Naval Group cherche des solutions pour réduire la signature électromagnétique des navires militaires

Les mines navales dites par « influence » sont probablement les plus dangereuses dans la mesure où elles se déclenchent contre un navire en fonction d’un élément précis : le bruit engendré par les machines et/ou les hélices, la variation de pression de l’eau causée par son passage ou bien encore sa masse magnétique.

Pour ce dernier point, la parade est connue depuis la Seconde Guerre Mondiale. Connue sous le nom « d’immunisation », elle consiste à compenser une anomalie magnétique localisée et due à l’interaction des parties ferromagnétiques d’un navire avec le champ magnétique terrestre par des circuits électriques appelés « boucles d’immunisation ».

En mai 2021, afin de réduire davantage la signature électrique des navires de surface pour se prémunir contre les mines navales par influence, la Direction générale de l’armement [DGA] a confié le projet DISCRELEC à Naval Group et au Centre national de la recherche scientifique [CNRS].

Ainsi, le Laboratoire de génie électrique de Grenoble [G2Elab] et le Laboratoire d’électrochimie et de physicochimie des matériaux et des interfaces [LEPMI] furent sollicités pour mener des travaux de recherches en électromagnétisme sous-marin [caractérisation électrochimique des matériaux, développement d’un code logiciel pour calculer le comportement de structure sous protection cathodique et étudier la signature électrique à partir de mesures en mer, etc.].

Mais pour Naval Group, il s’agit d’approfondir les recherches dans ce domaine. Pour cela, l’industriel s’est associé avec le Laboratoire de génie électrique de Grenoble [CNRS / Université Grenoble Alpes] et le laboratoire « Grenoble Images Parole Signal Automatique » [CNRS / Université Grenoble-Alpes] pour créer le laboratoire NEL [Naval Electromagnetism Laboratory], dédié à l’étude des signatures électromagnétiques des navires militaires.

« Un navire, par sa présence, crée une anomalie électromagnétique locale qui peut entraîner sa détection. Les sources de cette anomalie ou ‘signature électromagnétique’ peuvent être issues du ferromagnétisme de la coque, du champ rayonné par les équipements électriques embarqués, ou des courants de corrosion qui se développent dans l’eau au voisinage de la coque. La maîtrise de cette signature électromagnétique est donc cruciale pour garantir la discrétion des navires militaires, en particulier dans un environnement hostile », explique Naval Group.

Le laboratoire commun [LABCOM] NEL aura donc la tâche de développer de nouvelles solutions pour garantir la discrétion des navires militaires « face à l’évolution des moyens de détection ». Solutions qui pourraient évidemment être mises en œuvre par le porte-avions de nouvelle génération [PANG].

« Véritable défi scientifique, la problématique des signatures électromagnétiques et acoustiques des navires fait l’objet de recherches importantes et du développement de nombreuses technologies », a souligné Naval Group, pour qui ce « programme de recherche ambitieux est un atout majeur pour améliorer la maîtrise de la signature électromagnétique » de ses navires, assurer ainsi leur « la supériorité technologique au combat, au profit de nos marines clientes, au premier rang desquelles la Marine nationale. »

Photo : Marine nationale

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

65 contributions

  1. Le Breton dit :

    N’est-ce pas plutôt aux équipementiers des électroniques embarquées de trouver ce genre de solutions ?

    • E-Faystos dit :

      Il faut faire la distinction entre les équipements interne et la masse du navire : d’un côté un ordinateur de dix kilos et de l’autre une masse ferreuse de 4000 à 40,000 tonnes.
      voire 65,000 pour le PANG.
      ensuite, c’est plus « simple » de placer les équipements dans des cages de Faraday occupant des compartiments complets que d’isoler chaque appareil.
      déjà parce que les câbles sont de véritables antennes. ensuite parce que « durcir » le matériel coûte dix fois le prix d’un ordinateur civil, sans pour autant en offrir les performances.
      enfin, le personnel doit être formé à un usage « discret.
      par exemple, un radar allumé est une excellente manière de perdre sa discrétion…

    • sophie dit :

      Relisez le sujet.. les sources sont multiples.. On n’est pas dans le domaine de l’équipement mais plutôt de la physique /chimie

      • PK dit :

        Physique plutôt, parce que la chimie n’a quand même pas grand-chose à voir avec le magnétisme…

        • Marco dit :

          Je vois que vous essayer d’intervenir sur des sujets techniques et scientifiques. Bien, ça change des dégueulis politico-idéologiques.

