frégates « Amiral Louzeau », « Amiral Castex », « Amiral Nomy » et « Amiral Cabanier », les livraisons de ces navires devant s’étaler entre 2027 et 2032.
Photo : Ministère des Armées





🙂
https://www.youtube.com/watch?v=tHKc-DBb_ME
Cette classe de navires n’a qu’un seul défaut…Il y en aura pas assez, c’est une dizaine d’unités qu’il faudrait pour combler les manques.
Avoir le nombre de navires ne suffit pas, il faut aussi avoir les marins.
Bien que le temps de formation des équipages s’allonge du fait de l’augmentation de la technicité de l’outil, quitte à choisir, il vaut mieux avoir plus de navires que d’équipage parce que si un navire est immobilisé l’équipage pourra toujours trouver un navire disponible.
Je pense que l’avenir de la Marine est de faire accompagner les FDI par une flottille de sous-marins capables d’opérer des frappes terrestres et de faire de la lutte antiaérienne, les FDI ne servant que de centre de commandement, les sous-marins remontant à la surface pour faire office de Himars.
Grace au double equipage, la france n a pas de problemes pour la ressource humaine dans la marine. On va meme generaliser la chose a presque l ensemble de la flotte.
Avec 2 equipages, on augmente les jours en mer et on fidelise car on permet aux marins d avoir une vie civile.
L exemple opposé, c est l angleterre, avec la moitié de ses navires immobilisés qui est incapable de trouver un équipage réduit pour faire transiter un navire entre 2 chantiers.
Un autre défaut. Être laide…
Bien d’accord. Je ne ne m’habitue pas.
Il a un autre défaut et de taille, son manque d’armement. De ce que j’ai lu, c’est 4 X 8 lanceur de missiles verticaux (source https://www.meretmarine.com/fr/defense/fdi-l-amiral-ronarc-h-prend-la-mer-naval-group-lance-la-construction-de-la-6eme-fregate) ce qui est insuffisant surtout vu les attaques saturantes qui se font maintenant. De plus, je doute que la lutte anti drone naval comme aérien soit suffisante.
@Le Breton
Le principal défaut de la FDI, c’est d’avoir été conçue à contretemps et à contresens de l’Histoire. Cette classe de navire est en effet née sur les décombres du défunt programme FREMM, des navires alors jugés (à tort) comme trop chers et trop gros, n’ayant aucune chance de s’exporter (exactement comme le Rafale, jugé « invendable » à la même période…). On a donc voulu concevoir un navire plus petit, la FTI (4 260 tonnes à pleine charge, contre 6 278 pour la FREMM), et au passage, sauver l’activité des bureaux d’études de Naval Group.
Le programme est lancé en fanfare en 2015… alors que déjà un an plus tôt, la Russie vient d’envahir la Crimée, signant la fin de la période dorée des « dividendes de la paix » sur le sol européen. Partout, le niveau de la menace augmente, avec en toile de fond la possibilité de plus en plus crédible d’un conflit d’ampleur mondiale entre la Chine et les USA, ayant pour épicentre le Pacifique. Les budgets défense augmentent, la tendance mondiale est au réarmement à grande vitesse, y compris en matière de navires de surface. Les grands navires de combat hauturiers, frégates et destroyers, retrouvent de l’intérêt pour les marines occidentales. En Asie, la tendance est même exacerbée, avec l’apparition de croiseurs ou super-destroyers dépassant les 10 000 tonnes et emportant des dizaines de tubes verticaux. En février 2022, la Russie envahit l’Ukraine, provoquant au passage un électrochoc salutaire sur la défense des états européens. Le 7 octobre 2023, une nouvelle guerre s’ouvre au Proche Orient, opposant Israël à l’Iran et à ses proxys. Le retour des conflits de haute intensité n’est plus une simple théorie, c’est une réalité.
On ne pourra donc pas dire qu’on n’avait rien vu venir : ce ne sont pas les signaux qui ont manqué. Pourtant, le programme FTI, devenu FDI, s’est poursuivi sans aucune modification. Personne n’a voulu remettre en question le concept initial. Il aurait été possible de regarder le problème en face, et de prendre la décision de « jumboïser » la FDI pour lui donner davantage d’allonge et augmenter ses capacités d’emport en armement. Ou dans le pire des cas, stopper le programme et prolonger la série des FREMM. Mais non, bien au contraire, les seules mesures appliquées à ce programme ont consisté… à supprimer 16 tubes verticaux, ainsi que les indispensables brouilleurs qui devaient équiper ce navire de premier rang ! Pourtant dotées de capteurs dernier cri et d’une architecture numérique unique, ces frégates sont dans les faits de grosses corvettes sous-armées.
