Artillerie : L’Estonie recevra ses six premiers CAESAr dès 2024

Annoncée en avril, la commande de douze Camions équipés d’un système d’artillerie [CAESAr] auprès de KNDS France [ex-Nexter] par l’Estonie a été confirmée lors du salon de l’armement terrestre EuroSatory, le 19 juin.

À l’instar de la Croatie, qui a également fait part de son intention de se procurer des CAESAr, l’Estonie a signé un « arrangement de coopération » avec la France. Celui-ci prévoit que la commande estonienne soit passée par la Direction générale de l’armement [DGA].

En outre, comme l’a indiqué le ministère des Armées, ces arrangements de coopérations signés avec l’Estonie et la Croatie s’inscrivent « dans le cadre de l’acquisition conjointe de capacités de défense, éligible aux financements » de l’initiative européenne EDIRPA [European Defence Industry Reinforcement through common Procurement Act]. « D’autres pays ont manifesté leur fort intérêt et devraient prochainement, avec le soutien des pays partenaires initiaux, rejoindre cette coopération », a-t-il ajouté.

De son côté, le ministère estonien de la Défense a fait valoir que ces douze CAESAr allaient donner à ses forces de défense une « capacité d’appui-feu mobile, flexible et à longue portée », tout en permettant d’accroître l’interopérabilité avec l’armée française, par ailleurs présente en Estonie au titre de la présence avancée renforcée [eFP] de l’Otan [mission Lynx].

« Le développement d’un bataillon d’artillerie automoteur à roues est l’une des priorités urgentes du plan actuel de développement de la défense nationale estonienne. Nous sommes heureux que l’industrie française soit en mesure de fournir dès cette année six obusiers ainsi que la formation et les pièces de rechange nécessaires dans de tels délais », s’est félicité Hanno Pevkur, le ministre estonien de la Défense.

La question des délais de livraison a donc été primordiale, Tallinn ayant aussi considéré les obusiers automoteurs Archer, Zuzana, Dita et T-155 Yavuz. En avril, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait insisté sur la nécessité de doubler la cadence de production du CAESAr chez KNDS France, celle-ci devant être portée à 12 pièces par mois, contre six jusqu’alors.

« C’est ce qui va montrer notre capacité à répondre aux besoins de l’Ukraine mais également à tous les partenaires européens, membres de l’Otan, […] qui sont en train d’acquérir des systèmes d’armes pour eux-mêmes contribuer à la défense et à la dissuasion collectives », avait en effet expliqué M. Lecornu.

Outre l’aide apportée à l’Ukraine dans le cadre de la « coalition artillerie » co-dirigée par la France et les États-Unis, il s’agit d’honorer les commandes notifiées à KNDS France, tant pour répondre aux besoins de l’armée de Terre qu’à ceux des armées partenaires et alliés, comme, par exemple, l’Arménie, qui a également signé un contrat pour, a priori, 36 unités au standard Mk1 à l’occasion d’EuroSatory 2024.

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

57 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Très bonne nouvelle. Bravo.
    Quelqu’un aurait-il une idée de l’identité des autres pays qui « ont manifesté leur fort intérêt et devraient prochainement, avec le soutien des pays partenaires initiaux, rejoindre cette coopération » ?

    • rainbowknight dit :

      La France peut être ? Plus sérieusement vendre le fleuron de notre artillerie c’est très bien mais saurions nous faire un effort conséquent pour produire plus de munitions ? Garantir aux acheteurs qu’ils pourront trouver à volonté tous les « composants » nécessaires pour le maintien opérationnel du CAESAR. C’est de la crédibilité de notre BITD dont il est question….

      • Jack dit :

        @rainbowknight : « mais saurions nous faire un effort conséquent pour produire plus de munitions ? »
        => Je pense que vous avez raté les dernières infos sur la Forges de Tarbes et l’usine Nexter Arrowtech. En outre, la France n’est pas le seul fabricant d’obus dans le monde.
        .
        « Garantir aux acheteurs qu’ils pourront trouver à volonté tous les « composants » nécessaires pour le maintien opérationnel du CAESAR. »
        => Et qu’est-ce qui vous fait douter de ça ? Vous pensez que les acheteurs sont stupides au point d’acheter du matériel sans prendre des assurances sur ce point ?

