Pour l’amiral Vaujour, la Marine nationale doit renforcer sa « capacité immédiate à combattre »

Dévoilé en 2018, le plan stratégique Mercator devait permettre à la Marine nationale de tirer pleinement parti de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25. Organisé selon quatre « amers » [point de repère fixe et identifiable pour la navigation maritime], il était censé fixer un cap pour 2030. Depuis, il a été actualisé à deux reprises [en 2021 et en 2023], afin de tenir compte de l’évolution de la conflictualité et des avancées technologiques.

Seulement, Mercator fait désormais partie de l’histoire ancienne… Chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM] depuis septembre 2023, l’amiral Nicolas Vaujour a en effet livré les grandes lignes d’un nouveau plan stratégique lors d’une réunion des commandants, organisée à Paris, le 28 mai.

D’après les quelques éléments communiqués par le CEMM via X [anciennement Twitter], ce nouveau plan stratégique vise à concilier les exigences du temps court avec les objectifs du temps long. En clair, il s’agit de relever les défis actuels tout en préparant l’avenir… Et cela alors que les moyens de la Marine nationale n’ont pas été significativement renforcés à la faveur de la LPM 2024-30.

« Le temps court, c’est faire face à la multiplication des crises et à leur violence croissante. Il s’agit de renforcer la capacité immédiate à combattre », a expliqué l’amiral Vaujour. Cela suppose notamment de renforcer la préparation opérationnelle dans le cadre des entraînements de type « Polaris », de développer la « culture de l’audace » et de mettre l’accent sur « la capacité à combattre en mode dégradé ».

Mais pas seulement. En effet, l’amiral Vaujour a souligné la nécessité de revoir à la hausse les « plans d’armement » des navires, d’accélérer « l’innovation » et de « recompléter les stocks de munitions et de leurres ». Cette capacité « immédiate à combattre » doit également concerner les « bases et les ports », via le renforcement de leur « fonction opérationnelle » et la rénovation, voire le renouvellement, de leurs infrastructures. Enfin, il a aussi évoqué l’organisation « d’entraînement réguliers en ambiance ‘haute intensité' ».

Quant au « temps long », a poursuivi l’amiral Vaujour, il s’agit de « prendre les dispositions » qui permettront à la Marine nationale de « garder la supériorité demain », en fonction de trois « amers », à savoir la « densification du lien de la Marine à la Nation » [d’où l’importance de la réserve opérationnelle], les « partenariats », avec le « développement d’une stratégie d’accès », et l’anticipation des « ruptures technologiques et humaines ».

Lors de sa première audition parlementaire en tant que CEMM, l’amiral Vaujour avait expliqué ce qu’il entendait par « stratégie d’accès ».

« On a tendance à présenter la puissance navale sous la forme de trois piliers : le nombre, la technologie et les savoir-faire. En fait, […] le partenariat vient [la] renforcer. Si vous êtes tout seuls à avoir beaucoup de bateaux, beaucoup de technologies et beaucoup de savoir-faire, sans partenariat, vous n’êtes pas grand chose parce que les partenaires vont vous amener plus que de la masse : ils vont vous apporter aussi des accès, une connaissance de certaines zones, une certaine vision du monde différente de la vôtre qui va vous enrichir », avait-il développé.

« La puissance navale, c’est le nombre, la technologie, les savoir-faire et les partenariats. C’est absolument essentiel. […] Et cette puissance, quand elle se crée avec des partenaires, elle fonctionne avec l’interopérabilité, qui ne se résume pas à la seule connectivité mais qui suppose des procédures [communes] et de la confiance », avait-il ajouté.

S’agissant des ruptures technologiques, le CEMM a donné trois objectifs : la préparation au combat data-centré [ou collaboratif], illustré par le concept de « Veille coopérative navale » [VCN], le développement de la culture de la prospective et, surtout, la « robotisation et l’automatisation des capacités qui peuvent l’être », ce qui permettrait à la Marine nationale de gagner de la masse à un coût soutenable.

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109 contributions

  1. Olivier dit :

    tient un amiral qui découvre l eau chaude ça fait des décennies que tous le monde dit que les navires de la marine nationale sont sous armées…………..

    • Clavier dit :

      Pour jouer les gardes côtes en Méditerrannée, ce qui sera le prochain défi , pas besoin d’Aster 30…..

    • Carin dit :

      @ Olivier…..
      Relisez l’article… il n’est nullement question de sous-armement des navires, les munitions ne sont concernées que dans le cadre du re complètement.
      L’amiral prône l’Europe de la défense, et veut étendre cette collaboration au-delà de celle mise en place dans le GAN du Charles de Gaulle.

    • HMX dit :

      L’Amiral indique une direction (mais pas encore de feuille de route). On est évidemment d’accord avec ce qu’il énonce : oui, l’avenir du combat naval passe par les drones et le combat collaboratif, où l’IA jouera un rôle majeur. C’est une réalité et une révolution déjà en cours, qui concerne tout autant l’AdT et l’AAE.

      On attend désormais que la Marine nationale décline ces orientations dans une feuille de route, avec des objectifs et des projets concrets. Il nous faut un « Plan Marine Nationale 2035 » qui traduise dans les faits ce qu’énonce l’Amiral. Ce n’est pas un exercice facile, car il existe (dans la Marine peut être plus qu’ailleurs… ?) une forme de conservatisme, et une inertie programmatique importante, liée à la durée des programmes de construction qui s’étalent souvent sur plus d’une décennie.

      Or, cette logique de « temps long » de la programmation n avale est violemment percutée par la réalité et l’accélération des menaces. On ne peut plus et on ne doit plus l’ignorer. La guerre navale et ses paradigmes qui avaient peu évolués jusqu’alors ont brutalement été remis en cause en l’espace de quelques mois : la flotte russe s’est faite décimer en Mer Noire par des petits drones navals kamikazes, et les Houthis ont fait la démonstration que nos unités « de premier rang » étaient mal adaptées, insuffisamment armées et protégées, et pouvaient rapidement être mise en difficultés par des attaque mêlant haute et basse intensité, même par des acteurs asymétriques qu’on aurait pu juger insignifiants il y a encore quelques années. D’autre part, ces évolutions interviennent avec en toile de fond la perspective d’un affrontement majeur dans le Pacifique entre la Chine et les USA, chacun des protagonistes travaillant d’arrache pied pour préparer et adapter ses forces navales à cette confrontation. Cette évolution rapide de la guerre navale nous a pris de court, nous qui n’avions rien vu venir, ou qui avions du moins sous estimé la rapidité et la portée de ces évolutions.

