Un lot additionnel de missiles mer-mer Exocet MM40 B3C a été commandé pour la Marine nationale

En septembre, la frégate multimission à capacité de défense aérienne renforcée [FREMM-DA] Alsace a été le premier navire de la Marine nationale à tirer un missile antinavire Exocet MM40 Block 3C, à l’occasion d’une évaluation technico-opérationnelle » représentative « d’un combat en ambiance de guerre électronique », menée au large de Toulon.

« Ce tir d’évaluation opérationnelle d’un Exocet MM-40B3C […] a été un succès total. Il démontre les nouvelles capacités de cette toute dernière génération du missile, des évolutions majeures adaptées à un contexte de haute intensité », s’était alors félicité Éric Béranger, le PDG de MBDA.

Celui-ci a récemment connu une autre occasion de se réjouir puisque la Direction générale de l’armement [DGA] a annoncé, ce 24 mai, qu’elle avait notifié à MBDA une commande « portant sur l’acquisition de missiles Exocet mer-mer MM40 B3C destinés à équiper les frégates de premier rang de la Marine nationale, conformément à la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 ».

Si elle prévoit en effet un effort de 16 milliards d’euros pour « la consolidation des stocks de munitions » et la poursuite de « la transition » vers de « futures capacités », la version publique de la LPM 2024-30 ne précise pas le nombre de MM40 B3C devant être commandés.

Cependant, la LPM 2019-25 avait indiqué que 55 exemplaires de la nouvelle version missile mer-mer allaient être acquis pour en doter les FREMM. Seulement, en raison de « retards industriels dans [leur] développement », en partie dus à l’impact de la crise sanitaire [du covid-19, ndlr] sur les capacités industrielles », selon un document budgétaire du ministère de l’Économie et des Finances, leur livraison ne put se faire dans les délais initialement prévus.

Quoi qu’il en soit, a précisé la DGA, « ces missiles s’ajouteront aux munitions MM40 B3C déjà commandées. […] Une modernisation assurée par MBDA des missiles MM40 B3 en dotation vers la version B3C est également en cours », a précisé la DGA.

Par rapport à ses prédécesseurs, le MM40 B3C dispose d’un radioaltimètre numérique et d’un nouvel autodirecteur électromagnétique actif. Ces derniers sont censés améliorer sa capacité face « à l’enjeu majeur que constitue la généralisation des contre-mesures électroniques de nouvelle génération et des navires furtifs », souligne la DGA. Il peut atteindre un navire ennemi à plus de 200 km de distance, en volant à une altitude de 2 mètres [vol en sea-skimming, ndlr]. Doté d’une capacité « tire et oublie », cet engin de 6 mètres de long et de plus de 800 kg est aussi en mesure de « discriminer » les cibles.

Photo : DGA Essais de Missiles

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81 contributions

  1. SimLabeng dit :

    200 km… Il y a une petite difference avec les 42 km des MM38 de premiere generation…

  2. coursif dit :

    Commande impromptue, au moment où d’un autre côté le groupe aéronaval revient à sa base aujourd’hui, de façon tout aussi impromptue. Un embarquement de bien courte durée et aux résultats qui interrogent …

    • Goose dit :

      « le groupe aéronaval revient à sa base aujourd’hui, de façon tout aussi impromptue. Un embarquement de bien courte durée et aux résultats qui interrogent … »
      Ah bon ?
      Ignare que vous êtes.
      Le groupe aéronaval revient à Toulon seulement parce qu’il en a terminé avec la mission Akila qui a débuté le 22/4 et qui ne devait durer qu’environ 6 semaines. Déploiement au cours duquel il a participé à une mission de l’OTAN du 26 avril au 10 mai. En bref, c’était prévu, alors oubliez le complotisme.
      Prochain départ prévu après l’été, qui devrait être suivi par une grande mission s’étalant entre 2024 et 2025. Un déploiement majeur prévu pour emmener le groupe aéronaval français jusqu’en Asie et dans le Pacifique.
      Mais tout cela dépendra du contexte international.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « revient à sa base aujourd’hui, de façon tout aussi impromptue. Un embarquement de bien courte durée et aux résultats qui interrogent … » C’est vrai quoi, une fois de plus la M.N. ne communique pas sur ce retour « impromptu »! Que nous cache t’on encore? Serions nous àla ramasse, serions nous…………….foutu? On se perd en conjectures, c’est forcément un coup des « Statsunis », de Macron, de l’U.E. des forces démoniaques otaniennes!
      ps: « Commande impromptue » Mais oui! « Eh Roger il t’en reste en magasin? Oui, bon, tu m’en mettras trois douzaines et tu déconnes pas, tu me fais un prix!