          Sophie a raison, il suffit de lire l’article : « Les sources de cette anomalie ou ‘signature électromagnétique’ peuvent être issues [] des courants de corrosion qui se développent dans l’eau au voisinage de la coque ».
          Un des facteurs de rayonnement vient des courants électriques issus d’une réaction chimique. Si on réduit la réaction, on réduit le rayonnement.

          • En vérité, il nous le dit. dit :

            Rendons à PK ce qui est à PK : il fait fréquemment des interventions sur les sujets techniques et scientifiques, domaines dans lesquels il semble posséder des compétences qu’il faut lui reconnaître.

            Et en effet, cela nous change très agréablement de ses déclarations mystico-politiques.

          • Marco dit :

            *essayez

        • Math dit :

          Oui, mais en 4ieme, c’est le même prof…

    • v_atekor dit :

      Pas forcément, par exemple si Naval group opte pour un autre matériau que l’acier pour construire les coques et réduire la signature magnétique.

      • HMX dit :

        Opter pour un matériau autre que l’acier est en effet la mesure la plus évidente pour réduire la signature EM. L’aluminium est une option bien connue (avec ses avantages et ses inconvénients), mais on doit désormais pouvoir envisager de construire de grands navires de surface avec des matériaux composites, potentiellement en impression 3D. C’est clairement dans cette direction qu’il faut aller.

        Autre piste bien connue pour réduire la signature EM : des superstructures conçues pour un maximum de furtivité. La FDI a emprunté cette voie, mais on peut encore aller beaucoup plus loin pour littéralement faire en sorte que « rien ne dépasse ». A terme, même si cela heurtera sans doute les marins, il est probable qu’il n’y aura plus de bloc passerelle en superstructure pour réduire la taille et le volume des aériens. Seul demeurera un mât profilé, qui embarquera les capteurs et systèmes de communications. Tout ce qui pourra descendre dans la coque devra être descendu.

        Parmi les autres pistes, plus radicales, on peut aussi imaginer des navires submersibles, ou semi-submersibles, conçus pour pouvoir naviguer juste sous la surface, avec seulement un mât/périscope émergé. Le navire, finalement assez proche d’un sous marin dans sa conception , remonterait à la surface uniquement pour mettre en œuvre ses drones/hélicoptères embarqués, ou pour mettre en œuvre ses armements. Naval Group avait identifié un tel concept dès 2010 avec le SMX-25 :
        https://modern-submarines.com/?page_id=8367

        Enfin, on peut aussi envisager une approche plus originale de la discrétion EM : plutôt que de chercher à tout prix à se rendre invisible, pourquoi ne pas essayer plutôt la technique du caméléon, avec un navire capable de simuler la signature d’autres navires, civils ou militaires ? Le sujet dépasse bien sûr le seul cas de la signature EM : pour que l’illusion fonctionne, il faudrait étendre cette signature dans le domaine IR, optique et sonore. Mais on peut ainsi envisager qu’une frégate se transforme aux yeux de l’adversaire ou d’un missile assaillant en inoffensif vraquier ou en bateau de pêche (par exemple) : leurres gonflables simulant des grues ou autres éléments de superstructures, trafic radio et données AIS simulés, hydrophones simulant le bruit du navire cible…

        • v_atekor dit :

          Post très intéressant, merci.
          .
          Pour la dernière option, ça ressemble à s’y méprendre à une version XXL de spectra, qui consiste à jouer sur le spectre radar renvoyé et émulé par plusieurs antennes et sur le Doppler pour en modifier la position du point de vue du radar. Pour le faire au niveau d’un navire complet, ça paraît assez difficile à cause justement de la présence d’acier qui obligerait à faire de l’annulation active sur une surface très importante. Du coup, c’est une bonne mesure, mais qui ne viendrait pas seule.

        • Aymard de Ledonner dit :

          L’aluminium est utilisé mais pas pour des navire de premier rang. On a parfois aussi la combinaison coque acier / superstructures en aluminium.
          Les composites ont remplacé l’aluminium dans l’aéronautique mais remplacer l’acier pour les coques de navires de premier rang, avec les mêmes caractéristiques de résistance en cas d’impact, est une autre paire de manche.
          Par ailleurs les composites sont des matériaux hétérogènes difficilement imprimables en 3D.