      Symbole et symptôme de notre retard, nous apprenions il y a quelques jours que la FDI Amiral Ronarc’h entamait ses essais en mer : une frégate de dernière génération, dotée d’un radar à la pointe de la technologie… mais dont on a réduit par mesure d’économie la dotation à 16 tubes verticaux (au lieu de 32, ce qui n’avait pourtant rien de très ambitieux…). Pire, cette frégate est également privée de véritables systèmes d’autoprotection, sans brouilleurs, ni lances-leurres anti-missiles… le simple fait qu’on ait pu laisser ce programme se dérouler « tranquillement », comme s’il ne s’était rien passé dans le monde depuis 2 ans, devrait pourtant nous alerter au plus haut degré sur notre (in)capacité à réagir.

    • Marco dit :

      Hum… je pense que vous n’êtes pas Marin et que vos avez mal interprété « la nécessité de revoir à la hausse les plans d’armement des navires ».

      Je suis quasi certain que l’Amiral Vaujour se réfère au plan d’armement en personnel des navires et non aux équipements montés à bord.
      Il parle très probablement d’augmenter l’effectif des équipages à bord. Le but étant d’être plus endurant à la mer avec d’avantage de possibilités de se relayer aux postes clefs et de pouvoir faire face à une éventuelle attrition.

    • Amiralgeek dit :

      le plan d´armement c´est l´équipage par les tubes et les lance patates….

  2. Le Breton dit :

    La grande lacune actuelle de la marine nationale également c’est qu’elle semble manquer de corvettes/patrouilleurs armés de manière crédible pour assurer sa mission de police maritime de la ZEE (ce ne sont pas aux frégates de premier rang alors navires de guerre d’assurer cette tâche)

    • Bouvine dit :

      Pas d’accord. La priorité c’est de renforcer la protection et la puissance de feu des frégates de premier rang qui risquent fort d’être harcelées par des drones et menacées par des navires turques, russes ou autres dans les années à venir.

      Le renforcement de la présence outre-mer (la ZEE c’est principalement l’outre-mer) est d’abord une question de crédibilité diplomatique. C’est important mais ça passe en second. Aujourd’hui il n’y a pas de menace militaire immédiate sur les outre-mer ; sauf à considérer le Mozambique et Madagascar comme des menaces immédiates…

      • Ulysse dit :

        @Bouvine+++

      • Trucmachinchose dit :

        Des navires turcs, des frégates turques, la marine des Turcs.

      • Le Chouan dit :

        D’accord avec vous pour la première partie.
        Mais la protection de nos ZEE et de nos territoires d’outre-mer est aussi une priorité, d’où le remplacement des FLF par des corvettes Gowind mieux armées.

    • Oivier dit :

      vous savez notre ZEE dans les dix ans à venir ça sera les rivages de la France metropilitaine ………..

    • Jean-pierre dit :

      Il semblerait que la marine nationale ait acté le fait de remplacer les frégates Floréal par des corvettes godwin. Ces corvettes ont un tout autre armement que les frégates de type floréal qui sont sous armées.

      • Nexterience dit :

        Sur une Gowind, l’armement est dans une liste d’options. Donc acheter des Gowind ne garantit pas un armement fort mais seulement un tonnage, un potentiel à aller loin.

    • Amiralgeek dit :

      Enfin ils comprennent l´erreur des équipages optimisés et les Frégates à double équipages ! C´était pas faute de l´avoir dit…. Mais ils n´écoutent pas la base….

  3. speedbird101A dit :

    Avec plus de trois mille milliards d’Euros de dettes qu’on ne remboursera jamais , avant de commencer à renforcer quoi que ce soit de notre capacité immédiate à combattre ,va falloir commencer urgemment par baisser drastiquement et immédiatement, les soldes des officiers des états majors en combattant leurs primes …et leurs ministres avec !!!

    • Santé sobriété dit :

      C’est pour faire rentrer l’argent des taxes sur les boissons alcooliques dans les caisses de l’État et ainsi contribuer à éponger la dette que vous vous astreignez quotidiennement à commencer l’apéro dès 16 h 00 ?

      • speedbird101A dit :

        @ santé…Ah non mes bouteilles d’alcool je les ai achetées en zone hors taxes….nasdr’via !!

        • Bistrotier dit :

          Quoi ? Alors là, non ! C’est pas bien ça ! Tu me déçois, mon Spidou, oh que tu me déçois… Consommer hors de mon établissement, c’est vraiment pas chic.
          Qu’est-ce que je t’ai fait ? Mes cacahuètes sont pas bonnes ? Le blanc est pas assez frais ? Je mets trop d’eau dans le pastis ? Je t’écoute pas assez quand tu parles jojotragédic… gérontostatic… Jérôme Kardégic… enfin ça, là… Alors c’est ça, tu trouves que je fais plus attention à toi ?

      • Bistrotier dit :

        Si je vous y disais à quel point mon établissement permet de redresser les finances du pays… Quand mes clients vous expliquent qu’y sont patriotes, vous les croyez pas, et pourtant, j’y sais bien, moi.
        Quoi ? Oui, mon Spidou, encore une tournée générale ! Voilà, c’est pour la France. Quel civisme !
        Des héros méconnus, je vous y dis. J’ai toujours pensé qu’y devrait y avoir une médaille pour eux.

    • speedbird102B dit :

      « trois mille milliards d’Euros de dettes qu’on ne remboursera jamais »
      C’est bien ça le problème, c’est que l’on rembourse la dette.
      En empruntant.
      Et qu’emprunter ça coute cher, c’est même le deuxième poste de dépense de l’Etat, avant le budget de la défense.

      • speedbird101A dit :

        @ ma photocopie 102B…..yep mon speedou ,c’est le tonneau des danaides gauloises ….

      • Boudiou ! dit :

        Regardez, il y a un petit frère !
        P’tain, les gars, on est tombés sur un nid.
        Quelqu’un a le numéro du service d’hygiène ou de la fourrière municipale ?

  4. Spad dit :

    Mouais et 5 frégates de premier rang en plus ça ne serait pas mieux?

