Guyane : Les forces françaises ont « neutralisé » et détruit quatre navires de pêche illégaux brésiliens

En Guyane, à l’instar de l’orpaillage clandestin, la pêche illégale est un fléau contre lequel les autorités françaises peinent à trouver une parade pérenne. Aussi, les ressources halieutiques guyanaises sont « pillées » par les tapouilles venues du Brésil et du Surinam, au grand dam des pêcheurs locaux, dont la survie économique est menacée.

« Entre 2019 et 2022, notre production a chuté de plus de 70 % », déplorait ainsi Léonard Raghnauth, le président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Guyane, selon France24.

Par ailleurs, les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie ont affaire à des pêcheurs illégaux dont certains n’hésitent pas à recourir à la violence quand ils sont pris sur le fait.

Quoi qu’il en soit, malgré la coopération avec le Brésil et le Surinam, les opérations de contrôle menées régulièrement, des amendes plus élevées ou encore la mise en œuvre de solutions « innovantes », comme l’embarcation remonte-filet [ERF] « Caouanne », ce phénomène persiste.

D’où l’approche plus ferme que vient d’évoquer la préfecture de Guyane, via un communiqué publié le 24 juin. Ainsi, lors d’une nouvelle opération de police des pêches menée entre le 5 et le 16 juin, la Marine nationale a arraisonné cinq bateaux originaires du Brésil alors qu’ils étaient en infraction dans les eaux territoriales françaises. Et quatre d’entre eux ne prendront plus jamais la mer car ils ont été… détruits.

« Avec le soutien du port du Larivot, trois de ces navires, le Petros 1, l’Arco Iris Do Mar 1 et le Comte Axel 2 ont été déroutés avant d’être détruits sur décision du juge des libertés et de la détention. Un quatrième navire, le Netuno, a dû faire l’objet d’une immersion en mer après avoir chaviré pendant la phase de contrôle », a détaillé la préfecture de Guyane, qui n’a pas précisé le sort du cinquième bateau arraisonné.

Les capitaines des quatre navires détruits ont été placés en garde à vue et seront convoqués ultérieurement par la justice française.

« Au bilan, 7,5 tonnes de poissons, 87 kg de vessies natatoires et 28 km de filets ont été saisis par les forces armées en Guyane. Au total, le préjudice financier pour les armateurs et les pêcheurs illégaux étrangers est évalué à plus de 220’000 euros », a indiqué la préfecture, avant de rappeler que dix navires utilisés pour la pêche illégale avaient été détruits depuis le début de cette année.

Photo : État-major des armées

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69 contributions

  1. Ancien de la 3/33 (devenue 9ème BIMa en 1976 et 9ème RIMa en 1992) dit :

    Bien ! On se décide enfin à faire ce qu’il faut pour protéger nos DROM-COM et nos compatriotes d’outre-mer.
    J’espère que c’est seulement un début.
    Les écolos devraient être en pointe sur ces sujets (je pense aussi à la pollution au mercure par l’orpaillage clandestin) mais on ne les entend pas beaucoup.

    • Roland Desparte dit :

      Bonjour l’ancien du 33éme de Marine. Vous devez donc bien connaître cette région des Caraïbes dans laquelle nos amis ont bien souvent été livrés à eux-mêmes, sans vouloir entendre les revendications de la majorité de nos compatriotes d’Outre-Mer, toutes origines confondues.
      Effectivement les écolos sont bien silencieux à propos de l’orpaillage clandestin, alors qu’un récent rapport scientifique sonne l’alarme sur la pollution au mercure du Haut-Maroni (un taux de mercure dix fois plus élevés que les recommandations sanitaires et la contamination avérée des populations locales ! ; un scandale sanitaire à venir…).
      Les écolos et leurs relais (ONG) pourtant si démonstratifs lorsqu’il s’agit d’exploiter légalement l’or de Guyane (abandon du projet de la mine « Montagne d’or » : 750 emplois directs de locaux et 3 000 emplois induits, avec un contrôle sanitaire et une revégétalisation en parallèle de l’extraction certifiée de 85 tonnes d’or !). Merci qui ?

    • joe dit :

      Excellent. Destruction = coûts supplémentaires pour l’agresseur. Comme partout, les délinquants ne réfléchissent aux conséquences de leurs actes que lorsque le portefeuille est touché. On peut déplorer par exemple le nombre de radars en France mais cela à le mérite de forcer les moins déraisonnables (la majorité des fautifs) à être plus vigilant… oui moi le premier qui suis loin d’être un délinquant de la route. Pour la vrai criminalité, destruction ou saisies des biens.

