Un canon électromagnétique sera-t-il financé par la prochaine Loi de programmation militaire?

En 2021, après une quinzaine d’années de recherches et avoir investi plus de 500 millions de dollars, l’US Navy fit savoir qu’elle renonçait à armer ses trois « destroyers » de type Zumwalt avec des canons électromagnétiques [ou Electromagnetic Railgun – EMRG] et qu’elle privilégierait à l’avenir les missiles hypersoniques.

Pour rappel, le principe d’un canon électromagnétique consiste à faire circuler un intense courant électrique associé à un cham magnétique entre deux rails conducteurs. Et, grâce à la force de Laplace, un projectile – également conducteur – introduit dans un tel dispositif subit une forte accélération, avant d’en être éjecté à une vitesse très élevée. Ce qui, théoriquement, permettrait d’atteindre une cible située à 200 km de distance.

Une telle arme présente plusieurs intérêts : elle est économique et évite le stockage d’explosifs à bord d’un navire. Mais comme toute médaille, elle a son revers : au-delà de la question de sa précision, elle exige une importante quantité d’énergie au moment du tir [d’où le choix du Zumwalt, avec sa capacité à générer plus de 75 mégawatts de puissance électrique] et elle suppose de fortes contraintes physiques sur les matériaux, lesquels sont donc susceptibles de s’user prématurément.

Pour autant, d’autres pays ont lancé des travaux similaires. La Chine en ferait partie, le navire d’assaut amphibie Haiyang Shan ayant été photographié, en 2019, avec une arme ressemblant à un canon électromagnétique. La France s’y intéresse également de près, l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [ISL] ayant entrepris des recherches dans ce domaine, avec les projets PEGASUS et RAFIRA.

Le premier est un « lanceur électromagnétique » utilisé pour faire évoluer la technologie et développer un « système d’accélération fiable afin d’obtenir de très longues portées ». Quant au second, il s’agit d’un canon de type « Railgun » de 25 mm, capable de « lancer des salves de cinq tirs consécutifs, à des cadences de tirs très élevées », avec des accélarations de de plus de 100’000 G. « Ce lanceur sert à étudier le potentiel d’une utilisation sur des navires dans la lutte antiaérienne », explique l’ISL.

Puis, en 2020, l’Institut fut retenu pour coordonner le consortium PILUM [Projectiles for Increased Long-range effects Using ElectroMagnetic railgun], retenu au titre du Programme de recherches Action préparatoire sur la recherche en matière de défense [PADR] de l’Union européenne.

Réunissant notamment les français Nexter et Naval Group, PILUM visait à démontrer la possibilité de « lancer des projectiles hyper-véloces avec précision sur une distance de plusieurs centaines de kilomètres », l’idée étant de voir s’il était envisageable de « créer une rupture technologique dans l’appui d’artillerie à longue distance ». Ce projet fut lancé en avril 2021, pour une durée de deux ans.

Visiblement, ces travaux tiennent leurs promesses, comme l’a laissé entendre Emmanuel Chiva, le Délégué général pour l’armement, lors d’une récente audition sur les enseignements de la guerre en Ukraine, à l’Assemblée nationale.

Le canon électromagnétique est une « arme extrêmement intéressante, qu’un nombre restreint de pays sont capables de développer. La France en fait partie, avec les États-Unis et le Japon – nous avons d’ailleurs entamé une coopération avec ce dernier », a dit M. Chiva.

Sauf erreur, cette coopération franco-japonaise n’avait pas été évoquée jusqu’à présent. Le projet de canon électro-magnétique nippon a été confirmé en janvier 2022, avec un financement de 56 millions de dollars.

Quoi qu’il en soit, un « prototype a été réalisé à l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis », a poursuivi le DGA. Et, désormais, le « défi […] réside dans le passage à l’échelle », a-t-il ajouté.

« Plusieurs déclinaisons du canon électromagnétique peuvent être envisagées », a ensuite souligné M. Chiva. Celle qui permettrait d’envoyer un projectile à plusieurs centaines de kilomètres avec une accélération de 100’000 G « serait plutôt placée sur une plateforme navale » car « lorsqu’on a besoin d’un mur entier de condensateurs pour pouvoir stocker et libérer une grande quantité d’énergie de manière quasi instantanée – comme c’est le cas, d’une façon générale, pour les armes à énergie dirigée, qu’il s’agisse de lasers ou de systèmes électromagnétiques – cela suppose des infrastructures adaptées », a-t-il expliqué. Et d’ajouter : « Toutes les pistes sont à l’étude, y compris celle du nouveau nucléaire ».

En revanche, lorsqu’il s’agit de tirer un projectile sur des distances beaucoup plus courtes, de l’ordre d’une trentaine de kilomètres, « on peut envisager l’intégration de cette arme sur une plateforme terrestre, autrement dit sur un camion », a assuré le DGA. Et, dans ce cas, il serait « possible d’utiliser comme munitions des obus flèches classiques non explosifs, ce qui facilite la fabrication », a-t-il continué.

L’ISL mène actuellement un tel projet. « Cela fait partie des démonstrateurs ‘signants’, des dispositifs que nous souhaitons introduire dans la nouvelle loi de programmation militaire, qui a certes pour objet de permettre la remontée en puissance de nos armées, mais aussi d’éclairer l’avenir : il s’agit de préparer les guerres du futur avec du matériel de demain et non d’hier ou d’aujourd’hui », a confié M. Chiva aux députés. « Nous aimerions accélérer un peu la feuille de route en la matière », a-t-il même insisté.

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83 contributions

  1. Félix GARCIA dit :

    La classe !