On se consolera en espérant que les prochains navires de cette classe recevront (peut être…) la totalité de leurs VLS, portant leur dotation à 32 missiles au lieu de 16. Qu’ils recevront peut être aussi des brouilleurs, voire même, soyons fous, des lanceurs polyvalents modulaires (LMP) en cours de conception chez naval Group. Et peut être même que la série sera allongée avec 2 ou 3 bâtiments supplémentaires, pour prendre la relève des Lafayette. Que cela soit prévu ou non par la LPM 2024-30, tout cela relève du strict minimum dans le contexte international actuel.
Pour autant, malgré des choix de conception erronés, et des décisions politico-financières mesquines et potentiellement dramatiques pour la sécurité de l’équipage de la tête de série, la FDI n’est pas foncièrement un mauvais navire. Elle a fort heureusement du potentiel à exploiter. Outre ses capteurs radar et sonar de très haut niveau, ce navire est en effet prédestiné à mettre en œuvre des drones de tout type, et de toute taille. Et c’est notamment grâce à la FDI que la Marine Nationale pourrait engager sa révolution du combat collaboratif, en se dotant de drones de grande taille. Précisément ceux du programme Seaquest :
https://www.meretmarine.com/fr/defense/naval-group-devoile-sa-nouvelle-gamme-de-drones-de-surface-de-6-a-plus-de-50-metres
A l’image des drones « loyal wingman » qui accompagneront les chasseurs de nouvelle génération, ces grands drones de surface ont la capacité de démultiplier les capacités de la FDI, tant en matière de capacités de détection, qu’en matière de puissance de feu. Les capacités intrinsèques de la FDI, et son sous-armement, deviennent alors presque secondaires. Sa connectivité et sa capacité à fusionner les données issues de capteurs déportés, devient alors son principal système d’armes. A mon sens, c’est là le premier atout, et la principale opportunité de cette classe de bâtiments.
C’est évidemment en route: https://www.opex360.com/2024/09/26/pour-leurs-futurs-navires-auxiliaires-les-pays-bas-preferent-le-missile-surface-air-israelien-barak-a-laster-de-mbda/
Il ne faut plus nécessairement penser la frégate comme un navire qui transporte les armes qu’elle utilise.
Notez cependant que ces navires dronisables à terme sont censés accompagner des frégates dotés de 64 tubes de lancement ce qui, selon les normes européennes actuelles, est un chiffre considérable. Nos navires les mieux dotés (frégates FDA) plafonnent à 48 tubes.
Donc oui, clairement, les drones de grandes tailles, de type arsenal, s’annoncent comme un palliatif au sous-armement congénital de nos navires de guerre, car ils ont le mérite d’être équipés de systèmes de combat de plus en plus modernes capables de gérer les nouvelles formes de combat distribué ou collaboratif (je ne sais pas exactement quel terme finira par s’imposer).
Mais il faudra la logistique qui va avec. C’est un versant du problème qui, je crois, n’a pas été exploré pour l’instant.
Espérons que les commandants et navigateurs actuels et futurs n’aient pas besoin d’enquêtes pour comprendre ceci: https://youtu.be/cR85gqVwbWQ?t=375s
Les ressources humaines c’est important aussi.
Pour ceux qui ne l’aurait pas vu, la trajectoire et la vitesse du navire indiquent qu’il se dirigeait vers le port d’Apia (mais sans prendre en compte la terre sur sa trajectoire).
Donc, humour, le problème c’est la faute au pilote automatique déficient couplé à une perte de puissance/motricité sur le récif/terre.
Les commentaires étant fermés sur le fil consacré au naufrage du navire océanographique néo-zélandais, je me permets de répondre ici @Vince Toto qui persiste dans ses divagations.
Ainsi que je l’ai répété x fois, faire à chaud des analyses sans connaissances du sujet, sans infos précises, sans témoignages fiables et avérés des personnels impliqués dans l’accident revient à tirer des plans sur la comète! Et à ce jeu là on peut aussi, pourquoi pas, invoquer l’âge du capitaine ou imaginer une intervention des Atlantes…..
Bref, si le Mindef néo-zélandais ne met en avant, ni les conditions de mer, ni ne précise le pourquoi de la présence de ce navire à cet endroit, c’est tout simplement qu’à ce stade de l’info il n’y a pour l’instant rien de plus à rajouter à ce que l’on sait déjà! Sans compter que la plupart des fortunes de mer ont pour cause des raisons très, très simplistes : erreurs humaines, mauvais jugement, mauvaise perception de la situation, pannes au pire moment, météo pourrie, fatalité, etc…
Je considère donc qu’ergoter sur tout un tas de raisons, toutes aussi fantaisistes les unes que les autres, c’est faire preuve de la plus élémentaire mauvaise foi, pour ne pas dire de bêtise.
