Sahel : Le général Bruno Guibert a pris le commandement de la force Barkhane

Sans tambour ni trompette, le général de division Bruno Guibert a pris les rênes de l’opération Barkhane, le 28 juillet dernier, à N’Djamena. Il a ainsi relevé le général Xavier de Woillemont, issu, comme lui, des Troupes de Marine.

Le général Guibert [à droite sur la photo, ndlr] connaît très bien la réalité des opérations dans la bande sahélo-saharienne pour avoir dirigé, comme le général Lecointre, le nouveau chef d’état-major des armées (CEMA), la mission européenne EUTM MALI, destinée à former les Forces armées maliennes (FAMa).

Saint-cyrien (promotion de la « Grande Armée »), le général Guibert a passé l’essentiel de sa carrière dans des régiments de parachutistes de l’Infanterie de Marine, en particulier au 3e RPIMa, dont il a été le chef de corps entre 2004 et 2006.

Par ailleurs, il a notamment été affecté au commandement des formations de l’armée de Terre comme chef de section « soutien-finances », au centre de recherche opérationnelle et de simulation en tant que chef de section « études et conduite de projets » puis à l’état-major de l’armée de Terre au sein du bureau « plans » en qualité de chef de section « cohérence capacitaire ».

Avant de partir vers N’Djamena, le général Guibert assurait le commandement de la 3e Division, après avoir été à la tête de la 1ère Brigade Mécanisée de Châlons-en-Champagne et occupé les fonctions de chef d’état-major du général commandant les forces terrestres à Lille.

L’action du général Guibert à la tête de l’opération Barkhane s’inscrira dans la suite de celle de son prédécesseur, c’est à dire que l’accent sera mis sur la poursuite des opérations anti-terroristes, l’accompagnement des forces armées des pays partenaires de la région, avec notamment la montée en puissance de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), l’aide au développement (appelée à s’accroître à en juger par les orientations données par le président Macron lors de son déplacement à Gao, en mai dernier) et le suivi des accords de paix d’Alger, dont l’application est mise à mal par les tensions récurrentes entre les groupes armés maliens signataires, en particulier à Kidal.

Depuis que l’opération Barkhane a été lancée, le 1er août 2014, plus de 400 terroristes ont été mis hors de combat et près de 20 tonnes d’armes et de munitions ont été saisies.

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