    • Carin dit :

      @Spad……
      L’amiral voit plus grand que vous…
      Sa vision est d’intégrer au sein de la royale des navires d’autres pays européens qui n’en ont pas assez pour former une flotte crédible, d’une part, et de compléter certaines flottes à l’aide de quelques-uns de nos bateaux… en gros si on envois un Barracuda ou une FREMM, ou une FTI dans une flotte européenne, on fait faire à cette flotte un bond en avant en matière de détection/destruction de soums adverses, et on renforce les moyens de défense/attaque de surface. Il est évident que ces
      « prêts » se feront sous le commandement du pays à qui nous prêtons… et vice-versa bien entendu.
      L’amiral parle « d’Europe de La Défense » dans la droite ligne de l’actuel locataire de l’Élysée, qui quoi qu’on en pense, fait de plus en plus d’adeptes.
      Ce qui fait grincer des dents nombre de contributeurs pro Américain/Russe/Chinois…. Et ça c’est bon!

      • Voie voient voies vois voit voix dit :

        Quand on envoie, on fait des envois.

      • Amiralgeek dit :

        oui il est temps de créer une marine « europeenne », une vraie

        • Pascal, (l'autre) dit :

          « oui il est temps de créer une marine « europeenne », une vraie » Pour qu’il y ait une Marine européenne il faudra une armée européenne qui elle sera « l’expression musclée » d’une politique étrangère européenne! Actuellement l’U.E. (rien que le terme « union » est………..surréaliste!) n’est qu’un conglomérat de boutiquiers qui veillent jalousement sur leurs intérêts et pré carré et dont les membres ne se gènent pas de savonner la, planche, de multiplier les « crocs en jambe » de leurs voisins! Il suffit simplement de constater la politique de l’aide à l’Ukraine, des différents programmes de défense pour s’en rendre compte!

    • HMX dit :

      la Marine Nationale comptabilisait 26 navires de 1er rang en 1997… cible qui a depuis été abaissée à 18, puis à 15.

      La question du format de la Marine (mais aussi celle de l’Adt et de l’AAE) a volontairement été éludée par la LPM2024-2030. Comprendre : « on verra après 2030 pour prendre une décision, qui produira ses effets vers 2035/2040 dans le meilleur des cas »… Reste à voir si la situation internationale nous laissera le loisir et le luxe d’attendre encore 10 à 15 ans pour commencer à remonter en puissance.

      Pour rejoindre le sujet de l’article, une des solutions pour remonter plus rapidement en puissance, sans exploser le budget RH, passe par la robotisation évoquée par l’Amiral Vaujour. En lieu et place de nouvelles frégates, la Marine pourrait faire le choix de se doter de grands drones de surface, ayant approximativement le gabarit de petites corvettes (1 000 tonnes environ, potentiellement davantage, afin de garantir une bonne autonomie et des qualités nautiques en adéquation avec l’accompagnement de frégates ou du GAN). ces drones seraient dotées d’un radar, d’un sonar, d’une capacité d’autodéfense limitée, de tubes verticaux, et de tubes lance torpilles, donc d’un armement « complet ». Une fois en mer, les drones seraient placés sous le contrôle d’une frégate (typiquement une FDI) et permettraient à cette dernière de contrôler une bulle aéromaritime sans commune mesure avec ce qu’elle pourrait contrôler par ses propres moyens. Les drones seraient à la fois des capteurs et des effecteurs déportés, agissant si besoin comme « réservoirs à munitions », venant ainsi combler le reproche lié au sous-armement de nos navires de 1er rang. On peut également imaginer que ces grands drones soient en mesure de mettre en œuvre des drones plus petits (logique de marsupialisation, à l’image du SLAM-F qui entre en service), et qu’ils disposeront d’espaces réservés pour permettre des évolutions ultérieures (Ex : tubes verticaux supplémentaires)

      Pour aller dans le sens des propos de l’Amiral, un appel à projet pourrait être lancé via l’Agence d’Innovation de Défense (AID) en vue du choix d’un concept, puis de la construction d’un ou deux prototypes visant à valider le concept. Outre les questions techniques liées à la conception des automatismes pour garantir un haut degré de fiabilité du drone (motorisation hybride/électrique ?) dans un environnement marin connu pour être particulièrement agressif, un des principaux enjeux de la conception de ces drones résiderait dans la sécurisation des communications, y compris en ambiance de brouillage électronique sévère. Des solutions existent et ont déjà fait leur preuve (notamment la liaison laser par satellite…). Dans tous les cas, le cahier des charges devrait viser un coût ne dépassant pas les 200-250M€ tout équipé (et si possible moins pour les exemplaires suivants !) pour permettre à la Marine de lancer la construction en petite série d’un volume de 12 à 15 drones, dans un premier temps. Pour le prix d’une FDI, on pourrait ainsi obtenir 5 drones, avec un effet multiplicateur de puissance bien plus intéressant, et une vitesse de construction très rapide (construction par blocs préassemblés). Pour être tout à fait juste, il faudra également adapter nos infrastructures portuaires à l’accueil et à la maintenance de ces drones, donc faire des travaux de construction (quais, hangars), recruter et former des techniciens spécialisés, adapter nos FREMM et FDI en les dotant des liaisons nécessaires et en formant les équipages à la gestion d’une flottille de drones… ce sera bien sûr un challenge, mais rien d’insurmontable.

      On notera qu’il s’agirait là d’une petite révolution culturelle et doctrinale pour la Marine Nationale, mais que cette révolution est sans doute indispensable pour répondre au défi qui est ouvert devant nous. Au delà de ce qui est déjà programmé, rajouter 3 ou 4 FDI supplémentaire à notre flotte, comme on l’entend murmurer parfois, ne changera hélas pas fondamentalement la dimension, ni les forces et les faiblesses de la Marine Nationale. En revanche, ajouter une quinzaine de grands drones de surface équivaudrait à multiplier d’un facteur 3 à 10 la puissance de feu instantanée de la flotte (selon le nombre de tubes verticaux installés sur les drones), ainsi qu’à démultiplier sa capacité à contrôler des espaces aéromaritimes.

