L’armée de Terre confirme le contenu de la rénovation à mi-vie de seulement 42 hélicoptères d’attaque Tigre

En février, l’US Army a brutalement mis fin au programme FARA [Future Attack Reconnaissance Aircraft] qui, lancé officiellement en 2018, devait se concrétiser par le développement d’un nouvel hélicoptère de reconnaissance et d’attaque. Cette décision a été motivée par les retours d’expérience [RETEX] de la guerre en Ukraine.

« Nous apprenons du champ de bataille, notamment en Ukraine, que la reconnaissance aérienne a fondamentalement changé. Les capteurs et les armes montés sur divers drones sont plus omniprésents et moins coûteux que jamais. […] En examinant le programme FARA à la lumière des nouveaux développements technologiques, de l’évolution du champ de bataille et des projections budgétaires actuelles, il a été estimé que les capacités accrues qu’il offrait pourraient être obtenues de manière plus abordable et plus efficace en s’appuyant sur une combinaison » de différents moyens, comme les drones et les moyens spatiaux », fit alors valoir l’US Army.

Faut-il pour autant en conclure que la guerre en Ukraine a sonné le glas pour l’hélicoptère de reconnaissance et d’attaque ? En tout cas, le ministère allemand de la Défense a décidé d’accélérer le remplacement des Tigre de la Bundeswehr par des appareils d’attaque plus légers, en l’occurrence 62 H145M, dont certains auront des capacités de lutte antichar.

Seulement, cette décision a eu des répercussions en France et en Espagne, deux pays avec lesquels l’Allemagne était censée établir une coopération pour le développement du standard 3 du Tigre. Celui-ci était ambitieux puisqu’il prévoyait d’intégrer à cet hélicoptère le système de visée Strix NG, de nouveaux systèmes de navigation, la suite avionique FlytX, un dispositif d’autoprotection dérivé du CATS-150, des terminaux Micro TMA pour le guidage des missiles air-sol et de drones, le casque à viseur intégré TopOwl Digital Display, etc.

Côté français, il était aussi question de permettre aux Tigre de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] d’emporter des missiles Akeron LP [ex-missile haut de trame].

En mars 2022, les contrats relatifs au standard 3 du Tigre furent notifiés aux industriels concernés, via l’Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement [OCCAr], sans attendre l’Allemagne. Sauf que l’ambition de départ fut réduite puisqu’il n’était plus question que de moderniser 42 Tigre sur les 67 en dotation au sein de l’ALAT.

Puis, l’année suivante, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, expliqua devant les parlementaires qu’il fallait « réinterroger le modèle » des évolutions du Tigre, à la lumière des enseignements tirés des combats en Ukraine. Finalement, la Loi de programmation miliaire [LPM] 2024-30 rendit son verdict : le standard 3 allait être abandonné au profit d’une modernisation à mi-vie beaucoup plus modeste.

Étant donné que le tableau capacitaire de la LPM indique que l’ALAT disposera de 67 Tigre en 2030 [de même qu’en 2035], on pouvait penser que tous ces hélicoptères seraient concernés par cette rénovation à mi-vie, désormais désignée Mk2+ [ou RMV Tigre]. Or, à l’occasion du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory 2024, l’armée de Terre a précisé que seulement 42 appareils allaient être modernisés. Que deviendront les 25 autres ?

« Le programme de rénovation mi-vie de l’hélicoptère de reconnaissance et d’attaque Tigre […] est destiné à prolonger le service opérationnel du Tigre au-delà de 2050 tout en l’adaptant à la réalité du champ de bataille futur. Il est mené en coopération avec l’Espagne et prévoit la rénovation de 42 hélicoptères Tigre de l’ALAT », est-il en effet avancé dans un dossier de presse diffusé par l’armée de Terre.

Toujours conduit par l’intermédiaire de l’OCCAr, ce programme est mené en coopération avec l’Espagne, avec la participation d’Airbus Helicopters, Thales et Safran Electronics & Defense.

Parmi les évolutions prévues, l’armée de Terre cite la refonte de l’avionique, avec notamment l’ajout du SICS ALAT [Système d’information du combat Scorpion], l’intégration du poste radio CONTACT, la possibilité d’utiliser le système de géolocalisation par satellite européen Galileo [en plus du GPS américain] et la « capacité de coopération drones-hélicoptères [MUM-T] ».

Dans un entretien accordé à Air & Cosmos, le 13 juin, le commandant de l’ALAT, le général Pierre Meyer, a expliqué que la « rénovation mi-vie telle qu’envisagée à ce stade doit permettre des améliorations en portée de détection, de missile, de débattement du canon ». Et d’ajouter : « Le Tigre devrait comporter aussi une part d’évolutivité, afin d’intégrer plus rapidement et sans des chantiers importants des innovations qu’on voit poindre, en matière de connectivité, de spectre des munitions, et pour permettre la coopération drone-hélicoptère tellement importante ».

Photo : EMA

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75 contributions

  1. KOUDLANSKI Romain dit :

    J’ai regardé une vidéo , sur Eurosatory il y à 42 exemplaires du Tigre prévus pour être rénové ,mais il se peut qu’il y ai plus de tigre qui passeront au standard Mk2 .

    • Conjugaisons dit :

      Il y a 42 exemplaires.
      Prévus pour être rénovés.
      Il se peut qu’il y ait.

  2. NRJ dit :

    Je savais qu’on ne pouvait pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Mais cet exemple montre qu’on peut perdre doublement. D’une part en ayant le standard Mk3 et d’autre part en ne modernisant qu’une partie des appareils.
    Et dire que dans le même temps on va dépenser inutilement 600 millions d’euros pour des MdCN/AASM terrestres qui n’ont aucun intérêt, c’est ridicule.

    Car oui, rappelons-le, l’hélicoptère d’attaque reste incontournable. Les munitions rodeuses sont certes très efficaces dans l’antichar, mais elles deviennent inutiles dès qu’on rajoute quelques brouilleurs. Et face à des fantassins, leur efficacité est également fortement réduite. La faculté d’un hélicoptère d’attaque à emporter un canon de gros calibre lui donne une capacité incomparable à vider les tranchées ennemies ou à démonter les vagues d’attaquants. Sans compter que l’ennemi peut-être camouflé, et dans ce cas, son emport de roquettes prend le relai.
    Bref, c’est bien la diversité d’armement des hélicoptères d’attaque qui leur donne une efficacité incomparablement supérieure aux drones kamikaze. En particulier dans un environnement où l’adversaire dispose de brouilleurs.