Cela dit j’aimerais assez que ce même Vince Toto m’explique pourquoi il insiste aussi lourdement sur le fait que les Néo-Zélandais auraient quelque chose à cacher. Son insistance à pointer du doigt des responsabilités pour l’instant imaginaires est pour le moins suspecte et relève à mon avis de la théorie du complot en mode on nous cache tout, on nous dit rien!
Quant à son dernier couplet sur mon supposé profil « d’agent autoritariste tordu de désinformation », formulation oh combien drolatique, je le range d’autorité dans la catégorie élucubrations émanant d’un esprit torturé et et malade.
Je confirme mon évaluation d' »agent autoritariste tordu de désinformation » vous concernant.
Ne vous inquiétez pas: je ne vais pas m’intéresser à l’enquête sur les deux Rafales s’étant télescopés de face. De toute façon, cela n’intéresse apparemment pas grand monde, contrairement à un récif de corail abimé.
CQFD: élucubrations et torturé.
Sinon, allez lire ce commentaire sous votre vidéo de wgowshipping (ici par exemple : Some notes on this: 1) most military vessels don’t have their AIS turned on but due to it’s dual purpose may run it especially when doing things like this, 2) OSVs of US manufacture usually have limited watertight partitioning and no or limited double hull so a a puncture below the waterline can quickly get out of hand, 3) I’m not familiar with Samoa but I have worked very close to shore in other Pacific Island groups and the charts may be of poor quality. I can think of places I’ve worked who were last seriously charted in the 30s and the only real changes have been updating the art to modern styles and adding a WGS grid (which may or may not be accurate), 4) Along with 3 there is also the tendency when using ECDIS to be over reliant on the system (its modern and therefore good) but the charts are still the same 80 yr old garbage in a shiny new suit. There is also the problem of the ECDIS assisted grounding (real term that. Tells you something huh?) where poorly set warnings and color scheme ESPECIALLY in the night and dusk palettes. Also ECDIS throws so many false alarms (for reason I don’t have time or patience for here) that it’s entirely possible that there were warnings that went unheeded. If I were an investigator the first thing I’d be looking at are the navigational procedures and regulations WRT to the use and operation of the ECDIS system.)
et mettez le en lien avec ce rapport du Bea-Mer sur le talonnage du Marion Dufresne en 2012 (https://www.bea-mer.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/RET_MARION_DUFRESNE_11-2012_Site.pdf)
P’tet bien que vous comprendrez enfin que ce vous n’osez pas dire à voix haute, ie critiquer ouvertement la politique d’inclusion, d’équité et de diversité en œuvre dans la RNZN n’a rien à voir dans les causes de cet accident! En France aussi il y a des femmes au poste de pacha………..
J’ai compris: ce n’est pas trop votre truc. Sinon, je sais que l’armée cela peut marquer, traumatiser, mais vous devriez arrêter les reflexes « attendons l’enquête » quand cela va être fait par des autorités qui cherchent clairement à masquer les problèmes. Mais on peut toujours, malgré tout, émettre l’espoir que des enquêtes soient bien faites et les dégâts réparés.
@VT , ouaip, en tout cas moi je comprends qu’essayer de discuter avec quelqu’un d’aussi obtus et d’aussi arcbouté sur ses vérités que vous, ne sert à rien. Les autorités cherchent clairement à masquer les problèmes, soit! Les enquêtes, forcément bidonnées, ne servent à rien, soit aussi! Libre à vous de croire à vos fadaises.
« des autorités qui cherchent clairement à masquer les problèmes. »
À part vos fantasmes conspirationnistes, qu’est-ce qui vous autorise à dire ça ?
Je ne suis apparemment pas le seul à ne pas avoir confiance dans l’enquête et les déclarations officielles néo zélandaises:
https://www.samoaobserver.ws/category/samoa/111480
(Docteur « Sciences po » diplômé d’Hawaii)
Et plus généralement, comme dans de nombreuses autres « démocraties progressistes néo libérales de l’Ordre Global », la population néo zélandaise ne fait majoritairement plus confiance au gouv., aux médias, politiques, etc.: https://newsroom.co.nz/2024/04/18/new-zealands-crisis-of-confidence/
Tous des « complotistes »?
Que VT traite autrui d’agent de désinformation est en soi assez comique.
D’autant plus qu’aucune des personnes contre lesquelles il forme cette accusation n’a l’intention de le désinformer, ce qui serait parfaitement inutile d’ailleurs, vu qu’il se charge tout seul de cette besogne.