    • MC² dit :

      Dès qu’ils trouveront où ça se trouve sur la carte 🙂

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Les écolos devraient être en pointe sur ces sujets » Les écolos sont en « pointe sur tout sauf ce qui concerne …………l’écologie! Il y eu un temps où on parlait d’ écolos des « villes » et d’écolos des « champs »!

  2. Momo dit :

    On attend les applaudissements de LFI et Front des collabos à commencer par ceux de Taubira, celle qui veut officiellement piquer leurs terres aux Indiens qui étaient là bien avant ses ancêtres.
    Elle va sans aucune doute remercier les forces de l’ordre (ironie cruelle, c’est pas bien, je sais, se moquer des personnes aussi incurables qu’elle…) -_-

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « On attend les applaudissements de LFI et Front des collabos à commencer par ceux de Taubira, » Etonnant qu’elle n’ait pas encore été « recyclé » dans le nouveau front dit « populaire » à la différence de Dominique Voynet!

      • momo dit :

        Obono a dit non.
        C’est ce que m’a dit une amie dans la melenchonie entre deux tafs.

  3. Aymard de Ledonner dit :

    Je pense que c’est une bonne stratégie. La destruction des bateaux implique une perte sèche pour l’armateur. Les marins, au sortir de prison n’ont plus de bateau pour travailler. Cela les incite à chercher un autre travail.
    Si parallèlement à cela on renforce les moyens de détection pour pouvoir optimiser le nombre d’interceptions couronnées de succès, ces opérations de pêche verront leur rentabilité chuter drastiquement.

    • HMX dit :

      Tout à fait, c’est la bonne stratégie. C’est juste dommage qu’on y vienne un peu tard…

      Les pêcheurs brésiliens sont des êtres rationnels. Dès lors que le risque d’interpellation et de perte de leur navire et matériel de pêche devient supérieur aux gains potentiels, les incursions cesseront. Et dès que nous baisserons à nouveau la garde, les incursions recommenceront.

    • Finaud dit :

      Bien vu, la destruction des bateaux qui est « une perte sèche ».

    • Roland Desparte dit :

      @Aymard
      Les “marins“ en question se sont vu remettre une convocation devant la justice… Ils sont donc libres ! Mais effectivement la destruction des embarcations devrait être systématique !

      • Carin dit :

        @Roland Desparte……
        Et que voudriez vous faire des équipages?
        Cette technique de la future convocation devant les instances judiciaires, permet que lorsque les incrimines rentrent chez eux (ce sont des brésiliens), ils savent que s’ils reviennent même pour du tourisme, ils seront interpellés et placés en garde à vue, avant de pouvoir faire opposition à leur fiche de recherche, et une date définitive leurs sera donnée, pour passer au tribunal… et n’étant pas des cretins complets, dès qu’ils ont la date définitive, ils quittent le territoire français, et évitent d’y revenir sous peine de se retrouver derrière les barreaux, loin de la maison, et de fait inaccessibles aux membres de leurs familles.
        Par contre, le fait de couler leurs patouilles, après les avoir vidanger de leur gasoil et autres huiles, et d’avoir détruit l’ensemble de leur matériel de pêche, non seulement cela donne aux poissons un habitat de plus, mais cela met les « capitaines » dans un sacré merdier… qu’ils soient propriétaires de leur embarcation ou locataires, parce que dans un cas, ils sont ruinés, et dans l’autre ils sont à la tête d’une très grosse dette.
        Cette nouvelle façon de faire est la bonne… reste à l’appliquer aux bateaux chinois, et à leur bateau-mere, qui lui se trouve dans les eaux internationales certes, mais toujours dans la ZEE ( les bateaux de pêche ne doivent pas naviguer trop longtemps pour décharger leurs prises).
        Et tant pis si la chine continentale n’est pas contente, et menace.

      • Électeur dit :

        Libres et sans OQTF à cause de cette convocation.
        Ils renforceront donc le nombre des clandestins brésiliens (et délinquants) en Guyane.
        .
        Je ne suis pas sûr que le charisme de Taubira va suffire pour que les Guyanais votent Mélenchon dimanche prochain.

      • St-Denis dit :

        Libres oui… mais quand le jugement aura été rendu… et non exécutés car absents… ou sursis
        vaudra mieux pour eux ne pas se faire reprendre… car là se sera prison direct

      • St-Denis dit :

        ce sera… désolé… pas d’intervention des donneurs de leçons orthographique… SVP

        • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

           
          Pas même pour vous remercier ?

