L’armée belge a rejoint le projet français de Véhicule de génie de combat

Après l’infanterie avec le Griffon, l’arme blindée cavalerie avec le Jaguar et l’artillerie avec le Camion équipé d’un système d’artillerie [CAESAr] ainsi que le Griffon MEPAC [Mortier Embarqué Pour l’Appui au Contact], le partenariat stratégique CaMo [Capacité Motorisée], scellé par la France et la Belgique, s’est récemment élargi à l’arme du Génie. C’est en effet ce que vient d’annoncer la composante terrestre de la Défense belge, via les réseaux sociaux.

« Poursuite de l’expansion du projet CaMo et excellente nouvelle pour le Génie ! Le 19 juin, à EuroSatory, le commandant de la composante Terre [le général Jean-Pol Baugnée] et le chef d’état-major de l’armée de Terre française [le général Pierre Schill] ont signé l’objectif d’état-major [OEM] pour l’acquisition en commun de l’Engin du Génie de Combat [EGC] », a-t-elle indiqué, le 9 juillet.

L’EGC est en réalité le « Moyen d’appui au combat » MAC du programme SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation] qui, à terme, doit remplacer non seulement l’Engin blindé du Génie [EBG, monté sur un châssis d’AMX-30] mais aussi l’EGRAP [Engin du génie rapide de protection] et l’EGAME [Engin du génie d’aménagement], encore en service au sein de l’armée de Terre. Selon la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, il est question d’en commander 125 exemplaires.

Pour ce programme, CNIM Systèmes industriels s’est associé à Texelis et, plus récemment à KNDS France, pour proposer l’Auroch, un véhicule d’aménagement du terrain de type 8×8 [et non de chenilles, contrairement à tous les engins similaires en service aux États-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni], capable de fournir un « appui à la manœuvre des unités de mêlée ».

Alliant « vitesse et grande capacité de travaux de protection ou de dégagement d’obstacle », l’Auroch sera équipé de capteurs électro-optiques pour surveiller son environnement ainsi que d’un tourelleau téléopéré Hornet [fourni par Arquus] armé d’une mitrailleuse de 7,62 mm. Grâce à un moteur diesel d’environ 600 chevaux, cet engin de 28 tonnes serait en mesure d’atteindre une vitesse de pointe de 80 km/h sur route.

« L’EGC est un véhicule qui visera à renouveler la capacité d’appui délivré par le Génie dans les zones de contacts en intégrant les technologies les plus récentes. Il remplacera partiellement le Char Pionnier et permettra donc grâce à un excellent compromis entre mobilité, protection et performance de façonner le terrain ou de le dégager des obstacles majeurs pour les unités au contact. Les premières livraisons […] sont prévues pour 2030 », a précisé la composante Terre de la Défense belge.

Pour rappel, la France et la Belgique ont également noué un partenariat selon le même modèle pour le Véhicule blindé d’aide à l’engagement [VBAE], pour lequel un contrat de préconception a été notifié par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] à un groupement momentané d’entreprises formé par Arquus [racheté par le belge John Cockerill] et KNDS France.

À noter par ailleurs que, dans le cadre de CaMo, deux bataillons de génie belge ont signé une charte de jumelage avec le 1er Régiment Étranger de Génie [REG] et le 6e Régiment du Génie [RG]. Même chose pour la « Field Accommodation Unit » [FAU], chargée de « fournir des infrastructures temporaires aux détachements en opération », avec le 31e Régiment du Génie de Castelsarrasin.

« Le jumelage ‘CaMo’ a pour but de recueillir les expériences et façons de faire d’une unité similaire afin d’alimenter le processus d’amélioration. Il s’agit principalement de relations basées sur des exercices et des moments d’interopérabilité ou d’échange de sous-unités et par ce lien d’approfondir les connaissances réciproques », a expliqué la Défense belge au blog spécialisé « À l’avant-garde ».

Photo : CNIM SI

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119 contributions

  1. Fabien Tremm dit :

    Cette chose n’a pas de sens ! Incompréhensible !
    Les châssis chenillés modernes sont bien plus logiques pour un tel type de véhicule. Bonne chance pour faire l’équivalent d’un char Kodiak.

    • dolgan dit :

      Ce n est pas le projet.

      Peut être que si cela n a pas de sens, c est parce que ce n est pas ce que vous imaginez.

    • Pas si vite SVP dit :

      La réflexion belgo française sur les caractéristiques du futur éventuel EGC commun ne fait que commencer ! Si les Belges avaient été intéressés sur le projet français, ils se seraient engagés à l’acheter. Ils se sont simplement engagés à acheter l’EGC dont les caractéristiques doivent encore être définies. L’article sur armyrecognition.com est intéressant.

  2. EchoDelta dit :

    Cela semble très bien se passer avec les Belge démentant quand même pas mal le fait que les français ne savent pas coopérer.

    • tschok dit :

      Non: vous ne savez pas. Nous, on sait, nuance. Généralisez pas, non plus: tous les Français ne sont pas recroquevillés sur des valeurs identitaires psychorigides.

      Vous êtes drôle, vous.

      Il y en a qui s’échappent de l’enclos, de temps en temps. Et vous savez quoi? Ils font un truc dégueulasse: ils s’ouvrent au monde! Si! Moi-même, pendant des années, j’ai cru que c’était une légende. Mais en fait non, il y en a plein. J’en ai même rencontré. Au début, je portais un masque et des gants, je me faisais décontaminer en rentrant, et puis je m’y suis fait.

      Maintenant, j’y vais sans dress code particulier.

      Bon enfin bref, il y a des Français qui savent coopérer avec ce monde bizarre peuplé de bêtes curieuses qu’on appelle « l’étranger ». J’ai bien compris, en lisant vos commentaires, que, passé le bout de votre jardin, vous aviez du mal. Moi, pareil, j’étais comme vous jadis. Mais faut y aller, quoi. Faut franchir le premier pas.

      Au fait, vous êtes allé au bout de votre jardin, ou pas? Vous avez arrêté la débroussailleuse avant la rangée de thuyas ou vous êtes allé jusqu’à la limite de propriété?

      Allez, Echodelta, on va monter l’opération tango-zoulou: ce soir, vous allez au bout de votre jardin. Demain, on dépasse la limite de propriété. Courage. Et pas en bagnole, hein? A pied. Nu et en communion avec la nature. Nan, je blague. Normal, comme quand vous allez à la messe, ça ira très bien.

      • comtedeflandre dit :

        commentaire stupide d’un belge complexé. et c’est un belge qui lui dit!