    • HMX dit :

      La classe en effet… si on y arrive ! Surtout que la barre est placée très haut, après l’échec du programme US destiné à équiper (dans un 1er temps) les Zumwalt.

      Davantage que de réussir un « simple » tir d’essai depuis un prototype, ce que les américains ont réussi à plusieurs reprises, la difficulté semble bien résider dans la gestion des contraintes mécaniques et thermiques extrêmes, qui rendent très complexes la fiabilisation d’une telle arme et la possibilité de dépasser les tirs en laboratoire pour passer à l’étape opérationnelle. Pour caricaturer, s’il faut changer les composants du système tous les 3 ou 4 tirs, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Il faut viser une fiabilité au moins équivalente, ou approchante, avec les tubes d’artillerie actuels.

      L’usage le plus intéressant du canon électromagnétique à moyen terme reste l’artillerie à longue portée, depuis une plateforme navale ou terrestre. La possibilité d’atteindre une cible située à plusieurs centaines de km à très haute vitesse (faible probabilité d’interception) serait évidemment un gain très appréciable sur un champ de bataille.

      Au chapitre des limites et interrogations, on retiendra quand même les contraintes logistiques et matérielles induites par l’énorme besoin énergétique d’une telle arme : comme le souligne l’article, il faut beaucoup de volume disponible pour loger les supercondensateurs, sans doute beaucoup de techniciens et ingénieurs qualifiés pour assurer la maintenance et superviser les tirs, ce qui en fait globalement une arme encombrantes et très coûteuse, réservée dans les premiers temps aux seuls grands navires dotés d’une confortable capacité de production électrique (donnée assez rare dans la Marine Nationale…). Par ailleurs, on peut se poser la question de l’efficacité terminale du projectile hypersonique dénué d’explosif : l’énergie cinétique doit certes être impressionnante avec une capacité à transpercer de grosses épaisseurs de béton ou d’acier, mais cette énergie n’est-elle pas trop concentrée sur une toute petite zone d’impact ? pour le dire autrement, un obus hypersonique tiré d’un canon électromagnétique va-t’il détruire sa cible, en faisant par exemple s’effondrer l’immeuble visé, ou juste se contenter d’y percer un magnifique trou d’un mètre de diamètre, du plafond jusqu’à la cave, sans abîmer le reste (c’est une image…) ? la question mérite d’être posée. Et il n’est pas non plus impossible qu’on parvienne ultérieurement à intégrer des explosifs sur certains obus pour obtenir l’effet recherché.

      Dans tous les cas, nous sommes devant un (très) rare exemple de coopération européenne qui fonctionne, et cela mérite d’être souligné. Bravo aux industriels concernés, et à l’ISL. Et vivement les premiers essais !

      • Félix GARCIA dit :

        À mon humble avis, il y aura deux versions, toutes deux projetant des munitions inertes* :
        – Une pour les « gros projectiles » : artillerie très longue distance
        – Une pour les « petits projectiles », projetés notamment en salves : défense aérienne, artillerie/canon « courte/moyenne/longue portée » (4km-50km).

        *munitions inertes telles que celles-ci :
        « Eurosatory 2022 : de nouveaux concepts de munitions pour le rail-gun de l’ISL »
        https://www.forcesoperations.com/eurosatory-de-nouveaux-concepts-de-munitions-pour-le-rail-gun-de-lisl/
        (désolé monsieur LAGNEAU, je ne retrouves plus votre article sur le sujet)

        PS : J’imagine bien un canon électromagnétique projetant des salves sur un dirigeable LCA60T de Flying Whales. En anti-surface et anti-aérien, mais aussi en anti-sous-marins.

      • Félix GARCIA dit :

        PS : le développement des canons électromagnétiques et des lasers de puissance feront peut-être renaître l’idée des marines de surface nucléaires.
        Portée, endurance et munitions quasi illimitées. Le tout, avec une grande discrétion …

      • Félix GARCIA dit :

        PPPPPPPPPPPPPPS : Sans oublier la guerre électronique, elle aussi gourmande en électricité si je ne m’abuse (sans compter le reste : radars, sonars, frigos, transmissions, chauffage de l’eau, cuisines …).

  2. Oliver dit :

    C’est bien sauf que l’agenda géostratégique semble être bien serré avec le retour des fantasmes impériaux de certaines autocraties qui elles ne s’embarassent pas de processus décisionnel démocratique, de longs débats budgétaires, etc…
    Douglas MacArthur : “Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard.”

    • AirTatto dit :

      d’autant qu’on devrait déjà commencer par acheter des Navires, financer un format digne pour notre AAE, notre armée de terre avant de faire des dépenses de ce type. Les recherches ok, un POC ok mais pas plus avant d’avoir réglé les problèmes de dimension de nos armées.

    • Math dit :

      Le défit n’est pas de court terme. Il y a des échéances à court terme, moyen terme et long terme. Je ne pense pas que l’on soit dans un cas de figure où un protagoniste tire, l’autre encaisse et pouf, tout est fini pour 100 ans.

  3. vrai_chasseur dit :

    A noter que ce projet PILUM est une coopération européenne qui fonctionne, associant français, allemands, polonais et belges.
    Quand on laisse les industriels s’organiser pour travailler, ils travaillent.

    • rainbowknight dit :

      De plus ils savent financer sans pleurnicher …. L’Etat encaisse les dividendes.

