Futur avion de patrouille maritime : Des indutriels ont remis des offres à la Direction générale de l’armement

La décision de Berlin d’acquérir cinq avions de patrouille maritime P-8A Poseidon auprès du constructeur américain Boeing a mis un coup d’arrêt au MAWS [Maritime Airborne Warfare Systems], un programme franco-allemand lancé en 2017 afin de remplacer les Atlantique 2 de la Marine nationale et les P-3C Orion de la Deutsche Marine à l’horizon 2030/35.

Pour justifier l’acquisition d’avions américains, le gouvernement allemand, alors dirigé par la chancelière Angela Merkel, fit valoir que le renouvellement des capacités de patrouille maritime de la Bundeswehr ne pouvait d’autant plus attendre que la prolongation des P-3C Orion en question a été jugée trop coûteuse. Et même l’offre française, de céder quatre Atlantique 2 au standard 6 [le plus abouti] à la Deutsche Marine fut refusée.

Évidemment, et même si Berlin s’en défend, l’achat d’un avion aussi récent que le P-8A Poseidon ne peut que compromettre le MAWS… En outre, dans l’avis qu’elle a publié pour recommander au Congrès d’approuver cette vente, l’administration américaine avait souligné que ces cinq avions permettraient dee maintenir la capacité allemande en matière de patrouille maritime pour les « 30 prochaines années ».

Pour autant, en octobre, et d’après Defense News, le ministère allemand de la Défense aurait dit attendre les résultats d’une étude préliminaire menée par son homologue français pour décider de la suite à donner au MAWS, alors qu’il était prêté l’intention à la Bundeswehr de commander quelques P-8A Poseidon de plus, grâce au fonds spécial de 100 milliards d’euros créé pour remédier à ses déficits capacitaires.

Quoi qu’il en soit, la France a, a priori, fait son deuil de sa coopération avec l’Allemagne en matière de patrouille maritime. C’est en effet ce qu’a laissé entendre l’amiral Pierre Vandier, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], lors d’une récente audition au Sénat.

« S’agissant du futur des avions de patrouille maritime, l’avenir devait notamment passer par le développement de coopérations avec les Allemands, via le programme MAWS. Ce programme est en difficulté compte tenu des choix effectués par la marine allemande d’acheter finalement des avions américains », a d’abord rappelé le CEMM.

Cela étant, a-t-il indiqué, « pour assurer le remplacement des avions de patrouille maritime, des offres sont en train d’être remises par les industriels dans le cadre des études demandées par la Direction générale de l’armement ». Mais il n’a pas souhaité en dire davantage.

Cependant, on sait Dassault Aviation fait partie de ces industriels évoqués par l’amiral Vandier… En effet, l’industriel l’avait annoncé lors de la présentation de ses résultats semestriels, en juillet dernier. « On commence à réfléchir sur ce que pourrait être le futur avion de patrouille maritime pour la France, et nous avons une offre que nous préparons à partir d’un Falcon 10X que nous remettrons à la DGA en pré‐étude dans les semaines qui viennent », avait précisé Éric Trappier, son Pdg.

Probablement qu’il n’est pas le seul en lice. D’ailleurs, évoquant les problèmes du MAWS, l’ex-Délégué général pour l’armement, Joël Barre, avait dit ne pas vouloir se « focaliser d’emblée » sur une solution proposée par Dassault Aviation.

« Que l’on continue sous forme de coopération ou sur le plan national, il faut regarder les différentes possibilités de plateformes, et il n’y a pas que Dassault en Europe. […] On peut aussi envisager des plateformes d’Airbus et même, peut-être, de plus bas niveau en matière de performances, du côté d’ATR, voire de CASA, même si cela ne reviendrait pas du tout à jouer dans la même cour », avait-il dit. Quelle est l’opinion d’Emmanuel Chiva, son successeur?

Reste que l’avion de patrouille maritime n’est qu’une partie du MAWS étant donné que ce programme consiste à développer un « système de systèmes » reposant sur un réseau de capteurs [radars, sémaphores, drones, satellites, etc] et des capacités accrues en matière de guerre électronique et d’armement anti-navire.

Toutefois, si le MAWS ne peut pas se faire avec l’Allemagne, d’autres partenaires pourraient être trouvés en Europe. « En termes de coopération, d’autres pays européens pourraient être intéressés, compte tenu du niveau de savoir-faire qui est un des meilleurs du monde en termes de lutte anti-sous-marine » a en effet estimé l’amira Vandier devant les sénateurs.

En attendant, l’Atlantique 2 porté au standard 6 est à la hauteur des espoirs placés en lui. « Nous travaillons actuellement sur le MCO [maintien en condition opérationnelle, ndlr] des moteurs de l’avion pour les faire durer jusqu’à l’horizon 2030/2035, en attendant leur remplacement. Au bilan, les avions aujourd’hui disponibles sont extrêmement performants et nous permettent de compter parmi les meilleurs dans ce domaine, notamment dans les missions en Atlantique nord », a ainsi expliqué l’amiral Vandier.

Photo : Marine nationale

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106 contributions

  1. themistocles dit :

    Les CASA sont hors jeu. Leurs caractéristiques sont trop faibles. Ce sont des avions trop limités, les turcs ont été obligé de suppléer leurs faiblesse par des ATR. Les ATR un peu moins limités mais peuvent répondre aux besoin d’une marine côtière comme les italiens ou les espagnols, pas à une marine à vocation océanique comme la notre. Airbus est plus sérieux mais il n’a jamais fabriqué convenablement d’avion de combat. L’expérience A400M devrait refroidir les enthousiasmes du lobby Airbus de l’EMM. Détail, pour tirer un missile antinavire hypersonique a statoréacteur, comme sera le futur, il faut pouvoir assurer une vitesse de mach 0.8 à 0.85 si on veut se passer d’un propulseur a poudre qui pèse un âne mort. Ce qui met l’Airbus hors jeu. Le Falcon,10X outre ses performances excellentes (sur le papier toutefois..) présente l’avantage de disposer d’une flotte homogène avec les Falcon 2000 Albatros. On gagne sans doute sur le prix des simulateurs, maintenance et probablement sur la formation des pilotes, même si ce sont deux avions d’une catégorie différente. Par contre, ma main à couper que le Falcon est hors de prix…. Après, demander à Dassault de construire un avion de combat, c’est dans ses cordes.

    • Dolgan dit :

      pour le coup, l a400m est une parfaite réussite technique.

      donc c’est pas un argument contre airbus.

      une solution qui ferait grincer des dents chez airbus et dassault, serait avion airbus mais intégration dassault.

      ce qu’il nous faudrait serait sans doute un a200m. mais bon, il existe pas. va falloir faire des compromis.

      • HMX dit :

        Ce qu’il nous faudrait, en matière de PATMAR, c’est d’abord et avant tout se poser la question de l’intérêt de concevoir un appareil piloté. Il est étonnant que personne ne se pose la question, pour un appareil qui devrait voir le jour entre 2030 et 2035. La PATMAR est une mission exigeante, qui se caractérise avant tout par des missions de très longue durée, à des altitudes et dans des zones parfois dangereuses car proche de zones de conflit.

        Un PATMAR se doit donc de voler longtemps, très longtemps, il doit emporter des capteurs performants, et doit être en capacité d’emporter un grand nombre de bouées acoustiques, des chaînes SAR, et bien sûr de l’armement (notamment des torpilles).