@ « Fortement armées, dotées de capteurs derniers cris, elles sont capables d’opérer dans tous les domaines de lutte »
Ah, ça va changé du 20mm comme épouvantail…
Mais c’est inquiétant, quand l’armée française se rééquipe sérieusement… c’est que la guerre n’est pas loin… cf.1937
Ça va changer.
@Fralipolipi
Pour le coup je ne suis pas HS, réponse tardive de votre commentaire du 07 octobre dernier mais qui colle aussi à celui de ce jour.
« Un blindé Jaguar s’essaie à la lutte antidrone depuis un engin de débarquement de la Marine nationale »
« Canon RapidFire, que nous verrions bien installé aussi sur le hangar hélico de nos frégates Fremm/FDA/La Fayette ….. »
Entièrement d’accord avec vous !
Comme je l’ai déjà dis à plusieurs reprises, il faut dès maintenant généraliser l’installation du canon RapidFire de 40 mm sur tous nos navires de surface et surtout l’associer au système LMP équipé du Mistral 3 ou au système Sadral pour les Frégates légères rénovées ou non, type Lafayette.
Je pense même, que le couple Canon RapidFire, LMP (+ Mistral et ANL) et le canon téléopéré de 20 mm « Narwhal », y compris les mitrailleuses de 12,7mm, 7.62 mm et autres, devraient être la base de l’armement sur tous nos bâtiments de surface, (PAG, POM, PH, FLF, FDI, FREEM ASM et DA et FDA, mais aussi sur le PAN, les PHA, les BRF (déjà fait en partie), les 6 futurs BGDM et les 6 futures corvettes ou frégates qui remplaceront les FLF.
En bref, il faut revoir et renforcer l’ensemble des moyens de défense sur tous nos précieux bâtiments de surface, même pour les BSAM et BSAOM.
C’est le minimum pour faire face aux attaques saturantes et combats de haute intensité.
Tout cela ne devrait pas trop nous ruiner…
Concernant le début des essais de l’Amiral Ronarc’h!
Il est bien dommage qu’elle ne soit pas déjà admise au service actif, normalement, la deuxième FDI devrait quant à elle être en passe de l’être.
Je peux comprendre notre Marine qui, pour faire gagner le marché grec, ait dû accepter des concessions mais quand même, il serait peut-être temps que Naval Group agrandisse un peu ses chantiers et augmente son personnel pour faire face dans un premier temps aux besoins de notre Marine et par la suite aux urgences, notamment face à la dégradation de la situation internationale.
Si actuellement notre flotte s’était enrichie de deux FDI, nous aurions pu renforcer nos moyens dans l’Indopacifique en affectant une de nos FLF rénovées à Nouméa et une autre à Papeete ce qui n’était pas de trop et répartir ainsi les autres FLF entre Brest et Toulon, le temps qu’arrive les trois autres FDI d’ici 2032.
Je précise qu’avec un minimum de trente cinq ans de service actif, le retrait de nos cinq FLF, devrait s’échelonner entre 2031 et 2036, avec un peu de chance, peut-être entre 2033 et 2039 ?? De plus, ces bâtiments sont parfaitement adaptés pour ces missions de part leur très grande autonomie (9000 nautiques à 12 nœuds) et de l’autre, par un armement et des moyens électroniques ainsi que d’écoute plus conséquent.
Revenons sur nos FDI, j’espère que nos décideurs n’attendrons pas la fin de cette série pour améliorer et renforcer l’armement de ces unités en augmentant le nombre de silos pour stocker plus d’ Aster 15 et/ou d’Aster 30, puis en installant un canon RapidFire de 40 mm et un LMP équipé de missiles Mistral 3 et d’ANL, ceci afin de renforcer et de compléter leur système d’autodéfense AA .
Il serait vraiment dommage que nos FDI soient moins bien armées que celles des grecs, enfin, nous avons l’habitude d’être les plus mal chaussés…
Il y a une inertie très importante dans ce domaine. Je m’explique : les équipements de NG et ses personnels sont dimensionnés en fonction des commandes faméliques de la Marine nationale ces 20 dernières années. Le ministère des armées et la DGA, un peu comme des jardiniers au milieu du Sahara, ont arrosé chichement les industriels français avec le peu de crédits disponibles dans le but de préserver le savoir faire.
Donc NG ne peut construire de sous-marins en nombre et est devenu un expert de la construction locale.
Pour cette raison aussi NG ne va construire que 2 FDI par an (ce qui est déjà une belle performance). Parce que les personnels et les capacités ne sont pas disponibles. Il faudrait de la visibilité au long terme pour investir et recruter.