      • Math dit :

        Avez-vous déjà regardé star wars?
        Le problème de ces idées est que si on détruit l’étoile de la mort, ici la FDI, l’ensemble des équipements qui lui sont assujettis deviennent inopérants ou en tous les cas très dégradés. Je ne suis pas marin, mais il semble que les ennuis à la mer sont fréquents et que l’astuce des marins pour en venir à bout, la ténacité, la robustesse sont des qualités désirables. La panne ou la destruction du noeud centrale serait probablement le principal risque dans ce type d’architecture.
        Je ne dit pas que la dronisation est mauvaise, mais je pense qu’elle est à placer au même plan qu’un nouveau sonar ou qu’un nouveau type d’Aster. La puissance vient du poing, mais surtout du commandement et de la capacité à avoir des intentions. En ce sens, le renforcement de la coopération navale avec les autres marines d’Europe me semble beaucoup plus puissant à terme, de même que la coordination des patrouilles navales. Un ensemble plus grand de volontés communes est une réponse plus à même d’assurer notre prospérité que l’accroissement de la puissance de feu d’un nombre limité de frégates.

        • HMX dit :

          @Math
          la destruction ou la panne du « nœud central » (la frégate) doit effectivement faire partie des hypothèses de travail. Et dans un scénario de ce type, on peut parfaitement imaginer que le contrôle des drones passe automatiquement à une autre unité présente sur zone, ou directement à un contrôle basé à terre (liaison satellite), permettant ainsi la poursuite du combat. Pour peu que cela soit correctement organisé, c’est justement à mon sens plutôt un point fort de ce type d’architecture.

          Pour aller plus loin dans les « scénarios catastrophes », il faut aussi prévoir le cas ou un drone se retrouverait isolé (panne, avarie, ou brouillage de l’ensemble de ses moyens redondants de communication, destruction de la frégate et des autres drones…). Dans cette hypothèse très défavorable, il faudrait alors prévoir un plan de secours. Par exemple : quitter la zone dans une direction préétablie jusqu’à rétablissement du contact avec des forces amies, ou rejoindre un port sûr prédéterminé, lancement d’un petit drone aérien pour émettre un signal de secours et/ou localiser des forces amies sur leur dernière position connue, etc…

          La force d’un réseau composé de grands drones de surface, comparé à un grand rassemblement de navires, c’est justement le nombre potentiellement beaucoup plus élevé de drones qui pourront être rassemblés, et leur coût unitaire beaucoup plus faible qu’une frégate ou une corvette équivalente (capteurs et armements). Pour le prix d’1 frégate, vous pouvez avoir 5 drones (sans les équipages à payer…) ce qui va littéralement démultiplier la capacité à contrôler des espaces aéromaritimes et à y combattre. Le calcul est assez vite fait, sur le plan opérationnel, tout comme sur le plan financier.

    • Le Chouan dit :

      @Spad, d’accord avec vous et ce n’est qu’un minimum !

  5. dambrugeac dit :

    wouah…! un beau discours bien hermétique. On en sait pas plus après qu’avant.

  6. Manu dit :

    Ça ressemble encore à du « en même temps » cette histoire….

    • Le Chouan dit :

      Ou à de la branlette intellectuelle mais c’est la même chose. 🙂
      D’accord avec vous !

  7. Francois.bruno dit :

    La rupture technologique et l’innovation… soit. Mais de là à imaginer qu’un marin français puisse remettre en cause le totem sacré de porte-avion, faut pas exagérer. Donc on continuera à imiter les autres.

  8. predo dit :

    Honnêtement il s’agît plutôt de navigation à l’estime plutôt que de navigation au relèvement. En résumé, faire mieux sans plus de moyens. Le partenariat, quand on n’a pas la masse enlevé le pouvoir de decision qui est dans les mains du partenaire. La question est de savoir si l’on souhaite pouvoir agir en fonction de nos seul intérêt ou agir en partenariat et devoir négocier les objectifs. Qu’on me corrige si je n’ai pas bien compris l’amiral.

  9. Sorensen dit :

    Si je puis me permettre quelques conseils superflus, selon Nietzsche et sa volonté de puissance, si l’on interprète bien de traviole ses écrits ou alors que l’on se fie aux faux édités par la sœur de l’auteur d’Also sprach Zarathustra, Ein Buch für Alle und Keinen, la puissance supérieure d’une flotte tient d’abord au gabarit des membres des membres d’équipage. Il faut néanmoins relever, que Friedrich ne fut pas le premier disciple germanophone de Zoroastre, puisqu’un obscur musicien autrichien dénommé Mozart, auteur de Die Zauberflöte, première opéra non barbare, introduisit des références au culte de l’Atar, ou en français (langue inférieure car teintée de latinismes), feu sacré. Néanmoins, ce saltimbanque de l’art dégénéré, était franc-maçon, bien que ni Franc, ni maçon. Il est aussi à noter que le meilleur moyen d’augmenter la puissance d’un flotte, demeure la diffusion de Wagner, Richard de son prénom bien que mort fauché, plus précisément de ses ouvertures, citons parmi celles-ci Das Rheingold, Tannhäuser, et Der fliegende Holländer (un dégénéré parlant un genre de patois hanséatique) dont les thèmes aquatiques accroissent la flottaison des nefs. Certains préféreront néanmoins Johann Strauss II, fils de Johann Strauss et oncle de Johann Strauss III, et la douceur de ses valses danubiennes qui raviront tout marin d’eau douce. Les esprits inférieurs (au hasard, les français sans majuscule), se contenteront des pièces impressionnistes de Ravel, Debussy ou Lili Boulanger, avec notamment Ondine, La Mer, Reflets, Jeu d’Eau, Sirènes qui conviennent mieux aux flottes océaniques. Enfin, pour les suppôts de Poutine (non disponible en pharmacie) et autres peuples slaves très très très inférieurs, nous proposons la scène IV de l’acte I de Лебединое озеро, par le piètre Piotr Ilitch Tchaïkovski (à prononcer sept fois d’affilé sans postillons avec l’adjectif antéposé par nos soins) dont le hautbois est l’image de l’onde même, à condition que son interprétation moderato soit modérée sans excès.

    • Ursul dit :

      C’est excellent, bravo ! J’ai bien ris.

    • THEVENON dit :

      Génial !!!!

    • dambrugeac dit :

      Tu sais qu’il te disent les français avec minuscules sur tes considérations sur Debussy et son raffinement face aux dingueries de Wagner et la Deutsche Muzic ! En matière maritime il en va de même entre le Colbert et le Graff von Spee…

    • olivier 15 dit :

      La drogue, c’est mal.

    • john dit :

      On reste sur notre faim: est-ce supérieur, ou pas?