          • Jeu, set et match dit :

            Une autre paire de mancheS.
            Puisqu’il y a une paire, alors il a deux manches.

          • HMX dit :

            @Aymar de ledonner
            l’impression 3D de matériaux composites est une technologie déjà bien maîtrisée. Les composites les plus couramment utilisés en impression 3D sont à base de fibre de carbone, fibre de verre, ou fibre d’aramide Kevlar. Schématiquement, pour ce type d’impression 3D à fibre continue, il faut utiliser 2 buses : une qui extrude le thermoplastique, et l’autre la fibre.

            Les usages les plus courants de cette technologie se retrouvent par exemple dans l’automobile, l’aéronautique, ou dans certains équipements sportifs (vélo, tennis, aviron…). L’enjeu évoqué ici, c’est de faire passer cette technologie à une échelle industrielle XXL, pour permettre « d’imprimer » une coque de navire de grande taille en matériaux composites, qui sera à la fois plus légère et plus performante que son équivalent en acier, mais aussi plus rapide à produire.

        • tschok dit :

          HMX,

          Vous ne confondez pas furtivité radar/radio et réduction de la signature EM résultant d’une anomalie électromagnétique, cad d’une interaction d’une masse métallique avec le champ magnétique terrestre?

          Parce que là, le phénomène est très électrique, en fait. Il y a de la bobine, du courant électrique à fort ampérage, des trucs comme ça, quoi.

          J’avais lu quelque part que le CDG était équipé d’un système destiné à réduire sa signature magnétique et qui consistait en un câble (en cuivre, je crois) qui ceinturait la coque afin de « l’immuniser » , cad compenser l’anomalie magnétique locale avec le champ magnétique terrestre, comme c’est expliqué dans l’article de notre hôte. J’ignore si ce système a été effectivement mis en service, mais ce n’est pas exactement la même chose que les technologie de furtivité radar ou radio (formes furtives, matériaux, etc).

          De même, il existe des portiques de démagnétisation des sous-marins: https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9magn%C3%A9tisation

          Voir la photo de l’USS Jimmy Carter

          Et la marine nationale était équipé d’un navire démagnétiseur. De même, vous pouvez acheter dans le commerce des démagnétiseurs pour démagnétiser des outils, des éléments que vous allez intégrer dans des appareils de mesure, etc.

          La furtivité radar/radio, c’est autre chose. C’est lié aux émissions de particules qui constituent la vaste famille des rayonnements EM, tandis que là, vous avez affaire au bon vieil électron qui circule dans un matériau conducteur, typiquement l’acier des coques immergées dans un milieu marin, donc bourré d’ions, ce qui provoque une anomalie locale par interaction avec le champ magnétique terrestre.

          Vous avez donc affaire à un champ magnétique, qui n’a pas de fréquence, mais une puissance (si mes souvenirs de physique sont bons). Et puis après, il y a le champ électromagnétique qui, lui, a une fréquence, puisqu’en fait il y a trois types de champs: électrique, magnétique et électromagnétique.

          Me demandez pas comment ça marche, je suis au bout de ma compétence, là, mais je suppose qu’on démarre sur un phénomène qui est très électrique, parce qu’il y a du métal conducteur qui baigne dans liquide bourré d’ions, avec des frottements, des brassages, du sel, de la surface de contact, bref tout ce qu’il faut pour se retrouver avec des électrons qui vadrouillent, puis on passe dans le domaine magnétique pour déboucher enfin sur l’électromagnétisme, donc du rayonnement de particules chargées, et c’est là que le sujet doit devenir scientifiquement plus difficile, puisque les gars qui pilotent les recherches parlent de « véritable défi scientifique ».

          Mais ce n’est pas la furtivité matériaux/formes, du moins d’après ce que je comprends. C’est autre chose. Par exemple, on sait que la rouille est un phénomène électro-chimique. Mais qui savait que ça déforme le champ magnétique? Or, c’est intéressant, car il est très facile d’oxyder quelque chose, surtout dans un milieu marin. Donc, il est très facile de déformer le champ magnétique en produisant de la rouille, ou inversement en évitant qu’elle se produise.

          Alors, je ne sais pas si c’est une piste sérieuse, mais on peut supposer que les chercheurs vont réfléchir à des choses de ce genre, qui pourraient être a priori farfelues: par exemple, vous êtes une FDI toute belle toute neuve, mais vous voulez vous faire passer pour un vieux cargo tout rouillé. Ben vous produisez de la rouille et vous avez la signature d’un navire poubelle.