  3. Bastan dit :

    Durant la seconde guerre mondiale des navires tiraient avec de gros calibres dans l’eau pour provoquer de grosses vagues et perturber, voire détruire par ses vagues les bombardiers rasant les flots. Des charges explosant devant un missile volant à deux mètres de haut peuvent elles produire les mêmes effets ? Là, pas de contre-mesures possibles.

    • Momo dit :

      Etrange tactique dont il serait intéressant d’avoir les sources.
      Ses résultats, nuls sans aucun doute, l’ont mise aux oubliettes de l’histoire si tant est qu’elle ait été appliquée. Parce que suivre à la tourelle de 350 un avion qui vole même à 200 noeuds et anticiper le point d’impact pour faire des vagues en tir tendu s’annonce extrêmement incertain. Extrêmement.

    • Howk dit :

      La detection du missile rasant est tardive, surtout quand il arrive d’un azimut transversal à l’axe tireur-cible. Par exemple, ma cible est dans mon 180 à 30 nautiques: le missile passe par un waypoint décalé, pour se présenter dans le 270 de la cible (donc si possible par le travers).

      Ensuite, du CIWS type Phalanx ou Goalkeeper envoie un mur de ferraille en défense. Ça semble plus efficace pour incapaciter un missile en subsonique. Pour cette raison, les mer-mer modernes font des évasives subtiles en final, avant de filer droit.

      J’ai du mal à croire l’efficacité des vagues qui stoppent un mobile à grande vitesse. Il faut une blinde de TNT, sans parler du calcul d’amorçage de charge avec le déplacement adverse.

      Pour finir, il y a les brouilleurs EM additionnés aux tirs de ferraille dans l’axe et/ou missiles sol-air courte portée. Brouilleur + sol- air ou ferraille, ça passe mieux.

      Pour finir, les exemples du HMS Sheffield ou USS Cole montrent que les detections radar ne sont pas garanties en vol rasant, puisque ce sont des veilleurs optique qui ont donné les alertes juste avant impact. La vague arriverait trop tard, même si envisageable (?).

      • Bazdriver dit :

        @Howk. Vous auriez pu rajouter les leurres.

      • Bazdriver dit :

        @Howk. Concernant l’USS Cole, c’est un bateau qui l’a attaqué… Ensuite les règles d’engagement, alors que le destroyer était dans le port en cours de ravitaillement, interdisait de tirer sur un tel bateau…. Les choses ne sont pas aussi simples…

        • Howk dit :

          Cole au lieu de Stark ou Starck, mémoire défaillante. Je faisais allusion à une frégate US tirée par avion irakien qui ne répondait pas aux contacts radio. Rien à voir avec un port, j’ai inversé deux navires endommagés (conflits différents, périodes différentes).

          En cas de second souci, j’irai trouver des sources pour clarifier les choses. (peut-être que c’est pas Starck, mémoire limitée sur l’époque lointaine).

        • B.M. dit :

          Je pense que Howk a confondu avec l’USS Stark.

      • Pierrot dit :

        USS Cole ou USS Stark? l’USS Cole a été touché par un zodiac suicide en 2001, l’USS Stark par un Exocet AM-39 (lancé par un Falcon irakien) en 1987. Donc comme vous parlez du Sheffield par ailleurs, j’aurais tendance à dire que c’est le Stark dont vous parlez.

    • Thierry le plus ancien dit :

      Il est plus facile de se cacher des radars de conduite de tir au raz des flots qu’en haute altitude, cependant en phase final d’approche il y a la défense rapproché avec des canons ou des Gatling qui envoient une grèle d’obus, mais seul les gros navire de type frégate ou porte-avion possèdent suffisamment de volume de feu pour mettre le missile en échec.
      En tout cas l’Exocet nouvelle génération est plus performant que ces missiles russe dit hypersonique, ça ne fait aucun doute.

    • . dit :

      Trajectoire finale en cloche pour le MM40.

    • Albat dit :

      Sauf que la vitesse du missile est de 1100 km/h en gros, du coup, cela rend la manip un peu plus difficile je pense. Et les calibres des navires de guerre d’aujourd’hui ne sont plus ceux de la 2nde GM, du coup l’impact dans l’eau sera peut être moins effectif pour créer des vagues.

    • PK dit :

      Il est plus simple de faire péter un obus à proximité… C’est très fragile un missile et un simple éclat le met HS.