Et de plus beaucoup de métiers nécessaires type chaudronnier ou soudeur ont été dévalorisés en France depuis des années. Donc NG rame pour recruter.
@Aymard de Ledonner
Bien sûr, je suis totalement conscient de la situation générale et des problématiques de NG mais à un moment donner, peut-être qu’il sera nécessaire de repenser dans son ensemble, l’outil industriel mais aussi la formation.
Pour réussir, ça passera obligatoirement par une réindustrialisation du pays, ce qui n’est pas une utopie.
Tout à fait d’accord avec vous, la dévalorisation des métiers notamment ceux liés à l’industrie fait que nous n’avons plus ce vivier d’ouvriers hautement qualifiés car il n’y a pas que des soudeurs et des chaudronniers qui manquent mais aussi des mécaniciens, électriciens, électroniciens, tuyauteurs, tourneur/fraiseurs, ajusteurs et bien d’autres comme tout simplement des monteurs, etc., etc…
Il va falloir faire de très gros effort pour redresser ce pays mais pour cela, il faut aussi de la volonté et une vision à la de Gaulle!
Le problème des soudeurs et chaudronniers denrées rares, j’en entends parler depuis que je fus jeune adulte. Ça fait… Oulah ! [sous Giscard :o]
Ça vous rajeunit pas…
J’en entends parler depuis que je SUIS jeune adulte.
À un moment donné.
La réindustrialisation n’est pas une utopie, mais il faut bien comprendre que nous vivons dans un pays qui a naturellement tendance à détruire son industrie.
Je vais le dire autrement: si l’Etat ne met pas en place une politique volontariste de soutien à l’industrie, l’économie française tend naturellement vers la destruction de son industrie.
Si on veut remédier à cela, il faudrait comprendre les raisons du phénomène. Une vision à la de Gaulle n’est ni un ingrédient qui manque ni un ingrédient particulièrement nécessaire à cette compréhension.
Je pense que vous commettez une confusion: je crois que par vision gaullienne, vous voulez dire planification, parce que vous associez de Gaulle à la planification, c’est-à-dire à un certain type de politique publique. Et il est vrai qu’on peut aborder le problème sous cet angle et dire qu’une politique industrielle digne de ce nom devrait renouer avec la planification d’antan.
Mais cela ne répond pas à la question: pourquoi notre économie détruit spontanément son industrie? Si vous laissez faire l’économie française sans intervenir, vous vous retrouvez en moins d’une génération avec un tiers de l’industrie française en moins. C’est très concrètement ce qui s’est passé en France, alors que ça ne s’est pas produit chez nos voisins.
Il y a là un problème qui mérite réflexion.
Plutôt qu’invoquer une fois de plus les mânes de De Gaulle en espérant naïvement que son fantôme nous sauvera – ce qui est un succédané assez pauvre du mythe de l’homme providentiel, qui exige quand même, pour fonctionner correctement, qu’il soit au moins vivant – il faudrait peut-être s’interroger sur cette question. Ne pensez-vous pas, Le Chouan?
A moins que vous ne soyez homme à vous contenter de formules un peu creuses.
Sinon, l’Etat n’est pas demeuré inactif et il a relancé une politique industrielle:https://www.lesechos.fr/industrie-services/industrie-lourde/reindustrialisation-les-grands-travaux-demmanuel-macron-2076181
Bon, il y a du pognon, il y a des idées, du talent, toussa mais cette politique a des effets positifs réduits. L’objectif était de remonter la part de l’industrie de 10% à 15% du PIB. Je crois qu’on atteint péniblement les 12%.
https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/04/29/la-reindustrialisation-de-la-france-une-route-encore-longue-et-semee-d-embuches_6230581_3234.html
Vous voyez Le Chouan: l’économie française résiste à la volonté de l’Etat. On lui demande de créer du PIB industriel, et on essaye de favoriser cette création, mais on sent bien qu’elle est rétive, la brave fille. L’idée de retourner bosser en usine pour un salaire inférieur à ceux du tertiaire, dans des conditions de travail qui seront globalement plus pénibles, d’où espérance de vie plus courte, tout en polluant l’environnement, n’a pas l’air de lui plaire.
L’Etat a beau avoir une volonté politique, il a beau y mettre du pognon, l’économie française ne semble pas très pressée d’y aller.
Et moi je dis qu’il faut comprendre pourquoi. Les mânes de De Gaulle, on s’en fout. Nan, je reformule: on va garder de Gaulle pour raconter des histoires aux gosses le soir, avant de dormir. Mais les adultes, eux, doivent arrêter de se raconter des conneries et de les justifier en instrumentalisant la mémoire du grand homme pour la mettre à toutes les sauces.