      • HMX dit :

        @Roland Desparte
        Même si la responsabilité des marins n’égale pas celle du capitaine, il serait logique que ceux-ci soient placés en garde à vue et privés de liberté (prison ou centre de rétention administrative), dans l’attente de la délivrance et de l’exécution d’une OQTF. Quelques semaines de détention, suivies d’une expulsion avec remise aux autorités brésiliennes au poste frontière, assorti d’une interdiction permettrait de bien faire passer un message : on suppose que ces pêcheurs ont des familles à faire vivre, et que se retrouver enfermés dans un pays étranger, sans revenus pendant plusieurs semaines, puis probablement privés d’emploi pendant quelques temps lors de leur retour au pays, doit constituer une aventure relativement dissuasive, qu’ils n’auront pas forcément envie de rééditer…

  4. Bob dit :

    La guerre de la langouste version XXIème siècle où la marine froggy ne se fait pas respecter car sa dissuasion est proche des abysses comme dans le détroit de Djibouti face aux victorieux houthis.

    • Benoît Préchart dit :

      @ Bob
      À la différence que le détroit de Djibouti, ça nous est complètement indifférent et que d´autres peuvent s´en occuper si ça les intéresse.

    • Roland Desparte dit :

      @Bob
      Je crois que l’on critique suffisamment nos forces armées pour au moins reconnaître que la Marine “froggy“ a tout de même au moins quatre “avantages“ :
      1. Pas de panne qui oblige à un retour à la base, …
      2. Pas de dysfonctionnement du système de gestion de combat, …
      3. Ses missiles ne restent pas “coincés“ dans le lanceur, …
      4. Ses marins ne tirent pas par erreur des missiles sur un drone ami, …

    • Franz dit :

      Alors vous, vous commentez un article dans lequel la marine française se fait respecter et respecter les lois de la pêche, et vous écrivez qu’elle ne se fait pas respecter…
      Il faut vous mettre tout en haut de la liste des invités pour le prochain dîner de cons https://www.youtube.com/watch?v=wx0mwd9l93Q. Le dîner de trolls reste à inventer.

    • Why not dit :

      Bob. Quand « Pricky Bob » nous offre un parfait exemple de stupidité abyssale…

    • BGV dit :

      Pas sûr que vous vouliez qu’on parle de votre marine en ruines, les British.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      OK……………………Baube!

  5. Howk dit :

    Règle numéro 1: quand on ne négocie pas, ça négocie mieux…
    Règle numéro 2: paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté.
    Règle numéro 3: en cas de désaccord avec la règle numéro 2, se référer à la règle numéro 1.

  6. Posonnocouille dit :

    En voilà une idée qu’elle est bonne !

  7. Félix GARCIA dit :

    Les épaves font de bons foyers de vie aquatique.
    Justice pour la poiscaille !

  8. Félix GARCIA dit :

    « Crise en Nouvelle-Calédonie. Les violences reprennent et se répandent maintenant sur tout le territoire »
    https://la1ere.francetvinfo.fr/crise-en-nouvelle-caledonie-les-violences-reprennent-et-se-repandent-maintenant-sur-tout-le-territoire-1500065.html

    « INTERVIEWS. « Il n’y a plus rien à brûler, plus rien à casser »: submergées par les violences, Dumbéa et Païta tirent la sonnette d’alarme »
    https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/province-sud/interviews-il-n-y-a-plus-rien-a-bruler-plus-rien-a-casser-submergees-par-les-violences-dumbea-et-paita-tirent-la-sonnette-d-alarme-1499909.html

  9. fred131 dit :

    Ça va finir en guerre des pêches comme dans les années 80′ avec l’Espagne. C’est l’entrée de l’Espagne dans la CEE qui va adoucir les mœurs. Pas sûr que le Brésil soit content surtout après le refus du traité commercial avec le Mercosur.

    • Ancien de la 3/33 dit :

      Fred131, la situation n’est pas du tout la même.
      Pour de nombreux motifs et notamment parce que ces pêcheurs brésiliens n’espèrent pas être défendus par leur gouvernement et savent qu’ils sont seuls. Ce qui explique qu’ils emploient les armes de chasse ou de guerre alors que les pêcheurs espagnols étaient violents mais non armés.