    • Fabien Tremm dit :

      Vous oubliez par contre l’existence de missiles sol-air à épauler qui sont très économiques et très fréquents dans les conflits avec les tranchées justement pour éviter cette situation. Pourquoi pensez vous que les hélicoptères de combat ont été principalement lors d’opérations où le front était instable en Ukraine, et qu’ils sont peu utilisés sur des tranchées?
      Pourquoi les missiles sol-sol n’auraient pas d’intérêt? Avec des forces aériennes aussi petites qu’actuellement, être capables de lancer des missiles sans monopoliser l’aviation est une bonne chose. Et être capable de les lancer sans utiliser de plateforme à €100 millions est pratique. Et si en plus les pertes en aviation sont nombreuses, les capacités de tir en profondeur resteront d’actualité. Bref, c’est une nécessité. C’est clairement une capacité complémentaire. Par contre, ce qui aurait été malin, c’est d’utiliser le même missile que la marine afin de pouvoir se répartir les stocks en fonction des besoins.

      • NRJ dit :

        @Fabien
        Je n’oublie pas l’existence des manpads. Ces missiles sont évidemment assez dangereux pour les hélicoptères. Néanmoins il y a plusieurs choses à prendre en compte.

        1) L’aspect stratégique, les hélicoptères se concentrent pour frapper en nombre sur une zone très spécifique du front et peuvent ainsi saturer les manpads. Donc la menace des manpads est présente, mais n’empêcherait pas forcément l’utilisation des hélicoptères. Sauf évidemment si on s’amuse à faire voler les hélicoptères le long de la ligne de front pour que le pilote puisse faire du tourisme.
        2) L’aspect financier, en lien avec l’aspect stratégique : les manpads sont relativement économiques par rapport à des systèmes A2/AD et aux hélicoptères qu’ils sont conçus pour abattre. Néanmoins, comme les hélicoptères sont concentrés dans des zones spécifiques, distribuer des manpads à des milliers d’exemplaires dont 90% ne serviront à rien car les soldats n’auront aucun hélicoptère en face contre qui l’utiliser est un calcul économique qui peut être également défavorable pour les défenseurs. Surtout que les manpads restent des équipements très coûteux : 620 000 € l’unité pour le Mistral 3 (https://www.opex360.com/2023/09/26/lespagne-confirme-lachat-de-522-missiles-anti-aeriens-mistral-3-aupres-de-mbda/), jusqu’à 480 000 $ pour le Stinger (https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/05/28/stinger-23081.html).
        3) L’aspect industriel. Comme les hélicoptères sont nettement moins nombreux que les manpads, si une armée A ramasse dans une offensive quelconque des manpads d’une armée B, l’arme peut être étudiée et les contre-mesures appliquées assez facilement à la totalité parc d’hélicoptères d’attaques. Et les manpads déjà coûteux de l’ armée B sont bons à jeter à la poubelle du jour au lendemain pour le remplacer par une nouvelle génération (j’exagère un peu, mais vous avez l’idée).
        4) L’aspect tactique. Comme tous les armes militaires, les hélicoptères ne doivent évidemment pas être engagés n’importe comment, car ils sont très vulnérables (l’expérience des russes début 2022 est un bon exemple de ce qu’il faut éviter, surtout que les ukrainiens avaient reçu tous les missiles sol-airs occidentaux, des missiles de bonne qualité qui n’étaient pas toujours leurrés par les contre-mesures des hélicoptères). Il faut les utiliser en coordination avec l’artillerie, avec les troupes au sol, ou simplement en utilisant la surprise comme l’alat l’a fait en Libye en 2011. Tout cela réduirait ainsi l’efficacité des manpads.

        Après, les hélicoptères sont par nature très vulnérables, que ce soit aux manpads mais également aux mitrailleuses lourdes (voire armes légères). Et évidemment, ils sont très coûteux. Néanmoins je pense que les ukrainiens auraient été prêts à payer ce prix si ça avait pu leur permettre de percer à Robotyne en août 2023.

      • NRJ dit :

        @Fabien
        « Pourquoi pensez vous que les hélicoptères de combat ont été principalement lors d’opérations où le front était instable en Ukraine, et qu’ils sont peu utilisés sur des tranchées? » Peut-être parce que les capacités des russes ont fortement baissé après la première phase en 2022. Ils ont perdu la moitié de leur flotte, pour rappel. Fabriquer des hélicoptères prend du temps. Ce n’est pas comme un vieux T-72 que l’on peut moderniser.
        Mais ils ont recommencé à les utiliser si ça peut vous rassurer, notamment à Avdiivka. Après, les ukrainiens ont bénéficié de 2000 Stinger ce qui en fait peut-être l’armée la mieux dotée dans le monde. Et les russes ne bénéficient toujours pas de la supériorité aérienne sur le front, ce qui n’aide pas à l’utilisation des hélicoptères d’attaque.

        « Avec des forces aériennes aussi petites qu’actuellement » On a plus de 200 chasseurs. Je me dis qu’on en trouver quelques uns pour balancer les bombes et les missiles, non ?
        « Par contre, ce qui aurait été malin, c’est d’utiliser le même missile que la marine afin de pouvoir se répartir les stocks en fonction des besoins. » L’A2SM est bien moins cher que le MdCN. A partir de là, ça fait plus sens d’adapter les A2SM. Sinon, c’est prendre le risque d’avoir des bombes trop coûteuses à utiliser.

    • Fabien Tremm dit :

      Vous oubliez par contre l’existence de missiles sol-air à épauler qui sont très économiques et très fréquents dans les conflits avec les tranchées justement pour éviter cette situation. Pourquoi pensez vous que les hélicoptères de combat ont été principalement lors d’opérations où le front était instable en Ukraine, et qu’ils sont peu utilisés sur des tranchées?
      Et pourquoi les missiles sol-sol n’auraient pas d’intérêt? Avec des forces aériennes aussi petites qu’actuellement, être capables de lancer des missiles sans monopoliser l’aviation est une bonne chose. Et être capable de les lancer sans utiliser de plateforme à €100 millions est pratique. Et si en plus les pertes en aviation sont nombreuses, les capacités de tir en profondeur resteront d’actualité. Bref, c’est une nécessité. C’est clairement une capacité complémentaire. Par contre, ce qui aurait été malin, c’est d’utiliser le même missile que la marine afin de pouvoir se répartir les stocks en fonction des besoins.