    • Yannus dit :

      Ce projet est parti d’une feuille vierge, cela explique peut-être aussi que le projet aboutisse contrairement au SCAF et au MGCS.
      La prochaine étape serait peut être un tir d’aiguilles en rafale pour la défense aérienne et pourquoi ne pas envisager de mettre le canon sur chemin de fer pour disposer d’une grande puissance?

  4. PK dit :

    Le plus rigolo, c’est qu’il n’y a pas grande différence entre un canon EM… et une catapulte EM. Mais d’un côté, on nous dit qu’on est parmi les seuls à savoir faire et de l’autre, on file 1,5 milliards d’euros à nos alliés américains pour récupérer leur catapulte…

    Si ça c’est pas de la voltige de haut niveau…

    • PatriciaKaas dit :

      Mais bien sur ya pas de différence… On file 1,5 milliards aux US parce qu’on est trop con. C’est vraiement dommage que vous ne soyez pas ministre de la défense!

      • tow dit :

        on donne (achète) pour 1,5 milliards pour gagner du temps et de l’argent.
        Vous préférez dépenser 4 milliards pour créer un truc qui dans 10 ans pourrait ne pas être au point ? Car la vérité c’est cela et entre temps on a bien mieux fait de financer autre chose avec ces 2,5 milliards de différence (et encore, je suis même peut-être gentil sur la somme).

      • Michel dit :

        Bien sûr que l’on est trop con, vous vous êtes vraiment trop naïf. Si vous croyez que ce qui est fait par nos hautes sphères politiques servent uniquement les intérêts français et bien effectivement, vous êtes sacrément naïf.
        Attention, il y a usurpation d’identité avec votre pseudo, ça tombe sous le coup de la loi.

      • PK dit :

        Apprenez un peu de physique et on en reparlera…

      • Czar dit :

        y a une différence, certes, mais y a aussi sans doute un petit point commun dans le coeur de la fonction qui est la propulsion,

        je salue ta confiance de boeuf dans l’Ôtotritay par principe, je crois qu’on a quelques petits exemples, – y compris en programmation militaire – de superbes plantages, pour ne pas parler des exploits énergétiques de l’actuel Premier ministre qui est celle qui a décidé de fermer fessenheim sans solution de rechange.

        après, on peut imaginer que les 15 ans qui nous séparent du lancement du PANG – si jamais il n’est pas retardé comme le laissent entendre certaines rumeurs -laisserait assez de temps pour espérer une maîtrise technologique sur ces deux éléments différents mais basés sur des principes similaires.

        et en toute souveraineté, pour ne pas se retrouver comme dans la situation des années 2033-5 avec le chantage de nos « meilleurs amis » selon certains tapins que l’on entend un peu trop.

    • Lothringer dit :

      Il y a un peu de vrai.
      Quand « on » veut pas, « on » veut pas. Mais si tu veux, tu peux.
      Mon grand-père disait qu’on ne force pas à boire un cheval (ou un âne, ce qui siérait mieux à nos énarques, dont l’énarque en chef, qui nous dirigent) qui n’a pas soif.

    • plampougne@gmail.com dit :

      Question de stratégie industrielle à financer à plusieurs au possible.
      Un canon est dans la logique industrielle de Nexter ou de Rheinmetall.
      Idem pour les réacteurs de propulsion, dans les compétences de Technicatome.
      Concevoir une catapulte pour 3 exemplaires reste extrêmement cher, techniquement risqué, pour une dépendance à mesurer.
      On peut tenter une cagnotte de dons pour financer une catapulte et un Hawkeye français .

      • Nimbus - parfois cumulo dit :

        Pourquoi pas ? Mais en attendant, je vous suggère, par précaution, de choisir un pseudo distinct de ce qui ressemble à une adresse mail…

    • Prof de physique dit :

      Il y a bien évidement une similitude des principes de base, de même qu’avec les moteurs à induction, synchrones ou asynchrones, mais on peut supposer (puisque je n’ai visité aucune de ces installations) qu’il y a de fortes différences technologiques.
      Ceci étant, importer, et j’espère, en partie fabriquer sous licence, des catapultes électromagnétiques, nous aidera peut être à développer la technologie des canons électromagnétiques.
      Ce genre de canon est à mon avis intéressant non seulement sur les grandes unités navales pour leur défense, mais aussi sur nos bases navales et aériennes, en particulier pour leur protection contre les missiles, et parmi ceux la, en particulier contre les missiles hyper-soniques.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Les US ont construit des catapultes EM et pourtant ils ont renoncé au cannon EM….
      Et je n’ai pas l’impression que les pilotes soient catapultés à 100 000G : mon petit doigt me dit que c’est un poil trop élevé…

    • WhatTheFrites dit :

      Vous avez raison ! Propulser, en toute sécurité, un avion de 20 tonnes, son armement et son pilote est en TOUS POINTS identique à l’envoi d’un obus de quelques kilos, 200 bornes plus loin 🙂

    • Arioch dit :

      Nous ne développons pas notre propre catapulte EM car ce serait de la R&D pour deux ou trois exemplaires sans aucun marché à l’export. Donc quel serait le prix?

    • Marco dit :

      Rien à voir du côté des vitesses de déplacement entre une catapulte EM et un canon EM. On est dans des ordres de grandeurs radicalement différents.
      La grosse difficulté pour le canon EM c’est le frottement à très haute vitesse entre rails et projectile (problème de tribologie et de résistance des matériaux).