    • Je me demande également si des pompes , alimentant des Jets d eau assez puissants sur les flancs des navires, ne pourraient pas leurrer de tels missiles évoluant au ras des flots.
      Le mur d eau ainsi produit pourrait faire croire au missile qu’ il est en présence d une vague, ainsi il passerait au dessus du navire.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Avec du gros calibre……………je ne vois pas trop le coté pratique et je doute que l’on gaspille des obus de fort calibre pour abattre des avions! Par contre des tirs de barrage de la D.C.A. embarquée comme sur les films d’époque montrant par exemple la lutte contre les « Kamikazes » dans la guerre du Pacifique en créant un « mur de ferraille ».

    • Titi74 dit :

      Les Classes Iowa avec du 406mm devaient faire de jolies vagues vu le mouvement du navire avec le souffle de malade, mais çà devait faire un poil chers le tir de barrage !!!
      en même temps allé s’attaquer à ce genre de monstre, fallait vraiment en avoir marre de sa vie et être sévèrement burné comme aurait dit nanar…

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Canon_de_406_mm/50_calibres_Mark_7#/media/Fichier:BB61_USS_Iowa_BB61_broadside_USN.jpg

      • Ceci cela dit :

        Le pronom démonstratif « ça » ne prend pas d’accent. Il est la forme familière de « cela », qui n’en prend pas non plus.
        Mais ça devait faire un poil cher le tir de barrage.

    • Roland Desparte dit :

      @Bastan.
      J’ai eu beau chercher, je n’ai rien trouvé de vraiment flagrant en ce sens !
      Juste un témoignage du groupe “Lorraine“ des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL du 342 Squadron de la RAF) qui, avec leurs bombardiers Douglas A-20 Boston, déployèrent -le 6 juin 1944- un rideau de fumée destiné à rendre aveugles les batteries du mur de l’Atlantique… Je cite : « C’est donc au ras des flots (50 pieds, 15 mètres d’altitude) qu’une demi-heure plus tard, les bombardiers se présentent “sur zone”, dans un fracas d’apocalypse. À la tempête qui fait rage sur les côtes du Cotentin s’ajoutent les vagues énormes soulevées par les obus des batteries du mur de l’Atlantique et par ceux des navires alliés qui règlent leurs tirs sur les positions allemandes. Aveuglés par les embruns, secoués par le souffle des explosions, frôlant la mer déchaînée à plus de 500 kilomètre-heure — un exercice extrêmement dangereux quand on sait qu’à cette vitesse et à cette altitude, le pilote n’a aucune conscience du relief ».
      https://www.valeursactuelles.com/histoire/les-bombardiers-de-la-liberte
      Concernant le “rasage“ des flots par un missile, l’exemple “Sea Skimmer“ (à vol rasant) de l’Exocet révèle que celui-ci, après une courte phase ascensionnelle au lancement, guidé par le programme d’une centrale à inertie, et utilisant en permanence un module de recalage altimétrique, suivant le relief marin, il se stabilise entre 3 et 5 mètres des flots pour un vol de croisière à plus de 300 m/s. A son arrivée sur zone (environ une dizaine de km), le missile peut -si besoin- remonter un peu (suivant les conditions marines) pour que l’autodirecteur électromagnétique actif recherche la cible, ralentit ou accélère la vitesse (selon les conditions d’interception), l’acquiert grâce à sa caméra infrarouge à haute résolution (lui permettant de bien identifier la cible), et guide le missile en déterminant un écart angulaire de frappe (radar) par rapport à la distance de la cible, tout en effectuant une manœuvre dite évasive (contournement, modification de la vitesse et de l’altitude, attaque en cloche,…), soit directement par impact final sur la cible, soit en explosant à proximité de celle-ci, selon la taille du bâtiment et l’état de la mer… Il me semble donc bien difficile de le contrarier par la création de grosses vagues, après détection mieux vaut tenter de le tirer [missile intercepteur (Aster), RapiFire avec munition de type A3B (Anti-Aerial AirBurst) ou munitions similaires à mitraille, “CIWS Goalkeeper“ de Thales (qui balance >4 000 obus par minute), ou tenter de le leurrer ou de le brouiller (par exemple en utilisant un mortier lanceur de contre-mesures, anti-radar, infrarouge,…].
      Par contre, cela peut en intéresser certains, lors de mes recherches sur le sujet, je suis tombé sur des balles en supercavitation pour tirer sous l’eau… “De quoi permettre à un plongeur de détruire la coque d’un bateau ou de tirer sur un sous-marin depuis un hélicoptère“… Intéressant !
      https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-balles-supercavitation-tirer-sous-eau-78715/

  4. Rakam dit :

    Très heureux de l’apprendre, un plus pour la Royale, notre Marine commence à s’étoffer, doucement, mais sûrement…

  5. Hermes dit :

    N’oublions pas la capacité de frappe sur cible terrestre.
    .
    Certes limité, mais existante ce qui n’est pas négligeable maintenant que l’Exocet dispose d’une portée relativement décente.