    • Félix GARCIA dit :

      « D’une part en ayant le standard Mk3 »
      -_-‘

      « dans le même temps on va dépenser inutilement 600 millions d’euros pour des MdCN/AASM terrestres qui n’ont aucun intérêt »
      -_-‘

      Ensuite, « votre hélicoptère » qui part « en superposition de la ligne de front » … mieux vaut que ce soit en défense (« ou à démonter les vagues d’attaquants ») qu’en attaque (« vider les tranchées ennemies »).

    • Yannus dit :

      Je ne suis pas d’accord les zecopter en Ukraine ont montré leur vulnérabilité par rapport au missile entière entre autres je pense que le futur de l’ALAT c’est plutôt les avions avec turbomoteur comme le cobra Voir la vidéo de xxavier de taillement à ce sujet

      • Happy boy in town dit :

        « xxavier de taillement », c’est Xavier Tytelman ?

        • Yannus dit :

          Bonjour,
          La reco vocale n’est pas parfaite.

          • C'est étudié pour dit :

            Tout s’explique. Alors c’est pour ça, « les zecopter », « au missile entière entre autres » et l’absence totale de ponctuation.
            Tout de même, on se demande dans quelle base de données linguistique votre système de reconnaissance vocale a bien pu aller chercher « xxavier » et « zecopter »…

        • Navion dit :

          Et « Happy boy in town », c’est Pappy Boyington ?

    • tschok dit :

      @NRJ,

       » Les munitions rodeuses sont certes très efficaces dans l’antichar, mais elles deviennent inutiles dès qu’on rajoute quelques brouilleurs »

      Je crains que cela ne soit pas aussi simple, parce que même en cas de dégradation du signal, les MTO d’aujourd’hui, du drone un peu sophistiqué type Lancet, jusqu’aux drones FPV bricolé à l’arrache à partir de modèles civils, peuvent rester suffisamment pilotables pour être dirigés vers leur cible, pratiquement jusqu’à l’impact. Et la cible peut être un groupe de fantassins, voire un fantassin unique, et ça marche très bien, contrairement à ce que vous dites.

      C’est-à-dire que les brouilleurs embarqués fonctionnent, mais ils ne provoquent la perte définitive du signal que dans un espace réduit autour de la cible, à moins de recourir à des engins de brouillage plus lourds, qui saturent l’atmosphère de signaux EM à des kilomètres à la ronde, et là, oui, effectivement, tous les drones se mettent à tomber comme des pommes de pin. Sauf que ce n’est pas du tout la même dépense d’énergie. Donc, ce n’est pas si simple que ça.

      Ca c’est le présent.

      Et puis, il y a l’avenir: la démocratisation de la reconnaissance d’images low cost et miniaturisée. L’opérateur ne pilote plus le drone vers la cible jusqu’à l’impact. Il se contente, une fois la cible acquise et verrouillée, d’activer la fonction de reconnaissance d’images ce qui a pour effet de transformer la MTO en SALA à durée de vie courte et à usage unique, de type tir et oublie. L’avantage de ce système, c’est qu’il n’y a pas de liaison montante ou descendante, donc le brouillage est inopérant.

      Donc, la MTO appartient toujours à un complexe de reconnaissance-frappe, mais en phase finale, elle se comporte comme un Akeron utilisé en mode tir et oublie. Et comme le pilote du drone est libéré de la charge mentale d’avoir à le guider jusqu’à l’impact, il peut gérer une petit flottille de MTO, qui zonent au-dessus du champ de bataille, dans un coin tranquille, en attendant d’être appelées à tour de rôle par l’opérateur, pour être orientées vers leurs cibles. Et bien sûr, cet opérateur n’est pas nécessairement au sol, il peut être dans un hélico qui, lui-même, tire ces MTO. Un hélico comme le Tigre, par exemple.

      Les deux systèmes (Tigre, par exemple, et MTO à reconnaissance d’images) sont complémentaires: dans certaines situations, la MTO à reconnaissance d’images est plus intéressante, surtout quand il y a plein de MANPADS (ou du canon type Rapidfire) dans le coin, ce qui complique énormément la vie des hélicos, même comme le Tigre.

      Maintenant, si l’ennemi a un gros brouilleur qui sature à des kilomètres à la ronde, la MTO à reconnaissance d’images, ça marche plus. L’hélico récupère l’avantage.

      Donc, en gros, la clé de répartition est là:
      – L’ennemi a mis du MANPADS partout, l’hélico doit rester en zone verte et on utilise la MTO.
      – L’ennemi a mis un gros brouilleur qui sature toute la zone, l’hélico reprend le dessus et se risque en zone rouge.
      – L’ennemi a mis du MANPADS et un gros brouilleur, ben on fait intervenir l’artillerie, ce qui signifie que ni l’hélico ni la MTO ne font le job. Donc, ni l’un ni l’autre ne sont des armes absolues qui couvrent en toute circonstance 100% du spectre des possibles.

      On n’est pas dans une logique où il y a un truc qui sait faire tout ce que fait l’autre mais en mieux, il y a complémentarité. Et parfois, aucun des deux ne convient et il faut recourir à autre chose. Donc la proposition « c’est bien la diversité d’armement des hélicoptères d’attaque qui leur donne une efficacité incomparablement supérieure aux drones kamikaze » ne me semble pas pertinente. C’est pas ça l’intérêt de la combinaison drone-hélico.

      Je vous explique le problème de votre façon de penser: le général vous dit qu’on va moderniser le Tigre, notamment pour le combiner à des drones, et il insiste sur ce point. Donc on est dans une combinaison drone-hélico. Là-dessus vous arrivez et vous proclamez que le truc qui est incomparablement supérieur au drone, c’est l’hélico, vu qu’il a un canon de 30 mm et des roquettes. Et vous ne réfléchissez même pas 30 secondes à la combinaison dont il est question. Vous invalidez d’emblée ce qui fait l’objet même de la discussion.