        Toutes ces caractéristiques pourraient être réunies avec un grand drone, qui aurait approximativement le gabarit d’un ATL-2 et emporterait les mêmes types de capteurs et armement. Contrairement à un appareil piloté, un appareil de cette taille pourrait voler sans interruption pendant plusieurs jours d’affilée, couvrant des distances et des surfaces totalement hors d’atteinte avec un ou même plusieurs appareils pilotés. Le gain en terme d’efficacité serait potentiellement énorme. On pourrait envisager une forme de permanence aérienne sur certains secteurs en cas de nécessité.

        Il faudrait à mon sens s’orienter sur la dronisation d’une cellule existante (A321 ? ATR 72-600 ?) qui serait spécifiquement adaptée à cette mission PATMAR, ou alors concevoir une cellule ad hoc si cela s’avère plus simple et moins coûteux. Les drones seraient contrôlés depuis un centre de contrôle basé au sol, ou pourquoi pas sur une frégate. Ils seraient autonomes sur leur principales phases de vol grâce à l’IA (décollage, patrouille sur des zones prédéterminées, atterrissage), un opérateur pouvant si besoin reprendre le contrôle à tout moment, en cas de détection ou de nécessité de mise en œuvre de l’armement. Le point clé consisterait à concevoir des liaison de données redondantes et suffisamment sécurisées, ce qui semble largement à notre portée compte tenu de nos capacités en la matière (Thalès pour les liaisons radio et satellites cryptées, liaison optique laser via satellite…).

        Enfin, dans une logique de « marsupialisation » et d’engagement coopératif, on pourrait aussi imaginer que la PATMAR ne se résume pas à un seul modèle de drone, mais sur plusieurs type d’engin. Un appareil tel que l’Eurodrone pourrait par exemple prêter main forte à un « gros » drone PATMAR, en l’aidant à « blanchir » de vastes zones de l’océan, et en pouvant éventuellement plus facilement être risqué sur une zone dangereuse. Des drones de plus petite dimension (Scan Eagle ou équivalent) pourraient aussi être largués pour suivre à distance de sécurité des cibles ou des points d’intérêt, (navires, bases adverses…).

        • Dédé dit :

          @ HMX
          General Atomics fait la danse des sept voiles avec le Reaper ces derniers mois.
          L’armée de l’air le teste pour les approches maritimes et la Marine plus loin… Pas de fumée sans feu, y compris avec la partie satellites qui permettrait ce qui avant n’était qye de la science-fiction.
          https://air-cosmos.com/article/defense-deux-pods-comint-receptionnes-pour-les-reaper-de-l-armee-de-l-air-et-de-l-espace-63634

          https://www.nae.fr/300-satellites-pour-surveiller-la-zee-francaise/

          • Dédé dit :

            Après, il y a deux choses différentes: la SURMAR et la PATMAR…
            Donc des engins différents.

        • JMN dit :

          À mon avis le problème de votre idée c’est la quantité de données à transférer aux opérateurs humains qui sont restés à terre. Je doute que les liaisons data actuelles soient capables de transférer autant de données.

          Un avion « habité » n’a pas ce problème de transfert puisque les opérateurs sont à bord.

          • HMX dit :

            Précisément non : je ne parle pas d’un avion télécommandé, qui aurait besoin d’être guidé à chaque seconde par un opérateur. Je parle d’un drone semi autonome : on lui fourni les instructions sur la zone de patrouille avant le vol, puis l’appareil décolle seul, rejoint sa zone de patrouille de façon autonome, patrouille sur la zone requise, puis revient à sa base et atterrit en fin de potentiel, là aussi en toute autonomie. Les communications satellites et/ou radio sont donc réduites au strict nécessaire : rapport « flash » crypté à intervalle prédéfini pendant la mission, ou brève communication spécifique si une cible d’intérêt a été détectée, ou encore si un problème particulier apparaît. A ce moment précis, un opérateur peut choisir de « reprendre la main » pour donner au drones de nouvelles instructions, demander par exemple la transmission d’images. Bien sûr, un éventuel ordre d’ouverture du feu ne pourrait se faire que sous le contrôle d’un opérateur. Comme vous le voyez, on est donc loin d’un transfert permanent de gros volume de données, c’est plutôt tout le contraire. Plus le drone est autonome, moins le volume de données à transmettre sera important.

        • Dolgan dit :

          des avions fonctionnant à l énergie libre?

          ce qui limite le temps de vol, c’est plus le carburant que le personnel.

          le personnel, c’est aussi et surtout une boucle décisionnelle autonome avec humain dans la boucle courte.

          des drones en complément, c’est envisagé. pas en remplacement.

          • HMX dit :

            Pas d’accord. certains drones peuvent voler 2 à 3 à jours, et même davantage, ce qui est difficilement envisageable avec des humains à bord. Le facteur limitant, c’est l’humain. C’est d’ailleurs pour cela que la PATMAR, caractérisée par de longues missions, est une candidate privilégiée pour la dronisation.

            Quant à la boucle décisionnelle, ça peut se discuter. Mais la tendance pour la PATMAR, c’est de déporter à terre (ou sur un navire) les opérateurs, pour pouvoir envoyer un maximum de senseurs et d’effecteurs là où ils sont utiles. Une seule équipe de quelques dizaines d’opérateurs pourrait ainsi superviser le travail de nombreux drones, et contrôler, voir même organiser une permanence sur des étendues géographiques qui n’auront rien à voir en terme de surface, avec la zone contrôlée par un PATMAR piloté, aussi performant soit-il.

            Par ailleurs, il faut aussi prendre en compte le rapport coût efficacité global : un drone PATMAR lourd va certes coûter cher (il emportera les mêmes équipements que son homologue piloté) mais quand même nettement moins cher qu’un PATMAR piloté. Pour la même somme d’argent, on pourra donc avoir davantage d’appareil. Au final, à coût équivalent, on décuple l’efficacité et le temps de présence sur zone. Et bien entendu, d’importantes économies sur les frais de fonctionnement sont possibles, compte tenu du fait qu’il n’y aura plus de personnels navigants, mais seulement des opérateurs en moins grand nombre basés au sol.

    • Czar dit :

      « Airbus est plus sérieux mais il n’a jamais fabriqué convenablement d’avion de combat. »

      c’est pas un avion de chasse, hein c’est une cellule d’Airbus qui n’est pas plus ou moins militaire qu’un jet Dassault. pour le contenu , de toute façon c’est du Thales.

      • EchoDelta dit :

        Ce n’est pas un avion de chasse, mais cela dit Dassault a peut être plus l’habitude d’emporter des objets sous voilure qu’Airbus Toulouse. Et la configuration des moteurs près de la queue de l’avion reste plus favorable qu’avoir les moteurs sous voilure, même si cela garantie une hauteur de train, que le F10X ne possède pas : La sur ce coup il faudra peut être modifier les trains du 10x, ou limiter la hauteur de ce que l’on emporte, car il est court sur patte me semble-t-il.
        Reste le dessin de la voilure pour garantir des domaines de vol compatible avec la patrouille maritime, et la structure de l’avion pour faire au moins une soute et absorber les masses emportées sous voilure. C’est aussi sur ces modifications là et le cout que cela engendre que le choix peut se faire.

    • Rico dit :

      Airbus pourrait très bien proposer un A321 Neo comme structure voire la version XLR si on souhaite augmenter l’autonomie. C’est un avion très connu, fiable, avec des simulateurs existants. Et un coût maîtrisé.