    • Félix GARCIA dit :

      Toutafé.
      Ou encore, avec un lanceur terrestre, la défense côtière en Sol-Mer.

    • Le Chouan dit :

      Effectivement, cette capacité doit être pour le coup bien meilleure.
      Heureux aussi d’apprendre cette nouvelle évolution de ce super bon missile qu’est « l’Exocet » !!
      Comme dit plus haut, « notre Marine à besoin de s’étoffer » et ce, dans tous les domaines notamment en missiles Aster 15 et 30 block 1 et 1 NT, en missiles Mistral 3 et en canons RapidFire de 40 mm pour protéger tous nos plus importants navires.

  6. Félix GARCIA dit :

    Ce serait envisageable de tirer des MM40 depuis les airs (Rafale, A400M et dispositif Foudre, AAROK …) ?

    • Howk dit :

      AM-39 Exocet.

      • Félix GARCIA dit :

        D’où ma question.

        • Howk dit :

          MM= mer-mer
          AM= air-mer

          • Félix GARCIA dit :

            ^^
            Je répète : d’où ma question.
            On lance des AM39 depuis des avions.
            Ma question : peut-on lancer des MM40 depuis un avion ?

            Pourquoi est-ce que je pose cette question ?
            Car selon les sources ouvertes, un AM39 dispose d’une portée supérieure à 70 km, tandis qu’un MM40 Block 3C aurait lui une portée supérieure à 180/200 km.
            —> D’où l’insertion des A400M et AAROK : capacité à voler haut et porter lourd, mais pas de capacité pour donner de la vitesse en basse couche (donc, utiliser un AAROK ou un A400M [avec dispositif « SSA-1604 Foudre » de Turgis&Gaillard] pour envoyer de l’AM39, c’est théoriquement exclu jusqu’ici [pas vraiment d’intérêt pratique/tactique/opérationnel]).
            —> Ma question dans la question : peut-on faire de l’assaut à la mer sans Rafale (et les infrastructures qui vont avec) depuis les outremers ?

            Si on AM39 moderne dispose de la même portée qu’un MM40 Block 3C : oublions tout ce que je viens de dire.

          • Howk dit :

            @Felix.

            Détecter un mobile évoluant à 20 noeuds à 200km passivement (sans illumination radar) pose des questions IRST et altitude de l’avion, pour un délai d’arrivée pas vilain. Même si un radar moderne peut déterminer sans illuminer, il faut quand même une altitude de détection à 100 nautiques et un délai d’arrivée prolongé.

            Est-ce que le jeu en vaut la chandelle quand l’avion tireur peut mieux situer et rester secure à 70km? J’ai des doutes mais je n’affirme rien. Même en augmentant la portée de tir, une cible mobile suggère des contraintes exponentielles avec la distance. Avis personnel refutable.

            Si un navire ou avion présente les mêmes circuits répétés (position, timing), il est accessible à 200km par anticipation. Au moindre changement de cap précédant l’activation du détecteur missile, la différence de distance de tir entre 70 et 200 présente des inconnues.

            J’avais cru comprendre que le MM40 block 2 présentait un intérêt sur cibles fixes à très longue distance sans MDCN. Ça rendait service sur Floréal, A69, FDA, FREMM DA sans MDCN. Pour shooter une batterie côtière ou radar fixe, ou navire à quai, ok. Je me trompe sûrement.

            Sur cible mobile à 200km en subsonique, si elle change de comportement, je trouve les chances de résultat moins bonnes qu’à 70km, à distance d’échappement gérable par l’avion tireur. A 70km de distance de transit missile, le tireur peut acquérir de moins haut.

    • . dit :

      Non… Mais sa version AM39 oui, sur Rafale, Atlantique et hélicoptères.

    • Wagdoox dit :

      Les mm c’est mer mer
      Le rafale emporte une version de l’exocet « am 39 » donc oui.
      Mais ils n’ont pas ete renové et leur porté ne depasse pas 70km, il est question d’anouter le gps mais pas le reacteur.
      L’alt2 en est aussi equipé.
      L’a400m est un avion de l’aae pas de la marine donc non.
      La charge paraît énorme pour l’aarok, tres peu probable.