  10. JILI dit :

    Il était temps mais il y a beaucoup d’autres endroits où on pille notre poisson, comme les Îles Clipperton où même les USA ont poussé le Mexique à les réclamer comme étant leur bien. Bien sûr, ils ont échoué dans leur projet. De la même façon, ce sont eux qui depuis des lustres, nous bloquent la possession de la Terre Adelie. Surtout n’oublions pas les navires de pêche chinois qui en plus, font un dégât considérable dans les fonds marins. Hé oui, il ne faut pas oublier qu’on possède la 2ème zone maritime au monde dont certaines sont fabuleuses comme les Îles Kerguelen etc.

  11. MAS 36 dit :

    Il y avait un  » cimetière » de tapouilles sur une plage du port de Dégrade des cannes. Plus d’une vingtaine en 2007. Déjà. Elles était détruites à coups de pelleteuse.

    • ji_louis dit :

      Le problème était qu’il fallait une décision de justice et le déblocage d’un budget (sur celui de la justice en Guyane) pour procéder à la destruction (par les moyens ‘une entreprise privée). En attendant, les tapouilles étaient « en fourrière », et le cout du stockage était aussi facturé sur le budget de la justice en Guyane. Il est arrivé que des brésiliens viennent piller la fourrière pour récupérer leurs tapouilles confisquées : Réunions gendarmerie/justice/affaires maritimes/marine nationale avec visioconférences Paris/Cayenne en cascades…

  12. PHILIPPE dit :

    Donc certains se réveillent…
    Il n’y a plus qu’à souhaiter que cette surveillance, maintenant effective, soit généralisée à l’ensemble de notre ZEE.
    Rêvons !

  13. Fralipolipi dit :

    Bravo et merci.
    Il n’y a qu’une chose à faire, continuer.
    .
    Sauf erreur, les 2 patrouilleurs Antilles Guyane ne sont pas équipés du drone SMDM, comme les sont leurs cousins, les nouveaux patrouilleurs POM.
    Aussi, il faudrait sans aucun doute équiper « au plus vite » nos 2 Patrouilleurs Antilles Guyane de ces drones bien utiles pour la lutte contre la pêche illicite.
    .
    Et pour lutter contre l’orpaillage illégal, certains drones pourraient aussi présenter quelques intérêts (il n’y a pas qu’en Ukraine qu’il s’agit d’innover).

    • HMX dit :

      Tout à fait. On ajoutera que dans le cas de la Guyane, compte tenu des distances à parcourir, une poignée de drones MALE ne seraient pas du luxe, à la fois pour les missions de contrôle des pêches mais aussi pour la lutte contre l’orpaillage. Ces drones permettraient d’économiser le potentiel des navires et hélicoptères utilisés par les FAG, en ne les faisant intervenir qu’à coup sûr sur des cibles préalablement localisées et identifiées. Accessoirement, les drones permettent aussi de « documenter » efficacement et discrètement les infractions, ce qui est très utile en cas d’interpellation et de judiciarisation des dossiers d’infraction (éléments de preuve).

      Outre les drones MALE, dont l’utilité serait incontestable, il serait également temps d’envisager de mettre un sérieux coup d’arrêt à l’orpaillage illégal, en reprenant le contrôle de la frontière avec le Brésil, matérialisée par le fleuve Oyapock. Cette frontière naturelle devrait faire l’objet d’une surveillance continue, par exemple à l’aide d’un réseau de ballons de surveillance. Cette technologie est relativement peu coûteuse, et utilisée avec succès par un grand nombre de pays pour la surveillance des frontières. Pourquoi ne pas l’envisager en Guyane ? équipés des capteurs appropriés pour une surveillance H24 tous temps (optiques/IR/radar de surveillance des intervalles…), ces ballons pourraient documenter en temps réel la navigation sur le fleuve, et les tentatives de passage de la frontière dans un sens et dans l’autre, permettant de localiser et d’intercepter beaucoup plus efficacement les convois apportant matériel, pièces détachées, carburant et approvisionnements des garimpeiros, dont l’activité deviendrait alors nettement plus aléatoire et risquée…

      Un tel réseau de ballons installé sur une frontière d’environ 400km demandera un investissement financier initial (50 à 100 millions d’euros tout compris ?), ainsi que des moyens humains et matériels pour le faire fonctionner sur la durée. Cet effort à la frontière devra également s’accompagner par une lutte accrue contre les installations d’orpaillage déjà implantées sur le sol guyanais. Mais le jeu en vaut largement la chandelle. En contrôlant mieux nos frontières et en étouffant les flux, on s’apercevra alors, comme pour les pêcheurs illégaux, que les garimpeiros vont préférer changer d’activité, ou aller exercer leurs talents ailleurs qu’en Guyane…

