Le ministère de la Défense propose 1.100 places d’hébergement pour les sans-abris
D’après Mme le ministre du Logement, Cécile Duflot, « le dispositif d’hébergement d’urgence était « aujourd’hui en saturation totale sur certains territoires », « y compris les places hivernales ». Et de promettre, le 13 décembre, au Sénat, qu’un « plan pluriannuel » portant sur l’hébergement d’urgence « sera annoncé le 22 janvier ».
En attendant, et comme les années précédentes, le ministère de la Défense va ouvrir ses locaux, dont certains ne sont plus utilisés, aux sans-abris. Selon le général Martin Klotz, ce sont 1.100 places d’hébergement d’urgence qui seront ainsi rendus disponibles, dont 836 pour la seule région parisienne, soit 300 de plus par rapport à l’hiver dernier.
Dans le détail, 486 places d’accueils seront ouvertes à la caserne de Gley, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Cette dernière avait été retenue comme centre d’hébergement d’urgence dans le cadre du plan « Grand froid » mis en oeuvre à partir de 2004. La Ville de Paris souhaite l’acquérir pour y construire des logements. Ce site accueille également 400 demandeurs d’asile.
Egalement concernée, avec 160 places, la caserne de Reuilly, dans le XIIe arrondissement. Cette emprise de 2 hectares, inutilisée par la Défense, a été cédée à la Ville de Paris à l’issue d’une bataille politique qui aura duré 10 ans. Il est prévu d’y construire 400 logements (50 % de logements sociaux, 20 % de logement à loyer maîtrisé et 30 % de privé).
Le troisième site à proposer un hébergement d’urgence est le Fort de Nogent, où est implanté le Groupement du recrutement de la Légion étrangère (GRLE). Là , ce sont 160 places d’hébergement qui seront ouvertes, comme d’ailleurs chaque année depuis l’hiver 2006-2007.
Enfin, le quatrième site francilien concerné avec la mise à disposition de 36 places est la caserne Fesch, à Satory, aujourd’hui désaffectée. En juillet dernier, elle a servi de lieu de tournage pour un long-métrage  retraçant la vie du cardinal Lustiger et qui devrait être diffusé par Arte l’année prochaine.
A la différence d’autres structures, ces lieux d’hébergement sont ouvert 24h sur 24. L’hiver dernier, leur taux de remplissage a atteint les 98%. Les sans-abris ne sont pas pris en charge par les militaires mais par des associations caritatives, la Défense e ne faisant que mettre à disposition ses locaux.




