Malgré ses défauts, le modèle de soutien des armées doit être maintenu, estime la Cour des comptes

« Quand le vin est tiré, il faut le boire ». Telle est la conclusion à laquelle est arrivée la Cour des comptes dans son bilan de la création des bases de défense qui, décidée dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques [RGPP], a rompu avec un modèle de soutien des armées qui, reposant sur le principe « un chef, une mission, des moyens », avait pourtant su faire ses preuves.

La mise en place de ces bases de défense devait permettre de mutualiser le soutien de plusieurs unités implantés dans un rayon de 1h30 de route. L’idée était de concentrer sur un même site, dans un cadre interarmées, les services d’administration, de gestion, d’habillement, etc.

Seulement, dans plusieurs rapports qu’il a remis au cours de ces dernières années, le Haut comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a régulièrement critiqué les effets de cette réforme, en pointant une dégradation du soutien du militaire, vu comme un « numéro de matricule ou un identifiant dans un Système d’Information des Ressources Humaines [SIRH] ».

« La proximité physique n’existe plus, dès lors que le personnel administratif des GSBdD [groupements de soutien des bases de défense] travaille dans des locaux éloignés des formations soutenues et que les différents bureaux ne sont généralement pas organisés pour recevoir individuellement les militaires soutenus. La plupart des militaires se reconnaissent lorsque l’un deux indique que ‘l’éloignement avec le GSBdD fait augmenter les délais de traitement. Il y a trop d’intermédiaires. La hiérarchie subit le système tout comme la base' », avait ainsi décrit le HCECM en 2014.

Depuis, des efforts ont été consentis pour rapprocher les soutenus et les soutenants, via notamment les espaces « Atlas » installés dans les casernes et les bases. Pour autant, le problème de fond demeure, comme l’a encore déploré le HCECM dans la dernière édition de son rapport annuel. « Les officiers en situation de commandement ont perdu des leviers d’action. Ils ne peuvent plus régler efficacement et surtout rapidement les problèmes du quotidien. Leur autorité en est directement affectée », a-t-il souligné.

Dans le bilan qu’elle vient de publier, la Cour des comptes est consciente des carences de modèle de soutien. Modèle dont la mise en place n’est pas achevée…

« À l’origine, toutes les bases de défenses devaient être configurées selon un modèle homogène : soutenir environ 10’000 personnes appartenant indifféremment aux armées, directions et services et travaillant dans un rayon de 1h30. Cet objectif n’a pas pu être réalisé : seules six des quarante-cinq bases de défense de métropole en 2023 répondent pleinement à ce modèle, tandis que dix-sept d’entre elles soutiennent moins de 3500 personnels. Ainsi, l’idée d’une organisation des soutiens reposant sur des bases de défense aux configurations identiques a vécu, la réalité des besoins locaux s’imposant au schéma initialement envisagé et se traduisant par une nécessaire différenciation des organisations », a-t-elle constaté.

Pour les magistrats de la rue Cambon, cela est dû à une « coordination » et à un « pilotage » insuffisants, la « mise en œuvre de la réforme ayant été laissée aux différentes chaînes du soutien qui se sont le plus souvent organisées selon leur logique propre, avec pour principal objectif de réduire les effectifs, sans se préoccuper suffisamment des nécessaires simplification, harmonisation et numérisation préalables des processus du soutien ».

Cela a donné lieu à une situation paradoxale : si cette réforme s’est traduite par une « organisation encore trop complexe et cloisonnée », elle a cependant permis un « fonctionnement modernisé des soutiens qui peuvent s’appuyer sur une ressource humaine certes plus réduite mais dont le professionnalisme s’est sans conteste renforcé », avance la Cour des comptes, pour qui le « principe de différenciation qui prévaut désormais dans l’organisation des 55 bases de défense doit être préservé et renforcé afin de répondre au mieux aux besoins locaux des unités soutenues ».

Reste que l’interarmisation n’est pas forcément la panacée… Au point que l’armée de Terre souhaiterait réinternaliser certaines fonctions de soutien, voire à prendre la main sur certaines bases de défense. C’est aussi le cas de l’armée de l’Air & de l’Espace.