    • jim dit :

      Quelle magnifique poétique, quel démonstration de culture tant musicale que linguistique, dont les point d’ orgues sont : » l’acte I de Лебединое озеро », maitriser le cyrillique, c’est la classe, et « les suppôts de Poutine (non disponible en pharmacie) », qui démontrent un humour recherché. Dans votre magnifique théorie, intellectuellement très impressionnante, je n’ai, il me semble, peu lu d’argumentaires techniques concernant notre sujet. Où sont les rhétoriques, les audacieuses avancées, sur la 12,7, la 7,62, je ne vous lis pas en « Rapidfire », ni autres Exocets, Astrer 15 ou 30, ni même sur votre opinion sur le nombre de coques, ni même le nombre de catapultes? Du coup, ma question est: suis-je trop trivial, ou bien , n’êtes vous pas quasiment en hors sujet, même si votre prose reste particulièrement intéressante? Désolé Maitre.

      • Le cas Lembourg dit :

        « les suppôts de Poutine (non disponible en pharmacie) »

        Je viens de comprendre ! Dois être fatigué…

    • Le Suren dit :

      je ne vois pas le rapport avec l’article.

    • Alain d dit :

      L’a pété une corde, de violon ou à piano?

    • Pldem806 dit :

      Bonsoir M. Sorensen,
      Je n’ai qu’une seule question à vous poser : sortez-vous d’un asile d’aliéné ?
      Dans la négative, vous devriez consulter.

  10. Homo Sacoince dit :

    tout cela ressemble fort à de la palinodie oiseuse devant un congrès d’officiers de réserve en retraite lors du goûter annuel de l’association.
    Lorsqu’on arrive à brasser des concepts aussi obtus, c’est en effet qu’au niveau du concret de ce qui se passe dans la réalité, on est plus qu’aux abois, on est à l’hallali

    • dambrugeac dit :

      Hélas, si l’on observe bien tout est revenu au stade de 39 avec les nouveaux Darlan et Gamelin… et lorsque j’écoute les commentaires des généraux à la retraite sur LCI, c’est généralement pitoyable.

    • Philippe dit :

      je ne comprends pas pourquoi on n a pas encore confie a Mac Kinsey la preparation de lpm et la formation des commandos a Lorient. ce serait forcement mieux fait on au n aurait plus aucune faiblesse.

  11. Proff dit :

    Quelle langue de bois qui ne veut rien dire ! Il a fait la liste de tout ce qui est souhaitable, comme ça on ne peut pas le contredire. C’est ce qu’il faut pour être promu à un poste important ?

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « C’est ce qu’il faut pour être promu à un poste important ? Je tiens à vous informer que l’amiral est actuellement chef d’état-major de la Marine Nationale donc en matière de « poste important » il est quelque peu……………………….arrivé! Non?
      « qui ne veut rien dire ! » Dans ce domaine vous êtes un………………..pro, indéniablement! Mais peut être que votre « expertise » dans le domaine de la marine de guerre est infiniment supérieure à un amiral chef d’état-major! Vous devriez lui donner quelques leçons à ce…………………… amateur!

    • Carin dit :

      @Proff….
      Vous n’avez sûrement pas lu le même article.
      Mais puisqu’on est dans l’échange, faites-nous donc « la liste » de l’amiral, que l’on puisse comparer nos lectures, et rejoindre votre point de vue…. Ou pas!

  12. Pilote dit :

    C’est quoi « l’anticipation d’une rupture humaine » ??

    • Olivier dit :

      la mort ?

    • Titeuf dit :

      En gros:
      Si tu claques au combat, genre missile , torpille ou drones qui percent la coque, est bien tu anticipes ton décès et tu préviens avant que tu vas clamser comme ça, ça laisse le temps, ben de rien faire…..
      Simple…..

    • Amiralgeek dit :

      la difficulté du recrutement et l´hémorragie RH

    • Jargon, sabir & baragouin dit :

      C’est la prévision proactive de la solution de continuité dans le niveau des effectifs.

  13. Vins dit :

    Un grand chef qui parle d’audace… ça sent les problèmes de budget. Le lien avec la nation, manque de personnel. Les partenariats, on a plus les moyens de faire tout seul. Automatiser au max, on a vraiment plus de personnel!!! Bon ok.

    • Abbé Cherèle dit :

      Défense et illustration du « ne plus » :

      Quand, à l’écrit, on omet d’utiliser « ne » dans une phrase négative, on prend le risque d’exprimer l’exact opposé de ce qu’on voulait dire.
      Ainsi, « on a plus les moyens » et « on a vraiment plus de personnel » signifient littéralement qu’on a davantage les moyens et que le personnel est en nombre bien supérieur, alors que l’intention était de dire qu’on manque de l’un et plus encore de l’autre, ce qui aurait dû s’écrire « on n’a plus les moyens » et « on n’a vraiment plus de personnel ».

      Ce petit « n’ » fait toute la différence.

      • Vins dit :

        Merci monsieur l’Abbé.
        Je prends toujours très à cœur vos remarques! À vous lire, l’orthographe est une vraie religion!

        • Abbé Cherèle dit :

          Sans aucun doute un sacerdoce… et je suis ici en terre de mission.

          Allez en paix, mon fils.

  14. Pascal, (l'autre) dit :

    A lire certains commentaires on remarque la « chagrinerie » quand on parle du renforcement de nos armes! Etonnant non? Et, question subsidiaire pour qui roulent ils?

  15. JILI dit :

    Amusant cet homme! Heureusement qu’il est là pour nous rappeler les faiblesses de notre chère Marine, parce qu’on ne les aurait jamais devinées! Il n’y a pas à dire ça rappelle sérieusement le plan de réarmement de notre armée décidé peu de temps avant le début de la 2ème guerre mondiale, c’est à dire, tard, bien trop tard. Surtout en attendant, ils devraient laisser les autres pays occidentaux tirer leurs missiles onéreux contre les drones à bas prix des Houthis, et ainsi d’économiser nos munitions. En effet, il est plus que temps d’arrêter de parader en jouant au plus fort, donc d’abandonner la cour de récréation de la politique internationale qui en parlant poliment est de la « Merde », car le délai pour fabriquer un Aster demande beaucoup de temps et d’argent.