@Le Chouan @Fralipolipi
qq réflexions pour vous
– Ce qui est peu communiqué à la fois par Naval Group et par la MN, et qui constitue pourtant la véritable nouveauté des FDI, c’est le PCLCMA, le PC de Lutte Contre les Menaces Asymétriques (comprendre la lutte à courte portée contre les drones et engins téléopérés).
Il s’agit bien d’un poste de commandement dédié, qui n’existait pas auparavant sur les autres navires (cette lutte était opérée à la passerelle et au Central Opérations ce qui ajoutait à la tension qui y régnait déjà en cas de menace avérée).
– L’apport d’armements spécifiques modernes comme un RapidFire peut se faire alors plus souplement dans ce contexte, alors qu’elle pourrait être contre-productive sur un navire ne disposant pas de ce PC spécifique pour le mettre rapidement en œuvre. Il s’agit là non pas de l’apport physique de l’armement lui-même (on peut l’installer sans souci au-dessus du hangar hélico par ex., donc la quasi totalité des navires MN peut le recevoir), mais du surcroît de charge mentale pour l’équipage qui doit gérer un système de plus dans sa palette.
Le facteur « charge mentale » n’est pas un détail : le dernier RETEX Houthis/Mer Rouge, est que l’équipage d’une FREMM, initialement prévu à 98 personnels, a été progressivement augmenté à 123 puis maintenant à 160 personnels pour que la FREMM reste « au top » dans une zone à forte tension.
– un point peu évoqué est l’aspect économico-industriel de la munition 40 CTAS dans le marché des moyens calibres. A l’heure actuelle, CTAI est un projet franco-anglais et seule la France l’installe sur des plateformes navales. Les économies d’échelle sont inexistantes et les coûts R&D ne sont pas encore amortis, ce qui mathématiquement rend la munition chère. Si cette munition est technologiquement très intéressante (il faut rester pour cela à ce qui a séduit en premier les cavaliers : son ratio compacité / capacité de pénétration est excellent), la capacité de production industrielle repose essentiellement sur la France. En contraste, un obus de 20mm sur du téléopéré peut aussi découper un drone, on en trouve partout en occident et pour moins cher à l’obus.
Et en matière de haute intensité, ne jamais oublier que tout goulet d’étranglement industriel se traduit immanquablement sur le théâtre d’opérations.
NB
Mer et Marine, toujours bien informé, a fait un article sur le PCLCMA des FDI
http://www.meretmarine.com/fr/defense/a-quoi-va-ressembler-le-pclcma-des-fregates-de-defense-et-d-intervention-fdi
@vrai chasseur
Merci pour votre post !
Oui, il était certain qu’une Fremm avec un équipage de moins de 100 marins n’était pas viable, notamment dans le contexte actuel, je me rappelle à ce sujet, d’avoir eu quelques conversations avec des sous-officiers de la royale qui m’avaient clairement dit que ça ne suffirait pas.
Outre le personnel supplémentaire sur ces Fremm suite aux divers retours d’expérience, des locaux ont ils étaient provisoirement dégagés pour organiser un PCLCMA où seront ils créés par la suite ?
Concernant le PCLCMA des FDI, oui, j’avais lu un article sur ce sujet et je suis d’accord avec vous mais autant y mettre tout de suite plus de moyens d’autodéfense.
S’il est efficace à plus de 2000 m, le 20 mm téléopéré seul, ne suffit pas pour faire face aux attaques saturantes et pour augmenter les chances de survie du bâtiment, je reste convaincu qu’il faut également élargir le rayon d’interception, d’où l’idée d’installer un canon RapidFire de 40 mm efficace entre 50 et 4000 m.
Enfin, dans ce domaine de la très courte portée, un LMP équipé de Missiles Mistral 3, (7 à 8 km de portée) devrait pouvoir compléter efficacement cette défense AA et fortement augmenter les chances de survie des navires.
» Les économies d’échelle sont inexistantes et les coûts R&D ne sont pas encore amortis »
Je suis bien d’accord avec vous mais il y aura toujours un problème de coût et de surcoût, alors posons le problème à l’envers, combien coûte une FDA, une Fremm et une FDI et qu’est-ce qui est le plus important, perdre plusieurs centaines de millions d’euros ou investir plusieurs dizaines de millions d’euros dans une meilleure assurance vie ??
Le fait de poser le problème à l’endroit ou à l’envers ne change rien à la contrainte budgétaire qui, en ce moment, est intense.
Ce programme subit cette contrainte, comme tous les autres. Cela se voit sur son armement, mais pas que.