      • Félix GARCIA dit :

        « Mais ils n’ont pas ete renové et leur porté ne depasse pas 70km, il est question d’anouter le gps mais pas le reacteur. »
        C’était le sens de ma question. En gros, est-ce qu’on peut prendre un MM40 Block 3C et le tirer depuis les airs ?
        Même si j’imagine que ça doit être différent au niveau programmation de tirer un truc depuis la surface à une vitesse relativement faible voire nulle (lanceur terrestre), ou depuis un avion à plusieurs centaines de km/h, les G, les différentes altitudes …

        « L’a400m est un avion de l’aae pas de la marine donc non. »
        Certes, mais avec un dispositif type « Foudre », et en coordination avec d’autres moyens (avions, drones, satellites, navires …) ?

        « La charge paraît énorme pour l’aarok, tres peu probable. »
        Un AAROK avec l’Exocet sous le point d’attache ventral (et sans rien d’autre [1.5t max, et peut-être pas en un seul point]) dont les informations pour le tir viendraient d’ailleurs (en gros, d’autres AAROK devant, ou d’autres capteurs en liaison avec celui-ci …).

    • Roland Desparte dit :

      @Félix
      L’Exocet est une famille de missile antinavire de classe de vitesse « haut subsonique » pouvant être mis en œuvre depuis un grand nombre de plates-formes (navales, aériennes ou terrestres). L’évolution du missile est portée par des standards successifs appelés Block 1, 2, 3 et 3C. (Source DGA 2024). Donc la réponse est OUI.

      • Félix GARCIA dit :

        Savez-vous si les AM39 ont été portés à ces différents standards ?
        À ma connaissance nous en sommes aux AM39 B2 mod2.

    • Alain CONTE dit :

      Les Rafales Marine embarquent l’AM 39.

    • Roland Desparte dit :

      Bonjour @Félix.
      Je complète la bonne réponse de @Howk, en précisant que selon sa version l’Exocet peut être tiré en Mer-Mer, Air-Mer, Terre-Mer et Mer-Terre. A une certaine époque, des Super-frelons étaient équipés d’Exocet. Ainsi pendant la guerre des Malouines les argentins avaient coulé un croiseur britannique avec des Super-Étendard équipés d’Exocet, et ils avaient même démonté un système Exocet Marine pour l’installer en batterie côtière.

  7. Niko dit :

    Détectable 50 secondes avant l’impact… J’ai peur qu’en 2024 ce ne soit un peu trop long.

    • . dit :

      À un moment ou un autre, il faut bien mettre en route le radar…

    • Wagdoox dit :

      La detection est une chose, faut il encore identifier, suivre et cibler.
      50 sec ca me parait pas enorme.

      • Pascal, (l'autre) dit :

        Et fort peu probable qu’un seul missile soit tiré!

        • Bazdriver dit :

          @Pascal, (l’autre). Effectivement, si on veut detruire un navire de guerre, il faut du nombre. On l’a vu en 1987, avec le destroyer USS Stark, touché par 2 exocet, mais qui a continué à naviguer et a été réparé. Contrairement aux idées reçues de certains, ce n’est pas si simple de couler un destroyer, encore moins un porte-avions…..

          • Pascal, (l'autre) dit :

            @Bazdriver « Contrairement aux idées reçues de certains, ce n’est pas si simple de couler un destroyer » Il suffit de se rappeler le cas du H.M.S.Sheffield lors de la guerre des Malouines où il fut touché par un A.M.39 Exocet. Touché le 4 mai 1982 il coula le 10 mai! D’après les « retex » la charge militaire du missile aurait fait long feu voire n’aurait pas explosé, c’est le bloc propulseur (poudre) du missile qui a provoqué l’incendie qui fut fatal au Sheffield malgré les efforts des secours (1 semaine) pour venir à bout du sinistre!

    • Breton de Paris dit :

      Un partage de source serait le bienvenu …

    • Alain d dit :

      Pas certain, parce que phase d’approche au ras de l’eau.
      Possibilité d’attaques manouvrantes combinées : 2 MM40 (un par le rez-de-chaussée, l’autre par le toit), MM40 + Aster 30 (si si, il faut essayer), MM40 + MU90, MM40 + drones (un jour viendra).
      « Plus on est de fous, plus on rit ! »

  8. al. DARAE dit :

    Je me suis souvent demandé si un tel engin était encore efficient contre un navire navigant dans un champ d’éoliennes…

    • Ivan Ôhé dit :