        • rainbowknight dit :

          J’ai vu cette information mais malgré « nos » efforts il reste encore un long chemin à faire avant de prendre une place prédominante sur ce marché des munitions. Sauf à faire une offre liée à un produit de haute technicité qui enthousiasmera les futurs utilisateurs du CAESAR.
          L’emploi de munitions standardisées peut toujours être l’objet de critiques de la part du client qui déplorera tel ou tel problème sur le « tube » . Qui pour certifier qu’un obus 155 OTAN est strictement similaire selon qu’il vient de France, des USA ou d’Allemagne ?
          Le CAESAR 100% français, une AOC qui garantit que rien ne vient de sociétés commerçant avec des filiales étrangères ? Le diable se cache dans les détails…..

  2. Alain d dit :

    Pour bien exporter : la capacité à monter rapidement en rythme, et éventuellement refaire des stocks, qui de seront finalement vendus. Pour le cas du CAESAr, canon relativement récent, moderne, performant, et peu cher comparativement à d’autres systèmes terrestre, la demande ne devrait pas fléchir demain.
    C’est tout de même l’un des meilleurs rapport efficacité/prix, si associé aux drones, notamment pour les petites armées qui ne peuvent se payer des colonnes de chars ou blindés supers modernes, et qui n’ont pas d’aviation, voire qu’une petite aviation qui restera défensive du fait de son format réduit.
    Ces canons efficaces renseignés par des drones, la meilleure défense à un prix modéré.

    • Alain d dit :

      Roues ou chenilles?
      Le PzH 2000 coute bien plus cher à l’achat qu’un CAESAr.
      Et ce différentiel sera encore fortement augmenté avec la consommation (carburant et huile), la maintenance, les pièces détachées, la main d’œuvre et les moyens de manutention.
      Encore à l’avantage du CAESAr : fabrication et assemblage plus simples, moins d’approvisionnements matière.
      Sur le terrain, le français domine sur la vitesse sur routes et chemins, donc la réactivité, la logistique terrestre possible sans mise sur plateau, l’autonomie supérieure donc une logistique carburant moins contraignante du fait de ses roues et de son poids bien inférieur au PzH.
      Logiquement, en moyenne des interventions, le dépannage devrait est plus simple et plus rapide.
      Non, je ne reçois pas de chèque de Nexter, ni de la part des écolos, puisque l’empreinte carbone du CAESAr est évidement bien plus basse que celle du PzH.
      :>))

  3. alors dit :

    On a pris un bon choix en augmentant la production du Caesar.
    Avec près de 120 canons par an, on fait taire bien du monde qui il y a 2 ans disaient qu’on était ridicule avec les 30 mois à attendre pour produire un Caesar.
    Avec une telle production et le climat actuel, ne doutons pas qu’on remporté de nombreux marchés dans les mois à venir.
    Il serait temps aussi qu’on remplace nos Auf1 par des Caesar, ne pas attendre, ça aidera aussi pour la production.

    On est sans doute le seul pays pouvant fournir des canons neufs dans le plus court délai dans le monde occidental. Si il y a 2 ans il fallait faire de la magouille en prélevant dans nos armées, désormais la production est là !

    Juste comme ça, quelle est la production neuve de canons mobiles côté russe par an? Je ne parle pas de la remise dans un certain état leurs vieux canons.

    • Pierrot dit :

      Et on envoie les AuF1 à l’Ukraine gratos, au passage.