  16. lecoq dit :

    Je me disais bien que je n’avais rien compris … Ca fait plaisir de ne pas être le seul 🙂

  17. Bob dit :

    Toujours surprenant de lire un CEMM demandait aux équipages de s’entraîner, de se préparer à la guerre à court terme tout en préparant le long terme.
    Le CEMM ne demande pas plus de navires, au moins il approuve la LPM en espérant qu’il ne sorte pas un bouquin quand il sera à la retraite pour pester contre les choix politiques pour la marine comme lecointre et tutti quanti. Le CEMM veut plus d’ouverture d’esprit pour la marine sous entendant donc qu’il y a une sorte de sclérose intellectuelle au sein de l’EM et des officers des bâtiments. A voir ce qu’il entend vraiment.
    Avec le blocus naval dans le détroit de Djibouti pour les houthis, l’échec de la marine est patent malgré l’absence de navires coulées. Quand on voit la victoire navale ukrainienne au Pont-Euxin sans marine, il y a aussi matière à réflexion.

  18. Kardaillac dit :

    Inutile d’envahir la bande passante de votre dernier oral à SciencesPo car nous avions déjà compris que la royale était commandée par un amiral PowerPoint.
    En passant, bravo.

  19. montjoie dit :

    Tiens le pavillon Français ne suffit plus pour protéger nos intérêts vitaux . Vite un nouveau Colbert pour construire une marine .Heu chef les caisses sont vides .

  20. Parabellum dit :

    Des sous marins des drones des vedettes rapides et de l aéronavale a long rayon d action à partir des Tom dom pour couvrir nos zée …mais pour cela il faut une volonté et des crédits…et quelques années de budget solide…mais qui le veut et qui assumerait par exemple de construire des sous marins plutôt que le porte avions ?

  21. PHILIPPE dit :

    En clair « stronger together » / « plus forts ensemble ». Le champ des « possibles » est vaste…

  22. Prato dit :

    Où l’on découvre qu’il faut protéger les ports des frappes ennemies

  23. ALAN dit :

    Je ne suis pas du tout un expert, mais nos technocrates ont bien trop souvent des lacunes en terme de logique.
    En effet, quand on voit la relative facilité avec laquelle les Ukrainiens ont neutralisé la flotte russe en Mer noire, et sachant qu’une grande coque ou une petite coque reste une coque qui peut être coulée, la question du nombre de bateaux devrait se poser. Pourquoi ? Parce que les progrès technologiques en matière d’armement sont tels que la compacité devrait être prépondérante. Je pense par exemple aux projets de corvette très bien armées qui me semblent pertinents. Ne vaut-il pas mieux 2 corvettes de 3 000 T qu’une Fremm de 6 000 T en terme d’efficacité globale ? Et puis, qu’on cesse de changer de modèle tous les 10/15 ans. Le souhait de la MN initialement était de posséder 17 Fremm, sachant probablement qu’elle n’en aurait eu que 12. Et si elle avait eu ces 12 Fremm (+ 4 Horizons), on n’aurait jamais lancé le programme des Frégates FDI.

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      Le mot « terme » est toujours utilisé au pluriel dans la locution « en termes de ».

      En termes d’efficacité globale.

      Par ailleurs, l’Académie nous rappelle que l’usage de l’expression « en termes de » devrait être restreint à son sens de « dans le vocabulaire de » et qu’un emploi au sens d’« en matière de » est un anglicisme fautif.
      https://www.academie-francaise.fr/en-termes-de

      En matière d’efficacité globale.

      • ALAN dit :

        Je constate que vous vous intéressez à ma prose. Cela me fait plaisir. Au moins je me sens utile.
        Il y a tellement de bla bla et d’échanges stériles dans ce site…

    • SIU dit :

      Dans le Système international d’unités, T (majuscule) est le symbole du tesla, l’unité d’induction magnétique.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tesla_(unit%C3%A9)

      Le symbole de la tonne est t (minuscule).
      1 t = 1 000 kg = 1 000 000 g = 1 Mg
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tonne

      Deux corvettes de 3 000 t.
      Deux corvettes de 3 kt*.
      Une FREMM de 6 000 t.
      Une FREMM de 6 kt*.

      Notons que dans le SIU, le symbole T est aussi celui du préfixe « téra- », qui indique la multiplication par 10¹² d’une unité de base.

      t : tonne
      T : tesla
      Tt : tératonne (1 Tt = 10¹² t = 10¹⁵ kg = 10¹⁸ g = 1 Eg)
      TT : tératesla (1 TT = 10¹² T)

      .

      * Le symbole kt est celui de la kilotonne : 1 kt = 1 000 t = 1 000 000 kg = 1 000 000 000 g = 1 Gg.
      Pour éviter la confusion entre la kilotonne et le nœud (unité de vitesse qui n’appartient pas au SIU), le symbole recommandé pour ce dernier est kn (pour « knot » : nœud en anglais) plutôt que kt : 1 kn = 0,514 m/s.
      kt : kilotonne
      kT : kilotesla
      kn : nœud
      kN : kilonewton

  24. Bastan dit :

    OK pour les matériels, mais pour les équipages, l’entretien, la formation des personnels? Les frais de fonctionnement pour rester à quai ou naviguer? Cela a un coût et actuellement on a du mal à l’assumer. En plus faudra les garder. Le problème est budgétaire et d’organisation, un peu comme dans l’Education Nationale. Notre Marine devra faire des choix et alléger le « Morse » » pour en faire « Léopard des Mers ».

  25. Amiral Apoual dit :

    Donc, comme je le disais l’autre jour, il est intéressant d’écouter l’Amiral Vaujour sur le Collimateur, un podcast aux contenus souvent intéressants*.

    *Mais tenu par un gauchiste. Moins gauchiste que l’autre, l’historien, qui dénonce à tout va, mais tout de même. Ce n’est pas grave, c’est comme France Culture: contenu souvent intéressant mais contenant bien marqué.

    • Pouet pouet dit :

      Montrez-moi sur cette figurine où la gauche vous à fait mal.
      C’était un monsieur ou une madame ?
      Il ou elle vous a dit de ne pas en parler mais vous pouvez me faire confiance, allez-y, dites moi tout.

      • Gras velu dit :

        À force de se balader « apoual » devant tout le monde, ça devait finir par arriver. En plus, l’agresseur était gauche. Si au moins il avait été adroit…

    • Pampa dit :

      Je repose ma question de l’autre jour, en la précisant : pour vous, « gaucho », ça veut juste dire de gauche ou bien d’extrême-gauche ?