      Alors là @ al c’est une bonne question. Oui et mieux, une très bonne parce que bien vue. Aussi, donnons cette information qui elle et initialement, ne devait nous être livrée que vers la fin du premier semestre 2025. Résumons : L’industriel actuellement très conscient que la multiplication de ces champs d’éoliennes marines crée de nouvelles contraintes tactiques aux opérationnels, a de son côté décidé et sur fonds propres de lancer en « semi urgence » une variante complémentaire de son « sea-skimming » phare. L’optronique est cette fois intégrée au fonctionnement de la centrale de navigation. Cette variante sera couverte par l’acronyme suivant : EXOCET 40-B3C [ Af-S.SP ]. D’accord ce [ Af – S.SP ] doit être décodé. Af: C’est pour « Approche façon » . Quant aux lettres S.SP : Elle désignent « Slalom Spécial ». Dores et déjà les Forces Suisses et Autrichiennes, soit des forces purement continentales, discutent avec l’industriel. Affaire à suivre donc……

    • vno dit :

      Ce n’est pas le problème des écolos et encore moins des membres de la commission de la défense ( j’avais posé la question à mon député LR il ya plusieurs années, lorsqu’il en était membre ). Ils n’allaient pas mettre fin à une juteuse escroquerie pour nos impôts qui rapportait à leur parti et aux autres sans parler de nombreuses entreprises étrangères pour détruire notre nucléaire. Un champ d’éolienne à 30 km de la Base d’Ochey a été annulé, mais pas parce que les militaires inquiets gueulaient entre eux, juste parce que le radar météo civil local allait être perturbé. Même les oiseaux ne sont pas efficients pour les éviter. Prés de Saint-Dizier, ils viennent même de les repeindre en gris clair, les rendant quasi invisible avec certaines météo.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Si le navire ennemi est déjà dans un champ d’éoliennes et vu la distance d’implantation des champs d’éoliennes par rapport à la côte ça craint car il s’est déjà beaucoup trop approché!

  9. JILI dit :

    Ce que j’aimerais savoir est le nombre de missiles que nous possédons en stock, et le nombre exact qu’il nous faudrait stocker pour tenir durant un long conflit, et le tout par rapport au délai de fabrication pour les remplacer au fur et à mesure de leur utilisation au combat. De plus, ce qui est également important est de savoir si les modèles possédés peuvent être modifiés afin de les porter à un niveau technologique performant.

    • Momo dit :

      Moi j’aimerais avoir le code pour donner l’ordre d’appuyer sur le bouton rouge.
      Nous pouvons nous contacter en MP pour échanger nos informations, commencez, je prépare les réponses à vos questions.
      🙂

    • Roland Desparte dit :

      Bonjour @JILI.
      Alors, selon des rapports du Sénat (dont un récent du 14 octobre 2023 concernant le projet de loi de finances pour 2024), nos FA ne possèderaient en stock que d’une centaine de missiles Exocet, nouvelle et ancienne version. C’est peu ! Les MM40 Block2 ont évolués en Block3 puis en Block 3C, la modernisation (en cours) étant assurée par MBDA sur son site de Selles-Saint-Denis (Loir-et-Cher) ; seuls les missiles livrés en janvier 2024 sont directement en B3C.
      Il faut cependant retenir que :
      1. L’état exact des stocks est une donnée confidentielle.
      2. Concernant “les tarifs“, divers articles de presse rapportent un coût à l’unité variant de 500 000 € à 1 500 000 € (Il faut tenir compte du destinataire, français ou export, du nombre commandé, de l’éventuel achat de “produits complémentaires“, de la formation et de l’entretien, et enfin des éventuelles mises à niveau prévues dans le contrat).
      3. Suite (en particulier) à deux rapports de l’Assemblée nationale jugeant inquiétant l’état de nos stocks de munitions, calculés au plus juste, et mis à contribution pour soutenir l’effort de guerre en Ukraine), Il a été acté un renforcement des stocks de munitions des forces navales, concernant à la fois les missiles mer-mer Exocet et les torpilles lourdes développées dans le cadre du programme Artemis ainsi que le développement du futur missile de croisière.
      4. En 2023, les rapports de l’Assemblée nationale rapportent que nos armées «ne disposent pas du volume de forces nécessaires pour soutenir, dans la durée, la totalité des contrats opérationnels qui lui sont fixés, notamment dans le cas d’un conflit de haute intensité».
      5. Selon ces mêmes rapports, en 2023, l’armée devait recevoir, entre autres, 5200 roquettes antichars, 10.000 obus de 155 mm, 20.000 obus de mortier, 30 METEOR, 77 MICA remotorisés, 200 MMP, 37 RMV SCALP rénovés, 31 EXOCET MM40…
      6. Selon toujours ces mêmes rapports, concernant nos capacités de production : «de 10 à 20 mois pour les obus de 155 mm simples, de 24 à 36 mois pour les obus de 155 mm BONUS, d’environ 24 mois pour les missiles MMP, de 36 mois pour un Meteor, et jusqu’à 4 à 5 ans pour un Exocet. Ce cycle de production excède largement les délais de réactivité imposés aux armées en cas de crise de haute intensité». (Parfois on croit rêver…)
      7. S’agissant du programme de futur missile antinavire (programme franco-britannique, élargi en 2023 au partenaire italien), le projet de loi de finances prévoit une ouverture de 967 millions d’euros en autorisations d’engagement, dont 801 millions d’euros d’autorisations d’engagement ayant vocation à être engagées en 2024, ainsi que 190 millions d’euros de crédits de paiement. Ces crédits couvriront le lancement de la phase de réalisation du programme ainsi que la réalisation des premiers essais. L’objectif pour chacun des trois pays est de disposer d’une capacité opérationnelle de frappe dans la profondeur en 2030.
      J’anticipe les réactions à mon post en précisant que -contrairement à certaines idées reçues- notre industrie de l’armement tourne à plein régime, mais est contrainte par la baisse des capacités enregistrée depuis une trentaine d’années. Comme l’a dit un ingénieur de l’armement : “Il y avait 10 grands arsenaux d’État en France, qui comportaient entre 800 et 1800 personnes chacun et l’État français fait mine de l’avoir oublié et pour cause, il en est le fossoyeur ! “. Effectivement, de nombreux sites ont été démantelés, jusqu’aux écoles de formation technique de chacun des sites qui -après le collège- formaient leurs propres ouvriers d’État…