  14. Arthur dit :

    Est-ce que la France ne devrait pas se réveiller un peu sur la question?
    Avoir une marine de guerre, et une marine de garde-côtes?
    Les garde-côtes pourraient luter contre un certain niveau de piraterie (Somalie, Golfe de Guinée) au lieu de perdre les moyens militaires de la marine nationale… Et ils pourraient surtout protéger les ZEE en nombre important.
    Et en parlant des ZEE, ne serait-il pas temps de les explorer à la recherche de ressources naturelles? Pareil pour la Guyane, et autres?
    La France a un déficit commercial qui est dû principalement à l’absence de matière première, suivi par l’industrie qui exporte peu. Avoir cela pourrait faire d’une pierre deux coups. Ce qui est transformé en France et exporté ensuite, rente minimale pour l’état. Ressources extraites et exportées directement, taxées comme le fait la Norvège avec le pétrole et le gaz. Avec cet argent, financer des garde-côtes, rembourser la dette, puis fond souverain utilisé pour investir dans des projets pertinents et rentables.

    • Félix GARCIA dit :

      Les gros secteurs d’importations en 2023

      Hydrocarbures : 65 milliards
      Chimie : 50 milliards
      Pétrole raffiné : 29,1 milliards
      Métallurgie : 51,8 milliards
      Textile/habillement : 45,8 milliards
      Bois/papier : 16,7 milliards
      Informatique/électronique : 55,5 milliards
      Manufacturés divers : 33,4 milliards
      Caoutchouc/plastiques : 33,3 milliards
      Équipements électriques & ménagers : 36,9 milliards
      Produits agroalimentaires : 57,2 milliards
      Pharmacie : 36,8 milliards
      Machines : 57,6 milliards
      Aéronautique : 25 milliards
      Automobiles : 80,4 milliards

      On voit bien où se trouve le boulot.
      Que du structurel.

    • ji_louis dit :

      La question des garde-côtes a été tranchée en 2008 : Chaque administration garde ses moyens en mer, ils officient chacun dans leur domaine, et occasionnellement (opérations « coup de poing ») de façon coordonnée.

      Les CROSS (affaires maritimes) sont systématiquement tenus au courant de leurs sorties en mer (mais pas de leur mission) pour pouvoir éventuellement faire appel à eux en cas d’opération de sauvetage ou pour des opérations de police des pêches qu’ils coordonnent (Etel, Lagarde, outre-mers).

      COFGC : https://www.info.gouv.fr/organisation/secretariat-general-de-la-mer-sgmer/centre-operationnel-de-la-fonction-garde-cotes-cofgc-2956

    • Swa dit :

      la zee français métropolitaine est petite et à certainement pas bcp de ressource.
      La majeure partie de notre ZEE ce trouve dans des régions lointaines et qui sont aussi dans un isolement total par rapport au reste du monde, produire du pétrole en Polynésie par exemple sera économiquement jamais viable, sans oublier que la production dans les fond marins est encore plus complexe.
      Il y a des explorations dans nos ZEE mais rien d’intéressant à était trouver en terme de matière 1er et à cause de leur isolement la zee française est peu stratégique que ça soit économiquement ou géographiquement (ce qui peu potentiellement expliquer pourquoi le gouvernement ne s’intéresse pas au DOM-TOM)

    • Zodiac dit :

      Le fonds s’écrit avec un « S » quand il est financier : le fonds souverain, le fonds de pension, le fonds d’intervention.

      Quand c’est celui de la piscine, du puits, de la mare ou du gouffre, le fond s’écrit sans « S ».

      Au pluriel, tout ce petit monde s’écrit bien sûr avec un « S ».

  15. olivier 15 dit :

    Excellent. Et à appliquer dans tous les domaines de la délinquance. En 2016, l’Argentine avait botté le cul de pêcheurs chinois qui sont rentrés en touk-touk. Il me semble que le Chili avait fait de même, la Chine les menaçant par la suite ( et puis…Rien ).
    Dans tous ces domaines, en cas de doute, tir de neutralisation. L’information passera très vite.

    • ji_louis dit :

      J’ai des collègues des affaires maritimes en Guyane qui ont des vidéos (que j’ai vues) d’interception des tapouilles avec échange de coups de feu, abordages, et même naufrage. Elles datent des années 2000-2010; donc non, la menace n’est pas suffisante, on agit déjà depuis des décennies.