          Bon, je raconte n’importe quoi, mais c’est peut-être ce genre de chose qui est imaginé, et c’est là que je vous rejoins.

      • Lothringer dit :

        L’inox amagnétique est hors de prix. Pour faire de bonne soudures durables, il faut des soudeurs spécialisés. Et pour faite tenir durablement une peinture dessus….dur dur.

  2. radionucleide dit :

    il faut passer de la vapeur à la voile

    • Ad31 dit :

      C’est hélas ce que beaucoup disent, mais qui est un sujet bien tabou, tant les 15/80 ans, pensent que la modernité est acquise.

      Je retiens une phrase d’un prince, roi ou émir arabe, je ne sais plus, souvent plus sage que nous en Occident, disant : « J’ai connu le cheval puis le pétrole, mon petit fils connaîtra sûrement de nouveau le cheval ».

      À méditer.

  3. ONERESQUE dit :

    Il est extrêmement difficile de diminuer la SER d’un navire.

    1> Même si on facettise les superstructures comme le fût le F-117 Nighthawk pour ne renvoyer les échos que dans des directions autres ou opposées à la source d’illumination, il reste encore beaucoup de « coins », d’anfractuosités, de fentes, de ressauts et de zones d’imperfection qui peuvent accrocher une Il faut carrément aussi concevoir toutes les superstructures du navire en BLOC UNIQUE comme pour les DDG-1000 Zumwalthttps://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Zumwalt, pour éviter tout accident topologique susceptible de faire un réflecteur 180°. Un grand bloc géant ultra-lisse donc et il faut le fabriquer en matériaux composites (résine phénolique anti-feu en plus) anéchoïques comme la fibre de verre, le Kevlar ou le Dyneema. Couvrir tout un destroyer acier de tuiles absorbantes (seulement adaptées à une ou 2 bandes, L ?, S ? , X ? ) serait une tâche kolossale et de peine perdue puisque les coups de butoir de la mer arracheront tout.

    3> Il y a aussi le problème de transparence OeM des passerelles, avec un film doré à apposer dans ou sur les vitrages blindés…Également, les antennes très nombreuses, surtout les AESA plates, qui sont autant de miroirs si elles font face à la source d’illumination….Les tubes de missiles mer-mer ou de chaffs très saillants et pas du tout discrets….les grues, les affûts…..autant de choses à couvrir ou escamoter…..

    4> Bref, un navire VRAIMENT furtif, c’est un bloc flottant à facettes inclinées sur le transversal y’0y et à paroi rectiligne en longueur x’0x, fabriqué en composite sandwich aramide-phénolique, naviguant au raz des flots, sans fentes ni antennes saillantes….Un engin comme le cata semi-SWATH SEA SHADOW par exemple……..https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:US_Navy_Sea_Shadow_stealth_craft.jpg

    • PK dit :

      On ne parle pas de SER (qui est la surface sur laquelle une onde électromagnétique (celle du radar)) va rebondir sur un objet pour revenir sur un capteur et permettre de calculer la distance à l’objet (et surtout de de le détecter)).

      On parle du magnétisme plus ou moins naturel d’un objet métallique. Ce magnétisme est détectable par induction – le champ magnétique va agir sur un autre matériau métallique en créant un champ électrique induit.

      Dans le cas du radar, on est actif : on envoie une onde qui va revenir. Dans le cas du magnétisme, on est passif : on attend que le champ magnétique qui accompagne l’objet arrive à portée du capteur.

      Le but ici est de réduire à peau de chagrin ce champ magnétique naturel.

      • tschok dit :

        Là, je suis d’accord avec vous, je viens de faire la même remarque à HMX plus haut.

        Mais je nuancerais parce que si, au début, on part effectivement d’un phénomène électrique basique qui génère ou déforme un champ magnétique, au bout du bout on arrive quand même à un champ EM, donc quelque chose qui émet du rayonnement de particules chargées, avec une fréquence.

        Et ça, ça se détecte pas à la même distance: le champ électrique, faut quasiment mettre les doigts dans la prise pour le mesurer. Le champ magnétique, ça se détecte d’un peu plus loin (une simple boussole suffit), mais tout ce qui est EM, ça se détecte depuis l’autre bout de l’univers, même si le signal est très faible, du moment qu’on a les grandes oreilles qui conviennent en surface de captation ou en synthèse d’ouverture.