      Et là, je regarde le plafond, et je soupire.

      Bref, reprenez le truc, je vous le simplifie: on vous demande de réfléchir à une combinaison A+B, pas de démonter que A est supérieur à B, ou B supérieur à A. On s’en fout, c’est pas le sujet. C’est possible?

      • NRJ dit :

        @Tschok
        Oui, c’est possible 😉

        Comme vous dites, ça dépend du brouillage. La dernière vidéo de Xavier Tytelmann sur l’Ukraine le montre : dans certaines zones, les drones sont utilisés à distance et ne s’approchent pas, et dans d’autres, ils sont plus massivement utilisés pour frapper directement.
        « Et la cible peut être un groupe de fantassins, voire un fantassin unique, et ça marche très bien, contrairement à ce que vous dites. » Bien sûr qu’un drone peut frapper un fantassin dispersé en lui balançant une bombinette. Il n’en reste pas moins inefficace pour vider une tranchée de ses occupants, sauf bien sûr à envoyer un drone type Lancet pour chaque défenseur individuellement (la question du coût finira alors par se poser…). L’incapacité à emporter un canon aérien est un inconvénient structurel du drone. J’ai vu que les ukrainiens tentent des choses de ce type là, mais on est encore loin d’une capacité réelle comme celle apportée par le Tigre, qui dispose en plus de roquettes, pour les cibles dissimulées.

        Je vous rejoins dans votre vision de l’avenir. Néanmoins, on peut également mentionner que des dispositifs comme l’arlad (https://www.opex360.com/2024/04/14/lutte-antidrone-le-vehicule-de-lavant-blinde-arlad-fait-son-entree-dans-les-rangs-de-larmee-de-terre/) vont se multiplier aussi face à cette menace. Le Leopard 2-ARC de Rheinmetall est un autre exemple avec son canon de 30 mm. Les drones sont une nuisance et une source d’affaiblissement importante, mais sont structurellement trop limités pour faire plus.

        J’adhère à votre vision sur la complémentarité des drones avec les hélicoptères d’attaque. J’irai plus loin en disant que ces armes doivent combattre en coordination avec l’artillerie et les blindés pour être plus efficace. Les canons peuvent par exemple détruire les brouilleurs et assommer les défenseurs porteurs de manpads de la ligne de défense attaquée, rendant encore plus efficace l’utilisation des drones et des hélicoptères.

        « Vous invalidez d’emblée ce qui fait l’objet même de la discussion » Là vous me faites un procès d’intention. Je n’ai jamais affirmé que le général disait de la daube (si vous avez compris que je le suggérais, alors laissez moi vous dire que tel n’était pas mon objectif). Je n’ai fait que rappeler que le drone avait plusieurs limites structurelles et l’hélicoptère d’attaque est bien plus efficace face aux limites du drone (son seul vrai défaut restant le prix).

        • tschok dit :

          @NRJ,

          Dit comme ça, c’est plus ouvert, effectivement, que votre proposition de départ qui était:

           » la diversité d’armement des hélicoptères d’attaque leur donne une efficacité incomparablement supérieure aux drones kamikaze »

          C’est une phrase qui énonce sur un plan général que A est supérieur à B, ce qui, d’ailleurs, se discute.

          Je ne suis pas entré dans cette discussion pour ma part, mais je vois que vous l’avez avec d’autres intervenants, et c’est très bien.

          Enfin je veux dire, c’est très bien, euh… en réalité c’est très théorique comme sujet: comme on est dans une réflexion sur des combinaison de moyens, la question de savoir si un moyen est supérieur à un autre devient secondaire par rapport à celle de la combinaison la plus pertinente.

          Mais je ne vous fais surtout pas de procès d’intention: vouloir démontrer la supériorité d’un moyen sur un autre, sujet théorique au demeurant*, n’est pas fautif. Ce n’est pas quelque chose qui fait grief. Il n’y a pas mort d’homme, ni de mauvaises intentions qui serait dissimulées. C’est juste que ce n’est pas tout à fait la question, quoi.

          *Exemple type de ce genre de discussions très théoriques, les discussions interminables sur la question de savoir si le T34 était supérieur ou non au Tigre ou au Panther allemands sur le front de l’Est. L’esprit humain aime bien hiérarchiser les choses. Bon, ok, mais souvent c’est pas vraiment ça qui compte. Les militaires disent souvent que, oui, ils y a sans doute des armes qui sont supérieures à d’autres, mais ce qui compte, en pratique, c’est la façon dont on s’en sert.

          • NRJ dit :

            @Tschok
            Ma proposition de départ reste juste. L’hélicoptère d’attaque a une efficacité incomparablement supérieure au drone kamikaze, son seul (gros) problème étant le prix.

            « comme on est dans une réflexion sur des combinaison de moyens, la question de savoir si un moyen est supérieur à un autre devient secondaire par rapport à celle de la combinaison la plus pertinente. » Pour le coup, la discussion d’une combinaison de moyens est vraie pour vous. Pas pour d’autres commentateurs qui voudraient supprimer les hélicoptères d’attaque. C’est pour ça que je rappelle le fait que l’hélicoptère d’attaque est bien plus efficace malgré son prix.

            Après on est parfaitement d’accord sur le fait que l’efficacité des armes dépend de leur utilisation et du contexte de leur utilisation. Dans le cas présent, il faut compter la combinaison des moyens.

    • rainbowknight dit :

      La guerre en Ukraine….
      La rénovation pour un engagement dans des conflits dissymétriques : l’Afrique toujours dans les pensées…. parce qu’ailleurs le monde est bien plus dangereux.

    • Meh. dit :

      Sauf que la guerre en Ukraine nous prouve tout le contraire. Les hélicoptères ne servent plus à rien, faute aux menaces aériennes et/ou sol-air bien trop importantes. les hélicoptères des 2 côtés doivent se contenter de voler très, très bas, et de tirer leurs roquettes en cloche à longue distance dans une ressource avant de faire demi-tour illico presto. Ce qui n’apporte aucune précision et ne permet que d’effectuer des attaques de saturation de zone.
      les munitions rôdeuses et drones kamikazes ont bien plus de morts à leur actif dans cette affreuse guerre que des hélicoptères de combat qui ont été détruits par dizaines, au missile antichar s’il le fallait. Et ce pour une fraction du prix d’un unique hélicoptère, dans exposer un équipage.