Par ailleurs, si ce modèle de soutien a « globalement répondu » aux attentes des armées lors de l’exercice Orion [organisé en 2023], sa « robustesse » doit encore être évaluée dans l’hypothèse d’un engagement majeur. « Les modalités de contribution des bases de défense à un engagement opérationnel massif [répartition de l’effort sur l’ensemble des bases de défenses qui sont mobilisées sur la globalité des domaines des soutiens] demeurent donc un sujet à creuser pour la période à venir », a souligné la Cour des comptes.

Enfin, le rapport insiste sur les défauts de cette organisation, en évoquant notamment sa complexité, engendrée par une bureaucratie et des « contraintes procédurales » envahissantes, ou encore des marges de manœuvres budgétaires réduites pour les commandants de bases de défense [« notamment en raison du montant toujours plus important des dépenses contraintes massifiées« ].

Pour autant, il n’est pas question de revenir en arrière étant donné que la Cour des comptes estime que ce modèle de soutien est encore perfectible, en appelant à une « vigoureuse démarche de simplification des processus » et à une « meilleure exploitation des potentiels du numérique ».

« Compte tenu de l’ampleur des réformes des soutiens conduites depuis une quinzaine d’années et des diminutions d’effectifs consenties, la Cour estime qu’un retour à l’organisation d’avant la réforme n’est ni opportune ni envisageable. D’autant que les armées et les soutenus en général s’accordent aujourd’hui pour reconnaître les progrès réalisés par la majorité des services de soutien depuis la création des bases de défense. Le modèle actuel doit néanmoins évoluer, pour mieux répondre aux besoins des armées, en s’inscrivant dans une logique de subsidiarité et de simplification « , est-il expliqué dans ce rapport.

Sur ce point, on attendra ce qu’en dira le HCECM et le président Macron. En juillet dernier, celui-ci avait dit vouloir « repenser » le modèle d’organisation et de fonctionnement du ministère des Armées, mis en place « dans une période de réduction continue des dépenses pour la défense ».

« Ce modèle procède d’une logique qui faisait primer les économies sous couvert de rationalisation et de fragmentation budgétaire. Une logique qui ne place pas toujours ou pas assez la guerre au cÅ“ur de ces organisations ou de ces processus. Or aujourd’hui, ce modèle n’est plus adapté », avait-il ensuite développé. Et de préciser que le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, aurait à lui remettre des « scénarios d’adaptation » d’ici l’été prochain. Nous y sommes presque.

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25 contributions

  1. Félix GARCIA dit :

    Passionnant.

    • tartempion dit :

      Passionnant …Vous parlez du scénario alternatif que va bientôt nous pondre Lecornu ? S’agissant des GSBDD mises en place par Sarkozy dans le cadre de la RGPP , on ne peut que déplorer que les officiers qui étaient supposés accompagner cette réforme de rationalisation ont tout fait pour la faire échouer en jouant le pourrissement de la situation .La question du niveau de productivité des militaires et des civils de la défense affecté(e)s en GSBDD doit être examiné avec la plus grande attention .Il n’est pas concevable que les GSBDD concentrent tous les exempts et ils sont légion , les gens faisant un avis restrictif d’emploi , les cas sociaux , les obèses , les alcooliques , les vieux de la vieille qui tirent jusqu’au max en faisant du mauvais esprit , le personnel militaire féminin chargée de famille avec un statut de mère isolée sur-représenté avec toutes les contraintes que l’on peut imaginer (retard / absentéisme ….)Des cadres incapables de faire respecter le règlement de discipline général des armées le plus élémentaire vis à vis de populations hétérogènes récemment arrivée en France sans réelle culture militaire où sévit un multiculturalisme exacerbé associé au syndrome de la victimisation .(voir les nombreuses affaires de harcèlement moral et sexuel supposées récemment étalées sur la place publique ) sans parler des entorses à la laïcité avec des salles de prière discrètement aménagées .Par ailleurs , ces gens travaillent en moyenne 30 heures par semaine avec 0 garde , 0 manÅ“uvre, 0 astreinte , 0 marche de nuit , 0 opex , 0 opération sentinelle et tous les week-end de libre .On est bien loin du rythme effréné de certaines unités de combat où les militaires sont corvéables à merci et cumulent stage commando , manÅ“uvre, garde 24 , manÅ“uvre , tir de nuit , formation , etc…En fait , on a une armée de terre que l’on peut diviser en deux les soutenants et les soutenus , en gros , en cas de guerre , on pourrait juste déployer 10.000 hommes avec un soutien indigent digne de celui fourni à nos soldats en Centrafrique lors de l’opération sangaris .