    • Super collaboration dit :

      Ça se passe remarquablement bien. Du moins pour les Belges… Ils achètent des F35 mais nous leur déroulons le tapis rouge pour le programme MGS (au grand dam de Dassault). Ils achètent des hélicoptères mais ils les font construire en Allemagne. Ils achètent des Griffons mais ils les font assembler en Belgique et ensuite ils rachètent Arquus. John Cockerill évidemment décide que les véhicules d’Arquus pour l’export seront équipés de tourelles Belges et d’armes de la FN. KNDS confie principalement aux Belges la production des obus de 155mm en inaugurant une nouvelle usine. Thales Belgium a l’exclusivité de la production des roquettes de 70mm. Nous avons un urgent besoin de munitions de petits calibres et donc nous avons passé un contrat avec la FN à qui nous achetons de plus en plus d’armes individuelles. Thales vient d’inaugurer une nouvelle usine en région liégeoise. KNDS France s’associe à deux sociétés Belges pour le projet EGN et CNIM SI et Texelis ne sont plus que des soumissionnaires potentiels. John Cockerill et FN collaborent avec Rheinmetall.
      Oui, ça se passe bien. Les Belges ne se plaignent pas.

      • et v'lan passe moi l'éponge dit :

        Ah nous avons déroulé les tapis rouge pour le programme MGS, allons bon c’est bien le truc de la NASA (Mars Global Surveyor)?
        A moins que ce ne soit MCGS la il y a bien des chars mais pas Dassault pour le coup.
        En intro cela relativise fortement la pertinence de la diatribe qui la suit.

      • Steven dit :

        Vous allez essayer de nous faire croire que la France est le dindon de la farce dans des divers partenariats (dont SCORPION / CaMo) avec la Belgique ?

      • Blockhaus dit :

        C’est en lisant des réactions comme celle-ci que l’on comprend pourquoi presque plus personne ne veut collaborer avec la France. La France n’aime pas l’Allemagne, la France n’aime pas la Belgique…
        Votre France regarde son nombril. Votre France se voit encore comme un empire alors qu’elle n’est plus qu’une chiure de mouche sur la carte du monde. Votre France jalouse, envie, est arrogante, est rancunière et médiocre.
        Ce n’est pas la France que je connais et que j’aime.

        • Sillons dit :

          Il faut savoir faire la part des choses dans les commentaires.

          Il y a certes de vrais franchouillards chauvins et « tricolores jusqu’au slip », mais il y a aussi quelques agents provocateurs dont l’objectif est d’essayer de désolidariser la France de ses alliés et partenaires en excitant les lecteurs contre l’étranger, quel qu’il soit et quoi qu’il fasse.
          Cette deuxième catégorie, sous des pseudonymes variés et multiples, intervient systématiquement dès qu’un article parle d’un pays tiers, pour y critiquer autant que possible cette nation et ses habitants (en cultivant souvent un revanchisme d’un autre âge) : Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Belgique, Espagne, Pologne, Roumanie… tous y passent, sans oublier bien sûr leur cible préférée, les États-Unis.

          Et il y a aussi des commentateurs qui se montrent ouverts au monde et aux collaborations avec les autres nations, mais ils ne sont pas les plus nombreux à prendre la plume. Ce qui ne signifie pas qu’ils soient les lecteurs les moins nombreux de ce site, mais comme les personnes pondérées ont naturellement moins tendance à vouloir intervenir dans la foire d’empoigne qu’est trop souvent la rubrique des commentaires, vous les entendez moins.
          La France que vous connaissez et que vous aimez n’a pas disparu.

        • Super collaboration dit :

          Vous avez tout à fait raison et je partage votre avis à 100%. Ne m’en veuillez pas mais, parfois, j’aime me mettre dans la peau du bête Français, celui dont on se moque à l’étranger; celui qui râle parce que les Français ont mal voté alors qu’il leur suffisait de voter comme lui… Rassurez vous, il y a des Français intelligents.

          • Pascal, (l'autre) dit :

            « j’aime me mettre dans la peau du bête Français, celui dont on se moque à l’étranger; » Vu le niveau cela ne doit absolument aucun problème vu que vous avez largement dépassé le niveau de la bétise!
            « Rassurez vous, il y a des Français intelligents. » Alors c’est certain vous ne l’êtes pas!

      • Blockhaus dit :

        Les belges ne sont pas gentils. Les allemands non plus. Et les suisses ? Et bien, eux non plus. Enfin, c’est ce que je lis régulièrement dans les commentaires…

        • Marco dit :

          Vous avez affaire, ici, dans les commentaires de ce blog, à une surreprésentation des nationalistes.
          Je vous rassure, ce n’est pas à l’image de l’ensemble de la population française. Enfin, par encore…

        • Super collaboration dit :

          Auparavant, les Français se disputaient avec les méchants Russes, les méchants Allemands, surtout la méchante Ursula, les méchants Américains (et leur fichu ITAR), mais c’est fini tout ça. On les a renvoyés dans leur coin et maintenant ils se disputent… entre eux.

        • Pascal, (l'autre) dit :

          Les Belges, les Allemands, les Suisses! Mais les…………………..cons!
          « Enfin, c’est ce que je lis régulièrement dans les commentaires… » Si vous n’avez retenu que cela………………enfin c’est déjà ça, on ne peut guère vous en demander plus!

      • SimLabeng dit :

        Peut-etre que les entreprises francaises ne sont pas rentables? Vous savez, les 35 heures, ce n`ai pas tres, tres concurentielles sur la carte du monde des affaires…

        Et je crois que vous ne conprenez pas trop le systeme des divisions.

        • Rions un peu... dit :

          On ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable. Comparer un Français et un Européen du nord n’a aucun sens. Après 35 heures de travail, le Français est épuisé. Je ne vous parle pas de son état à 62 ans. C’est comme ça.

        • Être et avoir dit :

          Concentré sur votre comparaison des temps de travail entre les pays, vous omettez de comparer les productivités respectives et vous confondez les verbes être et avoir, entre autres petites choses.

          Dans « les 35 heures, ce n`‟ai” pas tres, tres concurentielles », il s’agit du verbe « avoir », employé de façon inadéquate.
          Dans « les 35 heures, ce n’est pas très, très concurrentiel », il s’agit du verbe « être », utilisé conformément à l’usage.

  3. Flo dit :

    Bon courage avec nos vehicules à roulettes pour creuser des tranchées après 30j de pluie non stop, bon courage pour progresser en milieu urbain dégradé, va falloir prévoir la tonne de pneus de remplacement…cette obsession pour la roue est malsaine. Vraiment n’importe quoi.