      • joe dit :

        Je ne suis pas expert en projectile EM mais le principe de l’EM est justement qu’il n’y est pas contact avec le projectile. Les trains haute vitesse Japonais qui utilise l’EM n’ont aucun contact avec leurs sustentateurs EM. Après que les condensateurs utilisés pour un canon EM se détériorent rapidement du faite des charges/décharges violentes et rapides, cela est certainement l’une des raisons majeurs de la non viabilité tactique. Techniquement et avec de la R&D, des solutions viables pourront être trouvées, alliant, fiabilité et maintenance. Sur certaines voitures, on a bien des blocs de batterie interchangeables en station, la même chose peut-être réaliser avec des blocs de condensateurs ou des parties du canon EM. Un lego de pièces interchangeables en quelques heures. Le tout soit que le ratio disponibilité vs remise à niveau soit techniquement et logistiquement viable dans un environnement de haute intensité.

        • Marco dit :

          Le canon EM ne fonctionne pas comme le train japonais.

          Le champ magnétique ne fait pas léviter le projectile par rapport aux rails mais le propulse dans le sens des rails (vers la bouche de canon).

          Il faut bien un contact physique entre projectile et rails car le projectile doit faire passer un courant électrique en son sein. Et ce courant est transmis d’un rail à un autre. Le projectile sert de conducteur électrique.

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      Il ne faut pas confondre un moteur linéaire (comme sur les EMALS et sur des Maglev) et les railguns.
      D’un coté, c’est comme un moteur rotatif mais « mis a plat », dans l’autre on a deux pôles et un projectil au milieu qui est propulsé par la force de Laplace.

    • zyal dit :

      Après quel intérêt de financer un la recherche pour développé une catapulte EM pour porte avion pour un seul porte avion. Surtout que dans mon souvenir cela à poser pas mal de difficultés aux ricain.

    • scalectric dit :

      Pourquoi dépenser « un pognon de dingue » pour développer une catapulte qui existe déjà et dont on a besoin en très peu d’exemplaires avec l’impossibilité d’amortir l’investissement ?

      • PK dit :

        Pourquoi dépenser un pognon de dingue pour les masques aussi ?

        Peut-être pour avoir l’air moins le jour J ?

    • Wagdoox dit :

      Il y a pas de difference en terme de principe physique appliqué mais entre les deux solutions c’est enorme.
      C’est comme comparer un solex et un porte conteneurs en disait que les deux fonction au moteur a explosion.

  5. Titeuf dit :

    Si cela se concrétise et que cela tiens ses promesses, ça va révolutionner l’artillerie.
    Après quid de la précision ????

  6. RIP dit :

    On se rapproche de plus en plus du pistolet à lancer des élastiques.
    J’ose à peine imaginer la discrétion, la furtivité, la facilité de déplacer un tel matériel dans une zone de guerre. En plus ce joujou doit coûter les yeux de la tête et un petit missile, hypersonique par exemple, en viendrait facilement à bout.

    Mais laissons les architectes des bureaux d’études et les étudiants encore acnéiques des ecoles d’ingénieurs militaires, rêver puisque c’est Noël et que la machine À distribuer de l’argent magique, fonctionne à temps plein. c’est Noël et les yeux des enfants guerriers pétillent de joie . Qu’ils en profitent bien parce que ça ne va pas durer.

    • blondin dit :

      taper un camion, potentiellement en mouvement, avec un missile hypersonique, on y est pas encore ! manœuvrer à Mach 6 ou plus, ça demande une certaine distance et si la cible fait une embardée au dernier moment, la missile tapera à coté. A moins que le missile en question ralentisse suffisamment lors de sa fin de course ?

    • Leres dit :

      Il me semble pourtant qu’un missile hypersonique n’est pas donné. Le railgun c’est en développement et un des arguments c’est la munition qui coûte pas grand chose. A voir où le projet aboutira mais comparer missile hypersonique et railgun en parlant de coût, c’est osé…

  7. convertor dit :

    Après Caesar, Pilum. Déjà les acronymes sont bien choisis ! 🙂 Et si ça reste une coopération européenne (avec des japonais, peut-être ? ) , ça sera peut-être plus efficace qu’un petit village qui résiste encore et toujours … Pour gérer les Japonais, il nous reste aussi un atout-maitre : Carlos G. Quant à « préparer les guerres du futur avec du matériel de demain et non d’hier ou d’aujourd’hui », c’est magnifique, comme phrase, mais la guerre la plus actuelle en Ukraine démontre justement que le matériel d’hier et d’aujourd’hui reste fort utile. Et n’est pas l’essentiel d’une bonne préparation … Enfin, l’ensemble reste une bonne nouvelle, pour l’instant, ne soyons que raisonnablement pessimiste. Et si la lenteur du processus de décision européen devenait un atout de développement par rapport aux USA, avec leurs élections tous les 4 ans ?

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Après Pilum, il faudra bien sûr éviter Sternum. Car un coup de Pilum dans le Sternum… Je pense que la bibliothèque de l’ISL doit disposer de la collection complète des Astérix ! 🙂 🙂
      Je note surtout que Pilum n’est qu’un projet, alors que le CaESAr est une arme.

  8. Kamelot dit :

    Chercher c’est bien, touver c’est mieux… et les armes du futur sont pour le futur.

    En attendant notre artillerie est sur un seuil critique et nos moyens d’action dans la profondeur sont inexistants ou très limités.
    De même, la missilerie antiaérienne est à renouveler et compléter.
    Quid de nos « hypersoniques » dans la periode?

  9. Fafouperpexle dit :

    « Ce lanceur sert à étudier le potentiel d’une utilisation sur des navires dans la lutte antiaérienne », explique l’ISL.