      • NRJ dit :

        @Meh
        « Sauf que la guerre en Ukraine nous prouve tout le contraire. » Vous trouvez ? La dernière fois que j’ai regardé, les russes et les ukrainiens étaient tous incapables de pouvoir pénétrer les lignes de défense et réduire au silence l’artillerie de leur adversaire. Et les drones, kamikaze ou non, sont incapables d’apporter une quelconque solution à cette difficulté.

        Quand on regarde, les ukrainiens sont incapables d’utiliser des hélicoptères de combat. D’une part, ils en ont peu. D’autre part, les russes ont des avions de chasse qui pourront détruire ces hélicoptères assez facilement. Côté russe, la moitié de la flotte de Ka-52 a été perdu, en grande partie au début de la guerre où iles étaient utilisés un peu n’importe comment, et face à des ukrainiens qui avaient armés en masse par les occidentaux (2000 Stinger ont été livré. Sans doute aucune armée n’est aussi bien équipée, peut-être pas même l’armée américaine), dans des combats qui montraient que les Ka-52 étaient vulnérables même au petit calibre (contrairement aux annonces d’un super hélicoptère).
        Du coup la capacité russe est nettement réduite. Mais ils ont été utilisé à Avdiivka par exemple. Et ils ont aujourd’hui une bonne dose de modernisation justement car les russes voient un intérêt dans ces hélicoptères.

    • joe dit :

      Il est incontournable en quoi ? Leurs présences sur la ligne de front (tir direct) est symbolique, leur utilisation principale est soit le tir de roquettes non guidées à plusieurs KM de distances (bonjour la précision) ou le tir de missile anti-tank qui dépendent directement de leurs portées. Rien qui ne puissent être fait par des drones évolués, porteurs de missiles ou de roquettes guidées. Des prototypes existent déjà. Avec le prix d’un seul Tigre au standard 3 vous pourriez avoir des dizaines de drones et leurs munitions. Faut-il avoir 50 unités très coûteuses ou plusieurs centaines qui offrent en réalité, la même plateforme de tir. Concernant les brouilleurs, les solutions existent déjà et sont commercialisées. Système à inertie compacte et reconnaissance par flux vidéo du terrain 3D. Ce n’est même plus en prototype depuis plusieurs années. Pour les « vagues » d’attaquants, ce n’est plus les charges de la seconde guerre mondiale. On voit au mieux une vingtaine de véhicules, tous vulnérables à une flopée de drones divers, artillerie, mortiers et mitrailleuse savent très bien traiter la problématique. Ce n’est qu’une question de temps avant que des drones volants emportent mitrailleuse légères ou fusil de précision. Ces drones existent et peuvent emporter des charges de 30 Kg.

      • NRJ dit :

        @joe, @Math, @Marine
        « leur utilisation principale est soit le tir de roquettes non guidées à plusieurs KM de distances (bonjour la précision) ou le tir de missile anti-tank qui dépendent directement de leurs portées » Généralement, la première arme d’un hélicoptère d’attaque est le canon de 30mm. C’est d’ailleurs ce qui manque fortement à l’Ukraine et à la Russie pour vider les tranchées adverses et nettoyer le champ de bataille des troupes.

        « On voit au mieux une vingtaine de véhicules, tous vulnérables à une flopée de drones divers, artillerie, mortiers et mitrailleuse savent très bien traiter la problématique » Les russes ont tendance plutôt à envoyer des colonnes de fantassins ces derniers temps. Ils sont facilement repoussés, mais font néanmoins du dégât continuellement au défenseur. C’est ça qui fait le plus de dégâts aux ukrainiens ces derniers temps, des informations qu’on peut avoir.

        « Ce n’est qu’une question de temps avant que des drones volants emportent mitrailleuse légères ou fusil de précision. » Sauf que ce n’est pas ça qui vide une tranchée et détruit un ennemi camouflé. Pour ça, il faut des armes plus lourdes, en l’état un canon de 30 mm et des roquettes, dépendant des situations, pour frapper directement les lignes adverses. C’est ça qui manquent à chaque camp (et la supériorité aérienne nécessaire pour pouvoir utiliser ces moyens, aussi, ça compte). Sans ça, on le voit aujourd’hui, personne n’avance et la guerre se réduit à un duel d’artillerie et des vagues de fantassins qui attaquent des positions fortifiées.
        Et pour emporter un canon de 30 mm et des roquettes, ce n’est pas un petit drone qu’il faut. C’est un gros hélicoptère, piloté ou non.
        Après les drones peuvent être plus résistants face au brouillage, mais le brouillage n’en reste pas moins une limite importante. Faut un moment que le drone puisse reconnaître un système d’artillerie pour pouvoir le frapper.

    • Math dit :

      C’est une vision assez partiale et pas si étayée que ça. L’impossibilité de diriger des drones à distance par connectivité et l’impossibilité d’utiliser le GPS sont effectivement des Retex de l’Ukraine. Ils ne sont pas pour autant un indépassable comme le montre toute une série d’innovations en cours de maturation et d’essais. En revanche, les pb de quantités ou masse, la multiplication des vecteurs se révèle critique, car cela affecte également la régénération de forces. Bref, je ne suis pas certain que la vision que vous défendez soit fondée. Je crains au contraire qu’elle ne conduise vers une impasse technologique.

    • Marine dit :

      « Les munitions rodeuses sont certes très efficaces dans l’antichar, mais elles deviennent inutiles dès qu’on rajoute quelques brouilleurs. » … Le front ukrainien démontre quotidiennement que, malgré le brouillage des deux côtés, ce sont encore les munitions rôdeuses qui se taillent la part du lion dans l’antichar comme dans l’attrition des troupes débarquées adverses. L’hélicoptère d’attaque, lui, est toujours trop vulnérable face aux menaces anti-aériennes pour être aussi efficace sur ce type de champs de bataille.

    • Bazdriver dit :

      @NRJ. Il y a une autre arme, dont on parle peu, et pour cause, qui est bien plus efficac sur les tranchées ou les concentration de troupes/ materiel. Ce sont les obus de 155mm à sous munitions utilisées des deux côtés. Ils ont déjà fait des carnages. Les US en ont livrés plusieurs centaines de milliers ( ils en avaient 3 millions en stock au printemps 2023. Mais bon…il faut pas le dire trop fort dans nos démocraties européennes..c’est une arme « sale ».. et par ici on veut des guerres « propres en ordre ». Mais chuuut….