        Le principe de la synthèse d’ouverture: vous prenez deux petites antennes d’un mètre de diamètre et vous les écartez de 2 km. Si elles sont parfaitement synchronisées, elles capteront aussi bien qu’une grosse antenne de 2 km de diamètre.

        C’est peut-être ça qui se disent, les gars. Si on a une anomalie magnétique qui produit un rayonnement EM très faible, mais qu’à l’autre bout il y a un ennemi qui fait de la synthèse d’ouverture, ou un procédé produisant des effets similaires, alors votre petite anomalie magnétique de rien du tout, très locale, qui nécessitait auparavant qu’on mette quasiment la perche du MAD à la verticale du SNLE pour le détecter, elle va peut-être devenir comme une lumière qui brille dans la nuit et qui se voit à des kilomètres, et ça, ça change tout.

        Bon, c’est l’hypothèse d’un profane, j’en sais rien.

    • Lothringer dit :

      Et si on inventait quelque chose ? Un sous-marin par exemple ?

      Ok, je sors.

    • YANN dit :

      hors sujet mais intéressant ! ou l’inverse 😉

    • EP04 dit :

      Concernant la SER
      1. Utiliser des matériaux composites diélectriques ne présente aucun intérêt, dans la mesure ou ils laissent voir ce qui se trouve à l’intérieur. Les frégates La Fayette ont des super-structures composites mais intègrent des éléments de blindage électromagnétique qui les font « ressembler » à des superstructures acier.
      2. Même dans le cas de rambardes qui ne cachent rien, les composites diélectriques ne sont pas efficaces. Des essais faits avec des rambardes tubulaires montrent une surface équivalant radar élevée en raison de la présence de sel déposé par les embruns.
      3. L’utilisation de matériaux anéchoïdes n’est pas envisageable pour des raisons de budget et de durabilité aux intempéries
      4. La seule solution trouvée en matière de réduction des effets de la SER est de réfléchir de manière cohérente les émissions des radars actifs dans une direction donnée, prenant principalement en compte la menace des missiles évoluant au raz de la surface en phase finale.

      Enfin, last but not least, la SER n’entretient jusqu’à présent qu’un rapport lointain avec la guerre des mines.

  4. Félix GARCIA dit :

    HS : C’est quoi ce bordel ?! Un « évènement crypto » en collaboration avec l’ESA avant le lancement d’Ariane 6 ?!
    « COUNTDOWN! Ariane 6 Maiden Launch »
    https://www.youtube.com/watch?v=hRJUXuhoqm4
    Qui sont les demeurés qui ont autorisé ça ?! QUI ?!

    • St-Denis dit :

      Faut nous expliquer… car…

      Cette vidéo n’est plus disponible, car le compte YouTube associé a été clôturé.

      voilà voilà…

    • Marti dit :

      Compte youtu.be clôturé.
      Senõr Garcia, quelle offusquation t’a perturbationé¿ 🙂

  5. Zaratoustra dit :

    « The Philadelphia experiment », le retour !

  6. Félix GARCIA dit :

    -_-‘
    Pardon, c’était une arnaque complète et la chaîne qui a usurpé l’identité de l’ESA a été fermée.

    • Altitude dit :

      Peut-être que si vous réagissiez moins au quart de tour et que vous tourniez sept fois votre souris autour du pavé « envoyer » avant de poster, ce genre de mésaventure ne vous arriverait pas ?
      Et puis ça vous aurait évité de dire un gros mot.

  7. olivier 15 dit :

    Voile et contreplaqué. Fin de l’étude. :)))))

  8. Groupe Nasal dit :

    une fois la sig EM identifièe, on debrait, â l’ zide de trandducteurs gènérer cette signature en hors phase (180° sig inverse) afin d’ annuler sz ptopagztion.

    • Salade de consonnes dit :

      Ce sont vos doigts qui sont trop gros ou les touches qui sont trop petites ?

      • Congestion nez dit :

        La réponse est dans son nom ….

        • Salade de consonnes dit :

          Fort juste, où avais-je la tête ?! S’il tape avec son nez, alors il est pardonné. On peut même saluer l’exploit.
          Et si cet aimable contributeur s’était appelé « Groupe Podal », on aurait pu dire, sans que ce soit péjoratif, que c’est écrit avec les pieds.
          Mais heureusement qu’il ne s’appelle pas « Groupe Caudal »…

          • Le cas Lembourg dit :

            « Groupe Caudal » ! Dans ce cas, peut-être qu’il pourrait jouer du piano aussi, comme l’ami préféré de nos chers prorusses.