    La lutte anti aérienne c’est de balancer un maximum d’obus sur la ou les cible(s) outre le côté positif de ne pas jouer avec des explosifs, le canon va en prendre un sacré coup! Pour du bombardement lourd mer-sol, je peux encore comprendre mais pour la lutte a-a, j’ai pas tout capté.
    Si je mélange tout, qu’on prenne le temps de m’expliquer mais le canon du CAESAR qui a l’air compliqué à usiner, ne subit pas le millième des charges de ces futurs canon niveau usure, alors quel est l’interêt si c’est pour changer le tube qui coûte un os et au vu de sa qualité prend x temps à fabriquer après 2 tirs ?

    Quelqu’un peut m’éclairer ?

    • Czar dit :

      je n’y connais absolument rien de rien, ce qui m’autorise d’autant à prendre la parole. au doigt mouillé je dirais que c’est un peu la même problématique qu’entre véhicules thermiques et électriques qui s’usent bien moins et foutront les deux tiers des voleu.., des garagistes à un mérité chômedu.

    • PK dit :

      L’intérêt, c’est la vitesse de l’obus, plusieurs fois d’un ordre de grandeur (environ 3 aujourd’hui) avec un canon EM.

      Le problème de l’AA est que

      1) la cible bouge vite
      2) l’obus de départ ne bouge pas beaucoup plus vite (selon les cibles, elles peuvent même bouger plus vite)

      Donc, la portée d’un obus AA classique est faible : on peine à dépasser les 4000 m dans le meilleur des cas (la cible qui arrive dans l’axe du canon). Ça fait une bulle de défense très chaudes, car certains missiles vont vraiment très vite et 4000 m, ça peut faire une grosse seconde pour certains missiles hyper-soniques…

      Avec l’EM et sa vitesse, vous augmentez la bulle ET la chance de taper au but (le temps entre le départ du coup et l’impact est réduit).

      Vous avez d’autres avantages, indépendants de l’AA :

      – plus de poudre : tout le poids de l’obus est consacré à la charge. Pour l’AA par exemple, vous pouvez consacrer ce poids à un obus dispersif, genre fléchettes, de façon à maximiser les chances d’impact.
      – le poids de l’obus ne compte pas pour l’accélération de départ : la force de Laplace ne dépend que de la charge et du champ. Vous pouvez donc imaginer de nouvelles formes d’obus, notamment bien plus lourd que les obus traditionnels.

      Il y a toute fois des inconvénients, qui sont peu ou prou les mêmes que ceux des catapultes :

      – il vous faut un champ EM intense et soutenu. On ne sait pas faire à la demande, du moins à l’échelle voulue. Il faut stocker une énergie plus faible dans de nombreux condensateurs pour libérer d’un coup la quantité d’électricité nécessaire à la bonne valeur du champ EM. Il faut donc grosso modo beaucoup de temps de chargement pour très peu de temps de déchargement. Le rendement utile (le temps de disponibilité de l’arme) est donc très mauvais. Pour palier, il faut donc beaucoup plus de condensateurs que ceux nécessaires à la décharge, afin de paralléliser l’action, de façon à avoir des grappes de condensateurs toujours disponibles. Il faut donc une très grosse source de courant. Pour votre « petit » canon AA, la source a déjà la taille d’un poids-lourd. Pour une catapulte, on se rapproche du réacteur nucléaire…
      – il faut aussi bien maîtriser la décharge des condensateurs, ainsi que leur temps de charge. Un condensateur se charge naturellement, mais se décharge aussi naturellement, même s’il se décharge moins vite qu’il ne se charge. Grosso modo, vous devez donc les laisser en charge tout le temps… Il y a des astuces, à base de magamp : c’est le B-A BA de l’électronique de puissance bien maîtrisée. Côté technologie, cette révolution n’utilise rien de bien « technologique » : c’est du archi-connu depuis le 19e siècle et c’est assez bien maîtrisé depuis les années 50. La seule difficulté consiste dans les échelles (de stockage d’énergie).
      – dans le cas du canon, il y a usure, non pas par frottement, à mais à cause des températures atteintes. Pour rappel, les pilotes parlent du mur de la chaleur pour un jet, avec une vitesse entre mach 2 et 3. Ici, vous êtes à mach 10. Dans le cas de l’AA, il y a pire, puisque vous envoyez une salve : le tube n’a pas le temps de se refroidir au cœur de la salve.

      Le problème de l’arme EM est une étonnante analogie du monde moderne. Il dépend exclusivement de votre capacité à gérer le flux de l’énergie, donc de votre capacité à alimenter en courant. C’est la poudre ancienne, cauchemar logistique (déplacement, stockage, etc.). Désormais, la « poudre » est une petite centrale que vous allez devoir trimbaler avec l’arme. La taille de la centrale pose problème, car elle n’est pas réductible à l’infini pour des problèmes évidents de physiques : pour atteindre les énergies voulues (bien plus grandes que celles proposées par la poudre), vous pouvez la fournir par la chimie (comme la poudre… en physique, il s’agit de rompre la liaison chimique inter-moléculaire… une simple liaison électrique due à l’électron) et auquel cas, il vous faut du temps pour accumuler cette énergie et un lieu pour « stocker » l’électricité. Or, l’électricité ne se stocke pas (spéciale dédicace aux crétins d’écolos qui affirment le contraire). Donc il faut biaiser avec des trucs qui consomment cette énergie, mais moins vite que vous pouvez l’alimenter : c’est un cauchemar au niveau des rendements efficaces.
      La seconde solution consiste à fournir une immense quantité d’énergie instantanée. On sait faire à partir de gros réacteur nucléaire, mais leur taille rend impossible aujourd’hui leur emploi, même sur un navire de guerre. Ou alors, le PA se réduit à un unique réacteur.