    • HMX dit :

      Passionnant en effet, d’une certaine façon… un article tel que celui-ci permet de mesurer le chemin parcouru en 15 ans et le 180° effectué depuis une poignée d’années. En 2010, on fermait des bases, on supprimait des postes, on regroupait des unités, on sabrait le programme FREMM, le Rafale était publiquement présenté par le ministre de la Défense (l’inoubliable Hervé Morin…) comme un avion trop cher, inadapté et invendable. Le projet de second porte avions était officiellement enterré par Nicolas Sarkozy (« un porte avions ? pour quoi faire ? ») après l’annulation du programme mené en coopération avec les britanniques. Le budget de la Défense tombait à 32 milliards d’euros. Et parmi cette avalanche de mesures « d’optimisation » et de « modernisation » (!), la « réforme » du soutien des armées et la création des fameuses « bases de défense » constitue l’une des erreurs les plus douloureuse et néfaste pour nos forces armées.

      Comme indiqué par de nombreux intervenants, cette réforme pensée par des consultants en organisation et autres gestionnaires d’administrations civiles (énarques ou non) est parfaitement inadaptée dans son concept à la nature même et aux besoins des forces armées. Que de gâchis, et que de temps perdu ! On notera au passage que la Cour des Comptes elle même est dans l’incapacité de chiffrer les éventuelles économies qui auraient pu être dégagées par cette réforme, par ailleurs mal conduite et inachevée. Succès sur toute la ligne…

      On attend désormais de savoir comment remonter la pente. On ne pourra bien sûr pas revenir à la situation antérieure, et tout n’est pas forcément à jeter dans ce qui a été réalisé au forceps lors de la création de ces bases de défense. Mais le challenge est important pour reconstruire une politique de soutien davantage en rapport avec les missions et la raison d’être de nos forces armées…

  2. Pascal, (l'autre) dit :

    « Enfin, le rapport insiste sur les défauts de cette organisation, en évoquant notamment sa complexité, engendrée par une bureaucratie et « contraintes procédurales » envahissantes,  » Oh que oui, j’ai un souvenir « ému » pour remplacer un simple tube « fluo » mais qui touche aussi à l’opérationnel, un autre soiuvenir pour avoir un lot de « sparklets » d’ hydrogène pour assurer le fonctionnement des A.P.2.C.!
    https://enasis.fr/pluginfile.php/5988/mod_resource/content/1/Mode%20demploi%20simplifi%C3%A9%20AP2C.pdf

  3. Pascal, (l'autre) dit :

    A part cela, en consultant la carte cette « dispersion » du soutien est à ne pas remettre en cause dans un but de « rationalisation » surtout en cette période « troublé » où certains se plairaient de mettre en œuvre leurs idées à la c**!

  4. Mat49 dit :

    Il faut revenir à un modèle de soutien intégré. Non pas qu’il soit le plus efficace financièrement mais parce que même en essayant de le faire fonctionner au mieux un système non intégré n’est pas efficace pour faire la guerre.

    Un système de soutien militaire doit être efficace en temps de guerre.

  5. Jean Claude Dusse dit :

    il aurait fallu aller jusqu’au bout de l’idée du soutien commun via les gsbdd en regroupant tous les regiments (leurs UE coeurs de métier) d’une brigade ou division dans un camp de manoeuvre et mettre le gsbdd au milieu ….. un peu comme les américains avec leurs forts ….
    Mais pour ça il aurait fallu sortir de l’argent pour construire les infras dans les camps et prescrire une ordonnance pour une consultation chez un proctologue grec aux élus locaux qui auraient pleurniché pour garder leur garnison

    • Czar dit :

      Et oui on se souvient de cette notion de fort comme aux USA pour faire mieux avec moins et la liste des unités à dissoudre qui n’aura pas pour but de faire l’aménagement du territoire mais d’augmenter le niveau ops et l’attractivité du métier.
      Et aussi on se souvient des menaces étoilés de poser le képi ou la casquette.
      On a vu le résultat, mais bon comme pour louvois et le reste … peut être des responsables mais pas de coupables !
      Si seulement nous avions eu plus général Pierre de Villiers en haut à l’époque.