    • misare dit :

      Cette obsession pour les chenilles est vraiment malsaine.

      • SimLabeng dit :

        Et si on essaie les semi-chenille?

        • Rions un peu... dit :

          Les Half Track, c’est dépassé. Personnellement, je préférerais le concept initial basé sur des skis et des flotteurs. Malheureusement, le lobbying de Michelin a tué ce concept français. Cela dit, la presse financière internationale parle tous les jours du torrent des milliards qui partent des banques françaises vers les banques étrangères et je crains que les Français n’essayent d’imposer aux Belges un concept d’EGC basé sur des jambes, des pelles et des pioches… Éventuellement même une option râteau pour respecter l’exception française.

        • Provençal le Gaulois dit :

          – Nous, on a essayé « les semi-croustillants », ça n’a pas été une réussite fulminante.
          – Ful… gurante ?
          – Fulgurante, c’est quand ça marche du tonnerre ?
          – Mmm… oui, c’est l’idée générale.
          – Voilà, enfin ça a plutôt foiré, quoi.

    • VinceToto dit :

      Il y a de très bons engins génie sur roue.
      Mais apparemment pas ce concept très créatif, ni pour le « contact », ni pour l’arrière, ni zones urbaines (à part gros périphs, beaucoup de place).
      Peut être bon pour détruire des barricades GJ sur des ronds-points ou des cabanes Zadistes?
      Je me demande quels processus décisionnels, quelles idéologies ont pu valider un tel concept?

      • dolgan dit :

        Vos dons de voyances vous permettent donc de juger des caractéristique et performance d un engin qui n existe pas . vous vous surpassez.

    • héoui dit :

      Il n’y a pas 30 jours de pluie au Sahel ni au moyen-orient, et c’est là qu’il est (était ! mais le programme continue…) prévu d’envoyer les véhicules militaires Français. Armée coloniale je vous dis.

    • tschok dit :

      D’un autre côté, creuser des tranchées après 30 jours de flotte, c’est creuser une piscine. Et peu importe que l’engin qui creuse ait des roues ou des chenilles, ça reste une piscine.

      Maintenant, si vos fantassins deviennent des nageurs de combats, là, je dis pas.

      Sinon, sur le fond (de la piscine) vous avez un choix à faire entre mobilité opérative et mobilité tactique et c’est valable non seulement pour les engins de combat, mais aussi pour le génie: à quoi ça sert d’avoir des super engins du génie à chenilles s’ils ne sont pas projetables?

      Ce choix n’est pas malsain, il existe, c’est tout.

      Quand vous faites des engins de combat à roues, ce qui est cohérent, c’est de faire des engins du génie à roues aussi. Et notre choix, en France, c’est la roue. Donc, on fait un truc cohérent. Je vous dis pas que c’est le bon choix, je vous dis juste que c’est cohérent.

      • Flo dit :

        Pardonnez moi mais l’argument de la cohérence est tiré par les cheveux MAIS je comprends ce que vous dites.
        Maintenant il reste des questions :
        – On sacrifie le segment lourd complètement, nos quelques Leclercs vont se sentir vite bien seuls
        – L’objectif fixé par la LPM c’est bien la haute intensité en combat interallié, donc pas un théatre africain mais bien possiblement européen, d’où un vrai questionnement sur la roue vs chenille.

        Bizarrement tous nos voisins prennent la direction opposée mais la France aurait elle, seule, LA solution avec ses véhicules à roue, je suis dubitatif.

        • tschok dit :

          Nous on le fait par tradition, pour des raisons budgétaires, et parce qu’on ne sait pas faire autre chose.

          Et puis on avance une raison qui n’est pas idiote: la mobilité opérative. Tout engin à chenilles est en réalité un engin mis sur des roues, ou des rails, dès qu’il faut lui faire franchir des distances à l’échelle opérative. En effet, concrètement, on met le gros machin à chenilles sur une remorque avec des roues, elle-même tirée par un camion avec des roues.

          Donc, tout engin à chenilles suppose un autre engin doté de roues pour le transporter loin. Comme on prévoit de se battre assez loin de nos frontières, que ce soit en Europe ou ailleurs, on met tout sur des roues dès le départ et puis voilà.

          Mais je le répète, je ne dis pas que le choix est bon. C’est le nôtre et il a sa cohérence, de notre point de vue et compte tenu de nos traditions et de nos capacités industrielles, financières, militaires, etc.

      • Zodiac dit :

        « sur le fond (de la piscine) ». Oh oui ! Youpi ! Merci tschok !
        Allez, tous en chœur : « J’ai touché l’fond d’la piscine, dans l’petit pull marine, tout déchiré aux coudes… » : https://www.youtube.com/watch?v=XDVZoMlxzJA

  4. Pico dit :

    Encore des roues, continuons d’espérer que le sol reste sec.

  5. Pas si vite SVP dit :

    Le titre de l’article m’interpelle d’autant plus que c’est également celui de l’article d’Armyrecognition.com. Que disent les documents officiels ? Le 19 juin dernier, les « militaires » Français et Belges ont signé un OEM par lequel ils s’engageaient à réfléchir ensemble sur les caractéristiques d’un futur EGC. Bref, personne ne rejoint l’autre. Si les militaires s’accordent sur un projet commun, un programme de développement commun sera lancé sous l’égide (c’est quasi certain) de l’OCCAR. L’Auroch sera un des candidats pour la plate-forme, mais pas le seul. On voit mal le Belge John Cockerill ne pas lui aussi proposer une plate-forme.

    • Laurent Lagneau dit :

      @ Pas si vite SVP,

      « Nouvelle extension du programme CaMo et excellente nouvelle pour les troupes de Génie !
      Le 19 juin dernier, lors de l’EUROSATORY, LCC et le (FRA) CEMAT ont signé l’OEM (Objectif d’Etat-Major) relatif à l’acquisition conjointe de l’EGC (l’Engin du Génie de Combat) dans le cadre de l’extension du programme CaMo. »

      Le communiqué diffusé sur FB est reproduit à la fin de l’article. Suffit de lire.

      • Pas si vite SVP dit :

        Je n’ai jamais écrit le contraire. Il est même question d’une trentaine du futur éventuel EGC commun. Et s’il n’y a pas d’accord sur un projet commun, il n’y aura pas d’achat ! Mais je n’ai pas voulu aborder cette autre question. D’abord la conception, ensuite le projet industriel et l’acquisition pour terminer… Lire et ne pas imaginer avoir lu…. ce qu’on espérait lire.