      Du coup, il faut trouver un compromis, sur la source, sur le stockage, sur la qualité de la restitution, sur la portée, sur le poids de l’avion, etc. Notez que cela demande beaucoup de connaissances transverses, mais rien de révolutionnaire. Dire qu’on n’a pas les moyens de le faire revient à dire qu’on n’a pas les moyens de faire un avion en France.

      • PK dit :

        J’ai oublié l’analogie avec le monde moderne du coup 🙂

        L’électricité ne se stocke pas… donc il faut fournir à la demande. Pour fournir à la demande, il faut toujours avoir la réserve d’énergie disponible sous le pied, et une sécurité consiste à en avoir « un peu plus ». EDF a donc taillé le parc électrique de façon à avoir 10% de marge, marge que l’on vendait avant Macron pour se faire du fric.

        Comment EDF stocke de l’énergie ? Avec les « condensateurs » potentiels qui utilisent la gravité. Vous stockez de l’eau en altitude que vous libérez quand vous avez besoin d’énergie. Elle passe alors dans des turbines pour produire de l’électricité. En réalité, vous stockez de l’énergie potentielle (de l’eau en altitude que vous faites redescendre par gravité) et non de l’électricité. C’est le meilleur rendement que vous pouvez avoir. Pour ce faire, vous utilisez de l’électricité pour faire grimper l’eau en altitude, moyen rendu possible quand le pays ne consomme pas grand-chose. Comme une centrale fonctionne toujours, avec un rendement minimum, cette énergie n’est pas perdue. Quand il y a un pic de consommation, vous faîtes fonctionner à fond la centrale et vous ouvrez les vannes. Problème : tous les sites d’énergie potentielle sont utilisées.

        Ça, c’était avant Macron (et son copain Hollande). Maintenant, on n’a non seulement plus la marge de 10%, mais il manque carrément 10% à la charge maximale que le système peut délivrer. Borne, la fille droguée qui fume partout, a fait fermer la centrale qui nous donnait la marge, entre autre. Et c’est la même qui vient vous expliquer qu’il faut enfiler un pull pour compenser. Des champions qu’on hésiterait même à inviter un mercredi soir, de peur de jouer hors-concours.

        Cela traduit aussi toute l’absurdité de l’énergie dite verte. Une éolienne, ça fournit un peu de courant… quand il y a du vent. Il y a très peu de vent en hiver. Le rendement d’une éolienne peine donc à dépasser les 25%, avec une dispersion de son efficacité exactement contraire aux besoins du pays : pratiquement nulle en hiver, maximale en été. Pareil pour les « panneaux solaires ». Bref, confier sa production à une électricité verte conduit inévitablement à la catastrophe. Il suffit d’avoir 2 doigts de bon sens et un niveau très faible en physique pour le comprendre. Le problème est que nos champions aux commandes ont ni l’un ni l’autre. Sans compter qu’ils sont achetables et que leur prix n’est pas très élevé…

  10. Raymond75 dit :

    Sur ce petit camion, sans doute y a t’il des « piles Wonder qui ne s’usent que si l’on s’en sert » ?

    • v_atekor dit :

      Oui électronique de puissance couplée un groupe électrogène je suppose, la France est assez douée pour l’électronique de (grande) puissance, je ne sais pas s’ils utilisent une pile à combustible. A la fin on grille du pétrole.

  11. LEONARD dit :

    Dans une autre catégorie d’obus, on a bien livré des 155 BONUS aux Ukr et ils les utilisent:
    https://twitter.com/UAWeapons/status/1610616958382137344

  12. beurk dit :

    C’est quoi la marque du véhicule en appui photo? Norev, Tonka?…

  13. Zig dit :

    Les  » Routiers sont Sympa « ! ….. Allez Max, tu faxes à Bébert qu’on va charger le bahut et tirer un coup de canon zélectric pour aider Zélinsky. Ouais ! ??…. Max où sont les clés du camion ? Chez Paulette !……Du genou.

  14. Florent Pirot dit :

    On a déjà la technologie avec le Ascalon.
    Je ne comprends pas pourquoi ce projet débile sur 30 km de portée, cela respire par toutes les pores le retour du railgun à uranium appauvri pour objectifs crématoires (mash) sous patronage européen. 30 km de portée pour du railgun c’est du 5 kilos d’UA. C’est une arme de tapette magnétique (alors qu’avec du plutonium239 on peut faire 1000 km et en plus frapper efficacement…). On devrait se contenter du déploiement à flèches au plutonium comme on le fait déjà depuis deux ans avec superbe succès, sur frégate et autres navires uniquement en plus du Ascalon je trouve, tant que le pays UA ne figure pas sur la liste des cibles.

  15. Le Suren dit :

    « Une telle arme présente plusieurs intérêts : elle est économique et évite le stockage d’explosifs à bord d’un navire »

    La charge de combat est quand même bien composée d’explosifs ?

    • Carin dit :

      @Le Suren
      Non, c’est un sabot inerte, sa puissance considérable de destruction, réside dans sa vitesse… en fait il frappe tellement fort, qu’il traverse n’importe quel substrat et détruit tout ce qui se trouve sur son passage.

      • Wagdoox dit :

        Elle risque surtout de passer de part en part du navire sans faire de degat decisif.
        sauf a tapper sous la ligne de flottaison …

    • Paf Le Chien dit :

      Pas besoin de charge explosive dans le projectile, l’énergie cinétique fait le boulot comme une grande et sa dégradation en énergie thermique sur la cible suffit largement au bonheur de celle-ci.