      • Roro94 dit :

        @Pierrot Oui bien sûr et on leur fait une gorge profonde à la livraison aussi

    • aleksandar dit :

      La production des deux usines connues de Motovilikha Plant et Barrikady était estimée en 2020 selon les sources de 50 à 80 par an.
      L’usine de Motovilikha avait une ligne de production à l’arrêt depuis le dépôt de bilan et le rachat en 2018.
      Vu le doublement des cadences de production dans tout le complexe militaro-industriel russe, une capacité de 100 a 160 par an est une hypothèse basse.
      La Russie aurait encore 7000 pièces en réserve.
      Il n’y a pas de « vieux canon », même un D20 est encore capable détruire surtout en tir de saturation.

      • Hessim Hattente dit :

        « était estimée », « selon les sources », « hypothèse », « aurait ». C’est du solide.

        • aleksandar dit :

          Non, c’est de la prudence.
          Les sources, même Janes, étant très peu précises et parfois contradictoires sur le sujet.
          Mais je constate que cela vous intéresse.
          Nul doute que vous allez vous lancer dans cette recherche !
          N’hésitez pas a nous faire part de vos conclusions

      • Aymard de Ledonner dit :

        Pour détruire quelque chose, il faut que ça tombe au bon endroit…
        Mais oui les canons et les armes légères sont des choses que la Russie peut encore produire car c’est du 100% local.
        Par contre à force de ramasser tout le monde pour aller mourir en Ukraine il est compliqué de trouver des ouvriers et il faut les payer bien plus cher qu’avant (tant mieux pour eux). Le nombre de travailleurs immigrés a par ailleurs été divisé par 4 entre 2021 et 2023….

        • aleksandar dit :

          Non, pas en tir de saturation ou l’on raisonne en termes de zone neutralisée.
          Exemple une zone de 2 km² pour une salve de BM 21 OU BM 27.

      • rainbowknight dit :

        Derrière une arme il y a normalement un soldat. Faut il en conclure que la production renforcée des cadences dans le complexe système ( corruption avérée) militaro-industriel russe va obliger le Maître à proclamer la mobilisation générale ? Le risque de voir le « peuple » gronder est donc écarté ? Sinon remplir parkings et entrepôts prend tout son sens dans une non-démocratie …

      • Alain d dit :

        @ aleksandar
        Oui, les canons et les bombes lisses, il reste du stock.
        Pour les chars c’est niet, et bientôt niet pour les blindés.
        Quand les F16 vont entrer dans la danse, les bombes lisses bricolées en planantes seront certainement moins décisives.
        Et cher « troll comptable », comme indiqué en février, le NWF, le super fond souverain de tsar, ne doit pas être bien loin de vide absolu.
        L’URSS a implosé en 1991, principalement parce que trop de dépenses militaires et finances à plat. La Fédération va nous jouer la saison 2, le scénario est déjà écrit, reste à définir la date de sortie.
        Eclairez nous sur l’augmentation des l’impôts au 01/01/2025. Choisir l’amplification des grognements tenter de combler la galère déficit, ça semble suicidaire. La faillite arrive, financière ou sociale.

        • aleksandar dit :

          Bien sur, bien sur.
          Merci pour ce moment d’hilarité.
          Sinon vous trouverez sur les sites militaires USAF des analyses concernant votre nouvelle arme magique.
          Conclusion: F16 inférieur aux chasseurs russes en capacité de détection et portée des missiles.
          Ita missa est

  4. rga dit :

    1, ce ne sont pas des obusiers, c’est un canon 52 cal. 2, on remarque que la civieres de charment propellant n: existe plus. Et oui, les « automatic loadin’ systems  » ont leurs limites. foi d’un quidam 155 auf1 et Caesar.

    • Mèkeskidi dit :

      « la civieres de charment propellant n: existe plus » ? ? ?

      • VinceToto dit :

        La charge « modulaire » (propulsive) de l’obus est insérée manuellement: https://youtu.be/0W-fLeoi8UA?t=44s
        La Corée du Nord a des normes lors de la fabrication et utilisation de charges propulsives pour éviter que certains gaz ne ravagent le cerveau de leurs artilleurs. En France, j’ai des doutes quand je lis les commentaires des artilleurs français.