      • Typographe dit :

        Comment faites-vous pour obtenir des caractères gras ? Privilège d’administrateur ?

        • Laurent Lagneau dit :

          @ Typographe,

          Essayez de mettre le texte que vous voulez écrire entre les balises et

          • Pierrot dit :

            Ça marche moins bie. quand on met effectivement les deux balises pour dire de mettre les deux balises…
            Je vais faire quelques essais : un b entre un < et le même signe dans l'autre sens bomme balise ouvrante, et un /b entre les deux mêmes signes pour refermer
            *entre deux astérisques*

          • PK dit :

            Les commentaires sont interprétés en HTML, donc il faut entrer les balises délimitant les codes HTML. Pour le gras, c’est b (pour bold) et il faut mettre un signe inférieur avant et supérieur après, et arrêter le gras en mettant \b, toujours encadré par les chevrons :

            < b > le mot en gras </b>

            (pour faire apparaître les codes, je les ai codé en HTML directement, sinon cela fait comme le message de LL et on ne voit que le résultat)

          • Typographe dit :

            Merci M. Lagneau, Pierrot et PK.

            J’essaie :
            gras
            italique
            souligné
            surligné
            exposant
            indice

            Désolé de faire subir à tous ces apartés typographiques très éloignées du sujet de l’article.

            Question subsidiaire, tant que je suis à embêter tout le monde :
            Pourquoi M. Lagneau n’utilise-t-il jamais de parenthèses dans le texte de ses articles (et, selon moi, abuse des crochets) alors que manifestement rien ne l’empêche de les employer dans les commentaires ?

          • Dodo dit :

            Qu’est ce que vous nagez bien chef …

          • Typographe dit :

            Cela n’a pas fonctionné.
            Les balises que j’avais tapées ont bien disparu, mais aucune des mises en forme attendues n’est apparue.
            M. Lagneau m’a écrit « Essayez de mettre le texte que vous voulez écrire entre les balises et ». J’essaie ainsi :
            Gras, gras, gras

          • PK dit :

            @ typographe :

            essayez <b> le mot en gras </b> pour mettre le mot en gras

            et i à la place de b pour le mettre en italique, u (pour underline) pour le mettre en souligné.

  6. Matou dit :

    Nous avons beaucoup de systèmes à roue. Je suppose que la mobilité, la maintenance, le coût et la vitesse s’en trouvent allégés ou renforcés, peut-être aussi la transportabilité. Mais quid sur le terrain ? Je m’interroge sur cette solution vs la chenille. Quels sont les critères en faveur de l’un et de l’autre de façon plus exhaustive ?

    • dolgan dit :

      Mobilité tactique VS mobilité stratégique.

      Le retex Ukrainien avec ses terrains pourris étant la pour fortement relativiser l avantage de la chenille en mobilité tactique.

    • Lex dit :

      Influence Michelin ?

      De toutes façon, soyons réalistes, ces véhicules ne serviront jamais que dans des situations de catastrophes naturelles.
      Au vu de l’effectif de nos armées et nos stocks de munitions, on ne va pas creuser des tranchées dans la Marne ou dans la Somme…
      Alors il vaudra mieux qu’ils soient facilement transportables si on veut les rendre utiles un jour.

    • tow dit :

      Il y a les gens derrière un écran vouent un culte à la chenille, c’est par tradition. Ils répètent à l’envie les mêmes arguments qu’il y a 70 ans comme si rien n’avait changé, qu’un véhicule à roues, dès qu’il est en dehors d’un chemin, il va s’embourber, donc qu’un véhicule à roues n’est pas fait pour la guerre.
      Ces gens trouveront prendront toujours le cas des situations extrêmes pour en faire une généralité (non mais imaginez qu’il pleut pendant 30 jours…, non mais imaginez nos Rafale dans un cyclone, non mais imaginez qu’un sous-marin heurte une baleine….)
      Dans la réalité de l’usage, le véhicule à roues n’est pas une découverte, l’EGRAP ou l’EGRAM ne sont pas sur chenilles et pourtant ils sont bien plus utilisés et disponibles que l’EBG.
      La question qu’il faut se poser c’est faut-il avoir un véhicule utile et plus adapté dans 95% du besoin ou faut-il un véhicule plus handicapant durant ces 95% du temps mais qui va trouver un intérêt dans les 5% restant?
      Quand j’évoque l’utilité et l’handicap je parle de la maintenance, de la logistique (aerotransportable) et autres qui vont faire la différence entre un engin qui au final restera en France et un autre qui sera de la partie. Au final on en vient à être devant un fait, celui d’un parc complexe à soutenir mais inexploité et celui d’un parc polyvalent exploité. C’est la raison du pourquoi on peut toujours me dire dans quelles opérations sont utilisés nos actuels EBG. Ou est l’utilité de nos AUf1 par rapport au Caesar? Pourquoi notre Leclerc semble être qu’un figurant qui au final n’est pas utilisé.
      Nous avons une armée limitée avec laquelle on ne peut pas se permettre d’avoir des parcs inexploitables simplement pour satisfaire des amoureux de la chenille. Nous avons une armée de projection et nous nous devons d’avoir des véhicules projetables, nous ne sommes pas dans un scénario de défense de nos frontières face à un voisin conquérant, comprenons notre situation et cessons de fantasmer des guerres ou des situations qui ne sont pas les nôtres.
      Si un jour il faut absolument du bulldozer chenillé il y en a un paquet dans le civil, par achat, par réquisition.

      Faut comprendre nos besoins, ceux de la France, ceux de l’usage quotidien, ceux que notre système pourra le mieux exploiter. Vouloir juste des chenilles pour avoir des chenilles et que derrière on finit par avoir une faible disponibilité, que l’engin ne pourra pas entrer dans un A400M , qu’il sera globalement absent de l’essentiel de nos engagements et même de nos manœuvres en France, ce n’est pas une bonne idée.
      Faut pas satisfaire l’idéal d’internautes qui vont chercher la situation d’un terrain le plus complexe afin de valoriser la chenille si derrière on se tape un truc qui restera sous les hangars l’essentiel de leur vie.

    • Pardinus96 dit :

      Copie d’un article de J.D Merchet sur le sujet https://aumilitaire.com/communaute/topic/734-la-roue-et-la-chenille/

    • PK dit :

      « Mais quid sur le terrain ? »

      On s’en fiche, car ça coûte plus cher la chenille. On n’entretient pas une armée pour faire la guerre, mais pour faire chouette.