    • Céd dit :

      Non justement, c’est une charge vide. Pas besoin d’explosif avec la vitesse très élevée du projectile.

  16. Alfred dit :

    Il faut des condensateurs pour stocker l’énergie , et par voie de conséquence , il faut aussi une source pour produire l’énergie électrique en question. Sur la photo de la maquette, on voit bien un »canon »orientable et ce qui semble être des condensateurs derrière la cabine du camion. Par contre la source pour produire l’énergie semble absente. Sera-t-elle sur un autre véhicule (ou sur une remorque de taille conséquente) ou faudra-il raccorder le camion au réseau public avec des fils volants ? (un alternateur de camion paraissant tout de même faiblard pour alimenter un tel système)

    • Twouan dit :

      Un gros alternateur sur le moteur comme sur une hybride.

    • dolgan dit :

      Un groupe auxiliaire sur le véhicule… Et peut être un groupe sur un autre véhicule en plus pour les situations qui le permettent afin de pas taper inutilement dans le groupe embarqué.

      C’est ainsi qu’on fait pour tous les équipements gros consommateurs d énergie. Rien de nouveau.

      • Alfred dit :

        @ Twouan et dolgan. Sauf que là, il ne s’agit pas de fournir un courant d’intensité i à une machine dont la puissance P en régime établi est fixée, mais de fournir une quantité d’énergie W (proportionnelle au carré de la tension u) dans un délai fixé t pour charger des batteries de condensateurs. Et plus la capacité C des condensateurs est importante, plus le délai de chargement t est court, et plus la source électrique et le moteur qui l’entraine doivent être maousses costauds. Cela rejoint un peu d’ailleurs la confusion qui est faite entre puissance et énergie au sujet des éoliennes

        • dolgan dit :

          Rien ne t oblige à n avoir qu un condensateur. Si on met un système sur un camion, on s assurera de pouvoir lui fournir l énergie nécessaire. Faudrait arrêter de prendre les experts pour des abrutis.

          C’est comme si on vous montrait un projet de canon 105mm et que vous le critiquiez en disant qu’il ne pourra jamais tirer du 155mm.

  17. Lex dit :

    100 000 G d’accélération, je serai curieux de savoir comment l’électronique des projectiles guidés arrive à résister à des accélérations pareilles ! ! !

  18. Carin dit :

    C’est l’avenir, mais avant de produire de grosses unités de fort calibre, je pense que qu’il faudrait passer par du petit calibre, même si ça balance beaucoup moins loin, cela permettrait d’apprendre et donc d’améliorer à moindre coût… un 50mm qui balance à 40 bornes, ça doit bien déménager quand même, et au prix de la munition, on peut en tirer des milliers… et en plus ça ferait plaisir aux écolos, tout en rayant de la carte un bunker, ou une réunion de chars ou de troupes avec leurs transports etc.. et ça mettrait pas le canon à rude épreuve pour aller chercher des distances phénoménales de 200kms et plus.
    Moi je verrais bien un fusil de sniper en 10mm qui ferait mouche entre 5 et 10 bornes.

  19. GUEPRATTE dit :

    Bon tout çà c’est bien joli ,mais à quand la propulsion magnétohydrodynamique pour nos futurs avions ?? pour obtenir des accélérations plus que foudroyantes par suppression de la masse de l’avion et de la friction de l’air extérieur …..et surtout qu’en pense Sandrine Ruisseau , elle qui est souvent à la masse ??

    • lgbtqi+ dit :

      En attendant, elle est jolie Sandrine, et la sottise excite les hommes paraît-il…

  20. Kaya dit :

    AHAHA, » » l’armée française devrait , pourrait,aurait, voudrait ,et si ….. etc etc .Et on suppute et on suppute ,mais pas grand chose de concret pour l’instant . 🙂 🙂

    • Yaka dit :

      C’est vrai que l’Altay et le TF-X c’est du concret…

      • blondin dit :

        le TF-X sera fini, livré, opérationnel et tout et tout le 11/03/2023 à 12H06, c’est prévu, donc aucun problème ! L’Altay pareil, moteur et boite seront réglés sous peu, j’ai pas la date et l’heure exacte mais Kaya vous donnera les détails. Et le porte avion pour drone chasseur hypersonique sera prêt pour le prochain anniversaire d’erdogan, aucun doute là dessus, le fabricant l’a dit, donc aucune raison de douter.
        C’est tellement facile pour lac Turquie, ils développent tout ce que les autres ont mis des décennies à faire en 2 ans, et sans aide, sans problème d’aucune sorte, c’est la patron de Baykar qui l’a dit, donc c’est tout bon, comme le reste !!

        • Kaya dit :

          Fais pas rire petit clown ,tous les projets européens réunis ,qui ne sont que pures imagination et désirs, car uniquement sur le papier ,n’arrivent pas à la cheville de ceux de la Turquie ,qui eux sont bien réels .En ce moment,chaque jour il y a un de ces projets entrant en fonction ,on n’arrive même pas à suivre les nouveautés et avancées de la BITD turque,à qui voudrais-tu cacher les défaillances de votre industrie de la défense et en plus la comparer ridiculement à celle de la Turquie ?? La France n’est pas foutue de lancer un projet toute seule ,que t’es comique . 🙂 🙂
          Mis à part le secteur du nucléaire ,qui sera sans doute très rapidement rattrapé par la Turquie comme tous les secteurs qui le sont déjà aujourd’hui et même dépassés depuis longtemps pour d’autres ,votre armée fait peur à seulement des pays de 3 ème catégorie . 🙂 🙂