Point dont on a là aussi assez peu parlé, cette contrainte s’exerce sur le choix de la motorisation:https://www.meretmarine.com/fr/defense/mtu-fournira-les-moteurs-des-fregates-francaises-du-programme-fti
Autre effet négatif:https://www.opex360.com/2021/07/24/faute-de-budget-les-futures-fregates-de-la-marine-auront-des-moyens-de-guerre-electronique-limites-jusquen-2026/
D’un autre côté, si vous choisissez de privilégier la performance par rapport au coût, vous arriverez très rapidement à des frégates à plus de 2 Mds € l’unité et vous en aurez forcément moins en service. Donc, il y a une sorte d’équilibre à trouver.
Des locaux ont-ils été dégagés.
@Le Chouan
Je croise également les doigts pour que l’armement des FDI françaises soit très vite revu pour plus de capacité de frappe en volume (16 missiles seukement couplés au meilleur radar de la MN, le Sea Fire, c’est une hérésie depuis toujours, et par ailleurs, avec les menaces saturantes actuelles via drones, il va vite manquer des RapidFire/Mistral3ouVL Mica à ces FDI, en complément, côté hangar hélico).
Par contre, je ne regrette pas tant que les FDI prioritaires soient les grecques. D’une part parecqu’elles seront mieux armées et équipées que les FDI françaises, donc immédiatement plus capables.
D’autre part parceque cela laisse un peu de temps à nos amiraux/DGA/mindef pour revoir leur copie quant au sous armement des FDI françaises,…. avec un correctif apporté possible dès la FDI F #2 (qui sera la 5ème construite à Lorient, donc à un stade de construction pas trop avancé à date).
Et enfin parceque les FDI grecques vont de toutes façons servir les intérêts communs de la France et de la Grèce en Médor, pour contenir les velléités potentiellement agressives de certains loulous.
Si la Grèce devait attendre trop longtemps ses FDI, alors ce serait à la France de suppléer en partie en Médor et mer Egée.
Je l’ai dit.
Je peux comprendre notre marine qui a dû accepter. / Je peux comprendre que notre marine ait dû accepter.
Nos décideurs n’attendront pas
« […] adaptés pour ces missions de part […] leur autonomie […] et de l’autre, par […] ».
… adaptés pour ces missions, d’une part, par leur autonomie, et de l’autre, par…
@Conjugaisons et @Par pare pars part
Rasurré vou, vou neu manquerai pa d’aucupation, ge vé an léssé d’otre fote! 😉
La première FDI tête de série poursuit maintenant ses essais en mer. C’est très bien.
Mais ici et à l’instar de ce que fit la Royal.Navy avec la série des ses « Destroyers T42 » ( cf les déclinaisons Batch 01 à Batch 03 ), ne serait-il pas utile que la Marine Nationale avec la série des 05 FDI se décide à faire la même chose. Une série qui est tout de même proposée en 02 longueurs ( +10 mètres entre 02 modèles ) et qui s’exporte. Cette différence sous entend d’abord une meilleure endurance à la mer pour des missions plus longues avec plus d’espace pour des équipements à embarquer et des évolutions futures.
Que la M.N révise donc son objectif initial. Qu’elle propose de programmer la construction de 04 modèles courts au lieu de 05 serait une bonne idée. Et sur la prochaine LPM, quelle choisisse de programmer, plus et au moins 04 modèles longs à construire, serait une belle avancée. Ainsi donc avec un lot conséquent de FDI aux autonomies et capacités étendues, la M.N serait apte à répondre mieux, tout en disposant de plus de moyens nationaux aptes à l’aider à mieux accompagner ses lourds présents et surtout à venir . C’est par ce biais que la Marine pourrait espérer disposer sous une décennie, d’au moins 18 bâtiments de premier rang aux coûts maîtrisés et réussir à atteindre enfin cette densité de moyens de 1e rang souhaitée. Un objectif qui a été manqué avec les respectables FREMM.
L’objectif n’a pas été manquer mais nous avons saborder le programme FREMM, là est la réalité de la chose !
Maintenant il faut aller de l’avant, je pense que la MN n’aura jamais 8 FDI mais elle peut essayer de se rattraper sur le long terme avec le remplacement des FDA qui pourrait être commandé en 4 exemplaires !
Cela pourrait permettre de remettre sur la table l’achat d’un second PA !
@Basile Berthon
Peut-être qu’un minimum de 6 FDI bien armées au lieu de 5 insuffisamment armées, serait déjà très bien ??