      • C qui dit :

        Bazilou ( . ch ? ). Surprise !!!!…….Vous vous exposez dans le sol sol maintenant ? Si oui, vous cassez là votre image en nous signifiant la fin d’un mythe, que dis-je d’une époque vouée au F15 . Encore un des effets inattendus du 09/06 ?
        A vous lire.

  3. Niko dit :

    Haute intensité, qu’on vous dit…

    • NRJ dit :

      @Niko
      Les Tigres en ont fait quand ils ont été engagé en Libye.

      • Marine dit :

        Non, ce n’était pas ce qu’on peut appeler de la « haute intensité »… -_-‘

      • Bazdriver dit :

        @NRJ. La Libye, une guerre de haute intensité ??? Il vous en faut peu….

        • NRJ dit :

          @Marine, @Bazdriver
          Les hélicoptères engagés ont fait face à l’adversaire qu’ils pourraient avoir dans une guerre de haute intensité. Des unités blindées, des pièces d’artillerie, des systèmes AA, des manpads, des canons antiaériens lourds, et d des soldats formés pour les utiliser. Si vous voyez des armes manquantes parmi celles auxquelles ont fait face les Gazelle et Tigre, je suis curieux de savoir.

          • Bazdriver dit :

            @NRJ. Il n’y a aucune haute intensité. Les capacités de défense aérienne libyennes ont été majoritairement anéanti dans les premières semaines. Les hélicoptères, en très petit nombre ne sont intervenus qu’à partir du mois de juin. Les hélicoptères de combat français ont accompli 316 sorties en 5 mois… Vous parlez d’une haute intensité. Ils n’ont quasi jamais été engagé par les maigres forces libyennes encore de bout et très limités en capacités.. En 7 mois de guerre, combien de sorties aériennes pour les forces de la coalitions?? 15000 en gros.. C’est bien maigre. Combien de SAM tirés sur les forces coalisees?? Il faut sacrément creuser. On n’est pas en 1991 face aux Irakiens… 100000 sorties aériennes en 42 jours, une pluie de missiles sol-air et de tirs de DCA…

    • PK dit :

      Chuuut, vous allez être traité de complotiste, voire pire…

      • NRJ dit :

        @PK
        On va juste vous traiter de troll, mon cher.

        • PK dit :

          Alors, poutinien ou américain ? Vous vous êtes décidé ou vous continuez à vous ridiculisez ?

  4. Belzebuth dit :

    Il n’y a pas que le TUGRE qui va pouvoir tirer des HELLFIRE II :
    https://www.forcesoperations.com/la-france-reprend-encore-des-missiles-hellfire-ii/

    • Amiral Apoual dit :

      Ah non, erreur, le Tugre est équipé d’Hellfure. Tous les pulotes vous le confurmeront.

  5. Lelo dit :

    18 au 1e rhc, 18 au 5, 6 au 4 le compte est bon… les vieux a l eaalat et le 3 centré sur guépard. jamais l ALAT n a eu 67 tigres en ligne, entre retards et chantiers interminables de transfo hap en had….

  6. JILI dit :

    Il est certain que la guerre en Ukraine avec les drones a changé la donne au niveau militaire, et qu’ainsi de nouveaux matériels doivent être élaborés car beaucoup d”hélicoptères russes ont été abattus. De plus, l’Intelligence Artificielle y prendra une place conséquente.

    • NRJ dit :

      @JILI
      La guerre en Ukraine démontre également l’impact du manque de soutien aérien. Ni les russes ni les ukrainiens n’arrivent à passer des lignes de tranchées aujourd’hui. Et le manque de soutien d’hélicoptères ou d’avions d’attaque pour virer les occupants des tranchées et aller traquer l’artillerie adverse est une des causes. De leur côté les drones sont incapables de virer l’infanterie d’une tranchée, et ne sont même pas capable d’aller détruire l’artillerie adverse sitôt que des brouilleurs sont mis en place.

  7. Thorgal dit :

    L’avenir, c’est une voilure tournante pilotée par un équipage, dont un ou plusieurs membres s’occupent de l’essaim de drones qui l’entoure, eux mêmes effecteurs de drones consommables spécialisés dans l’antichar, la lutte antipersonnel, la lutte anti DSA, la guerre électronique, le leurrage infrarouge, etc…
    Les US maitrisent déjà la technologie de la gestion au combat de drones en essaim, avec une bonne dose d’IA et d’algorithmes développés par le MIT sous la supervision de la DARPA.

    • tschok dit :

      Voilà. Ca, c’est une réflexion qui porte sur la combinaison drone+hélico.

      On ne cherche pas à désigner le vainqueur d’un concours de beauté, on part du constat qu’on a deux systèmes qui peuvent évoluer, les drones et les hélicos, et que leur évolution naturelle tend à les combiner, sans que l’un élimine l’autre.

      Excusez-moi Thorgal, je fais quelque chose de très malpoli, je profite de votre commentaire pour causer à NRJ.

      J’ajouterais qu’on peut appliquer cette façon de penser à tous les EPC (au sens large) qui sont menacés de disparition. Je pense évidemment au char.

      • St-Denis dit :

        Et donc… pas besoin d’un Tigre super armé pour accompagner des drones…
        Pour une fois… c’est les allemands qui ont raison…
        Le H145M convient très bien… et peut faire le coup de feu si besoin

  8. AirTattoo dit :

    A la réponse Retex Ukraine… c’est un argumentaire vraiment pas approprié. Ce qui compte c’est la doctrine d’utilisation et la mission. Les pays de l’ex URSS utilisent les hélicoptères comme des tank et très clairement pas comme l’OTAN ou les pays occidentaux.
    Après l’histoire de de moderniser que 42 appareils, c’est politique et financier et rien d’autre. Il n’y a cas voir les commandes de AH-64D sans parler des appareils en commande en Chine.