        • St-Denis dit :

          Des normes pour les militaires N-coreen…
          Ahh… ahrrff… ça serait presque drôle, si ce n’était pathétique

        • Mèkeskidi dit :

          Merci. J’en déduis qu’il fallait lire « la civière de chargement de charge propulsive n’existe plus ».

        • Momo dit :

          AH?
          Le détail des normes NoK pour protéger leurs artilleurs est consultable auprès de quelles sources?
          Connaissant la préoccupation légendaires de la lignée Kim pour leurs sujets je meurs d’envie d’apprendre tout cela.
          Mais ce ne sont que des fariboles trollesk il va sans dire 😉

          • VinceToto dit :

            Il n’en reste pas moins qu’il faut faire gaffe à pas trop sniffer certains gaz.

  5. Tribun dit :

    Il est évident que la production en masse réduit les coûts et favorise par conséquent les ventes, par ailleurs les clients ne veulent pas attendre des années avant de recevoir leurs commandes complètes, surtout en cas de crise !
    Acheter un équipement militaire en 2 ou 3 exemplaires par an pendant 20 ans (j’exagère à peine) c’est typiquement (et exclusivement) français. En fait on n’est pas passé en « économie de guerre » on rejoint juste le standard de production moyen de nos voisins.

    • Jack dit :

      Si je résume vos propos, l’INTEGRALITE de nos voisins sont passés en « économie de guerre », et ce, depuis plusieurs dizaines d’années… contrairement à la France. C’est bien ça ?

    • alors dit :

      Non ce n’est nullement « typiquement français » , c’est juste que vous ne savez pas comment ça se passe ailleurs.
      Tout pays qui veut faire durer son industrie va étaler les livraisons. Si le but serait de produire au max et au plus vite, vous pouvez dire adieu à nombre d’industriels militaires dans le monde.
      Nos voisins sont comme nous et sauf si vous me donnez le nom d’un de ces voisins qui produit par exemple trente avions ou 120 canons par an, je poursuivrai le débat sur l’exception française.

      La France n’est pas en guerre, mais nier nos efforts pour faire plus, c’est être idiot.
      Tout ne peut pas être multiplié par 5 , par 10 ou par 100 sur simple déclaration politique. Les industries ont besoin de temps et c’est pareil du côté des russes qui pourtant y mettent les moyens.
      Ils ne vont pas en Corée du Nord pour vendre des armes, mais pour en acheter car ils n’en produisent pas assez.

      • Petit Gibus dit :

        « Si le but serait de produire au max et au plus vite, vous pouvez dire adieu »

        Il est possible de construire de nombreuses structures de phrases avec « si », mais aucune (sauf cas exceptionnel) ne permet de faire suivre « si » directement d’un conditionnel.

        Dans le cas de cette phrase, les formulations les plus appropriées semblent être :
        ► Si + présent de l’indicatif + « virgule » + présent de l’indicatif :
        Si le but est de produire au max et au plus vite, vous pouvez dire adieu…
        ► Si + imparfait de l’indicatif + « virgule » + présent du conditionnel :
        Si le but était de produire au max et au plus vite, vous pourriez dire adieu…

        https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-1517.php

        • Ératosthène dit :

          @alors :
          On dit « Monsieur Si n’aime ni les raies ni les rats » pour se remémorer qu’on emploie pas de futur après si.

  6. Alain d (R&D) dit :

    J’en profite pour répondre
    @Jean-Philippe Smet
    Sur le sujet des CAESAr arméniens et plus précisément des canons indiens MArG, aussi sur roues et 155 mm.
    – Moi : « L’indien, vu la tronche de son design, ne doit pas porter très loin, il ira donc au charbon. »
    – Plouc : « « Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?? » . Je ne savais pas que la portée d’un obusier dependait de sa tronche??? Pour le peu qu’on en sait, le MArG a une portée similaire au CAESAR. »
    Et bien oui, à sa gueule, je vois que l’indien n’a pas les capacités du français, déjà parce que son châssis est plus rikiki (surface au sol, volume, masse), donc il n’est pas apte a encaisser la puissance maximum que peut délivrer le CAESAr.
    Et puis, plus important, le canon indien est aussi rikiki, calibre 39 contre 52 pour le français.
    Donc ils sont totalement incomparables sur les performances.
    Pour ces affirmations, pas besoin d’aller consulter la fiche technique du véhicule indien.
    :>))
    https://idrw.org/armenia-carried-out-intensive-testing-of-marg-155-39-truck-mounted-gun-in-india/
    « Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler », enfin encore faut-il cogiter un peu, ça évite de pondre des conneries.
    Mais je sais : « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule. »
    https://www.youtube.com/watch?v=R2-vqbtmsFA