Concernant les FDA, je milite pour une collaboration au projet de nos amis italiens de supers destroyers ou croiseurs et la construction de 4 unités pour nos besoins, permettait de réduire les coûts.
Comme je l’ai dit plus haut, commençons par renforcer et améliorer l’armement sur nos 8 Fremm, (silos supplémentaires pour Aster 15/30, canon RapidFire de 40 mm et LMP avec missiles Mistral 3).
Un objectif de 18 navires de 1 rang serait déjà un très bon début… 😉
L’objectif n’a pas été manqué.
Nous avons sabordé.
Prendre modele sur les anglais dans la gestion de leurs programmes militaires? Et en particulier dans le secteur de la construction navale? en 2024?
<> …..!!!
Oui…oui…oui…..
Pendant ce temps , des navires partent à la ferraille , comme le Jean-Bart ,une simple rénovation sur de nouvelle élises ,radar , depuis 2019 d’autre sont parti à la ferraille
D’autres sont partis.
Une simple rénovation quand la structure est rincée, que les couples et les membrures se voilent à chaque grosse tempête, vous rêvez ! Au bout de 30 ans, ces bateaux sont usés jusqu’à la moelle. On peut certes moderniser leur armement mais structurellement ils sont à bout. Personnellement j’ai connu la fin des escorteurs d’escadre, c’était une horreur : fissures dans les superstructures à chaque mission hivernale, conséquemment inondation de locaux techniques et mises HS des équipements de contrôle et de mise en oeuvre des capteurs et des armes. Pour ce qui est des problèmes de structure, pour exemple, lors de ses 5 dernières années d’activité, l’EE Casabianca n’avançait en ligne droite qu’avec 5 degrés de barre à tribord.
Garder des vieilles coques c’est tout sauf une bonne idée.
Cinq degrés, maintenant, c’est de trop.
C’est une dérive trop importante pour être acceptée. La messe est dite: ce qui est trop vieux doit être recyclé.
Mais il ne faut pas qu’une partie de la population le prenne à titre personnel et en tire des conséquences métaphysiques qui polluent le débat. C’est juste du matos. En tant que tel, ça se recycle et, souvent, de façon très efficace.
C’est dur d’expliquer ça aujourd’hui, contre toute attente, parce que les gens se projettent dans des objets qui ont peuplé leur jeunesse et il leur associent des jugements de valeur qui sont structurants pour l’ensemble de la société.
Non seulement ils y mettent leur âme (ça s’appelle l’anthropomorphisme et c’est naturel) mais ils leur confient leur âme, et, sans désemparer, leur confient l’âme du tout, de l’ensemble de la société, puis du peuple, puis de la nation, puis de l’ensemble de l’humanité, jusqu’à invoquer très précisément l’âme des grands hommes, qui constituent les mânes qu’invoquent les chamans (et ça, c’est autre chose).
On bifurque vers le Na-Po-Re (nationalisme, populisme, religion, la marque de la violence toxique de notre début de siècle) et on lui rajoute du chamanisme: les mânes des ancêtres, comme pour lui donner un ancrage local, dans le terroir du folklore régional et identitaire.
Donc, nous auront du de Gaulle dans l’équation.
Mais, écoutons ces forces qui s’expriment quand on leur présente cet objet technique qu’est la FDI. Puisque c’est ça qui est en train de se passer ici, en ce moment. On voit que la FDI les scandalise, qu’elle les bouscule. Mais ce n’est pas gage de réussite, en soi.
Ce n’est pas parce que les plus conservateurs, voire les plus réacs d’entre nous manifestent leur désapprobation vis-à-vis de cette frégate, en visant l’ensemble de la société dans tout ce qu’elle a qui déconne selon eux, que ce navire est bon.
Il doit faire l’objet d’un processus de validation qui est extérieur à ces tensions. Il doit être validé par l’idée qu’on se fait de la guerre, pas de la société idéale. Concevoir un engin de guerre, c’est complètement différent d’imaginer une société idéale.
Quand on commente ici, on imagine une société idéale, on ne pense pas guerre. On doit penser guerre, pas société idéale. C’est pas le même boulot.
Pour revenir à votre sujet, quand c’est vieux, ça part au recyclage. Ca veut pas dire qu’on envoie nos vieux à la déchetterie.
« une simple rénovation sur de nouvelle élises (sic) ,radar »
Rousseau avait sa Nouvelle Héloïse, Beethoven avait sa Lettre à Élise, JMP avait de nouvelles « élises » à mettre sur le Jean Bart.
Gageons que le projet de rénovation de ce fier navire aurait mieux fonctionné avec de nouvelles hélices.
Et puisque nous parlons d’Élise, n’oublions pas que « Sol Lucet Omnibus ».