      • lym dit :

        Le problème avec un A321, c’est aussi un avion qui n’entrera sans doute pas dans les infrastructures de maintenance actuelle des ATL2.
        Je ne pense pas non plus qu’ouvrir un fuselage pressurisé de cette taille pour les besoins spécifiques (lancer de matériel de sauvetage etc) soit très facile non plus. Surtout que Dassault a pu prévoir le coup dès la conception et même si ce n’est pas le cas, la construction des Mystère/Falcon a toujours été réputée très solide et je pense que cela continue: Ce n’est d’ailleurs pas les applications ayant nécessité de telles modifications qui ont manqué, des versions cargo de Fedex aux Guardian en passant par la photo aérienne à l’IGN…
        Les USA n’ont pas trop joué à ce genre de jeu avec des Learjet ou autre production nationale, alors modifier un 737 ne faisait de ce point de vue guère de différence et peut-être qu’il rentrait dans les mêmes hangars qu’un Orion.

      • themistocles dit :

        Outre le problème de la vitesse pour les missiles antinavires, déjà evoquée, Airbus devra être capable d`inclure une soute pour les torpilles, qui ne peuvent pas être emportées sous voilure. Ce qui à pose pas mal de problèmes et prit pas mal de temps quand les US ont developpé le P8 à partir du Boeing 737. Ensuite, le domaine de vol d`un MPA (Maritame Patrol Aircraft) n`est pas celui d`un avion civil. Encore une fois, le retour d`experience du P8 démontre une fatigue structurelle excessive génerée lors des missions de lutte anti-sous-marine. Plusieurs tentatives ont été faites de les réaliser en haute altitude mais elles ont échoué. Meme en considerant que le capteur MAD ( detecteur d`anomalie magnetique, qui est employé entre 100 et 300 pieds/mer) sera probablement abandonné, la tranche d`altitude optimale reste 800 pieds / 5000 pieds pour ce type de mission. Les avions types 737 et A320/321 sont loin d`y être à l`aise. Les Falcons, par contre, ( Retex F20,F200,F50) se comportent tres bien et ont la manoeuvrabilite requise.

      • Lothringer dit :

        A321 XLR, ça fait un peut gros comme bestiole. Un A318 ou A319 XLR conviendrait probablement mieux.
        Maintenant Airbus a-t-il la capacité à modifier sa cellule et créer une trappe pour permettre à l’avion de larguer des bombes anti-sous-marins et des balises d’écoutes ? Sans parler du poste d’observation vitré de l’Atlantic-2.

    • GBU12 dit :

      il faut tenir compte des basses vitesses, les Atlantiques 2 larguent des bouées par exemple. Dassault à carrément un prototype, ce sont les marins qui auront le dernier mot.

    • vrai_chasseur dit :

      @themistocles
      Chez Airbus il faut plutôt regarder le MRTT : cas réussi de conversion militaire à partir d’une cellule civile, l’A330.
      Le programme MAWS s’appuyait d’ailleurs sur une conversion, celle d’un A320neo. On peut être certain qu’Airbus a proposé cette option pour répondre à la consultation DGA.
      La Marine Nationale a mis la barre haute pour remplacer les actuels Atlantique 2. La dernière rénovation les place déjà dans le haut du panier de la patrouille maritime mondiale. Mais c’est surtout par l’étendue de leurs missions que la marine se distingue : elle vont au-delà de la patrouille maritime. Ces avions sont devenus de facto aujourd’hui de véritables plateformes interarmes voire interalliées complètes de patrouille, de renseignement et d’action (tir de munitions de précision guidées) capables d’agir sur tout type de théâtre : la mer, le désert, etc.
      Réflexe qui en dit long, à l’Ecole de Guerre (où il y a des officiers allemands en formation) les officiers dans les stages de planification et de conduite des opérations, s’assurent de la disponibilité d’un PATMAR de la marine sur zone, quel que soit le théâtre d’opérations …

      Ce savoir-faire de la MN en matière de PATMAR pourrait pousser d’autres pays européens à s’associer à la démarche française. On connaît les pays qui ont déjà manifesté des besoins. L’amiral Vandier ne siffle pas dans le vent quand il évoque cette possibilité d’association.

    • scalectric dit :

      Arrêtez de baver sur l’A400 que beaucoup nous envie

    • PeterR dit :

      « Airbus est plus sérieux mais il n’a jamais fabriqué convenablement d’avion de combat. »
      A330MRTT peut-être ? Même si très éloigné d’un PATMAR c’est quand même un succès.

      • breguet dit :

        PeterR: le fond de la réflexion c’est : avion de combat = avion qui délivre des armes…

    • AirTatto dit :

      Je reste circonspect sur la capacité du Falcon 2000 XLS et encore plus du Falcon 10 de faire le job en cas de conflit sérieux. C’est une chose d’avoir de l’endurance, d’avoir des bons capteurs, si on ne peut pas charger plus de 100 bouées de détection anti sous marine, c’est a coup sure la fuite du sous-marin ennemie.
      Le P-8A embarque 129 bouées (comme le P-3 Orion) ce qui est remarquable et lui permet des mission à long rayon d’action et longue endurance sur la zone de mission.
      Si on doit remplacer nos superbes Breguet Br 1150 Atlantic II, autant réfléchir conflit haute intensité avec comme compétiteurs probable la Chine, la Russie, la Turquie, l’Égypte, l’Algérie.

    • Tyann dit :

      @themistocles
      « Ce qui met l’Airbus hors jeu » : LOL
      C’est quoi l’avion de patrouille maritime le plus vendu au monde: le P8 Poséidon soit un B737 !
      Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_P-8_Poseidon.
      Et c’est quoi le principal concurrent du B737….. l’A320!
      En clair dans un dossier de choix sérieux, il faudra voir si un A320 « reconfiguré » (à l’image de l’A330 MRTT) ne peut pas faire le job. En tout cas en terme de cout de plateforme / maintenance sur la plateforme de base il n’y a sans doute pas photo.
      Cela ne présage pas toutefois de la volonté d’Airbus d’être un industriel raisonnable sur son prix de développement pour la transformation.
      Quant au futur missile antinavire Fr toujours selon la même source ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Futur_missile_antinavire/Futur_missile_de_croisi%C3%A8re) il ne semble pas hypersonique mais supersonique…

  2. Raymond75 dit :

    Peut être que ce futur ‘système de systèmes’ anti sous marins verra le jour dans le système de merdier européen.

  3. Bench dit :

    Bon maintenant il est clair qu’on ne peut pas faire confiance aux Allemands en matière de coopération aéronautique.
    Ceci dit, en illustration de l’article c’est une magnifique photo de cockpit d’ATL2 à mettre en relation avec cette superbe vidéo d’Ewan Lebourdais consacrée à ce magnifique aéronef. Où ils passent au dessus d’un de mes coins de pêche bretons préférés……
    A voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=_9oOQbcDCtA

    • PK dit :

      « Bon maintenant il est clair qu’on ne peut pas faire confiance aux Allemands en matière de coopération aéronautique »

      De coopération tout court.

    • breguet dit :

      Bench: ah! que de souvenirs…Avec cette vidéo, les non initiés peuvent se rendre compte de la vue offerte par le nez vitré et les sabords latéraux…Quel dommage de devoir abandonner ce concept avantageux …

  4. albert dit :

    « Quoi qu’il en soit, la France a, a priori, fait son deuil de sa coopération avec l’Allemagne en matière de patrouille maritime. »
    Ce n’est pas un deuil, c’est une festivité.
    Si on pouvait arrêter cette idéologie de vouloir tout faire avec les allemands. A plusieurs reprises ils nous ont fait comprendre qu’ils ne voulaient pas faire avec nous, et malgré qu’on s’agrippe à leurs chevilles (notamment avec le SCAF) on va devoir comprendre qu’il faut arrêter cette idéologie pro européenne, pour ne pas dire pro allemande.

