La frégate Surcouf envoyée en mer Noire

surcouf-20140531La frégate légère furtive de type La Fayette « Surcouf » a franchi le détroit des Dardanelles, le 28 mai, pour rejoindre la mer Noire, où le croiseur AEGIS américain USS Vella Gulf a été déployé cinq jours plus tôt afin d’y relever la frégate USS Taylor. Egalement envoyé dans cette zone, le navire Dupuy de Lôme, dédié au recueil de renseignement électroniques, aurait quant à lui fait le chemin inverse.

Actuellement, donc, et  la Turquie, la France et les Etats-Unis sont les seuls pays membres de l’Otan à avoir envoyé des bâtiments en mission dans les eaux de la mer Noire, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre la Russie et l’Ukraine.

Admis en service actif en 1997, le Surcouf est un navire doté d’équipements de guerre électronique (1 intercepteur radio Saïgon ARBG, 1 intercepteur radar ARBR 21, 2 lance-leurres Dagaie Mk2, 1 bruiteur remorqué AN-SLQ 25 Nixie et 1 système de masquage de bruit Prairie Masker). Il est armée par 8 missiles MM40 Exocet, d’un système Crotal naval, de 3 canons (1 de 100 mm et 2 de 20 mm) et peut mettre en oeuvre un hélicoptère Panther. Il dispose également d’une capacité d’embarquement de commandos.

Sur son site Internet, la Marine nationale précise :  « La frégate Surcouf est faite pour être déployée en précurseur afin de collecter des renseignements qui permettront l’intervention d’une force navale. Elle peut être facilement intégrée au sein d’une force multinationale de maintien de la paix, en charge, par exemple, de missions de contrôle d’embargo. L’importance accordée à la réduction de sa signature radar et acoustique, sa conception modulaire et son degré élevé d’automatisation la désignent comme un bâtiment du 21ème siècle, innovant à plus d’un titre. »

Conformément la convention de Montreux, la frégate française peut rester dans les eaux de la mer Noire jusqu’au 18 juin prochain.

Le même jour que le passage du Surcouf dans le détroit des Dardanelles, un porte-parole de la flotte russe de la mer Noire, dont l’état-major est basé à Sebastopol, en Crimée, a indiqué que « l’aviation embarquée » avait repris ses vols pour « l’évolution de la situation dans les eaux neutres de la mer Noire » et « surveiller les déplacements des navires de l’Otan ». Ce même responsable a assuré que les avions Su-24, généralement affectés à ces missions, effectuent « leurs vols en stricte conformité aux normes internationales réglementant le survol des eaux neutres ».

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