      Et la roue, c’est vachement chouette : ça roule, ça coûte (parfois) moins cher (que la chenille, sauf quand il faut charger un VBCI sur un camion pour économiser les roues hors de prix) et en plus, ça permet de faire plus facilement le kéké en Afrique (où là, il faut bien l’avouer, c’est quand même souvent mieux d’avoir des roues… sauf sur les coupures cassantes, mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus).

      Maintenant, si l’objectif de l’armée est de faire la guerre, il va falloir modifier pas mal de trucs…

    • Roland Desparte dit :

      Bonjour Glos Matou
      Pub Michelin :
      « Boue, sable, sols abrasifs ou agressif… Michelin vous propose un pneu adapté à tout type de terrain, et qui peut également être utilisé de manière polyvalente dans différentes conditions routières. La gamme MICHELIN X® FORCE™ est robuste et efficace, tant dans le cadre d’interventions tactiques qu’opérationnelles, et constitue l’alliée privilégiée des engins militaires et civils dans leurs applications hors-route. »
      Et effectivement, j’habite à proximité d’une carrière en activité et les engins sont équipés de pneus, même quand il pleut, même dans la boue, les ornières, le sable,…
      Alors ? Je ne sais plus si la chenille est vraiment la plus efficace, surtout rapport à la mobilité, la maintenance, le coût et la vitesse, comme vous dites.

      • KERGUELEN dit :

        Je pense que les questions sont mal posées, souvent par ignorance. Le débat Roues Vs Chenilles est clos depuis longtemps. Si la question est bien posée, la réponse est évidente en opérations : chacun des deux systèmes privilégie un type de mission. Mais l’universalité est impossible.
        Je constate à la lecture des commentaires un certain nombre d’erreurs pour les véhicules à roues :
        1- Le pneu est un épiphénomène dans le système : Les points-clé sont la jante, l’insert de runflating, le système de gonflage CTIS. Ce sont des produits matures depuis 20 ans.
        2- A la création du VBCI, la doctrine était de 8 tonnes par essieu. Aujourd’hui on monte à 12 tonnes.
        3- Un char endommagé au niveau d’une chenille est immobilisé. Un blindé à roues continue à rouler s’il a au moins la moitié de ses roues encore intactes (sauf si la drive line est HS, bien sûr.
        Le meilleur fabricant de roues pour blindés est Hutchinson (mais ses composants viennent aussi des USA et de Taiwan), mais il existe de bons concurrents en Inde, en Allemagne, voire en UK…

    • francois dit :

      les engins d’exploitation forestière sont en grande majorité sur roues.. quand ca ne suffit pas, on couple les roues avec des tracks et ca passe ‘presque’ partout ! peut etre prevu sur cet engin aussi..?

      • KOUDLANSKI Romain dit :

        Il y à aussi la possibilité du télegonflage , qui pourrait être testé , c’est de plus en plus utilisé par les agriculteurs .

    • tschok dit :

      Il y a des critères extrêmement complexes et subtils.

      Mais il y a une loi: tout engin à chenilles circule sur un engin à roues dès qu’il faut aller vite et loin. Sinon, il faut des rails.

      Donc, vos roues, vous vous démerdez pour les mettre où vous voulez: soit directement sous votre engin, soit sous le véhicule qui servira à transporter votre engin à chenilles.

      Les gens pensent qu’il y a le choix entre roues et chenilles. Nan les gars. Il y a toujours des roues quelque part, ou des rails.

      Donc, la question c’est: vous les voulez où vos roues? Directement sous votre engin, ou sous un véhicule qui servira à porter celui qui a des chenilles? Et si vous voulez mon avis, le mieux, ce sont les rails. C’est très bien les rails. Le bateau aussi, c’est très bien. Mais dans ce cas, on réfléchit aux infrastructures. On réfléchit pas moniste (un seul truc) on inclut un véhicule dans son environnement logistique, donc infrastructures comprises. On réfléchit au pluriel.

      La logistique est un sujet qui bouleverse tous les monistes (c’est quand on cause logistique qu’on reconnaît les catholiques pratiquants, par exemple: ils sont juste programmés pour être monistes). Leur demander de penser au pluriel, ils sont pas équipés pour.

      • LaMeuse dit :

        Oui. Si vous ne les avez pas déjà lus, je vous conseille deux reportages du Monde, « Entre la Russie et l’Ukraine, la bataille du rail » E. Grynszpan – 24.5.2022 et « Comment l’Ukraine mène la bataille du rail : « Nos chars entrent les premiers, nos trains ensuite » – Florence Aubenas – 30.12.2022.

        Une fois le besoin constaté, l’état du réseau français et son rétrécissement fragilisent la solution, sans parler de la perte de compétences militaires ferroviaires: l’échantillon ayant été perdu dans ce cas précis, malgré l’héritage de Joffre. On pourra objecter que les Taxis, c’était lui aussi, mais l’infanterie n’est pas tout.

        • tschok dit :

          On a en effet légèrement oublié que la guerre est aussi une question d’infrastructures et pas seulement de matos.

          Le train a joué dans notre histoire militaire un rôle absolument considérable, comme les navires, qui ne sont pas seulement des coques, en réalité. Tout navire a un fil invisible qui le relie à la terre. Apparemment, c’est un meuble, en réalité il est immeuble, aussi.

          Au XIXe siècle, on accumulait partout dans le monde des stocks de charbon pour que les navires puissent aller quelque part et surtout en revenir. On dit que les Britanniques nous ont aidé à mettre en place ces cordons logistiques qui nous ont permis de rebâtir notre empire colonial, alors qu’ils nous avaient piqué celui qu’on s’était constitué avant, du temps de la marine à voile. Et les Allemands ont fait des stocks de charbon jusque dans le Pacifique. Tout ces réseaux ont pratiquement disparu.

  7. jyb dit :

    important retex de la guerre en ukraine. le genie est l’arme des succès russes tant défensifs qu’offensifs. La défense surovikine a absorbé l’offensive ukrainienne mieux que prévu (ce qui nous ramène à l’organisation opérationnelle de l’otan et à ses schémas invalidés par ces évènements )
    mais c’est dans les phases offensives que le génie a été déterminant. En septembre 2023 on a vu apparaitre des unités (brigades) de reco et chocs à dominante génie (génie d’assaut) ce sont ces troupes qui ont fait chuté adviika.
    Le génie de combat est aussi celui qui durcit « au contact » les positions enlevées ( ce qui explique en partie que si les contre attaques ukrainiennes stoppent une avancée russe, elles ne reconquièrent pas de terrain ) et qui peut miner instantanément les approches des positions.
    Les ukrainiens viennent de former leur première unité de génie d’assaut (axé brêchage faute de materiels plus conséquents) mais c’est devenu essentiel.
    A capacité équivalente, c’est la doctrine qui désigne les missions du génie (arme de mêlée/arme d’appui…) ces nouveaux engins avec l’organisation – qui va bien – sont de bons augures.