      • Pascal, (l'autre) dit :

        Rhume des phalanges!

  9. Thierry le plus ancien dit :

    En attendant il existe déjà une solution au problème :

    L’armure électrique est une technologie d’armure réactive plus récente. Cette armure est constituée de deux ou plusieurs plaques conductrices séparées par un entrefer ou par un matériau isolant, créant un condensateur de forte puissance. En fonctionnement, une source d’alimentation haute tension charge le blindage. Lorsqu’un corps entrant pénètre dans les plaques, il ferme le circuit pour décharger le condensateur, déversant une grande quantité d’énergie dans le pénétrateur, le vaporisant ou même le transformant en plasma, diffusant considérablement l’attaque.

    Une autre version de blindage électrique utilise des couches de plaques de métal électromagnétique avec des entretoises en silicone sur des côtés alternés. Les dommages causés à l’extérieur du blindage transmettent de l’électricité aux plaques, les faisant se déplacer magnétiquement ensemble. Comme le processus est terminé à la vitesse de l’électricité, les plaques se déplacent lorsqu’elles sont frappées par le projectile, provoquant la déviation de l’énergie du projectile tandis que l’énergie est également dissipée lors de la séparation des plaques attirées magnétiquement.
    source (en Anglais) :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Electric_armour
    ——————————————————————

    Cela est valable pour les chars d’assaut mais aussi pour les navires de Guerre, l’USS Gerald Ford possède en plus d’une coque en titane, un système de protection de ce type contre les missiles, torpilles ou mines, la coque étant parcouru d’un courant électrique.

    Mais si Naval Group cherche une alternative low cost vaut mieux oublier, les américains ont dépensés beaucoup plus d’argent et de moyens en recherche que n’en dépensera jamais la France dans ce domaine (et aussi dans d’autres domaines). C’est pas le peine de prétendre faire mieux avec moins car ça réussi rarement !

  10. Stéphane dit :

    Arbres de transmission en bambou?
    On généralise la ronce de noyer de la cabine du pacha à tout le bâtiment ?

  11. Gaspard Castex dit :

    Une solution, déjà mise en oeuvre en France, est de laisser les navires à quai dans un environnement sécurisé, la plupart du temps . Non, je ne citerai pas le nom du porte-avions français concerné : c’est secret, comme à peu près tout ce qui concerne nos armées depuis qu’on a réalisé en haut lieu, à quel point elles sont en état de délabrement.

    • Toujours un com' qui me rappelle dit :

      On vous a reconnu.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « c’est secret, comme à peu près tout ce qui concerne nos armées » Commentaire pondu en d’autres occasions! Mais en cette période oh combien humide et orageuse un nécessaire traitement de ce blog à la bouillie bordelaise parait nécessaire! Pour les profanes la bouillie bordelaise se compose en bonne part de sulfate de………………………cuivre!
      « à quel point elles sont en état de délabrement. » Je ne citerai pas qui est en état de délabrement intellectuel pas certain que ce soit validé!
      in copper we trust!

      • Vert-de-gris dit :

        Depuis le temps qu’il fait à ce site l’honneur douteux de ses visites pluriquotidiennes, la page d’accueil devrait être couverte d’une patine d’une couleur caractéristique.
        Saluons donc le travail de nettoyage incessant de L. Lagneau pour que son blog conserve sa blancheur virginale.

  12. Bob dit :

    Si le gros tas du CDG, navire amiral, devait couler par une mine ou le super gros tas du PANG, cela serait une erreur de la marine nationale de grande ampleur. Déjà que la marine est incapable de faire respecter la liberté de navigation par attrition avec les défaites navales dans le détroit d’Oman avec la fin d’Agenor et dans le détroit de Djibouti avec Aspides, il faudrait pas ajouter le contreminage dans le choix de la défaite.

  13. candide dit :

    La catapulte électromagnétique on pourra pas trop faire grand chose ^^

  14. Lex dit :

    Il y a l’option Titane (comme les sous-marins classe Akula), ça diminue la masse du flotteur, change la signature magnétique du bateau sous l’eau, et résout en grande partie le problème de corrosion.
    L’inconvénient, c’est le coût faramineux et le fait que les 2 principaux producteurs mondiaux sont la Russie et la Chine….