    Après il ne faut pas non plus avoir honte de temps en temps d’acheter américain, on l’a bien fait avec les Awacs et E-2. Acheter des P-8A Poseidon ne serait pas déshonorant, d’autant que pour quelques exemplaires ca parait plutot rationnel car plus rapide et moins couteux que de développer un appareil que nous seuls achèterions.

    • Aymard de Ledonner dit :

      La lutte ASM est le gros point fort de la marine. On ne va pas achetter US alors qu’on a chez nous les moyens de faire mieux.
      Je veux bien acheter des Hawkeye et des catapultes aux US. L’achat de reaper est domage mais était la meilleure solution compte tenu du retard qu’on avait. Je veux bien acheter des himars. Mais des Poseidon no way. Pourquoi pas des SNLE pendant qu’on y est?

      • Math dit :

        Reste quand même une grosse question sur la capacité d’emport de bouées et sur l’adaptation de la cellule à un vol beaucoup plus bas que pour le transport de VIP. L’es falcon sont magnifiques, mais ils ne sont pas fait pour cela à la base. Ça va quand même demander un peu de travail, j’imagine, sans parler de l’intégration du reste des équipements.

        • Tulio dit :

          Aucun problème, les Japonais en sont équipés (garde côtière du Japon) et aussi la Corée. Il s’agit du Falcon 2000 en version MSA (PatMat) , ça doit correspondre grosso-modo au futur (nouveau) Falcon 2000 « Albatros » qui remplace le Falcon 200 « Gardian » et qui serait assemblé en Inde). Passer d’une version MSA à une version MRA ne doit pas être insurmontable. C’est probablement un Falcon (50 ?) irakien qui avait endommagé avec un exocet l’USS Starck dans les années 80.

        • Dans le Bayou dit :

          Les Atlantique 2 pèsent 46 tonnes max pour 31 m de long, les Falcon 10x 52 t max pour 33 m de long.
          L’emport ne devrait pas être un problème.

    • Leum dit :

      Les Falcon sont populaires. ça ferait une bonne base export.

      Par contre que la DGA pense Europe au lieu de France? Elle n’est pas dans son rôle.

    • breguet dit :

      albert: ne pas oublier l’essentiel: la mission première de la patmar c’est la protection de la FOST donc faut mieux être ITAR FREE…

    • Carin dit :

      On fait mieux que le Poseidon…
      l’ATL2-6 intervient partout, mer, terre, désert, montagnes, haute, basse, très basse altitude, très basse vitesse, plein de niveaux où le Poseidon ne peut intervenir…
      Souvenez-vous de cet ATL2 qui a repéré et identifié un soum russe, avant de passer le relais à un Poseidon américain, qui l’a perdu, et pour lequel il a fallut faire décoller un autre ATL qui l’a retrouvé!
      La lutte anti-sous-marine est vraiment le point fort de la royale, et d’après moi, une cellule de lignard n’est pas adaptée pour ça… moteurs trop bas, trop exposés aux embruns car non protégés par la couche d’air que l’avion créé autour de lui en se déplaçant… etc…etc…
      De plus Dassault aviation, à créer le 10X en pensant très fort à la relève de son ATL2… la cellule est déjà renforcée pour encaisser tous les changements rapides que le boulot d’un PATMAR comprend.
      Je suis même sûr que Thalès a déjà dessiné les armoires d’encastrement des divers produits électroniques, qu’il faut, et même les emplacements des capteurs et autres antennes. Le 10X PATMAR, existe déjà sur les ordinateurs, et tourne sous KATIA.
      D’où le « il ne faut pas se focaliser sur le 10X de Dassault » du précédent DGA.

    • Lotharingie dit :

      à Félix GARCIA

      Bonjour ,

      « ..Il serait beau nan ?.. »

      « … « On a fait l’Atlantic [Bréguet a été repris par Dassault en 1971, ndlr], on a fait l’Atlantique 2. On a fait la modernisation de l’Atlantique 2.

      On fait OCEAN [Optimisation continue de l’entretien de l’Atlantique 2], le contrat verticalisé des avions de patrouille maritime et on fait des avions de surveillance maritime [programme Falcon Albatros, ndlr].

      Notre compétence est là et nous ne sommes pas au tour de table du MAWS », avait-il dit.

      Visiblement, Dassault Aviation a une solution en réserve.

      Ainsi, lors de la présentation de ses résultats semestriels, l’industriel confirmé qu’il proposerait un nouvel avion de patrouille maritime, basé sur le dernier né de sa gamme d’avions d’affaire, à savoir le « Falcon 10X »….. »

      https://www.opex360.com/2021/07/23/marine-nationale-dassault-aviation-va-proposer-un-avion-de-patrouille-maritime-base-sur-le-falcon-10x/

      Bien à vous.

      • Félix GARCIA dit :

        En effet,
        L »Atlantique 2 semble être parfait.
        Gageons qu’il en sera de même de notre prochain PATMAR, à base de Falcon 10X évidemment, mais aussi quelques avions/aéronefs associés (« système de systèmes ») :
        – Albatros
        – Sea Guardian ?
        – Celera 500/1000 L « PATMARisés » et dronisés ?
        – Dirigeables LCA60T de Flying Whales ? dirigeables NATAC de Voliris dronisés ?
        🙂

  5. Sorensen dit :

    S’il doit se refaire avec l’Allemagne alors il faut revenir aux sources et refaire de Thales le maître d’œuvre. Sans la bisbille pour la maîtrise entre Thales et Dassault, ce dernier étant venu faire chier le monde- jamais l’Allemagne n’aurait acheté de matériels Américains. Dassault doit être remis à sa place, comme pour le SCAF. Gloire à Thales.

    https://www.letelegramme.fr/economie/avion-de-patrouille-maritime-franco-allemand-le-projet-a-l-arret-12-03-2020-12523238.php

    • Titeuf dit :

      Vous c’est sans Dassault.
      Nous c’est sans les Allemands.
      Je trouve cela très équitable.

    • Huon dit :

      C’est vrai que sur les programmes communs où Dassault n’intervient pas, l’mbiance est au beau fixe. MGCS, CIFS, Tigre Mk3… Que des programmes qui avancent à fond la caisse, dans un climat de franche camaraderie et de coopération sans arrière pensée.

      Bravo champion, continue comme ça.

    • Alpha (α) dit :

      « Dassault doit être remis à sa place, comme pour le SCAF. »
      MDR ! Visiblement, la carotte mise par Dassault aux Allemands a du mal à passer !…

      • Sorensen dit :

        Merci pour les FCS.

        • Bomber X dit :

          Les CDVE restent évidemment chez Dassault.
          Qui au passage vous dit merci pour l’avoir fait entrer sur quasiment tous les piliers ! 🙂

          • Sorensen dit :

            Non, elles sont désormais partagées. C’était su bien avant les déclaration allemano-espagnoles. 3 piliers, comme prévu.

          • Fralipolipi dit :

            Ça y est, la Sossotte s’est encore mise en mode « poisson rouge ».
            Perte de mémoire immédiate …
            .
            ou bien nouvelle tentative désespérée d’auto-persuasion ? 🙂

    • Rico dit :

      Bonjour, pour info Dassault est le 2ème actionnaire (à hauteur de 25%) de Thalès juste derrière l’état français. Thalès et Dassault coopèrent sur le programme Rafale et sur d’autres avant depuis plusieurs décennies.
      Affirmer que les allemands ont choisi le P8 Poseidon à cause de Dassault qui serait méchant avec Thalès est une thèse surprenante. Avez vous des sources fiables pour étayer cette théorie ?