    • dolgan dit :

      1) Les succes russes?

      2) L otan ne s est pas confronté a la ligne surovikine

      3) Avdiivka est tombée sous la combinaison des vagues de mobik suicide, de 2 ans de bombardements et des FAB.

      4) Le génie russe du contact, c est un mobik avec une pelle. les engins russes sont détruits si ils approchent du front.

      5) Il n y a pas eu de contre attaque ukrainienne visant a reprendre du terrain depuis tres longtemps. uniquement des actions liées a la défense en profondeur dans le cadre de la guerre d attrition.

      • jyb dit :

        @dolgan
        – L’offensive ukrainienne du printemps 2023 est otanienne et je dirai même américaine (mais y-a-t-il une différence ?)
        L’ordre de bataille ukrainien était un modèle dégradé de la réorganisation de l’us army selon le schéma – brigades/division choc (penetration force) – brigades lourdes- brigades légères d’appui, de protection. La composante aéroterrestre étant dévolue aux drones.
        L’échec de cette offensive est correctement documenté mais on n’a pas fini d’en tirer les conséquences. Il met en évidence ce que plusieurs campagnes ou simulation récente (invasion de taiwan par la chine) ont montré, l’otan projette des guerres courtes – le scénario de la défense de taiwan ne dure qu’un mois !
        La guerre d’usure – la guerre d’attrition – la guerre d’annihilation sont contre-intuitives
        dans la pensée militaire us/otanienne.
        – les ukrainiens n’ont pas les moyens humains et matériels de conduire une guerre d’attrition, leur possibilité actuelle est de résister dans une guerre d’usure, ce qu’ils font remarquablement bien.
        L’objectif stratégique ukrainien n’a pas changé c’est reconquérir les territoires perdus. Et tactiquement c’est de contre attaquer pour s’emparer de positions favorables, pour couper les lignes adverses, pour préserver leurs lignes,
        pour couvrir des secteurs, dont aucun ne peut être évacué par l’adversaire sans subir des pertes élevée etc.
        C’est ce que font les russes. C’est ce qu’ils font sans aucune surprise, c’est la « sortie » classique et « sûre » d’une situation de guerre de position quand la guerre de manoeuvre est impossible. c’est aussi sans surprise quand on connait la doctrine russe.

        • dolgan dit :

          Sérieusement. Les Ukrainiens sont en conversion vers une armée moderne. Mais ils n ont et n avaient pas les capacités de l otan ni en terme aérien, ni en terme terrestre a tous les niveaux. Ce que vous dites est juste de la propagande délirante.

          Ce sont les russes qui sont entrés dans cette guerre avec l incapacité de conceptualiser qu elle pourrait etre longue. Ils étaient meme incapables de conceptualiser que ce serait une guerre.

          Les Ukrainiens infligent une guerre d attrition aux russes. C est factuel.

          Les moyens humains ne manquent pas, ils sont modérement sollicités. Et les moyens matériel sont virtuellement infini grace au soutien étranger. Coté russe c est plus compliqué sur les deux tableaux.

        • aleksandar dit :

          Le péché originel de la conception de la manœuvre Otan c’est la suprématie ( et non la supériorité ) aérienne.
          Sa conséquence c’est que la maîtrise du ciel fera que la guerre sera courte.
          Et rien n’a changé depuis février 2022.
          La bureaucratie n’aime pas le changement.

    • Infinitif dit :

      Qui ont fait chuter.

  8. Lol dit :

    étrange, un porteur à roue genre emplitol 8×8, une pelle télé opérée chenilles du marché et un griffon pour le personnel et le materiel. pourquoi se promener à découvert en 2024-2040? trop couteux, cible idéale, manque de mobilité et pas agnostique de la mission. débile

  9. St-Denis dit :

    Désolé… petit H.S. qui me tracasse…
    On nous annonce une croissance du PIB de 1,1% pour 2024… je suppose que c’est en € constant…
    Mais comme on prévoit aussi 2,5% d’inflation…
    Alors logiquement… nous sommes en récession de 1,4%… en € ajusté
    J’ai bon..!.?
    On nous mentirait..!.?

    • . dit :

      Aucune corrélation. Sinon la Turquie ou l’Argentine seraient revenues à l’Âge de pierre depuis longtemps.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_intérieur_brut
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Inflation

      • St-Denis dit :

        En Turquie ça va encore… mais l’Argentine c’est pas brillant… et le Liban n’en parlons même pas…

    • tschok dit :

      L’euro courant, c’est celui qui se lit sur l’étiquette du prix au supermarché. C’est simple. Cette étiquette, vous pouvez la lire en 1985, en 1995, en 2005, en 2015 ou en 2025. Il suffit juste de la lire. Et le prix varie, en général, et pour différentes raisons. Bref, retenez que l’euro courant c’est l’expression du prix.

      L’euro constant, c’est quand vous faites une comparaison entre deux époques, mettons le prix du lait en 2005 et en 2015, en fixant une base de référence, ce qui a pour effet de corriger le prix de l’inflation, parce que ce qui vous intéresse ce n’est pas l’inflation en elle-même, c’est son effet sur le pouvoir d’achat de la monnaie. Et pour mesurer cet effet, vous avez besoin d’un euro de référence, qui peut être celui que vous voulez (de 2023 par exemple). Bref, retenez que l’euro constant c’est l’expression non pas du prix, mais du pouvoir d’achat d’un euro de référence.

      Maintenant, votre PIB, celui de l’année en cours, on vous le donne comment? Ben on vous le donne en euro de votre époque, comme le prix qui figure sur une étiquette au supermarché, aujourd’hui. On vous le donne en euro courant. Si dans 10 ans, on veut comparer le PIB 2024 avec celui de 2014, on le fera en euro constant.

      Maintenant, vous ne parlez pas d’un PIB en valeur absolue, mais d’un taux de croissance, qui se mesure en comparant le PIB de l’année dernière avec celui qui est attendu cette année: on mesure une pente, tout simplement. Donc, quand on dit que la croissance attendue en 2024 sera de 1,1%, on dit que le PIB 2024 sera supérieur au PIB 2023 de 1,1% en volume.

      On compare deux volumes d’euros exprimés en milliards, parce qu’il y en a beaucoup.