    • Fabien Tremm dit :

      Il y a des retours d’expérience intéressants venant de l’Ukraine, et oui cela va dans le sens de la doctrine.
      Constater que les missiles sol-air à épauler sont très efficaces à courte portée, constater que sur un conflit de position, ces hélicoptères sont relativement inutiles, mais que lorsque il y a du mouvement, des missiles à portée de 10 km ou plus permettent de détruire les blindés adverses, c’est un bon retour d’expérience.
      Pour les commandes, vous oubliez les AW249, les HAL Prachand. Par contre, vous ne mentionnez pas l’abandon prévu de ces hélicoptères par le Japon.
      La question est complexe, mais ne moderniser que 42 hélicoptères n’a pas de sens.

    • tschok dit :

      @AirTattoo,

      Dans ce cas précis, c’est de la contrainte budgétaire. Il n’y a plus vraiment d’enjeu politique dans cette affaire à ce stade, vu que le retrait allemand est consommé et irréversible. Tout ce qui pouvait constituer un enjeu politique est derrière nous. Et là, on en est au stade où on regarde le nombre de biftons qu’on a en poche et, vu ce que ça coûte, on a l’oseille pour 42 et pas 67 unités.

      Et puis il y a eu une part d’hésitation sur l’avenir de l’hélico de reconnaissance et d’attaque, vu ce qui se passe en Ukraine. L’hésitation a porté sur les deux fonctions: l’attaque et la reco. C’est intéressant de le rappeler, parce que ça peut correspondre soit à un hélico qui fait les deux, soit à deux hélicos différents, et c’est bloquant dans les deux cas.

      Toujours est-il que cette hésitation a concerné le Tigre et je pense que, malgré tout, elle n’est pas totalement purgée.

      La phrase du général laisse planer une sorte d’incertitude: « Le Tigre devrait comporter aussi une part d’évolutivité, afin d’intégrer plus rapidement et sans des chantiers importants des innovations qu’on voit poindre, en matière de connectivité, de spectre des munitions, et pour permettre la coopération drone-hélicoptère tellement importante ».

      Il dit « devrait » et pas « devra ». Un conditionnel présent au lieu d’un futur simple à l’indicatif. Donc, il y a du flou dans le schéma. Le truc est pas encore complètement cadré, semble-t-il.

    • VinceToto dit :

       » Après l’histoire de de moderniser que 42 appareils »
      Voir le commentaire supra de @Lelo qui me semble être dans le vrai.

    • city dit :

      Pas du tout les missiles russes ont la meme porte que hellfire etc
      Utiliser un helico dans une zone conteste c’est fatal pour le dernier mais quand il reste derier ses propres lignes il est efficace comme les helico russes qui ont joue un role important dans larret de la contre offensive ukrainiene …

    • François Cafca dit :

      Dans ce cas, ce serait plutôt « il n’y a qu’à voir ».

  9. Thierry le plus ancien dit :

    Le Retex ukrainien, parlons en !!! j’ai l’impression que certains ont du mal à voir la réalité en face, ce sont des helicoptères russe bien plus que des drones qui ont stoppés la dernière offensive ukrainienne en frappant les chars du ciel, au point que les ukrainiens réclament des F-16 pour les descendre (et les ont obtenus).

    Encore des hélicoptères de combat qui ont permis aux Russes de faire quelques progrès lors de leur dernière offensive en perçant les 3 lignes de défense ukrainienne.

    Ces hélicoptères de combat qui ont tant manqués aux ukrainiens pour réussir leur offensive !!!

    Les Apaches en service un peu partout sont bien loin de finir à la poubelle, pour les Tigres c’est une autre histoire du fait de leur faible disponibilité et multiples problèmes comme on l’a vu au Mali.

    Il existe bien un lobby désinformationnel qui essai de nous faire abandonner chars et porte-avions, en gros à peu tout ce qui existe sauf les drones et les missiles hypersonique, ce qui est déjà une signature quant à son origine fake newseuse…

    Aux USA ils ont les saboteurs trumpiste qui ont déjà tout tenté en vain contre le F-35 et je ne pense pas qu’ils auront la peau des hélicos de combat, je gage que le programme ne sera que reporté au final, il va ressurgir tôt ou tard les événements l’y contraindront, les drone font aussi face à des murs infranchissable de brouillage de GPS puisqu’on parle de RETEX en Ukraine, problème que les hélicos ignorent…

  10. Bastan dit :

    La France contrairement à l’Allemagne est davantage appelée à intervenir dans des conflits asymétriques en Afrique. Par contre, comme lors des conflits en Afghanistan, Irak, ex-Yougoslavie de nombreux armements de plus en plus sophistiqués seront disponibles au marché noir, dont des missiles Sol/Air en grand nombre.

  11. cases olivier dit :

    encore et toujours la politique d echantillon

  12. ALAN dit :

    Mettre le paquet sur le Guépard, futur couteau suisse de l’ALAT, voilà la plus sage des solutions.

  13. Olivier Fournier dit :

    Il faut être motivé pour monter dans un aéronef dans un contexte de HI.

  14. Lassithi dit :

    Et on veut se préparer pour la haute intensité. Déjà que le parc est minable.
    Ridicule, ca fait 20 ans que tout est ridicule.

  15. guilhom dit :

    en meme temps quand le cout de modernisation vaut le meme prix qu’un nouveau programme… cela se fera petit à petit. d’abord 42 et apres on verra.

    dans le futur les cieux seront remplis de drone volant à la recherche d’opportunités , cela sera saturé. Pas certain qu’un helicoptère puisse encore voler sans se faire facilement abattre. C’est aussi cela le probleme. Ce n’est pas le systeme d’arme ou sa doctrine d’emploi c’est la capacité à agir et survivre.

    Si l’hélicoptère va s’éloigner des zones de contact il devient inutile d’en avoir des lourds… le raisonnement allemand est le bon.

  16. Carin dit :

    Je trouve que remettre le Tigre a jour, est une bonne chose. Cet hélicoptère est loin de ne plus avoir sa place dans le combat. Prendre la déculotté des voilures tournantes russes pour exemple est trompeur, sur toutes les images parues, il est clair que les hélicos russes sont complètement dépourvus de contremesures électroniques, et même de leurres thermiques. Parmi toutes les destructions vues, les pilotes ne semblaient même pas savoir qu’un missile leur partait au cul, (aucune tentative d’évasive pourtant réflexe), ce qui veut dire qu’ils ne sont même pas équipés de module détecteur de départ de coup.
    Et c’est pareil sur l’ensemble de leurs matériels au sol ou dans les airs.
    La deuxième armée du monde a 60 ans de retard, et à une chance de cocu de combattre une armée de même nature… au point que le peu de matériels occidentaux font la différence, et empêchent les russes d’avancer.