      • Carin dit :

        @Rico
        Il n’en a pas…
        C’est les effets indésirables du traitement de « calme ta joie » et de « reste calme » qui lui a été administré en suppositoire.
        Ça lui brûle le culcul…

    • Aymard de Ledonner dit :

      C’est Dassault qui a l’expérience. Thales peut faire des bouées mais c’est un peu léger pour être leader sur ce programme. Si Dassault est trop rigide, on peut leur demander de partir d’un A320.

      • Sorensen dit :

        Il me semble tout à fait légitime que Thales développe une cellule en fonction de l’architecture des systèmes qu’elle doit intégrer. Si l’on veut toutefois partir d’un produit existant adaptable, Airbus me semble tout désigné.
        Thalès devrait se lancer dans l’aviation avec Airbus d’ailleurs, ce sont deux vrais champions européens.

        • tschok dit :

          Thales ne fait pas d’avion, mais s’occupe de tout ce qu’on met dedans, ou autour, du moment que c’est de l’électronique.

          L’entreprise a fait un drone, mais à partir d’un modèle israélien.

          Lui demander de concevoir et de fabriquer un avion de PATMAR, qui est un truc très spécifique, au pied levé, alors qu’il y a deux industriels compétents (Dassault et Airbus) qui savent très bien le faire, ça n’a pas de sens.

          Maintenant, que le groupe absorbe des industriels qui construisent des avions, ça peut avoir un sens. M’enfin, pour l’instant, c’est Dassault qui est actionnaire de Thales, pas l’inverse: c’est le constructeur aéronautique qui a un pied dans le capital de son équipementier.

          • Sorensen dit :

            Vous n’avez pas saisi le dimensionnement du programme MAWS. Vos propos sont contradictoires à ceux qui vous avez écrit la première fois que j’ai posté ce lien. Nous savons pourquoi.

            Les choses sont souvent à l’envers ici. Nous sommes d’accord.

      • tschok dit :

        @Aymar,

        Ca dépend où vous mettez le centre de gravité de ce programme:

        – Soit vous le placez dans la cellule de l’avion, auquel cas c’est le constructeur qui est l’intégrateur, autrement dit le maître d’oeuvre. Soit Dassault ou Airbus, chacun avec son avion.

        – Soit vous le placez dans le « système de systèmes », auquel cas la question de la maîtrise d’œuvre devient plus compliquée. On peut imaginer qu’on aura un intégrateur, qui s’occupera par exemple de l’architecture du système par rapport à la cellule, mais la maîtrise d’œuvre pourrait être confiée à quelqu’un d’autre.

        Disons que dans le cas d’un système de systèmes l’intégration et la maîtrise d’œuvre ont tendance d’une part à se distinguer l’une de l’autre, et d’autre part à se déplacer vers les grands équipementiers, typiquement Thales, ici.

        C’est comme ça que je m’imagine la chose, mais je peux me tromper.

        • tschok dit :

          PS: je me l’imagine comme ça parce que je suis allé faire un tour sur la page du groupe Thales et j’y ai lu cette phrase:

          « Le Groupe investit dans les innovations du numérique et de la « deep tech » – big data, intelligence artificielle, connectivité, cybersécurité et quantique »

          Un groupe qui fait ça ne va pas se contenter d’intégrer le porte-gobelet au tableau de bord, à mon avis.

          • précision dit :

            C’est plutôt un concentré de buzzwords qui ne signifient pas grand chose de concret.
            Quel groupe d’électronique n’investit pas dans la plupart de ces domaines? On ne peut donc pas en déduire grand chose.

            Bien sûr, limiter Thalès aux bouées c’est un peu réducteur aussi.

          • Aymard de Ledonner dit :

            @précision. Pour les bouées, c’était un peu de provoc mais le fond est là. Dassault a une grosse expérience en matière de surveillance maritime et de Patmar. Une expérience que Thales n’a pas même s’ils sont très bons pour les sonars. Chasser les sous-marins sous l’eau ou en l’air, ce n’est quand même pas la même chose.
            Sorensen nous fait juste un petit numéro de mouche du coche.

  6. JETPHIL dit :

    « Pour autant, en octobre, et d’après Defense News, le ministère allemand de la Défense aurait dit attendre les résultats d’une étude préliminaire menée par son homologue français pour décider de la suite à donner au MAWS »… vous allez voir qu’ils ne vont pas tarder à exiger leur part (majoritaire, cela va de soi) de travail sur un avion qu’ils n’ont, de toute évidence, pas l’intention d’acheter. Les vieux réflexes reprennent le dessus… lorsqu’on leur parle coopération, nos amis prussiens comprennent collaboration. C’est plus fort qu’eux, c’est incurable…
    « l’ex-Délégué général pour l’armement, Joël Barre, avait dit ne pas vouloir se « focaliser d’emblée » sur une solution proposée par Dassault Aviation. « Que l’on continue sous forme de coopération ou sur le plan national, il faut regarder les différentes possibilités de plateformes, et il n’y a pas que Dassault en Europe. […] On peut aussi envisager des plateformes d’Airbus et même, peut-être, de plus bas niveau en matière de performances, du côté d’ATR, voire de CASA, même si cela ne reviendrait pas du tout à jouer dans la même cour », avait-il dit. Airbus ou CASA, cela reviendrait à remettre Airbus -donc l’Allemagne- qui réclamerait et négocierait âprement sa part dans la boucle. Ce qui ferait traîner un peu plus ce projet non-urgent s’il en est pour les Allemands. Il ne manquerait plus qu’Airbus Espagne dans ce tableau idyllique…

  7. Lecoq dit :

    Ca fait vraiment : tout sauf dassault … je délire ou quoi ?

    • Fralipolipi dit :

      @Lecoq
      Comme Dassault à intégré Bréguet, si vraiment il y a un lobby « tout sauf Dassault », alors ce denier n’a plus qu’à sortir sa proposition de Patmar sous le nom de ‘Bréguet 10x’ et le tour est joué 😉
      De toutes façons, le Patmar Falcon 10X (équipé par Thales et Safran, et avec des moteurs RR … comme l’ATL2, by the way), va forcément ressortir comme étant l’option au top niveau mondial … à en faire boire la tasse au déjà vieux Poseidon !
      Vous verrez 🙂
      (bon ok, il sera un peu cher à l’achat, mais comme tous les Falcon utilisés par nos armées, il sera amorti sur un très long nombre d’années… donc avec une analyse sur le cycle de vie complet, il sera en plus financièrement compétitif … en plus de tout le reste).

  8. Alfred dit :

    Les allemands ne manquent pas d’air. Ils attendent les résultats de l’étude francaise pour décider , et réclamer ensuite, en bons parasites qu’ils sont, leur part du gâteau. La méthode à adopter avec eux est simple. Qu’ils se débrouillent avec leurs Poseidons, et zéro coopération. Et si le MAWS est réalisé avec d’autres pays, européens ou non (pourquoi se limiter à l’UE d’ailleurs), vente au prix fort à l’allemagne sans aucune concession sur quoi que ce soit.