  6. La défaite avant même la guerre dit :

    « L’orientation client »: un « première année » paresseux achetant son futur diplôme d’une école de commerce aurait pu rediger ce torchon qui sert d’aboutissement au management, version post seconde guerre mondiale, depuis sa théorisation par son « gourou » nazi à peine ripoliné.

    La société toute entière vit quotidiennement ce management abrutissant avec ses hauts cadres irresponsables de tout qui se remplissent les poches.
    Chacun a eu affaire à son cortège de petites mains qui essaient de rendre possible l’exécution de leur travail, malgré tous les processus mis en place rappellant la « maison qui rend fou » d’Astérix.
    https://philippesilberzahn.com/2019/10/07/cest-logique-mais-ca-ne-marche-pas-peril-de-lorientation-client/

    Il suffit de regarder l’état de notre économie pour en voir les succès: des bullshit jobs et un désintérêt pour la notion de travail.

    Militairement, en 2006, l’intervention israélienne au Liban a montré que cela était inepte.

    Tant que ce système digne héritière de l’organisation militaire française de SEDAN en 1870 est le nôtre, nous serons incapables de quoique ce soit militairement.
    https://www.lopinion.fr/secret-defense/patrice-huiban-le-syndrome-du-second-empire-plane-sur-nos-armees

    Vu les externalisations actuellement en cours, l’avenir du militaire est le mercenariat ou le chapeau mou.
    C’est certainement le but.

  7. aleksandar dit :

    Tout a fait d’accord.
    Le système fonctionne très bien de 9 heures a 17 heures du lundi au vendredi 12 heures.
    Le reste du temps c’est  » démerde toi ! ».

    • Ventoux du 40 dit :

      9 heures à 11h 30 et 13h30 à 16h30 sauf jeudi matin couleur et sport, et parfois sur rdv. Le vendredi c’est maxi 11h30 pour les célibat géo !

  8. Jo666 dit :

    c’était mieux avant . La Cour des comptes comme Bercy sont des gamelins 40. l’armée doit reprendre le rôle de la protection civile avec des appelés. on peut mater les 1500000 sauvageons sans diplôme, leur inculquer la discipline en améliorant la mco des matériels

    • vno dit :

      Manifestement, vous n’avez pas bien suivi l’évolution des sauvageons … par rapport aux besoins des armées bien sur ! Ou j’ai mal compris et vous souhaitez recréer le bataillon d’Afrique et les bagnes qui allaient avec ?

  9. RECCE dit :

    Moi qui croyais que la création des GSBDD était une vaste opération de sabotage russe ou chinoise, je découvre que même la cours des comptes fait partie du complot ! Parce que franchement, si c’est pas une opération de sabotage, ça en dit long sur notre niveau de décadence….
    Sont vraiment forts les Russes….ou les Chinois !

    • Thierry le plus ancien dit :

      la cour des comptes n’a pas été la dernière à raboter à mort le budget défense à l’époque ou c’était tendance, revoyez ses archives, c’est pas russe ni chinois, c’est ultralibéral, vous savez ce machin qui a été tué par le Covid19.
      Les esclaves qui était à son service se retournent dans leur grotte à mesure qu’ils se font dégager, c’est des has been et Macron n’aura pas de successeur de toute évidence, C’est le dernier des Mohicans, sa tribus politique s’est faite sabré, bon débarras.