      • JILI dit :

        Merci et sachez que c’est toujours un plaisir de vous lire, et même s’il advenait que nos idées divergent. Pour moi, ce dernier point n’a jamais été un problème car on ne peut pas tout savoir, avoir raison partout, et pour cela la différence est excellente pour évoluer.

      • dolgan dit :

        « une centaine de missiles Exocet, nouvelle et ancienne version. C’est peu !¨

        Ce qui fait une trentaine de navires de premiers rang moderne coulés. ou 80 a 90 face a des marines obsolètes .

        Reste donc a compter les marines mondiales disposant d assez de cible a nous fournir.

    • Carin dit :

      @JILI….
      Actuellement le missile en service, est le B3.
      Il est écrit dans l’article de notre hôte qu’ils vont être portés au standard B3-C, comme ceux commandés…. Voili/voilà.

    • Pirlouis dit :

      Vous avez raison mais je ne suis pas sûr que nous connaissions un jour la réponse à cette question.
      Plus généralement, il serait intéressant de connaître la nationalité des producteurs, les délais de fabrication de tous les systèmes d’arme significatifs, les stocks disponibles et les consommations estimées en cas de conflit de haute intensité. Cela permettrait d’anticiper sur les commandes et de préparer les industriels à faire face à la demande. Mais nos généraux et amiraux, méritant leur salaire, ont certainement déjà préparé un tableau Excel confidentiel résumant toutes ces informations communicables à nos politiques.

    • Math dit :

      Oui, l’état major ne communique pas sur ces données, c’est incroyable. Qui d’ailleurs cela pourrait-il intéresser à part des citoyens?

    • Nexterience dit :

      Le fsb se renseigne comme il peut.

    • tschok dit :

      @JILI,

      Ici, c’est pas exactement le même problème que les obus de 155 mm, par exemple. L’Exocet est destiné à des cibles – des navires – qui existent en nombre limité et qui sont elles-mêmes difficile à remplacer. C’est pas la même logique qu’avec les munitions qui sont tirées en masse.

      Donc, en fait, on peut raisonner en termes de nombre de cibles (la flotte ennemie probable) multiplié par le SSKP (la probabilité de coup au but). Ex: l’ennemi a 100 navires qui valent le coup d’être tirés à l’Exocet sans que ce soit overkill (donc une cible d’intérêt). Et vous tablez sur un SSKP global de, mettons, 50%, autrement dit deux missiles par cible pour un coup au but (SSKP global = tout prendre en compte, comme l’interception de l’Exocet, son brouillage/leurrage, son dysfonctionnement, etc).