  9. philbeau dit :

    Le Joel Barre aura été un DGA extraordinaire , à l’image des bavards communicants qui nous gouvernent , et de quelle manière on peut en juger chaque jour qui passe . Le pays dispose avec Dassault d’un spécialiste en la matière , et le voilà faisant la fine bouche , limite sceptique , pour nous annoncer qu’il y avait d’autres options à mettre sur le même plan . Quelles options ? et de citer pêle – mêle une vague »plate-forme Airbus » (laquelle) , ou ATR ou CASA …Ok Joel , t’es vraiment sérieux , pas d’erreur . On sent bien dans la sphère macroniste l’immense déception de voir s’effondrer le rêve eurobéat du couple franco-allemand , avec tous les rejetons dont on allait pouvoir annoncer la naissance …Chiva ne s’est pas beaucoup exprimé , maisil n’y a aucune raison qu’il n’aille pas sur le pas de son prédécesseur , on est en macronie …

      • Sarcastique dit :

        @ Plusdepognon
        Comme le disait Coluche: »donnez leur le Sahara et au bout de quelques années, ils importeront du sable »…
        https://www.liberation.fr/societe/electricite-la-france-largement-importatrice-pour-la-premiere-fois-depuis-des-decennies-20221207_CCBPZSQH4JEUXO66M24Z6N5UAY/

      • Plusdepognon dit :

        Fiasco du nucléaire français : cette accablante autopsie des responsabilités politiquesavec Arnaud Benedetti

        Arnaud Benedetti :  S’il fallait un exemple pour démontrer à minima l’immense défaillance dirigeante de ce pays, il suffirait d’entendre deux anciens responsables du secteur nucléaire en France : Jean-Bernard Lévy d’un côté, ex-PDG d’EDF et Yves Bréchet, ex Haut-Commissaire du CEA de l’autre côté.

        L’un et l’autre, à quelques mois de distance, ont pointé les incohérences du pouvoir politique, seul et unique responsable des difficultés énergétiques auxquelles le pays se confronte. Le premier devant le MEDEF en septembre dernier a rappelé les ordres et contre-ordres dont l’Entreprise a été l’objet depuis près de dix ans, des “injonctions paradoxales” données en parfaite méconnaissance du fonctionnement de l’activité. Ainsi tour à tour, les exécutifs auront demandé à EDF de se préparer à fermer les centrales, puis quelques années plus tard de se préparer tout autant à en rouvrir : entre temps le réel aura fait sans doute son retour mais ignorant superbement que les tâches respectives impliquent nécessairement des compétences différentes.

        Les responsables de cette sortie de route sont pour la circonstance les deux derniers Présidents de la République qui l’un et l’autre, sous la pression du lobby vert, n’auront eu de cesse, ou presque, que de complaire à ce dernier.

        Le second à faire autorité dans ce débat est un brillant physicien, membre de l’Académie des sciences, Yves Bréchet, dont l’audition, voici quelques jours devant la commission d’enquête parlementaire visant à faire la lumière sur les raisons ayant présidé à la perte de la souveraineté énergétique de la France, délivre un propos sous forme de réquisitoire sans appel. Sur l’arrêt du programme “Astrid” dont l’objectif consistait à développer la nouvelle génération de réacteurs du futur, décision actée en 2018 faut-il le rappeler, l’ancien dirigeant du CEA évoque “une décision emblématique de la disparition de l’Etat stratège et de la transition d’un État stratège vers un État bavard”.

        Les positions exprimées par Jean-Daniel Lévy et Yves Bréchet témoignent d’une même “défaite” : absence de vision rigoureuse de l’état de l’art dans le domaine nucléaire, abandon d’une politique qui a nourri notre indépendance depuis des décennies, indexation sur le court-termisme politicien à des fins de clientélisme électoral, concession à l’air du temps, etc.

        Comment ne pas voir dans cet enchaînement tous les éléments constitutifs de notre déclin ? A l’heure où l’on prépare l’opinion à de possibles coupures d’électricité durant l’hiver et où l’exécutif tergiverse, contrairement à l’Espagne et au Portugal, à prendre ses distances avec le carcan du marché européen de l’énergie, il est difficile de ne pas établir le constat de dix années d’errements dont les gouvernements successifs de François Hollande et Emmanuel Macron portent une part évidente et exclusive de responsabilité. Un pièce supplémentaire et lourde de conséquences à porter, nonobstant les éternels prophètes du “tout va bien”, au dossier de notre grand déclassement…

        Texte republié et enrichi de l’édito d’Arnaud Benedetti pour La Revue politique et parlementaire, avec son aimable autorisation. 

        Atlantico : Lors de son audition, Yves Bréchet n’a pas hésité à être très frontal sur les responsabilités de la situation actuelle, ni à être incisif face aux membres de la commission. Comme lors de son échange avec la députée Natalia Pouzyreff à propos de l’arrêt du projet ASTRID il a souligné son manque «d’analyse approfondie du système » et la renvoyant à la lecture du rapport sur les options de fermeture du site.

        « On peut faire ce qu’on fait dans les ministères (avec les rapports), ne pas ouvrir et ne pas lire », a taclé l’ex Haut Commissaire à l’énergie atomique, soulignant la surdité des politiques face aux rapports techniques. Il attribue d’ailleurs bon nombre de dysfonctionnement à deux causes profondes : « La première est l’inculture scientifique et technique de notre classe politique » […] La seconde est le rôle des « conseillers techniques » dans les cabinets ministériels. 

        Pour autant Yves Bréchet semble voir une lueur d’espoir malgré notre situation. « Les « atouts restant » du nucléaire Français peuvent encore, et doivent contribuer à la souveraineté industrielle et énergétique du pays. Mais cela suppose qu’on prenne enfin de taureau par les cornes ». Comment ? « En prenant conscience du caractère essentiel de l’énergie et de l’atout que nous avons en main […] En comprenant enfin la temporalité des actions […] En instruisant correctement les dossiers […] En nommant aux postes clés des personnes compétentes et courageuses ayant le sens du bien public. »

        Et le membre de l’académie des sciences de terminer « Ce sont des M.Boiteux, des Hug, des JM.Leny, des A.Giraud, des R.Dautray qu’il faut mettre aux manettes. Je suis persuadé qu’ils existent encore, mais on ne le les trouve pas courbés dans les couloirs des ministères ou pliés dans les valises des compagnons de campagne. »

        L’intégralité de l’audition de Yves Bréchet est à retrouver en vidéo, en ligne, sur le site de l’Assemblée nationale ou retranscrite sur le site de La Revue politique et parlementaire. 

        Arnaud Benedetti est Professeur associé à Sorbonne-université et à l’HEIP et rédacteur en chef de la Revue politique et parlementaire. Son dernier ouvrage, « Comment sont morts les politiques ? Le grand malaise du pouvoir », est publié aux éditions du Cerf (4 Novembre 2021).   

        Pendant que suivant les diktats écolos, nos politiques ferment nos centrales nucléaires, ils nous font importer de l’électricité allemande produite à partir du charbon !
        https://www.liberation.fr/societe/electricite-la-france-largement-importatrice-pour-la-premiere-fois-depuis-des-decennies-20221207_CCBPZSQH4JEUXO66M24Z6N5UAY/

        Tout va très bien, madame la marquise…

    • Carin dit :

      @philbeau
      D’un autre côté, Emanuel Chiva, ne peut pas avoir été nommé pour suivre les traces de Joël Barre… sinon Barre serait resté, et Chiva aurait pris la tête de l’optimisation du parc de réacteurs civils nucléaire français..
      Si Chiva a été nommé, c’est parce qu’il peut jouer sur les 2 tableaux
      celui des coopérations et celui des plans B, ce que ne pouvait plus faire Jöel Barre, qui lui avait été nommé pour faire uniquement de la coopération, et s’est de fait attiré de l’antipathie de la part des capitaines de l’industrie militaire de France.
      Chiva est chargé d’un autre profil de mission, et remet en douceur la DGA au centre de la représentation de la BITD française. En le nommant l’Élysée fait savoir que le temps des acceptations est révolu, et qu’aujourd’hui ou on se conforme aux contrats établis, ou c’est plan B, pour n’importe quelle coopération.
      Quelque part, Macron semble prendre conscience que nous sommes les alliés de l’Allemagne, mais ni ses amants, ni ses amis… et que le renforcement du pilier français de l’Europe, passe par l’affaiblissement de celui de l’Allemagne, qui montre encore son trouble jeu avec l’envoie d’obusiers qui n’existent que sur le papier, et ne seront disponibles que dans quelques années… nos amis ukrainiens doivent grandement apprécier le cynisme allemand!