      • Kaya dit :

        Argument digne d’un simplet au vu de ces deux programmes et de leur date d’entrée en fonction .Le premier est certes un projet lancé il y a un moment déjà mais si tu connaissais le déroulement de celui-ci,tu t’abstiendrais de le citer comme un échec . Pour le TF-X qui est bien sûr d’un tout autre niveau ,car c’est un chasseur de 5ème génération, il est parfaitement dans les temps et même avancé,un projet qu’aucun pays européen ne peut lancer tout seul ,le projet Scaf ,n’étant que sur le papier et encore ,traîne depuis des années , à terme ,il n’aura rien de plus que ce qu’aura la Turquie depuis belle lurette avec le TF-X et ses effecteurs comme le KIZILELMA et le ANKA-3 MIUS,je dirai même que le Scaf seran moins bon ,car vous avez un train de retard sur les drones de combat .Tu ne cites que deux projets alors qu’il y en a des centaines en cours , faudrait sortir de ta bulle et de ton ignorance ,le monde avance plus vite que tes connaissances.

    • Czar dit :

      un peu comme les chars et gronavions trucs, en somme.

    • AltayLaproduction dit :

      Oui Kayak, on sait que vous vouez une admiration totale à votre Her Dogan, en attendant où est le TFX, le char Super Turc qui casse tout, vos F35 ? Heureusement que vous ne représentez pas les Turcs…

      • Kaya dit :

        Et copain ,le programme du TF-X avance très bien comme les centaines d’autres ailleurs ,j’y peux rien si vous aveugles et que vous ignorez la quasi totalité des projets réalisés et en cours de la BITD turque ,toute l’Europe n’en a pas autant ,ne me faites pas rire ,vous êtes ridicules . 🙂 🙂

      • Kaya dit :

        Où en sont vos super chars ,supers drones ,super Scaf,supers chasseurs légers ,supers hélicoptères, ,vos supers LRM,LRU,supers missiles balistiques , super armes de poing et d’épaule ,tous ces secteurs dans lesquelles vous êtes à la rue ?? On a vu ce que le super MdCN a été capable de faire en 2018 contre le régime syrien ,une pure daube . 🙂 🙂

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « mais pas grand chose de concret » Comme vos commentaires……………………copain!

  21. GUEPRATTE dit :

    J’espére qu’ils feront mieux qu’avec la fusion nucléaire …avec cette derniére ils ont certes obtenu 3 mégajoules sur une cible à partir d ‘un systéme laser de 2 mégajoules, mais le hic est qu’il leur a fallu quand meme pour faire cet « exploit  » , prélever 300 mégajoules sur le réseau électrique pour alimenter le laser …

  22. Thierry le plus ancien dit :

    Le canon électromagnétique est forcément limité du fait qu’il ne tire pas de munitions explosives, donc incapacité contre l’infanterie et tout un tas de cibles potentiel qui ne recevraient que des dégâts mineurs sans conséquence.

    Certes, un dard à très haute vitesse possède une capacité de perforation très élevé contre des cibles fortement blindés, mais les éclats du dard sont très limité en quantité et en effet secondaire.
    Pour un char ça peut le détruire mais pour un bunker à plusieurs pièces séparés (ou un navire de grande taille) il faudrait littéralement le truffer de dizaines ou centaines de coups pour le mettre hors de combat, là ou beaucoup moins d’obus explosifs de gros calibres ou missiles suffiraient à le détruire !

    Donc ça n’est pas l’arme absolue, il y a du pour et du contre car il n’intéresse qu’une certaine gamme de cibles.

    En tout état de cause c’est pas la France seule dans son coin qui va faire ce genre d’arme avec son budget défense d’Arpagon si les USA ont décidés de le mettre sur la touche en attendant des perspectives meilleurs ou une évolution technologique favorable.

    • E-Faystos dit :

      @ Thierry.
      le problème des USA avec les canons sont cachés par le cas du Zumwalt.
      la DARPA avait promis une portée hors norme pour du 155 mm.
      mais c’est que du 155… on met pas une tonne d’explosif dedans.
      mais un obus de 155, ça n’est pas très compliqué à fabriquer, donc on peut en faire beaucoup, pour pas cher.
      sauf que là, les obus magiques avait un coût prohibitif.
      du coup, les US se tâtent: deux canons tirant leur équivalent en or massif, tout en se désagrégeant à grande vitesse ou des lanceurs verticaux ?
      C’est vrai qu’à 800,000 dollars l’obus magique de 200 km de portée, contre 16 VLS avec autant de missiles de 500 km de portée, une précision terminale équivalente mais à 600,000 dollars le tir.
      pour le moment, personne n’a envie de charcuter des navires quasi-neuf.
      mais combien de temps cela va durer…

  23. Florent Pirot dit :

    et même si le « pays UA » figure sur la liste des cibles le modèle en illustration devrait servir à le bombarder au plutonium uniquement ! je me suis un peu mal exprimé il y a une virgule de trop. Depuis le territoire OTAN… en plus l’avantage du tir avec condensateur fermionique pour la catapulte EM est que le panache atomique est facile à récupérer dans le channel atmosphérique du tir, avec les antigravitons… on fait un petit condensateur fermionique avec beaucoup plus de Pu et de l’eau au chlore ou même au redbull (pour répondre à Alfred ci dessous qui ne voit pas la source d’énergie).

  24. Vevert250 dit :

    Peut-être hors sujet mais la mise au point me fait penser au canon V3 utilisé par les allemands lors de la seconde guerre mondiale. https://fr.wikipedia.org/wiki/V3_(canon)