  10. Arnaud dit :

    Si les rapports de la cour des comptes étaient utiles cela se saurait. Cela fait des années que des mesures sont proposées et que rien ne change sinon en pire. Et beaucoup de mesures sont des catastatrophes’ car déconnectées de la réalité.
    La cour des comptes a une vision budgétaire des sujets à traiter. Sauf que la Défense ne peut pas se résumer à une vision d’efficience mais surtout d’efficacité militaire et de capacité à passer de l’état de paix à l’état de crise/conflit instantanément.
    Cette organisation en gsbd est débile et a pour fondement la RGPP inepte de Sarkozy qui à durablement sapé les services publics et la defense.

  11. Alfred dit :

    Bah. C’est à l’image du pays tout entier et de la société. Ce qui fonctionnait a été remplacé par des usines a gaz au nom de la modernité et de la rationalisation, sans tenir compte des conséquences pourtant souvent prévisibles. On en voit le résultat dans tous les domaines. A tel point qu’aujourd’hui on déplore les pertes de savoir faire, et on re-découvre par exemple l’utilité des stocks pour les industries en lien avec la défense. Ce qui n’empêche pas de continuer parallèlement à perpétrer les mêmes errements qu’auparavant dans le nucléaire civil pour ne citer que lui.

  12. Thierry le plus ancien dit :

    Il ne s’agit pas de revenir à l’organisation d’avant la réforme, mais de mettre la réforme d’hier à la déchetterie pour créer un nouveau mode d’organisation de demain qui n’a rien à voir avec ce qui se fait actuellement. Et il y a bien plus de place pour l’imagination que pour la comptabilité qui est au service du résultat, et non l’inverse.

    Il faut refaire un maillage militaire pertinent sur tout le territoire, comme le disait Napoléon : tout est à propos de se concentrer ou se disperser, il faut donc aussi de la logique et créer des zones de corps d’armée indépendant et complet avec AIR/TERRE/MER combiné et tous les services disponible ensemble, capable de se mettre en marche très vite sans être ralenti par d’autres facteurs qui ne serait pas de leur ressort ou compétence. Disposant de stockage de munitions et pièces de rechange

    Ces corps d’armée pouvant interagir avec d’autres ou agir individuellement selon la situation et les ordres.

    Il ne faut rien garder de ce qui existe, ça pue trop la défaite.

  13. Opexum dit :

    « Ce n’est pas en améliorant une absurdité que l’on prouve une certaine intelligence, c’est en la supprimant. »
    Général De Lattre de Tassigny

    • vno dit :

      Oui, mais la vous dégainez l’élite. Plus personne n’est capable de comprendre aujourd’hui !

  14. Thorgal dit :

    Il y a moyen de tordre le cou à ce système sans le détruire, car effectivement ses promoteurs (merci Sarko, Morin, ainsi que leurs zélés serviteurs) ont pris bien soin de raser soigneusement ce qui existait avant :
    1-la fonction de COM-BdD est attribuée automatiquement à l’autorité militaire la plus élevée exerçant un commandement dans la BdD ;
    2-le COM-BdD a tout pouvoir de direction (et de notation) clair et incontestable sur toutes (y compris SGA/SID) les chaines de soutien présentes dans sa zone de responsabilité (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, les textes étant rédigés de façon byzantine -devoir de coordination, etc… blablabla-)
    3-rétablissement du système des dépenses à bon compte, élargi à tous types de crédits (infra, maintenance, informatique, etc…) et non pas seulement à ceux du SCA, avec possibilité de fongibilité entre eux à hauteur de 30% max de l’enveloppe. Système assorti d’un contrôle strict par un commissaire off-sup (commissaire colonel, désolé je n’aime pas les nouvelles appellations, trop Courtelinesques et pas assez mili) subordonné directement au COM-BdD.

    L’objectif est de redonner au commandement sa plénitude d’action, en cadrant les choses.

  15. Le syndrome Orange Telecom dit :

    Les types qui ont pondu ce rapport sont malades et toxiques, comme ce qu’ils ont installés avec cette arnaque tout juste bonne à privatiser les domaines régaliens et à détruire les outils nécessaires pour la souveraineté nationale.

    Après avoir saigné le tissu économique privé de la France, voici donc le tour des administrations.
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2024/06/06/la-kakistocratie-ou-le-pouvoir-des-pires-comment-l-incompetence-se-glisse-au-sommet-des-entreprises_6237598_1698637.html