    • Aymard de Ledonner dit :

      C’est l’intérêt de l’Etat de ne pas se livrer pieds et poings liés à Dassault. Donc on leur dit gentiment qu’on est pas obligés de partir d’une plateforme Falcon. ATR et CASA c’est pour amuser la galerie. Le vrai concurrent du Falcon c’est l’A321 et on peut très bien demander à Dassault de modifier un A321 au lieu de partir d’un Falcon s’ils sont trop gourmands.
      Joel Barre a fait son boulot sur ce coup-là.

      • Carin dit :

        Je comprends vos écrits, mais un A321 avec ses moteurs en nacelles sous les ailes, serait l’équivalent du Poseidon… du coup la royale perdrait pas mal de niches d’utilisation par rapport à l’ATL2.

  10. GUEPRATTE dit :

    J’ai toujours pensé que l’Europe de la défense est une chimére…..d’ailleurs on peut meme dire que l’Europe tout court est une chimére …..et encore plus avec les teutons!! le couple Franco Allemand est un mythe pour les bisounours bambis et pan-pans , qui voient en l’Europe ,le chateau de la belle au bois dormant……et quand je pense que l’embléme Européen est une blanche colombe qui roucoule l’hymne à la joie…..Tiens çà me rappelle la meilleure scène du film Mars Attacks, lorsque après les discours des terriens ébahis de bienvenue et de bienveillance , les martiens invités au parlement leur répondent en jettant avec un rayon de la mort ,un sort d’antimatiére sur la blanche colombe ….

    • Ceci cela dit :

      Le pronom démonstratif « ça » ne prend pas d’accent. Il est la forme contractée de « cela », qui n’en prend pas non plus.
      Ce sont l’adverbe de lieu « çà » (comme dans l’expression « çà et là ») et l’interjection « çà » (comme dans « ah, çà ! ») qui s’accentuent.
      https://www.cnrtl.fr/definition/%C3%A7a
      https://www.cnrtl.fr/definition/%C3%A7%C3%A0

      • Paddybus dit :

        Merci de vos multiples interventions… le sujet originel de ce site étant de moins en moins cohérent et intéressant, vos saillies nous remettent quelques règles oubliées en tête… en redonnant quelque intérêt au delà des petites querelles intestines … !!! ;0))))

    • Math dit :

      Non, ce n’est pas une chimère. C’est un rêve qui pour prendre corps a besoin de temps. Les allemands ont besoin de sortir de l’après guerre, de cesser d’être des nains politiques et de solder leurs comptes avec la France. Il y a du moisi qui remonte à la surface. Il faut lui laisser le temps de s’évacuer. Une fois que l’on parlera d’égal à égal, on verra ce qui sortira du chapeau. Les bourgeoisies françaises et allemandes ne se parlent pas. C’est là le fond du problème. Les riches allemands et français n’ont pas de patrimoine entremêlé. Donc ça ne prend pas. L’Allemagne regarde à l’Est, la France au sud.

      • PK dit :

        Cela fait 75 ans que la guerre est terminée. Votre temps n’est donc pas réaliste : si cela avait dû se faire, cela aurait été fait depuis longtemps.

        Comme vous dîtes si bien en vous contredisant, la France et l’Allemagne ne vont pas dans la même direction. Elles ne l’ont jamais fait. Vouloir forcer les choses revient simplement à mixer de l’huile et de l’eau.

        Comme voisins, on peut éventuellement coopérer sur des projets communs. Mais comme on a des visions très différentes à cause de nos directions divergentes, on a donc très peu de commun, donc très peu de projets. Au doigt mouillé, et sur le plan militaire, ça doit se compter sur les doigts d’une main sur un siècle. Dans le meilleur des cas.

  11. Dambrugeac dit :

    faisons confiance à nos gouvernants pour exiger que Airbus défense qui a été en grande partie offert aux allemands soient imposé dans le projet, et pourquoi pas les espagnols, pour leur permettre de créer un avion qu’ils n’achèterons pas mais dont ils exigerons les secrets de fabrication de la part de nos industriels… L’idolâtrie europeiste macronienne est une doxa ! Ah si le général revenait, les fourberies prussiennes sur le Scaf, le char, le drone européen et l’avion de patrouille seraient vite dénoncées et éliminées. Mais avec l’équipe actuelle de bras cassés, il faut s’attendre à tous les renoncements…

  12. Mic dit :

    Vous êtes au courant que parmi les actionnaires de Thales, Dassault possède 24,6% du capital…. l’état français 25,7 % , 3% salariés, Thales 0,7%, 46 flottant.
    Il est normal que sur le SCAF et en particulier le NGF que ce soit Dassault le MO que pour le Rafale….et vous savez les coopérations entre Thales et Dassault se passe bien……
    je sais de quoi je parle !

  13. penandreff dit :

    un drone pourrai peut être faire l’affaire.
    genral atomics avec son seaguard a démontré ses capacités.
    l’eurodone pourrai tout a fait servir dans ce rôle.

    • 3e groupe dit :

      Je pourrais.
      Tu pourrais.
      Il, elle, on pourrait.

    • Carin dit :

      L’euro drone n’est ni dimensionné, ni équipé pour de la PATMAR océanique… il pourra servir aux abords pour tout ce qui flotte, mais aucunement pour chasser du soum, et encore moins servir à l’étranger.

  14. Olie dit :

    L’Allemagne toujours égale à eux mêmes de vrais faux européen ! !

    • Math dit :

      Non, des intérêts divergents, c’est tout. Après, miser sur une communauté d’intérêt quand il n’y en a pas, mais dire qu’il y en a une quand même relève de la faute politique. Créer l’euro alors que nous avons des besoins et des cultures monétaires différentes au sein de la zone monétaire était typiquement une imbécilité qui nous a coûté 50% de notre potentiel industriel et à doublé notre endettement. Dans le genre décision idéologique stupide, on a jamais de toute notre histoire fait pire.
      Sur la politique énergétique, on a aussi fait dans le très très con, avec des règles européennes que l’on a appliquées alors qu’elles étaient un 180 degrés stupide par rapport à un système performant. Comme quoi, une remise en question s’impose parfois

  15. Thierry le plus ancien dit :

    L’Allemagne et la France ont des déficits certain dans le domaine militaire, mais il y a une différence dans la réponse apporté.

    L’Allemagne commande du matériel américain disponible rapidement tout en s’engageant dans des programmes commun européen sur le long terme pour répondre à l’urgence du présent et l’investissement du futur.

    La France s’en tient aux programmes européen en misant exclusivement sur le long terme au delà de 2040 et croise les doigts pour qu’il ne se passe rien d’ici là avec son échantillonnage de force saupoudré ici ou là avec parcimonie.