      • Amiral Apoual dit :

        Ni l’un ni l’autre, c’est un pattern très radio France / universitaire fait de défiance naturelle de tout ce qui est perçu ou suspecté être de droite, par exemple on déclare ne pas s’intéresser-du-tout à l’époque Napoléonienne qui est suspecte de récupération « nationaliste » et d’histoire-bataille, de sympathie naturelle pour les thèses de gauche décrites avec un biais perceptible (voir l’épisode sur l’antimilitarisme), d’extrême gauche je ne sais pas mais je pense que la sympathie serait tout aussi naturelle, de soutien à tous les délires sciences humaines façon wokisme (concept qui n’existe d’ailleurs pas, invention de la droite réactionnaire) etc. L’autre historien qui intervient parfois est à un stade encore plus avancé puisque lui il dénonce: pas de droit de la défense, la condamnation immédiate, il écrit, il se plaint, puis se justifie. Le produit, l’émission, comme d’ailleurs sur France Culture, n’en reste pas moins souvent très intéressant. Mais je l’écoute avec un filtre.

  26. Mat49 dit :

    Traduisez les américains feront le boulot. Toujours cette rengaine qui finit par lasser à Washington:

    • NRJ dit :

      @Mat49
      « Pour certains matériels comme le VAB ou la Gazelle l’armée française était plus vétuste. » Oui, et les Rafales ? Ils sont plus obsolètes que les Mig 29 ukrainiens ?
      « Et avec des effectifs infiniment plus faibles, surtout si on prend en compte les unités réellement déployables. » Oh là vous êtes bien informé ? Vous pouvez nous faire le calcul avec les avions de chasse de l’armée ukrainienne et de l’armée française de 2022 avec les unités réellement déployables ? Je sens que ça va être très drôle à lire.

      « Comme expliqué il faut être un débile profond pour croire un seul instant que la qualité d’un matériel est le seul critère pertinent pour juger une armée. » Vous voulez qu’on compare le nombre d’avions de chasse de l’armée française et de l’armée ukrainienne en 2022 ? On peut comparer les quantités effectivement, et je sens que la réalité va vous aplatir, comme d’habitude.

      « Vous contredisez donc frontalement l’affirmation suivante : une armée n’est pas qu’une liste d’équipements ou une somme de la qualité de ses équipements » Et vous estimez que les français qui utilisent ces équipements sont moins bons que les ukrainiens ? Si oui pourquoi ? Parce qu’ils sont français donc une race inférieure ?

      « Là encore il faut être un débile profond pour croire que ça c’est pouvoir faire de la haute intensité. Surtout quand on a très peu de munition comme la France. » Vous pouvez me dire quels sont les stocks de munitions chez les finlandais en 2022 que vous estimez aptes à la haute intensité ? Comparez les moi avec les stocks français de 2022, je sens qu’on va rire.

       » Là encore c’est complètement crétin de prendre ce cas de figure car l’armée Turque n’est pas taillée pour ça et notre armée n’est pas taillée pour faire de la haute intensité. » L’armée turque n’est donc pas taillée pour faire de la haute intensité si elle le fait sur un sol français ? Ca veut dire que, pour vous, une armée est capable de faire de la haute intensité que sur certains terrains mais pas sur d’autres ?

      « Mais nous n’aurons pas plus que les miettes de la LPM » Oh là là, il a fait appel à Madame Irma. Elle peut me dire aussi quel sera la prochain numéro gagnant du loto ?
      « quasiment aucun moyen de remonter la pente du gouffre abyssal au fond duquel nous sommes » Source ? Citation ?

  27. Nicolas sambart dit :

    et concrètement on fait quoi???? on met le même armement que les fregatte grec??? on en commande ferme 8 , car il y a un besoin d’au moins 16 pour respecter le cahier opérationnel en temps de paix….. on ne fait même pas de 7 ème barracuda qui n’aurai pas été en trop et qui somme toute pas du luxe… mais on préfère renforcer en second temps nos fregatte pour un coût 2 fois plus élever que l’investissement de basse ….

    • Trucmachinchose dit :

      Les bateaux grecs, les frégates grecques, la marine des Grecs.

  28. Le Suren dit :

    Faisons court et simple : 3 PA, 25 frégates, 15 corvettes, 30 patrouilleurs, 15 soums, voilà ce qu’il nous faut. Comme on n’a pas un sous vaillants, c’est plié.

    • Mat49 dit :

      « 3 PA, 25 frégates, 15 corvettes, 30 patrouilleurs, 15 soums » Pourquoi pas mais il faut se poser les questions suivantes: quelle stratégie? Comment recruter les équipages? Quid des deux autres armées?

    • Bernie dit :

      On n’a pas assez de marins pour armer tout cela, et la Marine peine à recruter. Donc même si on construisait cette flotte, elle resterait à quai….

    • FNSEA dit :

      Dans nos belles campagnes françaises, nous savons bien qu’un sou, c’est un sou. Nous nous permettons donc de rappeler que le mot sou s’écrit sans s au singulier.
      Pas un sou vaillant, le sou des écoles, sans le sou, pas méchant pour un sou, ne plus avoir un sou, cinq centimes valent un sou, briller comme un sou neuf, le sou fétiche de l’oncle Picsou.

  29. PHILIPPE dit :

    A propos des partenariats : AUKUS non merci !
    Notre ZEE, rien que notre ZEE, toute notre ZEE.

    • Amiral Apoual dit :

      C’est bien connu, la double ZEE, Territoire Très Essentiel. La ZEEZEETTE, quoi.

      • Math dit :

        Comportement du petit troll de base, adapter un pseudo grossier et débiter des gros mots. Bref, apporter une part de culture Russe, vivant comme chien battu sous un Silovik.

        • Amiral Rhabillé dit :

          Ah non, chuis français moi mon bon monsieur. Mais il est vrai que j’ai récemment podcasté quelques vieilles émissions des Grosses Têtes, ça a sans doute une mauvaise influence. Qu’est ce que ça a vieilli, d’ailleurs.