    • HMX dit :

      La confiscation et la destruction du matériel, ainsi que l’emprisonnement préventif des équipages dans l’attente de leur jugement, constituent de fait des solutions très dissuasives. Il suffit la plupart du temps de faire un exemple : c’est précisément ce qui vient d’être fait. Pourvu que cela se sache dans les ports de la région…

      Le tir de neutralisation est cependant une hypothèse à laquelle il faudra se préparer. Sachant désormais le risque encouru, il y a fort à parier que les prochains capitaines de tapouilles à s’aventurer dans les eaux françaises vont tout faire pour échapper à l’arraisonnement et l’interpellation. Inévitablement, il faut s’attendre à des actes de violence, incluant l’usage d’armes à feu : autant s’y préparer et s’y entraîner…

      Autre conséquence possible, ou probable : il n’est pas impossible que la marine ou les gardes côtes du Brésil, et dans une moindre mesure celle du Suriname, viennent tenter de s’interposer en cas d’action des FAG contre des navires de pêche brésiliens ou surinamais. Ce type de réaction, très politique/nationaliste, est un classique du genre. Raison pour laquelle nos modestes patrouilleurs (quasi désarmés) et vedettes côtières gagneraient à être « musclés », ou renforcé par des moyens plus crédibles (Ex : une frégate Lafayette non revalorisée ?).

  16. Cyril752 dit :

    pour 4x pris la main dans le sac de poissons, combien(s) passe(nt) au travers des mailles du filet?
    sans mauvais jeu de mot

  17. Le Suren dit :

    Eh bien, il était temps !

  18. Kamelot dit :

    Force doir rester à la souveraineté et ses lois. Rien d’exceptionnel, cela devrait être le quotidien. Respect à nos forces qui ne disposent pas toujours des moyens nécessaires. Et vive la « poiscaille » libre! 🙂

  19. VinceToto dit :

    Peut être qu’un programme un peu comme celui de la Chine avec ses pécheurs aiderait à trouver une solution permanente au problème. Mais faut éviter de le présenter ainsi.

  20. Rakam dit :

    Bien à poursuive sur le long terme …la route est longue et des tapouilles il y en a des wagons…

    • Le cas Lembourg dit :

      « la route est longue et des tapouilles il y en a des wagons. »
      Joli. Routier, maritime et ferroviaire. Ne manque que l’aérien…

  21. basstemp dit :

    glou glou glou , ça serait bien après ça qu’on puisse noyer quelques camp d’orpaillage (ou je dirais plutot les neo-alchimistes du plomb & mercure en herbe) enfin j’dis ça, j’dis rien : Une chose est certaine, la France devrait user de la nouvelle perspective de gouvernement qui arrive pour frapper un grand coup en foret guyanaise et en finir avec l’immobilisme de peur de faire du mal a des criminels qui tuent les derniers indigènes en polluant les rivières de mercure car eux tuent et on peut rien faire ? Non ça ne peut pas durer éternellement cette logique doublement perdante dans laquelle la république c’est enfermée !!!

  22. Paul Bismuth dit :

    La Guyane appartiendra aux gangs de narcotrafiquants brésiliens, armés avec de nombreux pions sacrifiables déployant une violence démentielle.
    https://www.francetvinfo.fr/france/guyane-francaise/gangs-venus-du-bresil-autonomie-territoriale-et-rayonnement-en-guyane-emmanuel-macron-veut-faire-oublier-son-dernier-passage_6445951.html

  23. Félix GARCIA dit :

    HS Amérique Latine : Tentative de coup d’état en cours en Bolivie.

    • Félix GARCIA dit :

      Fin de l’aventure du Général TAPIOCA.
      ^^

    • VinceToto dit :

      Cela a fait Plouf comme les tapouilles.
      Ma théorie:
      Les USA croyaient être les seuls surveillés dans la zone pour ce genre d’actions. Hé bé non!
      Cela ne va pas améliorer les relations UE/France/etc. avec ce pays et le reste de l’Amérique du Sud.

  24. Vinz dit :

    Très bonne raison pour rouvrir Cayenne. Pas besoin de trop remettre aux normes.

    • HMX dit :

      On na va pas réouvrir un bagne, mais comme Mayotte, la Guyane a en effet besoin de prisons et de centres de rétention administrative taille XXL. Les infrastructures existantes sont vieillottes et totalement inadaptées d’un point de vue capacitaire face aux enjeux du moment (criminalité galopante, immigration illégale massive…).

      Question de moyens… et donc de volonté !