    Dès lors quand un programme européen est compromis ou prend du retard la France est beaucoup plus pénalisé que l’Allemagne qui a opté pour une alternative en parallèle, ce qui paraît beaucoup moins risqué et plus fiable. Et à long terme ça leur coutera moins cher que pour nous, car reporter toutes les dépenses militaire indispensable à plus tard, on va se retrouver avec un montant colossal à débourser d’un coup qui ne pourra pas être assumé sans un emprunt massif et très couteux !
    Macron s’en contrefiche, c’est son dernier mandat, après lui le déluge…

  16. Mario 1114 dit :

    @Aymard de Ledonner : Thales peut faire des bouées mais c’est un peu léger pour être leader sur ce programme. 
    C’ est sûr !
    https://www.thalesgroup.com/fr/monde/defence-and-security/magazine/marine-francaise-pionniere-des-technologies-lisr-demain

    https://www.thalesgroup.com/fr/worldwide/defense/global-activities-defence-air-forces/systemes-de-mission-et-de-surveillance

    bonne continuation a tous et toutes !

    • Aymard de Ledonner dit :

      Que vois t-on ? Que Thales a installé son radar Searchmaster sur l’ATL2 de Dassault. Un role d’équipementier….

  17. La marmotte et le papier alu dit :

    En attendant, je trouve que l’on s’isole un peu quand même en terme de coopération.
    C’est ça la France de Macron ?
    Impossible de trouver un partenaire fiable pour développer un projet !
    Je sais pas mais cela en dit long sur la vision qu’on les autres de nous, pas terrible.
    Le Japon se joint à l’UK et l’Italie pour développer un avion.
    Nous on cherche des partenaires issus des pays émergents mais qui sont gênants en terme de valeurs.
    Je comprend plus, on est tellement égocentrique que l’on croit que le monde nous regarde et nous attend ? C’est ça que l’on est devenu ? Une nation à l’arrêt qui ne se remet pas en question ?
    Bon « en Même temps », avec ce que l’on a à la tête de l’état et tous les sbires qui ont trahis leur propre parti pour un poste bien au chaud, ça m’étonne pas.
    Elle est belle la France de demain lol.
    Bon faut que j’y aille je dois éteindre la lumière du garage sinon ça va faire sauter le réseau EDF et mettre le pays dans le noir lol.

  18. Lothringer dit :

    Pour ma part je persiste (encore et toujours ) à penser que nous ferions une bonne affaire à développer un avion qui ressemblerait au vieux NorAtlas 2501, en version plus petite pour un usage polyvalent :
    – remplaçant du Atlantic-2 : les 2 poutres feraient office de la pointe à l’arrière de l’Atlantic-2 (capteurs E-M)
    – drone-nounou (carburant pour Rafale-M) navalisé avec des ailes repliables
    – drone/avion-cargo navalisé ravitailleur pour le G-A-N (pièces détachées) (toujours avec ailes repliables)
    – avion/drone de surveillance de surveillance maritime généraliste
    – concurrent du E2C-HawkEye (toujours avec ailes repliables)
    https://strapi-upload.cdn.fondation-patrimoine.org/large_Photo_avion_3_9636d4b818.jpg

  19. UnKnown dit :

    Arrêtez de répondre au trollage de bas étage qui émane de sorensen, ce type n’est là que pour balancer du sel sur les sujets impliquant l’Allemagne ou à insulter les quidam qui lui répondent. Le genre de pomme pourrie qui a une érection à chaque fois qu’il provoque une réponse…

  20. Alfred dit :

    @Philbeau. Maitrise des grand projets industriels. Admettons. Mais quid des connaissances en matière d’electronucléaire , qui n’a pas forcement grand chose à voir avec la propulsion ? Et pourquoi des EPR qui ne résolvent pas les problèmes d’approvisionnement en uranium et d’elimination des déchets, alors que le même nombre de RNR permettrait de régler ces questions pour l’ensemble du parc nucléaire français. Encore des choix très éclairés de notre caste politicienne pour qui accumuler les c….. est décidément une seconde nature.

  21. Pingouin dit :

    Il y a eu des préétudes largement avancées pour un Atl3 cela depuis longtemps!…

    Ne pas oublier qu’un Patmar doit voler très longtemps lentement et loin,car sa vocation première c’est la lutte ASM ! Donc largages de bouées en grand nombre de grenades sous-marines et de torpilles… Tout cela au cours de la même mission !

  22. Alain CONTE dit :

    Si le Falcon affiche des performances intéressantes en terme de vitesse et de distance franchissable (donc de temps passé sur zone), quid de sa capacité d’emport ? Car il faut remplacer le camion à bombes qu’est l’Atlantic. En sachant qu’il nous faudra un jour remplacer aussi nos AWACS, ne serait-il pas plus judicieux de se tourner vers une cellule d’Airbus ?

    • mikeul dit :

      Je partage votre analyse : Un gros Falcon a des qualités en terme de distance franchissables et vitesse ainsi que manœuvrabilité mais en terme de capacité d’emport c’est à regarder de près . Selon moi la création d’une soute à torpilles /mines /bombes/ missiles est difficile sur ce type d’avion à la différence d’un Airbus type A320 .Celui ci dispose de soutes pour les containers qui moyennant de gros renforts structuraux peuvent être modifiées pour en faire un « camion à bombes » . Reste que pour patrouiller plus de 10 heures sur l’Atlantique ou le Pacifique je vois pas bien un Airbus de la famille A320 à moins que le nouveau A321 XLR puisse faire l’affaire avec une soute avant modifiée tout en gardant le réservoir RCT arrière pour la distance franchissable.
      Deux points importants des spécifications opérationnelles (missions cible ) me semblent être l’emport de torpilles largables d’une haute altitude comme le Posséidon P3 peut dorénavant le faire et le largage des bouées à basse altitude
      Le Falcon ( voir avion d’affaire modifié par SAAB pour les EAU ) ou l’A320 sont des plates formes possibles pour remplacer les AWACS.
      La possibilité de choisir l’ATR72 MP ( italie ,Turquie.. .) ou C295 comme indiqué dans l’article me semble totalement inadapté pour remplacer l’ATL 2 à moins de se contenter d’une mission sur la Méditerranée ou en sortie de l’Ile Longue .
      In fine pour notre BITD ce qui serait le plus mauvais c’est le choix sur étagère du 737 Poséidon P3 et du Wedgetail pour l’AWACS. Je supporte le principe d’une plateforme commune au successeur de l’ATL2 et de nos AWACS ( environ 30 avions pour nos seuls besoins )

  23. Aramis dit :

    L’avion PATMAR est destiné à traquer vos soum tovaritch. Je souhaites vous voir quitter l’Ukraine et je réclame une hausse générale de nos moyens militaires, au service de la France, de la France exclusivement.

  24. Raca dit :

    Beaucoup de bla bla…. alors que Leonardo produit déjà pour différents pays
    https://aircraft.leonardo.com/en/products/atr-72mp

  25. Lotharingie dit :

    Bonjour,

    HS

    « …..La Nouvelle-Zélande a reçu le 07 décembre dernier, le premier des quatre avions de patrouille maritime Boeing P-8A Poseidon lors d’une cérémonie au Museum of Flight.

    Cette étape intervient quatre ans après que le gouvernement néo-zélandais a conclu un accord avec la marine américaine pour le P-8A…. »

    https://www.aeroweb-fr.net/actualites/2022/12/la-nouvelle-zelande-recoit-son-premier-boeing-p-8a-poseidon

    Bien cordialement.