    • . dit :

      Oui, on a vu des image d’hélicos russes lancer des leurres en permanence lors d’une attaque, à l’aller et au retour… Puis, quand ils ne lançaient plus de leurres (le nombre est évidemment limité), se faire descendre par un missile ukrainien. Sans doute, effectivement, les hélicos russes n’ont pas de détecteurs de départ de coup, pour gaspiller ainsi leurs thermiques, en les déployant systématiquement toutes les cinq secondes.

  17. Tribun dit :

    L’Allemagne, la Belgique et je ne sais plus combien d’autres pays passent sur le H145M, la version HForce, c’est l’avenir et l’assurance d’un coût d’achat, de mise en oeuvre et d’une maintenance plus simple que de développer un hélicoptère d’attaque spécifique. Sans compter une formation commune avec les versions civiles/Police/Gendarmerie. La France va miser sur le H160M Guépard, version Hforce du H160.
    https://www.avionslegendaires.net/2018/02/actu/hforce-bel-outil-defense-dairbus-helicopters/

  18. panda dit :

    LMUR a une porte de 14.5 km le hellfire 11km compare ca avec le Lancet 70km qui na pas besoin de helico et coute moins cher en plus….

    • Vincent Poursant dit :

      S’il coûte moins cher en plus, est-ce que ça veut dire qu’il coûte plus cher en moins ?

      • Achille Talon dit :

        Imparable logique dont la cohérence époustouflante nous émeut sans dommage.

        • Vincent Poursant dit :

          Ah, cher chaland inénarrablement naïf, que me vaut le plaisir de cette lucrative visite ?

  19. benoit dit :

    Il est dommage que les Tigres n’aient pas pu se montrer dans un conflit de haute intensité.
    Il est dommage que l’on ne traite que 42 Tigres.
    Il est dommage que l’on ait pas pu racheter à bas prix les cellules et pièces détachées Allemandes et Australiennes pour créer une masse.

    Ce qui est à peu près certain c’est que le Tigre n’aura pas de successeur donc soit il va durer soit il sera remplacer par autre chose.
    Actuellement il garde tout de même sa pertinence même si beaucoup pensent que les drones feront tout.

    N’aurait on pas pu mettre en place une solution à la Rafale et mettre en place une rénovation constante de n cellules par an pour garder les savoirs…

  20. Vinz dit :

    Je crois qu’on a vite oublié la facture complètement délirante des mises à niveau proposé par Airbus.

    • Confidence pour confidence dit :

      L’avenir du TIGRE est le H 145 éventuellement dronisé.
      Mais il ne faut pas le dire…

      • Tannenberg dit :

        C’est bon, vous pouvez garder vos confidences… Droniser un H145, ce serait donner de la confiture aux cochons, il y a mieux a droniser…
        @Vinz , quant aux factures d’Airbus, c’est moins pire que si on devait se faner celle de Boeing, mais je vous laisse apporter plus d’éléments factuels si vous pensez avoir raison.

  21. dambrugeac dit :

    42 Tigre et 170 Leclerc en 2035 ! Wouah… Macron peut attaquer 50kms de territoire poutinien avec 8 jours de munitions et vite faire demi tour… avec l’ex 1ere armée du monde de 1918 à 1939.

    • Tannenberg dit :

      Vous croyez vraiment qu’on irait chauffer les russes (pour quoi faire? on sait pas) tout seul? C’est pas le sens des réalités qui vous étouffe.

    • St-Denis dit :

      En 2035… ça fera bien longtemps… que notre génie de président… aura regagner sa lampe…
      mais attention quand même à pas la frotter…
      les lampes des anciens génie de président… sont très sensible…
      à la moindre caresse… pouf… y réapparaissent…

  22. . dit :

    Est-ce que le principal et très grave problème posé au très onéreux hélicoptère, ne serait pas qu’il risque de se faire abattre par un drone à deux balles ?

    Même en cas de guerre de mouvement qui limiterait le foisonnement des drones, on peut imaginer des drones de surveillance des unités mobiles, chargés de détecter et d’attaquer les hélicoptères. Rq. un drone à réaction va déjà nettement plus vite qu’un hélico.

    • L'ALAT, 70% du budget MCO de l'armée de terre dit :

      Le coût du MCO pour les TIGRE suffisent à justifier leur maintien au hangar pour ne pas dépenser le budget.
      Avec la double contrainte de l’entraînement au minimum du minimum des pilotes et la justification du besoin de ce type d’engins qui n’est plus adapté à la haute intensité.
      Juste pour le safari africain aux barbus à mobylettes chinoises, sport dont nous nous sommes auto-exclu même sous bannière neutre pour cause de propagande anti-française très bien orchestrée de toutes parts.

      La société AMARANTE et le CIAE rembourseronnt-ils le coût de leurs piètres performances ?
      Non.

  23. Tannenberg dit :

    L’avenir du Tigre, c’est de pouvoir emporter des munitions comme le Warbler de Safran, qu’on peut envoyer a 50km faire des évolutions pour identifier et traiter des menaces de façon quasi-autonome grâce a l’IA, avec ce genre de combo le Tigre sera capable de faire des entrées de théâtre en premier, en allant neutraliser les capacités de détection et de défense AA adverses dans le même rôle que les Apache lors de l’ouverture de Desert Storm. La polyvalence c’est bien, le H145 est une bonne machine (le Guépard est également prometteur), mais avec la survavibilité, c’est mieux, alors je suis content que nos forces puissent garder des Tigre, dommage que nos « amis » allemands nous aient laissé tomber. En combinant les parcs français, espagnol et allemand on aurait atteint un total d’environ 120 machines opérationnelles, un potentiel de masse non négligeable en cas d’engagement HI de l’OTAN (car c’est bien de cela dont on parle, on ira jamais seul au carton en HI), mais il n’en sera rien, on restera a 60 machines (peut-être a 72 si on a du gras sur le budget français pour monter a 54, rêvons un peu), de quoi faire qq beaux coups de poing, de l’escorte CSAR et du garde-flanc.