    • rainbowknight dit :

      Le « produit » indien moins performant sous nos cieux cléments est il plus efficient sur les hauts plateaux himalayens ou sous le soleil brûlant du Thar ? Le CAESAR avait été évoqué pour l’Inde, un gros marché, mais sur des terrains divers et variés le produit français est il la panacée ? Outre le coût l’Arménie semble considérer d’autres qualités parmi lesquelles la rusticité …
      L’une des exigences indiennes pour le Rafale était d’avoir de plus « gros poumons » pour mieux respirer sur les hauts plateaux…

      • Alain d dit :

        « Canons très mobiles indiens et français. Ca semble une bonne association étant donné …… »
        Etant donné les faibles moyens financiers de l’Arménie, « une bonne association »
        « Les positions en altitudes augmentent fortement l’allonge »
        L’indien plus léger se faufilera ou le français ne passe pas, si ses pneumatiques et sa motricité sont bonnes.
        Rusticité? Probablement un choix économique et surtout diplomatique, l’Azerbaïdjan et le Pakistan étant alliés.
        https://www.opex360.com/2024/06/18/artillerie-larmenie-a-commande-des-caesar-aupres-de-knds-france/

    • Bazdriver dit :

      @Alors. Le MArG est également proposé en L52 calibres.

      • Alain d dit :

        Peut-être, mais on s’en fout, c’est celui livré à l’Arménie qui était discuté !
        Mais: « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule. »

      • tschok dit :

        HS dans HS, en réponse à votre com sous un autre fil: oui j’ai vu, mais les Arméniens ont la version 39 cal. sur 4×4.

        Le véhicule semble très dynamique: un bon petit canon sur un bon petit camion.

  7. Bazdriver dit :

    @alors. 120 canons par année c’est bien…mais en même temps 5000 obus de 155 par année, ça fait tache. Heureusement les pays de l’est et les US peuvent rendre utiles ces canons…

    • Goose dit :

      Ben justement, KNDS a prévu 100 000 obus de 155 pour cette année.
      Vous voilà rassuré, vilain troll ?

    • joe dit :

      Inexact : « KNDS France (ex-Nexter) passera dès avril à la vitesse supérieure. L’industriel a pour objectif d’en produire 100 000 en 2024 (contre 30 000 en 2023), dont 80 % seront destinés à l’Ukraine, le reste étant dédié aux stocks des armées françaises. » Si tous les pays d’Europe faisait de même, les Ukrainiens n’auraient pas de souci d’appro, vu que essentiellement, les obus venaient jusqu’à présent des US ou des stocks déportés des US (Israël, Corée du sud)____ Pour info : « En septembre 1914, la défense nationale produisait 10 000 obus de 75 quotidiennement, alors qu’une batterie de 4 pièces en consommait 1 000 par jour de combat. Le Haut Commandement exige la livraison de 100 000 obus par jour, chiffre atteint dès le printemps de 1915 ». Donc sur décision politique et en cas de guerre ouverte contre l’Europe, les industriels savent faire. Certes l’obus de 155mm requière plus d’usinage de précision, mais l’Allemagne de l’époque faisait de même. En clair, si besoin, la production d’armement efficient en Europe n’est pas un souci majeur. Collectivement, nous sommes une force majeure… c’est le politique qui fait pitié et à factuellement ouvert des opportunités à un individu violent comme putler.