      Mais vous, la question que vous voulez poser, c’est celle de la valeur: non pas comparer deux volumes, mais deux valeurs. Combien valent les deux volumes d’euros qui ont été produits en 2023 et 2024 si je les compare entre eux? C’est là que vous mélangez volume et valeur: votre taux de croissance, c’est du volume, mais votre taux d’inflation, c’est de la valeur (le taux d’inflation mesure la perte de valeur d’une monnaie, cad la variation de son pouvoir d’achat).

      Donc, vous mélangez les torchons et les carottes. Personne ne vous ment, le calcul n’est conceptuellement pas le bon, c’est tout.

      Après, il y a des questions pointues, mais je suis au bout de ma compétence, c’est tout ce qui concerne l’effet de l’inflation sur la croissance: quand il y a de l’inflation, on s’enrichit ou on s’appauvrit? Ca, c’est trop pointu pour moi.

      Torchons, carottes, je sais faire, mais au-delà, non.

  10. HMX dit :

    Deux observations sur ce programme EGP :

    La première, c’est évidemment le choix discutable de la roue face à la chenille. On peut y voir une forme de cohérence, dans la mesure où l’ensemble du parc blindé français (Leclerc excepté) est d’ores et déjà à roues. Mais compte tenu de la spécificité des missions du Génie, un engin chenillé aurait probablement été beaucoup plus adapté. Comme le souligne l’article, l’ensemble de nos partenaires occidentaux ont pour leur part fait le choix de la chenille. Il y a peut être une raison…

    La seconde observation porte sur l’étonnante absence de programme de drones terrestres pour les missions du Génie. Compte tenu de la dangerosité particulière de ces missions, en particulier en environnement urbain où il faudra nécessairement s’attendre à de l’attrition, on aurait pu s’attendre à ce que l’EGC soit dronisable, et/ou qu’il soit assisté par une « famille » de drones terrestres et aériens spécialisés. En clair, qu’il soit le cœur d’un système de système, et non un « simple » véhicule. Ce qui supposerait que l’EGC soit au minimum équipé nativement d’une liaison pour contrôler ces drones, et d’un opérateur spécialisé pour superviser le travail des drones. A ce stade, rien n’indique que ce soit le cas. Peut être est-ce envisagé dans une évolution ultérieure de l’EGC ?

    • dolgan dit :

      Comme l indique l article, la chenille n est pas abandonnée. L EBG, l EGRAP et l EGAM sont tres différents. Un seul véhicule ne pourra couvrir l ensemble des missions. Le segment lourd aura un successeur. Et probablement que le segment léger aussi (meme si on peut se reposer sur du matos purement civil).

      Il y a un programme de drones téléopérés terrestre chenillés du génie, en particulier pour le brechage de zone minée. Le SDZ.

    • Argo dit :

      Les chenilles et les roues ne sont pas destinées à mon sens au même types de missions :

      Les chenilles sont adaptées pour de l’assaut lourd ou un positionnement en zones encombrées, extrêmement boueuses et difficiles d’accès donc peu accessible aussi à l’infanterie. Et encore quand les matériels ne sont pas trop lourd pour ces environnements comme l’ont démontrer les chars Challenger II ou Abrams dans plusieurs situations.

      Les Roues sont plus adaptées à la mobilité donc à la rapidité de mise en œuvre de troupes d’infanterie qui ne sont guère efficaces dans des bains de boue.
      Et donc disposer d’engins de génie dédiés à leur assurer un renforcement lors de projection me parait plus cohérent avec un matériel de ce type.

  11. Blindouille dit :

    Passionnante interview de Marc Chassilian sur le Collimateur, expliquant, contre intuitivement, que la chenille est un système plus léger que la roue et nettement moins cher à l’usage…

    • Caterpillar dit :

      C’est, je crois, Marc Chassilian qui dit : « Ce n’est pas parce qu’ils ont des chenilles qu’ils sont lourds, c’est parce qu’ils sont lourds qu’ils ont des chenilles. »

  12. Julien dit :

    j y connais rien dans le domaine militaire.

    mais dans le domaine civil il est visible de tous:

    peu ou pas de de chenille pour tracter les charues dans des champs
    peu ou pas de chenille dans la forêt ( pourtant il y a là aussi de grosses bête qui tire et pousse ).

    dans le génie, il y a des chenilles…. mais ils restent au même endroit pendant un mois et sont transportées avec un porte chard…

    donc bon, encore une fois je ne pense pas qu’il y est de solution miracle, mais qu une question de compromis… et de moins pire

    le débat peut durer longtemps

    • bullnar dit :

      ben non pas de bulldozer a roue, pas de grosse pelle a roue, les charrues et et les debardeurs ce sont des tracteurs pas des creuseurs, leveurs, niveleurs , la roue est faisable mais probablement plus cher… la roue c’est bien mais ca ne prend pas du lourd, apres si ces tpour creuser des tranchees il y avait avant le matenin nx7 qui etait tres bon , il aurait fallu une remise a niveau pouvant creuser un metre plus profond… c est francias ca marche et c es tpas cher… pas assez cher pour nos cranes d oeufs sans doute!

    • Abbé Cherèle dit :

      « Moins pire » ne se dit pas. En effet, « pire » est un comparatif qui signifie « plus mauvais », donc « moins pire » signifierait « moins plus mauvais », ce qui serait incohérent.

      Mais qu’une question de compromis… et de moins mauvais.

      https://www.academie-francaise.fr/plus-pire-moins-pire

      Bon => Meilleur ≠ Mauvais => Pire
      Bien => Mieux ≠ Mal => Pis

    • Être et avoir dit :

      Tout à votre observation des chantiers, vous en oubliez la différence entre les verbes « être » et « avoir ».

      Dans « je ne pense pas qu’il y ‟est” de solution miracle », le verbe « être » est utilisé improprement.
      Dans « je ne pense pas qu’il y ait de solution miracle », le verbe « avoir » est employé à bon escient (et au subjonctif).

    • Charron dit :

      Les charrues, avec deux roues (ou plus) et deux r (mais pas moins).

    • 3e personne du pluriel dit :

      De grosses bêtes qui tirent et poussent.

  13. Roland Desparte dit :

    Pratique, pour dégager les barricades…
    Madame Hidalgo ne râlera pas à cause des dégâts causés par les chenilles.

  14. KOUDLANSKI Romain dit :

    C’est dingue que ça se passe bien , avec les Belges . Pour moi c’est une bonne solution un engin du gabarit du VBCI , car il sera autonome , sur route pas besoin de porte engin ,pour transférer le bébé .