    • HMX dit :

      L’avenir de la construction navale n’est probablement pas dans l’utilisation massive de métaux rares et précieux comme le titane. L’avenir, ce sont les matériaux composites, à la fois plus légers et résistants que les métaux. Jusqu’à récemment, on ne savait pas comment fabriquer de grandes structures en composite, mais c’est de moins en moins vrai (voir par exemple la construction de gigantesques pales d’éoliennes en matériaux composites). On peut désormais raisonnablement envisager de construire une coque de navire de la taille d’une frégate entièrement en composite, ce qui révolutionnera la construction navale. L’impression 3D en matériaux composites, appliquée à la construction navale, constitue clairement une piste très prometteuse.

      • tschok dit :

        Comment on fait la polymérisation des résines qui constituent les composites avec des pièces qui font la taille d’une coque de frégate?

        D’après ce que j’ai compris, la technique la plus simple pour polymériser des résines, c’est de les chauffer. Donc, il faut faire un four qui accepte une coque de frégate de, mettons, 130 m de long pour 18 de maître-bau et, je dirais une vingtaine de hauteur, pour que ça circule bien. Une sacrée dinde à mettre au four.

        Je dis pas que c’est impossible, hein? Je dis que le four doit être grand, et bonjour la note d’électricité.

  15. Freddu30 dit :

    Si c’était si facile, ce serai déjà fait!
    Ce sera certainement un ensemble de solutions.
    On peut imaginer des formes de coques/infrastructures différentes contre les ondes radar, de la MHD pour limiter les interactions avec l’eau (mais quid du champ magnétique ?), des matériaux différents, etc.
    Mais le tout doit aussi pouvoir transporter et lancer des avions, stocker carburant et munitions.
    Il doit aussi assurer sa protection active avec des missiles canons, etc
    Avec en plus une résilience aux coups reçus.
    Et pour le côté mer, si ce bateau arrive a naviguer par tous les temps, ce sera quand même le minimum.

  16. Alfred dit :

    Si j’ai bien compris, on cherche a se proteger des mines à declenchement par influence en reduisant l’anomalie magnetique des navires. Naval group afait le choix de travailler sur signature magnetique des navires probablement en vue de la reduire. On pourrait aussi imaginer de tromper les mines avec des drones navals suicide qui reroduisent la signature d’ unités de classe importante.

  17. Patrico dit :

    Tous navires qui plus est Navires de guerre ce chargent d ions aux contacts et frottements de l eau de mer et cela est amplifié dans leurs de mouvements en avancées rapides! les ingénieurs devraient trouver les moyens de « décharger » ces quantités de charges électromagnétiques !! a quai cela doit être facile, en mouvements cela demande de se creuser les méninges. il faut simplement a ce que je pense, mettre à la « masse » l » enorme quantités d ondes de l’ensemble du navire par … »éloignements réguliers » , afin de les …neutraliser par diffusions des ions ! il y doit y avoir de la physique/chimie dans tout cela que j ai oubliées. Les Américains Russes et Chinois ont sûrement leurs recettes!!! Merci Thank you merci a vous Tous!

  18. VinceToto dit :

    J’y comprends rien à cette histoire du PANG et des mines.
    Normalement, les PA ne vont pas dans les barrières de mines pour faire des assauts amphibies: ils restent dans le Grand Bleu ou vont dans leurs ports. Et puis, si quelqu’un connait un modèle de mine anti PA moderne de 75 000 tonnes, à part les mines à charge nucléaire, merci de me le signaler.
    Après, évidement que démagnétiser, même un PA, même si c’est imparfait est un plus notamment pour contrer certaines détections passives magnétiques: il n’y a pas que les mines comme actuelle et future menace.

    • tschok dit :

      Les détroits, VinceToto. C’est là qu’on attend les PA. Et les canaux, comme Suez. Les rades et leurs accès. Les passages entre les hauts-fonds et autres chenaux. Les golfes et autres mers semi-fermées. Les rails de navigation: à certains endroits, même un navire militaire doit prendre sa place dans un flux, parce que le trafic est très dense.

      Il y a plein d’endroits ou mouiller des mines. Et en plus, elles peuvent être dérivantes. Et demain, elles seront mouillées discrètement par des drones au cœur même de nos installations portuaires: le PA aura à peine largué ses amarres qu’il sautera sur une mine, en pleine rade de Toulon. C’est pas inconcevable.