      • Bazdriver dit :

        Aurais je donc mal compris les propos de votre président Maceon lors de sa visite du site de production de Nexter???

        • Bazdriver dit :

          Je parle de production en France et uniquement en France… Le Senat français a donné le chiffre de 20000 obus par an…

          • Kaboom ! dit :

            « L’industriel a pour objectif d’en produire 100 000 en 2024 (contre 30 000 en 2023), dont 80 % seront destinés à l’Ukraine, le reste étant dédié aux stocks des armées françaises. »

            Les 20 000 sont probablement les 20 % destinés aux stocks français.

          • Bazdriver dit :

            @Kaboom. Le chiffre donné par le Senat est la production totale en France. Quant à NEXTER, l’objectif est de 100000 par an en 2025. Et une très grosse part de cette production se fait( fera) sur leur site en Belgique.

          • mouchophile dit :

            On écrit « 20 000 obus… »

      • 2e groupe dit :

        Je requiers.
        Tu requiers.
        Il/elle/on requiert.

        Que je requière.
        Que tu requières.
        Qu’il/elle/on requière.

      • tschok dit :

        @Joe,

        Se référer à une multiplication par 10 de la production quotidienne d’obus de 75 entre septembre 1914 et le printemps 1915 pour dire que « Donc sur décision politique et en cas de guerre ouverte contre l’Europe, les industriels savent faire », c’est un peu gonflé, je trouve.

        C’était il y a plus d’un siècle… Le paysage industriel n’a plus rien à voir, les process industriels non plus, les approvisionnement en matières premières non plus, etc.

        Sur le fond, je souhaite que vous ayez raison. Pour autant, l’état de guerre ouverte n’est pas en soi un coup de baguette magique qui permet de lever tous les obstacles en moins d’un an.

        Par exemple, on a une fonderie en France pour les obus de 155 mm. Multiplier sa production par 10 en moins d’un an, même sous état de guerre, je ne sais pas si l’industriel le peut.

        Ensuite, il faut que les obus passent à l’usinage. Les machines qui le font ne se fabriquent pas en une semaine et les gens qui savent les utiliser ne se forment pas en trois mois. Et puis après vous avez les poudres et les explosifs, avec des goulets d’étranglement partout dans les filières d’approvisionnement des intrants, sans même aborder les problèmes de la production au sens strict. Et enfin, il faut allumer la charge propulsive et faire détonner la charge militaire, ce qui exige des dispositifs spécifiques qui doivent certainement receler leur part de complexité, donc de problèmes divers et variés.

        Et je ne parle que des obus lisses, conventionnels, tels qu’on les fabrique depuis plus d’un siècle.

        Bref, si tout cela prend du temps, c’est qu’il en faut, et je n’ai pas l’impression qu’on puisse aller tellement plus vite, même en cas de guerre ouverte. En fait, c’est un problème d’accélération: pour aller plus vite, on a besoin de… temps.

        Mais de temps avant quoi, au fait? Ben de temps avant qu’il n’y ait une guerre ouverte, justement. Ou la possibilité d’une guerre ouverte, parce que pour le moment, la Russie est occupée ailleurs et c’est pour ça qu’on file des armes aux Ukrainiens (pour qu’elle le reste le plus longtemps possible).

        On fait de la gestion du temps, en réalité.

      • PK dit :

        « Si tous les pays d’Europe faisait de même, les Ukrainiens n’auraient pas de souci d’appro, »

        Cela fait donc 75 000 obus pour l’Ukraine, à multiplier par tous les pays de l’OTAN, une vingtaine, soit 1,5 millions d’obus.

        La Corée du Nord a juste livré 5 millions d’obus en un seul envoi à la Russie…

        Continuez de vivre sur une autre planète…

    • Jack dit :

      Celui qui produit des canons doit aussi produire des obus sinon il perd en crédibilité : Quelle étrange raisonnement.