    • JILI dit :

      PHILIPPE, je constate que nous sommes encore d’accord, mais malheureusement chez nous aujourd’hui, ce sont des bureaucrates et technocrates sans envergure qui décident de tout, et si je puis dire sont en train de  » torpiller » notre pays. Hé oui, comment voulez-vous que des incapables puissent développer ou faire renaître ce qu’ils ont détruit dans le temps. Donc leur seule solution est, et là je suis très dur, la prostitution de notre pays car partout, en Afrique, en Nouvelle Calédonie, en Métropole etc. , ils nous ont amené la faillite et la débâcle. En effet leur clique bloque tout accès normal aux gens compétents qui existent dans notre société et pourraient fortement améliorer les choses chez nous, comme le sont un exemple un Musk aux Usa et le petit génie français qui est aujourd’hui à la Nasa,et on en a de nombreux autres qui sont obligés de quitter le pays car ils ne peuvent pas percer ou nous faire avancer. Je rappelle qu’à l’époque Napoléonienne, Napoléon avait 3 chefs de guerre illustres, redoutables et qui amenaient la frayeur et la défaite à nos ennemis de l’époque, à savoir Murat, Ney et Lannes qui ont débuté comme simples soldats, venaient des milieux paysan ou ouvrier, et donc étaient issus de milieux modestes. Ainsi Ney , le brave des braves a même donné ses instructions au peloton d’exécution pour qu’ils le visent au cœur tellement le fait de le fusiller les contrariaient, et pour Lannes, anciennement apprenti teinturier et qui par son courage était toujours blessé au combat, a fait des charges démentes de cavalerie, dont si je me rappelle bien celle d’Eylau ou Napoléon était en train de perdre, l’a fait à la tête d’environ 12.000 hommes, et a écrasé les russes. Ça a été la plus grande charge de l’histoire, paraît-il la terre tremblait et en face les soldats russes pleuraient et s’enfuyaient. Pour la marine, il y en a eu de fabuleux marins dont Tourville, un autre au moyen âge surnommé le Duguesclin des Mers et dont honteusement j’ai oublié le nom, etc. car la liste est longue. Bref, voilà de ce que nous privent nos bureaucrates et technocrates pour assurer leur carriérisme abrutie!

      • Le Glaude dit :

        Eh ben mes cadets, eh ben mes p’tits frères, ça commence bien !

  30. Thorgal dit :

    Au-delà du verbiage habituel, une réalité, la même pour les trois armées : les moyens (financiers, humains, infra) manquent cruellement pour faire autre chose qu’un joli bonsaï, à garder à l’abri derrière une vitrine, tout en ne l’exposant pas trop au soleil…
    Heureusement qu’on a l’arme nucléaire, ça n’empêchera pas la sédition intérieure, certes, mais au moins, on échappera peut-être à un 1940 bis…

  31. vno dit :

    Capacités immédiates à combattre ? Il a plein de fusiliers marins pour cela dont la seule vrai occupation pour certains est de surveiller le poste de propreté, qui ne sont plus en compagnie de protection et auto-exemptés de tout activités communes style embarquement de munitions ou vivres, rondes rade, renfort feux de forêts, Vigipirate et j’en passe ! Une ressource disponible intéressante pour former des instructeurs à la haute intensité militaire en Ukraine ? Pour les autres, normalement, ils ne l’ont pas attendu pour être prêt, malgré les moyens alloués. C’est comme cela depuis des décennies. Pourquoi nos SNA sont aussi efficaces que ceux des américains qui ont un équipage beaucoup plus important ? Heureusement, il y a de la place sur les Suffren pour corriger l’erreur RH qui rend caduque cet avantage. Les FREEM, dont l’organisation reprend avec trente ans de retard celle des sous-marins, viennent de comprendre leur erreur et grace aux deux équipages ont pu s’adapter rapidement, mais c’est une solution d’urgence qui ne fait appel qu’à une partie des équipages et qui risque d’effondrer les RH pour certaines Spé, comme sur les sous-marins ! Ce qui sauve la situation et notre amiral en est conscient, je l’espère, c’est que des gars moyens qui travaillent énormément peuvent être excellent, mais cela a des limites, ce n’est pas des machines de PowerPoint ! Travailler comme en temps de guerre en temps de paix pour masquer l’absence de moyens au détriment des équipages à des conséquences, mais puisque tout va bien à Paris !

  32. Speedbird 101A dit :

    @ bistrotier…..ton pinard il a les raisins secs et la grappe rongée par le mildiou….en plus il est bouchonné…

  33. Félix GARCIA dit :

    Il nous faut une marine à la hauteur des enjeux, cela va sans dire.
    Un renouvellement de l’aéronavale, cela va sans dire.
    De plus grandes bases outremers, cela va sans dire.
    Une « diagonale stratégique » jusqu’en Polynésie, cela va sans dire.
    Des entrainements seuls ou conjoints plus fréquents, cela va sans dire.

    Il nous faut surtout nous tourner vers la mer, tous ensemble :
    « Conférence inaugurale du « Précis de la puissance maritime » – Yan GIRON  »
    Conférence donnée le 8 octobre 2018 devant l’Association Nationale des Commissaires de Marine ANCM et l’association INTRAMARINE, le lendemain du lancement du livre « Précis de la puissance maritime ». Le temps de présentation avant les questions est d’environ 45 minutes. Les deux préfaciers du livre s’expriment avant les questions de la salle.
    https://www.youtube.com/watch?v=EiR1__iFwak
    « La France puissance maritime »
    Avec Pierre VANDIER , Sabine ROUX DE BÉZIEUX , Christian BUCHET , Olivier FRÉBOURG
    https://www.youtube.com/watch?v=SLPwaw19q68
    « Inventer la pêchécologie, une agroécologie de la mer »
    Didier Gascuel, directeur du Pôle halieutique, mer et littoral de l’Institut Agro
    https://www.youtube.com/watch?v=EsQMupBW_k0

    Autour de la terre (agroécologie/agroforesterie) et de la mer (« pêche-écologie »/aquaculture écologique), on peut trouver des terrains d’entente mondiaux qui soient concrets.

  34. Félix GARCIA dit :

    Et pour accroître notre capacité immédiate à combattre, voir à renouveler nos forces combattantes en mer : investissement massif dans EENUEE pour faire advenir plus rapidement sa construction en série ainsi que son intégration dans nos forces !
    N’hésitons pas à investir un milliard là-dedans ! En 3 ans, on pourrait avoir une usine et les premiers exemplaires en vol ! D’ici 5 ans en avoir partout dans nos armées, dans 8 ans d’en voir décoller depuis un porte-aéronefs sans catapultes aux côtés d’AAROK …
    Retour sur investissement garanti sans soucis …