      Donc, votre stock plancher, c’est 200 missiles. Et là-dessus, au doigt mouillé, vous vous rajoutez une marge pour tenir compte des impondérables. Par exemple:
      – Vos propres pertes (un navire coulé, c’est x missiles Exocet perdus; un stock détruit, c’est x missiles détruits; etc)
      – Le fait que vos vecteurs n’ont pas tous le don d’ubiquité: si vos navires sont dans l’océan indien, avec leur dotation complète en Exocet, alors que vous livrez bataille en mer du Nord, il vous faut du stock disponible là où vous livrez combat)
      – Le fait qu’un seul coup au but ne suffit pas pour certaines cibles
      – Le tir overkill
      – Le largage du missile pour faciliter l’appontage
      – La perte par accident
      – Etc.

      Et vous parvenez à un « certain nombre » de missiles qu’il faut avoir, que le conflit soit long ou pas. Peu importe, parce que vous raisonnez en nombre de cibles d’intérêt avec une probabilité de coup au but et une marge de sécurité.

      Maintenant si le conflit dure au point que l’ennemi remplace ses navires perdus, ben vous prenez la décision de remplacer vos missiles tirés, et puis voilà. Et a priori vous êtes gagnant parce qu’il est plus facile de construire un missile qu’un navire.

      Maintenant, attention, cette logique tient la route tant que votre missile n’est pas obsolète. Si en cours de conflit l’ennemi met au point une technique qui diminue l’efficacité opérationnelle de votre missile, ce qui modifie le SSKP et le calcul de la marge de sécurité, ben là vous êtes mal, évidemment. Mais à ce moment-là, c’est plus un problème qualitatif que quantitatif: détenir un gros stock de missiles obsolètes, ça vous avance pas plus, quoi. En gros, faut trouver la contre-mesure pour remettre votre missile dans la course. Ou en faire un nouveau, mais c’est un autre problème.

      • JILI dit :

        Merci de votre réponse.

      • Frede6 dit :

        J’ai le vague souvenir qu’il faut tirer 3 ou 4 MM40 pour mettre hors de combat une frégate avec un peu de certitudes.
        C’est à mettre en relation avec la dotation temps de paix/guerre.
        15 frégates x 8 missiles max = 40 cibles…ça c’est la théorie

    • Les murs ont des oreilles dit :

      D’autres que vous aimeraient le savoir.

    • ji_louis dit :

      Voyez en Ukraine : Le stock est utilisé dès que possible et c’est la cadence des industriels qui dicte l’importance des bombardements.

    • Belzebuth dit :

      @ jili
      Vu que c’est un légèrement sensibles comme données, vous n’attendez pas une réponse…
      Aperçu ceci pour comprendre un peu mieux cette décision :
      https://www.areion24.news/2024/03/19/missiles-antinavires-et-batteries-cotieres-nouvelles-technologies-et-nouveaux-marches-pour-les-industriels-europeens/

      • JILI dit :

        merci pour la reponse

        • Belzebuth dit :

          @ jili
          De rien.
          Si on ne discute pas sur le seul blog « Défense  » qui permet encore des commentaires, on a rien compris à OPEX 360…

          A bientôt sur un autre sujet. 😉

    • Pascal, (l'autre) dit :

      @JILI « j’aimerais savoir est le nombre de missiles que nous possédons en stock, et le nombre exact qu’il nous faudrait stocker pour tenir durant un long conflit » Je pense que ces informations sont…………………..classifiés!

  10. PHILIPPE dit :

    « la consolidation des stocks de munitions » ou « reconstitution des stocks de munitions » le choix des mots est important.
    Seule la Marine Nationale a la réponse.

  11. Bench dit :

    @JILI : « De plus, ce qui est également important est de savoir si les modèles possédés peuvent être modifiés afin de les porter à un niveau technologique performant. » C’est écrit dans l’article, suffit de lire jusqu’au bout!

  12. Félix GARCIA dit :

    HS Marine : « Head of Indonesian Navy (TNI AL) Tours FDI Frigate »
    https://www.youtube.com/watch?v=teQYIyXUI3Q

    J’parie qu’on pourrait vendre des FDI et des BRF (dédiés au rechargement des missiles en mer) aux États-Unis ! 😀
    D’ailleurs, il faudra un nouveau bassin pour les PA, les BRF et les futurs grands voiliers !
    ^^

  13. PHILIPPE dit :

    A propos de la famille Exocet là c’était l’AM 39 :
    * The Most Unexpected Naval Attack Ever
    https://www.youtube.com/watch?v=NNO4VkGUpNI
    * HMS Sheffield Hit by Exocet Missile
    https://www.youtube.com/watch?v=IUZu8bvxJs4

  14. Aymard de Ledonner dit :

    Les rafales, les ATL2 et les NH90 peuvent déjà tirer les exocets dans une version dédiée. L’A400M n’est pas fait pour ça.