  8. VinceToto dit :

    Et pendant ce temps, les USA ont prévu de rediriger les commandes de Patriot vers l’Ukraine
    https://www.ft.com/content/89fe9d6b-3a0f-42a5-af50-cff7f457a126
    A voir la tête sur la photo MoD Estonia, lui il sait.

    • tschok dit :

      L’Estonie peut accepter une stratégie américaine et européenne qui permette de gagner du temps. Ca lui va, du moment que ce délai est mis à profit pour lui permettre de se préparer.

      Donc, elle peut accepter que les armements soient d’abord fléchés vers l’Ukraine, pour occuper les Russes, du moment qu’on ne l’oublie pas. Et on ne l’oublie pas. On peut pas. Les pays baltes, c’est trop critique pour qu’on soit dans le pousse devant.

      Après, la question qui se pose n’est pas exactement de savoir si les Russes iront plus vite que nous, c’est de savoir s’ils développent un modèle d’armée à l’américaine = être capable de se battre sur deux fronts simultanément.

      En gros, les Russes ont deux défis:
      1- Développer une économie de guerre, pour aller plus vite que nous pour gagner en Ukraine à terme
      2- Développer un modèle d’armée qui leur permette de se battre sur le front ukrainien et d’ouvrir un front en Europe en même temps

      Sur le 1, ils ne vont pas si vite que ça et sur le 2, on pense qu’ils en sont très loin. Alors, on pourrait se dire que c’est ok, on va gagner. Oui, mais en fait ça ouvre une option atomique. Enfin, disons que ça la rapproche, parce que l’option atomique, elle est toujours ouverte, mais elle s’éloigne, ou elle s’approche, puis elle s’éloigne à nouveau, pour se rapprocher ensuite, etc.

      En fait, on a des rendez-vous avec la bombe, de façon cyclique. Là, on est plutôt peinard parce que les Russes ont l’avantage, donc c’est cool. Dans deux ou trois ans, quand ils vont se rendre compte c’est en train de foirer (si les Ukrainiens tiennent, ce qui n’est pas acquis) on traversera une crise sans doute un peu chaude. D’autant qu’ils auront derrière eux 4 ou 5 ans de guerre, donc une fatigue, mais un énervement aussi, qui les pousseront peut-être à jouer leur va-tout.

      Par rapport à ça, il y a deux stratégies:
      – Aller leur tailler une pipe, ce qui est en France la stratégie du RN et de LFI
      – Soit rester ferme sur ses appuis et leur dire d’aller se faire foutre, façon Churchill

      Alors vous, VinceToto, vous êtes dans un univers mental où touté delafoto stazunis, donc je suppose que vous travaillez sur la stratégie de la pipe*, mais beaucoup d’autres gens en Europe ne sont pas dans cet univers mental, donc ils préparent la stratégie churchillienne.

      *Je vous dis pas que ça vous fera plaisir, hein? Je vous dis que c’est la conséquence logique des choix que vous impose votre univers mental.

    • Paul Bismuth dit :

      @ VinceToto
      Les Patriot achetés par les pays européens donnés gratuitement à l’Ukraine pour être précis.

      Du coup, il va falloir commander de nouveaux systèmes Patriot pour remplacer les dons…

      Les américains gardent les leurs.

      • Bazdriver dit :

        @Paul Bismuth. C’est un peu plus vicieux que cela… Les Ukrainiens ne reçoivent pas des missiles neufs quivsortent des chaînes de montage. Les Européens et US destockent leurs plus anciens. Par contre les US se font livrer avant leurs autres clients ces missiles neufs qui sortent actuellement. C’est valable pour les Patriot et les NASAMS ( AIM-120)…

  9. Bazdriver dit :

    @Paul Bismuth. C’est un peu plus vicieux que cela… Les Ukrainiens ne reçoivent pas des missiles neufs qui sortent des chaînes de montage. Les Européens et US destockent leurs plus anciens. Par contre les US se font livrer avant leurs autres clients ces missiles neufs qui sortent actuellement. C’est valable pour les Patriot et les NASAMS ( AIM-120)…