  15. lecteur dit :

    C’est la cheuuu-nille ki reuuu-démarre…
    .
    En fait, l’explication est simple et sans appel : les militaires français et belges sont des con.ne.s qui ne réfléchissent pas une seconde, qui ne se servent jamais des matériels qu’iels achètent ni en exercice ni en Opex, et qui préfèrent les trucs ronds plutôt qu’oblongs (c’est inscrit dans leur génome, c’est comme ça, on n’y peut rien).
    .
    Mais on pourrait peut-être parler de la MHD pour changer de sujet et détendre l’atmosphère, non ? :o)

  16. dit :

    « pour la bonne santé d’un ami, mieux vaut qu’il saute sur une mine avec des boudins gonflés et un châssis en V, plutôt que sur une liaison au sol en fer et un fond plat » [lettre de Confucius à Sun Tzu]

    • VinceToto dit :

      « Ne pas faire de chantiers de terrassement dans un champs de mines. » Manuel pour les golios.

      • FNSEA dit :

        Dans nos belles campagnes françaises, nous avons la chance de ne pas devoir recourir à des engins blindés pour travailler nos champs.
        Néanmoins, cela ne change rien au fait que le mot champ s’écrive sans s au singulier.
        Un champ de mines, un champ de betteraves, le champ de bataille, un champ de manœuvre, le champ d’honneur.

  17. Alfred dit :

    Un tractopelle blindé a chassis rigide sur 4 essieux. Bel engin polyvalent, lourd, encombrant et maniable a souhait, dont l’apparence rappelle celle des pelles a vapeur utilisées pour le percement du canal de Panama. Un signe du destin sans doute pour ce successeur moderne de la Benoto et de la remorque ARE

  18. Bob dit :

    Si les entreprises de TP ont maintenant plus d’engins à chenilles que la brigade génie froggys, je dis bravo aux sapeurs qui pourront regarder les biffins et les bigors rester sur place, enlisés mais ils auront une tourelle avec mitrailleuse. Parler de mobilité pour un engin à roue en Europe est une solution dubitative mais pour une armée coloniale d’Algérie et de Levant, c’est une bonne solution.

    • dolgan dit :

      il existe ou a existé un jour un pays dont l armée avait plus de chemilles que les entreprises de TP?

    • Le doute m'habite dit :

      C’est vous qui êtes dubitatif. La solution est douteuse.

  19. Alfred dit :

    Ce genre d’engin appelle pas mal de remarques. Un chassis rigide sur 8 roues permettra certes de pousser et de creuser en ligne droite, mais sera à la peine dès qu’il faudra manoeuvrer. Il n’est pas certain que ses capacités a franchir des obstacles a bord franc ou des fossés, songabarit et la protection qu’il offre, soient suffisants pour lui permettre d’opérer sans protection sur les arrières de la ligne de contact. Finalement, la rapidité de deplacement pourrait se payer cher au moment d’entrer en action.

    • Belzebuth dit :

      @ alfred
      70% de la population mondiale vivra en milieu urbain et c’est là que se dérouleront l’action.
      https://blablachars.blogspot.com/2024/04/lauroch-ou-laveuglement-culturel.html

      • Alfred dit :

        C’est meme pire pour un engin qui ne peut tourner court ou pivoter sur place, car il sera pris a partie sous tous les angles et restera exposé plus longtemps pendant ses manoeuvres.

    • tschok dit :

       » Un chassis rigide sur 8 roues permettra certes de pousser et de creuser en ligne droite, mais sera à la peine dès qu’il faudra manoeuvrer ».

      Je dis pas que vous avez tort, mais intuitivement, j’aurais dit l’inverse: la roue est assez bonne à la manoeuvre, finalement, mais c’est quand il faut se cramponner au sol qu’elle est moins bonne que la chenille. Donc, à chaque fois qu’il faut pousser ou creuser, donc bien s’accrocher au terrain pour avoir un appui, elle peut riper sur sol mouillé, gelé ou friable.

      Mais bon, quand vous creusez avec un godet, ce qui compte, c’est la puissance d’arrachement, qui est plus verticale. Et ça, c’est le bras articulé qui vous la fournit. Quand le godet frappe le sol et s’enfonce dedans, c’est la force du bras et la masse du godet qui font le boulot. Puis le godet pivote pour happer la terre et ensuite il se relève. La composante verticale de la force est plus importante que sa composante horizontale.

      Donc en fait il faut plutôt regarder la gueule du bras articulé pour voir s’il est intelligent ou pas. En regardant la photo, je vois un machin qui me semble un peu complexe au niveau du bras. Il y a une articulation qui ne me semble pas habituelle. J’y connais rien en bras articulé, mais à vue de pif, je dirais qu’il est conçu pour bien faire son taf et utiliser intelligemment la force des vérins.

      Bon sinon, si vous voulez absolument un appui, vous tirez des filins avec votre treuil et votre véhicule aura son appui. En toute logique ces véhicules ont des treuils hyper-puissants, donc de ce côté-là rien à craindre normalement.

    • VinceToto dit :

      « La rapidité de déplacement »
      (humour)
      Pour creuser des tranchées avec risques de drones, etc., il vaut mieux ne rester qu’une demi-heure avec un véhicule, plutôt que 12 heures avec deux.
      Exemple:
      Le dessin d’illustration du chantier tranchée du futur génie militaire franco-belge
      vs.
      BTM-3 soviétique, russe, chantier tranchée 1960, 2024: https://youtu.be/ZiOTJHbmjUM

  20. JILI dit :

    Que 70 pourcent de la population mondiale vivra en zone urbaine, ne veut pas dire qu’elle occupera 70% de son territoire national, et bien sûr qu’elle sera installée sur une faible partie de celui-ci. De même qu’à de nombreux endroits dits inoccupés, cette partie de territoire subira vraisemblablement une défense militaire accrue par ses nationaux, ainsi que des intempéries qui previlegieront l’emploi d’engins chenilles. Également, il faut rappeler les horribles conséquences du siège militaire autour d’une grande ville ou zone urbaine qui amènent la famine et la redition obligatoire aux assiégés. Ainsi, je rappelle quelques faits terribles de l’histoire dont celle de Vercingetorix à Alesia, Paris en 1870 avec les Prussiens et y compris le massacre et fusillade de nombreux parisiens par les troupes françaises dits les Versaillais, certaines villes en Ukraine et en Russie durant la seconde guerre mondiale, et surtout passons sous silence l’extermination des populations des villes qui n’avaient pas voulu se soumettre aux Mongols. Par conséquent, il faut absolument des engins chenilles dans notre armée pour parer à toutes les éventualités, et bien sûr même si son nombre est peu élevé par rapport à ceux à roues.